Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
L’Impôt est au lien social ce que la baffe est au lien familial.
A ceci près que:
Dans le deuxième cas le donneur peut éventuellement (mais ce n’est pas sûr) être soulagé, alors que le receveur est stressé.
Dans le premier cas, à l’inverse, c’est le donneur qui est fortement stressé, sans pour autant que le receveur soit soulagé.
En ces temps de crise, je pense souvent au Titanic. Les rescapés sont restés très discrets après la catastrophe. Il ne s’en trouve plus. On peut imaginer que leur discrétion ait un rapport avec ce qu’a pu être ce naufrage.
Sont-ce les plus courtois qui sont montés dans les chaloupes ? Comment ceux qui y étaient ont-ils accueilli ceux qui voulaient y monter, lorsqu’elles furent pleines ? Est-ce ici que les rames sont utiles ? Toutes ces petites choses de la vie qui rendent l’homme discret.
Au-delà des différences de caractères, celui qui n’a rien à se reprocher à souvent des tendances “bling-bling” et le verbe haut, pendant que la crapule se fait discrète, polie et effacée. C’est trompeur les apparences, c’est sans doute le moment d’y penser.
Notre crise (et oui, elle est bien à nous, pas au voisin), va probablement exacerber les situations. Il y aura bien quelques chaloupes, il est difficile de les prévoir : Fonction publique ? Petit commerce et marché noir ? Banque ? Immobilier ? Police et armée ? Allez savoir.
Il est des situations où le lien social se discerne mal. La crise économique, comme le naufrage, en est une. A qui veut-on faire croire que l’impôt, dans ces conditions, serait le lien social ? C’est une escroquerie.
L’impôt, dont l’excès a une évidente responsabilité dans l’appauvrissement de notre société, est le plus mal placé pour assurer ce rôle de lien social. La vérité est que l’impôt, tout comme la baffe, n’est que l’expression de la loi du plus fort.
L’impôt tue l’économie. Donc, en politique, l’économie n’est pas la plus forte, puisqu’elle ne peut cantonner l’impôt. C’est pourquoi, pendant que M. Boussac disparaissait ruiné, Staline mourrait puissant, dans son lit. L’économie est fragile, les bienheureux de la démocratie devraient l’avoir en tête. Il sera trop tard lorsque la force brute aura pris le pouvoir, faisant place à sa complice la misère.
Ceux qui flattent le jaloux et annoncent davantage d’impôts, alors qu’ils sont déjà largement excessifs, vont nous entrainer dans la misère. Hélas, tous annoncent plus d’impôts.
Alors que faire ? La fuite pour ceux qui le peuvent est une solution. Pour les autres, peut-être le bouddhisme ? Il y a des siècles qu’il aide les indous à supporter une organisation sociale dont l’injustice est reconnue.
Certains disent que nous n’en sommes pas là. Que tout cela n’est que verbiage de campagne électorale. Que c’est l’inflation qui règlera le problème, pas l’impôt. Mais, notre dernière expérience inflationniste c’est la guerre mondiale de 1940. Pas cool.
Alors, ce lien social qui nous réunirait tous dans un élan collectif, qui aplanirait les différences, qui projetterait la France dans l’espoir et la joie, qui effacerait nos dettes, quel est-il ?
Franchement, en dehors de relancer la plantation de la vigne, de subventionner les viticulteurs et de bloquer le prix du pinard à un euro la bouteille, je ne vois pas de lien social à l’horizon….(Hips) !!
Cordialement. H. Dumas
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Ce sont les infos qui me gonflent. Tous ces premiers de la classe qui à longueur de journées me prennent pour un con, c’est usant.
Dernière en date : 70% des jeunes rêvent d’être fonctionnaires. Ils l’ont fait où ce sondage ? A la sortie de l’ENA ? Si c’était vrai, l’industrie de la charentaise serait en plein essor.
Il y a un truc que je déteste, c’est l’Education Nationale. Cette prison pour enfants, où tous purgent une peine incompressible de 10 ans, m’a meurtri jusqu’au plus profond de moi-même. Au point que j’ai mis plus de vingt ans à pouvoir y remettre les pieds sans malaise. Cette machine à déformer les personnalités, à les étouffer jusqu’à les transformer en dictaphone répétant inlassablement la pensée unique, plus quelques détails pour se pousser du col, est abjecte.
Elle a pourtant la prétention d’être détentrice de la mesure étalon qui délivre à chacun sa place dans la pyramide sociale. Il faut dire qu’elle s’est salement incrustée. Bien des métiers anciennement accessibles par le travail et la bonne volonté ne le sont plus, et tous les jours la liste se resserre, la populace en redemande.
Bien heureux les vrais voyous, les cas désespérés que l’on envoie au ski ou sur des goélettes de rattrapage. Mais n’est-ce pas là que tous les jeunes voudraient aller ?
En réalité, la partie insouciante de notre vie, l’enfance et l’adolescence, période où nous devrions nous découvrir et découvrir librement le monde, nous est volée par l’éducation nationale. Elle s’octroie le droit de nous enfermer, de nous intoxiquer.
Et, comme “Madame” n’est pas à une saloperie près, quand, plus tard, ayant fait nos choix librement, pris nos responsabilités, affinés nos goûts, nous aurions besoin d’elle, elle est aux abonnés absents.
Si j’étais le fils Leclerc, “Michel-Edouard”, qui cherche toujours à vendre quelque chose d’original qui le démarque, je vendrais de l’éducation. Il m’aurait comme client.
Un hypermarché de l’éducation, 200 amphis, 600 profs, 300 matières, ouvert à tous sans exclusive, où, moyennant le prix d’une place de ciné, tous pourraient apprendre ce qu’ils souhaitent, ce serait bien. Sans, au bout, la sanction ridicule d’une médaille, mais le simple plaisir de savoir, de savoir utile, d’approfondir ce que l’on aime ou ce dont on a besoin.
C’est beaucoup trop demander, l’éducation nationale n’est pas là pour vous être utile, elle est là pour être utile à ceux qui profitent du système, elle est là pour vous transformer en bon petit soldat. N’imaginez pas, pauvre petit bonhomme, que la patrie dépense 140 Milliards d’€ par an et nourrit un million de fonctionnaires pour votre épanouissement personnel, vous rêvez.
Un tel machin, personne ne doit pouvoir y échapper, non mais quoi….
Elle fait tout, l’éducation nationale. Elle remplace la famille, le rêve, l’envie, elle oriente, elle encadre, elle encarte, elle fiche, elle classe. Tous en sortent avec un “casier” scolaire, qui les suit toute la vie.
Evidement, elle n’apprend ni vraiment l’orthographe, ni vraiment les mathématiques, encore moins les choses essentielles comme la banque, le commerce, le droit, la santé, la démocratie, la liberté de pensée, la propriété privée, le respect des autres, le cadre de nos libertés, le bien manger, le bien lire, le bien boire, le bien s’habiller, le bien acheter, le bien louer, les contrats, les déclarations fiscales, tout ça, il va falloir l’apprendre tout seul. Parce que, comme on l’a vu, quand on est grand, l’éducation nationale : c’est fermé.
Comment expliquer aux jeunes gens de ce pays que l’éducation nationale : rien à foutre. L’avenir, ce sont eux. Et eux, ils sont les seuls à décider ce qu’ils seront. Ils peuvent être ce qu’ils veulent, tout est accessible, tout peut s’apprendre, à n’importe quel moment, sans se prendre la tête. Ce qu’ils vont inventer, créer, est plus important que d’apprendre ce que les autres ont déjà inventé, créé. La vie c’est eux, parce que la vie c’est le présent et le futur, pas le passé. Le passé, c’est la mort.
Evidemment, il n’est pas question de faire table rase du passé, mais il doit venir en accompagnement de l’avenir, en perspective, et non en contrainte, en guide imposé.
Bon, je sens bien que j’ai pété un câble, mais franchement, y en a marre…
Cordialement. H. Dumas
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Le monde occidental traverse une crise économique globale. Tous les observateurs s’accordent sur ce point. L’organisation du monde occidental est démocratique, d’où la possibilité de se demander si ce n’est pas la démocratie qui est en crise.
Comment la démocratie, terreau de la liberté individuelle, elle-même fondatrice de l’économie libérale qui a propulsé le monde occidental au sommet de l’acte économique, a-t-elle pu devenir le fossoyeur de cette économie libérale ? Je vous propose un essai d’explication en deux temps, qui s’affranchit de toute hypothèse mondialement “complotiste” ou “cupide” qui serait volontaire et déterminée.
La notoriété
Pour une entreprise ou un produit la notoriété est le pourcentage de reconnaissance par le public. Il s’agit d’un retour quantifiable à partir d’une exposition à la vue de tous. D’innombrables spécialistes travaillent au service des entreprises pour améliorer leur notoriété, ils dépensent à ce sujet des sommes folles. La notoriété est une vraie valeur ajoutée économique pour l’entreprise ou son produit.
Pour l’individu, la notoriété a des effets qui vont largement au-delà de la valeur économique. Ici nous sommes dans le domaine de l’émotion, et à ce sujet la notoriété est un multiplicateur hors du commun.
Celui qui bénéficie de la notoriété se voit reconnu partout, traité différemment des autres, écouté, les détails de la vie lui sont facilités. Il peut confondre ce simple retour d’image avec un retour d’affect, avec l’amour dont tous sont demandeurs.
De la même façon que les entreprises sont prêtes à engager des efforts gigantesques pour accroitre leur notoriété, les individus sont prêts à d’immenses sacrifices pour la leur. Au point d’actes les plus fous pour accéder à cette notoriété ou en modifier l’aspect lorsqu’elle tourne mal. Dans sa chanson, malheureusement homophobe, “Trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées…” Brassens en démonte bien le mécanisme. Rares sont ceux qui, comme lui, perçoivent la vanité de la notoriété. Le piège est mortel.
D’autant plus mortel qu’aujourd’hui, du fait de la multiplication des moyens de communication, la notoriété est à la portée du plus grand nombre.
Les élus
Objectivement, l’image véhiculée actuellement par les élus ne correspond pas à la réalité. Ceux qui les fréquentent savent qu’ils sont absorbés par leur fonction 24h/24h, qu’ils sont l’objet d’agressions constantes visibles ou hypocritement dissimulées derrière une servilité d’apparence, que leur pouvoir est nul car transféré de facto à l’administration ou à la banque. Les élus ne s’appartiennent pas, avec l’élection leur vie personnelle disparaît. Leur sincérité initiale si elle existe, ce qui est souvent le cas, vole en éclat à l’usage. Cependant, la place est enivrante, la simple apparence du pouvoir leur procure la notoriété.
Cette notoriété est si valorisante qu’ils sont prêts à tout pour elle. Seuls ceux qui auraient volontairement refusé la notoriété après l’avoir connu pourraient leur jeter la pierre, personnellement je n’en connais pas.
Evidemment, les élus confondent notoriété et amour, ils sont insatiables. Comme ces parents simples qui pensent pouvoir acheter l’amour de leurs enfants en les inondant de cadeaux, les élus cherchent à fixer cette notoriété, cet amour pensent-ils, à l’aide de cadeaux.
C’est là que nous entrons dans le drame économique.
Le piège de la notoriété est si puissant, tout y concourt, que les élus vont perdre toute raison. On attend d’eux la sagesse, la clairvoyance, l’autorité dont ils se parent avant l’élection dans l’anonymat lié à leur statut de postulant. Puis ils sont élus. Et, nous nous retrouvons avec sur les bras des Pères Noël, complètement inconséquents, qui distribuent à l’envie des sommes que nous ne possédons pas, avec pour seul but de conserver cette notoriété qui les enivre, qu’ils confondent avec un retour d’amour. De gardien du troupeau, ils se transforment en reine difforme de la ruche.
Mon hypothèse est donc que le mirage de la notoriété est en réalité la drogue qui chavire nos élus et les rend dépendants. Sur son hôtel, ils sacrifient notre économie qui disparait en cadeaux modestes ou somptueux, mais dans tous les cas largement au-dessus de nos moyens.
Hélas, cette déviance s’inscrit dans une dynamique sans frein, les différents intervenants y trouvant des intérêts immédiats tels les banquiers, entrepreneurs ou, tout simplement, les bénéficiaires des cadeaux.
Trois siècles avant JC, l’auteur des ecclésiastes dénonçant la vanité pouvait-il imaginer que son expression la plus représentative : la notoriété, soudain largement accessible, engendrerait la folie et jetterait dans la misère une grande partie de l’humanité, rendant ses prophéties particulièrement réalistes.
Cordialement. H. Dumas.
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Je fais partie de ceux qui croient au libéralisme, à la libre entreprise, à la propriété privée, à la concurrence, à toutes ces choses qui font pour moi l’économie.
D’autres croient que l’économie ne peut pas être vue ainsi car, pour eux, ce serait la porte ouverte à tous les excès, la loi du plus fort, la jungle qui terrasse les plus faibles qui nuit au plus grand nombre et ne profite qu’à quelques-uns. Eux croient à la régulation de l’économie par l’Etat, espèrent une égalité économique.
Chaque camp se jette à la figure courbes et ratios, théories d’économistes de renom, résultats sincères ou volontairement trafiqués. Je propose modestie et simplicité sur le sujet, tout en étant conscient que ce n’est pas une attitude “vendeuse”.
Pour commencer, disons que l’unité de réflexion serait l’individu. Admettons que les résultats de masse seraient, en grande partie, une simple multiplication des performances individuelles.
Le principe de base peut s’énoncer ainsi : rien ne se passe sans action, ou du moins rien dont l’homme puisse revendiquer la paternité. Pas de paternité, ni de maternité, sans action. Laissons le reste à Dieu ou à …”machin”. La question fondamentale, toutes activités humaines confondues, est donc la suivante : pourquoi un individu agit-il, quel est son moteur ?
Il me semble que l’action commence par une prise de risque. Je renvois chacun sur ce sujet à ses chères études, la notion de prise de risque ayant été, depuis fort longtemps, décortiquée dans tous les sens.
