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A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, diplomé de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage ma vie entre la France et la Grèce. Pour moi, le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

Une traque fiscale en intensification

On sait que le système fiscal n’est pas assez compliqué …

On a donc décidé d’ajouter des couches de complexité et … de couts après l’expérience absolument fantastique du PAS (prélèvement à la source, totalement à la charge des entreprises, sans compensation …) dont personne aujourd’hui ne peut affirmer qu’il a amélioré la collecte fiscale qui s’établissait avant à 98% !

Jugez plutôt …

A compter du 1er septembre 2026, la facturation électronique sera incontournable pour les entreprises françaises ; elle va devenir obligatoire en affectant d’abord les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Cette obligation sera ensuite étendue aux PME et TPE un an plus tard, en septembre 2027.

Les entreprises devront donc obligatoirement émettre leurs factures sous forme électronique ; étant entendu que l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, devront être capables de recevoir des factures électroniques de la part de leurs prestataires à compter du 1er septembre 2026.

Ce système s’appuie sur un nouveau format de facture franco-allemand, baptisé Factur-X qui doit permettre d’automatiser le traitement des différentes factures émises au sein de ce système européen.

On pourrait croire qu’il s’agit de simplifier la vie des entreprises ?

En fait, pas du tout et les « détails » de la mise en place ne laissent que peu de place à l’incertitude :

1-Les entreprises devront recourir aux services d’une plateforme agréée par l’État ; c’est à dire par l’administration fiscale de Bercy, et, quand l’administration fiscale met ses gros doigts dans le pot de confiture, ce n’est jamais de manière désintéressée …

2-les factures seront « directement » transmises à la DGFIP qui va pouvoir contrôler la facturation de toutes les entreprises françaises !?!

3-les plateformes de déclaration seront payantes et à la charge des entreprises,

4-des sanctions particulièrement lourdes sont prévues. Dans un premier temps, il s’agira d’une mise en demeure, puis d’une amende de 500 € ; amende qui sera portée ensuite à 75 000 € ou même à 375 000 € en fonction de la taille de l’entreprise. Autrement dit, on ne rigole pas et, comme toujours, on met en place des sanctions extrêmement lourdes pour dissuader toute tentative de contournement de cette obligation « légale » qui n’apportera absolument rien à la vie des entreprises !

A ce stade, vous commencez à comprendre …

L’argument utilisé selon lequel ce système, totalement bureaucratique et couteux, va offrir à l’administration fiscale une meilleure visibilité et un plus grand nombre d’informations sur la facturation des entreprises françaises est factuellement faux !

Ramené à une plus juste réalité, et au-delà de la novlangue utilisée désormais de manière constante et systématique par l’administration fiscale dans le seul but de camoufler naïvement ses véritables motivations, on prend rapidement conscience qu’il s’agit rien de moins que d’une intensification de la traque fiscale …

Quels sont les buts réels poursuivis ?

Il s’agit essentiellement d’améliorer le recouvrement de la TVA intracommunautaire dont le principe de base est que les biens et services sont taxés dans le pays d’arrivée et exonérés de TVA dans le pays d’exportation ; ce qui nous ramène à la structure de l’Union Européenne qui est une organisation incomplète à tous les égards : Pas de fiscalité commune, pas d’armée commune, un ministre des affaires étrangères qui ne représente personne (sinon E Macron n’irait pas se pavaner partout), une présidente hors sol, une monnaie incomplète, des règles administratives différentes qu’on a du mal à harmoniser, une administration bruxelloise extrêmement couteuse présentant ce qu’il y a de pire en matière de gouvernance d’Etats ….

Les motivations réelles sont donc essentiellement en relation avec la fraude à la TVA intra-communautaire et les carrousels de TVA ; c’est à dire « l’existence » de sociétés fictives qui encaissent la TVA mais ne la reversent pas au fisc lors de la vente de biens ou de services transfrontaliers ; mécanismes dont d’ailleurs l’administration européenne a du mal à déterminer l’importance.

Et vous savez qu’une administration qui se pose des questions à propos d’un problème a toujours tendance à amplifier le problème.

Et pourtant, des mesures avaient déjà été adoptées en prévoyant le paiement par la voie dématérialisée obligatoire depuis 2018 mais elles n’ont pas été estimées suffisantes car elles n’ont pas permis de  stopper la fraude.

En fait, ce problème est dû d’une part à la complexité du mécanisme fiscal européen et d’autre part à la rapacité fiscale des Etats qui veulent pouvoir collecter la TVA ; cet impôt inventé par un « génial » haut fonctionnaire français et qui représente dans la plupart des pays la recette fiscale la plus « productive ».

En fait, on sait que, pour faire cesser cette fraude, il suffirait de prévoir que la TVA sera due dans le pays d’achat et seulement dans celui-là ; mais cela avantagerait trop les pays qui seraient tentés de pratiquer des taux de TVA plus faibles … ou du dumping fiscal alors qu’aujourd’hui les taux de TVA s’établissent entre 17% (Luxembourg) et 25% (Danemark, Suède, Finlande), la France étant à 20%. Il en résulterait inévitablement de trop grosses pertes fiscales pour les Etats trop dépensiers comme … la France qui ne maitrise absolument pas ses dépenses publiques !

Pourquoi cette mesure ?

Parce que, c’est bien connu, surtout en France, l’opinion commune est que les entreprises fraudent, et fraudent tellement que tous les déficits des comptes publics sont de leur faute (avec la complicité des “ultra” riches qui refusent de donner tout leur patrimoine à la collectivité et pour lesquels on voudrait bien mettre en place la taxe du fanfaron fiscal Zucman) !

On va donc les coincer et cette fois-ci elles ne pourront pas y échapper !

Il faut donc juste avoir conscience qu’il s’agit essentiellement d’une arme anti-fraude mise en place par des gens qui voient de la fraude partout et qui, devant l’échec de leurs contraintes précédentes, ont décidé de les augmenter !

Le harcèlement fiscal continue donc inexorablement à s’amplifier …

Nous sommes donc en fait en présence d’une augmentation de la pression bureaucratique qui est exercée par des gens qui n’auront jamais à supporter, à quelque moment et à quelque niveau que ce soit, les contraintes qu’ils imposent aux autres !

Ils vont donc contrôler en temps réel toutes les factures de toutes les entreprises ?

Bien évidemment non car c’est tout à fait impossible eu égard au nombre prodigieux de factures émises …

Mais la constitution d’une base de données permettra d’accumuler des fichiers considérables de données sur tout le monde avec pour conséquence de pouvoir consulter cette base de données au moindre soupçon …

Pas besoin d’IA, une simple recherche indexée suffira …

Et qu’y-a-t-il de plus soupçonneux qu’une administration fiscale ?

Nos bien-aimés fonctionnaires des impôts pratiqueront donc des contrôles ciblés sur telle entreprise qui aura attiré l’attention pour des motifs inconnus ou par le biais de sondages aléatoires ; on inspectera les fichiers de données accumulés sans même que l’entreprise concernée en ait été informée et, en cas de doute, et le doute est évidemment certain, ce sera le contrôle fiscal et les poursuites !

Autrement dit, les entreprises seront sous la menace permanente de poursuites et de sanctions, ce sera une véritable épée de Damoclès ; ce qui ne constitue évidemment pas un environnement particulièrement favorable pour travailler …

Le fisc va-t-il y gagner plus ?

Évidemment non !

C’est juste de la Paranoïa fiscale car les entreprises fictives, au cœur du mécanisme de la fraude, existeront toujours puisque c’est le mécanisme fiscal européen mis en place qui favorise cette fraude …

Le schéma est toujours le même !

On vous assure au départ que c’est juste pour accumuler des données et faciliter la vie des entreprises puis cela devient un instrument d’oppression !

Et vous savez quoi ?

Pourquoi ne pas étendre ensuite cette obligation aux particuliers ; et comme cela le contrôle sera absolument total ?

Pourtant, il n’est qu’à se souvenir du mécanisme totalement pervers de la TVA mise en place par nos génies de Bercy sur les crédits carbone, le plus grand gisement fiscal jamais mis en place au XXème siècle, qui a permis la plus grosse escroquerie de l’histoire de France avec un préjudice qu’on a encore du mal à déterminer compte tenu des pudeurs et de la discrétion de l’administration fiscale à ce propos mais que l’on peut évaluer entre 2 et 3 Mds € !

Au moyen âge, les chauffeurs torturaient les pauvres gens pour leur faire avouer où ils avaient caché leurs économies …

Les méthodes ont changé mais les buts restent les mêmes !

Bien cordialement à tous !

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La France est un pays cher

Je fais allusion ici à notre porte-monnaie.

Bien évidemment, ce genre de considération dépend du niveau de revenus … car plus les revenus sont élevés et moins l’on ressent les effets du cout de la vie quoiqu’en général le train de vie soit en corrélation avec les revenus ; ce qui signifie que les dépenses sont d’autant plus élevées que les revenus sont élevés !

Toutefois, au-delà de ces considérations individuelles, on peut opérer une comparaison objective, pour une même série d’articles, entre les prix français et ceux pratiqués dans les pays voisins ; surtout ceux qui utilisent la même monnaie.

L’internet nous ouvre de multiples possibilités à cet égard ; notamment parce que de plus en plus d’achats se font par ce biais.

Ainsi, si vous utilisez cet outil comparateur des prix des boutiques Amazon en Europe, vous constaterez très rapidement que les prix français, pour un même produit, sont très souvent parmi les plus élevés …

Quelle surprise, la France serait donc un pays cher ?

La réponse, limitée à ce seul constat, semble évidente : Oui, la France est un pays cher à peu près pour tout !

Si l’on en veut une confirmation complémentaire, il suffit de consulter l’indice BigMac qui établit une hiérarchie du prix, dans le monde, du sandwich des fastfoods McDonald.

Pour l’essentiel, seuls les pays de l’Europe du nord (Suisse, Norvège, Finlande, Irlande, Suède) ont un prix plus élevé ; ce qui situe à n’en pas douter la position française. La France est plus chère que tous les autres ; seule l’Italie faisant figure de cas à part.

Mais pourquoi ?

On pourrait penser que c’est parce que les salaires y sont plus élevés ou encore que les commerçants s’en mettent plein les poches sur le dos des consommateurs ?

Pas si simple …

Bien entendu, il y a une question de niveau de vie. Ainsi en Suisse, les prix y sont très sensiblement plus élevés mais le salaire minimum y est aussi presque 3 fois supérieur au SMIC français.

Or, lorsque l’on compare le niveau de revenus des français avec celui de nos autres voisins, on constate qu’il est très loin d’être le plus élevé. Les salaires français se situent même plutôt dans la moyenne basse. La réponse à cette question ne se situe donc pas à ce niveau.

Par ailleurs, il ne faut pas croire, dans un monde où la concurrence est féroce, que c’est par pur plaisir ou avidité que les fournisseurs et commerçants français pratiquent des prix plus élevés que les autres … surtout que dans le commerce en ligne les marges sont en général les plus faibles possibles compte tenu du nombre très important de références mises en concurrence pour un même produit. Et c’est particulièrement le cas pour Amazon.

Fort de ces constats,  il n’est donc pas justifié que les prix soient parmi les plus élevés !

En fait, vous l’avez compris : l’explication tient au montant des charges et des impôts supportés par les entreprises. C’est à dire qu’un simple outil de comparaison de prix permet de mettre en évidence que la pression fiscale et sociale (charges sociales) est très élevée en France … et que les entreprises françaises ont du mal à être compétitives !

Les élus et dirigeants français, bien conscients de ce problème, ont d’ailleurs décidé de fermement réagir à ce propos …

Ils ont décidé qu’on allait encore alourdir les charges et les impôts sur les entreprises ; ce qui va nécessairement encore dégrader la compétitivité des entreprises françaises.

Fatalement, les entreprises n’auront pas d’autre choix que de répercuter les hausses de taxes et de charges sur … le consommateur et les prix pratiqués en France deviendront encore plus élevés !

Autrement dit, cela va mal mais bientôt ce sera encore pire alors que les seuls créateurs de richesse sont les entreprises privées et qu’en les matraquant toujours plus on ne fait que détruire un peu plus le tissu économique productif …

Mais, de cela nos dirigeants et élus se moquent car leur niveau de vie est incomparablement plus élevé que celui de la moyenne des français et, surtout, leurs revenus ne dépendent absolument pas du niveau de compétitivité économique du pays puisqu’ils vivent de l’extorsion fiscale exercée sur les autres. On se situe, en ce qui les concerne, à des multiples du salaire moyen (de l’ordre de 5 à 10 fois ce qui est évidemment considérable et permet une évidente marge de manœuvre dont ne dispose pas la personne qui perçoit 2.000€ par mois).

Bien évidemment, il n’y a pas de système magique qui permet d’alourdir sans cesse la fiscalité tout en espérant que les entreprises privées vont pouvoir améliorer leurs marges et augmenter leurs ventes auprès de français au pouvoir d’achat en érosion constante …

L’explication tient au fait que les dirigeants et élus perçoivent l’économie comme un système circulaire dans lequel l’Etat distribue de l’argent (aides sociales) et des salaires (aux fonctionnaires) qu’il reprend ensuite par le biais des impôts !

Malheureusement, cette vision fait totalement l’impasse sur nos importations massives de biens d’équipement et de consommation que nous devons payer au moyen de sorties de devises.

Mais il est vrai que nos grands spécialistes ont trouvé depuis 30 ans la parade : l’emprunt ; c’est à dire que nous empruntons à l’étranger l’argent dont on a besoin pour acheter des biens importés !

Une véritable martingale magique ; sauf qu’à l’arrivée il ne va nous rester que … les dettes des emprunts !

La situation générale du pays va donc continuer à se dégrader avec une stagnation de la consommation dont on voit déjà les effets sur le marché de l’automobile qui s’écroule mais aussi des « disparitions inexpliquées » de collecte de TVA (on a parlé de 10 Mds€) alors que nous faisons face à une véritable hécatombe d’entreprises (70.000 faillites en 2025).

Traduit en langage économique, cela s’appelle une récession … même si les élus et dirigeants se gardent bien de l’évoquer, d’autant plus qu’ils sont … incapables d’y remédier. La destruction fiscale des entreprises amènera fatalement à une contraction de l’économie et à une réduction des recettes fiscales … exactement l’inverse de ce qu’il faut faire !

Enfin, quand on ajoute aux prix élevés, le fait que nous avons le record du monde la fiscalité, la France devient vraiment un pays … très cher !

Toutefois, l’essentiel est que les français ne s’en rendent pas compte, qu’ils croient que tout va bien et surtout qu’ils acceptent la situation … car le but final est bien entendu de faire durer ce système si profitable pour quelques-uns à un … cout exorbitant !

Cela est un peu sordide et parfaitement cynique … mais pour l’instant ça marche !

Bien cordialement à tous !

 

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Du danger d’insulter un agent de l’administration

Nous allons évoquer aujourd’hui les rapports entre les individus et l’administration en plaçant en contrepoint le fait que les français ne craignent rien de plus que l’administration des  impôts et la police (ou la gendarmerie) ; ce qui parait logique concernant les forces de l’ordre mais pour le moins étonnant concernant l’administration fiscale.

D’une manière générale, il vaut mieux éviter d’insulter les fonctionnaires qui, la plupart du temps, ne sont pas responsables des décisions qu’ils appliquent.

En effet, la plupart du temps, ils ne sont que des exécutants !

Néanmoins, surtout lorsque l’on monte dans la hiérarchie, se pose le problème de déterminer le moment où l’agent administratif perd son statut d’exécutant pour devenir un coauteur responsable de ses actes ?

Cette question s’est posée en 1945 pour les personnes qui ont participé, en tant qu’exécutants, à la solution finale nazie contre les juifs et le tribunal de Nuremberg a admis qu’il y avait des limites à la simple exécution, pourtant plaidée par la quasi-totalité des cadres du régime nazi ; ce qui n’a pas empêché leur condamnation.

