Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Bientôt le 14 Juillet. Et si on allait raser Bercy ?

Si on allait pendre haut et court cette caste privilégiée : la noblesse administro-bureaucratique et ses serviteurs. Dieu que cela nous ferait du bien de leur rendre le millième du mal qu’ils nous font.

Chaque jour sur ce blog apparaît, petit à petit, l’incroyable dimension des horreurs fiscales et leurs cortèges de drames humains.

Toutes ces choses sont tues parce qu’elles ne déclenchent aucune empathie, tant chaque français a été moralement acheté, a vendu son âme à ceux qui prétendent piller pour son compte, dans son intérêt.

Les victimes se taisent. Comme les homosexuels en Tchétchénie.

Quand prendra-t-on conscience que Bercy pratique la vengeance familiale, la prise d’otage, comme dans les sociétés les plus reculées ?

Admettons : votre mari assassine ou vole votre voisin, voire les deux. Ce n’est pas bien. Mais, après une enquête sérieuse, lui seul sera condamné. S’il meurt entre sa mise en examen et son procès, il ne sera même pas jugé, l’action va s’éteindre. Vous ne serez pas condamnée à sa place, et la famille de la victime ne sera pas autorisée  se venger sur vous, encore moins sur vos enfants.

Admettons maintenant : votre mari a un problème avec le fisc. D’abord il est très peu probable que le fisc cherche à en faire réellement la démonstration, pas besoin de preuve, il lui suffira de l’affirmer. C’est ainsi dans 80% des cas.

Nous avons vu et revu les cheminements scandaleux de la procédure fiscale.

Le mépris des preuves, de la présomption d’innocence, du procès libre et public devant une justice indépendante avant toute condamnation, toutes ces choses qui sont la marque d’une justice démocratique et que le fisc ignore superbement.

Mais il y a pire

Une fois votre mari condamné par la “justice fiscale”, vous serez solidaire de sa condamnation. Mais pas que vous, vos enfants aussi. Vous serez maudite pour plusieurs générations.

C’est par milliers que des familles sont ruinées du fait d’une accusation fiscale, le plus souvent moralement injustifiée, en principe qualifiée indûment de tricherie de mauvaise foi.

Les choses se passent ainsi : le chef de famille, entrepreneur ou autre, a maille à partir avec le fisc. Il se défend, y laisse sa santé et son entreprise ou son travail. Plus de revenu. La misère s’abat sur la famille. Le chef de famille meurt, désespéré.

Son épouse, ou inversement si c’est elle qui était aux manettes, est considérée comme responsable par le fisc, elle doit payer la fausse dette.

La plupart du temps, le montant de la dette est démesuré par rapport aux revenus auxquels la personne restante peut accéder. Elle est donc condamnée au bagne financier à vie. Aux travaux forcés pour le compte de l’Etat.

La vengeance du fisc est familiale, je vous le dis.

Car il y a pire. La ou le survivant disparait à son tour. Les enfants sont alors poursuivis pour la fumeuse dette fiscale. Soit ils paient, soit ils refusent la succession et perdent tout souvenir matériel de leurs parents.

La vengeance fiscale est totale, elle ne sera assouvie que par la disparition de toute trace du “délinquant fiscal” et de sa famille.

En dehors de la maffia, je ne connais pas d’autre société évoluée pratiquant la vendetta à ce niveau.

Oui, Bercy mérite d’être rasé. Courage.

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OBTENIR JUSTICE DE LA PART DU FISC, EN FRANCE, C’EST MISSION IMPOSSIBLE!

 

 Depuis des années qu’Henri Dumas a ouvert son site, nous recevons de multiples témoignages et de nombreux mails décrivant l’inhumanité la plus crasse, le manque total d’empathie et surtout la torture au quotidien infligée par les agents du fisc.
Nous constatons des redressements complètement disproportionnés, des amendes complètement délirantes, que ces gens qui n’ont déjà plus rien et qui vivent dans une quasi misère, se voient infligés.
Il leur faudrait plusieurs vies pour les « régler ».
Certains se battent pied à pied depuis des années, voire 10 ou 20 ans, au quotidien contre ces tortionnaires bureaucratiques « assermentés ».
C’est un combat sans fin.
Décrire la souffrance de ces victimes du fisc est impossible et se rendre compte de sa réalité est aussi impossible. On ne peut décrire ces tortures quotidiennes.

Monsieur Doremieux est l’exemple typique de la ruine d’un homme programmé par un de ces petits chefs, qui au lieu d’être sanctionnés sont couverts par toute leur administration.
Sa lettre (ci-dessous) décrit son combat contre l’injustice de la Grande Faucheuse dans l’indifférence générale.
Il a fini par sauver sa peau mais à quel prix ?

« Préambule. Je n’ai jamais triché fiscalement. J’ai eu trois contrôles du fisc en 40 ans, dont deux par des vérificateurs tout à fait honnêtes, autrefois. Aucun redressement. Le premier vérificateur M L…….. M’apportant même un point oublié par mon comptable M K…. et ainsi une restitution d’impôt trop versé. Du jamais vu ! Mais c’était en 1979. Tout a changé depuis !

Je suis hostile à la fraude fiscale, et même hostile à la défiscalisation. Cette dernière laisse sur le bord du chemin les classes moyennes pauvres tout comme ne peuvent plus acheter des biens ceux qui avec des salaires médiocres sont assommés d’impôts qui les empêchent d’acheter leurs maisons.

Tout cela indiffère, non pas tous les agents du fisc (j’en ai vu dans mon cabinet médical presque tous honnêtes franchement), sauf 1/10 seulement, selon mon expérience, et seulement 1/3 des vérificateurs. Ceux-ci considèrent que leurs intérêts fiscaux sont supérieurs à ceux de la survie à terme de mon cabinet médical que j’ai dû fermer.

Alors que je suis consentant vis à vis de l’impôt, avec la réserve qu’il est devenu bien trop complexe (je viens de poster la 2042, la 2042 PRO-C, la 2035, les annexes SD de la 2035, la 2044, la 2070) rédigés en trois WE.

Alors que je suis respectueux des règles fiscales complexes et que je suis partisan et militant de la simplification fiscale de l’impôt par l’impôt cadastral ou PROPERTY TAX, le chirurgien que je suis, s’est trouvé exposé puis ruiné lors d’un troisième contrôle fiscal à un redressement, suivi des moyens de coercitions du fisc ; je parle des saisies immédiates de mes comptes bancaires qui m’ont paralysé, ont ruiné la confiance de mes associés et de ma famille pour finalement, me détruire : privation de comptes bancaires comment exercer ?

Le tribunal administratif de NANCY a annulé 8 ans plus tard ce redressement sans cependant aboutir à toutes les conséquences de cette annulation : la restitution complète de toutes les saisies et impôts versés de façon indue.

Visiblement, le dernier vérificateur Monsieur J… P… L…. n’a pas réussi à maîtriser la totalité de ce qu’il fallait vérifier, peut-être 20 % de ce qu’il fallait voir. Je lui avais pourtant accordé de bonne foi six mois supplémentaires et mes ordinateurs (qu’il a refusés), voyant qu’il ne parvenait pas à la fin de l’année 2000, dépourvu de moyens informatiques, à faire son travail en trois mois. J’ai été récompensé de ma bonne volonté par une absence d’entretien terminal. J’en ai compris la raison dès la lecture de la notification. Elle contenait trois extravagances.

La première était que sa notification était bourrée de fautes de calculs. J’en ai dénombré plus de cinquante sur mes tableurs EXCEL. Oublions un instant cette première extravagance. Je la crois due à une absence de moyens informatiques chez un vérificateur qui était aussi le client de mon cabinet médical. La suite est, probablement, dictée par son supérieur hiérarchique : Mr T……. .

La seconde extravagance, de loin la plus importante, consistait à effacer l’imputabilité de tous les frais de mon cabinet médical (loyers, appareils, salaires et charges sociales de ma secrétaire, frais divers et variés). Bref, j’avais exercé 15 ans des consultations là c’est oui ; mais sans cabinet médical ! D’où venaient donc mes recettes alors ?

Voici maintenant la troisième extravagance. Sans se rendre compte de la contradiction de sa notification, le même vérificateur qui supprime mon cabinet médical, ajoute à mes honoraires importants, des ‘honoraires dissimulés’ (sic).

Comment peut-on avoir des recettes  et même des honoraires dissimulés sans cabinet médical ? J’en suis encore abasourdi quinze ans plus tard.

Sans perdre un jour, sans m’avertir, les huissiers du Trésor Public se sont saisi des sommes figurant sur mes comptes bancaires. Le Tribunal Administratif de Strasbourg n’a pas dénié écouter le bon certificat de mon banquier attestant que les soi-disant honoraires dissimulés, n’étaient que des virements de compte à compte à l’intérieur de sa banque au centime près.

En première instance au TRIBUNAL ADMINISTRATIF, au motif bien connu que « LE ROI NE PEUT PAS MAL FAIRE », l’avocat de la RÉPUBLIQUE a, seul, de droit à la parole. Voulant montrer le bon certificat de mon banquier qui me dédouanait de toute dissimulation en honoraires, je suis expulsé de la salle manu militari et débouté. Complètement ruiné, j’ai fermé mon cabinet et je me suis mis en retraite croyant y trouver la paix.

Que nenni, une nouvelle série de saisies a commencé avec des prélèvements sur mes pensions de la CARMF : de grosses sommes. Je me suis alors adressé à la Cour d’Appel de Nancy.

Cette dernière, enfin, a bien vu qu’il n’y avait aucun ‘honoraire dissimulé’. Ouf ! Cette seule anomalie démembrée leurs suffisait à annuler totalement le redressement.

Comment le TA de STRASBOURG, contredit par LA COUR ADMINISTRATIVE D’APPEL de NANCY peut-elle vivre sans lire les attendus du jugement qui dénonce son impéritie ? Un généraliste prend toujours le temps de lire le courrier du CHU. Dès lors, le Trésor Public m’a restitué 80% de la deuxième série de saisies, mais pourquoi pas les 20 % restants ? Je n’en sais rien ! Et rien du tout de la première série, celle survenue juste après la notification qui était survenue sans avertissement préalable.

Puisque l’administration fiscale maintenait la seconde anomalie, à savoir que je n’avais pas eu de cabinet médical 15 ans, j’ai alors demandé de me restituer les 15 taxes professionnelles versées pour ce cabinet médical qui n’existe pas selon l’administration fiscale. J’ai obtenu, SURPRISE venant sans doute d’une partie encore honnête de l’administration fiscale, j’ai partiellement satisfaction.

Je ne comprends pas, cependant, que l’on puisse me restituer une partie des taxes professionnelles, mais pas le reste qui n’est pas encore reversé. Peut-on verser des TP dans un local qui n’est pas qualifié par le fisc lui-même de professionnel alors qu’il est bien un cabinet médical, la preuve les recettes ?

Vous pouvez comprendre que j’ai l’intention, en cas d’échec, de m’adresser au Conseil d’Etat, puis à la Cour Européenne des Droits de l’Homme…

Dr J.D. »

 Ils sont des milliers comme lui.
Nous, nous le savons.
Et le pire, c’est que nous savons pourquoi, grâce à Francis Le Poizat.
Les médias et les hommes politiques préfèrent regarder ailleurs.
Mais cela  changera un jour.
C’est pour nous une certitude…

E.Bolling

temoignagefiscal.com est le seul site dédié aux victimes du fisc…

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Bureaucratie institutionnelle ou pré-révolution (vidéo).

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Où allons nous ?

Ça y est, nous avons notre nouveau gouvernement !

Mes premières observations sont que, quoi qu’en dise M Macron, ni de droite ni de gauche, il n’a pas pu s’extraire des petits calculs politiciens pour former son gouvernement avec 18 ministres, soit déjà 3 de plus qu’annoncé lors de la campagne des présidentielles, et une kyrielle de secrétaires d’état  …

Que doit-on en penser alors que les élections législatives n’auront lieu que dans un mois ?

Pour l’instant pas grand-chose si ce n’est qu’il ratisse à droite et à gauche (mais ça c’était prévu) et qu’il recrute suffisamment à droite pour envisager pouvoir espérer durer après les élections législatives … même si celles-ci sont remportées par la droite tendance Fillon-Sarkozy (simple conjecture ayant néanmoins peu de probabilités de se produire)

Toutefois, je remarque qu’il n’est en rien différent des pratiques antérieures dans la mesure où l’on retrouve les vieux routards de la politique (Bayrou, Le Drian) et des nouveaux venus dont la crédibilité reste à démontrer (M Hulot, l’animateur de télé qui se prend pour le pape de l’écologie moralisatrice et dont je redoute les velléités de nous imposer encore plus de contraintes au nom d’une religion appelée « écologie »).

Pour le surplus, je note avec une certaine inquiétude que les ministres importants nommés sortent tous du même moule : l’Ena !

Autrement dit, ces ministres sont pour l’essentiel des hauts fonctionnaires dont on doit rappeler qu’ils n’ont aucune conscience de la vie des gens d’en bas, qu’ils n’ont qu’une vision administrative du fonctionnement du pays et qu’enfin ils représentent, et c’est un comble, tout ce que les français ont voulu rejeter !

Vous me permettrez donc d’être extrêmement sceptique quant à la suite des évènements car je ne vois rien qui puisse laisser espérer un changement par rapport aux pratiques antérieures ; si ce n’est que la colère des français va s’aggraver avec la possibilité d’en arriver, en 2022, à la prise du pouvoir par des extrémistes de droite ou gauche !

Vous me direz que c’est un parti pris mais je ne vois pas dans un gouvernement formé de fonctionnaires, qui par nature ne vivent que de l’argent des autres, une quelconque ouverture sur le monde réel et une capacité ou même simplement une volonté de vouloir réformer un système qu’ils ont, pour l’essentiel, formé car le fonctionnaire est par nature antilibéral, anti-entreprise, anti-patrons, et pour le contrôle toujours plus strict et pesant de la population ; comme si le fait de rogner toujours plus sur nos libertés pourrait constituer un quelconque progrès !

Or, et je l’ai rappelé à plusieurs reprises, la situation de la France est extrêmement grave ; qu’on en juge !

  • record de la dette publique,
  • record des dépenses sociales,
  • record de la fiscalité,
  • record du chômage,
  • record des déficits publics,

Autrement dit, on ne peut pas faire pire car le seul constat que l’on en retire est que plus on paie d’impôts, plus on dépense et plus ça va mal ; sans que visiblement personne ne se soit posé la question de la survie à terme d’un tel schéma mortifère !

Il est, par ailleurs, probable que nous commencerons cette législature par de nouveaux impôts (comme si on en manquait !?!) et donc que nous allons continuer à nous enfoncer lentement dans un système étatique aussi inefficace que coûteux au sein duquel la parole du fonctionnaire reste parole d’évangile, avec un ministère de Bercy en arrière garde vigilante ; sans qu’une quelconque solution ne soit trouvée aux problèmes qui assaillent le pays !

Il sera par ailleurs facile aux syndicalistes de fustiger tous ces points qui sautent aux yeux à seule fin d’entraîner derrière eux toute une partie de la population qui va s’estimer lésée par les timides tentatives de réformes qui vont être tentées !

Ainsi que je l’ai écrit (ici) et (là) nous n’échapperons pas à la spoliation car, comment sortir du cercle vicieux et redoutable de la dette incontrôlable générée par 40 ans de la même politique (par les énarques) car je n’imagine pas un seul instant qu’il y aura quelque changement que ce soit par rapport à ce qui a été « accompli » jusqu’ici !

Evidemment, ce constat est désespérant car nous avons tous les atouts pour réussir (un pays riche, équipé, au centre de l’Europe, une population formée avec des compétences) et nous ne faisons que nous enfoncer ; la seule astuce de M Macron étant de suggérer, en échange d’un ministère des finances européen, une mutualisation des dettes à travers les euro bonds … seulement l’Allemagne, déjà banquier de l’Europe, n’en veut pas pour la raison élémentaire que ce serait la porte ouverte aux déficits débridés in fine payés … par l’Allemagne !

M Hollande avait promis de faire modifier les traités européens à l’avantage de la France … avec le succès que l’on sait et il me semble que M Macron envisage de suivre le même chemin avec le même (in)succès !

Il faudra bien un jour que nous prenions le taureau par les cornes et que nous cessions à la fois de prendre nos partenaires pour des faire valoir crédules et que nous engagions de vraies réformes car ce ne sont pas les autres qui les feront pour nous !

Bien cordialement

 

Απο την ελλαδα (de Grèce)

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Daech et Bercy, le même obscurantisme.

L’obscurantisme consiste à organiser la société à partir d’une idée présupposée, considérée comme la seule vérité.

Cela induit deux conséquences directes :

            – L’interdiction de toute autre forme de pensée — et d’action en liaison –, donc la soumission à une pensée unique. Délation et sanction de toute autre réflexion ou attitude.

