Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Ils exigent le droit de piller

Libération le 13/12/2014 nous fait savoir que, écharpes tricolores en bandoulière, les élus de Seine Saint Denis sont si surs de leur bon droit à dépenser sans compter, à assister sans contrepartie, qu’ils sont scandalisés que leur soit un tant soi peu coupé le robinet. Pour bien nous faire comprendre leur position, ils défilent.

A quoi pensent-ils lorsqu’ils engagent leurs électeurs à marcher sur l’Assemblée Nationale ? Quel est le message ?

Ils font savoir ouvertement qu’ils ne sauraient dépenser moins. Ils engagent ceux qui profitent – ou croient profiter – de leurs dépenses à s’exprimer à travers une manifestation de rue.

Le message est clair : “Peu nous importe tout, ce que nous voulons c’est continuer à dépenser sans restriction d’aucune sorte. Nous sommes dans la rue, prêts à l’usage de la force, pour continuer à obtenir le budget de nos dépenses.”

Donc nous y sommes. Si par une démonstration de force, dans la rue, une société exige les sommes dont elle considère qu’elle a besoin, dont elle pense devoir être bénéficiaire de la part des autres, c’est qu’elle n’envisage en aucune manière de gagner ces sommes autrement que par la dotation.

Je veux dire qu’à aucun moment ces élus et leurs électeurs ne se posent la question de savoir comment ils pourraient gagner par eux-mêmes l’argent dont ils prétendent avoir besoin.

Nous y arrivons : ils exigent que soient prises à d’autres les sommes dont ils affirment avoir besoin, sans restriction.

Convenons que ce genre de disposition ne peut avoir qu’une conclusion : le pillage.

Les élus de Seine Saint Denis ne pensent pas différemment des autres, leur différence tient au fait qu’ils ont, peut-être, des troupes plus aptes à défiler.

Aujourd’hui, une partie non négligeable de la France est prête à se lever, à employer la force, pour ne pas voir ses dépenses amputées du moindre centime.

Ils sont à des années lumières de la réalité économique, ils sont socialistes. Le socialisme est le vers qui ronge le lien social.

A l’inverse du libéralisme qui respecte l’homme, sa liberté et l’économie, le socialisme, sous couvert d’égalité, donne à croire aux plus naïfs qu’il serait en mesure de gérer de façon homogène et égalitaire les revenus et les dépenses des hommes et de leur société.

Evidemment il échoue. Alors il laisse supposer que par la force il réalisera cette harmonie économique à laquelle la vie ordinaire, de bon sens, ne permet pas d’accéder.

C’est là que le socialiste, rarement violent, plus charitable que méchant, fait le lit du National Socialisme, dont chacun connait la terrible part d’ombre.

Nous tournons en rond et revenons toujours au même point : la pauvreté est révoltante. Pour autant, est-il possible de la résorber autrement que par un accroissement général des richesses, qui lui-même entraine une augmentation des écarts entre richesse et pauvreté ?

Cette question est prégnante. Au préalable, évacuons de la problématique toute intrusion de la force, de la contrainte, que nous reprochons justement au socialisme.

Dans un système libéral réel, où la force est proscrite, où l’économe est totalement libre, où la concurrence est présente, il est impossible d’éradiquer la pauvreté, cela doit être admis.

Mais, dans ce même système, l’équilibre naturel des intérêts individuels doit atténuer l’extrême pauvreté, du fait de sa négativité. L’extrême pauvreté est nuisible à un système libéral, il ne peut donc pas la tolérer. Par contre, il peut effectivement s’accommoder d’un écart important des richesses, d’une échelle dont la valeur minimale peut être frustrante pour ceux qui ont à la vivre.

C’est ici que le socialisme prend sa source.

Mais hélas, petit filet d’aigreur initial, il va devenir un large fleuve d’exigences qui emportera le lien social, la liberté individuelle, l’économie naturelle, au profit de promesses égalitaires qu’il ne pourra pas satisfaire.

Au départ, le socialisme n’est qu’une contrainte que le libéralisme peut absorber jusqu’à un certain point. Certes, cette absorption a un coût et assez rapidement ce coût va diminuer les performances du libéralisme. Alors, la contrainte ne suffira plus pour satisfaire les besoins socialistes.

D’où le défilé des élus et électeurs de la Seine Saint Denis, leur exigence du socialisme, l’appel solennel à sa continuation quel qu’en soit le prix à payer pour les autres. Les autres étant les libéraux traités, au passage et péjorativement, de capitalistes.

Le pillage n’est plus loin.

Le socialisme va muter. Il va devenir national-socialisme. Ses valeurs seront toujours l’égalité, mais accompagnées d’un repli nationaliste et surtout d’un emploi sans complexe de la force. Le pillage va pouvoir commencer.

Les riches devront casquer, qui va s’y opposer ? Qui, après des décennies de propagande socialiste, se rappelle que le riche est indispensable à la société, que la liberté est indispensable à l’économe, que la pauvreté n’est pas une tare, que seul son seuil mortel est inacceptable, que l’argent n’est pas une fin en soi, qu’il n’est qu’un outil économique ? Personne.

Là est le drame. Personne n’est capable aujourd’hui d’empêcher le national-socialisme, sous sa nouvelle appellation de Front National, de s’installer dans le lit intellectuel que lui a façonné le socialisme.

Avec lui la violence va envahir notre société, le lien social est d’ores et déjà rompu, la jalousie et la haine de l’autre sont à la une de tous les journaux.

Cette violence va décupler l’injustice. Face à la force le faible est bien plus démuni qu’il ne l’est face à la simple pauvreté. Tous s’en mordront les doigts, mais le chemin sera long pour retrouver la liberté et la justice.

Le mirage de l’égalité se paie cash, le désert de la vie sans la liberté individuelle est bien pire que la contrainte, qui n’est que psychologique, des écarts de richesse dans l’oasis du libéralisme,

Bien cordialement. H. Dumas

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LE PÈRE NOEL EST UNE ORDURE!

 

La nouvelle est tombée cet après-midi sur nos téléscripteurs : la société Merry Christmas Corp. a été placée sous contrôle judiciaire après que son dirigeant, Nicolas Noël, dit « Petit Papa », a été arrêté et écroué pour les nombreuses activités frauduleuses auxquelles se livrait sa société.

Cela n’avait en effet que trop duré puisque les scandaleuses opérations duraient depuis maintenant plusieurs centaines d’années et avaient provoqué des dégâts considérables. Les chefs d’inculpation sont multiples. On se remémore en effet que Merry Christmas Corp. était mouillée dans des affaires sordides d’exploitations de lutins sur des horaires plus qu’étendus, de la concurrence déloyale, des maltraitances à animaux, et j’en passe.

Ces lutins, sous-payés ou carrément pas du tout, devaient fabriquer des jouets pour des millions de consommateurs dans le monde. L’inspection du travail avait remis en janvier dernier un rapport accablant sur la société : lors de leurs perquisitions, les inspecteurs du travail avaient surpris les lutins, travaillant non-stop sur des jouets de toute nature, dans un environnement clos et au contact de produits chimiques dangereux ; aucune trace de salaires versés n’a pu être fournie par le dirigeant, ni la preuve qu’une cotisation d’une quelconque nature avait été versée à l’URSSaf. Les inspecteurs du travail n’ont pas non plus trouvé d’information concernant la moindre couverture sociale. L’absence de papiers en règle pour les lutins a permis d’aboutir à la conclusion évidente qu’ils étaient bien sous l’emprise d’un esclavagiste bedonnant et cynique les ayant dépouillés de leur passeport et les faisant travailler pour compenser leur logis et leur couvert.

Les inspecteurs ont aussi été alertés à de nombreuses reprises par la CGT et FO pour non respect de l’obligation d’un Comité d’Entreprise, l’absence de droits de syndicalisation des lutins étant foulés aux pieds sous le prétexte scandaleux que les lutins ne sont pas des êtres humains. D’autre part, la HALDE a été saisie à de multiples reprises pour discrimination outrancière : il semble qu’en effet, aucune lutine n’était embauchée dans les ateliers de Merry Christmas Corp. Ne respectant ainsi ni la mixité sociale, ni même la plus élémentaire présence de lutins handicapés pour atteindre les quotas fixés par les autorités, la société a, pendant de trop nombreuses années, bafoué les règles égalitaires de ce pays !

En outre, Nicolas Noël semblait marquer un point d’honneur à entrer en conflit avec toutes les lois sanitaires du pays. Comme les inspecteurs et la médecine du travail le rappellent, depuis les lois Manger-Bouger entrées en vigueur avec Grollande 1er, il estinterdit de manger trop gras, trop salé, trop sucré et de ne pas faire d’exercice ; or, les prises de sang et les analyses d’urine du prévenu montrent qu’il abusait manifestement de tout, deux fois, avec beaucoup de sauce. Son alcoolémie fait l’objet d’analyses plus poussées par la faculté de médecine qui a ici un cas clinique unique. Son indice de masse corporelle, sans rapport même lointain avec les préconisations en vigueur dans notre beau pays, amènent les docteurs qui ont examiné son cas à songer sérieusement à un enregistrement pour le Guiness Book.

Il y a, malheureusement, encore plus grave : lors de son intervention, la police a constaté qu’une étable, attenante au swet-shops de l’esclavagiste, contenait six rennes en bien piteux état ; interrogé à leur sujet, Nicolas Noël a avoué ne leur faire prendre l’air qu’une fois par an, pendant la nuit la plus longue et la plus froide de décembre – probablement pour ne pas alerter les voisins – et leur faire subir une vitesse abominable lui permettant la visite de millions de points de chute pendant 24 heures, sans pause ! Il s’est expliqué de la maigreur de ces pauvres animaux en arguant du fait que le traîneau auxquels ils sont attelés doit pouvoir voler (d’où la recherche d’un poids le plus faible possible). Le cynisme de l’individu, au surplus pondéral évident, a dégoûté une partie des enquêteurs.

Noel

Mais la chute de Merry Christmas Corp. sera en réalité due directement à l’action en justice de Chronopost, concurrent direct de la société, pour concurrence déloyale. Il est en effet apparu que l’ensemble du staff de la société devait être dopé pour arriver aux performances hallucinantes observées par le management de Chronopost. La société française a ainsi noté qu’en 24H, Merry Christmas Corp. distribue des millions de colis partout dans le monde, avec un taux d’erreur frisant le 0, et ce quelles que soient les conditions de trafic ou météo. Le dépôt de plainte aura permis, grâce a un jugement en référé favorable à la compagnie française et à la mobilisation politique du pays, déclenchée par un Montebourg remonté comme un coucou, d’arrêter les activités néfastes de la société renégate privée (et évidemment pas française).

À partir de 2013, ce sera donc la société toute fraîchement renationalisée « Chronopost » qui, le 24 décembre, se chargera de distribuer l’ensemble des cadeaux aux enfants, avec la précision qu’on lui connaît. Justice est rendue !

Bonne nuit les petits !

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CERTAIN DE LEUR IMPUNITÉ, RIEN N’ARRÊTE LES AGENTS DU FISC.

 

Les 2 premières ligne de cette article sont censurées: Jugement du Tribunal Correctionnel de Paris.
…Ce redressement, que j’ai toujours  contesté, est issu du redressement de mon ex société La Locomotive.
Après une bataille juridique de 20 ans contre le fisc, en dernière instance, ma société a été condamnée en décembre 2012  à 50% du redressement initiale de 1997.
Une paille !
Vous devez comprendre que si l’on nous avait réclamé cette somme en 1997, nous l’aurions payé, rubis sur l’ongle.
Le Fisc jusqu’à cette date, 2012, est resté droit dans ses bottes et a conduit ma société à la liquidation pure et simple en exigeant les 100%.
Je vous fais grâce du monceau inimaginable de saisies, de cautions  etc…que nous avons subies pendant 20 ans.
Donc en 2014, ruiné par Bercy, ma famille et moi n’avons plus que ma retraite pour survivre.

Ce doit être encore trop pour cette charmante Madame Anne Beot, bien au chaud dans son bureau.
Est-elle en retard pour  son quota ?
Est-elle en retard sur C.A exigé par sa hiérarchie ?
Cherche-t- elle à montrer  son « efficacité » pour obtenir une promotion ?
Toujours est-il qu’elle me bombarde d’ATD à ma caisse de retraite.

Elle me réveille de ma léthargie dépressive consécutive à ma ruine financière et sociale, en voulant m’envoyer grossir les rangs des Restaurants du Cœur, et avec l’aide d’Henri Dumas, je décide de demander réparation à Bercy pour m’avoir ruiné “cadeau”, en « demandant » jusqu’à ma liquidation 100% de leur fameux redressement initial. D’où celle-ci.
CQFD.
Je fais donc un recours préalable en vue d’être indemnisé de la perte de mon entreprise.
Normal, non ?
Vous me suivez ?
Je sais, c’est compliqué, pourtant j’essaye de simplifier à l’extrême mon récit pour ne pas vous perdre dans 20 années de combat et de stress.

 

Ici 17 lignes censurées par jugement du Tribunal Correctionnel de Paris.

Vive notre beau pays.

Emmanuel Bolling

 

Pour votre éducation fiscale, je vous invite à lire « Contrôle Fiscal, le piège » et le chapitre « victimes fiscales »du livre « Les profiteurs de l’Etat » Les deux sont de Bernard Zimmern, fondateur et ex-président de l’Ifrap.
Attention, c’est flippant, mais vous saurez, réellement, ce qui vous attend…
On vous aura prévenu !

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Le goulag fiscal : enfin on en parle

Félicitons Jean NOUAILHAC pour son courage. Dans “le point.fr” il signe un papier intitulé “Fisc : salauds de contribuables”, il termine son ouvrage par l’idée que la France est devenue un “camp de concentration fiscal”.

En ce qui me concerne, je préfère l’idée d’un “goulag fiscal”, mais bon.

Les auteurs de ce blog et la plus grande partie de ceux qui le lisent sont actuellement prisonniers de ce goulag. Nous savons donc de quoi nous parlons et sommes prêts à tuyauter M. Nouailhac, bien au-delà du simple questionnement intellectuel.

Commençons par le début

Pour qu’il existe un goulag ou des camps de concentration il faut certaines conditions.

-1°- Une société dogmatique répressive

-2°- Une propagande définissant, sans le définir vraiment, l’interdit qui va justifier la répression.

-3°- une police et une justice soumises ou convaincues, dites staliniennes, qui organisent la répression sans tenir compte des droits des accusés.

Une fois ces conditions remplies, le reste se met en place tout seul.

Un groupe s’empare du pouvoir, en partage les fruits. La population, convaincue par la propagande et anesthésiée par cette particularité humaine qui fait que le malheur des autres rassure, laisse faire, voire approuve pensant y trouver son intérêt.

Depuis bien longtemps

Nous avons en France le dogme : c’est l’égalitarisme et la haine des riches. La propagande est journalière. Bercy et les Tribunaux Administratifs sont les outils soumis et convaincus.

Avec tout le respect que nous lui portons pour son ouvrage, nous devons dire à  M. Nouailhac qu’il se trompe : la France ne va pas devenir un camp de concentration fiscal, elle l’est depuis longtemps.

Pour bien comprendre où on en est, pour pouvoir évoquer ce sujet, il faut d’abord admettre un paradigme essentiel : Ce n’est pas l’esprit des lois qui fait la société, c’est au contraire l’esprit de la société qui fait les lois.

La société française porte en elle, pour des raisons historiques que chacun connait, une haine profonde de la richesse, alors que par ailleurs elle vénère le pouvoir. L’alliance de ces deux pulsions est explosive. C’est elle qui génère cette idée économiquement suicidaire que le pillage des possédants par ceux qui ont le pouvoir, au profit, soi-disant, des pauvres, serait un acte d’égalité et de justice sociale.

Rien n’est plus stupide, mais c’est ainsi.

Dans les faits

La nouvelle loi évoquée par M. Nouailhac ne fait qu’entériner et légaliser les méthodes de travail journalières des Services Fiscaux et des Tribunaux Administratifs.

Ceux qui vivent le goulag fiscal résultant de ces méthodes peuvent témoigner sur Le Point ou ailleurs, mais cela serait-il utile ?

Rappelons-nous Soljenitsyne, sa dénonciation du goulag n’a eu aucun effet. Sans la banque route, l’URSS aurait continué à embastiller ses ressortissants indéfiniment. On ne sort pas de la terreur par la raison. Tout particulièrement dans ce type de terreur dogmatique qui s’est justement installée par la raison, même si le raisonnement initial est faux.