Cela signifie qu’il y a des limites à la soumission à l’autorité … même si l’on doit considérer qu’il s’agissait alors d’une justice de vainqueurs et, qu’en pareille occasion, le perdant a toujours tort !

Néanmoins, ce genre de considérations n’est pas recevable à propos des agents de l’administration française puisque leur action se limite à des atteintes à la propriété et ne visent pratiquement jamais les personnes !

Le fonctionnaire français ne peut donc pas être un tortionnaire ou un assassin … et le Nuremberg de la fonction publique française n’est pas encore dans les esprits !

Néanmoins, il est certain que les agents de l’Etat sont parfaitement conscients de ce qu’ils font mais a-t-on vu une seule fois des fonctionnaires des impôts s’insurger contre le fait que les français payaient trop d’impôts ou que les méthodes utilisées pour extorquer le dernier € à des présumés fraudeurs étaient abusives ?

Je n’en ai pas le souvenir …

Pour eux, peu importe que vous payiez 5%, 10%, 30%, 50% ou 100% d’impôts … même s’il m’est arrivé de rencontrer un ancien contrôleur des impôts qui avait démissionné de l’administration parce qu’il était dégouté par les choses qu’on lui demandait de faire pour « étrangler » le contribuable contrôlé … toujours perçu comme un fraudeur pour lequel il faut donc faire preuve de la plus extrême sévérité !

En fait, il ne faut attendre aucune autocritique de la part d’un système qui est basé, rappelons-le, sur la confiscation des biens ou des revenus d’autrui alors que j’ai connu le cas de personnes qui se sont suicidées à la suite d’un redressement fiscal qui les avait ruinées.

En outre, un autre élément rarement pris en considération est que la complexité légale créé le délinquant. Cela signifie que si vous changez sans cesse les règles, que vous alourdissez la fiscalité au-delà de toute raison, que vous révoquez des « avantages fiscaux » (dont il faut se méfier car les cadeaux de l’Etat sont toujours suspects), vous créez fatalement un terrain favorable pour créer de « faux fraudeurs » qui sont alors surtout des personnes victimes d’un système dont ils peinent à suivre les motivations et les actions ! On ne compte plus les redressements fiscaux, souvent très lourds, effectués à propos d’investissements défiscalisés dans les DOM alors que les « redressés » ont agi en toute bonne foi ! En l’espèce, la carotte fiscale s’est transformée en gros gourdin !

Il faut enfin ne jamais perdre de vue que l’administration n’est pas neutre, en violation des textes constitutionnels, et que l’usager est en fait en permanence confronté aux mensonges et manipulations de l’administration !

J’ai eu l’occasion de l’évoquer dans divers articles documentés. Ici, , et encore là et qui méritent une relecture pour mesurer l’ampleur du problème.

Par ailleurs, en l’état actuel du droit français, l’agent administratif est assuré d’une quasi impunité puisqu’il n’est jamais responsable, à titre personnel, des actes abusifs commis vis-à-vis des « usagers » dans le cadre de sa mission. Seul l’Etat l’est à condition … d’obtenir sa condamnation devant une justice administrative dont l’impartialité est sujette à caution compte tenu du taux de réussite extrêmement faible des actions en responsabilité engagées contre lui.

Alors, même si les préconisations de l’administration sont que celui qui fait l’objet d’un contrôle fiscal et subit un redressement carabiné, qui peut d’ailleurs être tout simplement abusif, doit parler avec respect à l’agent administratif afin de maintenir un « dialogue serein », il est évident que l’on peut quelquefois avoir du mal à rester « serein » lorsque l’on se voit contraint, sans jugement (car le redressement fiscal n’est pas un jugement, c’est une décision de l’administration), de payer des sommes très importantes de nature à obérer totalement et définitivement, et parfois de manière totalement abusive, sa vie future !

Un redressement fiscal peut ruiner une personne et il y a évidemment de quoi perdre ses nerfs !

Je me souviens avoir eu, à plusieurs reprises, des propos très agressifs avec une administration fiscale qui abusait de son pouvoir et voulait m’appliquer des majorations de retard … auxquelles elle a fini, à chaque fois, par renoncer ! J’ai vu aussi des situations invraisemblables dans lesquelles l’administration fiscale sollicitait le paiement, menaces à l’appui, auprès de plusieurs personnes de la même famille, le même impôt en se basant sur des arguments parfaitement contradictoires avant … de se rétracter sans même un mot d’excuse ! Que se serait-il passé si un avocat ne s’était pas emparé du dossier pour pointer du doigt pareille aberration ?

Je me souviens aussi des agissements de l’administration fiscale lorsque la CSG, ce super impôt sur le revenu qui ne dit pas son nom, a été prélevé à la source créant une confusion complète et volontaire chez des contribuables qui fatalement se retrouvent « en défaut » à l’insu de leur plein gré ! En effet, contrairement au prélèvement à la source de l’IRPP (impôt sur le revenu), il n’y a pas eu d’année blanche et les contribuables se retrouvaient, sans en être avertis, à payer 2 fois la CSG, une fois celle afférente aux revenus de l’année passée et celle au titre du prélèvement à la source.

Mais, d’évidence, les états d’âme de l’administré, de l’usager ou du contrôlé ne sont pas le problème de l’administration …

Alors, qu’est-ce qu’une insulte ?

Les insultes

Il faut savoir se montrer ferme mais, il faut aussi ne pas aller trop loin … tout en argumentant à bon escient.

Le principe de base est « qu’Il n’y a ni crime ni délit s’ils ne sont pas clairement prévus et sanctionnés par la Loi ! » ; ce qui signifie que les faits incriminés doivent avoir été prévus par la loi et que des sanctions aient été prévues.

Nous retrouvons ici la tendance bien française au légalisme c’est à dire cette tendance à créer des lois pour tout mais aussi des lois pour protéger certaines personnes et en sanctionner d’autres.

La loi distingue, concernant les fonctionnaires, 2 types d’insultes : les injures publiques et les outrages

L’injure est une parole, un écrit ou une expression de la pensée adressés à une personne dans l’intention de la blesser ou de l’offenser.Il ne faut pas la confondre avec la diffamation. L’injure ne comporte pas la référence à un fait déterminé, alors que la diffamation est l’affirmation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne.

L’intention de l’auteur de l’injure est, bien entendu, de blesser la personne ou le groupe de personnes qu’il vise.

L’injure devient publique lorsqu’elle est proférée publiquement, notamment via un média, un réseau social ou dans un lieu accessible à tous. Cette infraction est prévue et réprimée par l’article 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

L’outrage est une insulte qui est proférée de manière non publique à l’égard d’une personne chargée d’une mission de service public. Le code pénal punit l’outrage en y incluant les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie. L’envoi d’une lettre personnelle contenant des injures constitue donc un outrage puisque, par définition, elle est adressée à personne dénommée et n’est pas publique.

Conclusion évidente

Il vaut mieux insulter l’Etat, qui n’est personne, plutôt qu’une personne ou un groupe de personnes, même si elle (s) n’est (ne sont) pas clairement désignée (s) car, il y a évidemment une différence entre écrire “l’Etat est un voleur et vous êtes une bande de voleurs” !

Dans un cas, on ne désigne personne en particulier tandis que dans l’autre on désigne clairement le ou les destinataires de la missive.

Les insultes proférées, telles qu’elles sont rapportées par le directeur des services fiscaux de Montpellier rapporté par Henri Dumas dans son article, ne s’adressent à personne en particulier mais concernent néanmoins les personnes qui reçoivent le courrier … ce qui ouvre la voie à de possibles poursuites pénales sur la base au minimum de l’outrage.

Un courrier très révélateur.

Les termes utilisés par le directeur des services fiscaux de Montpellier sont toutefois très révélateurs d’un « certain état d’esprit ».

En effet, il utilise, à dessein, le qualificatif « d’usager ».

L’usager du service public est la personne physique ou morale qui a recours individuellement, personnellement, effectivement et directement à une prestation de l’administration. Il peut se confondre, sous certaines conditions, avec le bénéficiaire ou encore  l’administré.

L’utilisation du terme « usager » n’est évidemment pas innocente car, dans ce cadre, l’administration a su créer une déconnexion entre l’utilisateur du service public et elle-même de façon à éviter un lien de sujétion entre le fonctionnaire et l’usager avec le but évident d’empêcher les pressions de nature à fausser le fonctionnement de l’administration ; notamment en vue d’obtenir des passe-droit et ou des avantages indus.

L’employeur du fonctionnaire est l’Etat qui … n’est personne !

L’effet pervers de cette situation est que, par l’usage qui en a été fait par l’administration elle-même, l’usager n’est rien devant l’administration à laquelle il doit soumission et respect même si les fonctionnaires sont, d’une certaine manière, ses employés indirects, par le biais de ses impôts !

L’usager doit donc le respect vis-à-vis  de l’administration et de ses membres … et on aboutit donc à un renversement de situation qui place l’administré en situation d’infériorité et de solliciteur.

Et pourtant, à bien y regarder, le quidam qui fait l’objet d’un contrôle fiscal, qu’il n’a évidemment pas sollicité, n’est pas du tout un usager,  il est juste une cible de la part d’une administration qui va être évidemment tout sauf bienveillante à son encontre !

Dans certains pays (Suisse notamment) le contrôleur fiscal agit d’abord en tant que conseiller fiscal et n’engage pas de poursuites et ne menace pas … à la grande différence de l’administration française qui est connue pour ses débordements et une mauvaise réputation qui a largement franchi les frontières.

Alors, dans ce cadre, évoquer la nécessité de conserver un « dialogue serein » relève de la provocation pure et simple ou de l’inconscience, dans la mesure où le contribuable joue souvent très gros dans le cadre de ses « échanges » avec une administration fiscale dont la première des qualités n’est ni la souplesse ni la compréhension !

Question subsidiaire : que se passe-t-il lorsque c’est l’agent administratif qui vous insulte ?

C’est assez rare mais cela arrive ; mais jamais dans le cadre d’un échange épistolaire.

Je me suis vu insulté par une fonctionnaire de sous-préfecture qui avait visiblement perdu ses nerfs … sans aucune suite ! La chef de service a eu juste l’obligeance de me faire venir dans son bureau pour s’occuper personnellement de mon dossier (qui était celui d’un client). Je lui ai évidemment fait les remarques qui s’imposaient … sans aucune réaction !

La fonctionnaire n’a jamais été sanctionnée ; même par le biais d’un simple avertissement et on m’a expliqué qu’il ne fallait pas faire de vagues et puis … qu’il n’y avait pas mort d’homme, hein !

Curieusement, la réciproque n’est pas vraie … et il est évident que le respect n’est pas réciproque … surtout lorsque le fonctionnaire a été convaincu par ses chefs que son interlocuteur est un sale fraudeur qui ne mérite que les plus lourdes sanctions !

En fait, il n’y a pas symétrie dans la protection des individus dans le cadre de leurs contacts réciproques car le citoyen lambda ne bénéficie en fait d’aucune protection vis à vis de l’administration bien qu’en principe la loi de 1881 s’applique aussi au fonctionnaire.

Les peines encourues

La loi de 1881 sur la liberté de la presse prévoit qu’une injure publique est un délit punissable d’une amende de 12 000 €. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une insulte raciste, homophobe, sexiste ou handiphobe, l’auteur s’expose à une sanction de 1 an de prison et à une amende pouvant être portée à 45 000 €.

L’injure non publique envers une personne privée est punie d’une amende de 38 €.

La prescription applicable à ces faits est très rapide puisqu’elle se limite à 3 mois. Ainsi donc, au-delà d’un délai de 3 mois après la commission de l‘infraction supposée, les insultes et autres outrages ne peuvent plus être poursuivis !

Bien cordialement à tous et bonne année 2026.

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Dette publique : Record battu et champion l’artiste !

La dette publique vient de battre un nouveau record en atteignant, au 3ème trimestre 2025, le montant absolument astronomique de 3 482,2 Mds €.

C’est un nouveau record, hors période de pandémie ou de guerre et cela signifie que la dette a augmenté de 65,9 Mds € sur le seul 3ème trimestre 2025 ; soit rien moins que pratiquement 1.000 € par français de tous âges (pour une population de 68 Millions d’habitants) !

Le constat immédiat est que la dette se creuse de plus en plus vite … ce qui est évidemment très inquiétant et d’autant plus inquiétant que le gouvernement s’est lancé dans des « négociations » politiciennes qui n’ont rien à voir avec une bonne gestion … à seule fin de se maintenir au pouvoir.

Autrement dit, le gouvernement échange du temps (de survie) qui est le sien contre de l’argent (public) qui est le nôtre et on peut clairement parler de magouilles politiciennes entre la branche macroniste et le parti socialiste …

De manière plus synthétique, la dette publique a augmenté de 1.095 Mds € depuis 2019 tandis que le PIB n’a progressé, inflation comprise, que de 530 Mds €. Elle a donc progressé beaucoup plus vite que le PIB (écart de + 565 Mds €) ; le ratio Dette/PIB n’étant toutefois pas très fiable dans la mesure où le PIB comptabilise aussi l’activité des administrations publiques dont on sait qu’elles ne produisent … rien !

En fait, c’est surtout le signe que les dépenses ne sont pas tenues et qu’il ne s’agit pas d’un accident de parcours mais bien d’un phénomène totalement volontaire … sur la longue durée.

E Macron, ce Mozart de la finance qui nous est tombé du ciel en 2017, est évidemment l’initiateur de telles dérives qui sont absolument inadmissibles !

Alors on peut dire : Champion l’artiste !

La conclusion qui s’impose est que soit cet individu est un incompétent au dernier degré soit c’est un criminel qui a agi intentionnellement …

Chacun se fera son opinion …

Mais, face à tel désastre, quelles sanctions encourt-il ?

Aucune !

Pourquoi ?

-Parce qu’il a agi pour le bien commun ? Mais, pardon, ruiner intentionnellement un pays et sa population ce n’est pas agir pour le bien commun … c’est une trahison !

-Parce qu’il n’y a pas d’enrichissement personnel ? Le maintien au pouvoir, avec tous les privilèges qui y sont attachés, constitue pourtant bien, de manière indirecte, un enrichissement personnel puisque tous ses frais, absolument tous ses frais personnels, sont payés par l’Etat ; c’est à dire par les impôts des autres !

-Parce que le président de la République est intouchable comme l’étaient les rois de France avant 1789 ? Alors, il serait temps de sortir de ce schéma qui date d’un autre âge et prenons en exemple les démocraties britanniques ou scandinaves plutôt que de nous cantonner dans des conceptions narcissiques de l’exercice du pouvoir uniques en Europe !

Encore une fois, la France n’a pas réussi, malgré l’épisode meurtrier de la Révolution, à s’extraire de cette vision monarchique du pouvoir personnel à laquelle … même le général De Gaulle n’a pas pu échapper …

Il faut arrêter de considérer le président de la République comme un monarque  irresponsable qui peut absolument tout se permettre sans jamais encourir aucune sanction !

Le pouvoir de droit divin est une notion absolument déplacée dans une France laïque depuis 1905 et n’oublions jamais que si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ! (Lord Acton).

Bien évidemment, de telles dérives vont amener à des réactions notamment au niveau des marchés financiers et cela bien que les petits hommes gris de l’Etat pensent qu’ils ne risquent rien et que rien ne peut arriver !

Car, nécessairement, les prêteurs vont finir par se poser des questions à propos de la solvabilité française alors que les taux auxquels la France emprunte actuellement dépassent déjà ceux de l’Italie, de l’Espagne, du  Portugal et de la Grèce ; pays qualifiés, il n’y a pas si longtemps, de PIGS (acronyme à connotation évidemment péjorative pour Portugal, Italie, Grèce et Spain) et qui faisaient gloser de manière narquoise des élites françaises si convaincues de leur supériorité !