            – Le refus total, y compris pour l’élite, d’entendre des pensées différentes considérées comme émises par des insoumis, traitres au groupe qu’il faut durement châtier, jusqu’à l’assassinat.

Ce qui se traduit, dans les faits, par une alliance des tenants de la pensée unique avec le pouvoir  politique qui détient la force. 

Tout comme la paille, la poutre et l’œil du voisin, l’obscurantisme qui apparaît comme une évidence quand il touche justement les voisins est invisible lorsqu’il touche notre propre société. Tout particulièrement lorsque celle-ci se prétend démocratique, donc issue du peuple par définition infaillible.

Pour Daech, évidemment, l’obscurantisme est pour nous facile à repérer

Il y a en gros un siècle que, débarrassée des croyances ecclésiastiques majoritaires, notre société se prétend libre par rapport aux organisations religieuses. Il lui est particulièrement aisé de détecter les folles incohérences d’une société obscurantiste bâtie sur ces vérités, dont les limites lui sautent aux yeux.

L’inutilité des meurtres de Daech, essentiels et légitimes pour les musulmans intégristes, nous semblent odieux, nous les analysons comme des crimes contre l’humanité telle que nous la percevons.

Alors que Daech est probablement sincère lorsque les siens prétendent que la vérité a été révélée, que chaque acte de la vie doit être relié à cette vérité et que ceux qui ont pour destin de définir cette liaison doivent être obéis aveuglément.

Cela nous semble ridicule. Nous exigeons le droit de juger et même de nous moquer — je précise que je suis entièrement d’accord avec ces exigences —

Par contre, pour nous, à cause de Bercy, il est plus difficile de repérer notre obscurantisme

Force est pourtant de constater que nous vivons dans une société qui pratique l’obscurantisme, la soumission à une pensée unique, le massacre de ceux qui pensent autrement.

Notre obscurantisme prend pour nom “l’égalitarisme”. Vérité révélée, mais abstraite, elle est strictement limitée à l’économie. Au nom de celle-ci, l’interdit frappe toute discussion sur la richesse, le capital, qui sont les bases même de l’économie.

Ainsi, la population est tenue dans l’ignorance totale du fait économique que seuls les représentants élus seraient à même de comprendre et de façonner pour qu’en matière économique tous soient égaux.

Or, ici comme ailleurs, comme en santé, en connaissance, en beauté, en force, en chance, l’égalité est parfaitement impossible, illusoire, et probablement non souhaitable.

Rien n’y fait, l’obscurantisme est total, intégral.

Bercy est la secte qui véhicule par une propagande indigne cet obscurantisme et maintient les français dans la méconnaissance de l’économie, alors qu’il n’est point d’hommes, de société, même pas d’animaux, qui puissent vivre dans l’ignorance de l’économie qui les entoure.

A cause de l’existence incontournable du fait économique, malgré ce tabou, des français, sans doute prédisposés à cela, se lancent dans l’économie.

S’ils y réussissent, cela arrive, ils doivent à la collectivité tout ce qu’ils gagnent, notamment le capital qu’ils essaient d’accumuler pour être des acteurs économiques de plus en plus performants.

Cette dépossession est orchestrée par Bercy, de la façon la plus perverse et la plus indigne qui soit.

Les acteurs économiques sont ainsi fusillés au nom de l’égalité — obscurantisme économique dévastateur –, détruits en plein vol.

Ils voient leurs espoirs et leur travail anéantis. Ils sont artificiellement projetés dans la misère par une administration qui n’a rien à envier à Daech au niveau de sa bêtise et de sa haine, mais aussi de ses méthodes qui sous des apparences moins violentes le sont tout autant puisque la fin reste la mort, brève chez Daech, longue et douloureuse avec Bercy.

Nous savons tous que de telles erreurs sont suicidaires pour une société. Que ce soit il y a longtemps ou au contraire récemment, toutes les sociétés qui ont pratiqué l’obscurantisme, la vérité révélée et obligatoire, la suppression de la raison et des lumières, ont fini dans la violence et la réprobation universelle de l’histoire du monde.

C’est ce qui attend Bercy et ceux qui nous imposent cette folie égalitaire qui nous ruine tous et tue les meilleurs acteurs économiques d’entre nous.

On dit que le Président Macron ferait exception, ma foi son gouvernement, connu à l’instant, n’est pas antipathique.

Voici la lettre que j’ai postée le 13 au Président Macron, nous allons bien voir si le Ministre Bruno Le Maire va nous recevoir, si notre Président a compris que c’est à la qualité de sa fiscalité et notamment à l’équité de la répression fiscale que la santé économique d’un pays se juge :

Bien cordialement. H. Dumas

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PLUS VICIEUX QUE LE FISC EST-CE POSSIBLE ?

Dernièrement, ayant contesté la validité d’ATD tous azimuts du fisc, j’ai dû pour cela ne pas m’écarter d’une procédure stricte, à savoir :
-2 mois jour à jour sous peine d’être hors délai et de l’avoir automatiquement dans l’os. L’avoir dans l’os est une spécialité typiquement française mis au point depuis des décennies par les crânes d’œufs de Bercy et acceptée par la France silencieuse, c’est-à-dire par la majorité qui considère que les abus fiscaux rétablissent l’égalité entre les citoyens.
Un peu comme la guillotine qui raccourcissait les privilèges.
On connait la fin de l’histoire, les adeptes de la Grande Faucheuse finirent eux-mêmes par y passer quand les citoyens lambdas s’aperçurent qu’ils faisaient partie des privilégiés.
On est tous le privilégié de quelqu’un…
Les énarques et les petites mains tueuses de Bercy devraient se méfier et tirer les leçons de l’Histoire.
Le mépris et la morgue ne protègent pas toujours des retours de bâtons, surtout si en plus, ils sont bien mérités.

Revenons à mes gentils ATD.
Mon avocat les conteste donc dans les délais imposés par Bercy, le 25 avril.
Le 15 mai je reçois de l’Administration avec un grand A le poulet suivant :

Ce qui ressort de cette réponse c’est que « ces gens là » ont, contrairement à nous, pauvres contribuables (dont la finalité est d’être tondue) tous les droits.
Répondre ou pas, cela n’a pour eux aucune importance. Par contre si vous vous passez le moindre délai…
Et ils disent que nous sommes à armes égales avec eux !
Et que le Droit et la Justice sont respectés.

Etant un peu retardé, vous avez dû vous en apercevoir si vous lisez de temps à autres mes billets sur ce site, je demande à ma gentille et efficace (et honnête. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. J’en ai fait moi-même l’expérience. L’affaire est d’ailleurs toujours devant le Bâtonnier de Paris) avocate de m’expliquer cette lettre en français courant :

« La date du 4 septembre est la date ultime de saisine du tribunal compétent.

Je vous précise qu’à défaut de réponse au 4 juillet 2017, nous disposerons du 5 juillet au 4 septembre 2017 pour saisir le Tribunal compétent, pas au-delà du 4 septembre 2017.

Dans l’hypothèse d’une réponse défavorable avant le 4 juillet 2017, nous disposerons de deux mois, décomptés à partir de la réception de la décision, pour saisir le Tribunal compétent.

Dans l’hypothèse d’une réponse défavorable après le 4 juillet 2017, nous disposerons du 5 juillet au 4 septembre 2017 pour saisir le Tribunal compétent, pas une journée de plus.

En pratique, je constate très souvent une absence de réponse ou une réponse après le délai de 2 mois…, peut-être pour tenter de jouer l’erreur de procédure…

Bien cordialement. »

 

CQFD.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.
Vicieux, vous avez dit vicieux ?

 

E.Bolling

PS: Bien sûr leur réponse sera négative.
       Bien sûr j’irai au T.A et bien sûr je perdrai.
       Bien sûr j’irai en Appel.
       ETC…

 

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Huis clos à trois personnages

La pièce qui se joue, dont les trois coups sont frappés Dimanche 14 Mai 2017, est un huis clos à trois personnages dans lequel nous sommes tous impliqués.

Sont en scène : Emmanuel Macron, Brigitte Trogneux et la France.

N’en déplaise aux tenants ou tenantes de l’égalité parfaite des sexes, si Emmanuel Macron avait été une jeune fille de quinze ans séduite par son professeur de français, celui-ci serait directement passé par la case prison.

Brigitte Trogneux ne doit son impunité sociale, face à cet “abus” sexuel, qu’à sa condition de femme.

Que les choses soient claires, je ne juge pas Madame Trogneux, pas plus que le jeune Macron. Ma conviction profonde en matière sexuelle est la tolérance et le respect des aspirations de chacun, ce qui d’ailleurs m’avait amené en son temps à ne pas accabler avec la foule ce pauvre Strauss Kahn pourtant en grande difficulté.

Il n’empêche que les émotions sexuelles — et leur impact social ce n’est pas Freud qui me contredira –, y compris et surtout les premières, conditionnent notre vie.

Donc la victoire, dans l’instant, du beau lycéen qui séduit, ou se fait séduire, par la “prof de français vachement séduisante” évidemment objet de toutes les convoitises masculines pubères, a eu fatalement des conséquences sur la psychologie du dit lycéen.

Le fait que dans ce type de situation la gravité des conséquences soit reconnue socialement dans le sens professeur homme et élève femme, beaucoup moins dans l’autre sens, ne change rien à l’affaire, l’impact dans les deux cas est immense.

Les cas équivalents que j’ai eu à connaître se sont tous mal terminés. Divulgation et réprobation des faits, avec assez souvent une fin sinistre du type suicide de la professeur et anéantissement du jeune garçon.

Ici le jeune homme assume jusqu’au bout. Il relève le défi social. Il entre en conflit familial. Ils s’isolent, mais perdurent dans cet acte hors conventions sociales.

C’est donc la fuite en avant. La situation devient le moteur d’une posture évidemment libérale — au moins moralement — détachée des tabous et de la bienséance, insensible en apparence au jugement des autres.

Soudain, ou de longue date, cette posture devient nationale, il conquiert la France pour effacer l’anomalie de la pérennité de son écart juvénile, qui habituellement n’est qu’un feu de paille, un incident de jeunesse.

Ainsi l’écart de l’époque aurait pu être anodin, voire ordinaire, mais le jugement des autres a dû gêner le jeune Macron, puis l’adulte, au point qu’il décide de le transformer en choix de vie.

Il lutte pour effacer la désapprobation générale que le temps, indifférent, expose chaque jour d’avantage.

C’est aussi une désapprobation morale de la majorité par automatisme et propagande sociétaux. Mais c’est aussi un fantasme partagé par le plus grand nombre, quoique redouté.

Il doit vaincre tout cela.

Aujourd’hui il gagne. Mais, son élection est un début en même temps qu’une fin.

Une fin parce que la rumeur, cette salope, est vaincue. L’interdit transformé en conte de fées. Au moins momentanément.

Un début parce que le problème reste entier, vu de l’extérieur et évidemment aussi dans la tête des personnages.

C’est ici que la pièce et son intrigue s’emballent. La situation devient haletante.

Les trois personnages sont enfermés dans un huis clos sans issue. Macron, Trogneux et la France cohabitent, sans pouvoir échapper à l’intrigue, dont la présence n’a aucune chance de devenir discrète.

Quelles sont les évolutions possibles ?

De mon point de vue il y en a deux.

Dans le premier cas la situation reste ce qu’elle est. Le Président Macron devra alors s’imposer chaque jour davantage, face à lui-même et face aux autres. Des dérives autoritaires ou des déstructurations systématiques des conventions de tout ordre sont à craindre.

Mais, tenace: “jusque dans la tombe l’œil regardera Caïn”. C’est pourquoi il n’y aura pour lui nul repos à faire taire les gémissements du rituel qu’il a trahi. Evidemment, par contrecoup, pour nous non plus.

Pourvu que dans sa tête le problème ne devienne pas mondial. La pièce se jouerait toujours à trois, mais alors : lui, elle et le monde.

Dans le deuxième cas, Œdipe prend le pouvoir, il tue le père et la mère.

Apaisé par son élection qui valide son choix de l’époque, récompense sa lutte, Macron ne se sent plus lié par l’interdit.

Avec ou sans conflit, il vogue décomplexé vers d’autres formes de conquêtes, car c’est un conquérant doublé d’un tenace. Le conte de fées se délite dans le même temps que son auteur se relâche. La pièce se termine sans embrasement général.

Les trois acteurs reprennent chacun le cours d’une vie plus normalisée. Les égarements de ce type, redevenant l’exclusivité de Gala et autres journaux autour des starlettes traditionnellement spécialisées, quittent la scène politique.

Le huis clos s’ouvre, les trois acteurs retrouvent leur liberté, ils peuvent s’aimer ou se détester indépendamment de l’intrigue. La France respire.

Bon, sur ce… nous verrons bien la solution qui nous attend, celles-ci ou une autre totalement différente.

Le souffle de l’étrange nous caresse, peut-être nous emportera-t-il, nous aviserons. Ne boudons pas notre bonheur d’être les acteurs d’un tel vaudeville.

Bien cordialement. H. Dumas

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Quelques petites précisions à propos de la fatalité française du chômage.

Le chômage de masse est devenu LA question lancinante qui préoccupe toute la population ; à tel point qu’elle est déjà devenue la mission principale du nouveau président alors qu’il n’est pas encore entré en fonction !

Comme le relève Nicolas Lecaussin de l’IREF, 51 % des 18-24 ans ont voté le 23 avril pour les candidats extrémistes, c’est-à-dire en faveur des thèses antilibérales, anti-patrons, anti-riches, anti-Europe et anti-mondialisation. Cela prouve sans ambiguïté qu’il y a, chez ces jeunes, un problème de compréhension des mécanismes économiques car on prend conscience que cette population pense que l’emploi résulte directement de l’action de l’Etat !

Seulement, cette vision ne tient pas car d’une part en ce qui concerne la mondialisation, les entreprises françaises qui sont engagées dans la lutte mondiale sont minoritaires (donc la majeure partie des employés français ne subit pas cette mondialisation) et d’autre part en ce qui concerne l’ultra libéralisme : s’il est bien un pays d’Europe où l’ultra libéralisme ou même simplement le libéralisme n’a pas cours, c’est bien la France, pays étatisé et fonctionnarisé à plus de 57% de son économie !

Un constat qui pose problème :

Le nombre total des chômeurs toutes catégories (A, B, C, D)  est passé en Mai 2012 de 4 888 260 à 6 319 840 en Décembre 2016. Le bilan de l’inversion de la courbe du chômage se résume donc à 30 % de chômeurs en plus ; et pourtant, ce n’est pourtant pas faute d’y avoir mis les moyens, notamment par le biais de contrats aidés (c’est à dire subventionnés), du recrutement de nouveaux fonctionnaires et de la mise en formation de 500.000 personnes pour un coût faramineux !

Doit-on donc considérer qu’il y a une malédiction française du chômage puisque, selon l’expression de F Mitterrand, « on a tout essayé »  … sans résultat probant ?

Là où il est nécessaire de relever un écueil c’est lorsque l’on compare les statistiques de la France avec celles de l’Allemagne et du Royaume Uni aux économies comparables !

Les données statistiques :

Ces deux pays sont proches du plein emploi (4,5 % au Royaume-Uni (RU), 3,9 % en Allemagne) alors que nous en sommes à 10.1% ! Seuls la Grèce (23,1 %), l’Espagne (18 %), Chypre (12,9 %), la Croatie (11,6 %) et l’Italie (11,5 %) présentent des taux supérieurs (le taux moyen de la zone € est de 9.5%) !

Et pour le chômage des moins de 25 ans, on en est, en décembre 2016, à 26,2 % soit seulement 0,2 point de moins qu’au Portugal alors qu’il est de 20,9 % dans la zone € et à 6,5 % en Allemagne !

Handicapée par un fort taux de chômage et dotée de 5,45 millions de fonctionnaires, la France présente aussi un taux d’emploi marchand extrêmement bas : 24.8% de la population active contre 40.2% en GB et 36.3% aux USA ; ce qui permet de rappeler que les vrais emplois sont les emplois marchands c’est à dire ceux qui sont dans le secteur concurrentiel et qui produisent des richesses.

Ce sont d’ailleurs plus de 10 millions d’emplois marchands qui séparent la France du RU à effectifs comparables ; ce qui aboutit au constat que la charge des chômeurs et des fonctionnaires est proportionnellement beaucoup plus lourde pour l’économie française.

Par ailleurs, depuis le début des années 1990, le Royaume-Uni a réussi à stabiliser le poids de ses dépenses publiques autour de 40 % du PIB alors que la France n’a cessé d’augmenter le poids des siennes (49,6 % en 1990, 54,2 % en 1995 et 57,1 % en 2017).

Le secteur privé ne représente donc plus que 43% du PIB ; ce qui veut dire que c’est sur ce secteur d’activité seul que pèse tout le poids du secteur public alors que tout recrutement de fonctionnaire est un coût net pour la collectivité et que ce coût est évalué entre 2 à 3 emplois dans le secteur privé pour chaque fonctionnaires recruté.

