Chaine d’incompétence ou vice absolu, l’exemple rochelais.

Drapés dans leur fausse dignité nos fonctionnaires égalitaristes ne valent pas mieux que nos curés catholiques anciens donneurs de leçons sexuelles.

Au mépris de notre constitution — fille de l’expérience de soumission millénaire qui a abouti aux lumières, qui a généré l’essentiel de l’humanité, de son progrès par la liberté et la propriété privée — nos fonctionnaires égalitaristes ont inventé la suppression du droit de propriété des autres.

Oui, parce qu’il ne s’agit plus, comme cela a pu être le cas dans le passé communiste, d’éradiquer la propriété individuelle au profit de l’Etat propriétaire de tout.

Non, il s’agit juste de déposséder les autres, ceux dont il est convenable de penser que ce qu’ils possèdent n’est pas légitime, puis de se répartir entre-soi les fruits de cette dépossession, de ce vol.

Car, entendons-nous bien, la propriété est incontournable, qu’elle soit dévolue nommément à celui qui possède, ou à celui qui occupe, ou à l’Etat – abstraction visant le groupe constitué, par la force, au service des “hommes de l’Etat” –, elle est.

Rien n’est vacant, là, sur le bord de la route, qu’il suffirait de ramasser pour en jouir. Même les gorilles, qui vivent encore de la cueillette, considèrent que les lieux de leurs cueillettes sont à eux et en interdisent l’accès aux autres, sauf aux plus forts évidemment.

La Rochelle, ses élus, ses juges, son administration donnent une leçon pratique remarquable de la suppression de la propriété des autres au profit des initiés.

On va constater les étapes clefs de la combine :

          – fabrication de la loi dolosive

          – dévalorisation de la victime

          – Intervention du juge en protection du pillard.

-1- Fabrication de la loi dolosive

Profitant de cette impression populaire que la loi serait, plus ou moins, d’expression divine, donc absolue et nécessairement bonne, applicable sans discussion, les 80 conseillers communautaires de La Rochelle ont débattu puis voté un document de plusieurs milliers de pages : le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal).

Ce document est la loi qui s’impose aux propriétaires rochelais. Le principe étant que ceux-ci, s’ils disposaient librement de leurs biens, feraient montre de cupidité, d’irresponsabilité, de sabotage de l’environnement, autant de défauts que les 80 poilus votants n’ont évidemment pas, proches qu’ils sont de Dieu signataire de toutes les lois.

Sauf que, malheureusement pour eux, le dimanche de l’onction élective qui les a mis en place ne les a pas transformés en urbanistes, qu’ils ont dû avouer publiquement avoir voté ce PLUI sans rien n’y comprendre.

Cependant, tout ignares qu’ils sont en urbanisme, ils ont compris une chose, somme toute assez simple, quand ils classent un terrain en zone agricole, ils peuvent ensuite se l’approprier par le jeu des expropriations ou préemptions, pour trois fois rien.

En clair, ils peuvent voler impunément les propriétaires. Ce que j’explique dans un document pour lequel ils m’ont poursuivi pour diffamation. L’affaire suit son cours, parallèlement le vol dénoncé aussi.

-2- Dévalorisation de la victime

Ces législateurs improvisés — en réalité bandits de grands chemins – ont, astucieusement pensent-ils, classé en zone “inconstructible maintenant mais constructible bientôt, plus tard” une zone de vingt hectares, particulièrement convoitée et nécessaire au développement de la ville.

Evidemment ces terrains trouvent preneurs, à leur prix, et tout aussi évidemment nos urbanistes-voleurs se pointent.

Ils préemptent et, là, la situation devient cocasse. Perdreaux de l’année, puisqu’élus l’an dernier, ils vont accumuler les niaiseries.

Ne sont-ils pas la loi ?

Ils votent donc des résolutions donnant pouvoir à un organisme — filiale dissimulée de Bercy, receleur attitré de ce type de vol : l’EPFNA (Etablissement Public Foncier Nouvelle Aquitaine), dont le personnel est peu regardant et convaincu du bienfondé de sa mission dolosive — de préempter les terrains.