Le pillage ne s’arrêtera pas

Les lois liberticides qui scandalisent M. Nouailhac ne scandalisent que lui, malheureusement.

Leur application, disons par anticipation depuis des années, a fait des dégâts irréversibles, a détruit des hommes et des familles qui ne le méritaient pas, sans remord, de personne.

La preuve, s’il en fallait une, serait justement que le fait de rendre officiel ce fonctionnement fiscal n’a été l’objet d’aucune remarque dans la pesse l’année dernière.

Si aujourd’hui on en parle

Ce n’est pas par humanisme, ce n’est pas en considération des victimes passées innocentes, ce n’est pas par souci de justice.

C’est tout bêtement parce que le pillage devient inopérant. La bête est trop maigre, il n’y a plus rien à manger. Il n’y a plus de riches, demain nous serons tous pauvres.

C’est le résultat incontournable de la haine du riche. Tout comme la haine de celui qui est en bonne santé n’apporterait rien au malade, sauf que si tout le monde est malade il n’y a plus personne pour soigner, la haine du riche n’apporte rien au pauvre, son pillage ne fait que détruire le tissu économique et rend le pauvre encore plus pauvre.

Mais, cette réalité n’apparait qu’après que le dernier des riches ait été ruiné. Le goulag fiscal a encore de beau jour devant lui.

Nous remercions sincèrement M. Nouailhac pour son coup de projecteur, nous sommes à sa disposition s’il veut aller voir un peu plus loin dans ce marigot de non-droit qu’est le contrôle fiscal.

Peut-être alors comprendra-t-il que la folie des contrôles fiscaux est l’acte extrême de mort et de malheur qui va entraîner notre société dans la misère la plus totale.

Hélas, il est peu probable qu’aujourd’hui il puisse se lever des esprits qui comprennent cette problématique, tous en sont encore aux impossibles économies d’Etat, à l’idée absurde d’un sauveur politique, à celle encore plus absurde de faire payer les voisins, alors que la seule issue est le respect des entrepreneurs, des riches dont ils ont besoin, et leur épanouissement. Nous en sommes loin.

Bien cordialement. H. Dumas

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SCIENCES PO, L’ENA: CES FABRIQUES “D’ELITES” DÉCONNECTÉES.

Amusante actualité : alors que des soubresauts agitent l’Institut d’Etudes Politiques, un livre retraçant les 27 mois d’un élève de l’ENA permet de découvrir la face cachée d’une école publique aux enseignements délicieusement décalés avec le monde réel…

ena = aneDans « Promotion Ubu Roi », Olivier Saby décrit ce qu’il a vécu sur les bancs de l’ENA, école nationale d’administration qui forme ceux appelés à diriger la France, et ce n’est pas triste puisque cela vient confirmer les impressions qu’on a en regardant la fine équipe d’énarques actuellement en place au gouvernement, dans les coulisses du pouvoir ou aux échelons supérieurs des principaux partis politiques : l’ENA est une merveilleuse machine à formater jusqu’au dernier degré l’élève qui y rentre, afin d’en faire un parfait petit soldat de l’étatisme et de la réglementation. Comme dans d’autres écoles, on lui serine sans arrêt qu’il est l’élite, qu’il est destiné à diriger le pays et son économie et qu’il sera la référence que tout le monde devra suivre et écouter.

Évidemment, le fait que les enseignements soient de plus en plus en décalage total avec ce dont la France a besoin n’intéresse personne, et surtout pas ni enseignants, ni les élèves eux-mêmes, très majoritairement contents de trouver en ces lieux la confirmation de leur évidente supériorité morale et intellectuelle.

Ce comportement se retrouve à bien des égards dans d’autres « grandes » écoles françaises. Et dans celles qui formatent les intellectuels de demain, qu’on reverra tous à pantoufler à toutes les bonnes places de faiseurs d’opinions, on trouve bien évidemment l’Institut des Etudes Politiques (SciencePo pour les intimes). Ces dernières années, l’Institut aura bénéficié d’une couverture médiatique importante grâce aux (ou à cause des, c’est selon) efforts de son directeur, Richard Descoings, dont la mort en avril de cette année, aussi subite que sulfureuse, aura permis à pas mal de Français de découvrir qu’une généreuse portion de leurs impôts se transvasait dans les poches peu nombreuses de privilégiés aux manettes d’écoles prestigieuses.

sciences pipo

Et les conséquences du soudain décès de Descoings se font encore sentir plusieurs mois après, avec la nomination peu aisée de son successeur désigné, Hervé Crès. Progressivement, les Français découvrent la gestion toute particulière qui entoure les grandes écoles et SciencesPo en particulier. Mon confrère blogueur l’Hérétique en a assez régulièrement parlé dans ses billets, et se réjouit que le système Descoings soit enfin exposé au grand jour. Il n’est pas le seul.

Beaucoup de journalistes influents, commodément passés par SciencePo pendant leurs études, n’ont maintenant de cesse de minimiser les aberrations découvertes à la faveur du renouvellement de tête de l’école, l’esprit de corps n’étant mine de rien pas un vain mot en France ou piston et coterie sont devenus la méthode pour l’élite de s’auto-coopter discrètement. Cette minimisation, du reste, est aussi le cas des actuels étudiants de l’Institut, dont on peut lire la prose dans des journaux comme La Tribune.

Le plus intéressant dans cette histoire, c’est justement cette capacité à ne pas voir, ne pas comprendre qu’il y a, bel et bien, un décalage entre ceux qui font partie du système, le trouvent parfaitement idoine, et le reste du monde dont la mâchoire se décroche abondamment à chaque révélation. Ainsi, les réactions de Hervé Crès, actuellement administrateur provisoire de l’IEP, devant les poursuites engagées par la Cour des comptes, sont magiques de candeur :

« Mes deux prédécesseurs, Alain Lancelot et Richard Descoings, ont été poursuivis par la Cour des comptes pour gestion de fait. Et alors même qu’ils ont été condamnés, cela ne les a pas empêchés de diriger Sciences Po, avec le succès qu’on leur reconnaît… Des directeurs de l’enseignement supérieur [au ministère] ont également été incriminés à ce titre ; et au sein des cabinets ministériels actuels, certains fonctionnaires ont également été poursuivis devant une juridiction. Si je devais être poursuivi et démis de mes fonctions, j’aurais le sentiment d’un acharnement : pourquoi me serait réservé un traitement différent de mes prédécesseurs ? Mais je suis serein. Je n’ai jamais failli ou engagé des dépenses indues d’argent public. »

Que voilà bien résumée toute l’essence de la pensée actuelle d’une certaine élite : on se rémunère grassement, on loge à l’œil dans des appartements républicains, on gère l’école dans la plus parfaite opacité, on paye des enseignants qui ne viennent pas, mais on est tout étonné lorsqu’enfin une instance de la République sort de son habituelle léthargie pour engager des poursuites (dont on se demande pourquoi elles ne l’ont pas été plus tôt).

Et non, cette attitude n’a rien d’exceptionnelle puisqu’elle est le fruit d’une certaine éducation, d’une certaine vision du monde qui est passée, d’une génération à une autre, religieusement. On la retrouve dans tous les raisonnements que cette élite tient lorsqu’il s’agit d’expliquer la France au reste du monde (forcément) ébahi. C’est le cas, par exemple, des Suisses qui se demandent pourquoi cette élite a cette idée si stéréotypée (et assez ridicule) de leur pays. Pierre Chappaz l’évoquait dernièrement sur son blog en relayant les articles de l’AGEFI. Et on mesure le fossé qu’il y a à combler lorsqu’un Jacques Sapir, frétillant économiste, évidemment collectiviste, sorti comme par hasard de SciencePipo, intervient sur une radio Suisse :

Il suffit de l’écouter (à 2’03) déclarer, sans rire, que les règles qui s’appliquent à un petit pays ne s’appliquent pas à un grand (« c’est une évidence ») sans jamais expliquer ni pourquoi, ni s’apercevoir de l’absurdité de ce raisonnement, comme si la gravité ne pouvait s’appliquer à partir du moment où on n’y croit pas. De la même façon (à 2’54), la concurrence, c’est assez moche, surtout lorsqu’elle est fiscale ! « Si tout le monde joue de la concurrence fiscale, les Etats ne pourront plus se financer », pardi ! Comme si les États pouvaient se financer actuellement, peut-être ? Comme si, encore une fois, on collait des dettes et des déficits chroniques sur le dos commode des paradis et autres exilés fiscaux qui sont, comme chacun le sait, la raison principale des déboires actuels de l’Etat (c’est aussi une évidence, je suppose). Ah, oui, c’est vrai, j’oubliais : le credo évident, pour tout socialiste ou alteréconomiste, c’est que les problèmes rencontrés en France sont toujours de nature extérieure, provoqués par le reste du monde qui ne fait rien qu’à lui en vouloir (cf perfide Albion, cf Chinois fourbes, cf Suisses qui jouent la concurrence sans vergogne).

L’analyse, dans la même interview (7’30), de François Garçon, est sans pitié, et parfaitement lucide :

« Les grandes différences entre la Suisse et la France, elles ne sont pas structurelles au niveau géographique ou démographique. Elles sont une culture de la compétition et de la concurrence à opposer à une culture du monopole et de la rente. Deuxièmement c’est une culture de la décentralisation et de la cantonalisation à opposer à une culture de la centralisation à outrance. Et enfin une qualité suisse qu’on ne retrouve pas en France qui est la subsidiarité. En France, on a un empilement de structures redondantes à tous les étages qui entraîne une déperdition d’énergies que nous ne trouvons pas en Suisse. »

Mais voilà : ces évidences (pour une partie des Français, expatriés ou non) n’en sont pas pour celui qui sort de l’ENA et de SciencePo. L’autre évidence, celle qu’il faut en finir avec l’ENA et Science Po, n’est même pas envisagé, ou si rarement, qu’elle sera rangée bien vite au rang des lubies temporaires d’illuminés rigolos. Les « élites » de ces écoles ont, pour une bonne partie, développé les bons réflexes de raisonnement pour se couler dans le moule douillet de l’étatisme républicain : ne surtout pas se distinguer, ramer avec le courant et barrer le pédalo le sourire au lèvre.

Chaque jour qui passe, la fracture entre les élites françaises et le peuple dont elles se sont octroyées la charge se fait plus visible, plus claire : une classe de dirigeants complètement endogames, reproduisant fidèlement des schémas déjà vieux il y a 30 ans. Ceci explique l’absence de renouvellement des idées et des individus (éliminez des Parlements ceux qui sont passés par l’ENA et/ou SciencePo, il ne vous restera plus grand monde). Et ceci explique, au moins en partie, pourquoi les mêmes recettes idiotes seront scrupuleusement appliquées pour résoudre les problèmes qu’elles ont créés en premier lieu.

Partant de là, ce pays est foutu.

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La barbarie fiscale (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E.Bolling

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Le collectivisme socialiste est un destructeur chronique de société

“L’homo-socialistus” est, dans son essence même, un destructeur de lien social chronique.

Il poursuit l’idée d’une égalité matérielle et morale pour laquelle les seuls moyens immédiatement et directement accessibles sont la confiscation pour ceux qui possèdent et la limitation pour ceux qui vont posséder.

L’égalité morale socialiste

Il s’agirait d’imaginer que la connaissance et son usage, la morale et sa compréhension, le bonheur et son équilibre, la pensée et sa liberté, la justice et ses règles, l’éducation et sa valorisation, sont accessibles à tous et équitablement partageables. Pourquoi pas ? Mais comment le vérifier ? Il y a, en effet, une très grande difficulté à quantifier la morale.

A la limite, la cerner puis la diffuser serait probablement accessible à des hommes parfaits et de bonne volonté. Mais comment être sûr que ceux que l’on souhaiterait voir partager équitablement la dite morale y parviennent, autrement qu’en acceptant leurs déclarations sur le sujet ? Ce qui, chacun le comprend, poserait comme préalable l’éradication du mensonge. A première vue, les spécimens socialistes qui nous sont donnés à voir ne prennent pas le chemin de cette éradication. Le pourraient-ils ?

Faute de repères indiscutables pour quantifier l’égalité morale qu’il prône, le socialiste est amené à imaginer une liaison entre l’égalité matérielle et l’égalité morale.

Il présuppose que le riche est sans morale et que le pauvre est un saint, que donc donner les biens du riche au pauvre pour aboutir à une situation matérielle moyenne égale permettrait, du même coup, l’accès pour tous à la morale, de façon égale.

L’égalité économique socialiste

Fort de son raisonnement attaché à l’égalité morale, le socialiste légitime l’emploi de la force pour déposséder le riche au profit du pauvre, affirmant ainsi s’engager avec courage vers le graal de l’égalité morale.

Dans l’espace économique la vérification matérielle est possible, l’égalité accessible, le résultat n’est pas relatif mais au contraire parfaitement concret. Bercy prétend s’en charger, et Bercy s’en charge avec une grande violence.

Ici, pas de place pour le mensonge, pas d’échappatoire possible, la machine socialiste tourne à plein régime. Enfin… pourrait tourner à plein régime.

Trois types de socialistes

Le sincère. Perle rare. En effet, on présuppose que son empathie pour les pauvres est telle qu’il commence par donner ce qu’il possède, puis, face à l’insuffisance de ses dons, il propose que tout le monde en fasse autant. Une sorte de saint. Cherchez bien vous en connaissez un, ou, du fait de sa rareté, si ce n’est lui vous connaissez peut-être un de ses frères….

Le faux-cul. Très courant. Il ne donne pas ses biens, mais il milite pour que les autres donnent les leurs. Il considère que la limite, au-delà de laquelle il y a lieu de priver les possédants de leurs biens pour les redistribuer, est juste au dessus de sa propre richesse. Il est plus sujet à la jalousie qu’à l’empathie, mais il croit ou fait croire le contraire. Celui-là est la masse à partir de laquelle se propage l’idée socialiste égalitaire. Il est innombrable.

Le dingue de pouvoir. Plus courant qu’il n’y parait, mais limité par les places disponibles. Celui-ci est dangereux. Il s’infiltre partout, en politique évidemment, mais aussi en milieu associatif. Il a deux ambitions, dire la morale de l’égalité et vérifier qu’elle est atteinte. Il est à la fois le prédicateur et le glaive, l’incitateur et le délateur. La plupart du temps, il n’est ni un croyant ni un pratiquant de la pensée socialiste, il la représente par intérêt démocratique personnel. En effet, il se sert du socialiste sincère pour crédibiliser son discours et du socialiste faux-cul comme masse de pression.

L’humanité a-t-elle besoin du socialiste ?

Le socialiste n’en doute pas, il est convaincu que oui. D’autres, dont je fais partie, sont plus réservés.

En ce qui me concerne, je suis plus attaché à la notion de progrès bénéficiant naturellement à tous qu’à l’idée de plafonnement des acquis ou des ambitions pour une répartition égale, prétendue juste, par la force.

Au-delà de toutes les expériences catastrophiques à travers le monde de cette ambition égalitaire des socialistes, le raisonnement me parait suffisant pour s’en défier.

Quelques inconvénients du socialisme

En tout premier, notons l’usage banalisé de la force. Nul ne peut accepter d’être dépossédé de ses biens au profit d’un autre autrement que par la force. Le socialiste est prétentieux de s’imaginer une légitimité à l’emploi qu’il fait de la force. En aucun cas la force ne peut se prétendre légitime, sauf lorsqu’elle se limite à la préservation de sa propre vie.

Ici, nous touchons au premier paradoxe socialiste. Après avoir convaincu ses fidèles qu’ils ont une légitimité à employer la force, le socialiste va devoir affronter ceux qu’il a décidé de déposséder pour réaliser son transfert de richesse idéologique. Ceux qui sont dépossédés par la force vont alors penser qu’ils ont un droit légitime à utiliser eux aussi la force pour conserver leurs biens. La pompe est amorcée, le conflit est là, le lien social a volé en éclat.

En second, notons la négation de la réalité humaine par les socialistes. La nature humaine est faite d’une multitude de personnalités, toutes différentes, toutes réelles. La fiction est d’imaginer que de telles différences pourraient être gommées par une pensée unique imposée. Ce n’est pas le cas. La société ne peut vivre que si elle accepte les différences et évidemment les hiérarchies naturelles qui y sont attachées. Le souhait de nier ces différences et de remplacer les hiérarchies naturelles par des hiérarchies artificielles rend le groupe social explosif, du fait des frustrations induites.

Le socialisme est porteur de nombreux autres inconvénients tels que la perte d’ambition face aux limites des profits, la perte de l’esprit de responsabilité liée à l’absence de hiérarchie naturelle et, surtout, l’introduction à outrance de l’hypocrisie pour naviguer au mieux dans la hiérarchie imposée et affirmer sa soumission non quantifiable à la morale imposée.