La balance commerciale de la France, qui était excédentaire en 1995, est désormais obstinément déficitaire (45 mds € en 2016) ; ce qui prouve aussi que la compétitivité de notre économie n’a cessé de se dégrader.

Du 1er trimestre 2000 au 4ème trimestre 2016, le PIB réel a augmenté de 34 % au Royaume-Uni, contre 21,4 % en France et 20,5 % dans la zone €. Les écarts de variation du PIB par habitant à prix constants depuis 1980 montrent une progression de 93 % au RU contre + 55,7 % en France et + 69,4 % dans la zone €.

L’évolution du classement mondial du PIB par habitant en dollars courants depuis 1995 révèle que la France était 12ème et le Royaume-Uni 18ème et qu’aujourd’hui, la France est tombée à la 22ème place, tandis que le Royaume-Uni est monté à la 14ème.

La position relative de la France par rapport à ses partenaires européens et ses concurrents ne fait donc que se dégrader ; ce qui amène à se poser la question des causes d’une telle dégradation !

Ce constat devient flagrant lorsque l’on sait qu’à la suite du Brexit plusieurs administrations européennes et un certain nombre d’entreprises vont se relocaliser en Allemagne, aux Pays Bas ou en Irlande, mais … pas en France !

Enfin, environ 250.000 français vivent et travaillent à Londres soit parce qu’ils ne trouvaient pas de travail en France soit parce qu’ils ont estimé qu’il était moins difficile de créer une entreprise au RU plutôt qu’en France … et ils feront tout pour éviter d’avoir à revenir en France à la suite du Brexit. Combien de britanniques à Paris ? 19.000 !

Il y a donc une raison objective qui rend la France si peu attractive !

De fait, s’il y a un chômage de masse c’est avant tout en raison de la politique fiscale et sociale des différents gouvernements qui se sont succédés depuis plus de 30 ans car il ne faut pas chercher plus loin un déclin économique lié à une politique industrielle inadaptée et une fiscalité très handicapante où tout ce qu’il aurait fallu faire baisser a augmenté (chômage, dette, dépenses publiques, fiscalité, prélèvements obligatoires) et tout ce qui aurait dû être plus élevé s’est détérioré (confiance, croissance, création d’emplois marchands).

Evidemment, cela s’est accompagné d’une augmentation mortifère de la pression fiscale ; laquelle a engendré in fine un effondrement de la croissance structurelle compte non tenu du fait que l’Etat sur endetté, incapable de se réformer, en est arrivé à la solution extrême de canaliser toute l’épargne à son profit, à seule fin de financer une dette devenue colossale !

Les politiciens, conscients de cette dérive, ont bien essayé de trouver des mesures palliatives pour subventionner, avec nos impôts, les bas salaires avec des allégements de charges sociales mais le problème est que l’emploi en France ne se résume pas à un problème de charges sociales trop élevées sur les seuls bas salaires.

Examen critique du marché du travail français :

La population française apparaît divisée en trois tiers plus ou moins égaux :

– Un tiers qui vit dans l’économie mondialisée et qui accepte l’économie de marché ;

– Un tiers qui vit protégé par l’Etat à l’ombre de statuts particuliers et/ou de subventions et d’allocations diverses.

– Un tiers de « laissés pour compte » qui se sentent abandonnés, estiment qu’ils n’ont plus rien à perdre et qui, clairement, votent pour le FN. Paradoxalement, ce sont aussi ceux qui attendent le plus de l’Etat !

On en conclut donc logiquement que deux tiers des français sont contre toute libéralisation du marché du travail ; ce qui est compréhensible dans un pays où la solution à tout problème qui se pose passe par l‘Etat et où, dans un marché du travail complètement figé, on en est arrivé à un système où ceux qui ont un emploi deviennent les défenseurs d’un bastion de plus en plus assiégé par ceux, de plus en plus nombreux, qui n’en ont pas !

Par ailleurs, la notion de « travail » apparaît avant tout légale, réglementaire mais absolument pas économique car les politiciens de droite et de gauche qui règlementent le marché du travail depuis 30 ans n’en ont qu’une vision purement bureaucratique, complètement déconnectée de la réalité  … sans compter que la plupart d’entre eux, issue de la fonction publique, est contre le libéralisme.

On a donc choisi d’accumuler les lois et les règlementations pour verrouiller la position du salarié au sein de l’entreprise en partant du postulat selon lequel plus il sera difficile de se débarrasser d’un salarié moins il y aura de chômeurs !?!

Et, finalement, devant l’échec de cette politique et pour rendre le chômage à la fois socialement acceptable et financièrement moins douloureux, on a mis en place de nombreuses mesures d’accompagnement ; mesures évidemment financées par la collectivité.

On a choisi aussi de mettre des gens en formation mais d’une part ce n’est pas nécessairement efficace s’il n’y a pas d’entreprises ensuite pour les embaucher et d’autre part, il ne faut pas que ce ne soit qu’un bricolage statistique destiné, en réalité, à les faire sortir temporairement et à grand frais, des statistiques du chômage!

En fait, les politiciens et les hauts fonctionnaires sont dépassés par la mondialisation et « gèrent » la plupart des problèmes à court terme en fonction des échéances électorales ; notamment en utilisant à la fois le recrutement de fonctionnaires comme une variable d’ajustement du chômage et la distribution d’allocations comme amortisseur social avec, là encore, un coût prohibitif pour la collectivité !

En France, où la plupart des gens aspire à devenir fonctionnaire, domine une vision faussée des relations entre l’employeur et l’employé ; toute approche libérale du milieu du travail ou même seulement toute libéralisation étant immédiatement perçue comme une menace de remise en cause des droits acquis et la porte ouverte à tous les abus de la part d’entrepreneurs sans scrupules !

Or, il faut rappeler que l’Etat ne crée pas d’emplois productifs car les postes de fonctionnaires créés ne sont que des emplois subventionnés par … vos impôts. Voir (ici) mon article « combien coûte l’embauche d’un fonctionnaire ».

Cette dérive administrative s’est malheureusement étendue aux entreprises publiques contrôlées par un Etat stratège dont on peut admirer les résultats des entreprises publiques (SNCF, EDF, Areva, …) surendettées, sur subventionnées voire même carrément en faillite ; avec encore une fois un coût colossal pour la collectivité !

Le problème est que ces entreprises obéissent d’abord à des impératifs politiques fixés par les gouvernements, impératifs bien loin des nécessités économiques.

Les « vieilles » solutions :

A gauche, mais aussi au FN, on a trouvé la raison de ce chômage de masse incompressible : c’est la faute de la mondialisation, de l’Europe, de l’Allemagne, de l’ultra libéralisme !

On nous ressort donc la thèse du bouc émissaire pour nous expliquer un chômage par des contingences extérieures qui s’imposeraient à la France et aux pauvres français. Il ne faut pas chercher plus loin la montée des extrêmes due au déclassement social, à la perte d’autonomie financière, à la montée de l’insécurité liée au chômage, à l’exacerbation des frustrations vis-à-vis des émigrés qui viennent profiter du système français et voler le travail des français !

D’ailleurs, il a été dit qu’avec Emmanuel Macron, ce sera « la fin du droit du travail, la pire régression sociale, la fin des allocations chômage telles qu’elles sont aujourd’hui, la dictature des banques, de Bruxelles, des marchés financiers. » sic !

Selon eux, nous nous dirigeons donc vers rien moins que l’apocalypse et on nous ressort les fausses bonnes idées ; notamment que, puisque les importations de biens manufacturées sont en fait l’importation du travail effectué à l’étranger, en instaurant des mesures protectionnistes on protégera l’emploi et que, si ces mesures sont interdites par l’UE, on n’a qu’à sortir de l’UE … sans se poser la question des mesures de rétorsion et du problème de l’importation de produits que nous ne fabriquons pas ! (ordinateurs, télés à écran plat).

A cela s’ajoute le fait que les mêmes ont une vision eugéniste du marché du travail et partent du postulat faux que le travail représentait un stock et que ce stock peut être divisé ; d’où la mise en application de la retraite à 60 ans, la mise en préretraite des salariés âgés de 55 ans et la mise en place des 35 h, le tout avec un coût faramineux pour la collectivité.

Or, il est aujourd’hui démontré que les 35 h n’ont quasiment pas créé d’emplois mais qu’elles ont, par contre, grandement fragilisé les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes européennes.

Et cette vision du marché du travail se poursuit avec la proposition de Bernard Hamon qui évoque la fin du travail pour justifier son ruineux revenu universel de 750 € par mois (400 mds d’€ soit 17% du PIB) alors que ce n’est qu’un aveu d’impuissance devant les défis d’une économie en constante évolution.

En France dominent la conception marxiste de l’économie, dans laquelle le capital et sa rémunération ne comptent pas, ainsi qu’une vision figée du marché du travail où il y a ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en n’ont pas !  On a fini par persuader les gens que s’ils perdent leur emploi ils n’en retrouveront jamais un !

Et, le pire c’est que la gauche se perçoit comme progressiste alors que nous subissons seulement depuis une bonne trentaine d’années une dérive étatiste pour ne pas dire collectiviste qui bride toutes les initiatives individuelles en se plaçant sur un plan moral au lieu d’être économique et pragmatique !

Non seulement l’employeur qui réussit et s’enrichit est perçu comme un profiteur et un exploiteur mais on considère, dans les sphères publiques et chez les syndicalistes, que les entrepreneurs sont responsables du chômage parce qu’ils n’embauchent pas ; ce qui est mal poser le problème et confondre cause et conséquence car si les entrepreneurs n’embauchent pas c’est essentiellement parce qu’ils ne peuvent pas le faire en raison de contraintes administratives devenues tellement pesantes qu’elles en obèrent complètement l’activité économique !

Les français se sont installés depuis 30 ans dans le confort illusoire d’un Etat providence au coût exorbitant et ne sont pas conscients qu’on arrive au bout d’un système soi disant protecteur qui n’est plus aujourd’hui qu’une montagne de dettes engendrant inégalités et rentes de situation car ainsi que l’écrivait F Bastiat « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » .

Le constat est que finalement, en France, la classe dirigeante et la population ont une vision figée, rigide et cloisonnée du marché du travail dans une économie mondialisée en constante évolution !

Une vision réaliste du marché du travail :

Une fois ces constats effectués, la tache du nouveau pouvoir sera d’user de beaucoup de pédagogie afin d’expliquer aux français qu’ils ont été intoxiqués par un modèle d’inspiration marxiste alors que d’une part le modèle capitaliste est en vigueur sur la terre entière et qu’on ne peut pas avoir raison seuls contre le reste du monde et d’autre part que le modèle de l’économie planifiée, administrée ou soviétisée n’a jamais fonctionné, nulle part, sauf grâce à l’utilisation de travailleurs forcés qui n’étaient rien d’autre que des esclaves (goulag) !

Il est établi que la politique de l’Etat, notamment en raison de l’établissement de règles fiscales et sociales trop pesantes, voire même en raison de l’instabilité des règles sociales et fiscales, peut avoir un effet négatif sur le chômage en provoquant des défaillances d’entreprises, des limitations au recrutement d’employés, une augmentation prohibitive des charges sociales !

L’appréciation des français concernant le chômage est d’abord un problème de formation au sein d’un système éducatif politisé orienté dans une vision marxiste du monde qui rejette l’entreprise et fustige l’entrepreneur en le présentant comme un exploiteur.

C’est enfin un problème de liberté car si on n’accorde pas un minimum de liberté à l’employeur, et notamment si l’employeur ne peut pas licencier, il n’embauchera pas car une entreprise n’est pas un organisme de bienfaisance. Son objet social est de gagner de l’argent … pas d’embaucher du personnel qui ne lui sert à rien !

Ce problème de la fluidification et de la libéralisation du marché du travail a été clairement perçu en Allemagne car toutes les entreprises jusqu’à 10 salariés ont la possibilité d’embaucher et de licencier sans aucune justification ; ce qui leur permet de s’adapter rapidement aux contraintes du marché et de …survivre !

Une telle mesure apparaît pour l’instant totalement inconcevable en France car, contrairement à l’Allemagne, on préfère avoir des chômeurs qui dépendent totalement de l’Etat plutôt que des travailleurs moins bien payés mais susceptibles de garder une certaine autonomie ; même s’il existe aussi là-bas, ne nous voilons pas la face, des travailleurs pauvres !

La réalité est que les entreprises privées abordent clairement le problème de l’économie avec beaucoup plus d’efficacité que les administrations mais l’admettre c’est reconnaître que l’entrepreneur est un gestionnaire plus avisé et plus pertinent que le politicien.

Conclusion :

Alors, oui contre le chômage on a tout essayé … sauf ce qui marche et la France doit impérativement aligner sa fiscalité punitive, son système social dispendieux, son trop grand nombre de fonctionnaires, c’est à dire son économie, sur la moyenne des pays de la zone € du Nord.

Pour cela, il est impératif de libéraliser le marché du travail, de simplifier le code du travail, de réduire les charges sociales sur la production mais aussi de réduire le nombre de fonctionnaires afin d’en alléger la charge sur la collectivité (malgré la hausse électoraliste de 0.6% du point d’indice des fonctionnaires de juillet 2017 dont les effets se feront sentir en 2018) et de permettre une réduction sensible des dépenses publiques, de réduire la fiscalité sur les entreprises et le patrimoine (IS, ISF et plus-values) afin de libérer le capital nécessaire aux investissements.

Seulement, la France, plutôt libérale et européenne, qui a voté Emmanuel Macron essentiellement pour barrer la route à Marine le Pen, ne représente que la moitié du corps électoral. L’autre moitié, composée d’extrémistes de droite et de gauche, d’écologistes, d’insoumis, s’opposera  donc fermement et par tous les moyens aux mesures qu’Emmanuel Macron a prévu de prendre !

L’économie de la France étant la plus étatisée de l’UE, il est évident que toute mesure de simplification ou de libéralisation sera perçue par les tenants marxistes comme une menace contre des avantages acquis qu’on ne peut pas remettre en cause. Les syndicalistes ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils allaient tout faire pour bloquer toute réforme !

Nous allons donc pouvoir très rapidement apprécier la capacité d’action du nouveau président en faveur d’une libéralisation du marché du travail car il n’aura pas beaucoup de temps pour agir et quelque chose me dit que rien de ce qu’il faut faire ne sera fait et que la situation ne changera pas ; autrement dit que l’action du nouveau gouvernement ne sera que la poursuite du hollandisme par d’autres moyens !

Il n’est pas inutile de savoir que, d’ores et déjà, la Commission Européenne vient de revoir à la hausse ses prévisions de déficit de la France pour 2018 à 3.2% ; anticipant de ce fait que celle-ci, après 15 ans d’infractions aux règlements communautaires, persistera à être le dernier pays de l’UE a enregistrer un déficit supérieur à 3% du PIB !

Bien cordialement.

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IL FAUT ENVOYER D’URGENCE LES ÉNARQUES EN CAMP DE REEDUCATION!

Les énarques : une oligarchie dépassée

Combien de petits François Hollande gouvernent la France ?

 

Pourquoi la France, pays disposant d’atouts naturels et humains, réussit-elle moins bien que certains de ses voisins ? Pourquoi le pessimisme sur l’avenir est-il un mal typiquement français ? Pourquoi ce pays ne parvient-il pas à s’adapter à la réalité contemporaine qui est le dépassement de l’État-nation et l’évolution vers une globalisation scientifique, économique, financière et parfois même associative ?

Toutes ces questions comportent des réponses complexes, mais les quelques milliers de personnes qui constituent la haute administration française ont nécessairement, puisqu’elles dirigent le pays, une part importante de responsabilité dans la situation actuelle. D’autant que la situation française est tout à fait singulière.

LES SPÉCIFICITÉS HISTORIQUES

Un État-nation très centralisé se construit très tôt en France et ses dirigeants accumulent un pouvoir écrasant la société civile. La monarchie absolue, le jacobinisme, l’Empire napoléonien, la troisième République sont des régimes politiques glorifiant l’État et mettant l’élite à son service.

L’aristocratie d’Ancien régime a été remplacée par une aristocratie d’Empire puis par une aristocratie républicaine. Mais toujours, une petite oligarchie a détenu l’essentiel de la compétence et du pouvoir dans la sphère publique.

En 1945, ce travers bien français est accentué par la création de L’École nationale d’administration (ENA). Les hommes qui ont présidé à la naissance de l’ENA, sous le gouvernement provisoire de la République (1944-1946), sont le général de Gaulle, Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, et Michel Debré. Inutile de préciser que ces hommes sont bien loin du libéralisme. Ce sont des étatistes convaincus, qui veulent construire un État puissant et s’en donnent les moyens. Leur réussite sera complète.