Je voudrais, modestement, attirer votre attention sur le fait que la prise de risque ne se justifie que si elle permet l’accès à un résultat quantifiable de façon réelle, indiscutable. Si je prends un risque, je m’expose à la possibilité d’un échec, avec tous les problèmes matériels et sociologiques liés. Donc, au terme de mon risque, je dois pouvoir quantifier mon résultat, de façon certaine. Dans le cas contraire, si le résultat lié à ma prise de risque est contestable, nous sommes dans les sables mouvants.
Pour imager ma pensée, mettons en parallèle le sportif et le poète.
Le premier va prendre le risque de s’engager dans sa discipline, au terme de son engagement ses résultats seront quantifiables, il sera ou non champion du monde de sa spécialité. Aucun étranger à sa spécialité ne saurait revendiquer le titre à sa place. Le sport qu’il aura choisi à des règles, reconnues par tous, un arbitre se charge de les faire appliquer. Les choses sont claires, la prise de risque encadrée et planétaire, universelle, tous les hommes sont égaux face au défi. Pas de tentative “d’égalité” à postériori, qui déclarerait champion un candidat inférieur. Le sport se porte bien sous toutes les latitudes, il n’y a pas de guerre du sport, même si l’on peut constater quelques guerres des “supporters”, mais ce ne sont pas des sportifs.
Le second, lorsqu’il s’engage et prend le risque de déclamer, de versifier, ne peut pas attendre un résultat quantifiable. S’il est reconnu, il le devra à une émotion. Cette émotion convaincra ses admirateurs, mais dans le même temps elle sera contestée par ses opposants. Donc, le résultat de sa notoriété débouchera sur un conflit. Ici, pas d’arbitre. A la place, des critiques. Le poète doit les résultats de sa prise de risque aux critiques. Ce résultat ne sera non seulement pas quantifiable, mais en plus définitivement contestable et contesté. La prise de risque est rare chez les poètes. La carrière du poète passe le plus souvent par des cheminements plus proches de la servitude ou de la soumission que de la prise de risque. Paradoxalement, la lutte, les conflits liés à la réussite, s’installent après le résultat et non avant.
Pour aller au terme de mon parallèle.
Il ne me vient pas à l’idée un exemple de poètes devenus sportifs, en est-il? L’inverse, oui. Tel tennisman, sportif avéré, champion incontesté, s’est transformé en poète-chanteur qui génère autant de haine que d’admiration. J’aurais pu proposer tel footballeur, qui se trouve dans la même situation.
La prise de risque est claire et transparente pour le sportif, elle est objectivement impossible pour le poète, l’intellectuel. D’un côté le sport, universel, ouvert à tous, terre de prises de risque aux résultats quantifiables; de l’autre la pensée, terreau des chamailleries liées à l’impossibilité de quantifier les résultats. L’un et l’autre sont inconciliables, cela n’est dû ni aux hommes qui les pratiquent, ni aux activités elles-mêmes, mais à la perception de la prise de risque au départ.
In fine:
Je ne suis pas sûr d’avoir été très clair, mais je suis sûr que c’est là, à l’endroit de la prise de risque, que se situe le point de divergence entre l’économie libérale et l’économie d’Etat planifiée. L’économie libérale accepte la sanction par le gain ou la perte, et toutes les conséquences qui lui sont liées. L’économie d’Etat planifiée a la prétention d’égaliser le résultat.
L’une est mère de la prise de risque, de l’acceptation du résultat, donc d’une lutte pour ce résultat, mais de l’estime au vainqueur et de la paix ensuite, sous l’œil de la justice arbitre.
L’autre est mère de discorde, d’intrigues liées à la falsification des résultats. La prise de risque y est déstabilisée, puisque déconnectée d’un résultat quantifiable. Elle va alors s’engager de façon mal saine, à partir d’objectifs illusoires, visant uniquement l’onction des chefs ou des critiques.
La lutte alors ne vient pas de la confrontation à partir de règles objectives, mais plutôt des conflits de situations acquises qui ne reposent pas sur des résultats vérifiables et quantifiables par tous. La lutte liée à la prise de risque n’est pas claire et limitée à la conquête, elle s’insinue dans le résultat, à demeure, et empoisonne la collectivité. La prise de risque est dévalorisée. Or, sans prises de risques, pas d’économie
Ce sont ces émotions personnelles pour chaque homme qui font que le premier type de société fonctionne et pas le second, il me semble.
Il est incontestable que la campagne présidentielle, en cette année 2012, tourne exclusivement autour de l’économie.
Il est aussi incontestable que tous les candidats présentent l’économie comme devant permettre davantage de consommation, davantage de salariés et de droits accompagnant ce statut, et surtout davantage d’impôts.
Personne ne représente les acteurs économiques, ceux qui prennent les risques, ceux qui inventent, qui allant au combat portent l’économie.
Ils sont ignorés, pire dénoncés comme contraires à l’éthique puisque désireux de gagner de l’argent. Ce bel argent qui pour les autres n’a pour but que de dépenser et s’amuser, alors qu’il est l’outil de base de l’économie donc leur outil.
Nous sommes tombés sur la tête et allons rebondir violemment. La chasse aux boucs émissaires va ouvrir, juste après les élections. Les plus exposés sont ceux qui vont être artificiellement qualifiés de “fraudeurs fiscaux”.
Eux sont en danger de mort. S’ils quittent la France pour survivre, ils deviendront apatrides, sans espoir de retour.
Quelle instance pourrait garantir leurs droits, actuellement inexistants ? Les délinquants de droit commun, voleurs et assassins, ont plus de droits que les prétendus “fraudeurs fiscaux” !!!
J’ai déjà développé, dans des billets spécifiques, les atteintes à ces droits fondamentaux dont chacun devrait disposer en démocratie.
Je crois utile de les résumer ici:
1° DROIT A l’INFORMATION SUR SON DOSSIER FISCAL
Entre autre, la lettre informant d’un contrôle fiscal à venir devrait préciser au contribuable:
– Comment la programmation de son contrôle a été décidée.
– Quels sont les anomalies comptables déjà découvertes ou que pense découvrir le contrôleur.
La dissimulation du dossier fiscal par le fisc n’a aucun intérêt pratique pour lui, alors qu’elle empêche le contribuable de préparer efficacement sa défense. Par contre, elle couvre toutes les dérives imaginables de la part du fisc sur le choix du contrôlé.
2° DROIT A LA PREUVE
Un déséquilibre entre les parties dans la confection de la preuve est lié au fait que les agents contrôleurs sont assermentés et que les propos échangés entre eux et le contrôlé ne sont pas enregistrés.
Cela doit être modifié, il faut:
–Que les inspecteurs ne soient pas assermentés. Ils n’ont aucune raison de l’être. Une multiplication ou une addition ne sont pas justes parce que celui qui donne le résultat est assermenté, n’est-ce pas ? Or il ne s’agit que de cela en matière de comptabilité fiscale, d’opérations mathématiques.
– Que tout échange verbal avec les contrôleurs soit filmé. Là encore, dans un débat oral, en démocratie, il n’est pas possible d’avoir raison par le seul fait que l’on est assermenté. Celui qui a raison est celui qui a développé les bons arguments, pas celui qui a la force avec lui. Encore faut-il que, à valeur d’écoute égale, les arguments développés par chacun puissent ensuite être connus du juge, s’il doit in fine juger. Seul le film des échanges apporte cette garantie.
3° DROIT A LA PRESOMPTION D’INNOCENCE
Le contrôleur du fisc devrait avoir à apporter la preuve des accusations qu’il avance devant un arbitre impartial : la justice. Le contribuable devrait y être présumé innocent. Ce serait la moindre des choses.
Il faut donc, contrairement à l’usage actuel :
– Que la saisine de la justice soit directe, sans passer par le recours préalable, dont l’objectif n’est pas la garantie du contribuable, mais bien la couverture par la hiérarchie des errements potentiels du contrôleur, une part de son impunité. Ce recours préalable provoque aussi un renversement de la charge de la preuve, puisque ensuite le contribuable se retrouve demandeur au lieu de défenseur devant le juge.
–Qu’il ne puisse être exigé aucune somme de la part du contribuable avant que la créance ait été jugée vraie et exigible en dernier ressort.
4° DROIT A UNE JUSTICE LIBRE
Les Tribunaux administratifs sont une justice d’exception. La suppression totale des Tribunaux Administratifs, ce serait bien mais c’est un rêve. Mais il faut, pour le moins, en exclure les conflits fiscaux.
Les conflits fiscaux doivent être du ressort de la justice civile, des Tribunaux de Grande Instance. Ce serait encore la moindre des choses. Dans le conflit comptable qui oppose contribuables et services fiscaux l’arbitrage ne peut pas être confié à l’une des parties. Je suis sûr que le fisc refuserait de soumettre ces conflits à un tribunal composé essentiellement de contribuables, tel par exemple qu’un Tribunal de Commerce. Le fisc aurait raison. Chacun sait que l’on ne peut pas être juge et partie. Le Tribunal Administratif n’est pas la justice, c’est la plus haute instance de l’administration de l’Etat sur le terrain. N’en déplaise aux juges des Tribunaux Administratifs, qui miment à grand peine l’indépendance à longueur d’audience.
5° DROIT A LA PROTECTION DE SES BIENS
Présumé innocent, le contribuable ne doit pas voir ses biens amputés avant une condamnation définitive. Les avis d’impôt suivant une notification de redressement ne doivent pas pouvoir être délivrés tant que les recours, jusqu’au dernier, ne sont pas épuisés pour le redressé fiscal.Que l’on ne prétende pas qu’en agissant ainsi le risque serait grand que le contribuable s’évade ou se rende insolvable. C’est une fable. Actuellement, le nombre de contribuables ruinés, pour rien, par ces méthodes fiscales de recouvrements indus, sans jugement définitif, est beaucoup plus calamiteux pour la collectivité que les quelques illuminés susceptibles de s’autodétruire pour ne pas payer un redressement qu’ils devraient.
6° DROIT A ENGAGER LA RESPONSABILTE DE SES BOURREAUX
Les contrôleurs fiscaux doivent être responsables de leurs actes, qui engagent la vie des gens qu’ils contrôlent. Ils doivent en répondre, d’abord devant un organisme de contrôle externe et indépendant que le contribuable doit pouvoir saisir, puis devant la justice pénale en cas d’abus.
Mais, ce n’est pas tout. Il est une autre caractéristique épouvantable de notre société, c’est le corporatisme. Le fait que l’appartenance serait suffisante à palier toute dérive, qu’ainsi, quoique l’on ait pu faire, les “vôtres” prendraient votre défense. C’est ainsi que fonctionne la Mafia, en privilégiant l’appartenance. C’est inacceptable. Seules la compétence et la droiture peuvent servir de caution, de garantie. Il est donc indispensable que la loi interdise aux syndicats tout autre rôle que le leur. Ils ne doivent pas pouvoir se mobiliser et se dresser contre la loi pour défendre l’indéfendable, sous couvert de protection de leurs adhérents. Or, c’est ce qui se passe. Il est clair que, par exemple, les attaques dont personnellement j’ai été l’objet font suite à des menaces syndicales que Bercy subit ou dont cette administration est complice.
Tout cela est inacceptable et peut être considéré comme une très grave entrave à la justice.
Cette dernière réforme est essentielle. Les contrôleurs fiscaux doivent engager leur responsabilité personnelle, lorsqu’ils engagent notre vie à travers leurs contrôles et redressements divers.
A MESDAMES ET MESSIEURS LES CANDIDATS,
Si ce billet tombe entre vos mains, ne le jetez pas avec un haussement d’épaule sans même le regarder. Ceux dont il parle sont ceux dont vous allez avoir besoin pour payer la facture de vos folies. Si vous les tuez sans autre forme de procès, vous vous tuez, tout comme le parasite meurt avec la bête qu’il occupe et dévore.
Le crime est un acte dont la conséquence est nécessairement individuelle. Sa motivation, elle, est le plus souvent collective. Soit directement parce que l’ordre est donné par un Etat, soit indirectement parce que le passage à l’acte est lié à une pression sociale sur l’assassin.
Le crime, qui vole la vie, est le terme des vols qui le précèdent, aboutis ou non aboutis. L’initiateur du crime souhaite, avant de déposséder in fine sa victime de la vie, la déposséder de ses biens, de ses privilèges, de son affect ou autre. Le crime est la suite logique de la dépossession illégitime des victimes, donc du vol. Il est un acte courant de l’humanité, dont notre société est largement protégée sur son territoire depuis soixante ans.
Notre dernière expérience à grande échelle a fait l’objet d’un procès relativement récent (1997 et 1998), celui de Maurice Papon, criminel de guerre. A cette occasion M. Bertrand Poirot-Delpech a cité Kafka : “les chaines de l’homme torturé sont faites en papier de ministère”.
Maurice Papon a envoyé à la mort, sur ordre, des milliers de Juifs, n’intervenant jamais lui-même il ne fut qu’un des acteurs de “petits actes mal détachables les uns des autres qui a constitué la complicité de la Préfecture avec les injonctions criminelles de l’occupant”.Il est question ici du crime de bureau.
Le vol qui précède ce crime est décrit dans le livre de Laurent Joly: l’Antisémitisme de bureau.“La traque aux juifs commence dès Octobre 1940 avec le recensement des israélites par les fonctionnaires du bureau 91 de la PP, qui gère“l’aryanisation économique”, autrement dit la spoliation généralisée. Et tous fichent, sans souci des conséquences de leurs actes administratifs. D’autant que la parcellisation du processus “déresponsabilise” les exécutants, au point qu’à la libération, beaucoup ne verront même pas ce qu’on pourrait bien leur reprocher…” Il est question ici du vol de bureau qui précède le crime de bureau.
Je vais vous démontrer qu’actuellement l’administration française pratique le vol de bureau. Je pourrais me contenter d’affirmer globalement que la fiscalité confiscatoire que nous vivons est un vol de bureau. Ce serait sans intérêt, ne seraient convaincus que ceux qui le sont déjà, les autres crieraient à l’amalgame, à l’égoïsme, au délit d’anti-collectivité.
La TVA
C’est un impôt d’environ 20% sur la valeur ajoutée. Il est payé par le consommateur sur le produit fini, commercialisable. Fidel à sa logique, l’Etat veut être payé d’avance. Il perçoit donc cet impôt au fur et à mesure de la fabrication du produit fini. Chaque étape est taxée. Chaque intervenant sur le produit en cours de fabrication paie la TVA. Evidemment cette TVA est récupérable, de telle sorte qu’à la fin la taxe ne touche que la valeur ajoutée au produit brut.