Conclusion

Je n’ai pas honte d’affirmer que le socialisme ne m’inspire pas, quand bien même je reste attentif à la souffrance des autres, à leurs faiblesses, intervenant quand je le peux sans tambour ni trompette.

Je pense qu’avec toutes ses tares le socialisme, comme le cirrus qui précède le cumulus orageux, précède les guerres que l’usage qu’il fait à contre- emploi de la force amorce inévitablement.

Pendant que l’organisation libérale, qui ne permet surement pas une société égalitaire, reste la garante d’une société où le lien social peut s’exprimer et équilibrer les pouvoirs faute de gommer les inégalités qui sont universellement attachées à la condition humaine. Ainsi par exemple, le syndicalisme, partenaire incontournable du libéralisme, est ramené dans un système socialiste au rôle de figurant politisé exposé à tous les abus.

La destruction du lien social par le socialisme est sa plus grave tare, elle est rédhibitoire et a des conséquences désastreuses.

Bien cordialement. H. Dumas

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A quand le député stagiaire?????

Selon différentes sources journalistes bien renseignées, 10% de nos députés auraient eu un jour l’expérience de l’entreprise. C’est devant la faiblesse de ce pourcentage, d’ailleurs même pas remis en cause, qu’une association patronale, au nom réjouissant d’ « Entreprise et Progrès », propose d’en envoyer quelques uns en stage histoire de les former à cette réalité qui leur est bien souvent complètement inconnue.
Et oui, après tout, pourquoi pas ? Et si on envoyait nos députés, pendant la prochaine pause estivale, faire un stage dans une entreprise, histoire qu’ils découvrent un peu comment cela se passe, en vrai, sur le terrain ? En lançant l’opération « Moi, Parlementaire, une semaine dans les pas d’un PDG », l’association « Entreprise & Progrès » — qui regroupe 120 entrepreneurs et patrons d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs — pose plusieurs excellentes questions à la représentation nationale :
– Que connaissent-ils vraiment de l’entreprise ?
– Sont-ils prêts à aller sur le terrain ?
– S’ils ne connaissent pas le monde de l’entreprise, comment peuvent-ils s’estimer représentatifs de la population française ?Denis Terrien, le président de l’association, explique que son idée est venue du constat « que les députés français connaissent peu l’entreprise » (ce qui est une façon gentille de dire qu’ils sont, dans leur écrasante majorité, de parfaits ignorants de la question). Le but de ces stages est de faire assister le député à « une réunion d’investissement, une réunion avec des partenaires sociaux, une réunion d’embauche, pour mieux comprendre la vie de l’entreprise » … Et, probablement, d’aborder les questions que j’évoquais au précédent paragraphe.

Questions auxquelles les députés se sont déjà très rapidement employés à répondre aussi mal que possible, en se défilant, bien sûr, et en passant bien vite à un autre sujet. C’est dommage, les vacances approchent et il sera d’autant plus dur pour eux de trouver un stage s’ils s’y prennent à la dernière minute, bande de petits coquins. D’autant que le sacrifice n’est vraiment pas violent puisque le stage envisagé ne dure qu’une semaine.

the internship - les stagiaires

Oui, vous avez bien lu : la proposition n’est bien que d’un stage d’une semaine, ce qui laissera à nos élus largement assez de temps pour prendre des vacances avant de retourner « travailler » en septembre, moment auquel ils pourront faire un petit bilan de leur expérience en entreprise en pondant une nouvelle brouettée de lois idiotes (par exemple, visant à supprimer la précarité en l’augmentant d’un coup).

Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir : cette idée de stage est intéressante à plus d’un titre.

Déjà, pour commencer, elle permet de rappeler que les députés n’ont pour la plupart aucune idée de ce qu’est l’entreprise. C’est toujours gênant pour des gens qui seront, par la suite, chargés de mettre leurs gros doigts dedans par le truchement de lois toutes plus complexes et détachées du terrain les unes que les autres. D’autre part, cela permet de mettre sur la place publique l’importance d’un stage, d’une exposition à l’entreprise, et par là même, faire naître l’idée qu’un député ne devrait raisonnablement pas émettre un avis sur le monde du travail, de l’emploi salarié ou de l’entreprise sans avoir pris part, au moins une fois dans sa vie, à une telle expérience.

On pourrait ainsi imaginer augmenter la durée de ce stage à trois mois, période suffisante pour avoir un meilleur aperçu de ces petites tâches récurrentes qui font la joie du chef d’entreprise : déclarations de TVA, délais fournisseurs, établissement de feuilles de paie, gestion du personnel et des congés maladies extensifs obtenus par certains salariés peu scrupuleux acoquinés avec certains médecins accommodants, relations (joyeuses) avec les banques, relances URSSAF, inspecteurs du travail, contrôles fiscaux, paperasserie diverse et variée imposée par la loi mais dont l’utilité pour la bonne marche de l’entreprise est strictement nulle, etc… Inutile ici de dresser une liste exhaustive de toutes les petites vexations auquel le patron d’une PME ou d’une TPE est confronté, ce serait plus long que le billet lui-même. En revanche, nul doute que le stage du député serait rapidement mis à profit : ce dernier pourrait par exemple être employé à remplir les Cerfas et autres formulaires rigolos que notre administration pond à tire-larigot.

licence de stagiaire

Le calvaire moyen ne servirait sans doute pas à décrasser les élus les plus hermétiques à toute forme d’intelligence, mais aurait, on peut en être sûr, un petit côté vaccinant sur les autres qui pourrait se traduire dans une législhorrée un peu moins vigoureuse (on peut rêver).

D’autre part, on pourrait aussi envisager très sérieusement de rendre un tel stage rigoureusement obligatoire après l’élection d’un député ou d’un sénateur, obligeant celui-ci à n’entrer en fonction que muni d’un certificat de passage, obtenu par exemple à la remise d’un rapport de stage en bonne et due forme. Bien évidemment, le député ou le sénateur ne pourrait en aucun cas travailler dans une entreprise de plus de 1000 personnes, ou dans une entreprise où l’État a des parts ou une participation, même lointaine, l’idée étant ici d’éviter toute collusion et conflit d’intérêt malencontreux qui heurterait, on peut en être sûr, le citoyen honnête qui s’agite en chaque Français (et donc, en chaque élu). Et quand on y pense, quel bénéfice on pourrait tirer de ces élus fraîchement affranchis de la vie réelle, arrivant sur les bancs de l’assemblée trois mois après leur élection, une fois l’excitation électorale calmée, et les pieds retombés sur terre !

Maintenant, j’ai bien conscience que tout ceci poserait un petit problème assez technique : lorsqu’on constate la moyenne d’âge de l’assemblée nationale, on doit se rendre à l’évidence : disperser cette brochette de vieux croûtons dans des stages en entreprise risque de s’avérer particulièrement délicat. Je passe sur l’évidente problématique des plus de 70 ans (une cinquantaine tout de même) qui devraient être débarqués purement et simplement, au motif que la retraite en France est, jusqu’à preuve du contraire, avant 70 ans (et puis ça renouvellera les bancs de l’Assemblée en diminuant ses frais de naphtaline). Reste à présent le gros de la troupe, c’est-à-dire des sexagénaires et autres quinquagénaires dont, je le rappelle, la majorité n’a jamais réellement connu le travail en général, et le travail en entreprise en particulier.

montagne de paperasseComment imaginer ces apparatchiks, flanquant le patron d’une PME, à remplir des formulaires qu’ils ont aidé à mettre en place alors que, pour la plupart, la concentration nécessaire pour en lire la première page dépasse de loin celle qu’ils sont capables de mobiliser dans le cours d’une journée entière ? Comment croire que des Cazeneuve, Estrosi, Duflot ou Cambadélis pourraient tenir trois mois avec une vraie mission, un vrai travail, sans aide-de-camp, sans chef de cabinet, sans secrétaire, sans stagiaire ou sans béquille d’aucune sorte, alors que l’écrasante majorité de leur travail consiste maintenant à faire acte de présence et qu’ils ont minutieusement oublié toute idée d’effort personnel depuis leurs plus tendres années, qu’ils ne lisent leur dossier qu’une ou deux minutes avant d’en parler et que leurs fulgurantes pensées se résument le plus souvent à aligner des mots aussi creux que possible pour éviter de déclencher de la grogne entre deux élections ?

À l’évidence, il y a, avec cette idée de stage pour nos élus, matière à creuser mais on ne pourra s’affranchir de la nécessaire réflexion sur le renouvellement des élites, leur lien avec le monde réel, et l’impératif absolu qu’ils ont à s’y reconnecter de toute urgence…

Cela presse. Je ne suis vraiment pas sûr qu’il y reste encore du temps pour redorer la fonction.

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Trou de mémoire

Il y a bien longtemps, disons plus de cinquante ans, ma mémoire s’est probablement adressée à moi. A l’époque, je ne l’ai pas entendue.

Aujourd’hui, je crois comprendre ce qu’elle me disait.

Quelque chose dans ce genre :

” Ecoute mec, je ne suis pas ta chose. Alors tu as deux solutions : ou tu me dresses de force à t’obéir mais saches que je résisterai de toutes mes forces, ou tu me laisses libre et alors je serai pour toi une associée fidèle.

Pour être clair, soit tu me gaves, tu m’étouffes, avec ce que l’humanité a appris depuis des milliers d’années et j’en crève le volume étant illimité, soit tu me laisses libre de choisir dans ce fatras sans compte à rendre, comme je veux et quand je veux, et je mets ma sélection à la disposition de ton intelligence et de ton imagination. Tu vois ce que je veux dire.”

Je n’ai rien vu du tout. Je suis passé à côté du message.

En bon petit bonhomme que j’étais enfant, j’ai tenté de forcer ma mémoire. Pas longtemps, tant sa réaction négative fut violente.

C’est à ce moment que le drame s’est noué.

En panne de mémoire pour indiscipline de celle-ci, j’ai pensé ne pas en être pourvu, ce qui, somme toute, n’entamait pas ma joie de vivre.

Par contre, les observateurs extérieurs, parents, éducateurs, examinateurs et toute la clique ne l’entendaient pas de cette oreille. Celui qui n’apprend pas est indigne de confiance, il n’a pas sa place dans notre société.

Les zéros tels la chasse japonaise fondirent sur ma scolarité, en orthographe d’abord évidement, puis en histoire et en géographie totalement, enfin en mathématiques, en physique, en philosophie, au-delà de l’essentiel qui était si peu. Ma mémoire indisciplinée me mit en échec scolaire.

Plus tard, alors que je me lançais dans la vraie vie, avec évidemment un fort complexe de “cancritude”, ma mémoire se fit discrète.

Je ne pensais plus à elle, j’évitais de la solliciter. Je notais tout, je fus un maniaque du carnet à spirale, un inquiet de la citation, un paniqué de la référence. Un infirme quoi.

En dehors d’une légère mais constante angoisse, cette infirmité n’a pas entravé mes objectifs. J’ai mis mes différents succès d’abord sur le compte du hasard, puis d’une intelligence et d’une imagination normales.

J’ai complètement zappé ma mémoire. Quelle ingratitude !

Je voudrais, par ce billet, m’excuser et réparer cette injustice que je lui ai faite. Je comprendrais parfaitement que vous me disiez : “Mais, Dumas, on s’en fout complètement de ta mémoire et de tes problèmes avec elle”. Notamment, si vous avez, de votre côté, réussi à parfaitement dresser la votre.

Mais, sans vouloir vous obliger, que vous ayez dressé ou laissé libre votre mémoire, vous n’échappez pas aux conséquences de ces deux attitudes, ce qui vaut peut-être la peine qu’on en parle. N’est-il pas ?

Plus de cinquante ans plus tard

Je prends conscience que ma mémoire, que j’avais lâchement abandonnée, ne m’a jamais, elle, abandonné.

Elle a fait un très léger effort sur les choses reconnues par la société comme essentielles. Je dis très léger parce qu’elle ne s’est pas gênée pour en oublier la moitié, voire même transférer le reste avec de grossières erreurs.

Mais, sur ce qu’elle a choisi elle-même de mémoriser, sans m’en parler, ce fut un succès total, dont je ne prends la mesure qu’aujourd’hui.

Evidemment, vu de l’extérieur, son stock est un fatras sans queue ni tête. Mais, ramené à mon service, à ce dont j’ai besoin en fonction de mes capacités personnelles et de mes objectifs de vie, elle a fait fort, très, très, fort. En agissant discrètement, sans me le faire remarquer.

C’est pourquoi

Je m’adresse bien sûr aux plus jeunes, à ceux que l’on est entrain aujourd’hui de culpabiliser parce que leur mémoire n’en fait qu’à sa tête.

Je leur dis : “Evidement ne faites pas comme moi, écoutez votre mémoire, respectez-là, faites lui confiance, même si elle-même n’en fait qu’à sa tête.”

Pensez à Bartabas. Quand il voit, libre dans une immense plaine, un splendide étalon blanc, il imagine immédiatement ce qu’il pourrait en faire et sa beauté somptueuse façonnée en son cirque. Il a raison. Mais, nous sommes là face à deux beautés incompatibles. En choisir une revient à insulter l’autre.

En définitive

Doit-on faire de sa mémoire un outil dressé à obéir, à accumuler ? Doit-on la flatter en lui attribuant alors le terme de “cultivée” ? Est-ce ainsi qu’elle est la plus performante ? C’est possible. Dans tous les cas, la réussite d’une telle configuration et le travail que cela représente doivent-être respectés.

Ou alors, doit-on laisser sa mémoire libre, libre de sélectionner elle-même ce qu’elle considère comme nous étant nécessaire ? Doit-on lui permettre de faire l’impasse sur les conventions, d’être originale, voire provocante ? Doit-on lui faire confiance, la protéger du jugement des autres, ne pas avoir peur de sa sauvagerie, de son indiscipline ?

Le choix est difficile

Il est d’autant plus difficile que l’un ne va pas avec l’autre, c’est donc l’un ou l’autre.

Qui plus est le choix n’est pas réel, le poids des conventions s’impose, le poids de la structure aussi, ne laissant que peu de place à un libre choix.

Lorsque notre mémoire nous questionne, vers quinze ans, peut-on l’entendre ? Bien sur que non.

Plus tard, lorsqu’elle est audible, la question ne se pose plus, les choix ont été faits.

La seule chose qui devrait rester

C’est la tolérance. Le respect des deux usages. Or, objectivement, ce n’est pas vraiment le cas.

Ceux qui ont dressé leur mémoire regardent de haut ceux qui l’ont laissée en liberté, pendant que ces derniers n’hésitent pas à les traiter de singes savants.

Alors que tout deux devraient se respecter et respecter l’usage que chacun fait de ses compétences. Je vous laisse sur ce droit que je prends de rêver.

Bien cordialement. H. Dumas

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POUR CONTINUER SES EXACTIONS FISCALES, LE FISC MENACE (PRÉVENTIVEMENT) NOS DÉPUTES DE “CONTRÔLE”.


Silence dans les rangs, tel est le message que fait passer Bercy à la classe politique française.
Cette classe de privilégiés, depuis toujours « oubliée », par le fisc est dans leur viseur.
Le trop de pression fiscale, avec son cortège d’abus, jusqu’ici avalisé par tous (politiques, médias et contribuables), est en train de susciter une grogne jamais vu en France.
Aujourd’hui, plus personne ne se sent à l’abri.
Tant que la cible officielle était le riche bien gras, tout le monde applaudissait des deux mains.
Seulement voilà, ceux-ci n’étaient pas assez nombreux pour nourrir ad vitam nos élites incompétentes et dépensières. Et surtout grosses mangeuses.
Et puis, il y a eu ces salauds de mauvais français qui se sont fait la valise, à l’étranger, avec leur blé avant d’être tondus.
Un manque à piller énorme.
Pendant des décennies Bercy, peinardement, pouvait racketter les entrepreneurs, dans le silence total et  complices des journalistes.
Ceux-ci ayant des beaux avantages fiscaux, aux petits oignons, accordés par le fisc, ne tient pas à les voir disparaitre.
Manque de bol pour nos énarques, internet arrive.
Ça, c’est une sacré tuile pour eux.
Ils ne peuvent pas museler le web.
Les français, de plus en plus nombreux, sachant que les médias « officiels » leur mentent et les amusent avec des fausses polémiques vont chercher la vérité sur internet.
Et la trouver!
Bref pour faire court, les cadavres commencent à remonter à la surface. Pas bon, tout ça !
De plus, ils se plaignent et se regroupent, les bougres.
A-t-on déjà vu ça dans notre belle démocratie oligarchique ?
Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
Et ces saloperies de sondages qui disent que 37% des moutons ne veulent plus être saignés à vif.
1 français sur 3 ! On n’a jamais vu ça sur l’Olympe.
Forcément, un jour ou l’autre, les députés qui veulent continuer à bouffer leur gâteau, pourraient passer à l’ennemi.
Leur devise, quand il s’agit du fisc, «  ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » pourrait passer à la trappe.
Comme à Prague, formule qui a bien fonctionné pour d’autres, Bercy
décide d’envoyer “ses chars”, à titre préventif, aux devant de nos députés.
Montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir, formule bien connue, que même nos énarques ne peuvent ignorer.
Bercy va donc leur montrer ses muscles et s’en servir pour essayer de « redorer » son image (nul n’est au-dessus des lois !!!).
Tout dans la com.
Ca, ils savent la manier, et ils peuvent compter sur la complaisance de nos chers médias.
Donc, on jette en pâture à l’opinion 3 ou 4 députés (de l’opposition) en déclarant qu’on  n’en a en  réserve une petite centaine. Comprendo ?
Après, on réglera ça entre gens de bonne compagnie…

Les français, c’est bien connu, ont la mémoire courte.