COMPÉTENCE ET CONQUÊTE DU POUVOIR

La noblesse d’État sera donc désormais formée, et même formatée, dans une école spécifique. Coupée de la société civile, cette caste maîtrise parfaitement les rouages complexes de l’administration et des institutions républicaines.

Elle connaît les finesses du droit public et dispose d’une compétence sans partage en matière de finances publiques. Les politiciens, désignés ou élus, doivent composer avec cette technocratie d’État, car sans elle, ils ne sont rien : sans la bonne volonté des administrations, impossible d’agir.

Peu à peu, à partir du milieu des années 1960, les énarques vont coloniser les cabinets ministériels et les fonctions politiques. Le statut de la fonction publique leur est très favorable.

Un fonctionnaire élu est placé en position de détachement et peut retrouver son poste s’il n’est pas réélu. Le risque est donc nul. Pourquoi alors ne pas cumuler la compétence du haut fonctionnaire et le pouvoir du politique ?

On imagine la puissance que cela représente : être beaucoup plus compétent que la plupart des députés du fait de l’expérience professionnelle et disposer de la légitimité démocratique par l’élection. La combinaison est presque toujours gagnante. Le risque, encore une fois, est pratiquement nul.

UN CAS UNIQUE AU MONDE

Il existe des études statistiques permettant d’apprécier l’importance numérique et le pouvoir des énarques dans le monde politique et les cabinets ministériels . Mais sans entrer dans ces détails, chacun peut très facilement constater cette spécificité française en se limitant aux plus hautes fonctions politiques.

Après la période de fondation de la Ve République par le général de Gaulle (1958-1969), six Présidents de la République (PR) se sont succédés. Trois d’entre eux sont des énarques (Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Hollande). En ce qui concerne les premiers ministres (PM), sur la même période (1969 -2015), les énarques dominent également. Le tableau suivant fournit un panorama d’ensemble :

Patrick Aulnas article 10 mars 2015

Sur une période d’environ 46 ans, le Président a été un énarque pendant 21 ans et le Premier ministre pendant 25 ans, soit 55% du la durée totale. Mais les périodes où ni le Président ni le Premier ministre ne sont des énarques se limitent à une dizaine d’années. Un énarque a donc été présent dans le couple Président – Premier ministre pendant environ 36 années sur 46.
Ce phénomène est unique au monde. Une seule école a une place prépondérante en France dans le recrutement des gouvernants depuis la fin des années soixante. Dans tous les autres pays développés, le recrutement est beaucoup plus diversifié. Prenons deux exemples sur la même période : Allemagne et États-Unis.

Patrick Aulnas article 10 mars 2015 (2)

POURQUOI LE SYSTÈME FRANÇAIS CONDUIT-IL À L’ÉCHEC ?

Tout simplement parce que la formation des énarques est étroite, sans ouverture sur la diversité sociale, économique, technologique, scientifique. Le secteur public, rien que le secteur public pour l’écrasante majorité de ces hauts fonctionnaires qui régentent le pays.

L’actuel Président de la République constitue un exemple presque caricatural de cette expérience limitée. Candidat socialiste par défaut, il parvient au poste suprême pour l’unique raison que les meilleurs de son camp (Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn) ont été écartés par des ennuis judiciaires.

L’improbable se produit donc et un énarque-apparatchik pur, sans aucune expérience ministérielle, accède à la présidence. Il maîtrise parfaitement les combinaisons partisanes et électoralistes, dispose d’une vaste culture politique, économique et juridique, mais n’est jamais sorti du cercle de la technocratie publique et des cadres des partis politiques.

Il ignore tout de la vie vécue par 99% de ses contemporains. Son monde est celui des équilibres politiques subtils et de l’évitement stratégique. Ce profil est archétypal de la haute fonction publique. Combien de petits François Hollande gouvernent la France ?

enarques rené le honzecLes énarques ne sont pas adaptés au monde ouvert qui est le nôtre.

Créée par des étatistes après la seconde guerre mondiale, l’ENA pouvait représenter un atout dans une France aux frontières hermétiques, se protégeant de la concurrence par des droits de douane et des contingentements.

Le capitalisme de connivence pouvait fonctionner avec une certaine efficacité dans un contexte purement national. Mais l’ouverture des frontières change la donne car la connivence n’existe pas à l’échelle internationale.

Lorsque le pays doit affronter la concurrence des pays de l’Union européenne (libre circulation), celle des pays émergents et celle des pays développés extra-européens (abaissement des obstacles aux échanges), les petits arrangements au sein de l’élite politico-administrative représentent un handicap.

Il n’est plus question d’utiliser les subterfuges traditionnels pour tromper la population, en particulier la dévaluation de la monnaie. La France était auparavant une grande adepte de la dévaluation qui permettait de masquer à la population l’inefficacité relative de sa gestion publique.

L’inflation constituait une autre supercherie : la Banque de France pouvait créer de la monnaie sur instruction gouvernementale et rembourser ensuite la dette publique en monnaie de singe. Cette époque est définitivement révolue.

Il faut désormais être compétitif, s’adapter sans cesse aux évolutions, bref accepter la concurrence.

Du fait de sa formation, l’aristocratie républicaine en est incapable. L’attitude archaïque de la France en Europe ressemble donc, dans son principe, à celle de la Grèce : promettre toujours, mais ne jamais tenir, mentir pour obtenir des délais, éviter la confrontation au réel par des manœuvres politiques.

Ce ne sont pas les Français qui refusent le monde actuel, puisqu’ils fuient de plus en plus le pays pour s’installer à l’étranger. Ce sont leurs dirigeants, une caste fermée sur elle-même et protégeant ses privilèges au détriment de la population entière.

Les manœuvres politiques ne fonctionnent plus aujourd’hui. L’élite administrative et politique française est totalement rejetée par la population. Il suffit d’écouter. Deux thèmes reviennent souvent dans les discussions du Café du Commerce : on ne comprend rien à ce qu’ils racontent ; ils ne font qu’augmenter les impôts sans rien donner en contrepartie. L’insatisfaction grandissante des Français et les succès électoraux du Front National sont les premiers symptômes de la fin de l’énarchie.

Cet article a été publié une première fois le 1 septembre 2016

 

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Dégage y a rien à voler (vidéo)

Bonjour, Ne ratez pas ces trois minutes de vidéo.

Chapeau à ce Monsieur que nous ne connaissons pas.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’incroyable scrutin présidentiel

Il faut que je vous fasse un aveu.

J’étais arrivé à la conclusion désespérante que non seulement l’intelligence ne sert à rien mais que même, tout comme la beauté ou la fortune, elle est un handicap qui obère lourdement la vie de son détenteur.

En effet, non que je pense en être largement pourvu, mais chaque fois que j’ai essayé, à ma mesure, d’en faire la base de mon action ou de mon raisonnement, que ce soit avec le fisc, la justice, l’administration, le monde des affaires ou autre, la sanction fut systématiquement un échec, accompagné du dédain des tenants du pouvoir qui en profitèrent pour m’enfoncer ou m’humilier.

Ainsi, lorsque j’ai vu arriver le jeune Macron, équipé de sa seule intelligence en bandoulière, je lui ai prédit un destin néfaste.

En effet, quelle chance pouvait-on lui accorder face au conformisme corruptif de Fillon, à la démagogie obscène de Mélenchon, à la religion bête et méchante de la famille Le Pen ? Aucune pensais-je.

Je me trompais. Certes avec un score discret, mais les français ont choisi le parti de l’intelligence.

Pas ou peu de programme pour Macron, pas de réseau d’élus actifs, juste une affirmation d’agir intelligemment et le voilà Président de notre République.

Sans compter ses handicaps annoncés, la banque, une délinquance sexuelle différente de celle de Strauss-Kahn mais tout aussi répréhensible, des gains rapides quasi inconvenants, une jeunesse si visible que dérangeante. C’était beaucoup, mais ce ne fût pas suffisant pour l’abattre.

Tout cela parce qu’internet est libre, que l’intelligence peut y tracer un chemin sans contrainte. Chemin que Macron a su conquérir. Bravo.

L’aveu dont je parle au début de ce billet est qu’au premier tour je n’ai pas voté pour lui tant j’étais conditionné par la puissance omniprésente de la bêtise dans notre société et prêt à composer avec.

Et maintenant ? Comme dirait Julio Iglesias “Je n’ai pas changé”.

Je n’arrive pas à croire que l’intelligence pourrait, dans notre beau pays, prendre le pouvoir et assainir notre société. La rendre juste, réaliste, nous rendre libre.

Peut-on imaginer que ce jeune homme va pouvoir dégager une majorité législative dans chaque circonscription de France ? S’affranchir en tous lieux des vieux démons si puissants de la connivence, de l’appartenance, du terroir, des combinaisons en tout genre, etc… ?

Objectivement, je n’arrive pas à le croire.

Sans compter que, lui-même, va-t-il pouvoir continuer à professer qu’il n’a pas de règle, sauf celle de regarder intelligemment chaque problème qui lui sera soumis, sans apriori, juste en cherchant à chaque fois la vérité, la meilleure solution ?

Le pays acceptera-t-il cette attitude ? Est-elle même concevable ?

Ce serait admettre que le pouvoir démocratique et intelligent peut exister.

Je n’y crois pas une seconde. Je me demande simplement comment et quand tout cela va se normaliser, se dissoudre dans le marigot du pouvoir.

La curiosité me dévore, pour une fois je souhaite avoir tort, irrémédiablement. Je prie pour avoir tort. Pour que les bassesses de la société, que je vis ou que je lis à travers mes jours ou les siècles des autres, puissent être terrassées par le jeune Macron.

Faut pas rêver ? Rêvons quand même.

Bien cordialement. H. Dumas

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Monsieur Le Président de La République Emmanuel MACRON et La France

La France =
Monsieur Le Président de la République Emmanuel MACRON, a obtenu un soutien massif dès le départ pour son projet, il fallait l’obtenir . Mais des questions sont posées : » Ceux qui ont financé son parcours pendant un an que feront ils ?  , car des moyens importants mis à sa disposition comme le documentaire qui vient d’être diffusé sur France3 et TF1 le 8 mai 2017 le démontre (des dizaines de journalistes et producteur) . Ne soyons pas naïfs …etc . Il a du talent , c’est évident , mais est-ce bon pour nous ?? L’avenir nous le dira . J’espère que Mr Emmanuel MACRON réussira . » Prions « 

Mais la véritable difficulté , c’est La fraude sociale , c’est le chômage. Donc La 1ere cause de la baisse sociale est le chômage .En France , La courbe du chômage ne peut pas baisser , seul des artifices le permettent actuellement , par des formations ou des emplois aidés . Car « La France souffre de son administration, du nombre d’élus, d’un système démocratique, d’un gouvernement et de ses collectivités territoriales gargantuesques , par conséquence affaiblissant les services régaliens comme la santé et la justice . En France les privilèges ont la vie dure ; La France 23eme pays le plus corrompu au monde  ; la France un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International ; La  Justice Française  classée par la commission européenne pour la justice 37ème sur 43» . Impossible n’est pas français mais imposable oui ! Tel est la colère d’une partie de nos concitoyens ..La France est dans le côté obscur de la force = Je vous invite à lire cet article  cliquez pour lire la suite :   https://www.temoignagefiscal.com/la-france-est-dans-le-cote-obscur-de-la-force/

Ce que je crains donc c’est que La France continue à être un pays dirigé par des politiques de combines et des comportements dignes de la maffia qui rendent aveugles les citoyens., Les privilèges continueront ils  et l’esclavage du secteur privé et de la classe d’en bas continueront- t- ils ?? . L’avenir nous le dira .
Actuellement l’argent ne sert principalement qu’à acheter les consciences et financer les mauvaises actions .
 C’est le cycle qui nous mène au déclin .  Mais  qui défend les citoyens  , les TPE-PME , ou sont les contre-pouvoirs nécessaires . « Car la France est à un tournant de son Histoire. Nous sommes au pied du mur ».
En France les journalistes ne se préoccupent pas des citoyens
, des TPE-PME , de la classe d’en bas = Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/en-france-les-journalistes-francais-ne-se-preoccupent-pas-des-citoyens/

Et je vous invite à satisfaire votre curiosité et sagacité sur la médiocre réalité judiciaire française qui détruit non seulement des familles mais des TPE-PME et bien sûr l’économie = ‘Anéantissement de l’Etat de droit en France’ : https://www.temoignagefiscal.com/aneantissement-de-letat-de-droit-en-france/

En Conclusion : Une dette publique qui s’élève à plus de 2 300 milliards d’euros et qui représente presque 100 % de notre PIB, et Les intérêts annuels de cette dette qui dépassent 47 milliards d’euros et qui engloutissent plus de la moitié de notre impôt sur le revenu, Un État au bord de la faillite qui dépense 20 % de plus que ce qu’il collecte, Une fiscalité écrasante et spoliatrice : les plus riches s’expatrient, les classes moyennes souffrent et les plus précaires sombrent, Des administrations et collectivités aux effectifs pléthoriques et ingérables… et des services régaliens comme la santé et la justice…etc sans moyens… Et j’en passe, la liste est longue. En un mot, la France ressemble de plus en plus à Rome et son Empire avant sa chute fracassante il y a plus de 1 500 ans.

Enfin ,Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends”  =
Traité des devoirs de Cicéron Il y a + de 2000 ans=
Tous ceux qui seront à la tête de l’Etat doivent se souvenir des deux préceptes de Platon: veiller aux intérêts des citoyens en y rapportant tous leurs actes et en oubliant les leurs propres; avoir souci du corps entier de l’Etat en ne favorisant pas une partie aux dépens du reste. ….Ceux qui s’occupent d’une partie des citoyens en négligeant les autres introduisent dans la cité un mal qui doit la perdre, la sédition et la discorde; il arrive que les uns se dévouent pour le peuple; d’autres n’ont de zèle que pour les grands; bien peu songent à tous; de là sont nés à Athènes de grands conflits, et, dans notre république, non seulement des séditions mais des guerres civiles désastreuses.
Veritas Thesaurus est ! La vérité est un trésor,
« Ad augusta per angusta »
signifie en français : « Vers les sommets par des chemins étroits ». Il faut comprendre que la gloire ne s’acquiert …

Lire sur mon blog  Qui suis-je=
http://injustice.blog.free.fr/public/Qui_suis_je.pdf
Mais en détails Qui est Richard ARMENANTE=
http://blogs.mediapart.fr/blog/armenante/260513/richard-armenante-le-gout-de-labsolu-mais-qui-est-il
Mais en 1 page Qui est Richard ARMENANTE=
http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf

 

 

 

 

 

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Anéantissement de l’Etat de droit en France

La réalité judiciaire en France qui démontre la difficulté d’obtenir justice dans ce pays et de faire éclater la vérité . La violence serait-elle la solution ? . Démonstration du pandémonium français ci-dessous . La France un pays mafieux et corrompu . La France ne sera pas détruite par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire. En France actuellement le seul fait de dire la vérité est devenue un acte révolutionnaire .

