COVID et la gouvernance

Ils défilent dans la rue tous les Samedis avec pour seul point commun le mot “liberté.”

On leur dit “Vous êtes un ensemble hétéroclite, sans attache structurelle, donc vous, n’êtes rien.”

Alors que journellement on leur fait croire que ce qui les rassemblerait serait d’appartenir au “monde libre”, ici on leur affirme que crier “liberté” n’est pas un motif de regroupement valide.

Galéjade, dirait-on en Provence entre deux rafales de mistral.

Depuis la chute du mur de Berlin, depuis 32 ans, les gouvernants des pays “anciennement qualifiés de libres” n’arrivent pas à convaincre totalement leurs ressortissants qu’ils sont les protecteurs, qu’ils prétendent être, de leurs libertés .

Jusqu’à aujourd’hui tout cela était confus, les apparences sauvées, la mise en esclavage compensée par un prélèvement sans précédent sur les richesses — produites par une économie mondiale majoritairement libérale — largement redistribuées en échange des libertés confisquées.

Et puis… COVID est arrivé, sans s’presser…. Le grand COVID, l’affreux COVID…

Et les masques tombent. Enfin… façon de parler.

Reprenons du début.

L’homme, face à la nature beaucoup plus puissante que lui, mortifère, a la nécessité vitale de se regrouper ponctuellement pour affronter des difficultés ou des problèmes qu’il ne pourrait pas solutionner seul.

Lors de chacun de ces regroupements apparait naturellement un chef dont l’évidente nécessité est d’aider à coordonner les efforts. Malheureusement ce chef circonstanciel a tendance à s’approprier le résultat et à constater que celui qui commande et surveille travaille plutôt moins que les autres et qu’il bénéficie des solutions plutôt plus que les autres. Au fil des siècles ces constats sont devenus ataviques chez certains.

La recherche d’un pouvoir artificiel constant a supplanté le pouvoir naturel ponctuel.

L’imagination des fous du pouvoir n’a eu aucune limite.

Chefs du muscle ou sorciers de la tête, ils ont exercé le pouvoir, toujours abusif, par l’épée ou la persuasion perverse.

Mais toujours l’homme soumis a gardé, dans un coin de sa tête plus ou moins reculé, l’idée qu’il a peut-être été libre et qu’il pourrait peut-être le redevenir.

Jusqu’à aujourd’hui cette idée, récurrente, finit toujours par une duperie car parmi les révoltés aléatoires de la liberté se glisse systématiquement un futur homme de pouvoir qui récupère la cinétique libérale à son compte et remet tout le monde en esclavage.

Les deux statuts : liberté et esclavage, ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Mais, et c’est le problème, ils ne sont pas solubles. C’est l’un ou l’autre, et non pas l’un et l’autre quelles que seraient les proportions.

Donc aucune comparaison interne n’est possible entre les deux systèmes qui s’excluent l’un l’autre.

Nous en sommes là : COVID arrive.

En France, nous sommes dans un système collectiviste où la liberté est totalement inexistante, où des hommes de pouvoir ont instauré une religion laïque, en conflit avec les autres religions, sans aucun espace de liberté, quand COVID débarque.

Ce qui se serait passé, COVID arrivant chez des hommes libres :

Chacun aurait affronté la maladie selon ses moyens et ses initiatives. L’offre de soins et de guérison aurait été florissante, probablement bidon pour partie évidemment.

La chance et l’intelligence auraient fait le tri, COVID aurait vu son avenir multiplement contrarié. Il est probable qu’à travers les tâtonnements du début une solution efficace serait apparue.

Mais COVID est arrivé chez des hommes mis en esclavage.

Toute initiative a été bannie, au motif de l’intérêt général. Les malades ont été laissés sans soin le temps que les hommes du pouvoir, pris au dépourvu, imaginent ou copient une stratégie.

Cette stratégie adoptée par les hommes du pouvoir est exclusive et s’impose à tous, pas encore par la force mais cela ne saurait tarder.

COVID nous propulse bien au cœur de la gouvernance.

Ce sera sans pitié.

Si la stratégie des hommes de pouvoir s’avère fausse, ce sera ravageur. Déjà, certains de ses aspects sont désocialisants, tels que le masque et le confinement. Mais, si le vaccin s’avère être un tueur direct ou indirect, les hommes du pouvoir — et leur prétention à tout décider pour nous — vont partir en vrille irrécupérable.

Hélas alors, ceux qui défilent au nom de la liberté vont probablement se jeter dans les bras d’autres hommes de pouvoir opportunistes qui montrent le bout de leur nez dans les manifestations, en oubliant que les hommes de pouvoir sont tous les mêmes et que la liberté ne peut s’assumer qu’individuellement.

Si au contraire, COVID meurt, disparait, du fait du traitement, ou même de sa mort naturelle, les hommes du pouvoir vont être emportés par la vanité, c’en est alors fait de nous.

Parce qu’Ils appliqueront leur recette à l’économie, dont nous sommes largement plus malades que du COVID, et la misère nous attend, la liberté indispensable à l’économie passant son chemin pour les décennies à venir.

Attendons de voir. Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 thoughts on “COVID et la gouvernance

  1. Les manifestations ne changeront en rien le déclin de ce pays “LA FRANCE”.
    Un peuple de moutons finit toujours par engendrer un gouvernement de loups.
    De Confucius : La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas.

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