Tous ces pays ont fait des efforts pour redresser leur situation économique et budgétaire. La France, elle, n’a absolument rien fait hormis se complaire dans des débats stériles à propos de riches qui ne paient pas assez d’impôts, de taxe Zucman, de fraude fiscale cause de déficit et autres lubies démagogiques et délires écolo fascistes !

La charge de la dette atteint désormais des niveaux dramatiques mais tout le monde regarde ailleurs …

Les intérêts payés en 2025 se sont élevés à 65 Mds €, ils s’élèveront à 74 Mds € en 2026 et devraient littéralement exploser à plus de 100 Mds € d’ici 3 ans !

Rappelons quand même que le montant de l’IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques) collecté s’élève à environ 80 Mds € et que, bientôt, il ne suffira même pas à faire face à la seule charge des intérêts !

On sait que la solvabilité d’un pays est basée essentiellement sur sa capacité à “lever  l’impôt” et il faut bien dire qu’en la matière la France fait figure de « modèle » eu égard à sa capacité absolument hors normes à extorquer de l’argent à sa population (ménages et entreprises) !

Néanmoins, cette capacité fiscale a des limites ; car tout le monde sait qu’il va y avoir un moment où, malgré des lois fiscales toujours plus spoliatrices et répressives, les recettes vont diminuer …

Et ce jour-là les prêteurs sauront que la France a atteint le point de rupture et ils en tireront nécessairement les conséquences.

La France ne vit plus à crédit, elle est dans la cavalerie financière pure et simple ; ce qui constitue un délit en droit privé mais … pas en droit public car l’Etat, et ses agents, ont, du moins en France, le droit d’utiliser absolument tous les expédients pour maintenir l’apparence d’une solvabilité financière !

Surprenant ?

Non, tout simplement scandaleux !

Il y a urgence à réformer un système dont on s’aperçoit qu’il n’a été conçu que dans le but de pouvoir dépenser sans compter l’argent des autres sans jamais encourir de sanctions ; et cette réforme aura nécessairement lieu dans l’intérêt des populations car ce sont toujours elles qui paient les conséquences de telles dérives !

Alors, bien évidemment, on ne peut pas prédire ce qu’il va se passer dans les prochains mois mais cette évolution de la situation financière du pays ne peut mener qu’à la catastrophe alors que, pour reprendre une terminologie propre aux « spécialistes de Bercy », il existe d’importants gisements d’économies.

Néanmoins, les gens au pouvoir bloquent de manière évidente toute tentative de réduction des dépenses ou même tout simplement de contrôle à la fois pour camoufler leurs agissements vis-à-vis d’une population qui reste persuadée que tout va bien tant que le chèque tombe à la fin du mois mais aussi pour masquer tout simplement une incompétence qui a atteint des niveaux absolument dramatiques !

Cela est évidemment criminel mais aujourd’hui nous vivons dans un monde inversé dans lequel l’individu qui dépasse de 5 km/h la vitesse autorisée ou celui qui défend sa famille face à une bande de cambrioleurs nocturnes sont des délinquants tandis que celui qui met un pays entier en faillite fait figure de “grand” chef d’Etat !?!

J’en veux pour preuve le blocage récent de la commission d’enquête sur le financement et le fonctionnement de l’audio-visuel public au nom de « l’apaisement » parce que le rapporteur (M Aloncle) “se prendrait trop pour un procureur et poserait des questions politiquement orientées” ; avec le but évident de bloquer toute possibilité de contrôle des dérives budgétaires et idéologiques d’un système qui cherche juste à masquer ses agissements (violations répétées de l’obligation de neutralité, conflits d’intérêts, prises illégales d’intérêts, abus divers … ) !

Nous sommes désormais dans la violation permanente du pacte républicain qui est, rappelons-le, d’agir pour le bien commun !

Lorsque le couperet tombera, la facture sera salée et personne, absolument personne, ne peut savoir à ce jour comment on pourra s’en tirer !

Nous avons une petite chance d’échapper au pire en 2026 mais, il faut être conscient que cela ne va pas durer !

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de fin d’année !

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Propagande, mensonges, post-vérité et inepties économiques diffusés en continu

Nous vivons dans un monde dominé par l’information.

Seulement, comme jamais dans l’histoire, nous n’avons eu à être confrontés à autant d’informations et d’images manipulées par le biais des médias et des réseaux sociaux qui alimentent, à qui mieux mieux, des fables ou tout simplement des mensonges ; en ne perdant quand même pas de vue que l’un des principaux fournisseur de mensonges est l’Etat lui-même (et ses zélés serviteurs …).

Voici un petit inventaire du sottisier, des inepties et des mensonges que nous pouvons lire ou entendre tous les jours :

– L’Union Européenne nous protège,

– L’Etat nous protège,

– l’Etat est efficace,

– les hommes politiques sont là pour régler les problèmes et se dévouent pour le pays,

– la justice est équitable et impartiale et les juges ne sont pas de gauche,

– il n’y a pas de corruption en France,

– Les gens de gauche ne sont pas sectaires,

– Le capitalisme et le libéralisme sont la cause de la pauvreté,

– les radars automatiques sont la meilleure solution pour lutter contre la mortalité routière et sont placés seulement aux endroits dangereux,

– la réduction de la vitesse à 80 a permis d’améliorer la sécurité routière,

– La SNCF fait des bénéfices,

– si le train est plus cher que l’avion c’est parce que l’avion est subventionné (en fait c’est le train qui est lourdement subventionné : 15 Mds€ par an),

– les caisses de retraite sont excédentaires et la retraite par répartition n’est pas en péril,

– j’ai cotisé pour ma retraite, donc j’y ai droit !

– les nationalisations sauvent les entreprises,

– fermer les frontières va sauver nos entreprises,

– le gouvernement créé des emplois et va réindustrialiser le pays,

– nous avons toujours une croissance économique de +1% (en fait, avec -6% de déficit nous sommes en récession de -5% avec 70.000 entreprises qui ont disparu en 2025 – le seul secteur en croissance est … la fonction publique qui continue d’embaucher),

– La transition énergétique va créer des emplois,

– la France est un pays très attractif pour les entreprises étrangères qui y investissent en masse,

– le propriétaire est un voleur et le locataire est une victime,

– le riche est riche parce que c’est un voleur,

– l’entrepreneur est un fraudeur sinon comment aurait-il pu y arriver ?

– 211 Mds€ c’est le montant des « cadeaux » faits aux entreprises (en fait, c’est 70 Mds€ et ce sont souvent des réductions de charges pour favoriser l’emploi – l’entreprise qui reçoit le plus de subventions – stricto sensu – est la SNCF entreprise publique pour 15 Mds€),

– -les déficits sont dus à la fraude fiscale,

– la dette publique ne coute rien,

– le libéral est d’extrême droite voire même un fasciste,

– c’est en France que l’électricité est la moins chère en Europe,

– c’est l’Ukraine qui a déclenché la guerre contre la Russie,

– D Trump n’est pas un agent de Moscou,

– V Poutine n’est pas un dictateur, il a été régulièrement réélu et il a défendu les sécessionnistes du Donbass contre un génocide Ukrainien,

– V Poutine veut la paix et la Russie n’a pas d’ambitions territoriales, elle se défend  seulement contre les nazis et l’Otan qui l’ont attaquée,

– l’URSS était la patrie des travailleurs,

– les énergies renouvelables ne coutent rien puisque le vent et le soleil sont gratuits,

– les énergies renouvelables sont la solution pour produire de l’énergie et elles sont rentables,

– le Giec est un organisme scientifique et les conclusions de ses rapports sont vraies,

– le véhicule électrique est écologique et va sauver la planète,

– le véhicule électrique est l’avenir de la mobilité et désormais il n’y a aucun problème pour faire un long trajet,

– les ZFE vont sauver les commerces de centre-ville et de proximité,

– on a dépassé le peak oil, il n’y a plus de pétrole,

– le réchauffement climatique est incontestable et c’est de la faute de l’homme,

– le CO2 est un polluant,

– en voulant interdire Shein, le gouvernement lutte contre la pédocriminalité,

– France TV est un service public impartial et ses employés doivent faire grève pour maintenir leurs droits acquis,

– les syndicats défendent les travailleurs,

– on ne peut pas réduire les dépenses publiques, tous les ministères sont à l’os !

– réduire les dépenses c’est diminuer le nombre de médecins, d’infirmiers, de lits d’hôpitaux et de policiers ; d’ailleurs on manque de fonctionnaires !

– La dette française ne coute rien, (en fait c’est 65 Mds€ d’intérêts en 2025 et ce sera 74 Mds€ en 2026),

– la dépense publique est bonne et n’est jamais excessive (sauf qu’aujourd’hui on n’a plus les moyens de la rembourser),

– Le retour à la retraite à 60 ans est possible (malheureusement les statistiques démographiques disent le contraire depuis … 1980),

– Les 35 heures ont créé de l’emploi,

– Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

– F Hollande est un pauvre qui a durement travaillé toute sa vie, (bon … il a quand même « travaillé » 3 ans à la Cour des Comptes et perçoit 35.000€ par mois de retraites diverses – ça ne coute rien c’est le contribuable qui paie !).

– La notation de la dette de la France n’a pas d’importance et les agences de notation racontent n’importe quoi,

–  la suppression de la taxe d’habitation a permis de réduire les impôts,

– les impôts n’ont pas augmenté depuis 2017 (en fait si de 250 Mds€)

– les déficits publics sont dus à la fraude fiscale commise par les riches,

– La baisse du PIB par tête depuis 30 ans est un mensonge,

– l’immigration est l’avenir du pays.

– l’islam est une religion de tolérance, et d’ailleurs, il n’y a pas de problème avec les religions,

– L’éducation nationale n’est pas politisée et n’est évidemment pas de gauche,

– Macron est un ultra libéral et il a été régulièrement élu en 2017. Il n’y a pas eu de coup d’Etat judiciaire lors des élections,

– La taxe Zucman est légitime et justifiée car prendre aux riches ce n’est pas voler c’est redistribuer aux pauvres,

– l’héritage c’est de l’argent illégitime car « il tombe du ciel » ce qui n’est pas du tout le cas des aides sociales (qui elles tombent de la poche du voisin),

– nous sommes menacés par les fascistes,

– Les prisons ne sont pas des passoires

– la France a la première armée d’Europe (évidemment non, c’est celle de l’Ukraine),

– le Frexit va sauver la France comme le Brexit a sauvé le Royaume Uni et il permettra de mieux gérer nos déficits,

– la base de l’Union Européenne c’est le couple franco-allemand (sauf que de l’autre côté du Rhin, cette notion de “couple” … n’existe pas !)

A la lecture de cette liste, on reste effaré par la quantité de mensonges et de manipulations qui circulent … partout et dans tous les domaines et, fatalement, il est difficile, à un moment ou un autre, de ne pas tomber dans le piège d’arguments biaisés et manipulateurs…

Bien entendu, vous pouvez vous-mêmes compléter cette liste dont, à n’en pas douter, vous verrez passer des éléments au cours de l’année 2026.

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de Noël !

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Des élus atteints de délirium trémens fiscal

On connait le délirium tremens ; cette affection hallucinatoire qui touche les grands alcooliques.

Eh bien, nos élus sont atteints d’une pathologie comparable : le délirium trémens fiscal c’est à dire qu’ils voient des recettes fiscales partout ; même là où il n’y en a pas !

Peut-être un effet d’une fréquentation trop assidue de la buvette du palais Bourbon ?

En effet, le concours Lépine de la furie fiscale continue … puisque les élus, biberonnés à la dépense publique, refusent absolument de réduire les dépenses ; ce qui nous ramène à une question existentielle : Comment voulez-vous que des gens qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui vivent des impôts extorqués aux autres puissent avoir une vision normale du monde ?

Ils se sont donc lancés dans une fuite en avant entre des déficits qui s’envolent et la promesse de prochaines fortes augmentations des impôts alors que nous avons déjà le record du monde de la fiscalité !

Cette créativité fiscale française à quand même quelque chose d’inquiétant car on sait que l’impôt est un prélèvement sur la richesse produite mais aussi que trop d’impôts tuent l’impôt ; c’est à dire qu’il arrive un moment où la collecte fiscale plafonne malgré l’augmentation de la pression fiscale !

Mais non, rien n’arrête des élus lancés dans une sarabande infernale qui n’a pour but que de gagner encore un peu de temps afin de maintenir leurs privilèges personnels !

Encore un instant Monsieur le bourreau …

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard si ce sont les mêmes qui, favorables à la dépense publique infinie, estiment que la dette n’a aucune importance parce que l’Etat, n’étant pas une entreprise ni même d’ailleurs une entité juridique (ce qui est vrai), peut s’endetter sans limites (ce qui est faux) en faisant l’impasse sur le « potentiel fiscal » du pays qui est, à ce jour, largement dépassé !

Le pire, c’est, qu’en y regardant de plus près, on s’aperçoit que les élus ne savent même pas compter puisqu’ils décident l’application d’impôts qui ne rapporteront … rien ou pire qui vont carrément tuer des entreprises et auront donc un effet négatif !

Mais on ne change pas les mauvaises habitudes !

Le premier indice de la destruction du tissu économique est que la richesse produite par habitant (PIB par tête), ne cesse de régresser. Nous sommes passés de 7ème position en 1980 à la 14e place et la meilleure preuve que le niveau de la dette a une influence est que la France emprunte actuellement à 3.7% alors que la Suisse le fait à 0.30%. Tout s’explique lorsque l’on sait que la France est endettée à  hauteur de 120% de son PIB alors que la Suisse l’est à 30%.

Autre indicateur : le rapport entre la croissance économique et la croissance de la dette. En effet, si la croissance économique reste inférieure à la croissance de la dette publique, et c’est le cas puisque, malgré les manipulations comptables de l’INSEE, on sait que la croissance économique réelle est aux environs de 0.5% alors que la dette progresse de 6%, on court à la catastrophe de manière absolument inévitable ; la seule incertitude qui demeure est la date à laquelle le krach va se produire !

Car, oui évidemment, un Etat peut faire faillite et la France a déjà fait faillite et c’est forcément toujours au détriment de sa population ; c’est à dire de ceux qui n’ont rien décidé !

Imaginer que l’extorsion fiscale constitue la solution à tous les problèmes de la France n’est pas une option ; c’est juste une aberration économique qui causera la faillite du pays et malgré la désignation systématique du riche comme responsable de tout ce qui arrive parce qu’il ne paierait pas d’impôts à « leur juste niveau ».

Il n’y a pas d’autre solution que de réorienter l’économie vers la production, le travail, l’investissement et l’innovation avec des révisions déchirantes dans le but de mettre fin aux dépenses excessives, à la gabegie, à la prévarication, aux abus et à une corruption parfaitement documentés !

Il faudra diminuer massivement les impôts sur les particuliers et les entreprises pour favoriser les investissements et l’emploi, mais aussi réduire les dépenses publiques et notamment porter la retraite à 65 ans, régimes du public compris, supprimer réellement les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF) et leurs « avantages acquis » qui peuvent perdurer pendant 30 ans et plus, augmenter drastiquement les cotisations sociales des fonctionnaires dont on sait que le régime de retraite est déficitaire de 50 à 80 Mds€ par an tout en en licenciant la moitié après avoir supprimé le statut des fonctionnaires !

Or, pour l’instant, on fait exactement le contraire … en tabassant tous azimuts !

Les impôts sur les entreprises explosent littéralement alors que celles-ci ferment en masse : Brandt (750 salariés), 4 murs (papiers peints 500 salariés), Novasco (500 salariés), Michelin fermera 2 sites en 2026 (1254 salariés), Arcelor Mittal  licencie, Ryan air et Easy jet ferment leur dessertes françaises pour cause de surtaxe (de solidarité) sur les billets (1.300.000 passagers perdus et des aéroports régionaux qui vont licencier ou même fermer), Ericsson (135 salariés). La liste est interminable …

L’industrie automobile française délocalise en masse (en Espagne et en Turquie notamment) face à des couts de production rédhibitoires (la production annuelle s’est effondré de plus de 500.000 unités par an) et le secteur du bâtiment est en train de s’écrouler !