Je vous invite donc à satisfaire votre curiosité et sagacité sur la médiocre réalité judiciaire française=
–
une requête a été adressée aux candidats de la Présidence de la République en 2017, lire la requête en cliquant = http://injustice.blog.free.fr/public/Requete_aux_candidats_PdR_Francaise__17_avril_2017.pdf

–  Trafic d’influence contre un avocat !  Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante:   https://www.youtube.com/watch?v=M-7I6vu7qOA&feature=youtu.be

– A écouter Mr HUBERT VAN DEN TORREN, édifiant , la France Pays mafieux  , Un résumé du 31 Janvier 2018 de La voyoucratie de certains Magistrats et citoyens complices comme Christian et Fabien Portes, organisation criminelle , pour cela cliquez sur le lien = https://www.youtube.com/watch?v=wCz4I-ky2F0
++ Un résumé du 13 octobre 2017 ,A écouter Mr HUBERT VAN DEN TORREN, édifiant , pour cela cliquez sur le lien= https://www.youtube.com/watch?v=A4pFC5I5pgg  ,
et” AUDITION DEVANT LE JUGE “= A écouter , édifiant , pour cela cliquez sur le lien
: https://www.youtube.com/watch?v=Aku5us2yRLU
et encore Affaire hubert van den torrent / DEVILLE MAGISTRATS PREVARICATEURS 2 aout 2017 : cliquez pour écouter la suite = https://www.youtube.com/watch?v=SMyzZEq-Z-w

-M. Eric Montgolfier parle de la justice française ,médiocre , classée(cepj)37eme sur 43,une honte=CLIQUEZ ICI pour écouter la suite:  https://www.youtube.com/watch?v=jaa3xiU3AWA&feature=share   et Le vrai désordre en France c’est la justice par Eric de MONTGOLFIER = https://www.youtube.com/watch?v=WHHVPaS0seY&feature=share

Encore Un homme qui sait de quoi il parle. Honneur à son courage, à sa ténacité, à sa lucidité en un mot à son humanisme. Monsieur  Claude REICHMAN sa Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les hauts magistrats au sujet de l’adoption, le 1er février 2016, d’une « délibération commune du premier président de Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante = https://www.temoignagefiscal.com/le-superbe-billet-de-claude-reichman/  

– ‘LA JUSTICE : CETTE MONTAGNE D’ORGUEIL’ Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/la-justice-cette-montagne-dorgueil/

– Lire ce site Anglo-saxon sur la France , mon dossier est évoqué sur les comportements maffieux = Investment, Business & Self-Employment in France ,Cliquez pour lire la suite : http://streetwise-france.com/business-france.htm

L’injustice est un métier en France . La justice en France est une fumisterie une parodie de justice . De+ Les Magistrats font de la politique et obtiennent des promotions des politiques . La justice en France il faut beaucoup d’humour pour y croire. Il faut que les citoyens élisent les Magistrats comme en 1789 après la révolution jusqu’à ce que NAPOLEON en fasse des fonctionnaires en 1799. Il faut que les Magistrats et juges soient responsables de leurs décisions. Ne soyons pas naïfs avec les êtres humain , ce n’est pas parce qu’ ils sont Magistrats qu’ils sont parfaits. La colère nécessite un besoin de justice .
A la fin de la Guerre en 1944 ma famille des résistants a réglé des comptes avec ces Magistrats fascistes NAZI qui collaborent avec toutes les médiocrités.
Pendant la seconde guerre mondiale aucun magistrat n’a refusé d’appliquer les lois antijuives .
La France si rien n’est fait , est foutue à court terme, ce sera l’histoire de Pinocchio et la solution de la conclusion aussi , ce pays s’enfoncera tous les jours dans la médiocratie et rien ne l’arrêtera de couler car le trou dans la coque sera trop grand. C’est ainsi , ce pays renaîtra de ses cendres dans un siècle ou deux.
Mais Lire mes articles sur la justice=
1) La Justice Française 37ème sur 43 pays européens ?! =« lire la suite en cliquant» https://www.temoignagefiscal.com/la-justice-francaise-37eme-sur-43-pays-europeens/
2) L’administration et la Justice non indépendante ont un rôle économique évident =« lire la suite en cliquant » https://www.temoignagefiscal.com/ladministration-et-la-justice-non-independantes-en-france/

La France est comme L’aveugle qui tourne en rond, il s’imagine qu’il marche vers son but parce qu’il avance” « Quand la république a les mains sales, La Démocratie est en danger ! La France est un Pandémoniun »

En effet la vérité nous rend libre , la vérité est sans pitié, et la vérité ne peut être enfermée. Nous devons prendre des risques pour changer la médiocratie ambiante. L’écriture et la pensée précède toujours l’action , en 1940 les résistants ont fait cela et mes parents m’ont légué ce passé rempli aussi de souffrance . Mais  Le risque c’est quoi en fait : rire c’est risquer, paraître idiot pleurer c’est risquer , de paraître sentimental aller vers quelqu’un c’est risquer , de s’engager exposer ses sentiments c’est risquer , d’exposer son mot profond présenter ses idées ses rêves à la foule c’est risquer de les perdre; aimer c’est risquer de ne pas être aimé en retour; Vivre c’est risquer de mourir, espérer c’est risquer de désespérer, essayer c’est risquer d’échouer; mais il faut prendre des risques car le plus grand danger dans la vie , c’est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien ne fait rien , n’a rien , n’est rien . Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien ne ressent rien , ne peut ni changer ni se développer , ne peut ni aimer ni vivre . Enchaîné par sa certitude , il devient esclave il abandonne sa liberté.
SEULS CEUX QUI RISQUENT SONT LIBRES!
Lire sur mon blog  Qui suis-je=  http://injustice.blog.free.fr/public/Qui_suis_je.pdf Mais en détails Qui est Richard ARMENANTE= http://blogs.mediapart.fr/blog/armenante/260513/richard-armenante-le-gout-de-labsolu-mais-qui-est-il
Mais en 1 page Qui est Richard ARMENANTE= http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf

Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous porterez à ces informations  car Blaise PASCAL dans ses Pensées indiquait sur la justice : » Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu’il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force ; et pour faire cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste «  .

 

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Le collectivisme : accélérateur de haine, déclencheur de mort.

Un collectiviste de base vous dit ceci : “Tu te rends compte de ce que gagne machin… alors que toi ou moi….”

Ensuite : “Ce n’est pas parce que nous gagnons moins que lui que nous n’avons pas les mêmes droits …. exigeons ces droits…”.

Puis, finalement : “Ce n’est pas possible… bon… alors exigeons, qu’au moins, il soit dépossédé des moyens qui lui donnent accès à ces droits auxquels, nous, nous n’avons pas accès”.

Les collectivistes appellent ce cheminement intellectuel simpliste : l’égalité positive.

Ils croient évoquer l’égalité avec un grand “E”. Ils ont un problème intellectuel lourd.

En effet, ils ne parlent que d’un minuscule bout de l’égalité : l’égalité de trésorerie.

Ils font semblant de l’oublier, mais la liberté ne peut pas être cantonnée à un seul secteur, elle est une et indivisible, l’homme y a droit ou non.

La société dans laquelle il vit protège sa liberté ou l’entrave, inévitablement de façon globale du fait de l’interconnexion des différentes libertés individuelles.

Si l’homme peut jouir de ses libertés il en fait ce que bon lui semble et cet usage génère des différences, évidemment. L’usage même de la liberté est créateur d’inégalité, par voie de conséquence l’égalité est une source d’entrave à la liberté. Liberté et égalité sont incompatibles.

Un collectiviste bien élevé ne dit pas ceci : “Tu te rends compte de toute la culture de machin…. alors que toi et moi …. sommes incultes”.

Il ne dit pas non plus ” Ce n’est pas parce que nous sommes moins cultivés que lui que nous n’avons pas le droit de savoir autant de choses que lui… exigeons de savoir sans apprendre”.

Et enfin il ne dit jamais : “Ce n’est pas possible… bon…. alors exigeons qu’au moins il n’ait pas le droit d’apprendre plus de choses que nous”.

Je parle ici des collectivistes bien élevés, parce qu’en ce qui concerne les mal élevés c’est exactement ce qu’ils pensent de la culture.

Aucun collectiviste, bien ou mal élevé, ne dit ceci : “T’as vu machin, quel champion de football…. alors que toi et moi……”

Il ne dit pas non plus : “Ce n’est pas parce que nous ne faisons aucun sport que nous devons jouer moins bien que lui au football…. exigeons d’être tous champions de football….. d’être engagés dans l’équipe de France”.

Et même pas : “Ce n’est pas possible…. bon…..alors exigeons qu’il n’y ait pas d’équipe de France, qu’il soit interdit d’être un footballeur au dessus du lot”.

Donc l’égalité, pour les collectivistes, se résume exclusivement à une égalité de trésorerie.

Cette égalité de trésorerie est le ferment d’inégalités et d’injustices terribles, qui détruit volontairement tous les apporteurs de richesses, tous les économes, pourtant indispensables à l’équilibre d’une société.

C’est ainsi que déguisés en justiciers de la trésorerie — que par ailleurs ils dénoncent comme insignifiante — les collectivistes n’hésitent pas à entraver la liberté des créateurs ou des détenteurs de trésorerie, voire à les piller au nom de la justice, de l’égalité et de la liberté.

Ils contraignent et tordent ainsi la liberté globale jusqu’à sa disparition. Tout cela au nom de la liberté, c’est le monde à l’envers.

Ce sophisme de la liberté appliqué à grande échelle, celle d’un pays par exemple, tue. D’abord la liberté des hommes, puis les hommes eux-mêmes.

Pensez-y, et que cela ne vous empêche pas, le moral en berne, d’aller voter Dimanche. Parce qu’en entre deux pires, il faut choisir le moindre.

Bien libéralement. H. Dumas

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Visite chez les tueurs (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement,

H. Dumas et E. Bolling

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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En France les journalistes ne se préoccupent pas des citoyens

En France Des journalistes ne se préoccupent pas des citoyens , ces journalistes ne sont pas au service de la démocratie mais d’une caste de copinages , c’est ainsi ?.
Pourtant Certains médias sont subventionnés avec nos impôts ! Il est urgent d’avoir un contre pouvoir médiatique citoyen pour le progrès de la démocratie!
Mais Si un média , un journaliste sont neutres en situation d’injustice alors ils ont choisi le côté de l’oppresseur
.
J’en veux pour preuve dans mon Affaire en juin 2011 Le Procureur de la République et La Présidente du Tribunal ,qui ont présenté publiquement leurs excuses des manquements de la justice ,  ont trouvé curieux le manque d’intérêt de la presse sur ce procès qui a duré 5 jours contre Guy MARIANI un Administrateur judiciaire condamné à 7 ans de prison ferme qui avait détourné directement et indirectement de l’économie un milliard d’€ en + de 30 ans . Cet administrateur n’a pas pu réaliser ces forfaits sans des complicités judiciaires. Enfin des justiciables se sont suicidés à cause de ce sulfureux personnage et de la médiocrité judiciaire , les familles étaient parties civiles .

C’est pour cette raison qu’en 2005 avec des Amis nous avions décidé de créer le Journal TOP ALERTE pour dénoncer les dysfonctionnements de toutes sortes que subissent les citoyens français, je vous rappelle ci-dessous = Après 20 ans de combat, grâce au soutien de Top Alerte, de mes amis et de ma famille, j’ai gagné, retrouvé mon honneur et ma dignité. Lisez l’article de Top Alerte. Faites circuler largement vers vos amis (ies) , merci de l’attention que vous porterez à cette information, et , par avance merci de votre soutien.
Merci donc de partager cette information avec vos Amis (ies) = cliquez sur les liens URL source:
1) Journal TOP ALERTE octobre 2011 n°19 (affaire Richard ARMENANTE) :
http://injustice.blog.free.fr/public/Journal_Top_Alerte_octobre_2011_n_19.pdf 

Avec des Amis nous avions donc créé ce journal TOP ALERTE pour dénoncer non seulement les gabegies , les abus de pouvoir et les injustices irréfragables , mais aussi la gabegie démocratique française sans parti pris politique. les justiciables n’ont pas compris la nécessité absolu d’adhérer en masse à ce journal .
La France a donc besoin cruellement de contre-pouvoir médiatiques pour dénoncer tous les dysfonctionnements et abus de pouvoir, car une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne est une menace pour nous tous, la raison pour laquelle avec quelques Amis nous avions décidé de créer un journal ci-dessous, mais avec peu de moyen financier. Le but était d’être à l’écoute du citoyen et de l’aider à faire éclater la vérité pour faire respecter le droit et combattre les abus de droit , les abus de pouvoir d’où qu’ils viennent (ETAT, Administration, …etc) . Nous voulions obtenir une présence nationale Papier, Internet, TV internet…etc. Force est de constater que cet objectif n’est pas encore atteint. Mais cela nous a permis de mieux comprendre la réalité de la médiocratie française. Ce JOURNAL a été appelé « TOP ALERTE » le journal qui fait éclater la vérité. J’ai compris aussi qu’Il est inutile de compter sur le gouvernement, nos élus, actuellement, pourtant la loi les obligent, car ils sont les garants d’une bonne justice. Informations de ce que nous essayons de faire avec le journal TOP ALERTE=
1) A nouveau Journal TOP ALERTE octobre 2011 n°19 (affaire Richard ARMENANTE) :
http://injustice.blog.free.fr/public/Journal_Top_Alerte_octobre_2011_n_19.pdf  
2) Info sur le Journal TOP ALERTE, Business plan Français, Pourquoi ce journal : http://injustice.blog.free.fr/public/PROJET_charte_et_business_plan_journal__top_alerte.pdf
3) Info des journaux TOP ALERTE :
http://injustice.blog.free.fr/public/Edition_journal_TOP_ALERTE.pdf

En effet la vérité nous rend libre , la vérité est sans pitié, et la vérité ne peut être enfermée. Nous devons prendre des risques pour changer la médiocratie ambiante. L’écriture et la pensée précède toujours l’action , en 1940 les résistants ont fait cela et mes parents m’ont légué ce passé rempli aussi de souffrance . Mais  Le risque c’est quoi en fait: rire c’est risquer, paraître idiot pleurer c’est risquer , de paraître sentimental aller vers quelqu’un c’est risquer , de s’engager exposer ses sentiments c’est risquer , d’exposer son mot profond présenter ses idées ses rêves à la foule c’est risquer de les perdre; aimer c’est risquer de ne pas être aimé en retour; Vivre c’est risquer de mourir, espérer c’est risquer de désespérer, essayer c’est risquer d’échouer; mais il faut prendre des risques car le plus grand danger dans la vie , c’est de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien ne fait rien , n’a rien , n’est rien . Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien ne ressent rien , ne peut ni changer ni se développer , ne peut ni aimer ni vivre . Enchaîné par sa certitude , il devient esclave il abandonne sa liberté.
Réflexion d’un citoyen face à l’injustice = Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante :
https://www.temoignagefiscal.com/reflexion-dun-citoyen-face-a-linjustice/

SEULS CEUX QUI RISQUENT SONT LIBRES!
Lire sur mon blog  Qui suis-je=
http://injustice.blog.free.fr/public/Qui_suis_je.pdf
Mais en détails Qui est Richard ARMENANTE= http://blogs.mediapart.fr/blog/armenante/260513/richard-armenante-le-gout-de-labsolu-mais-qui-est-il
Mais en 1 page Qui est Richard ARMENANTE= http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf

Deux Très grands journalistes ils sont rares:
-« 
Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » Albert Londres
-« Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et, tôt ou tard, l’opinion publique les chassera. Informer n’est peut-être pas la seule chose nécessaire mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines »
Joseph Pulitzer

Avant tout, soyez l’arme  ….. Car ; le danger ne vient pas de celui qui mord , mais par celui qui lèche ! Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. Et Les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s’en passer à court terme ..

En conclusion= » la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat et un grand journaliste ne vont pas à la facilité, ils cherchent la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand. »

Merci de l’intérêt que vous porterez à cette information.
Dans l’attente de vous lire, de vous rencontrer, ou de votre appel, je vous prie de recevoir, L’expression de ma reconnaissance et ma considération la plus amicale.
Je vous invite donc à lire les informations d’une affaire incroyable mais vraie sur le Blog ci-dessous: Résumé Affaire d’un Complot en bande Organisée /  Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits et des droits de l’Homme, et corruption en France : voir BLOG http://injustice.blog.free.fr/

PS=
– Errare humanum est ; Perseverare diabolicum est ! Veritas Thesaurus est ! Ad astra per aspera …Vulnerant Omnes ,
 Ultima necat ! « Ad augusta per angusta » Res Gestae

– Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi
. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu’il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force ; et pour faire cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste. Blaise PASCAL (Pensées)

 

 

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Jourdes, Martino, Garcia, Giugleur & Cie : 17 ans de tortures

Cliquez sur ce lien avant de lire ce mini-billet

Aujourd’hui, bien qu’épuisé et vieux, je peux regarder l’horreur que j’ai dû affronter avec une certaine sérénité.

D’abord un grand merci à ceux qui m’ont soutenu en lisant ce blog, en partageant avec moi les tortures et injustices fiscales. Si je peux les aider, qu’ils n’hésitent pas à me solliciter, je ferai ce que je pourrai pour eux.

Quand je pense que ces 17 ans de sauvagerie, de haine, de vol, de tortures économiques et morales, peuvent se résumer en deux pages, je me dis que nos souffrances, nos malheurs, notre vie sont bien peu de chose à l’échelle du temps. Quelle insignifiance !!!

Je pense aussi à cette mode sociétale, populiste et égalitariste, véhiculée par le FN, par Mélenchon et ses insoumis, et bien d’autres qui ne l’affichent pas aussi directement mais qui n’en pensent pas moins, qui jouissent de notre souffrance, qui se réalisent dans la haine qu’ils nous portent, qui pensent que leur richesse pourrait venir de notre ruine, de notre disparition, je les plains beaucoup.

Je pense enfin à ces politiques, ces journalistes, ces magistrats qui favorisent cette destruction par ambition personnelle, cupidité ou tout simplement bêtise.

 

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Rififi chez les abeilles

En ce Lundi 1er Mai 2017, jetons un œil sur le seul journal annuel qui paraît traditionnellement tous les premiers Mai “L’Abeille Matin”

Si vous n’êtes pas abonné, vous pouvez le trouver en ruche au prix de 10g de miel.

Cette année la première page est occupée par l’interview de deux abeilles ouvrières, Marcelle et Ginette (les noms ont été modifiés).

Nous le reproduisons en intégralité.

AM : Mesdames nous sommes sur l’abeillodrome de Villacoublay, il est 7h, vous vous apprêtez à partir en mission, mais la nuit a paraît-il était difficile. Pouvez-vous nous en parler ?