Chacun comprend que les TVA intermédiaires encaissées par l’Etat ne lui appartiennent pas. Elles ne sont qu’un acompte sur la TVA finale. Donc, l’Etat encaisse les TVA en cours de fabrication du produit, mais il devra les avoir rendues lors du paiement final de la taxe.
Si l’Etat conserve une de ces taxes intermédiaires, il encaisse une taxe indue, il grossit artificiellement la taxe qui lui est due, au détriment d’un des maillons de la chaine de TVA. Il vole ce maillon, ce contribuable, ce français.
Or systématiquement, l’Etat refuse des remboursements de TVA. Ses fonctionnaires, sur ce point précis de la TVA, pratiquent journellement le vol de bureau. Et qu’importe le motif mis en avant par ceux-ci pour pratiquer ce vol.
Qu’importe la raison invoquée par le fonctionnaire auteur du vol, la conséquence est la rétention par l’Etat d’une taxe qui n’est pas à lui, qu’il a volée à quelqu’un.
Je vous joins le mémoire des Services Fiscaux qui tentent de me voler plus de 400.000€ de TVA et mon mémoire en réponse: link et link
La lecture se passe de commentaires.
Le vol de bureau est donc une pratique répandue, largement utilisée par le fisc, mais, remarquons le, qui ne suffit pas à la grande majorité de la population qui en redemande.
Mais attention, l’expérience nous a appris où conduit le vol de bureau quand il devient un sport national, qu’il n’a plus de limite, qu’il bafoue la liberté individuelle et la libre disposition de ses biens, la propriété, etc…
Les élections présidentielles se présentent de la façon suivante: d’un côté une bande emmenée par Copé, de l’autre une autre bande emmenée par Moscovici. Chaque bande a un champion dont l’unique activité consiste à serrer des mains, sourire et lire des discours tout prêts (appris par cœur).
Bien plus loin, ailleurs, quelques candidats dont les préoccupations sont strictement personnelles, nous n’en parlerons pas.
Mais, dites-moi, ces deux bandes, se sont exactement les mêmes. Toutes les deux viennent de “L’ENA-BERCY” et y retourneront après.
Cela mérite une explication.
Lorsqu’une société est dogmatique, livrée à une pensée unique, elle a une organisation pyramidale et les intelligences qui la composent vont naturellement vers le sommet de la pyramide. Cette règle est immuable. Chez nous le dogme est “l’égalité”, le sommet est “L’ENA-BERCY”.
Ces intelligences ont naturellement tendance à renforcer le dogme. Voir sur ce sujet les siècles de scolastique. Mais attention, comme la beauté, l’intelligence n’est qu’un atout. Certes fort, mais un simple atout. Qui plus est, un atout trompeur qui peut permettre les plus grandes erreurs. Comme par exemple celle qui consiste à relier des faits sans prendre en compte la partie invisible de leur source, inaccessible à l’intelligence.
Par exemple, l’intelligence peut croire que l’athlète court le 100 m en moins de 10 s pour une médaille. Rien n’est moins vrai. En réalité, l’athlète vit une passion qui tend toutes ses forces vers ce but : moins de 10 s. Cette passion détermine son style, sa foulée, sa volonté, son engagement. La médaille n’est pour lui que la preuve de la reconnaissance par les autres de son engagement dans cette passion.
Oui,La passion et l’imagination sont les deux vrais piliers de l’humanité, bien avant l’intelligence qui n’est que leur outil.
D’autres exemples étaient possibles, tels que la musique, la peinture, etc…Pour moi qui chante faux et entends mal la musique (je ne peux repérer les variations), la musique est un bruit. Plus ou moins agréable évidemment, mais un bruit. Il suffit de lire “Corps et âme” de Frank CONROY ou encore “La Rivière et son secret” de Zhu Xiao-Mei, pour comprendre la puissance des forces de passion et d’imagination qui s’emparent de celui qui vit intégralement la musique.
Non, la musique n’est pas qu’un bruit, pas plus que la peinture n’est que de la couleur ou l’athlétisme que de la transpiration.
Et, nous y arrivons, n’en déplaise aux abrutis : l’économie ce n’est pas que du fric.
L’économie est faite, avant tout, de passion et d’imagination. De ce fait, elle ne peut pas se développer dans une société dogmatique. Comme les arts ou le sport elle ne vit que dans la liberté. L’économie ne peut s’épanouir que dans le libéralisme.
Ses champions, les riches, ne courent pas après le fric, comme nos “dogmateurs” voudraient le faire croire. L’argent est pour eux un outil en premier lieu, puis, comme la médaille pour le sportif, un signe de reconnaissance de leur compétence.
Les “dogmateurs” stigmatisent les apparences, exacerbent les jalousies, uniquement pour protéger le dogme et son pouvoir. Ils ne veulent pas d’une société libérale, ils ne veulent pas la liberté pour tous, elle doit se cantonner à eux, à eux seuls.
Hélas, les dogmes s’imposent par la force, l’intolérance, ils ne disparaissent que par la faillite et dans la misère qu’ils portent inévitablement en eux, puisque ils étouffent structurellement l’économie en étouffant la liberté.
En attendant cette faillite, si comme moi vous êtes un libéral, passionné par l’économie, que faire lors de ces élections présidentielles où nous n’avons le choix qu’entre le pire et le pire ?
Que faire pour ceux qui rêvent de participer à l’aventure économique, qui en ont la passion ? Pour ceux qui rêvent d’être riches ?
Dont la puissance du rêve, jamais atteint pour la plupart d’entre eux, suffit à créer la richesse pour tous, bien plus efficacement que le partage imposé par nos champions de “L’ENA-BERCY”, “dogmateurs” de l’égalité arbitraire.
Je ne sais pas vous, mais moi mettre dans l’urne un bulletin blanc, je trouve cela humiliant. C’est accepter le fait que la démocratie nous a trahi, que notre choix de vie n’est pas représenté. Par ailleurs, ne pas aller voter c’est ne pas exister.
Alors, je vous propose de mettre dans l’urne le bulletin ci-dessous (dimensions 10,4 X 14,8). Si tous ceux qui aiment la liberté utilisaient ce bulletin, nous serions en tête au premier tour et ferions bégayer “L’ENA-BERCY”. Mais, faut pas rêver.
Cordialement. H. Dumas
Bulletin pour le
CANDIDAT DU R.P.P.R.
(Parti pour la
Recherche, la Promotion et la Protection des Riches)
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“Mon voisin est riche, il a la voiture dont je rêve. Je connais beaucoup d’autres riches qui possèdent les piscines dont je rêve, les maisons dont je rêve. Et, n’allez pas me dire que cet autre voisin n’est pas riche, il suffit de regarder la beauté de sa femme. Qui pourrait, sans être riche, avoir une femme aussi belle et qui ne travaille pas ?
Les riches, je les reconnais dans la rue à leur façon hautaine de marcher, à leurs vêtements dont je connais le coût de toutes les griffes. Je connais aussi le prix de leurs bijoux.
Il faut les supprimer, totalement. Les ruiner ne suffira pas, ils dissimuleront, ils se planqueront. Vous ne connaissez pas les riches, moi je les connais. Ce sont des voleurs, des menteurs. Ils ne sont pas comme vous et moi, habillés chez Décathlon, nourris chez McDo, ils ne roulent pas en Renault. Pour eux c’est les voitures allemandes, le luxe, les hôtels et les restaurants du Michelin, voir le Club Méditerranée.
Mais aujourd’hui, bas les masques, ils sont traqués. Tous les candidats promettent de les éradiquer. Hollande et les autres les feront payer, Sarko va les poursuivre à l’étranger, car ils vont fuir ces lâches, avec leur fric. Je le sais, j’ai un cousin riche, il prépare son départ.
Nous ferons un nouvel homme français, collectif, simple, qui aimera son pays, qui partagera sa voiture, sa maison, qui se déplacera exclusivement en bus, en métro ou en train. Qui n’aura pas besoin d’électricité, de pétrole. Qui mangera peu, se lavera modérément, abolira les parfums et autres cosmétiques. Qui cachera sa beauté… s’il est beau.
Nous serons tous des frères, nous deviendrons des modèles pour l’humanité dépravée. Les riches, nous les tuerons. Nous reprendrons ce qui nous appartient. Ce qui est à eux est à nous, puisqu’ils nous l’ont volé.
Moi, sur mon petit bateau, je pars faire le tour du monde. Je n’ai besoin de rien. Où je vais les hommes vivent avec si peu de choses, c’est le bonheur.
Mes enfants travaillent à l’école, mais ils ne veulent pas devenir riches, au contraire. Il parait que Mélenchon prévoit de diminuer le salaire de ceux qui travaillent trop. Travailler plus pour gagner moins. Ca c’est bien, ça fera les pieds à mon con de chef. Bon, je vais voter. Aujourd’hui, c’est moi qui décide.”
Sale temps
La collectivité est prise d’un coup de folie.
Chacun sait queles dépenses incontrôlées sont la pollution de l’économie.
Tout le monde s’accorde sur le principe de la responsabilité des pollueurs, qui s’énonce “pollueurs = payeurs”. Entend-on dire que la pollution doit être partagée entre tous, que tel armateur qui échoue son pétrolier sur les côtes n’est responsable de rien ? Non.
Pourquoi les dépenses incontrôlées, pollution de l’économie, ne seraient non seulement pas à la charge de ceux qui les ont faites, mais à la charge exclusive de ceux qui en subissent la pollution. Cela reviendrait à faire payer aux bretons un Amoco Cadiz neuf à l’armateur, en guise de sanction pour avoir vu leurs côtes souillées par le naufrage de ce dernier !!!
Les dépenses incontrôlées sont le fruit du mariage contre nature entre la politique et l’économie. Un seul candidat aux élections présidentielles propose-t-il la séparation de ces deux pouvoirs ? Non, aucun.
Mélenchon (et il ya pire):
Prend tout au dessus de 360.000€. Mais attention, à 360.000€ vous avez déjà payé 180.000€ d’impôts, il ne vous reste que 180.000€. Donc, vous ne gagnerez jamais plus de 180.000€ avec Mélenchon !!! Jamais, de toute votre vie. Si, comme moi, les fous du fisc vous ont concocté 2 M€ de redressements fictifs….. Pendant plus de dix ans vous travaillerez pour rien. Rien, rien, c’est-à-dire vous ne mangerez pas, vous vivrez sous les ponts. En fait, vous êtes mort.
Hollande:
Idem, avec un plafond plus haut, mais accompagné d’un prélèvement plus fort avant le plafond. Même résultat, à quelques milliers d’€ près.
Sarkozy:
Le plus vicieux. Lui, il ne prend pas maintenant. Il regroupe, il prendra plus tard. Pour tondre les moutons, il faut d’abord regrouper le troupeau. Alors Sarko, il vous interdit de partir, et si vous partez, vous payez quand même. Vous n’allez pas au cinéma… vous payez quand même la place.
Pour tous les autres, c’est la même chanson : “Dépensons, les riches paieront”.
Tout droit vers le pillage
C’est très impressionnant de voir tout un pays qui s’apprête à piller ses forces vives, ses créateurs de richesses. La violence sera de la fête, c’est incontournable. Nous allons voir réapparaître les frontières, nous ne pourrons plus sortir du mouroir économique, prisonniers et pillés, tel est notre futur. Bravo, félicitations.
La prise de Bercy n’est pas pour demain, le pillage des riches oui. Alors que réduire Bercy, citadelle de la corruption, séparer l’économie et la politique permettrait de redonner sa dynamique à la première et sa noblesse à la seconde.
Aucun candidat ne le propose parce que la majorité ne veut pas l’entendre, la majorité veut piller. Elle pillera.
Parmi vous certainement, nombreux sont ceux qui ont, ou qui ont eu, une activité associative. Ils savent combien le bénévolat peut-être enthousiasmant ou désespérant, mais dans tous les cas, s’il est sincère, couteux pour celui qui le pratique. C’est cet engagement, sans retour financier, qui fait sa grandeur.
La base même de l’engagement associatif est le bénévolat, c’est-à-dire l’absence de salaire ou d’indemnité, les frais à la charge de celui qui s’engage.
Donc, dans les faits, il y a une dissociation totale entre le bénévolat associatif et le pouvoir économique, c’est la force du monde associatif.
Quand soudain, Hollande nous propose une intervention économique dans l’associatif, par des subventions et la création de postes salariaux rémunérés, le tout à grande échelle.
Ce Monsieur est-il conscient d’introduire dans le monde associatif, qui en était en partie épargné, une alliance contre-nature avec le pouvoir économique ? J’oserai dire que c’est le pompon.
Alors que nous souffrons terriblement de la fusion économie et politique, que notre devoir est d’arriver à une séparation entre ces deux pouvoirs, voilà que l’on nous propose d’étendre ce type de fusion à l’associatif.
Nous savons tous deux choses:
1° La corruption vient en majeure partie de l’alliance entre la politique et l’économie.
2° L’associatif est très souvent la première étape vers la politique.
Conclusion, Hollande propose d’intégrer la corruption, dès la première étape.
Peut-être a-t-il peur que, initiés trop tard à la corruption, les politiques multiplient les erreurs, que donc il faut envisager de les corrompre le plus tôt possible ?
Quel vent de folie souffle sur ce pays ? Ne peut-on laisser l’économie vivre sa vie ? L’associatif, sans but lucratif, ne peut qu’être assis sur le bénévolat. Qui dit salaire, dit frais, bilan, adieu le but non lucratif. Quel aveuglement, quelle désespérance de penser que les associations vont se résumer à une traque aux subventions.
Que 1901 est loin. Que tout est loin. C’est encore la corruption qui gagne.
Il faudra donc aller au bout du bout. Audiard avait une succulente définition pour ceux qui vont au bout du bout.
Mon dernier billet m’a amené un reproche sur le décalage dans le temps entre l’inquisition catholique (prescrite) et l’inquisition fiscale (actuelle). Ce reproche est justifié. A l’ami qui me le faisait, j’ai rappelé que nous partageons une pensée : le temps n’existe pas.
Mais bon, il a raison, mon exemple peut me faire passer pour un bouffeur de curé, or ce n’est pas mon cas, ils me laissent indifférent.