A côté de cela, nous sommes confrontés à une fuite des meilleurs cerveaux qui ont bien compris qu’il valait mieux travailler dans des pays moins imposés alors que le modèle social français attire toujours plus d’immigrés dont le cout réel est caché par une administration et un pouvoir politique tétanisés par le politiquement correct !

Le plus grave, si l’on peut dire, c’est que même l’agriculture, secteur traditionnellement dynamique, est, elle-aussi, en train de s’effondrer puisque nous devenons désormais importateurs net de produits agricoles !

Or, dans la mesure où nous nous situons dans un système économique ouvert à la concurrence internationale, nous devons impérativement maintenir notre fiscalité et notre système social dans une zone similaire à celle de nos pays concurrents. Si nous ne le faisons pas, notre compétitivité va se dégrader et les entreprises finiront par disparaître ou délocaliser et on en connait les conséquences : L’emploi disparait, le chômage de longue durée s’impose avec pour issue un effondrement économique et une chute du niveau de vie.

En principe, lorsqu’un Etat a atteint le seuil du surendettement qui est le nôtre, il se retrouve dans l’obligation, faute de pouvoir obtenir d’avantage de crédits, de monétiser sa dette ; c’est à dire de faire tourner la planche à billets, dans un premier temps pour pouvoir payer les dettes les plus urgentes puis ensuite pour provoquer un effondrement de la valeur de la monnaie ; ce qui lui permettra à la fin de solder ses dettes en monnaie de singe (dévaluation).

Bien évidemment, la population en ressort complètement ruinée ; le « meilleur exemple » étant l’Allemagne de la République de Weimar en 1923.

Seulement, depuis que nous avons adhéré à l’€ en tant que monnaie commune, cette « solution » n’est plus ouverte aux dirigeants français … ce qui peut sembler être une bonne chose pour le citoyen ordinaire qui croit que tout va bien … puisque nous ne payons pas encore les conséquences de nos déficits !

Nous vivons encore dans une illusion de richesse mais la chute en sera d’autant plus dure !

Bien cordialement à tous !

 

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E Macron a tombé le masque !

Le pseudo libéral vilipendé par les ultras gauchistes vient de dévoiler sa véritable vision de la société : le contrôle, tout le contrôle et rien que le contrôle ; ce qui rappelle étrangement le fondateur du fascisme, Mussolini qui affirmait : tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat.

En effet, E Macron a déclaré récemment qu’il voulait faire labelliser les médias en ligne afin de « guider les préférences des lecteurs … » et lutter contre la diffusion de fausses nouvelles.

L’argument massue utilisé est qu’il faut s’assurer que l’information reste neutre, et il faudrait donc financer (avec l’inépuisable argent public que nous n’avons pas) des structures qui assureraient cette neutralité.

Evidemment, de manière sournoise, il ne dit pas qu’il va contrôler les médias directement mais les faire contrôler par une autorité ad hoc,  un conseil de déontologie, un peu comme l’Arcom qui contrôle les chaines de télé avec l’a priori évident en faveur des chaines publiques que l’on connait !

Et ce n’est pas la première fois qu’il lui vient des idées de régulation de l’information puisqu’il avait déjà promu la création du Conseil de déontologie journalistique en 2019 mais aussi un espace gouvernemental de l’information concernant le Covid avec une ostracisation des non vaccinés !

Il vient en fait de dévoiler sa vision de l’information qui doit rester … sous le contrôle de l’Etat comme au temps du général De Gaulle et de l’Ortf …

Seulement, la labellisation des médias n’est rien d’autre qu’une tentative de vouloir contrôler les médias et l’information. Car, vouloir réguler l’information c’est nécessairement la contrôler et le contrôle a toujours lieu dans le même sens : toujours moins de liberté et toujours plus de propagande gouvernementale avec à terme l’interdiction des médias estimés non conformes car, inéluctablement, il y aura les bons médias et les mauvais médias …

Cette suspicion se renforce lorsque l’on sait que, chez lui le dialogue démocratique, c’est tais-toi c’est moi qui parle ainsi qu’on a pu le constater avec la conférence citoyenne post gilets jaunes où il assommait son auditoire pendant des heures entières parce qu’en vérité, il n’admet pas qu’on ait une opinion différente de la sienne !

Une mauvaise idée pas du tout libérale

Confier une telle mission à des journalistes triés sur le volet ne constitue pas une garantie de neutralité car on sait que la neutralité n’existe pas surtout lorsque l’on écoute les radios publiques censées justement avoir un devoir de neutralité (Cf : France info surnommé bolcho info).

En outre, un comité de journalistes payés par l’Etat finira forcément par devenir complaisant avec celui-ci et que fera-t-il alors lorsqu’il aura connaissance de mensonges d’Etat ?

Car, on sait que quand un Etat est aux mains d’une clique ou d’une coterie ou d’un groupe, le contrôle de l’information sera évidemment exercé directement au profit de celui-ci !

Du conseil de régulation au ministère de la vérité il n’y a qu’un pas car à partir de quand passe-t-on du contrôle à la propagande puis au mensonge ?

Ce qu’E Macron ne semble pas avoir compris, c’est qu’il n’y a pas de propriétaire de la vérité sauf à tomber dans le système décrit par G Orwell dans son livre prémonitoire 1984. On peut aussi se souvenir du docteur Goebbels, ministre de la propagande du IIIème Reich, qui s’y connaissait en matière de manipulation de l’information et de diffusion de fausses nouvelles, et qui avait clairement formulé qu’un « énorme mensonge suffisamment répété finit par devenir la vérité ».

Il s’agit évidemment d’une atteinte gravissime aux libertés individuelles ; on en revient, ni plus ni moins, à la Pravda de l’Etat soviétique.

En outre, il s’avère que le premier diffuseur de fake news est … l’Etat lui-même avec la conclusion qui s’impose : Les seules fakes autorisées par l’autorité ad hoc seront celles diffusées par l’Etat et la télé publique !

Ce genre de proposition ne peut amener qu’à une critique en règle de l’individu dont on sait que c’est un étatiste pur sucre malgré ses rodomontades « choose France » et autres billevesées prétendument libérales et pro entreprises !

N’ayant jamais exercé aucun mandat électif auparavant, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat judiciaire monté à la fois par les hauts fonctionnaires, les magistrats et les élites du capitalisme de connivence, on nous l’a présenté comme celui qui allait révolutionner la politique française et changer l’Etat !

Huit ans plus tard, le constat est tout simplement catastrophique !

Individu sans conviction, manipulateur, narcissique, refusant la contradiction ; même au niveau électoral puisqu’il persiste à nommer un premier ministre de son camp alors que la carte électorale (par sa faute d’ailleurs) a changé …

Il exploite, jusqu’à la corde, les plus mauvais côtés de la Vème république et se maintient à ses fonctions malgré une détestation populaire totalement inédite !

L’explication est simple et tient en un seul mot : Elitisme

E Macron se perçoit comme faisant partie d’une élite qui doit dire la bonne parole à un « bon peuple » incapable de discernement et ce projet n’est finalement que la transposition de notre actuel système éducatif à deux vitesses avec une masse de la population limitée à des considérations éducatives basiques dont le but est de la maintenir dans un état de sujétion et des emplois subalternes et une élite qui a droit à tous les égards, à tous les avantages et à tous les privilèges.

En fait, E Macron estime que le “bon peuple” ne peut pas comprendre l’importance de sa mission !

On sait que le pouvoir rend fou et que le pouvoir absolu rend fou absolument ; et c’est bien le problème de la Vème république qui confère trop de pouvoirs, sans contrepouvoirs, à un seul homme avec le risque, si l’individu est médiocre, de conséquences catastrophiques !

Et ce sont les français qui paieront ces conséquences ; comme toujours !

Bien cordialement à tous !

 

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Le plan secret de Trump pour l’Ukraine

Personne ne comprend véritablement ce qui se passe en Ukraine alors qu’il s’y déroule une guerre extrêmement meurtrière avec des pertes dignes de la première guerre mondiale ; et la guerre continue malgré les plans de paix successifs …

D Trump souffle le chaud et le froid en alternant les menaces à l’encontre de l’Ukraine et les sanctions à l’encontre de la Russie ; ce qui fait qu’on ne comprend pas du tout la logique du gouvernement américain.

V Poutine se dit prêt à négocier à la condition que l’Ukraine capitule et renonce à son entrée et à la protection de l’Otan.

Comme souvent, pour toutes ces choses publiques, il y a ce que nous voyons et ce qui ne se voit pas …

Que voyons-nous ?

La Russie, pays agresseur dirigé par un dictateur à la tête d’une clique de kleptocrates, a décidé, pour des raisons de politique intérieure, de se lancer dans une guerre dont le but est de reconstituer l’ancien empire russe qui comprenait la Finlande, la Biélorussie, les pays baltes, l’Ukraine et la Bessarabie (Moldavie).

Comme le font souvent les dictateurs, V Poutine a désigné un ennemi (les ukro-nazis et l’Otan qui voudraient la destruction de la grande Russie) pour souder la population derrière lui et consolider son régime et la société civile russe, après quelques morts bien ciblées (Litvinenko, Navalny, Nemstov, Politkovskaia, …) a bien compris, après 80 ans de dictature soviétique et une brève période de liberté sous Eltsine, qu’il valait mieux se taire et subir pour pouvoir survivre …

L’Ukraine se défend contre une invasion de son territoire en sollicitant l’aide de tous ceux qui voudront bien l’aider … après avoir constaté que les engagements internationaux résultant des mémorandums de Budapest (1994), qui garantissaient sa sécurité et ses frontières en contrepartie de l’abandon des armes nucléaires stationnées sur son sol et datant de l’ère soviétique, l’engageaient elle-seule mais que la Russie de Poutine n’en  a absolument pas tenu compte et que les Etats Unis et le Royaume Uni ont failli dans leur engagement de la défendre contre toute agression…

Les pays européens, sous tutelle de Bruxelles, s’avèrent, dans l’ensemble, incapables d’organiser un système commun de défense ; certains affirmant, à tort ou à raison, que la Russie, après l‘Ukraine, s’en prendra aux pays baltes alors que d’autre assurent que V Poutine n’a jamais eu l’intention d’agresser les pays membres de l’Union Européenne … ce qui a permis à certains commentateurs de penser que 500 millions d’européens tétanisés par la peur font appel à 300 millions d’américains pour les protéger contre 140 millions de russes alors que le PIB de la Russie est à peu près équivalent à celui de l’Espagne !

La Russie a converti son économie pour produire massivement, comme du temps de l’URSS, des armes pendant que les européens, englués dans des considérations politiciennes et des débats stériles, se demandent encore ce qu’il faut faire … même si personne, en Europe, n’a l’intention de lui faire la guerre !

L’influence russe en Europe, relayée par nombre d’acteurs politiques et autres sur les réseaux sociaux, essaie de désorganiser l’Union Européenne pour la rendre inefficace et cela semble effectivement fonctionner …

Des négociateurs américains se rendent en Russie pour essayer d’obtenir un cessez le feu et l’arrêt des hostilités puis l’on découvre que le plan de paix américain est en fait une (mauvaise) traduction en anglais des exigences russes …

Les plans de paix sont négociés exclusivement entre les américains et les russes et n’ont jamais tenu compte des demandes des européens ou pire des ukrainiens … qui sont traités comme quantité négligeable … et n’en connaissent pas réellement la teneur !?!

Que constatons-nous ?

Que la Russie poutinienne continue imperturbablement son attaque et grignote le territoire Ukrainien ; certes au prix de pertes humaines très élevées.

Que l‘Ukraine développe son industrie de guerre et résiste autant qu’elle le peut à la pression russe malgré des pertes très élevées.

Que l’Union Européenne se perd dans des considérations politiques voire purement politiciennes tout en refusant de voir la réalité … on parle de défense européenne mais sans jamais rien envisager de concret ; les meilleurs exemples étant le futur et hypothétique MGCS (futur char de combat européen) et l’encore plus hypothétique avion de 6ème génération (SCAF). Pour info, le Rafale, tant vanté dans les chroniques françaises, est un avion de 4ème génération.

Que les Etats Unis semblent varier dans leurs attitudes autant vis-à-vis de l’Ukraine que de la Russie ; ce qui n’aide pas à la compréhension des choses …

Que la Russie s’épuise financièrement et humainement dans une guerre de conquête qui devait, à l’origine et selon ses concepteurs, durer au maximum une dizaine de jours, et que les sanctions épuisent son économie et ruinent sa population mais qu’elle ne renonce pas et au contraire semble se renforcer !

Sortir du schéma imposé ?

Et si ce que nous voyons n’était pas ce qui se passe réellement et que les buts poursuivis par D Trump et ses “amis” n’étaient pas ceux annoncés ?

Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire que l’on expliquerait aux populations certaines choses pour en masquer d’autres plus … importantes mais moins susceptibles de recueillir l’assentiment populaire ; ce que j’appelle le « coup du train car … un train peut en cacher un autre » !

En outre, les russes sont coutumiers de la chose dans la mesure où le pacte Ribbentrop-Molotov de 1939 contenait bien des clauses secrètes, révélées bien après la fin de la guerre, à propos du partage de l’Europe de l’est entre l’Allemagne nazie et l’URSS.

Que se passe-t-il que nous ne voyons pas ?

On peut penser, à tort ou à raison, que la Russie a engagé une action à long terme de déstabilisation des pays de l’Europe de l’ouest avec notamment des centaines de cyberattaques mais aussi avec l’appui de politiciens européens convaincus, de bonne ou de mauvaise foi, que la Russie ne veut de mal à quiconque et qu’elle n’a jamais eu d’ambition impérialiste !

Mais qui se souvient que les plans de Staline étaient de conquérir la totalité de l’Europe de l’ouest après avoir liquidé le IIIème Reich et qu’il n’en a été empêché que par le débarquement des anglo-américains en 1944 ?

On peut aussi penser que les plans de paix américains successifs ne reflètent pas nécessairement la réalité des « négociations » car il faudrait être bien naïf pour croire que D Trump agit exclusivement pour obtenir la paix alors qu’il s’est toujours vanté d’être un homme de deals c’est à dire d’accords commerciaux susceptibles de lui permettre de gagner de l’argent en tordant le bras de ses interlocuteurs !

D’où cette question centrale : où est l’argent, où sont les bénéfices que D Trump espère obtenir ?

D’où cette question essentielle :

Et si les intentions de D Trump n’étaient pas d’obtenir, comme certains le prétendent, le prix Nobel de la paix qui ne lui rapporterait pas grand-chose, mais plutôt des avantages commerciaux juteux pour lui-même ou ses « amis, partenaires ou obligés » ?

Car, aussi étonnant que cela puisse paraitre, personne n’a émis l’hypothèse que les négociations russo-américaines puissent avoir un volet caché alors que, pourtant, le dernier plan américain prévoit bien que ce seront les américains qui se tailleront la part du lion dans les travaux de reconstruction de l’Ukraine financés par … les européens ?

On pourrait penser que D Trump, du fait de sa complaisance évidente envers Moscou, est un agent russe recruté dans les années 1980 lorsqu’il est allé en URSS pour obtenir de l’argent frais afin de le sauver de la faillite ; ce qui a permis à certains esprit mal intentionnés de penser que D Trump est (notre homme à Washington) sous kompromat …

C’est évidemment possible tant le personnage est douteux, amoral et cynique ; mais, on peut aussi penser que V Poutine a promis à D Trump de favoriser de manière très avantageuse les Etats Unis, enfin surtout ses amis, dans une Ukraine sous contrôle russe en échange d’une « paix » en faveur de Moscou. Le deal ne serait, en fin de compte, du côté de D Trump non pas la paix et la fin des massacres mais la possibilité de faire de l’argent, beaucoup d’argent, à la fois sur la reconstruction de l’Ukraine mais aussi sur l’exploitation de ses richesses (forets, terres agricoles, sous-sol et mines) en laissant les mains libres à Moscou de mettre la main sur ce que V Poutine convoite !