Dans ces résolutions ils prétendent construire immédiatement 700 logements, sans se soucier du fait que, quelques mois plus tôt, ils ont eux-mêmes voté l’inconstructibilité du site !!! Ils sont effectivement la loi….

Oui mais, ils se déclarent remparts contre la spéculation, contre les malfaçons, contre la cupidité, contre l’architecture bâclée, contre l’affairisme, pour justifier leur activisme législatif désordonné. Ils accusent tous les autres opérateurs de la construction de tous ces maux dont ils protègent, eux les élus éclairés lors d’un dimanche miraculeux.

Et, chose exceptionnelle, leur vote unanime (80 gus), leur ouvre immédiatement la constructibilité du site, mais laisse les terrains inconstructibles pour les vendeurs. N’est-ce pas aussi miraculeux ?

La délation a du bon. Bénéfice 17 M€. A partager entre eux. Opérateurs où acquéreurs, car la spéculation qu’ils dénoncent tient exclusivement à la pénurie, elle-même exclusivement liée à leurs lois… donc, les appartements finis rejoindront le prix du marché en retournant à la libre propriété, oui mais la bonne, la leur.

-3- Intervention du juge, protection du pillard.

Deux juges vont intervenir : un vrai et un hologramme.

Le vrai s’appelle le Commissaire du Gouvernement, nous l’appellerons CG. C’est un émissaire de Bercy. Il ne va pas faire dans le détail.

Les résolutions votées ? Il en connait l’insignifiance, il s’en fout. Dans une dizaine de pages dévalorisant les terrains il n’en dira pas un mot, il a bien peu de respect pour les 80 zombies.

Donc, sourd et aveugle au projet immobilier de 700 logements voté par les élus de la CDA de La Rochelle pour justifier la préemption, le CG ne voit toujours que du terrain agricole.

Trop fort le CG. Trop fort Bercy. Trop forts les voleurs du droit de propriété des autres.

L’hologramme. Elle s’appelle, c’est une femme, la Juge de l’Expropriation. Tout un programme quand on se rappelle qu’il ne s’agit pas d’une expropriation pour cause d’utilité publique, mais d’une transaction immobilière libre… Vue par ceux qui se donnent le droit, voire le devoir, de voler la propriété des autres.

Voilà donc l’histoire ordinaire, qui se répète à longueur de journées, partout en France, initiée par les tenants de notre société dont la devise est : la suppression de la propriété des autres au profit de soi.

J’attends avec gourmandise la suite de cette affaire et mes condamnations au titre de lanceur d’alerte. Pour fausse alerte ? A vous de voir….

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 thoughts on “Chaine d’incompétence ou vice absolu, l’exemple rochelais.

  1. Et le parquet national financier ne s’intéressera pas à cette magouille car réalisée au nom de l’intérêt collectif et au profit des collectivistes. Rien de répréhensible donc pour des magistrats drogués à l’idéologie socialo-marxiste.

  2. La triste réalité française, Information RMC du 12 octobre 2021 = A l’occasion de la sortie du nouveau livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme consacré à la présidence Macron, RMC vous en dévoile les “bonnes feuilles”.
    Bernard Tapie à l’Elysée en secret, “un pacte de corruption” et la facture de Brigitte Macron: ces 5 “anecdotes” du livre “Le traître et le néant” que RMC vous révèle

    Ce livre va-t-il changer le cours de la campagne du président de la République?

    Après leur livre “Un président ne devrait pas dire ça” qui avait contribué à la non-candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017, les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient mercredi, “Le traitre et le néant”, chez Fayard.
    Dès la rentrée, comme RMC vous le révélait, ce livre a suscité un vent de panique à l’Elysée: la garde rapprochée d’Emmanuel Macron était à la recherche du manuscrit, donnant des sueurs froides aux conseillers du Président.
    Une nouvelle enquête qu’ils consacrent, cette fois, à l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron et à son quinquennat. La maison d’édition a déjà dévoilé quelques éléments:
    “Plus de 110 témoins de premier plan parlent, à visage découvert, crûment. Ils confient aussi leurs documents. Les auteurs racontent le pouvoir solitaire d’un homme suprêmement habile, éperdu de lui-même. Ils révèlent les dessous de la conquête de l’Élysée, puis l’exercice de la toute-puissance, et la vaine quête d’une idéologie. La trahison a enfanté le néant”.
    “Pacte de corruption” et surnoms

    En avant-première, RMC a pu lire l’ouvrage: on y découvre des confidences, des anecdotes, des aveux de quelques 110 personnes questionnées.