Emmanuel Bolling 

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LA RÉUSSITE FLAMBOYANTE DU SOCIALISME FRANÇAIS.

par h16

Enfin de bonnes nouvelles ! Le président socialiste, le gouvernement socialiste, le parlement socialiste, les régions, les départements et les villes majoritairement socialistes vont enfin pouvoir sabrer le champagne avec un sourire aux lèvres : quelques bons points viennent d’être engrangés et vont enfin relancer la machine économique française.D’abord, il y a bien sûr l’augmentation, partout en Europe, de la vente de voitures. Si ce n’est pas un signe de reprise, ça, franchement, je ne sais pas ce que c’est ! À coup sûr, on va terminer l’année en beauté avec des ventes record. Il était temps, on se demandait un peu ce que le consommateur européen faisait de tout l’argent qu’il avait gagné récemment et on en venait même à soupçonner certains de le mettre bêtement de côté au lieu de le claquer rapidement, quitte d’ailleurs à prendre un petit crédit au passage (il n’est pas cher en ce moment, et tendrement conseillé par une BCE en mal d’inflation).

Et pardon que dites-vous là bas dans le fond ? La fronce ? Quoi ? Ah, pardon, la France ? C’est un beau pays, où tout va bien et où le gouvernement est content et ouvre cérémonieusement le champagne en gobant des petits fours en compagnie d’accortes jeunes femmes. Voilà voilà. Comment ça ? En matière de voitures ? Mais oui, il y en a aussi en France, elles roulent très bien tout va bien, et vous reprendrez bien un petit peu de saumon, non ? Quoi encore ? Les ventes de voitures en France ? Ah mais allez-vous nous enquiquiner encore longtemps avec ces détails ? Oui, bien sûr, il y a des petits soucis de ventes ici et là et apparemment, les consommateurs français refusent obstinément de renouveler le parc automobile. Que voulez-vous que je vous dise ? C’est bien fait pour lui, il a voté pour ça, et ça ne doit pas vous empêcher de goûter un de ces délicieux canapés aux truffes, n’est-ce pas !

rick-callum-fed-up-oBon, ensuite, n’oublions pas que la délinquance recule. Et ça, c’est franchement une excellente nouvelle qui montre que tous les dispositifs courageusement mis en place par le pouvoir en place auront porté leurs fruits. Les malfrats se le tiennent pour dit. La poigne et la fermeté de Valls ont fini par payer. C’est tout.

Quoi encore ? Comment ça, statistiques tronçonnées ? Comment ça, ça augmente pourtant en PACA et dans le Nord-Pas-De-Calais ? On s’en fiche, puisqu’en moyenne, ça va mieux ! Oui, oui, je vous entends bien rouspéter sur le changement subit de mode de calcul, sur celui de l’organisme chargé des statistiques, et sur le fait que ce dernier ne serait pas tout à fait indépendant du ministère de l’Intérieur… Mais pourquoi chercher absolument des chiffres tristes là où ils sont joyeux et revigorants ? Quel rabat-joie vous faites-là !

Et puis surtout, à ronchonner ainsi, c’est un coup à louper l’information-clef, celle qui redonne du tonus et du peps, celle qui excite les neurones et vous colle une patate d’enfer pour les semaines à venir : la croissance française est revenue, mes petits amis, c’est vraiment supayr, non ?

Oui, le calcul de cette croissance intègre bien les dépenses publiques, c’est évident, et cela n’enlève rien au fait que la France évite ainsi (de justesse) une petite récession de derrière les fagots. C’est le principal. Certes, la croissance, jusqu’alors évaluée nulle lors du second trimestre, a été révisée à la baisse (-0.1%) par l’Insee, ce qui fait que d’avril à juin, comme au troisième trimestre 2013, l’économie française a connu un petit épisode récessif de rien du tout. Pas de quoi en faire un plat. Certes, cette jolie hausse du PIB français (0.3%, mes canaris, si c’est pas de la bonne grosse bombasse de croissance de folie, ça, hein !!!) s’explique avant tout par la persistance d’une solidedépense consommation des administrations publiques qui ont grimpé de 0,8% cet été. C’est-y pas merveilleux de savoir que, même en période d’austérité qui fouette, les administrations se dressent comme seul rempart à la récession et, redoublant d’efforts, dépensent à fond de train ce que les foyers ne peuvent plus faire ? Vous la sentez, la bonne reprise, la vigueur de la croissance et l’austère foutage de gueule ?

Le Président Des BisousAlors oui, je sais, certains m’exhiberont (méchamment, j’en suis sûr) les chiffres du chômage de longue durée, qui sont de plus en plus mauvais. Gnagnagna, la crise a aggravé le phénomène de persistance dans le chômage, note l’Insee, gnagnagna, le nombre de chômeurs de longue durée s’est accru de 56% entre 2008 et 2013, gnagnagna et insérez un petit Hollande bashing. Moi, je dis stop. Ce n’est pas sa faute, à Flanflan la Tulipe Monsieur François Hollande, le Président des Bisous. Bien sûr, la conjoncture n’a pas été tendre avec le petit bonhomme de Corrèze, et sa subtile stratégie, qui consiste à attendre la reprise comme d’autres Godot, montre des petits signes d’affaiblissement de la fonction tant on pourrait croire à une obstination malsaine à ne surtout rien faire de concret.

Mais c’est une stratégie qui en vaut largement une autre, excitée pour ne pas plus dire et pas plus faire, qu’un certain président avait tenté sans succès, hein, après tout. Et puis on exagère beaucoup le risque d’une très hypothétique montée du Front National, moi, je vous le dis. Même si, dans cette belle France socialiste qui carbure maintenant à la dette comme jamais auparavant, il y a, apparemment, de plus en plus de quartiers pauvres, que les faillites d’entreprises marqueront un record cette année, et dont la construction immobilière s’est totalement effondrée au point d’atteindre un point bas jamais atteint depuis les années 40, on ne m’empêchera pas de penser qu’augmente franchement le Bonheur Intérieur Brut, seule mesure vraiment efficace de la joie de vivre partagée par tous.

En cette année 2014 finissante, on peut déjà dresser deux constats assez clairs. Le premier, c’est que le socialisme officiel, estampillé « partageux », « Camp du Bien » et « Vu à la Télé », revenu en force après de longues années de désert, a provoqué autant de catastrophes économiques qu’en 1981, à la différence que la France d’alors pouvait encore se permettre un écart avec la réalité, sa dette n’étant pas préoccupante. Mais malgré cette évidence que les mêmes recettes aboutissent aux mêmes résultats, une proportion encore trop importante de Français continue de se voiler la face et réclame une version encore plus extrême de ce socialisme qui les conduit droit au gouffre.

obstiné, celui qu'on ne croit pas seulement idiot, mais qui prouve l'êtreLe second constat est que la précédente tendance, bien sarkozienne, qui a consisté àassommer le peuple d’impôts et de taxes a été conservée et même amplifiée dans des proportions insoupçonnables. Et la raison de ce matraquage inouï est simple : l’État est maintenant aux abois et n’a plus un rond : on ne s’étonne même plus d’apprendre que des profs sont payés en tickets restaurant, que l’armée vend son matériel pour pouvoir le relouer ensuite, que certaines retraites vont être sabrées, et que l’austérité (la fumeuse) touche maintenant l’equipement de police et gendarmerie.

En somme, l’Etat court dans une course sans fin (et sans freins) après le pognon, parce que les réformes nécessaires n’ont pas été faites, que celles qui sont lancées sont ridicules et coûteuses, que toutes demandent finalement ce temps qu’il n’a plus, et surtout parce que le pays est inapte à se réformer par le haut (ses dirigeants et ses « élites »). Et parce qu’il en est incapable, il devra donc se réformer par le bas. Et en général, ce genre de réforme ne se fait pas dans le calme.

Ce pays est foutu.

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Tout n’est pas perdu. Il suffit d’avoir dix huit ans.

Enfin, plus précisément, tout n’est pas perdu pour ceux qui vont ou viennent d’avoir dix huit ans.

Notre bien aimé Code Civil prévoit, en son article 768, la faculté pour un héritier de renoncer à la succession : ” L’héritier peut accepter la succession purement et simplement ou y renoncer.”

L’héritier, s’il veut renoncer à la succession, doit le faire dans les quatre mois à partir du moment où il a hérité.

Dans ce but il doit remplir le formulaire Cerfa n° 14037*02 et le déposer au greffe du Tribunal de Grande Instance.

Cet imprimé doit être accompagné de l’acte de décès du de cujus, de la copie de l’extrait de naissance du déposant et d’un justificatif d’identité de celui-ci.

Les motifs de la renonciation

Ce qu’en disent les experts : “Lorsque le patrimoine du défunt comprend un passif supérieur à l’actif, il est préférable pour les héritiers de renoncer à la succession : les héritiers ne sont pas tenus au paiement des dettes du défunt au-delà de la valeur du patrimoine reçu, leur propre patrimoine est protégé contre un appauvrissement.”

En clair, si vous héritez d’un paquet de dettes plus important que les biens dont vous deviendriez bénéficiaire, vous refusez l’héritage et vous n’êtes pas redevable des dettes.

Votre aïeul ne peut pas vous coller sur le dos son passif, ses dettes de casino, les voitures achetées à crédit à ses maitresses, les crédits de son château, de sa Rolls, de son yacht, les emprunts faits à ses copains etc…

Tout cela tombe sous le sens, est juste, la loi n’est pas si mal faite, personne ne peut vous contraindre à hériter de dettes.

Admettons : vous avez dix huit ans aujourd’hui.

Vous voilà, ce même jour, héritier de 2.000 milliards de dettes officielles, plus celles qui ont été cachées sous le tapis, soit 5.000 milliards dit La Cour des Comptes, qui peut en avoir encore oubliées.

Dans les actifs pas grand-chose :

– Une bande de hauts fonctionnaires dispendieux, fêtards, logés dans des palais décrépis qui sont source de travaux de rénovation constants et couteux.

– Une bande de fonctionnaires ordinaires peu actifs, certains gentils et inoffensifs mais aux performances obsolètes.

– Quelques routes sinistrées, où de toute façon il n’est plus possible de circuler tranquillement.

– Des hôpitaux et une Sécurité Sociale en faillite et inopérants.

– Des chemins de fer usagers, voire dangereux, en faillite aussi.

– Une armée dont le matériel est usé et le personnel démotivé.

– Une justice qui fonctionne en circuit fermé, exclusivement pour elle.

– Une police dont l’avenir est incertain, oscillant entre la dépression ou la “bunkérisation” dans des commissariats assiégés.

– Des parts dans des sociétés à la traine au niveau mondial.

– Une réputation globale de looser, qui rend tout espoir de renverser la situation inimaginable.

– J’allais oublier Bercy : Le fief de notre aliénation, le virus qui nous tue, la chaudière de notre enfer, notre centrale nucléaire en folie, notre Stasi en pire. Bercy qui nous pille, nous tue, nous met en esclavage.

Il est évident que les actifs ne couvrent pas les dettes, loin s’en faut.

Vous avez donc quatre mois à partir de vos dix huit ans, date de votre majorité – date qui vous rend héritier de ce beau pays appelé La France – pour renoncer à la succession.

Je vous y engage fortement. Vous n’avez aucune raison de payer les dettes de vos parents, vu le merdier qu’ils vous laissent en échange.

Vous devez, ne l’oubliez pas, déposer votre imprimé Cerfa 14037 au greffe de votre TGI.

Lisez bien la notice pour remplir l’imprimé. La partie vous concernant ne devrait pas vous poser de problème particulier.

Les renseignements concernant la défunte sont plus délicats. Le dernier domicile de la défunte sera l’Europe.

Pour l’acte de naissance je vous conseille de ne pas remonter top loin. Clovis serait un mauvais choix, trop imprécis géographiquement. La déclaration des Droits de l’Homme parait plus judicieuse à cet effet.

L’acte de décès va vous laisser plusieurs choix. Vous pouvez prendre le dernier budget voté. Un book réalisé à partir de la presse économique sérieuse, papier ou internet. Ou tout autre document certifiant la mort de La France.

Le lieu de décès peut être votre domicile, la disparue prétendait à l’ubiquité.

Une fois votre renoncement à la succession déposé dans les formes, le mieux, dans un premier temps, est d’aller fêter ça. Vous voilà libre, ça se fête.

L’avenir pour vous est au beau fixe.

Inutile de vous rappeler qu’ayant refusé la succession, personne ne pourra vous demander de participer aux dettes passées. Vous serez sans doute nombreux à refuser la succession, en tout cas je vous le souhaite.

Evidemment, vous n’aurez plus accès au capital vermoulu de la défunte, à ses usines à gaz.

Vous vous débrouillerez très bien sans cela, je vous fais confiance.

Mais, de grâce, ne remettez pas le couvert. Le fait d’être exempts de dettes ne doit pas vous ramollir face aux sirènes bancaires, quelque soit la beauté de leurs poitrines ou de leurs queues de poisson. N’oubliez pas que le crédit est l’assassin de l’économie, quand il est réduit à absorber les dettes récurrentes de la mauvaise gestion d’une entreprise, fut-elle un pays.

Bonne chance jeunes gens, vive votre liberté sans nos dettes. Libérez-vous de l’ignoble propagande visant à vous refourguer une situation avariée dont vous n’êtes pas responsables.

Bien cordialement. H. Dumas

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La prise de La Pastille

Il est de plus en plus probable que les pare-brises de nos chères voitures vont s’orner d’une nouvelle pastille.

Nos élus “socialos-écolos”, la larme à l’œil tant le sujet les émeut, étudient l’idée de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Classement qui s’affichera sur les parebrises sous la forme de pastilles de toutes les couleurs.

On peut supposer que la pastille de la voiture la moins polluante sera blanche, immaculée, puis viendront les pastilles vertes, puis roses, jaunes pour ceux qui croyaient mériter une pastille blanche mais qui auront chuté au contrôle, rouge pour les graves cochonnes à fumée noire et enfin noire pour les polluantes, rapides et hors de prix, celle que tout bon “socialiste-écologiste” se doit d’avoir rayer sur toute sa longueur au moins une fois dans sa vie, par exemple à l’occasion d’un pèlerinage à une grande messe ou manifestation du parti.

Les discussions masculines lors des barbecues ne tourneront plus autour de la tenue de route, des reprises, du freinage, des accélérations, de la beauté des carrosseries de nos bagnoles, de leur confort, de leur sécurité, mais sur la couleur de leurs pastilles.

Il faut bien avouer qu’il sera très gênant d’exposer une pastille noire. D’autant que ces pastilles ne passeront pas inaperçues.

En effet, aux pastilles seront liés des avantages et des inconvénients. Par exemple, les pastilles blanches pourront prendre les couloirs de bus, pendant que les noires seront interdites de circulation les jours pollués.

Afin que la maréchaussée puisse s’y reconnaître, il faudra bien que les pastilles soient visibles sur les véhicules en mouvement, donc on peut supposer un diamètre d’au moins 10 centimètres.

Les rapports humains vont s’en trouver modifiés. Par exemple, arriver à une soirée avec un canon, homme ou femme, comme passager n’aura plus aucun intérêt. Non seulement il sera à peine visible derrière la pastille, mais il ne sera plus le centre d’intérêt des paparazzis qui n’auront d’objectifs que pour votre pastille.