Cette conviction est confortée par le fait que les diplomates américains ont été évincés des négociations au profit des affairistes de Washington et que l’inamovible Serguei Lavrov a été lui aussi évincé alors que le dernier plan de paix semble être outrageusement favorable à Moscou.

Mais, bien évidemment, cette partie des négociations n’est pas divulguée …

Et pourtant, en adoptant cette vision des faits, on comprend alors mieux l’attitude des uns et des autres motivés par l’appât du gain pour les américains et par un nationalisme conquérant et messianique pour les russes.

Car la guerre est une chose mais l’après-guerre en est une autre !

Élucubrations fantaisistes

Bien évidemment, on pourra objecter que tout ce qui précède n’est que supputations et complotisme anti russe et anti Trump mais, si vous examinez bien les choses, vous constaterez que cette idée est totalement justifiée et explique l’attitude, pour le moins complaisante de D Trump et de ses collègues vis-à-vis d’une Russie de plus en plus menaçante … et de plus en plus puissante !

Car, la question qui se pose est qu’est-ce qui motive D Trump à agir comme il le fait car il est visible que la guerre et les morts ne sont pas son problème alors que tout le monde sait que V Poutine ne reculera pas et ne s’arrêtera pas tant que la dynamique de la victoire fonctionne pour lui et son régime ?

Autrement dit, il est évident que, personnage totalement égocentrique et infatué, D Trump n’en a rien à faire de l’Ukraine et des ukrainiens comme des russes d’ailleurs qui peuvent mourir en masse puisque le but est de faire des (bonnes) affaires en profitant cyniquement de la situation !

A mon sens, il n’y a qu’une seule réelle motivation derrière ses déclarations : l’argent !

Et cette idée obsessionnelle de faire de l’argent le poursuit d’ailleurs depuis … toujours ; il suffit de lire sa biographie !

La perspective de faire des centaines de millions, voire des milliards de dollars, de bénéfices facilement gagnés sur le dos des autres (ukrainiens en l’occurrence) ; voilà ce qui s’appelle, selon D Trump, un bon deal !

Évidemment, il est beaucoup moins glorieux de vouloir faire du blé sur le dos des Ukrainiens, en s’entendant avec l’ennemi, plutôt que de prétendre vouloir faire la paix … pour sauver des vies ; d’où une “certaine discrétion” sur le sujet !

Tous les gouvernements d’Europe de l’ouest le savent ou s’en doutent mais personne ne dit rien puisque les Ukrainiens et les européens sont exclus, et pour cause, des négociations et que l’on ne leur en divulgue que ce que les américains et les russes veulent bien leur communiquer … c’est à dire certainement pas ce volet secret des négociations !

Le président ukrainien Zelenski le sait et déclare accepter le plan de paix, tout en refusant de capituler, en espérant sans doute pouvoir mieux manœuvrer ultérieurement !

Tout le monde fait donc mine d’y croire mais la naïveté à des limites, surtout dans les sphères du pouvoir ; alors que tout le monde sait qu’il ne faut pas contrarier le caractériel président de la première puissance économique et militaire mondiale puisqu’on a besoin d’elle pour nous protéger bien que la versatilité de l’individu rende cette protection illusoire face à un V Poutine qui, jusqu’ici, n’a cédé sur … rien !

Bien cordialement à tous !

 

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La télé publique est un fromage … !

Cette déclaration avait été formulée par Jacques Martin, l’amuseur public caustique de la télé, décédé en 2007 !

Il semblerait que la situation ait peu changé depuis …

A une époque où tout le monde, sauf à l’assemblée nationale, parle de faire des économies sur le train de vie de l’Etat, il est intéressant de se plonger dans ce trou noir budgétaire que constitue la radio télé publique française grâce au rapport de la Cour des Comptes ; lequel intervient alors que l’audiovisuel public s’est lancé dans une guerre médiatique contre les médias du groupe Bolloré, notamment CNews, qualifiée de « chaîne d’extrême droite » par Delphine Ernotte, sa présidente idéologiquement très marquée … à gauche.

Vous pouvez consulter ce rapport de 166 pages ici.

Présentation du groupe France Télévision

France Télévision emploie environ 9 000 personnes (7671 permanents dont un tiers de journalistes et 1 261 non permanents). Le groupe diffuse 5 chaînes nationales disponibles en TNT (France 2, France 3, France 4, France 5 et France info) et intègre un réseau de 24 antennes régionales de France 3, 9 stations ultramarines de télévision, radio et web. Il possède aussi  plusieurs filiales dont les principales sont France Télévisions Publicité, France.tv Studio, France Télévisions Distribution, France 2 Cinéma et France 3 Cinéma dont on a compris qu’il s’agit de régie publicitaire et de sociétés de distribution ou de production.

Ressources

En 2024, le groupe a vu une augmentation de ses ressources liée tant aux concours publics qu’au marché publicitaire, soutenu par les Jeux olympiques de Paris, ce qui a porté les recettes (abusivement dénommées chiffre d’affaires) du groupe à 3,3 Md€ provenant à 80 % des subventions publiques (qui se sont élevées à 2.6 Mds€) et pour 500 Millions des recettes publicitaires.

Toutefois, l’augmentation des subventions publiques entre 2023 et 2024 (+100 millions) et des ressources publicitaires n’a pas empêché un résultat net négatif de -40 millions. Ainsi donc, France Télévision, malgré une colossale subvention de 2.6 Mds€, a enregistré des pertes ; ce qui n’est évidemment pas l’indicateur d’une bonne gestion.

A titre de comparaison le groupe TF1 emploie 3.600 personnes et dégage un CA de 2.5 Mds€.

Analyse de la Cour des Comptes

Selon la Cour des Comptes, les réformes accomplies depuis 10 ans ont permis de dégager des marges de manœuvre significatives, mais la dynamique des charges de personnel et de fonctionnement ainsi que le poids des investissements, notamment dans le numérique, rendent inéluctables des réformes structurelles d’ampleur dans un contexte où une augmentation des concours publics n’est plus d’actualité. Le groupe doit se réformer pour améliorer ses performances qui sont … mauvaises alors qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat !

La Cour considère la situation financière de France Télévision comme critique car les déficits d’exploitation cumulés depuis 2021 se sont accompagnés d’une forte érosion de la trésorerie et d’une baisse vertigineuse des capitaux propres. Cette situation oblige l’État actionnaire à prendre, avant le 31 décembre 2026, des mesures de rétablissement des fonds propres pour que la société n’encoure pas la dissolution.

La Cour précise que cette évolution inquiétante des capitaux propres a été peu débattue par le conseil d’administration alors qu’elle place le groupe dans une situation non soutenable sans réformes structurelles ; manière de dire que la situation n’est pas considérée comme inquiétante par ce même conseil d’administration !

La Cour a constaté que, jusqu’en 2022, France Télévisions semblait disposer d’une trésorerie abondante, mais que cette situation trompeuse résultait d’un artifice bancaire ; à savoir un emprunt de 70 M€ obtenu auprès du Trésor Public.

Elle pointe aussi :

-des charges d’exploitation élevées et notamment des frais de mission en forte augmentation, des avantages sociaux importants (13 comités d’entreprises) avec une part de 50% pour la restauration.

-un accord collectif avec le personnel qui ne permet pas à France Télévision d’exploiter toutes les possibilités ouvertes par les progrès technologiques pour optimiser l’allocation des moyens ; cet accord creusant mécaniquement le déficit d’exploitation malgré un plan de recomposition du personnel financé par l’Etat à hauteur de 78 M€. En fait, la rigidité de la structure salariale bloque toute amélioration de la productivité, malgré un recours plus important à l’emploi non permanent (comprendre CDD et intermittents du spectacle) et le bénéfice de la diminution du personnel a été annulé par l’augmentation de la masse salariale pour (sic) « préserver le pouvoir d’achat du personnel » et par des avantages sociaux très supérieurs au droit commun. Certaines dispositions généreuses (temps de travail et récupérations, retraite et licenciement) et les avantages en nature contribuent également aux surcoûts et alimentent l’accroissement permanent de la masse salariale.

La Cour relève 22 écarts à la convention collective nationale (CCN) audiovisuelle, représentant un surcoût total de 61,9 M€ alors que le temps de travail des personnels techniques et administratifs est « nettement en deçà des principes fixés par la CCN ». Conclusion : on travaille peu à France Télévision !

– Un niveau d’activité planifiée sous-évalué et déconnecté du réel avec des doublons (France Bleu/France3) qui engendre une sous-activité des personnels et qui se traduit par une planification des temps de travail en deçà du temps contractuel.

-Des efforts de modernisation et de rationalisation qui se heurtent à l’immobilisme des syndicats mettant en avant « la spécificité de l’audiovisuel public et la sauvegarde des emplois ».

– Le nombre important de jours de grèves, bien qu’en baisse jusqu’en 2023, en réaction à deux réformes : celle des retraites, et la mise en œuvre du projet TEMPO dans le réseau France 3.

-L’échec de Salto (ou plutôt le fiasco), la plateforme par abonnement lancée conjointement avec TF1 et M6 pour concurrencer Netflix et qui n’a abouti à rien ! Durant sa période d’exploitation commerciale, Salto a cumulé 244,3 M€ de pertes dont 81,7 M€ ont été supportés par France Télévision au titre de sa quote-part.

Analyse critique de l’analyse de la Cour des Comptes :

La Cour évoque, sans réelle conviction mais avec lucidité, certaines dépenses pour le moins excessives :

-Un recours intensif au taxi. 44 000 courses en 2022 alors que leur usage est normalement restreint à un créneau 22h30 et 6h00 (heures où il n’y a pas de métro ou de bus). Seulement, cette règle n’est … pas respectée car les transports en commun sont indignes pour les employés de France Télévision ! Les frais de taxi et voiture avec chauffeur s’élèvent à 3.8 millions € par an soit, pour 251 jours ouvrés dans l’année, une moyenne impressionnante de 15.139 € de taxi par jour !

-L’utilisation des cartes de paiement dites corporate (1 314 cartes bancaires ont été utilisées pendant l’exercice 2024 pour un montant de 6,4 M€), ce qui représente une dépense moyenne de 4.870€ par carte sans que l’on sache à quoi ces dépenses se rapportent …

-l’existence de « cartes carburant » qui couvrent les frais de carburant, parking et entretien de véhicules dont le montant s’élève à 150.000€ par mois (France Télévision utilise environ 2.000 véhicules) avec un plafond possible d’utilisation à hauteur de 120 litres de carburant par jour qui semble totalement disproportionné par rapport à la consommation normalisée des voitures modernes.

– la masse salariale s’élève à 658,5 M€ laquelle correspond à une moyenne de 73.000€ annuels par salarié soit environ 6.000€/mois. Outre leur niveau élevé, les salaires apparaissent relativement concentrés : 15,5 % des salariés concentrent 28,3 % de la masse salariale et 31 cadres perçoivent plus de 200.000€ par an (mais on ne connaitra pas leurs noms) !

Ce que ne dit pas la Cour des Comptes c’est que ce niveau de salaire, en progression constante est très largement supérieur à la moyenne nationale et correspond au salaire des 9% des français les mieux payés ! À France télévision, on travaille peu mais … on gagne bien !

-Les Frais de réception, de déplacement et de missions se sont élevés à 46M€ par an soit, pour 251 jours ouvrés, la coquette somme de 183.000€ par jour ce qui n’exclut pas le coulage et les frais majorés voire carrément bidons ! Les seules années où il y a eu une diminution significative ont été 2020 et 2021 années de séquestration de la population pour cause de Covid !

-les frais d’hôtel s’élèvent à pratiquement 20M€ par an ce qui représente quand même 80.000 € par jour ; toujours pour 251 jours ouvrés.

-l’attribution de voitures de fonctions pour une cinquantaine de cadres de France Télévisions, véhicules affectés pour l’essentiel sur les sites parisiens.

Par contre, la Cour ne parle pas :

-du recours inexpliqué et couteux à la sous-traitance notamment avec la société Mediawan alors que France Télévision dispose d’un personnel nombreux,

-du choix contestable de la création de France info TV totalement inutile et très couteux.

– de la dérive idéologique de France Télévision alors qu’il est devenu évident que le groupe déborde de sa mission de service public pour adopter la posture du journalisme militant de gauche, woke,  climatiste, avec la complicité de l’Arcom. Il n’a d’ailleurs échappé à personne que ce système de radio télé d’Etat est le temple de la gauche bien-pensante pour ne pas dire du gauchisme idéologique et le tropisme gauchiste de France info est tellement évident qu’elle a été surnommée bolcho info !

La question qui se pose est donc bien de savoir en quoi des chaînes de télé d’Etat seraient les garantes de la démocratie alors que l’on constate une dérive idéologique de l’institution car, véritable relai du pouvoir, l’idéologie gauchiste y est omniprésente avec, de surcroit, un matraquage écologique omniprésent. J’ai constaté très récemment, chez une amie, (je n’ai pas la télé) que les prévisions météo avaient été rebaptisées « prévisions météo climat » comme si l’on pouvait prévoir le climat … à une échéance de 8 jours !

Les dirigeants de France Télévision ont aussi déclaré refuser d’inviter toute personne susceptible de tenir un discours climato-sceptique et ils sont soutenus sur ce point, en toute illégalité, par l’Arcom qui évidemment déborde de son rôle. On se souvient du licenciement abusif de Philippe Verdier pour ses propos et son livre non conformes à la ligne politique de France Télévision.

Il est désormais notoire que France Télévision ne respecte pas son devoir de neutralité et encore moins le pluralisme politique qui devrait être la norme de tout service public payé par les impôts de tous ; et tout cela en totale impunité !

– d’une enquête parlementaire en cours à propos de pratiques contractuelles douteuses concernant Nathalie Darrigrand, directrice de France 5 de 2016 à 2019. En effet, il semblerait que cette ancienne dirigeante des programmes de France 5 ait « signé un certain nombre de contrats pour des sommes conséquentes de plusieurs dizaines voire centaines de millions d’euros avec la société de production Together de Renaud Le Van Kim, un proche de Delphine Ernotte». Ces contrats, payés par l’argent public, étaient destinés à produire du contenu pour des émissions comme C ce soir ou C Politique. Or, on a appris que Madame Darrigrand avait ensuite été licenciée de France Télévisions, qu’elle avait obtenu des indemnités de licenciement, que l’on soupçonne d’être très élevées, pour ensuite être embauchée à la tête de ces mêmes émissions de production avec lesquelles elle avait signée pour le compte de France Télévisions puis de prendre la direction de la société de production Together quelques mois plus tard.

Charles Alloncle, le rapporteur UDR de la commission d’enquête, précise que si ces faits étaient avérés, on se situerait au minimum dans le cadre d’un conflit d’intérêts majeur ; voire même dans le cadre d’un véritable pacte de corruption justifiant des poursuites pénales.

Conclusions :

On comprend, à la lecture de ce rapport, que France Télévision fonctionne comme une administration avec un personnel pléthorique, mais avec des avantages particulièrement couteux (salaires très élevés, avantages sociaux et professionnels divers (taxis, voitures de fonction …) qui ne sont absolument pas financés par l’entreprise.

On a affaire à un mastodonte d’Etat financé par l’impôt pour délivrer la propagande d’Etat et, pour que le personnel soit en faveur du système, on le paie très au-delà de sa valeur et de ses compétences selon l’adage « on ne mord pas la main qui vous nourrit » ; même si l’argent en question est celui du contribuable qui n’a évidemment … pas voix au chapitre en la matière !

Le rapport de la Cour est édifiant … ce sont essentiellement gabegies, gros salaires et dépenses somptuaires à tous les étages ; le tout avec vos impôts c’est à dire avec de l’argent qui ne coute rien !

