Babel médical

Il est assez difficile de comprendre comment sur les questions de virus, d’ARN, de vaccins, d’épidémiologie, de réanimation, de médicaments, de prise en charge, etc…, il est possible d’entendre venant de médecins et de chercheurs des avis aussi contradictoires.

Excluons d’emblée les obligés des Big pharma, qui, vivant avec les subsides modérés à énormes venants des marchands de médicaments cherchant à imposer leurs produits par tous les moyens, sont poussés à proférer des propos partiaux et faux pour plaire à leurs « sponsors ». Ce sont des représentants de commerce dont la démarche n’a aucune considération pour l’intérêt des populations. Les médicaments en « promotion » peuvent être à la fois mauvais et chers, comme le Remdesivir, exemple parfait, mais ce n’est pas leur problème. Cela nous fait entrevoir la mentalité de ces personnes, objectivement criminelles quand cela aboutit à l’interdiction de médicaments efficaces. Il est très difficile de comprendre comment des personnes d’un niveau de formation universitaire élevé peuvent en arriver là. En en discutant avec des amis, certains n’arrivent pas à y croire, et pourtant !

Une autre catégorie d’intervenants médicaux sont ceux qui sévissent dans les médias « main stream », comme Michel Cimes, et qui manifestement sont tenus de proférer la bonne parole sanitaire en provenance directe ou indirecte du ministère de la santé. S’ils acceptent d’être les portes-parole de la gens politique dévoyée, cela les regarde. Ils tiennent à leur micro, leur notoriété, leur ego sur les ondes. Peut-être ne se rendent-ils pas compte qu’au contraire ils sont de moins en moins crédibles. Par exemple sur canal+ Jean-François Lemoine, qui nous répète toutes les dix secondes « il faut se faire vacciner » , comme un perroquet, mais sans en avoir l’air intelligent.

Ces médecins qui privilégient le commerce ou la désinformation n’apportent rien au débat scientifique. Oublions les et concentrons nous sur les « normaux », qui n’ont pas oublié le serment d’Hippocrate et cherchent encore à soigner et sauver des vies. Dans ce cadre, la question des divergences d’avis devient intéressante à comprendre. Il y a bien longtemps que plus personne n’est en mesure de prendre connaissance et de mémoriser l’ensemble des « données acquises de la science » médicale, en plus de toutes les fausses routes qui ont émaillé la recherche et qui restent intéressantes à lire car les échecs sont toujours instructifs. D’où la spécialisation progressive et ininterrompue de la recherche et de la pratique médicale, et la constitution d’une tour de Babel incroyable où différents domaines n’arrivent plus à communiquer. Vous allez trouver par exemple cinq chercheurs dispersés dans le monde qui s’intéressent à un gène donnant une protéine dont il s’agit de connaitre quand et pourquoi elle est synthétisée, ses cibles et points d’action variés, à quoi elle sert , pendant combien de temps et comment elle disparaît. Une molécule peut occuper plusieurs chercheurs toutes leurs vies et cela se complique quand le fonctionnement fait intervenir d’autres molécules et d’autres conditions physiques, chimiques, géométriques, fonctionnelles. Ceci pour des dizaines de milliers de protéines. On n’est pas prêt de tout comprendre. Coté pratique, il y a des chirurgiens qui ne font plus qu’un seul type d’ intervention. Quand on voit qu’en infectiologie, il y a des congrès de virologie et des congrès de bactériologie et que les deux peinent à développer ensemble des recherches, alors que l’on sait depuis des années, et on l’a bien vu encore avec le COVID, que c’est l’association du virus avec des bactéries qui devient réellement pathogène. Une infection virale semble concentrer la réponse immunitaire d’un organisme, et des bactéries quiescentes mais potentiellement agressives en profitent pour faire des dégâts.

Comment s’étonner avec un tel cloisonnement de la science qu’un infectiologue, qu’un épidémiologiste, qu’un réanimateur, qu’un immunologiste, qu’un généticien, qu’un généraliste, qu’un pneumologue, qu’un oto-rhino-laryngologiste, qu’un cardiologue, qu’un etc…, puissent de leurs points de vue différents, voir, penser, croire et dire les mêmes choses. Pas possible. Le réanimateur cherche les moyens de récupérer un agonisant et ignore les possibilités de traitement précoce. Le généticien verra un vaccin à ARN comme un agent capable de perturber la machinerie interne de nos cellules. Faut dire que faire faire par nos propres cellules une partie d’un virus plus ou moins agressif en espérant que cet antigène fabriqué par nous même va provoquer la production d’anticorps par nous-même aussi, est une idée, mais ce n’est qu’une idée, et dans la vraie vie, cela pose des milliers de questions sur tout ce qui peut se passer avec un tel processus. Il faut une très grosse équipe, comportant de multiples spécialités avec une dynamique de groupe et une capacité de communication interne de très hauts niveaux pour réaliser un travail de découvertes et de synthèse aboutissant à de réels progrès. Heureusement, il y en a au moins une. Mais elle fait une telle différence dans la vitesse d’augmentation de LA connaissance que le reste de la médecine, en particulier française ne peut que suivre de loin ou se vexer. L’espoir d’en sortir vient de Marseille, et de nulle part ailleurs.

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