Kate Moss ne pèsera pas lourd face à une pastille noire. Evidemment, avec une pastille et une robe blanches, elle peut arriver au Meurice en Bolloré, c’est tout bon.

Cependant, malgré la surface généreuse des pastilles, l’erreur “pandoriale” restera possible. Il est probable que nos énarques, face à l’avalanche de procédures que ce problème ne va manquer d’amener, nous obligeront à avoir carrément notre véhicule de la couleur de sa pollution. Blanche pour les “saintes nipollue” et noire pour les grosses cochonnes polluantes à mort et belles comme des déesses, qui coutent la peau du cul.

Le drame social

Tout cela est parfait dans la théorie, mais dans la pratique…

Passons sur l’échelle des nouvelles valeurs sociales ajoutées de nos bolides, qui vont fortement ébranler l’industrie automobile et ses agences de publicité. Tout le monde finira par s’y faire.

Le comble du snobisme sera-t-il de s’afficher avec une voiture blanche roulant à fond à 90 Km/h, consommant 1 litre au cent (d’eau de source), pesant 200 Kg, toute en plastique recyclé, avec des roues de 5 cm de large, profilée comme une épée sur plusieurs mètres pour deux places seulement, où, au contraire, avec une vieille mustang noire, équipée d’un V8 de 6 litres, payant une taxe pharaonique pour pouvoir circuler, mais qu’un jour sur deux ?

Peu importe, les snobs ne sont pas si nombreux.

Ce qui est plus grave c’est que toutes les vieilles voitures seront pastillées noires. Or, ce sont les pauvres qui sont les utilisateurs principaux des vieilles voitures.

Voilà une injustice inacceptable, qu’il faut éradiquer.

C’est pourquoi, nos énarques, jamais à court d’idée, vont probablement instaurer le prix progressif des véhicules. Ceux-ci seront à prix coutant, voire gratuits pour les plus démunis, puis vendus en fonction des revenus pour les plus riches. Un riche privilégié pourrait avoir à payer une Bolloré au prix actuel d’une Rolls. Cette solution parait la plus équitable, sous réserve d’être un “écolo-socialo” convaincu et aussi évidemment un impécunieux.

Les poumons c’est bien, mais il y a aussi le cœur

Et oui, la pollution du cœur, des sentiments, porte gravement atteinte au bonheur. Ne serait-il pas avantageux de connaître à l’avance les risques de pollution sentimentale?

Je suis sûr que bien des hommes ou des femmes confiants, sincères, qui se donnent sans retenue, socialistes quoi, auraient un avantage certain à se méfier des égoïstes, arrivistes infidèles, les riches quoi, qui profitent d’eux sans vergogne, pour les laisser ensuite tomber comme de vieilles chaussettes usagées. Oui mais comment les détecter ?

La pastille, la pastille rien de plus simple.

Chacun aurait une pastille sur le front. Blanche pour commencer, puis selon les couleurs croissantes au fur et à mesure des incartades sentimentales ou sociétales.

Par exemple, Hollande aurait, vu son attitude avec ses femmes, une pastille noire sur le front, ainsi chacun se rappellerait à quoi s’en tenir avec cet homme, il suffirait de regarder son front et sa pastille. Ceci n’est qu’un exemple, pas de panique.

Il y a aussi Strauss-Kahn, pastille noire. Cahuzac, pastille noire.

La liste est longue, aussi bien à gauche qu’à droite.

En même temps qu’elle me fait sourire la pastille me terrorise. Je hais ces manières de délation, je hais les bonnes raisons, quelles qu’elles soient, de montrer les autres du doigt.

Qu’ils soient automobilistes, hommes publics, hommes ordinaires, tout ce qui les livre à la vindicte populaire me parait malsain. Je pense que la délation est le marqueur principal d’une société finissante, agonisante, je suis donc pour la suppression, avant même son avènement, de la pastille signe distinctif d’opprobre, symbole de toutes les lâchetés.

Bien cordialement. H. Dumas

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UN CADEAU (TRÈS) UTILE POUR NOËL…

Si vous êtes un nouvel entrepreneur, ou si vous êtes en plein dedans, ce jeu, qui se joue , en famille, comme le jeu de l’oie, vous dévoilera votre avenir.
Pour la petite histoire, je l’ai pondu en 2002, après 2 contrôles fiscaux et divers autres.
Je venais d’être relaxé par le tribunal correctionnel de Paris du chef principal d’inculpation de “dissimulation de recettes”. Cela n’a pas empêché le fisc de me poursuivre malgré le principe de droit français “non bis in idem”! 
Mais comme, en France, tout le monde s’en fout…

Ce jeu est absolument à offrir à votre mari, femme, père , mère etc… pour peu qu’il ne soit pas fonctionnaire.
La case N°   1 commence votre futur calvaire d’entrepreneur: Vous avez un projet.
La Case N°70 termine votre parcours du combattant: Vous vous expatriez.
Ce jeu, créé en 2002, était semble-t-il prémonitoire.

 

LE JEU DE L'ENTREPENEUR
LE JEU DE L’ENTREPRENEUR

CLIQUEZ 2 FOIS SUR LE JEU POUR L’AGRANDIR et pour en savourer                                                   “l’ironie” de toutes ses cases.

 

Bonne partie et préparez vos valises.

Emmanuel Bolling.

 

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Ils ont volé mon passé, ils volent maintenant mon futur. Je leur dis “merde”.

Ils ont la conscience tranquille tous ces voleurs, ces petits escrocs de bas étage. Comme les clercs de l’inquisition, les nazillons, les encartés de tout bord, ils pillent lâchement en se dissimulant derrière l’intérêt collectif.

Corrompus jusqu’au trognon, ils avancent hypocrites et cyniques, ils volent, détruisent, le cœur sur la main au nom des pauvres, des déshérités, des clochards qu’ils ont eux-mêmes créés.

Comment regarder cela sans vomir, sans haut-le-cœur à répétition jusqu’à l’étouffement.

Pour eux, pas de changement possible, il faut toujours plus d’avantages et toujours moins de responsabilité, de travail. Ils se cachent derrière le groupe, ils se fondent dans la masse, tels des terroristes ils sabotent la société, cachés derrière les familles, les enfants.

Ils haïssent les individualités, ceux dont l’esprit est libre, ceux dont le courage et l’engagement sont les seules valeurs. De ceux-là ils n’en veulent pas, comment pourraient-ils les supporter sans se remettre en question ? Comment pourraient-ils se remettre en question sans perdre l’estime d’eux-mêmes ? Leur passé est si lourd, leur avenir si insignifiant.

L’idée de résultat, de sanction en l’absence de résultat, leur est étrangère. L’égalité aveugle leur sert d’emblème. Tuer tout ce qui dépasse est pour eux un acte de survie, comment pourraient-ils supporter un autre ordre que celui de la hiérarchie médiocre qu’ils ont mise en place, qu’ils maîtrisent ?

Ils n’ont pas compris que l’homme n’est qu’une passerelle.

Une passerelle entre deux mondes, celui du réel et celui de l’imaginaire. Sans l’homme, ces deux mondes ne peuvent pas communiquer. Sans communication entre ces deux mondes, il ne peut exister ni vie ni progrès.

Ils ne savent pas que celui qui ne sait pas évaluer le réel ou qui ne sait pas maitriser l’imaginaire est un poids mort, un frein à l’humanité, un vivant non-vivant.

Ils ne se doutent pas que cette passerelle entre ces deux mondes est fragile, qu’elle peut prendre l’apparence d’un seul homme, mais aussi d’un groupe d’hommes. Que son effondrement est encore plus terrible lorsqu’il touche sa forme de groupe.

Ils ignorent tout cela, ils vivent en un groupe obtus, cupide, envieux, qui flatte la médiocrité, qui est aveugle au réel et insensible à l’imaginaire. Ils se plaisent dans ce cloaque. Ils s’y épanouissent, heureux de leur régression collective, vissés sur des rochers en carton.

Il y a longtemps que leur propre passerelle et celle de leur groupe se sont effondrées. Ils le savent, évidemment. Mais, ils ne sont ni capables d’en appréhender les conséquences ni capables d’en tirer les conclusions, ils continuent à se vautrer.

Pour se vautrer ils pillent, bientôt ils tueront.

Après m’avoir qualifié de fraudeur fiscal ils m’ont pris, sans raison, sous les acclamations de leurs thuriféraires,  avec l’aide de leurs magistrats factices, tout ce que j’avais gagné en une vie de labeur intègre. D’une intégrité particulièrement difficultueuse, car le bâtiment est le fer de lance de la corruption. De mon passé ils ont fait table rase.

Maintenant ils s’apprêtent à me voler mon avenir. A La Rochelle, où je suis porteur d’un projet nécessaire à la ville pour la projeter dans l’avenir, ils intriguent et légifèrent pour refuser à cette ville son droit à faire se rencontrer son réel et son imaginaire. Ils bombardent la passerelle que je m’efforce d’installer. Ils ne savent même pas pourquoi ils me haïssent, pourquoi ils haïssent mon projet.

Ma liberté leur suffit comme motif, elle ne doit pas être, ils la prennent pour une atteinte à leur dignité. Ils ont raison, le risque serait grand que leur médiocrité apparaisse si je pouvais réaliser mon projet.

Lorsque la passerelle s’effondre l’individu ou le groupe tombent sans limite autre que la mort. Il n’y a rien pour se raccrocher. Ceux qui perdent de vue la réalité ou qui se trompent sur l’imaginaire aboutissent probablement dans cet espace invivable que certains nomment l’enfer.

Personnellement, j’y suis. Poussé par la tempête des jalousies, des rancœurs, des pouvoirs usurpés, des mensonges, de la démagogie, je suis tombé de ma passerelle.

Sur ma passerelle j’étais heureux, je l’ai dit, je l’ai montré, je n’aurais pas dû.

Hélas, au fond du gouffre je vois toujours la réalité et je n’ai aucune peine à voir l’imaginaire qui lui est associé. C’est une grande souffrance, qui ne se partage pas, que chacun vit seul.

Si vous êtes sur la passerelle, cachez vous, cachez la, contentez vous d’en profiter.

Le groupe auquel nous appartenons aujourd’hui a le vertige, il est incapable de vous comprendre, de prendre place à vos côtés. Les rives du réel et celles de l’imaginaire ne lui sont pas accessibles, il patauge dans le marigot de l’aveuglement, de la médiocrité, de la veulerie.

Bien cordialement. H. Dumas

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La grande lassitude

Jeudi 20 Novembre, une procédure engagée par moi contre un refus de récupération de TVA venait à l’audience du Tribunal Administratif de Montpellier.

Vous savez quoi ? J’ai complètement oublié de m’y présenter.

Ce même Jeudi matin j’enregistrais la vidéo “Big Data” avec Emmanuel Bolling.

A la réflexion, cet acte manqué me parait le signe d’une grande lassitude.

La procédure

Je suis entrepreneur depuis 1965. Depuis bientôt cinquante ans, je paie régulièrement ma TVA sur mes encaissements.

À 70 ans, mon stock et ma trésorerie paralysés par la folie fiscale de contrôleurs pervers m’obligent à travailler pour essayer de survivre. Je suis dans la position de l’esclave tentant de s’enfuir en courant avec un boulet scellé à chaque cheville.

C’est ainsi que la semaine précédant cette audience j’ai parcouru, en voiture, 3.000 Kms dans le cadre de mon travail, alors que quinze jours avant j’avais subi une opération bénigne mais qui aurait demandé du repos.

Je ne fais pas du misérabilisme, j’expose la réalité.

C’est dans cette ambiance de travaux forcés que les Services Fiscaux m’ont refusé le remboursement de la TVA sur les dépenses de mon entreprise.

Je dois avouer que ce fut pour moi une surprise.

Il faut noter que la paralysie de mon stock et de ma trésorerie par le fisc ne me permettent pas autre chose que d’assumer les procédures liées et d’imaginer des projets réalisables uniquement dans le cas où ces procédures desserreraient l’étau dans lequel je suis enfermé.

Autant dire que, depuis plusieurs années, cette situation génère des frais sans parvenir à les équilibrer par des recettes.

Le fisc, responsable de cette situation, me refuse la récupération de TVA sur mes dépenses au motif que je n’ai pas de recette, alors que, dans le même temps, il m’oblige à faire toutes les déclarations liées au statut d’entrepreneur qu’il m’impose.

Mon tort fut, pour ne pas importuner tous les mois les agents des impôts, d’attendre que la TVA remboursable soit significative pour en demander le remboursement. J’ai attendu deux ans.

À la suite de ma demande de remboursement, le fisc a exigé la liste de toutes les factures concernées avec pour chacune le nom de l’éditeur, la date, le montant HT et TTC, la TVA. Un travail de plusieurs jours et de plusieurs kilos, que j’ai évidemment fait parvenir aux Services Fiscaux.

Tout cela pour finir par ne pas me rembourser ma TVA, au prétexte que je n’avais pas de recette. Alors même que s’il est prévu que l’assujetti puisse récupérer la TVA c’est bien pour les cas où il n’a pas de recette ou des recettes moindres que ses dépenses.

La réalité

L’Etat, en banqueroute, n’a plus de quoi respecter ses engagements et se conduit comme un petit escroc impécunieux. Il invente une excuse bidon pour ne pas payer ce qu’il doit.

Dans un monde normal, avec une justice normale, la chose serait rapidement réglée et l’Etat mis en demeure d’assumer ses obligations.

Mais nous sommes face à des escrocs organisés en bande, trompés par l’apparence d’une justice qui n’est en fait qu’un membre de la bande.

C’est ainsi que, 24 heures avant l’audience – j’ai pu vérifier cela aujourd’hui sur Sagace le site des Tribunaux Administratifs – le célèbre Rapporteur Public a résumé ses réflexions par le fameux “rejet sur le fond” en guise de motivation explicite

Le jugement défavorable suivra automatiquement, je ne sais quand, j’en ferai appel.

La mascarade.

Je souris à l’idée que mon absence à l’audience ait pu être interprétée de la plus folle des façons par les magistrats du fait que je poursuis l’une de leur Présidente au pénal pour déni de justice.

Alors que, tout bêtement, j’ai oublié la date de l’audience.

Je plaide non coupable pour cet oubli.

J’accuse mon inconscient de ne plus vouloir rencontrer ces magistrats qui, du haut de leur morgue, me regardent comme un sous-homme, une sous-merde, qu’ils pillent, brutalisent, détruisent impunément à l’aide d’arguties, de faux arguments de mauvaise foi, pendant qu’ils prétendent dire la justice et indument exigent de ce fait le respect.

Ma lassitude.

Elle est réelle, probablement partagée par beaucoup. Tant est si bien que le jour n’est sans doute pas bien loin où ces magistrats et tout leur théâtre vont tomber comme le mur de Berlin.

Ce jour là ma place sera intellectuellement plus confortable que la leur.

Bien cordialement. H. Dumas

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Taxer, taxer, taxer, vraiment, y’a que ça de vrai!

Grâce à Hollande, son gouvernement et un parlement débridés, la terre ne ment plus, elle se contente de coûter une blinde : l’État, toujours plus impécunieux, cherche à remplir ses caisses par tous les moyens, et à mesure que les moyens disponibles se font plus rares, ils se font aussi de plus en plus douteux. C’est ainsi qu’on découvre lentement l’ampleur de la spoliation qui se met doucement en place sur le foncier, bâti et non bâti, puis sur tout le reste.
Comme le faisait fort justement remarquer Proudhon en protestant contre toute conclusion communiste, « La propriété, c’est la liberté ». Et s’il y a bien quelque chose que l’État combat, c’est bien la liberté, celle qui permet notamment de s’affranchir de lui. Quel meilleur moyen de détruire celle-ci qu’en subornant celle-là ? Et quel meilleur moyen de corrompre la propriété, notamment foncière, qu’en la taxant comme jamais ?

Et c’est dans l’Observatoire des Subventions qu’on prend connaissance des nouvelles dispositions fiscales relatives au foncier non bâti. Vous disposez de terrains, réputés bâtissables sur le plan local d’urbanisme (le remplaçant du plan d’occupation des sols) ? Heureux propriétaire fortuné ! Vous voilà à la tête d’un empire foncier, dont l’impôt sera calculé sur la valeur cadastrale à hauteur de 5€ par m² en 2015, et le double l’année d’après. L’addition monte à la fois très vite, et comme elle s’applique, pour une fois, dans une parfaite équité indépendante des ressources de la personne, on comprend assez facilement que, du jour au lendemain, des dizaines de milliers de Français vont se retrouver avec des milliers d’euros d’impôts supplémentaires à payer pour avoir eu le malheur de disposer d’un bout de terrain bâtissable en bordure de village, ce dernier ayant été malencontreusement déclaré en « zone tendue ». Subitement, le potager va revenir très cher en France.