L’entreprise publique perd de l’argent mais rémunère grassement ses très nombreux salariés; salariés si souvent prêts à fustiger les ultra riches alors qu’ils font bien partie de la partie la mieux payée de la population salariée française !

Les salariés de France Télévision ont en fait réussi à mettre en place, par le biais de pressions constantes sur le pouvoir politique, dont on sait qu’il est un très mauvais gestionnaire, un véritable communisme c’est à dire la possibilité pour eux de bénéficier de salaires très supérieurs à la moyenne grâce à la spoliation fiscale exercée sur les autres. En URSS on appelait ces gens-là des apparatchiks !

Madame Ernotte, qui accomplit actuellement son 3ème mandat de présidente, n’a visiblement pas vu son mandat renouvelé pour ses compétences puisqu’elle a mené le groupe France Télévision au bord de la faillite. C’est donc bien pour une autre raison et il s’agit au minimum de complicité idéologique avec le pouvoir ; voire de servilité … ce qui pourrait expliquer le fait qu’elle ait décidé d’engager des poursuites judiciaires pour dénigrement à l’encontre des chaines et journaux du groupe Bolloré (Cnews, Europe  1 et le JDD) qui se trouvent, comme par hasard, être des opposants à la macronie …

Ainsi donc, les employés de France Télévision peuvent remercier le contribuable pour les généreuses contributions qui leur permettent de vivre si bien mais … ils ne le feront pas car ils n’ont aucun complexe à cet égard ; persuadés qu’ils sont de remplir une mission d’information voire d’éclairage de la pensée et de la conscience populaires !

La seule solution lucide à cette gabegie d’argent public est la privatisation de France Télévision ; évidemment au grand dam de ses salariés qui vivent si confortablement de l’argent des autres. Néanmoins, cette privatisation apparait largement compromise sauf à … licencier les 2/3 du personnel ; ce qui est l’assurance de s’exposer à des mouvements de grève dont les salariés de France Télévision ont d’ailleurs une habitude consommée !

La télé publique est un fromage … bien gras et c’est le contribuable qui fournit la crème !

Bien cordialement à tous !

 

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L’exception économique et fiscale française qui nous mène à la ruine

En France, on ne fait rien comme tout le monde …

Le capitalisme libéral et concurrentiel est la règle de base du fonctionnement de l’économie française comme à peu près partout sur la planète mais avec une … spécificité très française : l’ensemble de la population le rejette et le considère comme quelque chose de nocif et dangereux y compris pour les libertés !?!

De la même façon, le libéralisme est taxé d’ultralibéralisme et la population l’assimile à la loi de la jungle, aux délocalisations et aux pires dérives d’exploitation de l’individu. Ce sentiment s’est d’ailleurs clairement exprimé lors des élections de 2022 puisque les partis anti capitalistes, anti libéraux et étatistes ont recueilli 54% des voix !

Les élites, elles-mêmes, sont des étatistes forcenés puisque l’essentiel des dirigeants français sont issus de l’administration … convaincus qu’ils sont du rôle primordial de l’Etat dont ils sont … les principaux acteurs et … bénéficiaires !

Et,  ces élites ont réussi ce double tour de force de faire croire à la population d’une part que le danger provient du grand capital (ce qui est à bien y regarder une idéologie communiste) alors qu’il provient en réalité de l’administration et d’autre part que c’est cette même administration prédatrice qui les protège contre ce grand capital, ultra libéral, apatride, exploiteur et fraudeur.

Les tenants de l’étatisme ont aussi réussi à persuader les français que les dégâts de la mondialisation étaient les effets du libéralisme ; alors qu’ils sont en fait les conséquences directes de la suradministration française.

Il n’est qu’à se poser la question de savoir qui détient réellement le pouvoir en France ?

Et, là, il n’y a pas d’ambiguïté, on n’a jamais vu un parti libéral au pouvoir en France et c’est bien l’administration avec ses normes, ses directives, ses sanctions omniprésentes … censées protéger des français qui lui ont abandonné leur liberté !

Fatalement, confortés par une presse subventionnée totalement aux ordres et qui s’est largement répandu sur ce sujet, tout ce petit monde s’auto convainc de ses propres arguments avec des résultats édifiants !

C’est ainsi que l’on nous a longuement expliqué, avec beaucoup d’insistance, que Javier Milei, le président argentin libéral, est un dangereux individu d’extrême droite (entendre fasciste voire nazi) alors que c’est un libertarien tenant de l’école autrichienne d’économie qui estime que l’Etat est une nuisance et une source de corruption.

Evidemment, des étatistes forcenés ne peuvent percevoir un ennemi de l’Etatisme que comme un ennemi de leur caste !

Il faut être conscient qu’on se situe en plein langage orwellien (novlang) dans lequel le mensonge devient la vérité puisque la liberté devient synonyme d’oppression. Or, élus et élites français, à bien y regarder et si l’on s’en tient à la définition donnée par Mussolini lui-même, créateur du fascisme, sont bien plus des fascistes que les tenants de l’école libérale d’économie qu’ils dénoncent ; laquelle, rappelons-le, est contre l’Etat et son emprise sur l’économie.

Pas d’erreur : c’est bien Mussolini qui a affirmé : « tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat » ; maxime d’évidence en vigueur en France tant l’étatisme, sous toutes ses formes, constitue la base de fonctionnement de notre société.

Précisons quand même que les représentants les plus connus de l’ école autrichienne sont Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Murray Rothbard dont on ne peut pas dire qu’il s’agisse de dangereux fascistes … surtout si l’on considère que les fascistes sont tous des étatistes.

Ce libéralisme économique, perçu en France comme une menace, cesse toutefois d’être dangereux lorsqu’il s’agit d’acheter des biens de consommation produits à bas couts en Chine, en Inde ou au Vietnam. De la même façon, Shein, la désormais sulfureuse plateforme chinoise de fast fashion est vilipendée par les dirigeants pour ses méthodes et ses produits mais la population se rue dans le magasin du BHV le jour de l’ouverture pour profiter des bonnes affaires.

Le citoyen est contre le capitalisme libéral et la mondialisation mais le consommateur est pour !

Comment expliquer de telles distorsions ?

-première piste : En 2023, 21 % des salariés français travaillaient dans le secteur public soit plus d’un salarié sur cinq. Le secteur public occupe donc une place très importante dans l’économie et les salaires publics et prestations constituent une part importante du revenu disponible. On ne mord pas la main qui vous donne à manger !

-deuxième piste : L’essentiel des postes de direction de l’Etat sont occupés par les membres des grands corps (ENA, Polytechnique, Mines).

La haute fonction publique, qui se considère comme l’élite de l’élite, estime qu’il lui revient de droit, mais aussi dans les faits car ce sont « les plus intelligents », de diriger le pays que ce soit au plan administratif, économique et politique dans le cadre d’une organisation qui n’a … rien à voir avec le capitalisme ou le libéralisme.

-troisième piste : L’origine sociologique des élus de l’Assemblée Nationale montre qu’ils n’ont aucune idée du fonctionnement de l’économie puisque que 100% d’entre-eux n’ont jamais créé d’entreprise. Ils sont tous issus de la fonction publique, du milieu associatif ou sont des politiciens professionnels qui n’ont jamais exercé d’autre activité …

Ils vivent donc, en circuit fermé, de la dépense publique et sont par excellence les improductifs du système qu’ils veulent pourtant taxer ; et on en voit les effets lors des « débats parlementaires » à propos de la loi de finances pour 2026 avec un festival de propositions fiscales totalement antiéconomiques et toutes plus stupides les unes que les autres sauf … si l’on se place de leur point de vue !

L’impôt n’est pas perçu par eux comme une simple recette pour faire face aux dépenses mais comme un instrument politique.

-quatrième piste : Cette vision française du monde résulte de 75 ans de propagande intensive de la part de l’administration elle-même au travers de l’enseignement, des partis politiques français, tous noyautés à des degrés divers par des tenants de l’étatisme et qui finalement, à force de propagande, ont fini par inverser la réalité … pour justifier leur mainmise sur la société.

On peut la résumer par cette citation de l’abbé Lacordaire (1802-1861) qui nous a été enseignée lors de notre cursus scolaire : « Sachent donc ceux qui l’ignorent, sachent les ennemis de Dieu et du genre humain, quelque nom qu’ils prennent, qu’entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. »

Travestie et abusivement interprétée par un corps enseignant politisé, cette citation avait pour but primordial de justifier l’influence omniprésente de l’administration en stigmatisant la liberté qui serait source d’oppression. Dans les faits, cela s’est traduit par la manie bien française du légalisme ; c’est à dire cette propension à créer des lois pour tout et, pour l’administration, à se retrancher derrière ces lois pour imposer son système à la population.

Ce formatage des esprits a d’ailleurs parfaitement fonctionné puisque les français font massivement confiance à l’Etat, perçu comme protecteur ; même si cette vision est finalement fausse … puisqu’aujourd’hui c’est clairement l’étatisme qui opprime.

-cinquième piste : La suradministration française est  la source d’un immobilisme qui rend aujourd’hui la situation probablement impossible à réformer !

Le système public, contrairement au système privé, fonctionne sur le principe de la dépense budgétaire sans contrôle avec des pertes systématiquement comblées par l’impôt. L’impôt est le maitre de l’économie française puisque le capital n’est pas nécessaire.

Quand vous avez 100% des politiciens et toute la haute fonction publique qui n’a jamais ni créé ni dirigé une entreprise et vivent des impôts extorqués aux autres, on comprend alors que le capital soit considéré comme non nécessaire et puisse être honni et taxé. Cela explique que ces élus et fonctionnaires croient que l’on peut tabasser fiscalement impunément et sans limites les entreprises qui ne sont pour eux que des réserves inépuisables de cash.

D’ailleurs, la production de richesses n’est pas perçue par ces « élites » comme une nécessité puisqu’eux-mêmes ne produisent … rien.

L’effet le plus visible de l’influence catastrophique de l’administration est la désindustrialisation liée notamment au fait que l’industrie française doit supporter les impôts de production les plus élevés de l’Union Européenne avec, à la clé, un manque de compétitivité qui oblige, pour survivre, à délocaliser vers des zones géographiques … moins imposées.

Mais, comment expliquer que cela fonctionnait avant et plus maintenant ?

Ce système de l’économie administrée a « très bien fonctionné » jusqu’à la fin des années 60 voire même plus tard pour certains types de produit. Le prix du pain n’est devenu libre qu’en 1978. Avant il était fixé par l’Etat. Et c’est la même chose pour le prix de l’essence jusqu’en 1981.

En fait, il faut comprendre que cela n’était possible à l’époque que parce que nous fonctionnions au sein d’un système économique peu ouvert à la concurrence étrangère ; autrement dit, nous fonctionnions en circuit fermé avec une faible concurrence interne.

Dès lors, tout était cher (rapporté au salaire moyen) mais personne ne pouvait s’en rendre compte puisqu’on n’avait pas d’élément de comparaison.

Seulement, le monde a changé … il s’est ouvert aux échanges internationaux, que ce soit au niveau intra européen ou au niveau extra européen, avec un effet direct sur les prix de la plupart des produits industriels grand public. Le consommateur en a largement bénéficié … une télé à écran plat couterait probablement dix fois plus si elle était fabriquée en France.

Or, les dirigeants français n’en ont pas tiré les conséquences puisque le système administratif et politique n’a pas changé. Il ne s’est pas adapté ; pire, il est devenu de plus en plus pesant et de plus en plus couteux !

Car, contrairement à une entreprise privée qui disparaît si elle ne s’adapte pas, le système étatique se contente d’augmenter les impôts et c’est ce qu’il fait depuis 1974 alors que la richesse nationale provient exclusivement de la production des entreprises privées ; mais en aucun cas des parasites qui prolifèrent sur le dos de la bête.

Cherchez l’erreur !

Le poids de ce système administratif et politique fait que nos couts de production sont les plus élevés d’Europe et la conclusion (forcément erronée) qui s’impose est que tous les autres membres de l‘Union Européenne (avec lesquels nous avons le plus d’échanges) sont des paradis fiscaux et pratiquent un odieux dumping fiscal à notre encontre !

L’effet le plus visible est la dégradation constante du système français face aux autres économies de l’Union Européenne. Pour faire simple : ce système ne créé pas assez de richesses pour justifier la pression fiscale exercée !

On en arrive fatalement à la question qui fâche : Est-ce qu’un système de cette nature est viable dans une économique ouverte ?

Fatalement non surtout que la pression fiscale en augmentation constante provoque l’exode des plus aisés et des plus diplômés même si les rentiers du système vous expliquent que la dégradation de la situation est due à la … fraude fiscale !

Mais, cela n’empêche pas nos élites et élus de continuer à exercer leur prédation sans scrupules ni remords parce qu’ils ne savent rien faire d’autre !

Il existe pourtant deux solutions simples pour remédier à ces dérives :

-interdire tout mandat électif à une personne qui a un casier judiciaire,

-interdire constitutionnellement le vote d’un budget en déficit.

Quand un système oligarchique et prédateur, déconnecté des réalités, veut absolument maintenir ses avantages envers et contre tout, il tend à user de tous les artifices pour se maintenir au pouvoir ; y compris en ruinant la population !

Nous en sommes là et ce n’est vraiment pas glorieux …

Bien cordialement à tous !

 

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Nous n’éviterons pas une crise de la dette française

C’est aussi l’histoire du moment où les hommes de l’Etat vont toucher du doigt l’effet Laffer.

En France, il existe un tabou absolu : on ne réduit pas la dépense publique, c’est anti social !

Donc, fatalement, et puisqu’on dépense toujours plus que l’Etat français ne perçoit d’impôts, on creuse les dettes qui nous « obligent » à augmenter les impôts en expliquant à la population que c’est pour son bien !

La classe politique et la haute fonction publique vivent en fait dans l’illusion qu’en augmentant toujours plus les impôts nous allons résoudre le problème des dettes publiques alors que nous sommes le pays le plus imposé au monde !?!

Et cette idée est confortée par beaucoup de médias qui expliquent, en brandissant à qui mieux mieux des chiffres qu’ils n’ont même pas vérifiés, que la hausse des déficits est due aux baisses d’impôts engagées depuis 2017 ou à des monstrueux avantages fiscaux qui auraient été consentis aux entreprises ainsi qu’aux odieux capitalistes et à leur horribles actionnaires et non pas à un gaspillage insensé des ressources nationales.

Pendant longtemps, l’argument justificatif des déficits était la fraude fiscale et comme par hasard le déficit budgétaire correspondait au montant évalué de la fraude fiscale.

Or, on sait aujourd’hui que cet argument ne servait que de justificatif à l’incompétence et à l’incurie des dirigeants et hauts fonctionnaires …

La solution préconisée de manière pratiquement unanime ( !?!) est donc très simple : il faut rétablir les taxes.

Seulement, cette affirmation est fausse car il s’avère en fait que la pression fiscale a continué à augmenter … malgré les diminutions annoncées ! Elle a même fortement augmenté puisque les impôts et cotisations sociales ont augmenté de 22.6% depuis 2021 soit 247 Mds€ en valeur.

Le rideau de fumée de la suppression de la taxe d’habitation (pas pour les résidences secondaires) et de la redevance télé masque en fait une réalité que beaucoup ne veulent pas voir.

Par ailleurs, ne soyons pas dupes, les premiers bénéficiaires de la dépense publique sont les fonctionnaires qui tiennent le pays dans les ministères et dans les administrations mais aussi  tous ceux dont les revenus dépendent de la dépense publique et ils sont nombreux (associations diverses, personnels de la radio télé publique, entreprises publiques, entreprises de spectacle et du cinéma …). Or, ils savent qu’une réduction de la dépense publique ne pourrait qu’avoir des conséquences sur leur niveau de vie et leurs revenus …

Tout ce petit monde est donc bien d’accord pour que l’État fonctionnaire exerce sa prédation tous azimuts pour sauver sa peau et la leur … au détriment des autres alors que la dépense publique atteint désormais 56.8% du Pib … toujours en hausse.