J’aurais pu prendre l’exemple de la liberté d’expression. J’ai connu la censure. La liberté dont jouissent les créateurs est extrêmement récente. A une époque très proche, la création artistique et le pouvoir politique étaient liés. Cela avait généré un dogme artistique, s’en écarter était synonyme d’exclusion. L’exclu devenait un hérétique, il était poursuivi et harcelé, anéanti. La suppression de ce lien entre le pouvoir politique et le pouvoir artistique a libéré les deux parties. Plus de censeurs, les créateurs en retrouvant la liberté se sont épanouis et, du coup, respectent le pouvoir politique qu’ils abhorraient précédemment, qui de fait est devenu respectable en protégeant la liberté de créer. La séparation de l’art et de l’Etat fut un bénéfice pour tous, un progrès réel.
Ce que j’essaie d’exprimer est que notre situation d’homme nous expose à la contrainte du groupe. Le groupe n’agit pas selon des règles individuelles, mais selon les règles de groupe qu’il s’est donné.
Les chefs de groupe n’ont individuellement aucune marge de manœuvre, contrairement à ce que croit le bon peuple. Ils ne peuvent agir qu’à la marge. Ils ne détiennent même pas le pouvoir de nuire, eux aussi sont les otages de la pensée et des règles du groupe. Ce n’est pas des chefs, même élus, qu’il faut attendre la solution. La solution est structurelle.
La liaison anormale entre l’économie et le pouvoir politique a naturellement créé un dogme économique. Globalement, le dogme (pensée unique) résulte de l’utilisation de la force de l’Etat et de la suppression, de ce fait, des concurrences de pensée qu’induit la liberté. Celui qui s’en écarte devient l’hérétique. Aujourd’hui ce dogme consiste à prétendre, contre toute réalité économique, que le riche est nuisible. Comment l’alliance de l’économie et du politique est-elle arrivée à cette ineptie n’est pas le problème. Le fait est là. Il n’est aucune autre solution pour en sortir que de séparer le pouvoir politique du pouvoir économique.
L’individu subit la pensée du groupe comme il subit la météo. Aujourd’hui il fait beau, demain il fait mauvais, l’individu n’y peut rien.
Si le groupe pense que les riches sont nuisibles, il détruira les riches, même si cela est complètement stupide, aucune individualité à l’intérieur du groupe ne pourra s’y opposer. Il n’y a pas de raison à la survenance de ces dogmes, ou elles sont si complexes que nous n’y avons pas accès.
Inutile donc d’essayer de raisonner, il faut aller directement à la cause structurelle.
C’est pourquoi je milite pour détruire Bercy, c’est là, intellectuellement et physiquement, qu’est le siège de cette alliance politico-économique qu’il faut impérativement supprimer. L’économie a tout à gagner en retrouvant sa liberté, le pouvoir politique aussi.
Cordialement. H. Dumas
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Essai pour une compréhension de la place due à la politique.
D’abord l’homme:
Il est pris entre le bien et le mal dans leurs dimensions universelles, et non au titre d’une morale religieuse ou autre.
Dans ce qu’il a de bien : l’amour, l’altruisme, la curiosité, la capacité à construire à entreprendre, le langage… par exemple, mais bien d’autres choses encore.
Dans ce qu’il a de mal : la jalousie, le pillage, le viol, la haine… par exemple, mais aussi bien d’autres choses encore.
Puis la société:
Ces différentes caractéristiques individuelles, lors de leur mise en commun inévitable du fait que l’homme vit de façon grégaire, créent un bouillonnement “sociétal”. De ce bouillonnement naissent des hiérarchies, des pouvoirs, une organisation sociale qui elle aussi répond aux mêmes notions de bien et de mal que l’individu. Les hiérarchies et les pouvoirs ainsi créés sont innombrables. Ils sont l’objet d’affrontements et d’alliances constamment en mutation.
Dans les différents pouvoirs, qui naturellement voient le jour à l’occasion des regroupements humains, est le pouvoir politique. C’est celui de la force publique et de la justice. Celui qui doit faire en sorte que tous puissent vivre en commun, chacun avec ses spécificités, sans heurt, dans la paix.
Ce pouvoir politique, qui détient le pouvoir des armes, la force publique, est constamment l’objet de tentative de captation de la part des autres pouvoirs qui souhaiteraient disposer de la force publique pour s’imposer plus commodément.
Prenons l’exemple de la Tunisie. Une oligarchie tient entre ses mains le pouvoir politique et le pouvoir économique. La population alertée et encouragée par les nouveaux moyens de communication, le net, se révolte. Résultat, voici le texte en cours d’approbation pour la constitution de ce pays, à majorité religieuse «L’Islam n’a jamais connu, ni dans ses textes ni dans son histoire, de séparation entre la religion et la politique ou entre le temporel et le spirituel. La politique est un catalyseur qui est promu au rang de culte. La religion ne peut être une affaire personnelle, mais une affaire publique et une façon de vivre. La séparation entre la religion et l’Etat contredit le message de l’Islam et tout appel à leur séparation est une atteinte à la pensée islamique» Slate fr. Lundi 5 Mars.
D’une alliance”politique-économie”, nous passons à une alliance “politique-religion”.
Dans les faits, la sincérité d’une partie des révoltés a été surprise par la masse des exécutants qui se sont avérés être de simples pilleurs, sans dimension politique. Désorientée, apeurée, la majorité se tourne alors vers la religion.
Nous européens, nous connaissons. Nous avons séparé, avec difficulté et après des siècles, L’Etat de la religion. Ce fut, à l’époque, un immense bon en avant pour nous. Pour la Tunisie aujourd’hui c’est indéniablement un bond en arrière, au mieux du surplace.
Explication:
Le pouvoir politique est un pouvoir altruiste. Qui demande beaucoup, pour donner peu. Dont la finalité bénévole profite aux autres pouvoirs lucratifs. Il n’est pas le plus spectaculaire des pouvoirs, mais il est le plus noble et, in fine, le plus puissant puisqu’il possède la force publique.
Les autres pouvoirs aimeraient résorber, à l’aide de règles ou de lois de monopole que seul le pouvoir politique peut édicter et faire appliquer, les âpres concurrences qu’ils doivent affronter.
C’est pourquoi, ils n’ont de cesse de le posséder, de le pénétrer pour l’utiliser.
Le pouvoir politique a tendance à se laisser faire, à monnayer son bénévolat. En Tunisie, hier le pouvoir financier, aujourd’hui le pouvoir religieux tentent de soumettre le pouvoir politique.
Dans les faits, en ce qui nous concerne:
Chez nous, aujourd’hui, le pouvoir économique a corrompu pour son usage le pouvoir politique. Il y a de grandes similitudes entre Bercy et Le Vatican.
Le Vatican, à partir de l’idée noble et incontournable de Dieu qu’il s’est accaparé, a construit une usine à gaz dont la phase la plus puissante a produit l’inquisition. C’est-à-dire la dénonciation des hérétiques, leur destruction, au seul motif qu’ils transgressaient le dogme.
Bercy, à partir de l’idée noble et incontournable de la solidarité qu’il s’est accaparé, à construit l’usine à gaz de la fiscalité, dont la phase actuelle en pleine puissance produit des “contrôles fiscaux” assassins. C’est-à-dire un sur-impôt mortifère, basé sur la dénonciation arbitraire et la destruction économique des hérétiques, définis comme non solidaires donc transgressant le dogme.
Bercy est Le Vatican du pouvoir économique. Le relais du pouvoir économique prenant en otage le pouvoir politique, comme Le Vatican relais du pouvoir religieux prenait en otage en son temps ce même pouvoir politique.
C’est là que le bas blesse, là que se joue l’avenir de notre liberté, de l’épanouissement de nos enfants ou de leur soumission.
Le pouvoir politique doit être libre et se cantonner à ses prérogatives.
Nous devons donc gagner la bataille de la séparation du pouvoir politique et du pouvoir économique, comme nous avons gagné, en son temps, celle de la séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux. Elle vaut la peine d’être menée et nous sommes, mondialement, les seuls assez avancés pour la mener.
Bercy doit être ramené à sa fonction initiale, la collecte des impôts, point. La forteresse qu’il est devenu doit être rasée, son exorbitant pouvoir annihilé. L’économie n’a nul besoin de cette liaison malsaine avec le politique. Libre l’économie sera tonique, ouverte et remplira son rôle. Liée au politique par le cordon ombilical de Bercy, elle est une dictature.
La situation:
Peu de français le savent, mais l’impôt sur le revenu est calculé sur 125% des revenus.
Si vous gagnez 100, votre impôt est calculé sur 125. Pour échapper à cela vous devez passer par une officine qui vous taxera et qui est en fait une filiale espion du fisc (pas vraiment sympa).
Le calcul est simple, 75% de 125 égale 94% de 100. La CSG, 8 à 10%, nous sommes à 105%.
Donc, au delà d’un million d’€, Hollande vous prend 5% de ce que vous avez gagné avant ce seuil. Donc, si vous avez gagné 20 millions, il vous reprend tout. Les conséquences:
Vous vous dites, qu’importe, bien peu de gens gagnent plus d’un million d’€. Vous avez raison, mais là n’est pas le problème. La vie n’est pas faite de ce que l’on a, mais de ce que l’on rêve d’avoir.
Heureusement que le moteur de l’homme c’est le rêve, l’espoir, sans lesquels la vie serait sinistre. Ce rêve peut prendre de multiples formes, mais une grande partie est liée à l’idée de faire fortune, de pouvoir posséder ce que les hommes ont su fabriquer de mieux, bateaux, voitures, avions, maisons etc… Très peu l’atteignent, qui plus est sans doute de façon pas très élégante, mais là encore ce n’est pas le problème. L’essentiel est que tous puissent en rêver.
Hollande croit-il que les gamins qui tapent dans un ballon dans les banlieues sont indifférents aux Ferrari ? Que ceux qui créent des sites sur le net ne rêvent pas de meubles Starck, de sacs Hermès ? Pense-t-il vraiment que le Larzac et les chèvres sont le rêve commun des français ? Ne sait-il pas que tous les créateurs sont aussi mus par le rêve de la fortune ? N’a-t-il jamais entendu parler de Cendrillon, a-t-il été un jeune homme gothique ? Veut-il que nous soyons tous désespérés ? Pense-t-il vraiment que financer les clodos drogués, soigner les alcooliques et les fumeurs, entretenir grassement les fonctionnaires et j’en passe, est le rêve de la jeunesse ?
Il faut souhaiter à la Française des jeux de ne jamais l’avoir comme directeur, il supprimerait le gros lot du loto. Ses équipes seraient alors obligées de vendre leurs billets à leurs parents, comme il le faisait scout avec les billets de la kermesse.
Hollande est un tueur de rêve. Le désespoir s’est-il emparé à ce point de la France, qu’elle accepterait de ne plus jamais rêver ?
Il faut le dire : Jeunes gens de ce pays, de tous milieux, de tous horizons, indignez-vous en effet, refusez que sur l’autel de la “solidarité bidon” vos rêves soient enterrés, avant même que vous ayez eu le temps de les caresser.
Pendant que le reste du monde imaginera pouvoir un jour posséder ce que votre pays fait de mieux en vins, objets de luxe ou autre, vous devrez vous flageller, vous meurtrir, brider vos rêves à seule fin que les ratés que nous sommes tous se vengent de la minorité qui a accédé au rêve.
Non seulement Hollande est un tueur de rêve, mais c’est un tout petit. C’est un sinistre curé, souvenir d’une époque où le pouvoir s’imposait en culpabilisant, nul ne veut y revenir.
Cordialement. Henri Dumas
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Aujourd’hui Charles Dereeper, dans son blog, fait état d’une de ses fulgurances qui m’épatent. J’aime bien son blog. D’abord, il a la bonté d’héberger beaucoup de mes billets, alors que son audience, méritée, est plus de 100 fois supérieure à celle du mien. Ensuite, ceux qui publient sur son blog, plus de quarante signatures, sont à la fois théoriciens et acteurs, ce qui est rare. De ce fait, l’ouverture d’esprit de ce blog est exceptionnelle, hors norme.
Ce matin donc, je découvre le billet suivant de Charles Dereeper : link
Les bras m’en tombent. Je suis peut-être plus con que la moyenne, mais je n’avais pas vu ce qui crève les yeux… quand quelqu’un vous l’a montré.
Bien sûr, la Grèce est surarmée.
Evidemment, dans l’optique d’un éventuel conflit de civilisation, la Grèce est en première ligne. Il est probable que cette situation a permis aux politiciens grecs de largement monnayer cette surexposition. Une espèce de ligne Maginot du XXI ième siècle incluant, comme l’original, débâcle économique et probablement inefficacité à terme. Ainsi, tout s’explique. L’ensemble du monde occidental ne se penche pas par hasard, avec mansuétude et stupeur, sur la facture grecque.
Comment la presse peut-elle passer à travers cette information ? Cette évidence mise à jour, chapeau les grecs, ils sont à la hauteur de leur réputation, nos dirigeants se le sont bien fait…..
C’est trop drôle. C’est fini pour les grecs, mais j’espère qu’ils se sont bien marrés avec les sous qu’ils ont piqués… en toute connaissance de cause. Arsène Lupin n’est pas mort, il est grec.
Pour la suite de ses billets de ce matin, je ne suis pas complètement d’accord avec Charles Dereeper. D’abord, en ce qui concerne la distribution de l’eau, que j’ai connue en régies municipales catastrophiques. Ensuite, sur l’hypothèse d’un complot mondial. Je ne crois pas que les choses se passent ainsi. Mon hypothèse est la suivante.
D’abord il y a l’homme. Un animal a plusieurs faces.
Une partie de lui est à lui, l’autre partie de lui est un morceau indissociable du ou des groupes auxquels il est accroché, quelques soient les motifs ou les raisons de cette accroche. Ce ou ces groupes développent des intelligences et des affects spécifiques.
La difficulté tient au fait que cette situation installe l’homme à cheval sur plusieurs intelligences, plusieurs affects. Les siens et ceux du ou des groupes qu’il a rejoint, volontairement ou non. Une situation conflictuelle s’installe.