    Voici cinq anecdotes-clés:
    Financement de la campagne d’Emmanuel Macron: le député Les Républicains Olivier Marleix dénonce un “pacte de corruption”

    Des arguments peu à même de convaincre le “détective” Marleix. Au fil de ses investigations, il a découvert qu’”il n’y a pas eu que la vente d’Alstom. Vous avez quand même, à un moment, un petit doute sur à quoi ont servi toutes ces ventes, dans quel état d’esprit elles ont été organisées. (…) Le député LR va plus loin, et affirme qu’”un tel système peut être interprété comme un pacte de corruption”. Pour être bien sûr d’être compris, il précise sa pensée : “Le pacte de corruption, c’est si vous considérez que ce système est un système organisé”.
    Pour Philippe de Villiers, Emmanuel Macron aurait tenté d’acheter le silence du chef d’État-major des armées.
    Philippe de Villiers nous révèle les dessous. Selon lui, “le lendemain ou le surlendemain” de l’épisode du 14 juillet, “Macron, en fait, se ravise – sous l’in‐ fluence de qui, on ne sait pas – et il demande à voir Pierre à La Lanterne, discrètement. Il le voit, et il lui dit : ‘Il faut rester.’ Et, en gros, il lui dit : ‘Et si vous partez, moi, je vous nomme dans un poste qui vous permettrait d’avoir, en termes d’émoluments…’ Il utilise ce mot-là ! Il lui propose d’avoir une très belle retraite! Et Pierre répond: ‘Monsieur le Président, ma décision était prise, mais là, vous venez de franchir la ligne rouge, parce que vous ignorez tout de ce que je suis et de ce qu’est ma famille. Nous sommes une vieille famille de chevaliers français. Et donc, là, vous venez de m’insulter…'”
    Bernard Tapie en secret à l’Élysée pour conseiller le chef de l’État en pleine crise des “gilets jaunes”

    Lui, le millionnaire et businessman, semble avoir su trouver les mots pour raconter ces singuliers contestataires venus d’une France inconnue – en tout cas de la macro‐nie. Il a notamment décrit la composition hétéroclite des ronds‐points tenus par les manifestants, avec ces femmes privées de pensions alimentaires. “Je l’ai vu à l’Élysée, et avec beaucoup de précautions: en cachette, etc.”
    Ses lunettes dévorées par le chien de François Hollande, Brigitte Macron envoie la facture à l’Élysée
    Ils se souviennent de ce dîner, à l’Élysée, vers la fin du quinquennat Hollande. Où Philae, l’imposant labrador présidentiel, s’est jeté sur le sac à main de Brigitte Macron, déchiquetant par jeu les lunettes de l’épouse de celui qui n’est encore que ministre de l’Économie. Furieuse, la future première dame. Hollande s’excuse, bien sûr, mais enfin, ce ne sont que des lunettes. Et ce n’est qu’un chien. Quelques jours plus tard, il nous l’a confirmé, Hollande recevra la facture de la paire de lunettes de Brigitte Macron. L’ex‐président soupire: ‘Il faut oser, quand même…’
    Stéphane Bern rebaptise les ministres pour amuser le Président

    Il a d’ailleurs une curieuse manie, qui amuse apparemment beaucoup Macron: il affuble de “surnoms horribles” – selon ses propres termes – les ministres du pouvoir macronien.
    L’actuelle ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, par exemple, méchamment rebaptisée Amélie “de mon machin” par Bern. Emmanuel Macron adore. “Il me dit: “Comment tu l’appelles?!” Ça le fait rire et, en même temps, il me dit : ‘Tu exagères'”, s’esclaffe l’animateur.

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