Apparemment, d’après les projections de Bercy, on espère ainsi récupérer 14 à 15 Mds € de recettes fiscales supplémentaires.

Seulement, derrière les effets d’annonce,  il est probable que la réalité sera moins favorable car ce sera probablement beaucoup moins.

L’inventivité fiscale a des limites … et ces limites sont exprimées par l’effet Laffer.

Arthur Laffer, économiste américain de tendance libérale, a eu une intuition après avoir observé les effets économiques d’une fiscalité massive.

Il en a déduit une règle à la fois très claire et très simple : au-delà d’un certain niveau de pression fiscale, vous pouvez faire ce que vous voulez, la collecte des impôts diminue inexorablement car les acteurs économiques n’ont plus intérêt à travailler face à la confiscation fiscale !

Et c’est ce qui va se passer !

Le tour de vis fiscal n’apportera pas les recettes espérées parce que les agents économiques ne vont plus consommer ou consommer moins du fait de la privation de ressources confisquées par l’Etat !

En outre, les politiciens et la haute fonction publique raisonnent comme s’ils étaient dans un monde fermé … or ce n’est pas le cas. De ce fait, toute mesure fiscale spoliatrice va avoir des effets économiques parce que nous ne pouvons pas avoir une fiscalité plus lourde que les voisins sans que les contribuables, particuliers et enreprises, se posent la question de la comparaison fiscale !

Ce sont des évidences, mais visiblement nos politiciens et hauts fonctionnaires ne sont pas en mesure de les comprendre …

Et pourtant, on sait d’ores et déjà que le taux de pauvreté a atteint des sommets avec 15.4% de la population et qu’un tiers des français auraient du mal à payer leurs factures de gaz et d’électricité !

Car, oui, c’est aussi bête que ça : l’argent confisqué au titre des impôts n’alimente plus les circuits économiques de la consommation … qui va donc s’écrouler alors que l’on sait que le premier poste de recette de l’Etat est la Tva, impôt sur la consommation !

C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied !

Que va-t-il se passer ensuite ?

On va évidemment encore augmenter les impôts car les gens au pouvoir sont incapables de concevoir autre chose notamment pour ne pas porter atteinte à leurs privilèges et à leur train de vie entièrement financé par … l’impôt ! Entre sauver leur train de vie et sauver le pays leur choix est vite fait !

On comprend donc que nous nous engageons inexorablement dans une spirale mortifère faite de dégradations successives de la note souveraine par les agences de notation, de hausse du cout des emprunts, d’augmentation des impôts et des dettes … jusqu’au krach qui finira inévitablement par arriver !

Le Fonds monétaire international estime que le déficit s’élèvera à 5,8 % du PIB en 2026 et que, loin de diminuer, il atteindra 6,3 % du PIB en 2029 et 2030 !

En fait, le matraquage fiscal amène nécessairement à la ruine du contribuable puis à la ruine de l’Etat qui ne peut plus rien prélever après avoir tout pris et tout dépensé …

La faiblesse structurelle de la croissance française depuis des années n’est pas due à autre chose qu’à une pression fiscale trop forte que les dirigeants essaient de compenser par un recours excessif à l’emprunt.

La situation est aggravée par deux éléments complémentaires particulièrement inquiétants : l’incapacité à voter un budget (blocage institutionnel) et l’incapacité à ramener le déficit sous les 5% du Pib alors que le pacte de stabilité que nous avons signé, exige 3% de déficit annuel au maximum ; ce que l’on peut résumer par le fait que la France est devenue le passager clandestin de la zone € dont elle ne respecte aucune des règles qu’elles a pourtant souscrites !

Face à la dégradation des comptes publics, qui sera parallèle à la dégradation économique, les dirigeants français continueront donc d’emprunter pour boucher les trous et masquer une réalité encombrante.

Ce sont d’ailleurs 310 à 320 Mds€ que la France prévoit d’emprunter en 2026 alors qu’elle se trouve d’ores et déjà dans une trappe à dettes ; les taux d’intérêts payés étant supérieurs au taux de croissance qui est escompté au mieux à 1% (et probablement moins).

La dette ne peut donc que mécaniquement augmenter jusqu’à l’insolvabilité !

C’est donc bien une crise de la dette qui va arriver car il arrivera un moment où les prêteurs étrangers ne voudront plus prêter ; ce qui est arrivé à la Grèce !

Il faut savoir qu’actuellement le pays rembourse les anciens emprunts à taux 0, contractés à une époque où certains nous expliquaient que la dette nouos coutait rien (!?!), pour en contracter de nouveaux au taux 3.5% voire plus si la situation se dégrade.

Il faut se rendre compte que, sur une somme modérée, une telle différence de taux ne serait pas spécialement inquiétante mais que sur 3.400 Mds € on atteint des sommets insensés ! On dépasse les 120 Mds € d’intérêts annuels ; ce qui n’est évidemment ni envisageable ni soutenable …

On en arrive donc une la réalité future incontournable : la dette française va devenir insoutenable, la France fera défaut sur sa dette et les dirigeants français en matraquant la population ne font actuellement que gagner du temps …

Peut-être espèrent-ils un miracle ?

Bien cordialement à tous !

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La sécu fête ses 80 ans mais ira-t-elle plus loin ?

Je viens de lire dans l’hebdomadaire LE POINT un article intitulé  : Assurance maladie : comment sauver 80 ans de solidarité ?

L’article débute par ces propos :

« Alors que, en ce mois d’octobre 2025, on célèbre les 80 ans de la Sécurité sociale, il faut s’arrêter un instant pour faire l’éloge de son extraordinaire réussite. Les objectifs que s’était fixés le Conseil national de la résistance (CNR) en créant la Sécurité sociale en 1945 ont été atteints, voire dépassés. Qui, à l’époque, imaginait que, quatre-vingts années plus tard, l’espérance de vie à la naissance des Français aurait augmenté de vingt ans, en passant de 63 à 83 ans »

Il faut être conscient que ce genre d’affirmation relève de la propagande pure et simple et d’ailleurs le chapeau de l’article est déjà idéologiquement orienté …

Le postulat de départ repose sur deux affirmations erronées :

-Contrairement à ce qui est affirmé, l’augmentation de la durée de vie n’est pas due à la sécurité sociale mais à une meilleure qualité de vie, à une meilleure alimentation, à des conditions de travail moins pénibles et surtout à pas de guerres (n’oublions pas qu’entre 1914 et 1918 le pouvoir n’a pas hésité à envoyer à la mort toute une génération âgée de 18 à 22 ans) !

-En regardant les choses en face, on s’aperçoit que la sécurité sociale est avant tout un système d’assurance d’ailleurs appelé assurance maladie. Ce n’est donc absolument pas un système de solidarité.

Contrairement à ce qui est affirmé, il est anormal que le système fonctionne sur le principe de la gratuité pour une large partie de la population qui d’ailleurs n’hésite pas à user et abuser du système (normal puisque c’est gratuit !) alors que, d’un autre côté, des cotisations très élevées sont prélevées sur les cotisants actifs (salariés ou indépendants).

En fait, le système a évolué vers un système de solidarité du fait de la volonté de l’Etat fonctionnaire à tendance socialiste voire communiste qui en a fait un système étatique pachydermique, incontrôlable et irréformable !

Car, oui, le problème de fond est que la sécurité sociale étatisée est irréformable du fait des pressions politiques et autres qui sont exercées pour orienter le système en faveur de certains bénéficiaires plutôt que d’autres !

En outre, on sait que ce système étatique fonctionnarisé coute extrêmement cher du fait de l’abondance de personnel administratif ; personnel qu’il faut payer même s’il est très peu productif … y compris pendant sa retraite.

Or, il faut être conscient que tout ce que touche l’Etat finit par faire faillite puisque le principe de base est de fonctionner sans considération de couts … avec l’assurance que les trous financiers seront « forcément » comblés par l’impôt !

Il est donc logique que la sécurité sociale fasse faillite malgré l’augmentation des cotisations.

Pour l’instant, l’Etat fonctionnaire fait tout ce qu’il peut pour sauver le système à grand coups de franchises et de déremboursements (du moins pour ceux qui doivent payer parce qu’il ne coute rien à ceux qui ne paient pas !).

Seulement, il faut être conscient que chaque chose, que chaque service, a un coût ce qui a été formalisé par l’affirmation : « il n’y a pas de repas gratuit ! »

Car, forcément, si c’est gratuit pour certains c’est que d’autres paient à leur place et paient plus qu’ils ne devraient puisqu’ils paient pour ceux qui ne paient pas !

Malheureusement, il faut être conscient que ces bons sentiments de solidarité reposent encore une fois sur l’extorsion fiscale qui est exercée sur une partie de la population pour qu’une autre partie puisse en bénéficier !

Il est tellement facile de faire le généreux avec l’argent des autres … pour se faire bien voir par tous ceux qui vont bénéficier de ces largesses gratuites pour les uns mais payantes pour les autres !

Peut-on dès lors parler de générosité et de solidarité lorsque celle-ci n’est essentiellement due qu’à la contrainte ?

La générosité sous menace n’est pas de la générosité ; c’est juste une soumission à un système qui use de menaces et de sanctions (et d’ailleurs, l’URSSAF est le premier fossoyeur d’entreprises de France) !

Bien évidemment, ce système « si généreux » n’est pas viable et les futures difficultés financières du pays embourbé dans ses dettes incommensurables finiront par venir à bout de ces grands principes prétendument généreux mais exercés en fait sous la contrainte.

Bien cordialement à tous !

 

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La déconnection des élites devient dramatique

Elle devient dramatique et surtout nocive …

Au détour d’un article anodin, nous venons d’apprendre que la France et l’Espagne viennent de s’opposer à l’Allemagne à propos de l’échéance de 2035 visant à interdire la production et la vente de véhicules à moteurs thermiques, sous toutes leurs formes.

Les administrations de ces deux pays viennent d’adresser une note à la Commission Européenne de Bruxelles pour lui demander de ne pas modifier la date butoir de 2035 visant à interdire la vente de véhicules thermiques dans l’Union Européenne.

L’argument essentiel tient en une phrase : « L’échéance 2035 est un repère essentiel pour le secteur automobile. Il ne faut en aucun cas remettre en cause l’objectif de zéro émission en 2035 ».

On sait que les constructeurs allemands, devant la catastrophe annoncée et l’impasse commerciale du véhicule électrique qui plafonnde au mieux à 20% des ventes, ont demandé à Bruxelles, en accord avec le gouvernement allemand, de repousser cette date limite parce qu’elle signe en fait l’arrêt de mort de  l’industrie automobile européenne qui n’arrive pas à faire face à la fois à la déferlante chinoise, au rejet des consommateurs alors qu’elle se trouve dans une impasse technologique puisque l’industrie européenne ne semble pas capable de produire les batteries des véhicules électriques qui constituent le coeur du véhicule.

Mais, quel est l’intérêt d’imposer le véhicule électrique alors que les français n’en veulent pas et que la production française s’est littéralement écroulée … notamment à cause du véhicule électrique ?

Il convient quand même ici de se demander quelle est la légitimité d’une administration (la note émane de l’inutile ministère des transports) qui décide pour le peuple, sans lui demander son avis, alors que l’on sait que 90% de la population est contre cette échéance de 2035 ; tout comme elle est contre les ZFE (zones à forte exclusion des non bobos urbains).

Très accessoirement, il semblerait qu’il ait échappé à ces « décideurs » décidément bien inconséquents que toute vente de véhicule neuf en moins, ce sont des recettes de Tva en moins dans un pays au bord de la banqueroute mais qui est prêt à écraser sa population d’impôts pour sauver les meubles et surtout leurs petits avantages personnels !

Mais l’élite n’en a que faire !

Elle continue imperturbablement dans sa démarche … sans tenir aucun compte de l’avis de la population dont pourtant elle est parfaitement informée … et alors qu’elle est présumée être à son service !

Cette démarche française (je me garderai de me prononcer pour les espagnols) constitue une véritable honte …

Nous avons, sous les yeux, le symbole de l’opposition du réalisme allemand à l’idéologie française (qui indispose beaucoup les autres) ; laquelle croit sans doute qu’elle va sauver l’industrie française en coulant l’industrie allemande à coup de normes et d’interdictions …

L’industrie française, qui a pratiquement disparu par la faute de ses élites, va-t-elle aller mieux si l’industrie allemande s’écroule aussi ?

Signe que ne trompe pas, les constructeurs français, et principalement Renault, se redéployent à l’étranger et essentiellement dans des pays où le moteur thermique continuera sa carrière. La filialisation de la branche thermique sous l’appellation Horse n’est pas autre chose que la tentative de sauver une branche industrielle performante et rentable … face à une branche électrique qui peine à vendre sa production malgré des subventions étatiques massives (payées par vos impôts) !

L’explication est pourtant simple et semble avoir échappé à nos élites : Renault a acté que le marché français, du fait des agissements nocifs de son administration, était en état de mort clinique et que, pour survivre, il fallait aller voir ailleurs … dans des pays moins idéologisés.

Les élites ne peuvent pas impunément s’opposer à la volonté populaire ou alors il leur faudra un jour en assumer les conséquences !

On a connu une époque où les têtes de l’élite ont fini au bout des piques !

Bien cordialement à tous !

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Chapeau bas les artistes !

On sait que Bruxelles veut absolument décarbonner l’économie européenne … et, pour cela, l’argument écologique a été utilisé à grande échelle dans le cadre d’un véritable matraquage médiatique sous toutes ses formes …

L’argument écologique n’est évidemment qu’un prétexte car on sait que l’Union Européenne ne représente pas grand-chose au niveau mondial (500 millions d’habitants) ; surtout que les efforts significatifs et extrêmement couteux consentis jusqu’ici n’auront absolument aucun impact sur le soi-disant réchauffement climatique devenu l’abominable dérèglement climatique …

Le but réel, et non avoué, est en fait de ne plus dépendre du pétrole qui reste pourtant la source d’énergie numéro 1 dans le monde parce qu’on … n’a pas trouvé mieux !

Cette décision est motivée par le fait que les pays de l’Union Européenne ne produisent pas de pétrole (seuls la Norvège et le Royaume Uni en produisent mais ils ne sont pas dans l’Union Européenne !).

Intoxiqués par des pseudos scientifiques idéologiquement motivés, les dirigeants de l’Union Européenne ont donc cru qu’ils pourraient remplacer le pétrole par une électricité essentiellement produite par des énergies renouvelables (solaire et éoliennes) en croyant qu’elle pourrait être gratuite parce que le vent et le soleil ne coutent rien ; mais sans voir que ces énergies intermittentes et aux capacités aléatoires n’avaient aucune chance de pouvoir produire la quantité d’électricité nécessaire au fonctionnement d’une économie moderne.

En outre, vision écologique allemande oblige, il ne fallait surtout pas de centrales nucléaires … (l’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires sous l’ère Merkel).

A grands coups de règlements totalement arbitraires extrêmement pénalisants pour certains secteurs et de subventions délirantes pour d’autres, dont les effets principaux ont été essentiellement de fausser le marché, les administrations européenne et française ont donc tenté d’imposer les énergies renouvelables et le véhicule électrique … mais hypocritement, on avait quand même pensé à se fournir en gaz bon marché auprès de la … Russie pour compenser les jours sans vent et sans soleil !

Les constructeurs automobiles européens ont cru y voir un moyen de reprendre des parts de marché tout en augmentant les prix mais en oubliant la règle principale : Le client est roi !

Or, décider pour le client ce qu’il veut n’est pas la preuve d’un marché libre et concurrentiel basé sur l’économie de marché mais la preuve d’une vision communiste du monde ; et nous savons que l’économie communiste, de type URSS, ça ne fonctionne pas !

Les faits sont là : le client ne veut pas du véhicule électrique !