Il faut beaucoup de philosophie et d’expérience pour accepter cette situation et comprendre que nul ne s’en évade. Tous sont donc tenus de mener leur vie d’homme seul et libre, mais aussi leur vie de membre du ou des groupes dont ils font partie.
Il ne peut pas y avoir de manipulation, tant la complexité de ces imbrications est grande. Nul ne peut imaginer objectivement pouvoir interférer sur ces milliards de connexions. Finalement, la seule intervention possible tient à la façon dont les connexions ont l’opportunité de se réaliser et non à la manière dont elles se réalisent.
C’est à dire que seules comptent les règles de l’organisation collective. C’est sur elles qu’il faut agir et non sur les caractères humains, tous connus, valeureux ou défaillants de la même façon depuis des siècles. Le progrès n’est pas dans l’homme, il est dans son environnement.
L’urgence, j’en reparlerai plus longuement dans d’autres billets, c’est la séparation de l’Etat et de l’économie. Ce sera la grande avancée de ce siècle, si nous y parvenons, comme nos prédécesseurs ont réussi à séparer l’église et l’Etat. C’est grave de voir les gouvernants tunisiens souhaiter réinventer ce mariage contre nature, dont on connait les dégâts potentiels.
Dans l’exemple de l’eau, pris par Charles Dereeper, le scandale ne tient pas dans le fait que l’eau soit distribuée, à son juste prix, par des entreprises privées, mais dans le fait que ces entreprises paient les élus pour avoir un monopole. Il n’y a pas de concurrence dans ce secteur. Or l’économie ne peut exister sans concurrence.
La cupidité est le piège principal dans lequel peut tomber l’économie, mais cela ne peut arriver qu’avec l’aide de la force, donc du politique. Dans une économie de libre concurrence, la cupidité se heurte à l’information des partenaires qui génère les prix justes.
Notre problème c’est Bercy. Ce sont ces technocrates imbus prétendant avoir la capacité de gérer l’économie. Ils paralysent les connections dont je viens de parler et s’esbaudissent sur les quelques unes qu’ils provoquent.
L’avenir va en donner un exemple éclatant, pour lequel je suis prêt à prendre les paris. La grande distribution a pris, en France, des proportions monstrueuses qui découlent de ses relations incestueuses avec le pouvoir politique. Aujourd’hui, tout le monde s’imagine en être le vrai papa, plus particulièrement Bercy et la Caisse des Dépôts. Or, ce monstre fait l’unanimité contre lui, clients, écolos, paysans, industriels, salariés du secteur etc…Tous demandent la tête des meneurs, donc des propriétaires. Hollande, comme Chavez, nationalisera la grande distribution, et, si ce n’est lui, ce sera son frère Sarkozy ou Le Pen.
Je donne dix ans, maximum, avant que les rayons soient vides et que nous fassions la queue chez l’arabe du quartier, dont l’épicerie ne devrait pas être nationalisée….
Bien cordialement. H. Dumas
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Le 28 Février 2012 à 10H, sur France Info, le président national d’un syndicat de police est à l’antenne. Plusieurs policiers de la BAC viennent d’être condamnés pour avoir tué un individu au cours d’une arrestation musclée. Sans une pensée pour le décédé, probablement délinquant donc un simple “gibier” pour le policier, le président du syndicat explique que les arrestations suivent un protocole enseigné à l’école de police. Donc, s’il y a mort d’homme au cours d’une arrestation, c’est le protocole qui est en cause et non ceux qui l’appliquent. Il termine son explication par cette interrogation extraordinaire : “un flic qui réfléchit, peut-il être un bon flic ? “.
Nous arrivons, petit à petit, au bout du bout.
Une société égalitariste ne peut pas inclure l’idée de responsabilité. Car, comment exiger l’égalité sans faire disparaître la responsabilité, principale mère de l’inégalité ?
Cette liaison, liberté et responsabilité donc inégalité, s’oppose mécaniquement à l’absolu d’égalité qui implique irresponsabilité donc perte de liberté. Il n’est pas possible de sortir de ces deux schémas.
Les sociétés collectivistes, sous couvert d’égalité, suppriment la liberté et tendent à éradiquer la responsabilité, leur échec est inévitable. Mais, au grand étonnement de M. de La Boétie, l’homme en redemande. Pour l’homme, la liberté ne vaut pas la responsabilité qu’elle engage.
Irresponsables, irresponsables, irresponsables, c’est ce que tous souhaitent. Au fond ils rêvent d’enfance ou de sénilité.
Cependant, ils jouent aux hommes. Et, plus leur rôle est détestable dans la partie, plus ils réclament l’irresponsabilité. Vous ne serez donc pas étonné d’apprendre que les contrôleurs fiscaux sont totalement irresponsables de leurs actes, et plus particulièrement de leurs redressements.
Si vous mettez directement en cause leur responsabilité personnelle au pénal, même si dans les faits elle est absolument avérée et vérifiable, vous perdez et êtes lourdement condamné à leur verser des dommages et intérêts.
Si, face à ce problème, vous changez de stratégie et engagez la responsabilité de l’Etat, leur employeur, alors il vous est indiqué que l’Etat ne peut en aucun cas être poursuivi en responsabilité. Et, pour que les choses soient claires et vous rentrent bien dans le citron, vous êtes aussi condamné à des dommages et intérêts.
Cela n’est pas acceptable.
6° Réforme:
Les contrôleurs fiscaux doivent être responsables de leurs actes, qui engagent la vie des gens qu’ils contrôlent. Ils doivent en répondre, d’abord devant un organisme de contrôle externe et indépendant que le contribuable doit pouvoir saisir, puis devant la justice pénale en cas d’abus.
Mais, ce n’est pas tout. Il est une autre caractéristique épouvantable de notre société, c’est le corporatisme. Le fait que l’appartenance serait suffisante à palier toute dérive, qu’ainsi, quoique l’on ait pu faire, les “vôtres” prendraient votre défense. C’est ainsi que fonctionne la Mafia, en privilégiant l’appartenance. C’est inacceptable. Seules la compétence et la droiture peuvent servir de caution, de garantie. Il est donc indispensable que la loi interdise aux syndicats tout autre rôle que le leur. Ils ne doivent pas pouvoir se mobiliser et se dresser contre la loi pour défendre l’indéfendable, sous couvert de protection de leurs adhérents. Or, c’est ce qui se passe. Il est clair que, par exemple, les attaques dont je suis l’objet font suite à des menaces syndicales que Bercy subit ou dont cette administration est complice.
Tout cela est inacceptable et peut être considéré comme une très grave entrave à la justice.
Cette dernière réforme est essentielle. Les contrôleurs fiscaux doivent engager leur responsabilité personnelle, lorsqu’ils engagent notre vie à travers leurs contrôles et redressements divers.
Nous voici au bout des six grandes réformes qui permettraient de mettre en place des rapports justes et acceptables entre l’Etat et ses financiers, que nous sommes tous (certains plus que d’autres).
Dans un prochain billet je les récapitulerai. Aujourd’hui, je voudrais conclure par cette énormité de Hollande, l’imposition à 75%. Comment peut-il arriver à faire croire à la population que les sommes gagnées au dessus de 1 M€ seraient destinées à la consommation ? Que ceux qui en sont bénéficiaires seraient donc des hyper consommateurs nuisibles ?
La réalité est que l’économie française souffre de deux mots: une dépense publique obèse, un manque criant de PME. Face à ce constat, Hollande propose de transférer massivement par l’impôt les bénéfices du privé vers le public. Bénéfices qui, à ce niveau, sont ceux qui iraient inévitablement à la création des PME. Par ce transfert fiscal, il abonde à l’obésité de l’Etat, il entrave la création de PME. Objectivement, plus con que ça tu meurs.
Cordialement. H. Dumas
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Un lecteur me fait remarquer un article paru dans “Contrepoints” une publication libérale belge link.
Cet article mérite d’être lu, il démontre que les contribuables français ne sont pas les seuls pris comme boucs émissaires.
C’est l’ensemble des démocraties démagogiques et dépensières du monde occidental qui est amené à piller ceux qui travaillent et économisent.
Voici donc cet article:
Certaines catégories plus visées par le fisc
Le tour de vis fiscal inscrit dans le récent accord de gouvernement inquiète – à juste titre – plus d’un contribuable. Mais il y a plus grave : l’instauration progressive d’un climat de suspicion envers plusieurs catégories de contribuables. Les prémisses d’une véritable « chasse aux sorcières fiscale » ? Par Frédéric Wauters, Bruxelles, Belgique
La lecture des titres qui fleurissent en ce moment dans les quotidiens et les hebdomadaires belges ne laisse planer aucun doute. Les indépendants, et tout particulièrement les dirigeants de PME, sont aujourd’hui montrés du doigt et accusés de « fraude fiscale ». Derrière cette offensive médiatique se profilent les prémisses d’une répression fiscale tous azimuts.
Les liaisons dangereuses
La prolifération des articles consacrés à la “fraude fiscale” est d’autant plus inquiétante qu’elle entretient une confusion systématique entre la fraude fiscale et l’évitement licite de l’impôt. Premier responsable de ce glissement sémantique, le nouveau « secrétaire d’État à la lutte contre la fraude fiscale ». Si le titre de sa fonction évoque la chasse aux pratiques illégales comme les carrousels à la TVA, la dissimulation intentionnelle et les faux en écriture, son discours est malheureusement tout autre. Dans ses déclarations à la presse, John Crombez fustige en effet essentiellement des pratiques parfaitement légales d’optimisation fiscale, au premier rang desquelles le passage en société. Cette dichotomie entre l’intitulé de la fonction d’une part, le discours et les actes de l’autre, a de quoi inquiéter.
Optimiser n’est pas frauder
Pourtant, la doctrine est sans équivoque. La véritable fraude fiscale requiert la conjonction de deux éléments: d’une part, la volonté de payer moins d’impôts, et d’autre part, un acte délictueux commis à cette fin. Cette conjonction est indispensable pour protéger le contribuable. En effet :
1) Si seule la volonté d’éviter de payer trop d’impôts était nécessaire pour se faire accuser de fraude, l’entièreté de la population pourrait se retrouver sous les verrous. En effet, le simple fait, pour un contribuable, de mentionner sur sa déclaration fiscale l’emprunt hypothécaire qu’il vient de contracter ou l’épargne pension à laquelle il vient de souscrire correspond, dans son chef, à une volonté claire de réduire sa facture fiscale. Par ailleurs, diverses possibilités existent pour pratiquer cette déduction, notamment pour les couples mariés ou cohabitants légaux. Sélectionner la stratégie la plus avantageuse, c’est déjà pratiquer de l’optimisation fiscale. Et ce n’est pas répréhensible, car pratiqué dans le respect de la loi. Pourquoi la création d’une société, un acte de bonne foi qui sert également à protéger le patrimoine privé de l’entrepreneur, serait-elle plus répréhensible ?
2) Si la seule infraction à la législation fiscale était requise, alors le contribuable de bonne foi qui commettrait une erreur dans sa déclaration, ou déclarerait en frais professionnels une dépense non déductible comme l’achat d’un costume, risquerait lui aussi la prison. Or, la législation fiscale devient tellement complexe que le risque de se tromper en toute bonne foi est bien réel.
Choisir délibérément la solution la moins imposée pour gérer son patrimoine privé ou les investissements de sa société n’est donc pas de la fraude fiscale. Pas plus que de faire une donation bancaire afin d’éviter de payer 3% de droits de donation. Du moment que le contribuable accepte les conséquences de ses actes (ne pas se “servir dans la caisse” de la société et éviter de mourir dans les trois ans), il n’y a rien de répréhensible. Faire croire le contraire est d’autant plus dangereux que ces propos s’accompagnent d’une stigmatisation de certaines catégories de la population: les indépendants et les entrepreneurs.
Tout contribuable serait un fraudeur ?
Les récentes déclarations du Ministère des Finances lui-même élargissent cependant la catégorie des fraudeurs potentiels. Il suffit de lire la liste des contribuables susceptibles de faire l’objet d’un contrôle fiscal. Outre les indépendants et les entrepreneurs, on y retrouve aujourd’hui les salariés qui déduisent leurs frais professionnels réels. Une nouvelle orientation se dessine dans la cosmogonie de l’administration. Pour paraphraser Jules Romains, l’administration estime aujourd’hui que “tout contribuable honnête est un fraudeur qui s’ignore”. La preuve ? Il tente de tenter de payer moins d’impôts, même si le procédé est parfaitement légal. Dans certains cas, il n’a même rien tenté : il lui suffit d’avoir payé trop. Ainsi, depuis plusieurs années, l’assujetti à la TVA envers lequel l’administration de la TVA a des dettes serait bien mal inspiré d’en exiger le remboursement, sous peine de se voir infliger un contrôle approfondi. En clair, aujourd’hui, tous ceux qui ne paient pas l’impôt maximal sans broncher sont considérés comme des fraudeurs en puissance.
Vue sous cet éclairage, la situation a de quoi préoccuper. D’autant que le gouvernement prépare en ce moment même une nouvelle mouture de la « disposition anti-abus ». Son objectif: permettre au fisc de considérer comme « transparente » n’importe quelle opération qui ne lui plaît pas. Au contribuable de démontrer que l’opération (ou l’ensemble d’opérations) qu’il a réalisée(s) correspond à une réalité économique et financière. Si la mesure passe, elle revient à inverser la charge de la preuve: ce ne serait plus plus au fisc de prouver la culpabilité du contribuable, mais à ce dernier d’apporter la preuve de son innocence. Combinée à l’attribution systématique de mauvaises intentions à une frange de plus en plus large de la population, cette deuxième mesure ne laisse plus planer aucun doute: le maccarthysme fiscal est en marche.”
C’est une piètre consolation pour le mouton de ne pas aller seul à l’abattoir…
Avec vous, lecteurs que je ne connais pas, un lien s’est toutefois créé. Nous conversons. Certains participent par leurs commentaires, d’autres sont plus réservés, d’autres encore sont en opposition frontale. Quoiqu’il en soit notre “degré d’intimité” me permet, je pense, d’aller, de temps en temps, un peu plus loin que la misère fiscale.
Dans ce billet, je vais vous donner mon opinion sur le pouvoir. Il s’agit de mes émotions personnelles, sans prétention.