L’idée derrière ce nouveau coup de pelle derrière la nuque des contribuables ? Tout part d’une loi qui a en fait une « longue » histoire (parlementairement parlant) puisqu’elle est d’abord issue des petites bavures législatives de Cécile Duflot en 2012(article 82). Prenant pour prétexte le « déséquilibre entre l’offre et la demande de logement », le gouvernement avait fait voter en catimini cette majoration de la taxe foncière pour trouver un moyen simple de permettre aux communes de lever un impôt supplémentaire alors que les dotations de l’État viendraient à diminuer. À la suite de la mobilisation des agriculteurs, se rendant compte de l’énormité de la nouvelle taxe, cette dernière avait été mise en suspend par Duflot qui déclarait alors à l’Assemblée Nationale « Cette disposition ne s’appliquera pas au 1er janvier 2014 pour que chacun puisse en mesurer les conséquences. » Mais voilà : 2015 arrive, et la taxe n’est plus suspendue.

Les hostilités fiscales peuvent donc reprendre, et tout comme le foncier non bâti, c’est au tour du foncier bâti de se retrouver dans la ligne de mire du parlement, par le truchement commode de la petite lucarne magique, celle qui distribue aux foyers français d’inénarrables chefs-d’œuvres culturels

On savait déjà que la redevance télévisuelle serait augmentée (discrètement) de trois euros pour atteindre 136 euros tout de même, soit à peu près trois fois l’inflation constatée. Manifestement, tous les salaires ne baissent pas partout, et notamment pas dans les médias publics français à en croire la facture, en hausse donc, qui sera donc adressée à tous les contribuables. Le bonheur de vivre en Socialie mérite quelques sacrifices, après tout.

proudhon la propriété c'est la liberté

Mais cette petite hausse, connue, en cache peut-être une autre, plus substantielle et qui va certainement ouvrir un intéressant débat.

C’est le sénateur des Alpes-Maritimes, Jean-Pierre Leleux, du parti socialiste de droite UMP, qui a émis l’idée croustillante de taxer forfaitairement les résidences pour cette redevance audiovisuelle, indépendamment du fait qu’elles aient ou pas de poste récepteur. Idée d’autant plus croustillante qu’elle se place en parallèle de celle du parti socialiste de gauche qui propose quant à lui d’étendre l’actuelle redevance à tous les types de récepteurs, ordinateurs, téléphones et tablettes inclus. Apparemment, le combat pour une France plus taxée est maintenant embrassé avec fouge et passion par les deux « bords » de l’hémicycle qui s’en donnent à cœur joie pour trouver de nouvelles sources à un fisc décidément très gourmand.

attack-giant-leeches-posterLeleux, « homme libre et de conviction »(slogan de sa campagne sénatoriale) comme on peut l’être lorsqu’on émarge aux frais de la République, nous propose donc de payer pour un service qu’on peut potentiellement avoir (la présence d’une télé n’étant plus obligatoire). C’est pratique et facilement extensible : à quand une taxe applicable à tous les adultes sur la cigarette, même celle qui n’est pas achetée ? À quand une taxe foncière même pour les locataires, ces derniers étant des propriétaires en puissance ? Le bonheur fiscal créatif est sans fin !

Cette furie taxatoire audiovisuelle intervient de surcroît avec un timing endiablé au moment où l’on apprend que le service public de télévision, lourdement subventionné, entretient à nos frais des chaînes dont certaines ne sont pas regardées… du tout. C’est ainsi que France Ô, la« chaîne de la multiculturalité » qui nage dans le bonheur sucré de 30 millions d’euros gratuits du contribuable, récolte certains soirs … 0 (zéro) téléspectateurs. D’un autre côté, la même redevance, qu’on veut étendre à toutes les plate-formes ou à tous les foyers, selon qu’on est à gauche ou à droite dans la Socialie détendue de la ponction, sert aussi à alimenter en fonds ces exotiques chaînes rigolotes comme Guadeloupe 1ère, de Wallis-et-Futuna 1ère, sans oublier Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère, qui emploient des douzaines d’intermittents de l’information dont le désœuvrement les pousse parfois à travailler pour des boîtes de production privées…

françois hollande fait l'andouilleExtension de la redevance, taxation en folie du foncier qu’il soit non bâti ou même bâti (avec une augmentation vigoureuse pour les résidences secondaires des salauds de riches), augmentation salée de taxes diverses l’an prochain (droits de timbre en appel qui bondit de 50%, TSCA qui passe à 11%, hausse du plafond de la taxe de séjour, hausse des droits de mutation dans l’immobilier, hausse du diesel), et projet d’aller taxer les ressortissants français où qu’ils se trouvent à l’étranger … J’avoue que le changement, ça fait mal. Et à bien y réfléchir, vraiment, pour nos députés, les expressions « simplification administrative » et « pause fiscale » n’ont pas celui que le sens commun leur donne.

Non, vraiment, messieurs les députés : arrêtez la pause fiscale ! Finissons-en avec la simplification administrative ! Depuis que vous vous êtes lancés dans ces lubies, jamais les Français n’ont subi tel assaut de taxes et de ponctions ! Depuis que vous vous êtes montés le bourrichon sur la complexité administrative au point de vouloir tout simplifier, jamais les processus n’ont été aussi alambiqués, les textes de lois aussi nombreux, les procédures aussi complexes et les décrets aussi illisibles ! Reconnaissez votre nullité, il n’y a pas de honte à comprendre qu’il n’y a décidément qu’en plein sommeil, sur les bancs de l’assemblée, ou profondément endormis dans vos fauteuils cossus de vos douillets ministères que vous nous faites du bien en ne faisant rien du tout. Messieurs, lâchez-nous et arrêtez vos exactions.

Il en va maintenant de la survie de la France, et bientôt, pour vous, de la votre.

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Vers la création d’un Ministère des Anciens Combinards

Notre Président est sens dessus dessous, on le comprend, chez ses amis c’est l’hécatombe.

Kader Arif – ou plutôt Kader S’Anfa – quitte ses fonctions de Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants.

A quelque chose malheur est bon, d’une part la fonction abandonnée par Kader d’autre part le nombre de victimes chez ses amis interpellent notre Président. Au point que, de sources bien informées, on apprend qu’il envisage de remanier le gouvernement et d’introduire un nouveau ministère, le Ministère des Anciens Combinards.

Si je peux me permettre, c’est la première bonne idée que je vois jaillir du cerveau engourdi de notre Président. On peut le dire sans retenue : “voilà une idée qu’elle est bonne”.

Enfin, une organisation étatisée, reconnue, de la combine. Voilà un Ministre qui ne va pas chômer et qui n’aura pas à démissionner à tout bout de champ. Les choses seront claires, et le travail ne va pas manquer.

L’organisation du ministère lui-même

La tâche est si immense qu’un ministère à Paris n’y suffira pas. La décentralisation étant un des moteurs essentiels de la combine, le ministère qui la prend en charge se devra d’avoir des représentations à tous les échelons de la décentralisation.

Il y aura donc des représentations régionales, départementales et communales. On imagine aisément les possibilités de combines inépuisables à l’occasion de la mise en place de ces représentations. Combines lors du choix des implantations, de la construction des bureaux, de leur ameublement et du recrutement des salariés. Rien que de très naturel me direz-vous ? En effet, mais à grande échelle et enfin légalement.

Bien entendu, le ministre en charge de cet immense programme, qui va générer emplois et richesses et amener très légitimement notre pays au premier rang de la combine mondiale, devra avoir les moyens de ses ambitions. Probablement constamment en déplacements, le ministre et ses collaborateurs devront disposer de plusieurs avions, voitures et même peut-être TGV spéciaux. L’urgence de sa mission ne lui permettra pas d’utiliser le matériel déjà existant pour les autres ministères. C’est autant de travail pour Dassault, Porsche, Mercédès et Alstom. Réjouissons-nous.

Police et justice

La combine ne pourra s’épanouir pleinement que si elle est régulée, protégée par la loi. Une police spéciale sera créée pour rechercher ceux qui pourraient vouloir entraver les combines. Le recrutement pourra se faire au sein des forces actuelles de police ou des agents des impôts. La Police des Combines Française (PCF), n’en doutons pas, sera d’excellent niveau.

Mais que pourrait-elle faire sans Tribunaux Spéciaux ? Il sera donc mis en place des Tribunaux des Combines (TC). Ces tribunaux ne seront pas très différents de ceux que nous connaissons actuellement, dans la forme. Dans le fond, ils seront sans doute au départ obligés de fonctionner sur directives, le Code des Combines n’étant qu’oral à ce jour et restant à insérer dans la loi sous sa forme écrite.

Représentation et communication

Comme pour toute activité sociale ou politique, l’intention est illusoire, seules la représentativité et la communication sont essentielles.

Le Ministère des Anciens Combinards doit avoir un hymne, un chant que tous entonneront le jour férié dédié aux anciens combinards, probablement le 30 Février, jour de la Saint Glandu.

Le chant des Courtisans est en cours de création. Yannick Noah s’en occupe avec Goldman, Sardou, Mireille Mathieu et toute la clique. On connait les premières paroles, qui ont fuité :

“Ami entends-tu le bruit doux des bakchichs qu’on empoche

Ami de Bercy racle bien jusqu’au fond de leurs poches

Ami laisse leur : le travail, les soucis et la poisse

Ami soit élu, et après combinons tous les deux sans angoisse”….

La musique n’est pas encore définie, si vous avez une idée en tête n’hésitez pas à en faire part aux responsables :

Cellule brainstorming

Ministère des Anciens Combinards en formation

Elysée – 75000 Paris

L’ami bien placé

Toute la question est là. Chacun doit avoir, dans le cadre d’une combine globale, un ami bien placé. C’est lui le pivot de toute combine efficace.

L’ami bien placé est un élu, évidemment.

Vous pouvez le contacter après son élection, mais c’est plus cher. La meilleure solution est de l’aider dans son élection. Cette deuxième solution comporte le risque d’échouer, d’autant que les combines étant de plus en plus lucratives les candidats sont de plus en plus nombreux et, évidemment, les risques d’échec augmentent avec le nombre.

Cependant, si vous n’êtes pas une multinationale, ne rêvez pas, la combine avec l’élu en place est hors de portée, à moins qu’il soit élu en Creuse ou en Lozère, et encore…

Vous pouvez vous contenter d’un ami fonctionnaire bien placé. Mais attention, en cas de grosse opération vous serez quand même obligé de financer un élu, donc double dépense. Alors qu’en traitant directement avec l’élu, il se charge de la part du fonctionnaire.

Puis, l’élu est structuré, vous pouvez payer la facture en donnant à son parti, alors que le fonctionnaire vous demandera un paiement direct. Paiement qui, jusqu’à ce jour béni, n’était pas déductible (sauf à l’international), mais qui évidemment le sera avec ce nouveau ministère et l’entrée en vigueur du code de la combine.

La bonne prospective

Aucun doute c’est l’écolo. N’allez pas vous investir ailleurs. L’écolo tient les clefs de tout. C’est lui qui fait que votre activité bouche ou débouche le trou de l’ozone.

C’est lui qui vous fait diable ou messie, saint ou sorcier, riche ou brulé en place publique.

Alors, inscrivez-vous au parti écologiste,  ayez une activité bio incluant si possible le vent et le soleil, avouez votre amour immodéré du partage, de la gratuité, affirmez votre zénitude, et vogue la galère, le monde de la combine est à vous.

Vous pouvez même envisager d’être le premier ministre à être nommé à la tête du Ministère des Anciens Combinards naissant. Bonne chance.

Bien cordialement. H. Dumas

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LES BONNES RECETTES DE MACRON

PAR  h16

Alléluia, gloria in excelsis déhooooOooo ! Le gouvernement, touché par la grâce divine ou, plus probablement, subtilement aiguillonné par une conjoncture pas facile-facile, se sera décidé à émettre enfin des propositions que d’aucuns pourraient qualifier, si on les regarde vite fait, de bonnes pour le pays voire (soyons fous, soyons troll) carrément libérales.

Oui, je sais, lire ceci, ici, le matin, cela peut choquer. Mais c’est tellement surprenant, que voulez-vous, qu’il n’est plus temps de mettre des gants. Jugez plutôt de la révolution culturelle, voire, littéralement, du grand bond en avant que nous offre legrand timonier président de la république, ou, plus précisément, sa trouvaille ministérielle, Emmanuel Macron. En l’espace de quelques heures, voilà en effet qu’il nous offre une véritable salve de renouveau flamboyant, d’espoir vibrant et de changement économique paradigmatique qui permet, d’un seul coup, de sortir toute une panoplie de mots complexes et enthousiasmants dans un petit billet rebondissant.

macron gaucheAinsi, pif, paf, pouf, Macron propose dans son joli projet de loi d’autoriser le travail du dimanche, pour 5 à 12 dimanches par an. Bon, bien sûr, lorsqu’on regarde les petites lignes fines écrites en bas de la proposition, il s’agit d’un petit assouplissement des règles en vigueur, et on est encore très loin d’une réelle liberté d’ouvrir ou pas le dimanche, décidée par le propriétaire d’un magasin. Et puis, oups, il va falloir doubler le salaire des gens qui travailleront ces dimanches-là, ce qui, pour les zones touristiques où le travail le dimanche était déjà de mise et le salaire pas doublé, risque d’aboutir à des petits soucis (rentabilité, licenciements ?)… Mais allons, allons, tout ça, ce sont des petits détails, c’est toujours bon à prendre, et, ne boudons pas notre plaisir, cela va certainement permettre à quelques magasins d’engranger quelques recettes, qui, ne l’oublions pas, se traduira probablement par quelques rentrées fiscales supplémentaires.

Ainsi, tic, tac, toc, Macron explique que, bientôt, une fois son projet de loi passé, dans quelques mois, tout au plus, très vite, youpi, disons un peu après décembre, les pharmacies et les études d’avocats ou de notaires pourront ouvrir leur capital à d’autres professionnels du même secteur (parce qu’ouvrir à n’importe qui, ce serait faire n’importe quoi et on sait déjà que ces professionnels sont très très contre – et puis ce serait dommage de « financiariser le secteur »). Bon, à l’évidence, cela ne risque pas trop de créer subitement de nouvelles pharmacies, de nouvelles études ou une baisse des prix, mais ce sera tout de même une ouverture, une liberté supplémentaire et ce serait dommage de ne pas envoyer une volée de petits bisous dans la direction de Macron qui fait des efforts, le brave petit. Et puis accessoirement, ces ouvertures, ça fait des mouvements capitalistiques, et on peut parier que grâce à ceux-ci, on auraquelques rentrées fiscales supplémentaires.

macron droiteAinsi, plic, plac, ploc, Macron a trouvé un moyen pour que les pauvres, qui n’étaient pas assez riches pour faire des voyages, puissent découvrir le monde et aller être pauvre ailleurs que dans leurs villages, dans leurs villes ou dans leurs campagnes, en multipliant les lignes d’autocar dans le pays. Et si l’on passe sur, justement, les termes utilisés pour communiquer son ébouriffante trouvaille (et qui, il faut bien le dire, introduisent de sérieux doute sur les capacités du petit Emmanuel a bien maîtriser, justement, l’exercice communicationnel dans lequel il s’est vaillamment lancé), on constate qu’il touche du doigt une vérité connue depuis longtemps des libéraux, à savoir que les lignes de car, en France, sont complètement noyautées par … la SNCF qui dispose d’un quasi-monopole, et en profite d’ailleurs assez largement. Bon, bien sûr, il ne s’agit pas ici de toucher à l’indéboulonnable dogme des bus et des liaisons de moins de 200 km (pas fou, le Macron), mais toute libéralisation de ce secteur sera fort bien venue, permettant ainsi de redonner un peu de dynamisme à certains territoires au maillage trop large, en réintroduisant ainsi une goutte de concurrence dans un secteur passablement verrouillé. En plus, outre les éventuelles créations d’emplois que ceci peut entraîner, on peut parier sur quelques rentrées fiscales supplémentaires.