Ginette : Tu peux le dire c’est le bordel complet, pas vrai Marcelle.

AM : Des problèmes de cadences de travail je crois savoir ?

Marcelle : Oui, entre autre. C’est vrai qu’on doit faire trois missions à l’heure au lieu de deux pendant nos dix heures.

AM : C’est une lourde contrainte ?

Ginette : Bof, ça dépend des jours. Quand il fait beau ça va. De toute façon on l’aime ce boulot. C’est quand le vent est fort ou qu’il pleut que c’est un peu dur.

Marcelle : Quand même on est souvent en surcharge maintenant. C’est moins maniable. L’autre jour, chargée comme une mule, je me suis fait attaquer par un bourdon, si Manu avait pas été juste à côté j’y passais.

AM : On dit que la réunion syndicale des ouvrières de la ruche a été houleuse.

Ginette : Ça c’est sûr.

AM : Quel était le problème ?

Marcelle : C’est ces connards du gouvernement, les bipèdes de L’Ecole Nationale des Abeilles (ndlr l’ENA). Ils se sont mis dans l’idée de nous piquer tout le miel, y compris la gelée royale. Ils ont des nouveaux appareils et ils font deux récoltes par an. Après, on a plus rien à bouffer pour l’hiver.

AM : Mais ne sont-ils pas tenus de respecter le Code de Protection des Abeilles (le CPA) ?

Ginette : Tu parles. Ils sont maqués avec la grande distribution, ils s’en foutent du CPA.

Marcelle : Mais le pire, c’est qu’ils multiplient la concurrence. Avant ici on était six ruches, maintenant on est douze.

Ginette : Ouais, on bosse comme des connes. Du boulot impeccable. Résultat on crève de faim parce qu’ils nous piquent tout.

Marcelle : Ils disent qu’ailleurs y a des ruches qui produisent deux fois plus, je les crois pas.

AM : Que dit la reine ?

Ginette : Rien. Elle gueule, elle a toujours faim. Elle nous traite de fainéantes. Ça va mal finir.

Marcelle : Oui, les voisins, à deux ruches d’ici, leur reine a préféré se suicider. Ils ont tous été euthanasiés ensuite. Ça arrive de plus en plus souvent.

Ginette : Le comble, c’est que ces voleurs du gouvernement ils disent que c’est la faute de l’écologie, des engrais.

AM : Ah bon. Et les engrais ne vous gênent pas ?

Marcelle : Si, bien sûr, c’est collant et pas bon. On s’en fout plein les pâtes et ça shoote un peu. Mais bon, on peut assumer. Tandis que se faire piquer toutes ses économies, ça tu t’en remets pas.

Ginette : Y a des ruches qui ont le moral à zéro. Tu les croises elles sont maigres comme des clous, on les sent perdues, elles savent pas où elles vont. Bosser tout l’été pour crever de faim tout l’hiver, c’est pas une vie.

AM : Qu’avez vous décidé ?

Ginette : Rien

Marcelle : Y en a qui voulaient attaquer ces cons de bipèdes du gouvernement, les cupides de l’ENA qui nous prennent pour des nazes, mais si on en fout un en l’air les autres vont nous gazer, alors …

AM : Et la grève ?

Ginette : On en a parlé, mais c’est impossible. Il faut nourrir la reine tous les jours. Si on arrête le boulot à moitié on aura du mal à le redémarrer et de toute façon ils prendront tout. Non, il faudrait se casser.

AM : Quitter la ruche ?

Marcelle : Ouais, mais c’est vachement compliqué. Dans la nature y a plein de problèmes, de territoire, de stockage, de sécurité, etc… La majorité ne veut pas partir. Et partir seule c’est impossible. Ou alors avec un bourdon, mais bon, c’est mal vu…

AM : Qu’allez-vous faire ?

Ginette (riant et décollant) : Rien du con, tu vois bien qu’on n’est pas du bon côté de la vie. C’est comme ça, on y peut rien.

(Propos recueillis sur Nagra par Nicolas Hulot pour L’Abeille Matin.)

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Les encore plus vraies lois de l’économie

Le titre de ce billet pastiche le livre très sérieux, mais surtout très démagogique, “Les vraies lois de l’économie” du professeur Jacques Généreux qui, comme le nom de l’auteur le suggère fort à propos, propose de distribuer à l’envi l’argent… des autres.

Dans son ouvrage, que nous avons prévu de commenter avec Emanuel dans une vidéo à venir prochainement, le professeur Généreux analyse à sa façon toute l’histoire de la pensée économique, puis réinvente cette science au service de son idéal politique interventionniste, collectiviste et égalitariste.

Tout cela ne serait pas bien méchant s’il n’était pas enseignant à Science Po, si son livre n’avait pas reçu le prix lycéen, si en fait il ne représentait pas un mode de pensée conventionnel et mortifère pour l’économie, très en vogue en ce moment.

Dans ses propos le professeur Généreux accepte l’idée que l’économie n’est ni une science mathématique, ni une philosophie, mais plutôt, comme la météo, un fatras où seule l’observation pragmatique permet d’essayer de comprendre, à la condition absolue d’exclure toute certitude et de pas vouloir à tout prix le Nobel.

Je me crois donc autorisé par lui à donner mon opinion en tant qu’acteur économique pendant 50 ans. Elle vaut ce qu’elle vaut. Même si je vais l’affirmer avec conviction elle ne reste qu’une opinion, donc sujette à erreur ou contestation.

Le marché

Evidemment, il fait l’objet d’une attaque en règle dans l’ouvrage du professeur Généreux. On se demande bien pourquoi. En effet, le marché n’est qu’un instant T de l’économie, une finalité incontournable qu’il soit libre ou régulé mais il n’est pas le mécanisme économique. Il est le terme ou un instant du voyage, pas le temps du voyage, ni la route, ni le moyen de transport.

Dans la pratique on peut dire que dans son ouvrage la pensée du professeur se bloque à cet instant T, c’est dommage. Mais sa rationalité pouvait-elle faire autrement pour arriver au résultat qu’il souhaitait ? Sans doute que non. Un regard plus vaste aurait dévasté sa conclusion.

Jetons ce regard et analysons les trois piliers de l’économie : le consommateur, la trésorerie, la capital, que j’appelle les  C.T.C. Il n’en est pas d’autre.

Le consommateur

Il est le but final, qu’il soit marchand ou non c’est lui qui est le terme. Dans un acte marchand toute la chaîne va se caler sur sa force d’achat, dans un acte sociétal elle se calera sur la capacité à financer son besoin ou son envie par d’autres moyens.

Dans tous les cas aucune production n’a de raison d’être sans un consommateur. Par ailleurs, toute production inclut une part d’économie.

La philosophie, chère au professeur, peut ici intervenir.

Le consommateur doit-il être libre de ses choix, où doivent-ils lui être imposés pour son bien ? Par qui et comment ? Ces choix sont-ils limités ou illimités ?

Doit-on faire une différence entre les consommations, par exemple alimentaires, de sécurité, culturelles, etc… ?

Le questionnement est non seulement vaste mais il est instable. A chaque moment se dessine pour chacun ou pour tous un besoin, une envie, c’est l’adaptation à cette instabilité qui est la marque d’une économie en bonne santé. C’est elle qui permet d’avancer si le marché est réel, de stopper s’il était erroné.

On comprend que la bonne solution passe par un outil économique le plus possible réactif et adaptable. Que le pouvoir doit donc être donné aux acteurs économiques, seuls compétents à cet effet. L’inverse donc du plan et de la décision politique centralisée.

Pas de pot pour le professeur Généreux qui prône exactement le contraire. Mais peut-être vise-t-il simplement la prise de pouvoir ?

La trésorerie

Sur ce point soyons triviaux, nul ne peut se passer de la trésorerie. Personne ne peut péter plus haut que son cul. Même pas un candidat aux élections présidentielles.

Très sérieusement, il ne peut exister aucune activité économique, même marginale incluse dans un objectif non marchand, qui ne soit pas financée.

La trésorerie est nécessaire dès l’avant-projet. Au premier acte d’un process qui devra porter la venue d’un produit marchand ou sociétal la trésorerie est essentielle, c’est la première question à se poser. Le premier problème à régler.

Je ne parle pas ici de la recherche du bénéfice, qui n’est pas toujours essentielle. Je veux parler de la trésorerie de l’instant, de celle qui est nécessaire à chaque étape de la production, sans laquelle rien n’est possible.

Le professeur Généreux n’en parle pas. Il donne l’impression que l’impôt, ou l’Etat, serait à même de fournir la trésorerie de façon constante et inépuisable.

Je pense que c’est un oubli, je ne lui ferai pas l’affront d’imaginer qu’il puisse croire que l’économie pourrait se passer de la trésorerie. Ou qu’il trouverait le mot “trésorerie” trop trivial pour l’inclure dans un ouvrage d’économie destiné au plus grand nombre et tout particulièrement aux jeunes.

Ce serait grave. Un peu comme un cours d’éducation sexuelle ou le professeur s’interdirait de parler des organes sexuels. Le cours serait beaucoup plus poétique, voire romantique, mais terriblement inefficace et même gravement dangereux pour l’éducation des élèves, on a déjà connu ça.

Le capital

Le professeur Généreux n’en dit pas frontalement du mal. A un moment même il esquisse un respect pour lui lorsqu’il évoque sa fonction essentielle dans la culture, les sciences, etc…

Il sait évidemment que le capital c’est l’accumulation, puis la transmission, en toute chose. Cette capacité qui différencie les hommes du monde animal, qui a fait de l’homme ce qu’il est aujourd’hui et qui en fera ce qu’il sera demain.

Partout mais aussi en économie le capital est la pierre angulaire de tout. Sans lui pas d’avance de trésorerie, pas de solution en cas d’échec, pas de deuxième chance.

L’emprunt ne peut pas remplacer le capital, tout au contraire.

Bizarrement, le professeur Généreux n’en parle pas dans son livre. Alors que la question est essentielle, notamment celle-ci : qui doit détenir le capital ?

Entre les lignes on croit deviner qu’il pense que c’est à l’Etat qu’incombe cette tâche, mais il avance à pas feutrés. Il faut dire que l’expérience a prouvé que s’il est une chose à ne pas faire c’est bien de confier le capital à l’Etat, totalement incompétent à le faire fructifier et même à seulement le conserver.

Plus gravement, il laisse planer l’idée que le capital pourrait être partagé, donc disparaître. Il sait que ce n’est pas possible, que cela serait la fin de toute économie, marchande ou sociale.

Conclusion

Dans ce livre, où il cite presque tous les auteurs économiques à l’exception des plus clairs Bastiat et Von Mises, le professeur Généreux arrive à cette situation exceptionnelle de faire croire qu’il parle sérieusement d’économie alors qu’il n’évoque pas ou très peu les trois piliers de l’économie. Le seul rapport entre son ouvrage et l’économie est le titre. Pour le reste, c’est un ouvrage de propagande irréaliste et dangereux entièrement dédié à la démagogie de l’égalitarisme.

Un piège pour la jeunesse, qui semble parfaitement fonctionner.

Il porte là une grande responsabilité. Je préfère que ce soit lui que moi, cela me couperait le sommeil et l’appétit.

Croit-il à ce qu’il dit — ce serait un moindre mal — ou cherche-t-il cyniquement le pouvoir en surfant sur la mode et les frustrations ? Seul lui le sait.

Et Mélenchon son disciple ? Est-il dans l’erreur ou dans le cynisme ?

Bien cordialement. H. Dumas

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Dans le tourbillon (*) des élections.

Nous n’aurons pas à subir une finale le Pen/Mélenchon et les marchés financiers ont d’ailleurs anticipé une victoire finale de M Macron en enregistrant une progression sensible (+4%) ; à la grande colère de M Mélenchon toutefois qui espérait bien arriver au deuxième tour et être élu président face à Mme le Pen !

La droite a perdu l’élection imperdable et M Fillon a finalement été éliminé à pas grand-chose car il ne lui a manqué que 500.000 voix pour arriver en deuxième position ! Mais on sait qu’il a perdu d’une part en raison des affaires qui ont empoisonné sa campagne et d’autre part parce qu’il avait un programme trop réformiste au goût de l’électorat voir mon article (ici) sur le sujet.

Le duel final qui s’engage, outre la bataille des ego et la guerre de la communication, consacre une nouvelle division de la France et on ne peut pas faire plus antagonistes que Mme le Pen et M Macron !

Ce sont deux visions du monde qui s’opposent : L’une est européenne et mondialisée l’autre exclusivement française !

Certains voient une parcellisation de la société en quatre, d’autres un nouveau partage entre droite (FN et LR) et gauche (EM et FDG renommé insoumis). J’y verrai pour ma part une scission entre les étatistes collectivistes (FN et FDG) et les étatistes modérés (EM et LR); les uns étant profondément anti-européens et les autres étant franchement ou modérément européens, à ceci près que, comme par hasard, les étatistes collectivistes sont aussi des populistes !

Et la lutte promet d’être âpre car, à une époque où tous les faits et gestes des candidats sont immédiatement diffusés sur les médias et les réseaux sociaux, il est une règle intangible : Ne jamais sous estimer l’adversaire et, qu’on aime ou pas Mme le Pen, il faut lui reconnaître une volonté de réussir et de se battre pour ses (mauvaises) idées. Elle ne fera aucun cadeau à M Macron et elle ne laissera passer aucune occasion de le déstabiliser ou de le décrédibiliser !

Et celui-ci devrait d’autant plus s’en méfier que nous assistons, les réflexes politiques étant ce qu’ils sont, au retour des petits calculs politiciens. En effet, clairement, une partie de la droite joue le troisième tour après avoir pris acte, dès avant le premier tour, du fait que M Fillon ne pouvait pas gagner !

Ainsi, compte non tenu du cas de M Dupont-Aignan dont on peut se demander le bénéfice électoral qu’il escompte retirer de son alliance avec le FN, son espoir d’arriver au pouvoir par cette voie s’apparentant plutôt à un suicide politique, on sait qu’une partie des oligarques de la droite préfère la solution le Pen à la solution Macron pour une raison de calcul électoral pour le moins audacieuse pour ne pas dire hasardeuse :

Même si les leaders de la droite ont appelé à voter Macron, certains estiment qu’il est nécessaire de gonfler le score de Mme le Pen pour affaiblir M Macron et une autre partie pense que si les français élisent Mme le Pen, ils se jetteront ensuite par sursaut républicain dans les bras de la droite républicaine majoritaire dans le pays (pensent-ils); avec l’espoir de pouvoir finalement contourner le mécanisme de l’élection présidentielle et diriger le pays dans le cadre d’une cohabitation dure.

Nous assistons donc à une lutte pour le pouvoir à plusieurs degrés d’une part pour la présidence de la République et d’autre part au niveau des législatives ; compte non tenu d’un probablement quatrième tour social.

Le deuxième tour :

Le match risque d’être très serré car Mme le Pen ne lâchera rien et nous assistons à la confrontation de deux visions diamétralement opposées du monde : une France ouverte et une France repliée sur elle-même !

Car Mme Le Pen est la candidate du repli identitaire et de la régression économique et on sait qu’elle n’hésitera pas à utiliser pour cela les plus grosses ficelles de la démagogie populiste ; et ça marche !

Sa visite à l’usine Whirlpool en est un excellent exemple car, avec elle, aucun problème, les emplois seront sauvegardés et l’entreprise restera sur place car « quand l’Etat veut il peut » (sic)  … ce qui est rien moins qu’un mensonge éhonté de la même nature que celui qu’elle a proféré lorsqu’elle a affirmé qu’avec elle il n’y aurait jamais eu d’attentats !

Les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites !

Une victoire à « l’arraché » de Mme le Pen est encore possible notamment parce qu’une partie de la droite ne votera pas Macron et d’autre part parce que M Macron représente tout ce que rejette une bonne partie des français : le bourgeois banquier, bobo friqué, européiste, mondialisé, jeune et profiteur, le politicien velléitaire immature et égocentrique, la haute fonction publique, l’énarchie déconnectée des réalités !

C’en est presque une caricature !

Or, Mme le Pen agite habilement le spectre fatal du libéralisme et de la mondialisation en jouant sur les peurs, les sentiments de rejet, de frustration de l’électorat.

Seulement, contester la mondialisation apparaît à la fois irréaliste et totalement improductif car la mondialisation est un fait et non une idéologie et la question n’est pas d’être pour ou contre ou si elle ruine ou enrichit le peuple : Elle existe et soit on s’y adapte soit on la rejette mais, dans ce cas, elle se fera sans nous !

On sait aussi que Mme le Pen recrute son électorat dans les classes populaires aux revenus modestes et plus les revenus sont modestes plus son score est élevé !

Mme le Pen (tout comme M Mélenchon d’ailleurs) exploite essentiellement l’insatisfaction populaire et compte bien qu’une bonne part des électeurs insoumis de M Mélenchon votera pour elle ; même si la colère ne fait pas un programme de gouvernement !