Toute ma vie professionnelle j’ai du composer avec le pouvoir. J’ai eu l’opportunité de le posséder officiellement, mon réflexe a été de le refuser. Ce n’était pas un principe réfléchi, mais un simple réflexe dont je ne tire aucune vanité.
Au début, comme tout un chacun, j’ai trié les hommes en deux camps, ceux qui cherchent le pouvoir et les autres.
Jusqu’à ce que je m’aperçoive que nul n’échappe au pouvoir.
L’exemple en est la queue au guichet de la SNCF ou de la poste:
– Il y a d’abord le guichetier, qui détient le pouvoir effectif sur tous, tout le temps de sa prestation. Mais il le perd, au moment où il quitte sa fonction.
– Il y a celui qui arrive au guichet. Il a une part de pouvoir car, tout en restant l’obligé du guichetier, il a pris le pouvoir sur ses successeurs dans la queue, jusqu’au moment où il quitte le guichet.
– Il y a enfin celui qui est dans la queue et qui subit le pouvoir du guichetier et de celui qui est au guichet, sans autre possibilité qu’attendre. Ce que les deux autres lui font bien sentir. Mais, il sait qu’il est sur le point d’avoir, lui aussi, le pouvoir.
Ainsi l’on constate deux choses : le pouvoir est éphémère, mais tous le possèdent à un moment donné et à un degré donné.
Or, le pouvoir est frustration et seulement frustration. En effet, l’avoir d’une part responsabilise et d’autre part laisse supposer que l’on va le perdre. Ne pas l’avoir affecte l’idée d’être. Dans tous les cas, c’est l’insatisfaction.
Il me semble que les hommes peuvent se définir par leur rapport au pouvoir, puisqu’ils ne peuvent l’éviter. Eviter le pouvoir n’est pas possible, le garder ne l’est pas non plus. Tout comme la vérité, le pouvoir n’existe que ponctuellement, à chaque situation.
Or, au fond d’eux, les hommes arrivent à se convaincre, soit qu’ils sont des hommes de pouvoir, soit qu’au contraire ils n’en sont pas. Les premiers chercheront la possession constante du pouvoir, les autres, avec la même constance, le fuiront. Les deux seront malheureux, puisque le pouvoir, éphémère et fugitif, s’emparera d’eux ou les quittera quoiqu’ils fassent.
Les sages seront ceux qui, ayant compris l’inconstance et l’omniprésence du pouvoir, ni ne le rechercheront, ni ne le fuiront. Ils l’assumeront s’il se présente, ils ne développeront aucune frustration s’il s’absente.
Ayant ainsi réfléchi, la plupart des situations qui me surprenaient ne me surprennent plus.
Si ce billet peut vous apporter la même sérénité, j’en serai heureux.
Seul l’Etat possède la force, les armes. C’est normal dans un Etat constitué, qu’il soit démocratie ou dictature. Si les armes et la force sont libres, il n’y a plus d’Etat, il y a des bandes armées.
Ce pouvoir des armes est si puissant qu’il peut tout imposer. L’histoire de l’humanité prouve que ce pouvoir n’hésite pas à s’approprier les autres pouvoirs, secondaires, qui lui paraissent complémentaires ou concurrents possibles. C’est ainsi que pendant des siècles l’Etat s’est approprié le pouvoir spirituel, à travers l’obligation de la religion unique et la maîtrise de l’organisation religieuse.
Le pas de géant de l’Occident fut d’analyser et d’imaginer la nécessité de la séparation des pouvoirs. A une époque ou l’économie était encore majoritairement agricole, la séparation des pouvoirs et la propriété individuelle des sols fut un formidable moteur de croissance pour l’Occident. C’est ce moteur, mis tout neuf à sa disposition, qui fit des Etats-Unis la puissance qu’elle est devenue à la fin du 19° et au début du 20°.
Puis, vint l’exponentiel développement du pouvoir économique, d’abord à travers l’industrie, puis la distribution, puis son alliance avec l’invention scientifique. Au début le pouvoir économique fut laissé relativement libre, parce que rien ne laissait supposer qu’il supplanterait tous les autres pouvoirs. Très rapidement l’Etat trouva le pouvoir économique contrariant et n’eut de cesse de le soumettre. Aujourd’hui, il est soumis. Mais de la même façon que la liberté de penser s’étiole sous le joug du pouvoir des armes, du pouvoir politique, l’économie s’étiole sous le même joug.
Il n’y a pas à entrer dans des considérations ou analyses comparées. Qu’il soit appelé “capitalisme-régulé” ou “socialisme-éclairé” la prise en mains du pouvoir économique par la force des armes du pouvoir politique est mortifère pour lui.
Nul besoin d’analyser.
Comme nos grands-parents ont imposé la séparation de l’église et de l’Etat, qui permit l’éclosion de la pensée libre, la suppression de la censure, les formidables progrès de la démocratie, nous devons imposer la séparation de l’économie et de l’Etat. C’est vital.
Nous devons donc soumettre Bercy, les Inspecteurs Généraux des Finances qui en sont les mercenaires et organisateurs en chef, la Caisse des Dépôts, les entreprises nationalisées. La séparation doit être complète entre ces deux pouvoirs, celui du politique armé et celui de l’économie.
Il sera temps ensuite de réguler les excès éventuels du pouvoir économique libéré, si cela s’avère nécessaire, mais rien n’est moins sur. D’aucuns pensent, et je ne suis pas loin de les rejoindre, que le pouvoir économique possède les automatismes nécessaires à son équilibre, par le jeu de la concurrence qu’il inclut évidemment. Tout comme la liberté de penser n’a pas généré l’épanouissement des seuls interdits, la liberté économique ne favorisera pas préférentiellement ses défauts. Cela me parait acceptable comme hypothèse.
L’avantage de la séparation de ces deux pouvoirs, c’est qu’elle peut se faire, comme la séparation de l’Eglise et de l’Etat en son temps, sans effusion de sang, sans violence, démocratiquement.
Il nous suffira de voter pour le candidat qui la proposera. Attendons… patiemment.
A l’occasion d’un contrôle fiscal, il est une règle encore plus terrible et plus injuste que toutes les autres. C’est le droit, pour les services fiscaux, de se servir avant que la créance qu’ils réclament ait été jugée comme certaine par les tribunaux.
Travaux pratiques:
Deux contrôleurs débarquent dans une société m’appartenant, la SCI Mirabeau. But annoncé : vérifier les années 2008 et 2009. Cette société de promotion gère, tant bien que mal, un stock d’invendus (12 appartements) qu’elle a sur le dos depuis la crise immobilière du début des années 1990. Ces appartements, en un peu plus de vingt ans, ont perdu de leur charme et de leur valeur, ils ont vieilli. Des ventes se font encore, mais difficilement. Mêmes les locations commencent à être difficiles, des produits plus récents et plus attractifs étant maintenant sur le marché. La venue du fisc, dans une société à l’arrêt et au chiffre d’affaires ridicule, ne pouvait s’expliquer que faisant partie de l’entreprise de démolition lancée globalement contre moi. Il était de mon devoir de chef d’entreprise d’en rapporter la preuve. J’ai donc décidé de filmer le débat oral, dans lequel je savais pouvoir développer mes arguments et contrer les mensonges à venir des services fiscaux. Les contrôleurs m’ont refusé la constitution de cette preuve. Suite à ce refus, ils n’ont pas contrôlé cette société, ils sont venus et immédiatement sont repartis, de leur propre chef, sans faire la vérification.
Que croyez-vous qu’il advint ? Ils ont établi un redressement, sans avoir rien contrôlé.Trop fort. C’est bien la preuve que leur venue sur place : c’est du bidon. Ils savent, avant de venir, ce qu’ils ont décidé de redresser. Ici, il s’agissait du compte courant, d’un prêt et de la valeur du stock. Les deux premiers motifs ont été annulés par leur hiérarchie, sans que je le demande. La réévaluation du stock a été maintenue. Aucune procédure contentieuse n’a été engagée à ce jour par moi, force est d’attendre à ce sujet l’avis d’imposition. Le voilà qui est annoncé, distribué en RAR le 10/02/202.
C’est donc 390.544€ qui sont exigibles immédiatement, alors que la procédure de contestation n’a pas même commencé.
J’ai répondu et déposé une plainte contre les agents. link, link
5° réforme:
Il n’est pas acceptable que le fisc puisse exiger quelque somme que ce soit, issue de redressements qui n’ont pas été validés par les tribunaux, en dernier ressort. Or, le fisc n’hésite pas à saisir vos comptes, à prendre des hypothèques sur vos biens propres ou vos stocks, dès qu’il a émis l’avis d’impôt faisant suite à une notification de redressement. Le fisc agit comme si vous étiez coupable avant même d’être jugé. Comme s’il avait le droit, seul, de vous condamner, comme si la justice ne pouvait qu’entériner ses décisions.
Evidement, le fisc sait que la justice administrative lui est entièrement dévouée, qu’elle n’envisage jamais de le contredire. Mais quand même, une telle attitude est contraire à toute notion de justice. Seule la Stasi ou les milices iraniennes pouvait ou peuvent se payer le luxe d’agir ainsi. Comment un pays comme la France peut-il laisser faire cela.
Il faut que notre pays, ses élus, sa population soient convaincus que l’estampille “fraudeur fiscal” délivrée par le fisc touche des sous-hommes, des individus qui ne méritent rien d’autre qu’une condamnation sans procès. C’est au-delà de grave, c’est une ignominie.
Les conséquences sont vertigineuses : ruine sans procès, dépossession de biens, mise à la rue donc déplacement de population, assassinat économique, le tout sans jugement. Non seulement personne n’est scandalisé, mais globalement tous souhaitent encore plus de haine et de destruction contre le bouc émissaire qu’est le “fraudeur fiscal”. Le “fraudeur fiscal”, affublé de ce titre par des contrôleurs incontrôlables, est présumé coupable et n’a rien à attendre de la justice. Cela doit être réformé.
Les avis d’impôt suivant une notification de redressement ne doivent pas pouvoir être délivrés tant que les recours, jusqu’au dernier, ne sont pas épuisés pour le redressé fiscal. Que l’on ne prétende pas qu’en agissant ainsi le risque serait grand que le contribuable s’évade ou se rende insolvable. C’est une fable. Actuellement, le nombre de contribuables ruinés, pour rien, par ces méthodes fiscales de recouvrements indus, sans jugement définitif, est beaucoup plus calamiteux pour la collectivité que les quelques illuminés susceptibles de s’autodétruire pour ne pas payer un redressement qu’ils devraient.
La motivation de ces méthodes staliniennes de mise en recouvrement sans jugement est psychologique. Elles participent au climat de terreur voulu par Bercy et notamment calculé par les Inspecteur Généraux des Finances, qui par cette terreur maintiennent le pouvoir de leur oligarchie. La terreur comme méthode de gouvernement n’est pas une nouveauté. Juste, ce n’est pas la démocratie.
Cordialement. H. Dumas
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A l’occasion du dernier billet sur la “dictature paisible”, un certain fatalisme apparaissait dans les remarques qui me sont parvenues.
En gros: “Oui, d’accord, mais que peut-on faire ? “. Sous-entendu “Rien”.
Ce n’était pas l’idée que j’avais en écrivant ce billet. Au contraire, je crois que tout est possible. Tout est possible à partir du moment où l’on a déterminé la cause du mal. En ce qui me concerne, je crois que la cause du mal c’est : “l’égalité”. Pour être plus précis, l’usage absurde que certains font de ce mot.
C’est pendant la révolution française que les notions de liberté, d’égalité et de fraternité ont vu le jour, au milieu d’autres expressions essayant de définir l’espoir d’un peu plus d’humanité. C’est avec la troisième république, en 1880, que les trois termes associés sont devenus les symboles affichés de notre démocratie. Nous avons largement exporté à travers le monde cette idée d’égalité et, à ce titre, nous sommes responsables de millions de personnes exécutées en son nom.
En fait, depuis toujours les hommes sont à la recherche d’une plus grande justice. La principale injustice, contre laquelle ils luttaient en 1789, était le privilège de la naissance. Le mot“égalité” voulait alors définir la position égale souhaitée pour tous les hommes à la naissance. Vu ainsi, personne ne peut être en désaccord. Mais ce n’est pas l’usage qui en a été fait. L’égalité s’exige aujourd’hui en cours ou en fin de vie. Ici, nous sommes dans la plus grande injustice qui soit. Ainsi, après le parcours d’une vie, tous devraient être égaux, quoiqu’ils aient fait. Rien ne peut être plus injuste.
En image virtuelle, hors contexte économique : Pour être élu à la présidence de la FFT (Fédération Française de Tennis), un candidat s’engage à ce que tous les joueurs de tennis atteignent le niveau de Rafael Nadal. Il est élu. Comme première mesure, il impose que le tennis soit obligatoire jusqu’à l’âge de 20 ans. Il multiplie les professeurs. Il génère des vocations, le tennis touche toutes les couches de la société et devient le référent de l’organisation sociale. Mais, Nadal reste en haut, et les autres peinent à l’égaler. Des frustrations se font jour, les déçus exigent des résultats. Alors, Nadal est sommé de limiter la vitesse de ses services. Puis, de ses coups droits et de ses revers. Ses chaussures sont alourdies par des semelles en plomb. Mais, il reste encore beaucoup plus fort que la majorité, même s’il est rejoint par un petit nombre d’opportunistes. Alors la justice est saisie. Conformément au souhait présidentiel, les arbitres interprètent les coups échangés. Nadal est déclaré perdant sur des points gagnants, par l’arbitrage. Le but est atteint, tous peuvent battre Nadal. Mais, les tennismans français perdent tous leurs matchs à l’international. La plus grande partie de la population se désintéresse complètement de ce jeu. Le tennis dégoute tout le monde, ceux qui s’en foutaient au départ, mais aussi maintenant ceux qui en avaient la passion initialement. Cette histoire parait stupide à tout le monde. Personne n’imagine imposer le tennis à ceux qui n’ont aucun don à ce sujet où qui s’en moquent. Personne n’imagine l’égalité dans cette activité.
Mais tous se voient participant à la compétition économique. Quelle chose étrange de penser que pour jouer au tennis il faudrait certaines qualités, mais que la compétition économique, elle, serait accessible à tous. Ou encore, que les résultats de cette compétition devraient être partagés à égalité entre tous. Que ce partage égalitaire n’aurait pas de conséquence sur la compétitivité des champions. Disons-le clairement, l’égalité des chances au départ est une quête de justice respectable, l’égalité des résultats à l’arrivée est une totale stupidité.