Ainsi, bim, bam, boum, Macron nous prévient que l’État va céder pour 5 à 10 milliards d’euro de participations dans différentes sociétés dont il est actionnaire. Que voilà une excellente nouvelle qui va à l’évidence diminuer la part de celui-ci dans les participations diverses et variées qu’il a pu prendre au cours des années et qui ne se sont pas toujours traduites par des choix judicieux en matière de développement. Bon, certes, compte-tenu des volumes, il faudra sans doute attendre le moment propice pour vendre tout ça et éviter de le faire au moment où les Bourses se cassent la figure, mais je fais confiance à notre petit parvenu de chez Rotschild pour bien calibrer son timing.small implied facepalm Quant à l’utilisation des fonds, qui ne seront pas entièrement consacrés à rembourser une dette pourtant colossale et en grande partie dirigés à des « investissements » (embauche de fonctionnaires, nouveaux chantiers bidons ?), on est en droit de se facepalmer doucement la tête, mais cela ne doit pas nous faire oublier que ces ventes se traduiront probablement parquelques rentrées fiscales supplémentaires, non ?

la rentrée d'hollandeAu passage et pendant ce temps, le patron de Macron, qui a tout compris, continue avec sa finesse d’analyse coutumière, à proposer d’intelligents aménagements des taxes qui existent déjà, par exemple en élargissant la redevance audiovisuelle au-delà de la télé pour inclure les supports numériques (tablettes, ordinateurs, téléphones) de plus en plus en usage pour les diffusions de contenus. Bien sûr, en terme de popularité, c’est assez nul, mais on peut peut-être espérer quelques rentrées fiscales supplémentaires, non ?

Tout cela est décidément bel et bon.

Seulement voilà, il y a tout de même quelques éléments qui incitent à la prudence. Oh, certes, Macron semble ici distribuer des bonnes idées pleines de promesses. Oh, certes, les propositions aboutiraient bien à augmenter, enfin, la liberté des uns et des autres. Après des années de restrictions, on peut imaginer que c’est un mieux.

Mais voilà. D’un autre côté, je l’ai dit, je le répète ici : les dépenses de l’état et des collectivités territoriales ne diminuent pas d’un cachou. Elles augmentent. En fait, pour les collectivités, elles explosent même. Et toutes ces belles déclarations de Macron sont des propositions qui s’inscrivent dans un projet de loi, qui sera discuté en décembre à l’Assemblée nationale, où tout peut arriver, y compris et à commencer par des amendements subtils et castrateurs qui pourraient bien transformer tout ceci en petite soupe clairette et sans intérêt.

dépenses publiques - austérité qui dépoteMais surtout, ces propositions, aussi intéressantes soient-elles, restent extrêmement timides et orientées d’un seul coté du problème budgétaire français.

Timides, parce que, mises bout à bout, elles ne représentent finalement que quelques leviers de croissance légers, des aménagements, des petits bricolages sympathiques mais très loin d’être décisifs pour redresser l’économie du pays. Pour envisager un véritable effet, il faudrait plusieurs douzaines de ces propositions, ce qui accroîtrait d’autant le risque d’une crise parlementaire majeure. Procéder à petit pas est probablement indispensable compte tenu de la sclérose intense du pays, mais si les pas sont trop petits, on a surtout l’impression de faire du surplace, et le risque de s’affaler ne diminue pas.

Et malheureusement, ces propositions sont exclusivement poussées du côté des recettes : nos élites ont, bien évidemment, compris que le déficit budgétaire chronique français risquait de causer d’importants problèmes, suffisamment importants pour mettre en péril le gouvernement voire la réélection de François en 2017 (c’est probablement la seule raison qui les pousse à agir). Mais delà à s’attaquer aux dépenses, il y a un pas, bien trop grand, que nos petits trottineurs en pantoufles n’oseront jamais faire. Autrement dit, ne pouvant toucher aux dépenses, les vannes à pognon public étant coincées et ouvertes à fond, on accroît les recettes : on laisse un peu de mou à la vache à lait de contribuable pour qu’elle puisse brouter un peu plus loin que prévu, mais on n’a toujours pas lâché la bride. Et la traite, vigoureuse, continue, toujours au même rythme, toujours plus forte que ce que l’animal est capable de produire.

Quant à Macron, on peut peut-être se dire qu’il entend ainsi préparer l’opinion et surtout ses collègues socialistes à des réformes d’ampleur mais on voit surtout que ces réformes ne seront faisables que tant que tiendra le soutien populaire ; dès qu’il faudra faire mal (et si on parle de réformes d’ampleur, il faudra faire mal), le soutien s’évaporera, et l’opinion publique grondera (les médias y veilleront). Le gouvernement sera alors en délicatesse. Hollande le dissoudra, se débarrassant d’un Macron impopulaire et d’un Valls devenu trop encombrant, après un grillage médiatique à cœur, juste avant les élections.

Tout ceci est malheureusement un peu trop prévisible. Macron, placé dans cette position exactement pour ça, fait donc son travail et propose, docilement, quelques réformes sympathiques qui donnent un peu de crédibilité aux couinements gouvernementaux sur l’air du « On va réformer », indispensable à apaiser Bruxelles et les financiers. Lorsqu’ensuite, on verra que ces micro-ajustements n’arrivent pas (surprise !) à couvrir les 80 milliards de déficits, on en viendra comme par hasard à la conclusion que libéraliser, déréguler, autoriser, tout ça, ça ne marche pas fort. On le comprend : tant que le pays ne sera pas au pied du mur, les vraie réformes attendront, et la taille de l’État ne diminuera pas.

Décidément, le libéralisme, c’est pas maintenant.

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Big Data (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. E. Bolling et H. Dumas

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Merci Alain Lambert

Voilà un notaire, devenu un homme politique, qui s’est hissé jusqu’au poste de Ministre du Budget, dont le billet dernièrement paru sur son blog et relayé par Yahoo mérite attention.

http://www.alain-lambert.org/2014/11/finances-publiques-pour-en-finir-avec-le-mensonge-budgetaire-preelectoral/

Evidemment, à Témoignagefiscal, nous regrettons qu’Alain Lambert n’ait pas été au bout de ses constations. On lui pardonnera, nul n’est parfait.

Pour un élu au passé électoral aussi dense, disons qu’il lui reste une étonnante capacité à entrevoir la réalité, c’est à dire le mensonge tapi derrière la propagande de tous les partis, de tous les élus, derrière cette catastrophique dictature des communicants électoraux que l’on appelle incroyablement la démocratie occidentale.

Ainsi donc, Alain Lambert s’étonne, mais il ne va pas jusqu’à s’insurger, de l’absence de responsabilité des élus face à leurs promesses économiques chiffrées, dont ils connaissent, dès leur publication, la fausseté.

Le mensonge économique comme outil électoral, nous sommes bien placés pour connaître.

Nous ne pouvons que conseiller à M. Lambert, d’une part de rejoindre les auteurs de notre blog “Temoignagefiscal” ainsi il participerait à en relever le niveau de l’émotivité vers la technicité, d’autre part de bien vouloir tirer les conséquences objectives des mensonges électoraux qu’il dénonce.

Car, Alain Lambert, dites-le : “Les contrôles fiscaux sont un sur-impôt d’ajustement à la réalité qui fait suite inexorablement aux mensonges économiques des élus”. Et oui, c’est de cela dont nous mourrons, nous les contribuables.

C’est cela qui justifie notre génocide, notre désignation, elle aussi falsifiée, de “fraudeurs fiscaux” qui permet de nous mettre au banc de la nation, de nous designer comme boucs-émissaires, afin de nous piller, avec la complicité des Tribunaux Administratifs et l’assentiment de la population, pour boucher les trous du mensonge.

Mais aussi, Alain Lambert – vous pardonnerez ma familiarité -, notre blog propose, depuis déjà longtemps, une réponse aux questions éthiques que vous vous posez très légitimement.

Pour sauver la démocratie il n’y a qu’une solution : “Rendre obligatoire, pour toute candidature électorale, le dépôt d’un projet chiffré normalisé, dont l’élu sera responsable et pour lequel tout manquement injustifié ultérieur entrainerait des sanctions.”

Bravo pour votre billet. Rejoignez-nous, nous avons besoin d’hommes tels que vous, pour peu qu’il en existe d’autres, ce qui n’est pas avéré pour le moment.

Bien cordialement. H. Dumas

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Chasser l’ennui des hauts fonctionnaires.

On pourrait croire qu’il est doux d’être Haut Fonctionnaire en France, mais il n’en est rien. Certes, la haute fonction a ses avantages, mais comme le faisait remarquer judicieusement Clémenceau, à l’instar des étagères, plus un fonctionnaire est haut placé, moins il sert. Ceci entraîne inévitablement deux effets pervers que tout individu à leur place ressentira naturellement.

D’un côté, les hauts fonctionnaires, sentant confusément mais de façon répétée que leur utilité est plus que discutable, s’ennuient parfois et se perdent souvent dans des considérations ou des projets ineptes, d’autant plus facilement d’ailleurs qu’ils sont pilotés par une caste politique pour laquelle l’ineptie est devenue, au fil du temps, un modus operandi.

ena = aneDe l’autre côté, la hauteur de leurs fonctions leur interdit mécaniquement de prendre part à la vie du petit peuple qu’ils administrent avec un bonheur disons … fluctuant. En conséquence, le peuple ne les connaît pas et les considère comme une caste de privilégiés, soit par leurs salaires, soit par leurs avantages, leurs réseaux ou leurs connaissances. De cette façon, ces hauts fonctionnaires se sont lentement mais sûrement rapprochés dans l’imagerie populaire du clergé de l’ancien régime. Après tout, ce sont eux qu’on retrouve derrière les discours des élus et des politiciens d’importance. Ils jouent le rôle d’éminences grises et dirigent les domaines que la caste élue s’est octroyée.

Cette proximité métaphorique est renforcée par le fait qu’ils proviennent tous des mêmes formations, l’ENA étant à ce sujet devenu une véritable caricature de Xerox, où chaque promotion est la reproduction mécanique de la promotion précédente, avec tous les soucis que comporte une copie de copie : affadissement, perte de contraste, bavures, impuretés qui grossissent. Or, ces formations sont autant idéologiques qu’intellectuelles, et ajoutent au caractère « doctrinaire » de ces corps et des individus qui en sont issus : une même école de pensée (étatiste, centralisatrice, jacobine, républicaine, dans laquelle toutes les solutions passent par l’Etat d’une façon ou d’une autre) et une même façon de concevoir le monde, au début tendrement décalée, maintenant outrageusement ridicule où la France est encore une puissance majeure, baignant dans la richesse et les opportunités, œuvrant pour le bien de toute l’Humanité (au moins) et éclairant le monde de sa lumière philosophique et culturelle.

Comme on le voit, le constat est sans appel : la France souffre d’une fracture nette entre sa haute administration et le peuple qui la fait vivre. Ce problème est fort gênant : on ne conduit pas un peuple qui regarde ailleurs, écoute peu et se méfie de ses leaders. Pas de doute : si l’on veut sortir la France de l’ornière autiste dans laquelle elle est tombée, il faut rapidement résoudre cet écueil.

Pour cela, on peut commencer par décloisonner ces pauvres hauts fonctionnaires. Leur faire prendre l’air et découvrir le monde réel sera une excellente démarche qui rafraîchira les idées qui circulent encore dans les corps d’élite.

ideesncfOn pourrait ainsi les envoyer en stage pendant un ou deux ans dans différentes entreprises privées, pas grandes, pas connues, pas au service de l’Etat. Les exemples abondent, mais avouez qu’imaginer Pépy, actuellement en charge de la SNCF, faire un stage chez un artisan-tailleur pour lequel la prise de dimension est une seconde nature, ça ne manquerait pas de sel. De même, Mongin, le haut fonctionnaire chargé de la RATP, pourrait gagner à passer plusieurs mois chez un horloger, qui lui apprendrait sans doute l’importance de la précision chronométrique qui fait cruellement défaut au service public parisien.

Inversement, histoire de mesurer à la fois l’écart entre le réel et leur vision du monde et la nécessité d’avoir des gens si qualifiés pour faire leur travail, on pourrait envisager de placer à leurs postes ces petits patrons de PME qu’ils remplaceraient, dans une version vitaminée de « Vis ma vie de Haut Fonctionnaire » pour les uns et « Vis ma vie de patron de PME » pour les autres. Difficile d’imaginer que leurs remplaçants feraient pire puisqu’en matière d’administration (comme en matière de législation ou de fiscalité, d’ailleurs), ne rien faire du tout est, bien souvent, le gage d’une amélioration sensible et mesurable. Et ce rafraîchissant changement de têtes dans les hautes sphères de l’Etat entraînerait sans doute un renouvellement salutaire des idées, ces petites choses rigolotes qu’on n’a plus vues à ces endroits là depuis près d’un demi-siècle…

En réalité, cette expérience, purement intellectuelle, ne sera jamais possible.

D’une part, on ne peut pas écarter complètement le fait que des patrons de PME, même sans les diplômes prestigieux de nos hauts-fonctionnaires, ne fassent aussi bien voire mieux qu’eux, ce qui engendrerait inévitablement des problèmes à justifier l’existence même de ce corps si particulier.

D’autre part, rien n’interdit d’imaginer que les hauts-fonctionnaires, une fois en place dans ces entreprises, ne prennent goût à la réalisation d’un travail réellement productif, proche des clients et loin des magouilles et compromis politiques permanents que les grandes administrations leur réservent. Pourquoi ne pas imaginer que ces individus, intellectuellement bien dotés, ne trouveraient pas dans le travail dans le privé et dans le secteur concurrentiel un vrai sens à leur vie ? Et au pire, découvrant tout l’abrutissant mépris dans lequel les administrations tiennent les PME françaises, nos si importants personnages prendraient toute la mesure des vexations qu’ils font subir aux entreprises, indirectement et par le truchement des entités qu’ils dirigent…

À n’en pas douter, la stupeur et l’effroi qu’engendreraient ces constats interdisent une telle expérience au pays du principe de précaution, même si elle pourrait produire une administration plus fine, plus juste et plus efficace.

Ce serait trop beau, et on est en France. Un peu de sérieux, que diable !

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Comment avoir encore confiance ?

L’enfance, puis plus tard l’adolescence, nous prédisposent à la confiance. Il y a bien sûr quelques cyniques qui, dès ces périodes, n’ont déjà plus confiance en rien, sont désabusés. Ils sont une minorité. Leur vie n’est pas facile.

La plus grande majorité des enfants fait confiance aux adultes. La plupart du temps cela s’exprime à travers les parents, en cas d’impossibilité peuvent se substituer d’autres adultes ou simplement des ainés.

En réalité, il s’agit d’une nécessité vitale. Le représentant symbolique de la confiance est peu important, il ne sert qu’à permettre de croire en un idéal d’avenir, donc à une réalité d’être homme, à un axe existentialiste, sans lesquels la vie serait très difficile, voire impossible.

C’est dire que lorsque cette confiance est trahie, s’avère illusoire ou falsifiée, la déconvenue est redoutable, les conséquences incalculables.

D’où l’importance de ne pas se tromper au départ, ni dans l’objet ni dans les représentants des valeurs dans lesquelles on place sa confiance.

Pour ma part, j’avais placé ma confiance dans l’idée qu’il était en tout temps et en tout lieu une intelligence éclairée capable de dire le vrai, le bien, la justice en quelque sorte.

Je pensais qu’il suffisait de trouver cette intelligence. A priori je l’imaginais plutôt en haut du système. J’ai donc été y voir. Quelle ne fut pas ma surprise de ne pas l’y trouver, ou sporadiquement et pas en plus grande quantité qu’en bas du système.

Alors, bêtement, je me suis référé à l’étiquette. Pour le “port salut” chacun sait que “c’est écrit dessus”, j’ai pensé que pour la confiance en la justice, en la vérité, il suffisait de se rendre dans les bâtiments où “c’est écrit dessus”, dans les “Palais de Justice”. Alors là, sachez-le, il s’agit d’une escroquerie.

Le drame tient au fait que pour en avoir conscience il faut au préalable payer des sommes folles en avocats, passer des années dans les prétoires, pour finir par admettre que ce n’est pas là non plus que se trouve cette intelligence supérieure en qui l’on pourrait placer sa confiance. Au contraire, en ces lieux ce n’est que mesquinerie, hypocrisie et, plus prosaïquement, mur des cons à tous les étages.

Bien embarrassé de ne pas rencontrer cet idéal de confiance qui avait animé mon enfance et qui anime toujours ma vie d’homme, j’ai fini par me demander s’il existait. En fait, je me suis posé la question suivante : Existe-t-il quelque part une autorité qui soit en mesure de dire le vrai, le bien, la justice ? Je crains que la réponse soit : Non.

Le problème est de taille. Car si nulle intelligence n’est capable de séparer de l’amalgame de la vie ce qui est juste, vrai, bien, de ce qui est faux, injuste et mal, à qui se référer si l’on aspire à ces idéaux ?