Le FN drague ouvertement les électeurs du mouvement insoumis en pointant, non sans raison d’ailleurs, les points de convergence entre les programmes des deux partis ou mouvements ; et Mme le Pen le fait en appelant, dans une formule pour le moins osée, à faire barrage au banquier Macron comme si celui-ci représentait un risque pour la France !

Le plus curieux est que Mme le Pen pousse le cynisme jusqu’à faire la synthèse entre les thèses classiques du FN (immigration, sécurité) et les thèses propres au PC et au FDG en stigmatisant le représentant de l’oligarchie, le grand capital, les banques, l’élite, la mondialisation !

Mme le Pen réinvente la lutte des classes à sa manière ; et cela n’étonne personne !

On peut relever aussi son discours à la fois simpliste et manichéiste lorsqu’elle se prétend le défendeur des français patriotes … laissant de ce fait sous-entendre que les autres ne le sont pas et sont nécessairement des traîtres à la nation !

Là encore on retombe dans la dialectique marxiste !

Mme le Pen a tout fait pour dédiaboliser le FN, en utilisant pour cela toutes les plus grosses ficelles (suppression du sigle FN, du nom le Pen pour ne retenir qu’un prénom Marine, des affiches avec une rose bleue au lieu de la flamme …), mais il ne faut quand même pas oublier la nature de ce parti raciste, xénophobe, anti-républicain, non démocratique (c’est un clan familial qui a évincé tous les gêneurs), fondé par d’anciens pétainistes, avec enfin un président par intérim évincé rapidement parce qu’on s’est aperçu que c’était un négationniste !

Par ailleurs, on ne répétera jamais assez que Mme le Pen, qui a vécu dans l’hôtel particulier de son père à St Cloud n’est en aucun cas une représentante ni a fortiori un membre  du peuple : c’est la digne représentante des élites françaises qui prospèrent sur la crédulité populaire !

Le troisième tour : les législatives 

Nous aurons 2 issues : soit M Macron bénéficiera d’une majorité et il pourra gouverner soit, et c’est l’option que je retiens, il n’aura aucune majorité et sera dès lors le premier président à devoir subir une cohabitation dès sa prise de fonctions !

Cette dernière est clairement l’option poursuivie par LR, frustré d’avoir perdu l’élection imperdable mais c’est aussi celle de M Mélenchon qui semble revenir à ses réflexes trotskystes de déstabilisation du système politique afin, in fine, de prendre le pouvoir !

Il est donc à craindre que nous ayions droit à un immobilisme par incapacité car M Macron aura contre lui le FN, le FDG, la droite républicaine … ce qui commence à faire du monde !

On peut même penser, et c’est aussi l’option que je privilégie, qu’aucun parti n’aura de majorité à l’Assemblée Nationale et que l’on va donc retomber dans les opérations politiciennes de la IVème République avec ses coalitions occasionnelles, temporaires et opportunistes en fonction du problème posé ; étant entendu qu’on ne peut pas non plus exclure un blocage complet des institutions par défaut de majorité quelque soit le problème posé !

Nous risquons donc cinq ans d’immobilisme ; sauf démission du président ; ce qui va prodigieusement agacer les français et les ramener à cette nouvelle théorie du « dégagisme » ! voir (ici) mon article sur ce sujet.

L’effet prévisible est que nous continuerons à glisser sur la pente fatale du défaut financier du fait de notre incapacité à résoudre nos problèmes d’adaptation à l’évolution du monde car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la montée du FN mais aussi du mouvement insoumis se poursuivra … avec de fortes probabilités que le prochain coup soit le bon !

Macron profite de sa jeunesse pour incarner un renouvellement … qu’il n’est pas vraiment, hormis sa propre personne ! Il est plus l’émanation d’un rejet et d’un dégoût pour une classe politique complètement dévaluée.

Ni de droite ni de gauche (mais de gauche quand même), il faut quand même espérer qu’il entreprendra les réformes que ni la droite ni la gauche n’ont su faire depuis 30 ans !

Macron présente 2 qualités à mes yeux : il est animé d’une volonté empreinte de positivisme et il est pro-européen mais j’ai peur qu’il ne soit vite récupéré, voire phagocyté, par les vieux éléphants et dinosaures politiques car les dérives politiciennes, surtout s’il n’a pas de majorité, reprendront avec vigueur dès que les élections seront passées.

On fera, sans aucun doute, de longues analyses quant à la nature et la composition de l’électorat qui a voté pour Macron mais je partage l’idée qu’il s’agit surtout d’un vote par défaut car on sait qu’il s’agit d’un agglomérat d’électeurs socialistes fatigués du hollandisme et du socialisme marxiste, de centristes et d’électeurs de droite révulsés par les révélations quant à la personnalité cupide et insincère de M Fillon !

Le quatrième tour social :

La mondialisation est mal perçue par une proportion importante de la population et le problème est que cette proportion ne fait qu’augmenter … ce qui n’augure rien de bon pour la suite !

On a du mal à connaître la composition sociologique de l’électorat des mouvements anti-européens mais il est évident que d’une part ces électeurs n’ont aucune idée de ce qu’il y a dans les programmes hormis l’assurance que les droits acquis ne seront pas remis en cause et que d’autre part, notamment lorsqu’il s’agit de fonctionnaires, ils ne sont absolument pas confrontés au risque de la mondialisation.

Il va falloir à M Macron beaucoup de pédagogie pour faire passer la pilule des réformes sociales, surtout que les problèmes structurels ne sont pas prêts d’être réglés, et il aura fort à faire entre les calculs politiciens de droite et de gauche et les difficultés d’une France en très mauvaise situation économique !

Et il ne faudra pas compter sur la collaboration ou même la simple passivité des syndicats, surtout la CGT ou FO dont le fonds de commerce est la lutte de classes, et il est à craindre un quatrième tour social particulièrement violent car il ne sera pas bien difficile de manipuler l’opinion à propos de la volonté de remettre en cause certains avantages acquis ; surtout que M Macron a prévu de légiférer de manière plus ou moins autoritaire par le biais des ordonnances !

Les extrémismes de droite et de gauche sont les enfants du chômage et si le nouveau pouvoir n’arrive pas à résoudre ce problème du chômage de masse , l’extrémisme continuera à progresser jusqu’à l’issue fatale ! Je nourris les plus graves inquiétudes quant au prochain scrutin : le Pen 2022 ?

Et les investisseurs étrangers intègreront ce paramètre social en assimilant la France à un pays à risques, irréformable, avec les conséquences que l’on peut imaginer sur l’emploi et sur les taux d’intérêts ; avec l’effet pervers de peser sur une croissance déjà asthmatique et des conséquences que l’on peut aisément imaginer !

Je fais crédit à M Macron de son désir de réformes mais j’ai quelques doutes et j’ai bien peur que nous ne soyions, à brève échéance, conduits à constater que la politique de M Macron ne sera finalement que la (mauvaise) politique de M Hollande par d’autres moyens !

Je n’ai pas voté pour M Macron mais je souhaite néanmoins sincèrement qu’il réussisse là où tous nos politiciens ont échoué !

Toutefois, je n’ai pas vu dans son programme de mesures de nature à remettre en cause le schéma suicidaire d’une France qui claque à tout va l’argent qu’elle n’a pas et j’imagine assez mal que M Macron va pouvoir, à lui tout seul, inverser le mouvement ! Il ne faut pas oublier que la France ne respecte pas ses engagements européens depuis 10 ans au moins. voir mon article (ici) sur le sujet.

La France championne de la dette, championne des prélèvements obligatoires, championne de la dépense publique … la tâche à accomplir est immense !

Le FN exploite le chômage de masse persistant, le mal de vivre de la partie de la population la plus défavorisée et tant que nous n’aurons pas résolu ces problèmes, il continuera à progresser dans l’électorat ; tout comme le FDG qui n’est qu’un avatar d’un PC stalinien rebadgé Bolivarien.

Il ne faudrait pas que nous continuions à agiter des idées stériles qui, certes, ont pu à une certaines époque fasciner le monde mais qui ne l’enchante plus guère désormais en raison de leur inanité !

La France a été un exemple dans le monde mais j’ai bien peur qu’elle ne devienne un exemple … de ce qu’il ne faut pas faire !

Bien cordialement

 

(*) whirlpool signifie tourbillon en anglais

 

 

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Le peuple : cette abstraction mortelle

Le peuple, dont évidemment je fais partie comme nous tous, n’a en réalité aucune existence.

Aujourd’hui cette abstraction sert de base à la mise en place d’un obscurantisme classique, qui pourrait nous tuer.

L’histoire de l’obscurantisme est toujours la même.

Un ou plusieurs escrocs avides de pouvoir, cupides ou tout simplement dérangés des méninges, prétendent traduire la volonté d’une puissance supérieure dont chacun de nous devrait admettre la pensée, sa vision de l’organisation de notre vie, au besoin — ou surtout — par la force.

Que cette puissance supérieure s’appelle Jésus, Mahomet, Moïse ou “le peuple” peut importe. Le résultat est toujours le même, nous devons obéir à ses prêtres auto-proclamés sous peine de graves sanctions. Notre liberté nous est confisquée par la force ou la persuasion.

Aujourd’hui cette puissance supérieure s’appelle donc “le peuple”. A l’instant où j’écris ces lignes ses grands prêtres fous sont Mélanchon et Le Pen.

Comment cela est-il possible ?

Je propose deux explications, probablement largement insuffisantes, en espérant simplement jeter les bases d’une réflexion.

D’abord notre crédulité.

Je crois sincèrement que notre crédulité tient au fait que le temps nous est compté, que la vie de tous les jours nous envahit laissant peu de place à la réflexion, que l’action nous dévore.

Les grecs pensaient que seuls les inactifs pouvaient devenir des sages, des philosophes. Pour ma part il a fallu que j’arrive à l’âge de l’inactivité partielle forcée pour avoir l’opportunité d’essayer de réfléchir.

N’ayant pas le temps de penser nous avons tendance à croire ceux qui prétendent l’avoir pour nous ou être les intermédiaires privilégiés d’une pensée supérieure dont ils seraient les initiés.

Ensuite notre bêtise.

Contrairement à l’idée généralement répandue, l’intelligence chez l’homme est assez justement répartie, chacun en est suffisamment pourvu en fonction de ses besoins, la bêtise est donc strictement issue de l’ignorance. C’est ici que tout se joue.

Cycliquement, une avancée technique fournit à une collectivité un outil qui accélère la diffusion de l’information au point de faire croire à la majorité qu’elle a enfin découvert le fil à couper le beurre, l’initiation à l’intelligence, dont la concrétisation apparaît habituellement sous la forme d’une recette miracle susceptible de résoudre les problèmes de chacun et donc capable d’apporter le bonheur à tous.

Lors de cette apparente révélation en réalité l’ignorance est toujours présente, mais un accès soudain facile et généralisé à l’information donne l’impression de savoir, donc de comprendre. La suite logique est d’adhérer à ce que l’on croit avoir compris, sans recul et sans vérification.

Le microbe de l’obscurantisme est installé, le terrain est propice à tous les excès. La collectivité touchée va en baver. Le plus souvent l’histoire, lorsque plus tard elle en rend compte, oublie les épouvantables dégâts collatéraux liés à ces dérapages, cela en prouve la force et l’inéluctabilité.

C’est ainsi que presse libre et affichages publics portèrent la révolution de 1789, que la radio ouvrit la porte au nazisme, le transistor à mai 68, et qu’aujourd’hui internet se donne à une nouvelle fièvre collective informationnelle : la pensée infaillible du “peuple”.

L’afflux d’informations non vérifiées nous fait croire à l’éradication de notre ignorance, donc de notre bêtise, et par contrecoup à l’accès à l’intelligence pour chacun de nous. Hélas ce n’est qu’une apparence, le drame n’est pas loin.

Nous en parlerons à l’occasion d’une prochaine vidéo dans laquelle nous évoquerons le prosélytisme de l’obscurantisme à la mode, autour de l’idée du “peuple”, véhiculé en économie par le professeur Jacques Généreux, maître à penser de Mélanchon et enseignant à Sciences Po.

Bien cordialement. H. Dumas.

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LE PRIVE, LA VACHE A LAIT DU SECTEUR PUBLIC.

Quelques chiffres qui parlent d’eux même :

19.900.000 salariés du privé. Cela comprend les autos entrepreneurs, les artisans, les commerçants etc…
1.300.000 employés du semi public.
5.600.000 employés du public.
3.500.000 chômeurs
2.500.000 RSA( soit 10 milliards d’€)
2.700.000 allocataire APL (soit 7,2 milliards d’€.)
La CAF dépense 70 milliards d’€ par an.

Faîtes vous même l’addition.

On peut constater que les 19.900.000 salariés du privé payent pour tous les autres.
Ils payent aussi pour les retraites de l’ensemble  des fonctionnaires qui ont tous un régime bien plus favorable que le régime du privé. Je ne parle pas des régimes spéciaux, où là on atteint des summums d’iniquité par rapport au secteur privé.

Les employés du privé font réellement leur 35 heures ce qui n’est absolument pas le cas des fonctionnaires. Des études prouvent que ceux-ci  travaillent à peine 32 heures par semaines.
Je ne vous parle de l’absentéisme qui explose dans tous les secteurs du public favorisé aussi par un système plus que généreux au niveau des jours de carences.
Tous ceux qui ont des enfants connaissent l’absentéisme endémique des profs…

Alors que, plus ou moins, tous les secteurs du privé licencient, le public et semi public recrutent toujours. Ce secteur ne connaît pas la crise. (N’oubliez pas: c’est vous qui payez toujours tout au final)

Alors qu’en Europe tous les pays ont dégraissé la fonction publique, seul la France veut augmenter son nombre déjà pléthorique.

Les esclaves du  secteur privé étant surchargés de taxes et de charges toujours plus nombreuses sans aucun espoir d’espérer une amélioration, bien au contraire, beaucoup ont décidé de prendre la poudre d’escampette (enfin ceux qui le peuvent, ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde) pour des cieux plus cléments avec ceux qui travaillent réellement.

La France détient pour la 2eme année consécutive le record des expatriations des millionnaires.
Ceux-ci dépensent ailleurs leur argent et donc créent ailleurs des entreprises.
Bercy se rabat sur les malheureux qui sont obligés de rester et les tond à tour de bras, jusqu’au sang, en abusant de son pouvoir. On ne compte plus les abus fiscaux toujours plus nombreux.

Les faillites toujours plus nombreuses, 50 000 cette année (trois fois plus nombreuses qu’en Allemagne) alimentent toutes une mafia de vampires (voir Capital avril 2017), en ruinant à tout va des entrepreneurs, qui eux,n’ont pas droit au chômage et qui eux, en plus,  ont pris des risques.

L’exception française que le monde entier ne veut surtout pas imiter court à sa perte.
On marche sur la tête.
On court vers le précipice en décourageant, par électoralisme, les gens d’entreprendre et dont la fonction première est de servir de vache à lait à l’ensemble d’une partie toujours plus nombreuse de la population qui veut la traire en se la coulant douce.

Dans quelques années, il ne nous restera que les fonctionnaires et les inactifs (de plus en plus nombreux) et plus de lait…

Emmanuel Bolling

RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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L’enfer des classes moyennes

Le national populisme est en marche, aujourd’hui ou demain rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Il touche les classes jeunes, cultivées, en plus de ses traditionnels clients ceux qui se considèrent laissés pour compte ou entravés dans leur vie par les autres.

Avec Le Pen il était cantonné, réduit à sa plus simple expression intellectuelle, avec Mélenchon il se donne bonne figure. Les deux réunis, c’est la moitié du pays.

Le national socialisme c’est le repli sur soi et la haine des autres, cela ne peut finir que dans la violence.

Moi, classe moyenne, citoyen du monde, simplement homme libre, individu sans appartenance, poussière universelle assumée, libéral, j’ai donc à subir le mépris de l’élite intellectuelle ou financière et la haine de la populace, c’est beaucoup.

L’élite

Elle me méprise parce qu’elle sait que je sais. Je la vois telle quelle est, limitée, bien en dessous de ce qu’elle voudrait être, relativement ordinaire mais si ambitieuse, souvent là par hasard.

Je n’ai pas de haine pour elle, mais pas non plus le respect qu’elle attend de moi en fonction de ses déguisements, de ses postures.

Elle m’impose sa loi, souvent injustement mais jamais avec violence, c’est une intellectuelle, tout est dans l’apparence.

Elle feint l’indifférence mais il n’en n’est rien, ma liberté, mon insoumission, la contrarient au plus haut point, mais ne voulant l’avouer elle se fait hypocrite, vicieuse, pour me soumettre.

La populace

Elle hait ma distanciation par rapport à l’élite, mon insoumission, qu’elle assimile à de la prétention injustifiée. Elle a un besoin absolu de croire en l’élite, elle considère mon incrédulité, si proche d’elle, comme une humiliation, un affront.