Il reste une constante qui doit être prise en compte, c’est le souhait des hommes vers plus de justice. C’est ce souhait qui est la plupart du temps abusivement utilisé pour arriver au sophisme de l’égalité. Le souhait de justice est respectable, respectons-le. Proposons de modifier notre pensée commune et de l’exprimer par les trois mots suivants: “liberté, justice, fraternité”. C’est peu, mais ça change tout.
Ainsi, ce sera demain : non au compétiteur économique profitant de sa force pour humilier ou exploiter les autres. Mais ce sera : oui à celui qui par ses qualités pourra se hisser au sommet. La traduction dans les faits de ces principes passe par la différenciation entre l’économie et la consommation, entre l’argent nécessaire au développement économique et celui superficiel de la consommation. Cette différenciation est simple à faire, il suffit d’imposer tous les revenus, à l’exclusion totale des sommes réinvesties dans l’économie, donc dans l’entreprise, que ce soit de la part du patronat, des actionnaires ou des salariés à travers la participation.
Tout est possible, ce n’est même pas compliqué, il suffit de le faire. Tout le monde est capable de le comprendre. Devrons-nous affronter le pire pour voir appliquer des choses aussi simples?
Cordialement. H. Dumas
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Je n’ai jamais été en Grèce. Je n’en connais, qu’en partie l’histoire ancienne apprise au lycée, et ce qu’en disent nos journaux aujourd’hui. C’est ce dernier point qui m’intéresse.
Je résume:
– 1° Affirmation, la Grèce est une victime de la fraude fiscale.
– 1°Sous-entendu, pour sortir la Grèce de la crise les fraudeurs doivent être recherchés et sanctionnés. Sans eux, ce pays pèterait le feu.
– 2°Affirmation, les pauvres, victimes de la crise, ne peuvent évidemment pas être soupçonnés de fraude fiscale. Sauvons-les.
– 2° Sous-entendu, la crise touchant tout le monde, il ne peut donc pas y avoir de riches. Les riches restants ne peuvent être que des fraudeurs fiscaux, donc les responsables de la crise.
– 3°Affirmation, les riches doivent payer pour sauver les pauvres, victimes de la crise.
– 3°Sous-entendu, cela ne sera que justice, ce qui leur appartient est en fait aux autres, puisqu’ils n’ont pu l’obtenir que par la fraude fiscale.
Oubliés, d’un côté la corruption politique (socialiste, donc inexistante), l’imprévoyance du plus grand nombre, la responsabilité de ceux qui sont au pouvoir, leurs largesses, ceux qui en profitent, de l’autre le respect dû au travail et au patrimoine conquit par ce travail, la liberté individuelle, la propriété individuelle. Nous entrons dans l’aire de la simplification collective qui précède le pillage. Lui-même précédant l’assassinat. Les besoins sont ciblés, les responsables désignés, l’épuration va pouvoir commencer, “mort aux riches”. A tous les riches, y compris ceux qui étaient ou sont tout simplement “riches d’espoir”.
Ainsi va l’odieuse société des hommes qui porte en son sein la jalousie et la haine, la cupidité et le mensonge, et trouve facilement les frustrés et les sadiques qui se complaisent à torturer et à tuer les boucs émissaires désignés.
Ils verseront des larmes de crocodile, tous… plus tard, après.
Revenons à nos réformes.
Passé le stade obligatoire du recours préalable, le redressement est évidemment toujours là.
Enfin, pense le contribuable, je vais pouvoir défendre mon bon droit devant la justice. Oui mais voilà, il ne sera pas devant la Justice, il sera devant le Tribunal Administratif.
Vous ne connaissez peut-être pas le TA. Alors un conseil, allez-y. C’est public, il n’y a jamais personne, la plupart du temps même pas les justiciables. C’est un monde feutré où seuls évoluent magistrats et avocats (spécialisés). Jusqu’à très récemment il n’y avait pas de plaidoirie, les dossiers ne faisaient l’objet que d’une procédure écrite. En fait, c’est toujours le cas, mais si vous décidez de prendre la parole vous le pourrez, dans l’indifférence générale. Ce que vous direz ne sera ni noté ni repris dans le jugement. Sachez-le, il s’agit d’une procédure écrite. De cette procédure écrite vous ne connaissez pas le principal, c’est-à-dire les conclusions du Commissaire du Gouvernement, votre ennemi, celui qui représente l’Etat, donc l’administration avec qui vous êtes en conflit. Ici aussi, depuis peu, vous pourrez connaître sa conviction trois ou quatre jours avant l’audience, mais toujours pas ses arguments. Ceux-là, vous ne les connaitrez qu’à l’audience. Vos réponses, si vous avez le reflexe d’en avoir, ne seront pas prises en compte (procédure écrite).
Avec l’appel, comptez cinq ans pour voir, in fine, votre redressement confirmé par la “justice” administrative. Il n’y a pas d’exception.
Le Tribunal Administratif, spécialité française, n’est qu’un prolongement du guichet administratif. Il n’a pas plus de chance de rendre la justice que les Tribunaux coraniques, militaires ou dogmatiques de tout poil.
Le Tribunal Administratif n’a aucune liberté, d’ailleurs il ne la revendique pas. Peut-être est-il un peu “tout fou” lorsqu’il s’agit de conflits financiers entre l’Etat et l’un de ses employés fonctionnaire. Il peut alors se montrer frondeur et, par esprit de corps, donner raison au fonctionnaire, mais c’est tout. Le Tribunal Administratif n’est pas un lieu où l’on rend la justice, c’est un lieu où l’on confirme la doctrine de l’administration.
Ce Tribunal, au fil du temps, si vous avez la constance d’y revenir régulièrement, vous surprendra pas son incroyable capacité à tordre le vocabulaire et la logique pour les soumettre à l’incohérence administrative.
A la décharge de ce Tribunal, il faut admettre que rendre la loi à partir d’une règlementation totalement irrationnelle ne doit pas être facile, surtout lorsque vous avez une obligation de résultat qui doit toujours donner raison à l’administration.
Bref, le Tribunal Administratif est le summum de la mauvaise foi administrative, sa caution et son Himalaya.
4ème Réforme proposée:
La suppression du Tribunal Administratif, totalement ce serait bien mais c’est un rêve, au moins en ce qui concerne les conflits fiscaux.
Les conflits fiscaux doivent être du ressort de la justice civile, des Tribunaux de Grande Instance. Ce serait la moindre des choses. Dans le conflit comptable qui oppose contribuables et services fiscaux l’arbitrage ne peut pas être confié à l’une des parties. Je suis sûr que le fisc refuserait de soumettre ces conflits à un tribunal composé essentiellement de contribuables, tel par exemple qu’un Tribunal de Commerce. Le fisc aurait raison. Chacun sait que l’on ne peut pas être juge et partie. Le Tribunal Administratif n’est pas la justice, c’est la plus haute instance de l’administration de l’Etat sur le terrain. N’en déplaise aux juges des Tribunaux Administratifs, qui miment à grand peine l’indépendance à longueur d’audience.
Cordialement. H. Dumas
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Le gouvernement annonce une répression accentuée de la “fraude fiscale”, plus particulièrement une condamnation renforcée du “récidiviste”. Je regrette que ce blog n’ait pas la diffusion suffisante pour que tous ceux qui ont eu ou qui ont aujourd’hui à affronter la douleur dans leur chair de la folie des contrôles fiscaux puissent y faire connaître leur révulsion à cette annonce indigne.
C’est une véritable envie de vomir qui me prend à l’écoute de l’extrait de l’interview sur BFM de “la Pécresse” que vous pouvez voir avec le lien suivant: link
N’importe quel lecteur objectif de ce blog peut constater, preuves à l’appui, l’arbitraire total des contrôles fiscaux. Tous ceux qui gagnent leur vie installés à leur compte, qui de ce fait créent les richesses dont profitent les autres, savent que l’impôt qui les harcelle ne tient pas compte de la pénibilité de leurs revenus, ne respecte pas les risques qu’ils prennent. L’Etat proxénète prend sa commission dès qu’ils gagnent un peu d’argent, puis s’inscrit aux abonnés absents quand ils auraient besoin d’aide lors de retours de conjoncture inévitables. Pour eux, la solidarité n’existe pas.
Mais il y a pire. La répression fiscale ne leur accorde pas les droits élémentaires dus à un être humain. Elle fonctionne réellement de façon stalinienne. La récidive doit se lire comme elle était lue par le KGB. Cette propagande, destinée à cacher la gabegie dont sont responsables ceux-là même qui initient la propagande, est objectivement indigne. Elle devrait placer la France sur la liste des états voyous. Il faudra bien qu’un jour ceux-là soient jugés, que la justice et la liberté reprennent leurs droits. Dans le cas contraire ce pays sera appelé à d’immenses souffrances.
Revenons à nos grandes réformes
Après que le contrôleur du fisc soit venu chez vous, en ayant probablement vicieusement escamoté le débat oral, quatre vingt dix neuf fois sur cent une notification de redressement va suivre. Dans cette notification il y aura entre 100 et 50% de mensonge, au minimum. Place donc au contentieux.
Dans le fond, cette notification qui vous frappe c’est, en quelque sorte, une accusation. A travers cette notification, le fisc prétend que vous avez triché. En règle générale, celui qui accuse doit apporter la preuve de son accusation. C’est un minimum accepté par tous les systèmes répressifs en démocratie. C’est la base des droits de l’homme : nul ne peut être accusé sans preuve.
Pour le fisc, ce n’est pas ainsi qu’il l’entend. Pour lui vous êtes présumé fraudeur. Il vous accuse et vous devez lui dire, à lui et à lui seul, ce que vous en pensez. Il se réserve le droit de peaufiner son accusation, pour le cas vous pourriez faire une démonstration trop voyante de l’inanité de ses prétentions.
Donc, pas question pour vous de saisir la justice pour faire valoir votre bon droit. Vous devez au préalable, et sous peine dans le cas contraire de voir votre saisie de la justice déclarée nulle, déposer un recours devant le supérieur hiérarchique de votre contrôleur. C’est très fort.
Mais ce n’est pas tout. Dès que la notification est établie, les sommes qu’elle prétend vous soutirer sont exigibles. C’est-à-dire qu’avant même que vous puissiez imaginer exposer devant un juge la façon dont vous avez été traité et la folie des sommes qui vous sont réclamées, vous devez payer. Grand seigneur, en cas de contentieux le fisc se contentera de 10% des sommes qu’il réclame ou de garanties égales à ces sommes. Nul n’ignore que des garanties correspondent à une immobilisation de biens qui immanquablement vont faire défaut à votre surface économique, donc à votre trésorerie, donc à votre activité. Pour rajouter à l’indicible, il faut savoir qu’à ce stade de la procédure, et alors que sa créance est loin d’être certaine, le fisc peut prendre à sa discrétion toutes garanties, sans avoir à demander l’autorisation de le faire à quelque juge que ce soit.
Et ce sont ces gens, qui ne respectent en aucune manière vos droits élémentaires, qui se réservent, en plus, le droit de vous déclarer récidivistes !!!
3ème Réforme proposée
Si elles sont contestées, le contrôleur du fisc devrait apporter la preuve des accusations qu’il avance devant un arbitre impartial, devant la justice. Jusque là le contribuable devrait être présumé innocent. C’est la moindre des choses.
Pour cela il suffirait:
– Que la saisine de la justice soit directe, sans passer par le recours préalable, dont l’objectif n’est pas la garantie du contribuable, mais bien la couverture par la hiérarchie des errements potentiels du contrôleur, une part de son impunité.
– Qu’il ne puisse être exigé aucune somme de la part du contribuable avant que la créance ait été jugée vraie et exigible en dernier ressort.
Ces troisièmes mesures, comme les précédentes et comme celles qui vont suivre, ne sont que l’expression des droits de tout accusé, même en cas de crime de sang. Comment peut-on admettre qu’un contribuable soit moins bien traité qu’un assassin ? D’où vient cette dérive ? Que se passe-t-il dans la tête de d’hommes politiques en campagne électorale qui parlent d’empirer cette situation au lieu d’y remédier ?
Nous revenons au principe du bouc-émissaire, de la folie collective, du meurtre de masse. Lorsque l’on est celui qui est visé, c’est proprement effrayant.
Cordialement. H. Dumas
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Dans son dernier ouvrage “Limonov”, prix Renaudot 2011, Emmanuel Carrère met dans la bouche de Soljenitsyne en 1974, parlant de l’institution des auteurs russes dont il vient d’être exclu: ” …ce champs n’est pas le bon puisqu’on y consent à ne pas dire la vérité capitale, celle qui saute aux yeux sans qu’il soit besoin de littérature…” Emmanuel Carrère précise alors : ” Cette vérité capitale, c’est bien sûr le Goulag. C’est aussi que le Goulag existe avant Staline et après lui, qu’il n’est pas une maladie du système soviétique mais son essence et même sa finalité.”
Il suffit de remplacer “Goulag” par “oppression fiscale” pour transférer cette analyse particulièrement lucide à notre pays.
Oui, l’oppression fiscale est l’essence de notre système, sa finalité. Certes, la souffrance peut paraître plus légère que celle procurée par le Goulag, mais rien n’est moins sûr. L’impression de destruction est une torture psychologique à relativiser en fonction de la violence de la société où elle s’exprime. La misère entraine la mort aussi surement que la captivité. La souffrance est moins violente, mais plus longue.
Le reportage “Une pieuvre nommée Bercy”, diffusé il y a quelques jours sur France 5, permet de comprendre comment, au sommet, fonctionne notre démocratie, sans frein pour les dépenses, donc sans limite pour les recettes. L’ensemble fait d’intrigues de pouvoir et non de services ou d’objectifs comptables. Une gabegie financière achète le pouvoir dans les urnes, rien ne peut l’arrêter, surtout pas Bercy dont les patrons, les Inspecteurs Généraux des Finances, sont des deux côtés du processus, en bande organisée.