Je me suis donc posé la deuxième question incontournable : Ces idéaux existent-ils ou sont-ils une vue de l’esprit ?

Les choses se compliquent. Il suffit d’ouvrir les yeux pour percevoir qu’il est presque autant d’idées de justice qu’il est de situations et d’hommes. Est-il possible de faire converger ces idées pour n’en retenir qu’une version ? Rien n’est moins sûr.

Et pourtant je reste convaincu que mon idéal existe et vaut la peine d’être poursuivi, quelque soit le prix à payer. Alors là, stupeur.

Je me pose la troisième question : Suis-je un fanatique ? Ai-je une vision personnelle de la justice que je chercherais à imposer à tous, au mépris de la liberté de chacun ? Suis-je un fou de Dumas ? Merde alors, c’est la question qui tue.

Finalement, est-ce uniquement en moi que je dois placer ma confiance ?

Je n’ai pas de réponse précise. Je n’ai pas non plus de réponse définitive. Il est des fois où les événements ont pu me laisser croire que j’avais atteint mon idéal, il est d’autres fois où j’ai été amené à constater qu’indubitablement j’étais dans l’erreur la plus totale.

Ce dont je suis sûr aujourd’hui, c’est qu’il n’est nulle part d’intelligence supérieure capable de dire le juste, le bien, le vrai, en qui l’homme pourrait accorder sa confiance. Nous sommes seuls, terriblement seuls.

Peut-on expliquer cela aux jeunes enfants qui découvrent le monde. En auraient-ils un avantage ou au contraire une immense désespérance ? Je ne sais pas.

Nous arrivons au piège ultime.

Ne doit-on pas tenter quelque chose pour tous ces jeunes qui sont sur le point de mal placer leur confiance ?

Nous y sommes, nous allons de ce pas légitimer la force contre la liberté de conscience, au motif que certaines libertés de conscience serait de l’ordre du mal, de l’injuste. Le cercle est vicieux, il faut en convenir. Ce doit être ça le bordel foutu par Adam.

Plus simplement, disons que le mal écrase ceux qui perdent et que le bien oint ceux qui gagnent, que c’est ainsi que l’homme perdure et qu’en cas d’inversion il disparaîtrait. Que donc le mal, le bien, la justice sont des vues de l’esprit, dont cependant les conséquences dictent l’avenir des hommes.

Sachant que nul ne peut prétendre être le détenteur d’une vérité qui permettrait de trier à tout coup, et pour chaque situation, entre le vrai et la faux, et surtout pas la justice, il ne reste à chacun de nous que le devoir de réfléchir au plus profond de lui pour faire ce tri.

Il semble donc utile, dès le départ, de former les jeunes hommes à cet exercice de réflexion personnelle, d’éviter de leur faire croire qu’ils peuvent faire confiance sur ce sujet en quelqu’un d’autre qu’en eux-mêmes, mais qu’ils devront composer avec les réflexions des autres qui ne seront pas fatalement comparables aux leurs.

Bien cordialement. H. Dumas

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Autoroutes Macron par-ci, dentistes Macron par-là.

Bon, on rigole, on s’amuse avec Fillon, Jouyet et la contre-performance rigolote de Hollande à la télé jeudi dernier, mais il ne faut pas oublier que les battants, les ouineurs, ceux qui en veulent et qui sont au gouvernement pour redresser le pays, pendant ce temps, ils turbinent à fond les ballons pour un avenir meilleur. Les réformes n’attendent pas et c’est pour cela qu’Emmanuel Macron a mis le turbo, a déclenché les boosters, a écrasé le champignon et a gobé un quatre-heures à moteur.

Et dans les multiples projets que le sémillant trentenaire nous prépare avec la fougue que sa jeunesse permet, on en trouve deux croustillants comme une baguette tout juste sortie du fournil où viennent d’être préparés à la hâte quelques jolis pains constellés du caca des multiples rongeurs qui l’habitent.

Le premier concerne les autoroutes de notre beau pays. On le sait, surtout depuis Ségolène, ces ouvrages majeurs de l’infrastructure française qui ont fait la renommée de notre pays sont, outre des artères vivifiantes amenant la sève routière aux hameaux les plus reculés, des tuyaux pratiques pour des mouvements de fonds entre les sociétés qui les exploitent et l’État. Récemment, de manière aussi fortuite que commode, avec un sens du timing politique qui frôlerait la perfection si les coïncidences n’existaient pas, un rapport de l’Autorité de la Concurrence (organisme d’une neutralité évidemment irréprochable) découvrait et nous avec que ces sociétés autoroutières engrangeaient un bénéfice frisant l’indécence, le tout avec des tarifs en hausse constante, les salauds.

Bien que parfaitement légaux, ces bénéfices furent bien vite considérés comme immoraux, puisque sur le dos des conducteurs, donc du Peuple, dont nos hommes politiques ont à cœur de le satisfaire toujours et en tout point, à commencer par lui en ménager le portefeuille.

macron gaucheCe n’était donc que justice qu’Emmanuel Macron, syntonisé comme pas deux sur les attentes populaires, se fixe comme objectif de remédier à tout ça. Il s’en est donc ouvert dimanche dernier, dans l’émission Capital, et a ainsi expliqué vouloir policer un peu ces brigands modernes qui osent ainsi détrousser le conducteur simplement parce qu’il veut rouler vite – notez qu’on parle toujours de société autoroutières ici, pas de radars automatiques, restons concentrés je vous prie. Et pour policer, ce sera facile :

« Nous allons mettre beaucoup plus de pression sur les sociétés d’autoroutes. Ce ne sont pas des mots. Une autorité de régulation, un gendarme, qui agit déjà sur certains transports va étendre ses compétences. »

Ah, chouette ! Un gendarme va mettre la pression sur les sociétés d’autoroutes, ça change un peu des gendarmes qui mettent la pression sur leurs clients. Le but ? Il est clairement affiché : faire« baisser les tarifs là où ce sera possible ». Et pour la pression, on va l’exercer sur un point bien particulier :

« Concrètement, année après année, nous allons verrouiller et maintenir la pression pour baisser la rentabilité des sociétés d’autoroutes.«

Et vlan, prenez-vous ça dans les gencives, salauds de sociétés autoroutières capitalistes ! L’État et Emmanuel Macron vous ont à l’œil, et ça va massacrer de la rentabilité à la tronçonneuse, c’est lui qui vous le dit, parce que tout le monde sait que lorsque le pays est au bord du gouffre, baisser la rentabilité d’une société est le rôle de l’État.

tout ceci est parfaitement normal

Ne vous emballez pas.

Nous ne sommes qu’à mi-billet (et mi-mandat pour mi-molette, mais c’est sans rapport). Il faut aussi évoquer, même succinctement, l’autre Menu Malin de Manu Macron, qui ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Si, pour les sociétés autoroutières, l’affaire est entendue, il y a encore plein de paquets de petits comiques qui ne font rien qu’à faire du bénéfice sur le dos des autres et qui méritent amplement qu’on se penche sur leur cas, en appliquant avec soin et répétitions la nécessaire batte de baseball fiscale pour enfin les remettre sur le droit chemin de l’ascèse socialiste.

macron droiteEt dans ce paquet de comiques, on trouve bien sûr les dentistes. Ces honteux profiteurs n’hésitent pas à facturer leurs prothèses dentaires avec une marge scandaleuse que certains, notamment dans les pays du bloc soviétique il y a 25 ans, auraient jugée suffisante pour un envoi en aller simple vers le goulag le plus proche. Pour résoudre ce problème qui touche toujours plus de personnes et, même le cœur de notre charitable Président au point qu’il les appelle les sans-dents, frère Emmanuel s’est fixé comme apostolat de faire apparaître au grand jour le coût de revient de ces dentiers.

Pour cela et concrètement, le projet de loi de Manu Les Belles Ratiches prévoit d’obliger les dentistes à indiquer sur leur devis le prix d’achat des prothèses qu’ils facturent ensuite à leur patient.

wtf crazy

Comme par hasard, les koulaks de la gencive s’y opposent fermement. L’idée est donc forcément bonne, et on peut être certain qu’une fois mise en place, ces salauds de profiteurs du peuple diminueront leur marge sur les prothèses tout en continuant pourtant à sous-facturer les actes conventionnés, c’est évident. Aucun ne choisira de se déconventionner. Aucun ne commettra la bêtise évidente de ne plus faire que les actes les plus rémunérateurs. Et le fait de s’attaquer au prix de la prothèse résout évidemment le problème de la rémunération des dentistes sur tous les actes.

Évidemment que tout va bien se passer !

Mais je dis : Manu, ne visez pas trop petit, allez plus loin ! Obligez toutes les factures, tous les devis, tous les tickets et autres facturettes à faire enfin apparaître les marges pratiquées ! Combien de plombiers se sucrent sur leur devis, hein ? Et les serruriers, qui profitent du malheur d’une clef oubliée dans le canon de serrure ! Et les chauffagistes, notamment ceux du Nord, où les températures polaires l’hiver venu obligent les habitants du cru à s’isoler chaudement !

On peut faire encore mieux : marquons exactement, sur tous les tickets, la proportion de tous les coûts dans l’élaboration du prix final. Y apparaîtra alors tout ce qui part dans les charges sociales et patronales, toutes les lignes de taxes diverses et variées, tous les coûts induits par les ponctions diverses, en ce compris celles de l’État et de ses sbires satellitaires. Ah pour sûr, le méchant burger à 4€ n’aura plus le même goût, avec son coût de 1€ et ses taxes et cotisations à hauteur de 2,85€ ! En faisant apparaître ainsi ces marges et ces coûts de façon claire, le travail du garagiste, d’un charpentier ou d’un chirurgien ressemblera de plus en plus à celui d’un fonctionnaire et les factures, devis ou tickets vont avoir un petit parfum de feuille de paie (encore que non, puisqu’elles vont êtresimplifiées).

Parce qu’avec son idée, Emmanuel Macron tue deux lièvres d’une seule pierre : celui du profit, suspect, que dis-je, honteux, spoliateur même, et celui de la complexité administrative ; car la simplification passe bien sûr par l’ajout des lignes aux tickets, aux factures et aux devis, ainsi que par les nouvelles procédures imposées à ceux qui en avaient déjà quelques-unes à respecter.

Pas de doute, quand on apprend tout ça, on ne peut que pousser un grand « ouf » de soulagement. Certains ne sont pas des bras cassés et, au moins, travaillent d’arrache-pied sans perdre la main sur le sujet. Qu’entends-je dans le fond ? Quoi ? « Marché libre » ? Oh. Quel gros mot.

Bien sûr, les propositions de Manu la Bricole ne résolvent pas les problèmes de l’État obèse, des finances publiques gravement déficitaires, de la croissance en berne ou du chômage galopant, et font semblant de s’attaquer au pouvoir d’achat qui dégringole, conséquence directe de ces problèmes-là. Bien sûr, il s’attaque de travers à la conséquence et pas à la cause. Mais ce n’est pas grave.

N’oubliez pas, le socialisme, vraiment, c’est magique™.

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La haine des autres, l’amour total de soi.

Les violences sont notre quotidien, au moins dans la presse ou dans les autres moyens d’information. Elles côtoient les odes à telle ou telle star de la politique, du cinéma, de la culture, de la finance et que sais-je encore, à travers lesquelles on peut sentir que ces dernières s’aiment d’un amour total.

J’ai l’impression que la haine des autres commence lorsque l’on est incapable de s’aimer soi-même, mais que, pareillement, un amour total de soi, inconsidéré, s’accompagne fatalement d’un dédain proportionnel pour les autres.

Il ne serait pas impossible qu’il y ait une synergie entre ces deux postures, la haine des autres et un amour immodéré de soi, que cette synergie provoque une accélération exponentielle qui finirait par tout emporter sur son passage et faire de la violence le seul moyen de communication entre les hommes. Ce serait alors un déchainement de violence total. La guerre généralisée en quelque sorte.

Voilà une question toute conne, qui ne résout et n’explique rien, je vous l’accorde.

D’un autre côté, nos questionnements sur le futur peuvent-ils être complexes ? La complexité ne multiplie-t-elle pas le risque d’erreur ? La complexité n’est-elle pas l’apanage de l’analyse du passé, de l’histoire qui prête facilement à ses héros des intentions sophistiquées qu’ils n’avaient peut-être pas au moment des faits ?

Ces interrogations me font préférer la simplicité lorsque je pense l’avenir de ma vie ou d’un de mes projets, je sais d’expérience que le temps se chargera de compliquer les choses, souvent jusqu’à la confusion.

Je sais aussi que tout est dans l’état d’esprit du départ, que la pensée initiale qui donne le tempo de l’ambiance est déterminante, d’elle dépendra en grande partie le déroulement des faits.

C’est pour cela que la haine et l’amour m’interpellent en temps que moteurs possibles de notre présent et de notre avenir, en temps que tempo d’ambiance de départ.

Nos anciens avaient été élevés dans l’obligation d’aimer son prochain.

Ils ont propagé cette obligation à travers toute la planète. Comme il se doit, ils l’ont abondamment trahie. Au point que cette obligation a fini par nous paraître ridicule.

A bien réfléchir, même si elle a été trahie, même si elle est aujourd’hui largement ridicule, même si elle manque d’humour, même si on la retrouve comme fond de commerce de nombreux escrocs qui la galvaudent sans scrupule, l’idée d’aimer son prochain est peut-être à reconsidérer.

Je veux dire que la connaissance de son inapplicable réalité, de ses décadences, ne doit peut-être pas nous empêcher de chercher de nouveau à l’imposer.

Certes, son défaut principal est d’exposer celui qui la pratique au milieu de non pratiquants, dont il devient alors la proie facile.

Il faut convenir, qu’en première analyse, “œil pour œil” parait plus performant que de “tendre la joue” à celui qui vous a frappé.

Mais, à la réflexion, sauf décapitation, tendre la joue stoppe la querelle et évite l’escalade qui après le premier œil va impliquer l’autre œil, puis le bras, la jambe et finalement tout le corps.

D’un autre côté, il ne faudrait pas bien sûr que celui à qui l’on tend la joue la transforme en terrain de jeu et la sollicite régulièrement sans raison.

Je conviens que tout cela est bien compliqué.

Cependant, je persiste à considérer, malgré ou à cause de tous ces questionnements, que l’affect est un moteur important et que l’amour de son prochain, même s’il est dans l’absolu irréaliste, devrait de nouveau être le moteur imposé à tous.

Analysons la guerre du Moyen Orient qui ne saurait tarder à s’exporter chez nous, en terme d’affect et non en terme cynique d’intérêts économiques primaires.

L’Arabie Saoudite est un pays récent, issu d’une conquête commencée au milieu du 18ème siècle par la famille Al Saoud qui s’est concrétisée définitivement seulement en 1932.

Pensons que les premières découvertes de pétrole ont eu lieu en 1938.

Ne peut-on pas imaginer que cette découverte pétrolière, qui va profondément changer la vie des habitants pauvres et nomades de ce pays, a violemment touché leur affect ?

La chance est rarement considérée comme un pur hasard, c’est trop effrayant, les hommes en imputent, la plupart du temps, la raison à des forces mystérieuses.

Tout comme le gagnant du gros lot du loto tend à remercier le bon Dieu auquel il croit, les saoudiens ont probablement pensé que leur Dieu était le responsable de cet inimaginable coup de bol que fut la découverte des gisements de pétrole et leur volume.

Ils devinrent de ce fait des contempteurs indéfectibles de leur religion. Ce qui les plaçait immanquablement dans une position de faiblesse vis-à-vis de tous les ambitieux qui, prétendant agir au nom de cette religion, leur demandaient une participation financière pour servir leurs ambitions.

C’est peut-être ainsi que l’Arabie Saoudite est devenue le principal trésorier des violences et des exactions de tous les fous, ambitieux et escrocs du moyen orient qui prennent la religion comme excuse à leurs violences.

Si la religion des Saoudiens avait prêché l’amour du prochain, les mêmes stimuli historiques auraient fatalement amené à un résultat complètement différent.

Les saoudiens n’auraient été, en ce cas, ni plus ni moins instrumentalisés du fait de leur fortune, mais leurs strictes obligations religieuses leur auraient interdit toute participation à des actes nuisant à l’amour du prochain.

Il me semble que l’idée, désuète aujourd’hui, d’enseigner l’obligation d’aimer son prochain n’est peut-être pas si farfelue qu’il y parait à première vue, et qu’elle devrait être reconsidérée par l’Education Nationale.

Bien cordialement. H. Dumas

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