Pour elle, l’élite est la justification de sa condition dont elle ne peut imaginer être personnellement responsable.

Le pire est que plus l’élite la violente, plus elle l’aime. Les chefs autoproclamés du national socialisme savent cela, aussi bien Le Pen que Mélenchon.

La dépendance de la populace à l’élite s’accommode mal de la démocratie. Dans le même temps son élite ne vit que pour le pouvoir, pas pour la populace ni pour la démocratie. La démonstration en fût faite Dimanche soir sur le visage défait et haineux du si sympathique Mélenchon.

L’alliance

L’élite et la populace peuvent-elles, en France, s’associer pour mettre le pays en coupe réglée, comme cela est toujours le cas dans le cadre de l’accès au pouvoir par la pensée national socialiste ?

Je le crains fortement.

Pourquoi cela ?

Il me semble que c’est tout simplement une tendance naturelle, cyclique.

Je la résumerais dans ce questionnement : une classe de 25 élèves est-elle performante si deux élèves ont 20, le tiers du reste la moyenne et les deux autres tiers sont proches de zéro, ou, est-elle performante si tous les élèves ont la moyenne, 10/20 ?

Tout cela indépendamment du projet pédagogique qui n’est en réalité qu’une conséquence de la réponse à la question posée.

Dans le premier cas il y a une élite, une classe moyenne et des derniers.

Dans le deuxième cas il y a un écran de fumée, des manipulateurs et un nivellement qui détruira tout.

Ceci dit, je ne suis pas sûr d’aller revoter dans quinze jours. Nous verrons.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le paradoxe d’une vision bien française du monde

Au-delà des gesticulations politiciennes, quelles seront les marges de manœuvres pour le nouveau gouvernement issu des élections ?

Nous avons vu dans mon article sur la dette (ici) que le problème récurrent qui reviendra de manière lancinante dans les prochains mois, bien que non évoqué pendant la campagne électorale, sera celui de la résolution des dettes publiques. Et le constat qui s’impose est que cette situation ne fait qu’empirer puisque la France enregistre, avec la Grèce, les plus mauvais scores de l’UE ; alors qu’on y assiste à un retour modéré de la croissance.

La seule issue de sortie apparaît, de manière inquiétante, n’être que le krach final !

Pour sortir de ce schéma, l’idéal serait évidemment de bénéficier d’une période de forte croissance mondiale qui permettrait de relancer l’activité économique par le biais des exportations, de faire diminuer le chômage et d’augmenter les rentrées fiscales ; la dette se trouvant apurée naturellement et progressivement … sur une longue période car cette option nécessite du temps, beaucoup de temps. Le président Hollande a d’ailleurs attendu et espéré le retour de cette croissance en application de cycles économiques … mais cela ne s’est pas produit !

Dès lors, faute d’une forte croissance mondiale, et alors que la France s’embourbe, avec ses déficits et un chômage de masse, dans un modèle qui ne fonctionne pas, peut-on dès lors considérer que la libéralisation de l’économie puisse constituer une option de gouvernement ?

Le but de cette démarche serait de permettre aux entreprises, qui sont les seules créatrices de richesse, de se développer et, par voie de conséquence, de faire progresser l’activité économique avec, à terme, la perspective de diminuer le chômage et d’augmenter par voie de conséquence les rentrées fiscales et les cotisations tout en permettant d’économiser sur de nombreux postes (indemnisations des chômeurs, rééquilibrage des régimes de retraite).

Cela peut s’accompagner d’une part de privatisations qui permettront d’assurer des rentrées financières et de désendetter l’Etat et d’autre part d’une réduction de la dépense publique afin de réduire la pression fiscale et les prélèvements obligatoires.

Et, en matière de prélèvements, nous avons de la marge puisque nous nous situons à 10 points au dessus de la moyenne européenne !

Ce serait  la solution la moins coûteuse socialement et humainement puisque son but est de développer l’économie et d’atteindre le plein emploi.

Seulement, ce n’est pas la voie la plus facile car cette libéralisation va heurter de plein fouet la structure du système français !

Première difficulté : Les « trente glorieuses », c’est à dire les années de forte croissance, se sont arrêtées en 1980 et, hormis quelques épisodes encore favorables mais malheureusement de plus en plus rares, depuis une bonne dizaine d’années, la croissance économique annuelle de la France est nulle ou à peu près alors que l’électorat devient de plus en plus impatient et versatile !

Le temps politique s’est réduit de façon dramatique et tout pouvoir nouvellement élu doit faire la preuve de son efficacité dans les 6 mois sinon il est irrémédiablement rejeté par les français ; étant entendu que l’efficacité doit seulement se produire dans le sens d’une amélioration rapide et sensible de la situation des électeurs !

D’où des promesses électorales de changement et de vie meilleure aussi nombreuses qu’intenables ! (Le revenu universel de M Hamon en est un excellent exemple).

Or, comme le Pouvoir se trouve très vite confronté à une réalité bien souvent très éloignée des promesses électorales, cette amélioration ne se produit pas ; notamment parce qu’il ne peut pas y avoir de miracle !

Se met alors en place un rejet des politiciens au pouvoir au nom d’une doctrine appelée le « dégagisme » c’est à dire un « vote contre » qui a marqué le paysage politique français de manière flagrante au cours des deux derniers quinquennats.

Or, l’adoption de mesures de libéralisation de l’économie aura d’abord un effet récessif car il faut toujours un temps de réaction entre le moment où l’on décide d’une mesure et le moment où l’on constate un effet; et il faut que les mesures initiales puissent générer un niveau de croissance d’au moins 2% par an pour pouvoir espérer inverser la courbe du chômage et faire repartir une économie basée sur la production et non sur la dépense publique.

Seulement, le temps politique est incompatible avec cette démarche à moyen et long terme car le pouvoir va devenir extrêmement impopulaire ; avec la menace de grèves massives qui vont entamer sa crédibilité politique.

Deuxième difficulté : la France évolue dans un système très étatisé avec un grand nombre de fonctionnaires (5.5 millions – soit 2 millions de plus qu’en Allemagne !?!).

Or, décider de libéraliser l’économie c’est nécessairement aller contre une organisation étatique représentant un véritable pouvoir ; alors que la tendance naturelle de toute organisation est d’étendre toujours plus son emprise pour arriver jusqu’à l’hégémonie.

Or, quand une organisation comme l’administration a atteint le seuil de l’hégémonie qui est le sien, elle exerce inévitablement une pression sur la société afin de canaliser celle-ci à son profit !

Cette tradition administrative remonte à Colbert et donc à Louis XIV, à l’époque du début du capitalisme qui commençait à se développer en Angleterre et aux Pays Bas sous l’influence d’une philosophie libérale basée sur la libre entreprise et la religion protestante.

Déjà à cette époque, la France s’opposait à cette vision du monde en organisant l’économie de manière autoritaire par le biais des ateliers et manufactures d’Etat c’est à dire déjà avec un capitalisme d’Etat sans capital, fondé sur l’impôt, mais aussi la suppression de la liberté religieuse avec la révocation en 1685 de l’Edit de Nantes et l’exil de 200.000 huguenots !

On s’est aperçu, bien plus tard, que cette révocation a constitué l’une des pires erreurs politiques de l’histoire de France car elle a provoqué l’exil religieux mais surtout économique d’une partie de la population qui était déjà à l’époque l’une des plus dynamiques ; ces populations s’étant réfugiées notamment aux Pays Bas et en Angleterre. Il en est résulté une société française figée, avec ses privilégiés, jusqu’à … la révolution de 1789 !

Cette erreur s’est reproduite en 1793 avec le trop fameux épisode de la Terreur !

Et aujourd’hui nous sommes prêts à renouveler cet « exploit » puisque la France est devenue le plus gros exportateur mondial de contribuables riches ou simplement aisés en raison de la volonté exprimée par les politiciens, au nom d’un égalistarisme ridicule et démagogique, de la promesse de faire rendre gorge à ces riches qui ont « volé les pauvres » selon une vision simpliste et réductrice du monde mais qui apparemment recueille quand même l’assentiment de plus de 50% de l’électorat français !

Par corporatisme ou clientélisme, trop de personnes dépendent en France de l’Etat ; soit qu’elles en vivent confortablement parce qu’elles sont fonctionnaires ou travaillent dans des entreprises d’Etat soit qu’elles survivent grâce à des distributions d’allocations qui les entretiennent dans un assistanat qui leur apparaît finalement supportable et dont elles ne voudront pas se défaire !

Et, en France, la doctrine est qu’on ne revient pas sur les droits acquis … même s’ils sont abusifs et s’ils ruinent le pays ; ce qui fait que l’on en arrive au paradoxe français : les français veulent que tout change tout en ne changeant rien ; surtout en ce qui concerne leurs petits avantages et leurs petites habitudes !

Autrement dit, les français croient toujours au Père Noël soviétique c’est à dire à celui qui leur promet qu’il va leur redistribuer le trop plein de l’argent gratuit des autres et l’épilogue temporaire des manifestations en Guyane tend à confirmer a posteriori cette vision du monde puisque, après qu’on nous ait expliqué qu’il n’y avait pas d’argent, les représentants de l’Etat ont finalement capitulé et accepté de fournir 3 mds € de subventions pour 250.000 hts (soit quand même la bagatelle de 12.000 € par personne). Argent qu’il faudra, si l’Etat tient ses engagements, emprunter sur les marchés car, effectivement, il n’y a pas d’argent dans les caisses !

Mais il fallait débloquer la zone de Kourou de toute urgence car le préjudice économique et commercial commençait à devenir dangereux !

Cette attitude du pouvoir apparaît en fin de compte complètement schizophrénique et tend à conforter, dans une partie notable de l’opinion publique, l’idée erronée que le politique et l’Etat détiennent la solution à toute chose !

Selon cette vision, l’Etat est là, non pour remplir des missions régaliennes, mais pour pourvoir aux moindres besoins de la population !

L’Etat n’apparaît finalement plus que comme une coopérative gérée au bénéfice de ses membres et seulement au bénéfice de ses membres ; sans que ceux-ci ne se posent la question de la provenance de ce qu’ils perçoivent au nom du principe désormais établi que l’Etat paiera ou que ça ne coûte rien puisque c’est l’Etat qui paie !

Cela explique que l’idéologie majoritaire en France est empreinte d’un collectivisme qui perçoit toute tentative de libéralisation comme une menace susceptible de remettre en cause ce système.

Car, la libéralisation de l’économie et la réduction de la dépense publique passe nécessairement par la réduction du nombre de fonctionnaires, de certaines allocations, de subventions diverses et d’un tas de petits avantages au milieu d’une foule de corporatismes.

Il faudrait donc que les français soient eux-mêmes convaincus que l’organisation économique et sociale française pourra fonctionner avec la même efficacité tout en ayant moins de fonctionnaires et … ce n’est pas du tout évident surtout que cela va contre la version officielle selon laquelle notre administration est un modèle proche de l’idéal, que le monde entier nous envierait !

Et cela ne tient pas compte du discours des politiques qui présentent l’Etat et son organisation comme un élément protecteur des français … ce qu’il n’est absolument pas car l’Etat est seulement un prédateur qui agit sous couvert de dispositions légales et prend à Paul pour donner à Jacques !

Conséquences de ces constats : alors que le temps politique est de plus en plus court, le politicien, qui voudrait engager de vraies réformes, va nécessairement se heurter au mécontentement des catégories socioprofessionnelles qui estiment qu’elles seront lésées par ces réformes, puis à des grèves, à des mouvements violents et enfin au mur des élections !

Evidemment, toute tentative de réforme devient politiquement très difficile car la population, si désireuse de changement, apparaît finalement très conservatrice et rétive à tout changement qui se fera, pense-t-elle, à son détriment ; confortée par des politiciens souvent issus eux-mêmes de la fonction publique et de son mode de pensée !

La situation peut très vite dégénérer en blocage complet du pays avec tous les effets négatifs en découlant (notamment en terme d’image). On se souvient que l’image de M Juppé reste associée aux grandes grèves de 1995 (à propos des retraites).

Troisième difficulté : En France il règne une instabilité législative, administrative et fiscale qui fait qu’un mécanisme mis en place un jour peut être révoqué le lendemain ! Or, du fait de la dérive des comptes publics, il est évident que cette pratique ne peut que connaître un développement qui se fera nécessairement à notre détriment car … un Etat dans l’urgence de la nécessité peut faire n’importe quoi !

Cette instabilité est liée pour l’essentiel à l’immixtion permanente des services de l’Etat dans tous les secteurs de l’économie, non pas pour assurer la sécurité juridique de l’activité économique mais pour l’influencer, la modifier, la régenter au nom de principes soi-disant de protection mais en fait de contrôle en fonction de considérations politiques !

Or, on ne gère pas une entreprise en fonction de critères politiques !

Seulement, cette instabilité ne peut être que de nature à brimer l’activité des entreprises ; lesquelles vont évidemment se montrer à la fois prudentes et hésitantes. Pour créer des emplois, les entreprises ont besoin de la stabilité qui leur permettra de calculer leurs plans d’investissements et de recrutement en fonction de prévisions réalistes qui n’ont rien à voir avec des considérations politiciennes. Investir et embaucher, c’est avant tout un acte de confiance en l’avenir et une prise de risque.

Or, les politiques français, qui s’apparentent de plus en plus à une caste, sont le plus souvent des fonctionnaires ou des syndicalistes et n’ont en général absolument aucune expérience de l’entreprise.

 Ils ne raisonnent qu’en termes de contraintes administratives.

Lorsqu’un problème se pose, on créé une nouvelle réglementation, une dépense en plus associée à un nouvel impôt et, avec la meilleure volonté du monde, on finit par aboutir à un véritable carcan administratif tout à fait contre productif !

L’effet pervers de cette démarche est que lorsque le politique s’aperçoit que ça ne fonctionne pas, il édicte de nouvelles lois et des règlements ; ce qui ne fait qu’aggraver la situation et explique que les entrepreneurs n’embauchent pas par peur du code du travail et de ses 3.500 pages.

En outre, sans connaissance du marché et de l’économie, déconnectés des réalités, bénéficiant des largesses de l’Etat, les politiques n’agissent la plupart du temps qu’en fonction d’un seul critère : la légitimité électorale !

Évidemment, cette incompétence est la porte ouverte à toutes les dérives surtout qu’en général, du fait de cette légitimité électorale (souvent bien fragile), ils ne peuvent admettre avoir commis une erreur d’appréciation ou une faute et, dans ce cas, préfèrent désigner un bouc émissaire ; quitte à remettre une couche supplémentaire de règlementation !

Il faut avoir vécu plusieurs années à l’étranger dans des systèmes plus libéraux pour se rendre compte de la pesanteur du carcan législatif et règlementaire français ; seulement les français, largement conditionnés … n’en ont en fin de compte pas conscience !

Enfin, aucun des candidats ne tient un discours libéral, même si certains parlent abusivement d’ultra libéralisme à propos de MM Macron et Fillon à seule fin de les désigner comme ennemis de classe ; et près de la moitié des électeurs est prête à se jeter dans les bras d’ultra dirigistes tels que Mme le Pen et M Mélenchon (sans compter les autres petits candidats dont fait désormais partie M Hamon) !

Ce qui a fait la force, ou la faiblesse, des civilisations au cours de l’histoire a été leur adaptabilité ; cette adaptabilité conditionnant leur survie ! La chute de l’empire romain tout comme celle de l’empire soviétique en sont d’excellents exemples !

Car, le monde et les choses changent, et celui qui ne s’adapte pas finit par disparaître et les britanniques ont compris, de manière pragmatique, qu’une entreprise privée est par nature bien plus adaptable qu’un monstre administratif car c’est pour l’entreprise, c’est sa survie qui est en jeu alors qu’un état peut user de mesures coercitives pour se maintenir !

Soyons lucides, la libéralisation de l’économie a très peu de probabilités de se réaliser dans un pays comme la France ; pays collectiviste où quasiment 58% du PIB relève du secteur public et où « capitalisme » est considéré comme un gros mot, « profit » comme une provocation, « entreprise privée » comme une insulte et où on vous explique que le déficit budgétaire résulte non d’une mauvaise gestion par les politiques des deniers publics mais de la seule fraude fiscale (on nous donne même un chiffre invérifiable : 80 mds €) !

Alors, oui, le libéralisme est une option mais, rassurez-vous, cette option ne sera ni examinée ni même envisagée car les français ne sont pas prêts pour de telles « extrémités » !

Nous continuerons donc dans le changement immobile !

Evidemment, il faudra un jour en payer le prix mais cela, c’est une autre question !

Bien cordialement.

 

 

Ps : ce billet étant posté avant les résultats du 1er tour, il fait nécessairement l’impasse sur une possible finale le Pen – Mélenchon

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Le grand loto présidentiel (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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