Dictature physique en URSS, dictature fiscale en France, le monde est très largement soumis à toutes sortes de dictatures. Cela mérite une explication, voici la mienne : L’homme, particule de l’infini, a besoin d’un espace fini pour avoir l’impression d’être. Inévitablement, cet espace est réducteur. Il lui est moralement plus confortable de le subir que d’en être l’auteur. Les dictateurs de tout poil ont de beaux jours devant eux. La servitude qu’ils procurent est souhaitée du plus grand nombre, qui échappe grâce à elle au vertige et à la réalité de l’infini. Seule consolation pour les libertaires, le dictateur est lui-même enfermé dans la cage où il enferme les autres.
Si la dictature est relativement facile à comprendre, il est plus difficile de s’en protéger, hors la fuite. Car, en descendant vers le bas, vers l’accomplissement des tâches journalières, tous ferment les yeux. Les petites mains sont libres, les kapos se soutiennent, chacun pensant qu’en étant du bon côté il ne peut rien lui arriver. La négation est le prix à payer pour un espace délimité et apparemment protecteur. Les mensonges liés à cette fausse protection ne seront, comme en URSS, jamais avoués. Seule la faillite apportera le changement.
Travaux pratiques.
A l’occasion de deux contrôles fiscaux, j’ai filmé d’abord l’inspecteur Martino puis les inspecteurs Giugleur et Garcia, venus chez moi. Lors de ces contrôles, ils se sont montrés particulièrement partiaux, menaçants, et ont utilisé leur assermentation pour inventer de toutes pièces une “opposition à contrôle fiscal” de ma part. La conséquence étant l’exigibilité immédiate des sommes réclamées par les contrôleurs augmentées d’une pénalité de 100% !!!!
Ce sommet du harcèlement, dont je suis l’objet comme nous tous, m’a amené à créer ce blog. Evidemment, les inspecteurs ont demandé à être protégés de cette exposition publique de leurs exactions. La dictature fiscale se doit d’être opaque. Ici, comme en URSS, la vérité n’a pas sa place. Donc, la machine s’est mise en route. Sans succès au départ.
Un cabinet d’avocat, particulièrement réputé sur la place de Paris, composé d’une foultitude d’avocats et de collaborateurs aux honoraires je suppose rondelets, a été mis au service des agents, contre moi et mon petit blog. Depuis deux ans, il ne me quitte pas.
Je vous ai déjà rapporté la première passe d’armes. Il s’agissait de faire pression sur l’hébergeur et d’exiger de lui la fermeture du blog. Effectivement, il a du fermer le blog. Mais j’ai pu, sans difficulté et sans perdre ni l’adresse ni le contenu, le rouvrir sous une autre forme. Voir TENTATIVE DE MUSELLEMENT, REPONSE A LA MENACE D’INTERDICTION D’EXPRESSION
Alors, conformément à leur fonctionnement habituel, les services fiscaux et leur “grand” avocat, ont décidé d’instrumentaliser la justice. Cela va se faire en plusieurs étapes.
1° étape, déjà réalisée pour partie
A partir de l’idée fumeuse du droit à l’image, ils ont obtenu, en première instance, que les films des contrôles fiscaux soient retirés du blog. Nous verrons en appel.
2° étape, en cours
L’inspecteur Martino a déposé une plainte en diffamation link. C’est quand même gonflé, les juges vont devoir avaler leur dignité pour le suivre. De mon côté, j’ai déposé plainte contre luilink.
Les Inspecteurs Giugleur et Garcia ont aussi déposé une plainte en diffamation link .
C’est encore plus gonflé. Là aussi j’ai déposé de mon côté une plainte contre eux link.
L’objectif de Bercy, du SNUI, est de mettre ce blog sous pression, de le menacer de lourds dommages et intérêts et amendes qui le fermeraient sans avoir l’air d’une censure.
La justice risque de suivre, ce sera alors la preuve que l’oppression fiscale est“l’essence du système, même sa finalité”.
Si j’avais à l’aune de mon expérience à définir l’économie, je dirais qu’elle se divise en trois secteurs: l’industrie, la distribution et l’immobilier.
L’industrie est à la base de tout. Elle est dans mon esprit l’acte créateur initial. Aussi bien celui qui crée une tonne de blé que celui qui aboutit à l’Ipad. Elle est la mère nourricière de l’économie des hommes.
La distribution, c’est une évidence, sert à procurer au plus grand nombre les produits de l’industrie.
L’immobilier est le terminus des gains des deux premières activités, qu’il soit à usage professionnel ou personnel.
Ces trois secteurs sont interconnectés et indissociables. Tout les trois, pour fonctionner à leur meilleur niveau ont besoin de deux choses: la liberté et les finances. Ce sont justement les deux choses que leur contestent ceux qui prétendent s’affranchir du poids de l’économie ou la maîtriser à leur seul avantage.
Eux qui n’accordent à l’argent que l’idée des possibilités de consommation qu’il pourrait leur offrir, qui lui réfutent sa réalité d’outil vital, essentiel, indispensable à l’organisation de l’économie.
Eux à qui la liberté fait peur car ils craignent d’être asservis, alors qu’en la refusant à l’économie ils la tuent et génèrent une misère qui sera largement plus privative de liberté pour eux.
Je trouve cette attitude tellement stupide et ordinaire… mais ce n’est pas l’objet de ce billet. Je voulais ici parler du financement. Rien ne peut s’entreprendre sans lui.
Il peut être issu d’une économie classique réalisée sur les gains passés pour financer les outils des gains à venir. Mais il peut aussi être le fruit d’un partenariat associant celui qui possède les finances à celui qui a été capable de le convaincre qu’il est, lui, en possession de l’outil qui produira un gain suffisant pour être équitablement partagé entre eux deux.
Dans le premier cas, l’entrepreneur prend le risque et le résultat du risque. Dans le deuxième cas il partage ces deux termes. Ainsi nait le banquier, partageur de risques et de gains.
C’est un homme honni aujourd’hui, mis dans le même bain de détestation que la liberté économique, il serait le grand responsable de nos misères. Chez le banquier, c’est plus particulièrement le trader qui est visé par cette haine populaire, cet être infâme qui s’enrichirait sur le dos du travail des autres.
Me voilà au cœur de mon billet, c’est de cela que je voulais vous parler.
Issu de l’immobilier, j’ignore tout de la banque et des traders. Je les sais en compétition de territoire avec moi. Les finances qui vont au début du processus économique, à l’industrie, ne vont pas à la fin, à l’immobilier, et réciproquement. Le trader ne m’était pas sympathique, puisqu’il est pour moi le concurrent dans la course aux financements.
Puis, j’ai rencontré Charles DEREEPER, par hasard et uniquement par billets interposés. Il m’a donné de l’espace dans son blog “Objectif Eco”. J’ai donc lu et je lis Objectif Eco. Techniquement, je ne comprends pas un dixième de ce que je lis. Mais, ma vision a complètement changé.
Ce blog a une ouverture d’esprit hors du commun. Il est composé de garçons (là c’est mon côté grand-père qui émerge), disons plutôt d’hommes jeunes, dont l’enthousiasme et le goût du risque sont évidents. Certes, il pourrait leur être reproché d’être animés par le seul appât du gain. Ce n’est même pas vrai. Ils sont, le nez dans le guidon, pris par leur passion du risque. Ce risque sans lequel l’homme n’est pas un homme, car il serait resté à quatre pattes, au ras du sol.
Ils essaient, la plupart du temps avec lucidité, de maîtriser le risque tout en ayant conscience que ce n’est pas possible, du moins en totalité.
Cette capacité à risquer est l’acte créateur de l’économie. Ils le possèdent au plus haut point. Et, si l’on accepte sur ce blog “Objectif Eco” (link) de continuer à lire ce que l’on ne comprend pas, on découvre que derrière cette technicité, que je ne juge pas, il y a une vraie humanité, profonde.
Est-ce si étrange ? Non, il faut que nous soyons terriblement conditionnés pour en être arrivés à penser que ceux qui partagent le risque économique, banquiers et traders, seraient nuisibles, alors qu’ils sont indispensables.
Pourquoi se laisse-t-on abuser par ces délations dont le fond de commerce n’est pas la réalité de la vie économique, mais le vertige et l’incompréhension de l’échelle des sommes en jeu ?
Que les traders qui s’expriment sur Objectif Eco acceptent mes excuses pour avoir, sans les connaître, aboyés (faiblement) contre eux avec les loups. Aujourd’hui, je pense que, comme les “contrôlés fiscaux” dans un autre registre, ils sont des boucs-émissaires.
Mais ils ont un avantage. A la place où ils sont, c’est à eux qu’appartiendra, en partage avec les opérateurs industriels, l’avenir économique de ce pays. Patience et courage, c’est ce que leur conseille l’homme âgé que je suis. La finance et l’économie sont indissociables, la société ne peut se passer ni de l’une ni de l’autre et ne peut pas non plus les asservir durablement, quoiqu’elle puisse en penser momentanément.
Cordialement. H. Dumas.
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Un ami me fait parvenir l’encart ci-dessous, paru dans “Challenges”.
La Cour des Comptes “épingle” Bercy. En ce qui me concerne, lorsque je suis “épinglé” sur la route c’est rarement pour excès de lenteur, les gendarmes ne m’intiment jamais l’ordre d’aller plus vite. Habitué à ce schéma, ce petit encart dans la presse m’a tout d’abord rempli d’allégresse. J’ai imaginé Bercy sommé par La Cour de lever le pied, de moins emmerder les français, d’avoir une obligation de justice et de transparence. Puis je me suis dit : je rêve. Et si c’est le contraire qui se passait ? Si La Cour reprochait à Bercy de ne pas en faire assez. Depuis je suis morose. J’attends.
Revenons à nos grandes réformes.
Donc, passée l’annonce opaque de la vérification, le ou les contrôleurs débarquent chez vous, tout sourire évidemment. Ils vont rester quelques mois. Ils vont faire semblant de comprendre et d’analyser votre comptabilité et votre métier. En réalité, n’oublions pas qu’ils savent pourquoi ils viennent et pas vous.
Je vais prendre un exemple récent. J’étais, cette semaine, au Tribunal Administratif de Montpellier. L’affaire qui me précédait faisait état d’un conflit entre le fisc et un glacier. Le fisc prétendait initialement qu’il peut être fait 18 boules dans un litre de glace, le glacier disait lui n’en faire que dix. Le fisc avait baissé ses prétentions à 14 boules, le glacier restait arc-bouté sur dix.
Je suppose que le fisc n’est pas allé chez ce glacier pour compter les boules. Il est venu car il trouvait sans doute le chiffre d’affaires déclaré par cet entrepreneur insuffisant, il trouvait que son prélèvement sur les activités de cet homme pouvait être augmenté. Le fisc a donc reconstitué le CA en partant du nombre de boules (à 20% prés, quand même). La discussion arrive devant le Tribunal Administratif. Le Président ne peut retenir un fou rire. C’est n’importe quoi. Très sérieusement, le Commissaire du Gouvernement se met, en plein tribunal, à évoquer savamment le nombre de boules qui peuvent être faites dans un litre de glace. Où va-t-on ? Pourquoi cette scène surréaliste ?
Les inspecteurs du fisc sont assermentés, pas vous. Il leur suffit d’organiser une histoire, relativement crédible, elle sera “la vérité” du fait de leur assermentation. Ainsi, ils inventent, sans avoir besoin d’en rapporter la preuve, une autre façon de travailler que la vôtre, qui pourrait, disent-ils, générer un chiffre d’affaires plus important. Et voilà… vous êtes pris la main dans le sac. Enfin, de leur point de vue.
Mais, le Tribunal est tenu par leur point de vue, puisqu’ils sont assermentés. Vous l’avez compris, tout va tourner au tour de la preuve. La preuve de ce que le fisc avance qui découle uniquement de ses dires, la preuve de ce que vous avancez qui malheureusement n’est pas liée à vos seules affirmations, qui doit être vérifiable et vérifiée.
Or, dans l’état actuel des contrôles fiscaux, tout est fait pour que vous ne puissiez pas rapporter les preuves nécessaires à votre défense. Les contrôleurs vous dissimulent le plus longtemps possible la façon dont ils vont structurer leur redressement. Lorsqu’ils finissent par en parler avec vous à l’occasion du débat oral, vous vous défendez mais il ne reste rien, aucune trace, de vos explications. Cette situation déséquilibre totalement les rapports entre les parties. Rappelons qu’il est question de problèmes comptables dans lesquels “l’intime conviction” n’a rien à faire.
J’aurais pu prendre, pour illustrer la faculté de mensonge des contrôleurs fiscaux, leurs affirmations mensongères à l’occasion des deux oppositions à contrôle dont ils m’ont accusé. J’ai filmé ces deux situations mensongères. C’est bien pourquoi Bercy a engagé un des plus gros cabinets d’avocat parisien pour que vous ne puissiez plus voir ces films sur mon blog, pour que la trace de leurs mensonges disparaisse. La justice, en première instance, a accédé à cette demande. Je pense, objectivement, qu’il n’en sera pas de même en appel, les attendus du premier jugement manquant complètement de tenue.
2° Réforme proposée
Ce déséquilibre entre les parties dans la confection de la preuve est extrêmement choquant et totalement contraire aux valeurs d’une démocratie.
Pour éviter cela, il suffirait:
– Que les inspecteurs ne soient pas assermentés. Ils n’ont aucune raison de l’être. Une multiplication ou une addition ne sont pas justes parce que celui qui donne le résultat est assermenté, n’est-ce pas ? Or il ne s’agit que de cela en matière de comptabilité fiscale, d’opérations mathématiques.
– Que tout échange verbal avec les contrôleurs soit filmé. Là encore, dans un débat oral, en démocratie, il n’est pas possible d’avoir raison par le seul fait que l’on est assermenté. Celui qui a raison est celui qui a développé les bons arguments, pas celui qui a la force avec lui. Encore faut-il que, à valeur d’écoute égale, les arguments développés par chacun puissent ensuite être connus du juge, s’il doit in fine juger. Seul le film apporte cette garantie.
N’oublions pas que nous parlons d’impôt, pas de racket. La justice et la loi doivent être scrupuleusement recherchées, il y va de la santé économique de nos entreprises, donc de notre pays.
Cordialement. H. Dumas.
Partager la publication "SIX GRANDES REFORMES URGENTES: 2° réforme"
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