Du coup, les industriels, qui ont cru à la poule aux œufs d’or, se sont rendu compte qu’ils allaient à la catastrophe car d’une part ils suppriment les véhicules thermiques, avec des ventes en moins et donc des recettes en moins, mais en plus ils n’arrivent pas à vendre les véhicules électriques et du coup les stocks s’accumulent… tout comme les pertes avec in fine des licenciements massifs que nous avions d’ailleurs prévus !

En outre, nos chers dirigeants avaient mis sous le tapis l’hypothèse d’une agression russe contre ses voisins ; Géorgie puis Ukraine alors que la guerre durait déjà depuis 2014 avec cette dernière !

Les évènements ne s’étant pas déroulés comme prévu, et le gaz russe bon marché n’étant plus disponible, la conséquence de cette politique a été de provoquer un surcout colossal et extrèmement pénalisant de l’énergie (gaz et électricité) puisque maintenant nous devons nous fournir en gaz norvégien ou américain !

On a bien pensé (ou plutôt rêvé) à l’hydrogène, en oubliant commodément les règles de la physique, et subventionné grassement des « entrepreneurs » qui promettaient un miracle industriel alors qu’ils étaient essentiellement motivés par le montant des subventions. Evidemment, le miracle n’a pas eu lieu et il n’en est absolument rien sorti de positif.

Hopium qui devait fabriquer une voiture à hydrogène a fait en faillite.

Et ça ne va pas mieux dans le secteur des batteries puisque Northvolt qui devait fabriquer des batteries a fait aussi faillite …

Inexplicablement, l’économie ne se plie pas à la volonté des fonctionnaires normateurs de Bruxelles et de Bercy !

Mais, à aucun moment ces administrations ne se sont posé la question de savoir si ce ne sont pas leurs décisions qui sont inappropriées …

Seulement, hormis un matraquage fiscal en constante augmentation pour empêcher le consommateur d’acheter un véhicule thermique et des subventions délirantes accordées pour engager des industries décarbonnées, le résultat est qu’aujourd’hui nous avons échangé une dépendance vis-à-vis des producteurs de pétrole contre une dépendance vis-à-vis de la Chine à la fois pour les batteries pour voitures et pour les terres rares qui sont utilisées dans les moteurs électriques, les éoliennes et l’électronique ; terres rares dont les chinois veulent contrôler et limiter les exportations !

En outre, on apprend fortuitement que les batteries des véhicules électriques ne sont pratiquement pas réparables et que le plan d’aménagement des bornes de recharge est totalement insuffisant !

Seulement, ce choix n’a pas été neutre car, en échangeant une dépendance contre une autre, nous avons aussi détruit le tissu industriel que nous avions mis des dizaines d’années à constituer !

En 2004, les industries françaises ont produit 3,6 millions voitures tandis que les exportations représentaient 12,3 Mds€ d’excédents. En 2024, seulement 1.35 million voitures sont sorties des chaînes françaises (soit une baisse de 63 %) et les excédents commerciaux se sont transformés en déficits (-10 Mds€ rien que sur les 6 premiers mois de l’année 2025).

Les industriels allemands, qui ont cru au mirage électrique, suivent désormais la même voie et, devant la dégringolade, tentent désormais de faire revenir Bruxelles sur l’échéance de 2035 et l’interdiction de fabriquer des véhicules thermiques !

Mais, pas d’inquiétude, l’administration fiscale de Bercy continue imperturbablement sa politique nocive et décide de poursuivre le tabassage fiscal avec l’augmentation du malus auto à des niveaux stratosphériques … et de diverses taxes (augmentation de 0.60€ par litre des taxes sur l’E85) mais aussi de subventionner massivement des secteurs non rentables mais proclamés « verts » et donc de gaspiller de l’argent dans des secteurs improductifs ou non compétitifs.

Même les gérontocrates du sénat commencent à s’affoler et ont pondu un rapport suggérant des mesures d’urgence pour sauver … ce qui peut l’être.

Le désastre économique, industriel et social se profile sans l’ombre d’un doute et Bercy appuie à fond sur l’accélérateur fiscal !

Ce sera, à n’en pas douter, un véritable triomphe !

Non, vraiment, chapeau bas les artistes !

Bien cordialement à tous !

 

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La République des petits accommodements entre amis

Nous allons évoquer aujourd’hui un domaine très discret de la haute fonction publique dont les arcanes et avantages ne sont ouverts qu’à certains initiés forcément (très) privilégiés.

C’est un domaine où l’opacité règne ; c’est dire si le sujet est sensible … surtout dans un monde qui se veut transparent.

On le sait, la République est bonne fille, elle octroie des postes peu fatigants à des vieux routards de la politique ou à des hauts fonctionnaires méritants pour qu’ils puissent percevoir, en toute discrétion, des rémunérations … très confortables payées par vos impôts ; rémunérations qu’ils pourront cumuler avec de belles pensions de retraites payées aussi par … vos impôts !

Evidemment, ce système, si discret mais si avantageux et totalement hors normes, est empreint d’une forte dose de copinage et de petits arrangements avec la loi et la Constitution et fatalement, ces petits arrangements ne peuvent avoir lieu que loin du regard des français car … cela pourrait les énerver !

On ne s’étonnera donc pas que l’opacité soit volontaire …

De quoi parlons-nous ?

Du Conseil Constitutionnel, organe pivot de la Vème République, à propos duquel on se perd en conjectures : organe politique ou organe judiciaire, indépendant ou inféodé au pouvoir ?

Rappelons que la mission du Conseil Constitutionnel est normalement de se prononcer sur la conformité à la Constitution de 1958 des textes de lois nouvellement votés (avant leur promulgation par le président de la République).

Il peut être saisi par le président de la République, le premier ministre, le président du Sénat, le président de l’Assemblée Nationale, 60 députés, 60 sénateurs, et enfin par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) mais exclusivement à travers le filtre de la justice (dans le cadre de procédures pendantes devant le Conseil d’Etat ou la Cour de Cassation).

Ses neuf membres sont désignés pour 9 ans et leur mandat n’est pas renouvelable ; ce qui est censé garantir leur indépendance. Les anciens présidents de la République en sont membres droit.

Ils sont désignés à raison de 3 par le président de la République, 3 par le président du Sénat et 3 par le président de l’Assemblée Nationale. Le président du Conseil Constitutionnel est nommé par le président de la République et il a voix prépondérante en cas de partage. (Article 56 de la Constitution).

Jusque-là, tout vous paraît normal ?

Parce que c’est la partie visible de l’institution.

Là où ça devient intéressant, c’est lorsque l’on examine les choses d’un peu plus près … et c’est alors que les anomalies apparaissent !

Qui peut être nommé membre du Conseil Constitutionnel ?

Dans les autres pays, exception faite de la Belgique, il faut disposer de compétences juridiques de haut niveau pour être nommé à ce poste.

En France ?

Pas de problème, n’importe qui peut être nommé ; il n’y a aucune condition de compétence juridique notamment en termes d’études et de carrière juridique ; la nomination est à la discrétion des 3 présidents cités plus haut !?!

D’ailleurs, actuellement, il n’y a pas de professeur des facultés de droit, peu de juristes ; ce sont essentiellement d’anciens fonctionnaires et/ou hommes politiques professionnels.

Les compétences en droit (constitutionnel essentiellement) ne sont donc pas un critère de nomination pour un poste appelé essentiellement à se prononcer à propos de la conformité au droit constitutionnel !!!

Enfin, quand j’écris n’importe qui, j’exagère un peu quand même car, en fait, ces postes sont très convoités et, du coup, l’accès en est très difficile …

En fait, il faut être lucide : l’accès n’en est ouvert essentiellement qu’aux copains politiques ou dans le cadre de marchandages politiques !

Qui sont les membres actuels du Conseil Constitutionnel ?

-Jacques Mézard, avocat et homme politique, membre du mouvement radical, proposé par E Macron,

-François Pillet, avocat et homme politique, apparenté LR, proposé par Gérard Larcher, président du Sénat

-Alain Juppé, inspecteur des finances et homme politique, membre de LR, proposé par Richard Ferrand, alors président de l’Assemblée nationale.

-Jacqueline Gourault, enseignante d’histoire-géographie et femme politique, membre du MoDem, proposée par Emmanuel Macron,

-François Seners, haut fonctionnaire membre du Conseil d’État, proposé par Gérard Larcher, président du Sénat

-Véronique Malbec, magistrat, proposée par Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale.

-Laurence Vichnievsky, magistrat et femme politique, membre du MoDem, proposée par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée Nationale

-Philippe Bas, haut fonctionnaire et homme politique, membre de LR, proposé par Gérard Larcher, président du Sénat

-Richard Ferrand, homme politique, membre de Renaissance (parti politique d’E Macron), proposé par Emmanuel Macron qui l’a en outre désigné en qualité de président.

Quant aux conditions de probité, elles sont carrément évacuées sous le tapis alors que, rappelons-nous, A Juppé, ancien premier ministre, a été condamné en justice et que R Ferrand, ancien président de l’assemblée nationale, n’a dû son salut qu’à une très opportune prescription des faits ; outre le fait qu’il a aucune compétence en droit mais présente l’immense avantage d’être … un ami et soutien indéfectible d’E Macron !?!

N’oublions pas enfin que L Fabius, ancien ministre et ancien député, qui a aussi été membre et président du Conseil Constitutionnel désigné par F Hollande alors président de la République, a lui aussi été poursuivi mais pas condamné par des pairs décidément bien indulgents dans l’affaire du sang contaminé !

En fait, nous avons un record de Présidents du Conseil Constitutionnel condamnés ou poursuivis ; ce qui est quand même un peu surprenant pour un organe qui prétend “juger” les lois. Le conflit d’intérêt n’est finalement pas un obstacle au système constitutionnel ce qui est quand même surprenant !!!

Le Conseil Constitutionnel est essentiellement un organisme de recyclage de politiciens has been aux compétences incertaines ou de fonctionnaires méritants.

Mais, quel prestige que de pouvoir terminer une carrière au Conseil Constitutionnel !

En fait, on comprend qu’il s’agit d’un système discrétionnaire et pas du tout démocratique de nomination des copains aux plus hautes fonctions de l’Etat … en remerciement des services rendus ou en vue d’obtenir certains avantages futurs …

Juges ou politiques ?

A vrai dire, le statut des membres du Conseil Constitutionnel est ambigu …

Dans la Constitution, le Conseil Constitutionnel n’est pas classé dans la justice et effectivement il ne se situe ni au sommet de la justice civile (Cour de Cassation) ni au sommet de la justice administrative (Conseil d’Etat) comme c’est le cas pour la cour suprême des Etats Unis (où il n’y a pas de droit administratif).

Ses membres sont des hauts fonctionnaires ou d’anciens politiciens … et sur 9, 7 sont classés homme ou femme politique presque tous issus du gouvernement ou du parlement ; c’est à dire qu’ils rendent des décisions à propos des textes écrits par des collègues qui peuvent être d’ailleurs du même bord politique !

Un esprit mal intentionné y verrait un flagrant conflit d’intérêts en estimant que le système n’offrirait pas des garanties d’impartialité suffisantes!!!

Mais pas nos dirigeants français !

Sachez quand même qu’un magistrat du siège statuant en matière pénale ne peut pas juger un prévenu s’il est intervenu dans le cadre de la procédure d’instruction. C’est prévu dans le code de procédure pénale pour éviter les dossiers « trop bien ficelés ».

Mais ici, pas de problème de cette nature !

En outre, contrairement à la plupart des Cours Constitutionnelles des autres pays, le Conseil Constitutionnel n’hésite pas à rendre des décisions politiques … le dernier exemple récent étant la censure de la loi Duplomb, le 07 aout 2025, concernant l’usage d’un insecticide autorisé partout ailleurs dans l’Union Européenne sauf … en France !

Ces décisions (il y en a eu 2) concernant la loi Duplomb posent d’ailleurs la question des limites des pouvoirs des membres du Conseil constitutionnel par rapport à ceux des représentants du peuple car il est devenu évident que le Conseil Constitutionnel a pris parti pour le gouvernement au mépris du droit voté par les représentants du peuple (Assemblée Nationale) !

On en tire fatalement la conclusion, que le Conseil Constitutionnel est un organe politique ; ce qui ouvre la porte à toutes les dérives …

Comment sont rémunérés les membres du Conseil Constitutionnel ?

Cette face du Conseil Constitutionnel est la plus occulte mais n’est pas la moins intéressante …

Selon la comptabilité publique, le premier poste de dépenses du Conseil Constitutionnel porte sur les charges de personnel (9,8 millions prévus en 2025) dont 2,16 millions pour les seuls « neuf Sages ».

Et cette rémunération présente des caractéristiques étonnantes …

Les membres du Conseil Constitutionnel perçoivent environ 15 000€ bruts par mois. Le problème est que cette rémunération ne respecte pas les règles de rémunération fixées par le législateur.

En 2022, les conseillers ont perçu une indemnité mensuelle de 6 400 € bruts par application de la loi organique de 1958 auxquels il faut ajouter 8 600 € bruts … sans fondement légal.

Comment ça, sans fondement légal ?

Oui, vous avez bien lu, plus de la moitié de la rémunération des membres du CC est versée en toute illégalité ; sans doute parce que 6.400€ par mois étaient jugés insuffisants alors que bien souvent ils cumulent cette rémunération « de base » avec des pensions diverses et variées …

Comment cela est-il possible ?

Il faut savoir que la partie illégale de leur rémunération résulte d’une simple lettre ministérielle du 16 mars 2001 adressée par Madame Florence Parly à M. Yves Guéna, alors président du Conseil Constitutionnel ; en violation de l’article 63 de la Constitution qui exige que cette rémunération soit fixée par une loi organique.

Or, aucune loi organique n’a statué sur cette sur-rémunération !

C’est à dire que les « Sages » sont les premiers à violer la loi qu’ils sont pourtant chargés d’appliquer et de faire respecter !?!

Et comment appelle-t-on une rémunération illégale dans la fonction publique : de la corruption et l’abus des deniers publics est un délit !

Et comment désigne-t-on l’ensemble du mécanisme : un pacte de corruption !

Dans quel but ? Acheter la conscience des sages ?

Evidemment, tout cela relève de la justice pénale … et il apparaît pour le moins surprenant que ceux qui sont chargés de faire respecter la Loi et la Constitution soient les premiers à l’enfreindre !

Cela gêne-t-il quelqu’un ?

Personne apparemment !

En outre, si jamais une telle loi était votée, elle devrait ensuite obligatoirement passer devant le Conseil Constitutionnel pour en contrôler la conformité … c’est à dire que le Conseil Constitutionnel validerait lui-même les rémunérations de ses propres membres !

Pratique non ?

Mais il est vrai qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même !

Saisi notamment par l’IREF, le Conseil d’État saisi n’a voulu ni en entendre parler, ni en référer à qui de droit ; la Cour des comptes a fait état de son défaut de compétence et ce n’est pas sur le Conseil Constitutionnel qu’il faut compter pour dénoncer une situation, que son éthique si particulièrement souple, lui permet d’accepter sans état d’âme.

Même le Parquet National Financier a préféré regarder ailleurs.

Autant dire que l’on doit constater la défaillance de toutes les institutions instaurées pour garantir l’Etat de droit puisque tout ce petit monde reste solidaire et refuse clairement de corriger des abus manifestes …

Il s’agit clairement d’un dévoiement des institutions au profit de petits arrangements entre amis fatalement préjudiciable au fonctionnement de la démocratie …

Il est aussi évident qu’avec un tel exemple, les autres fonctionnaires ne vont pas hésiter à user, eux aussi, de tous les passe-droits pour obtenir des avantages significatifs même s’ils sont illégaux !

La haute fonction publique va-t-elle dès lors se réduire à une foire d’empoigne des rémunérations illégales ?

La France n’est pas une démocratie, c’est une République monarchique contrôlée par une oligarchie qui se croit investie de tous les pouvoirs et qui, visiblement, persiste à s’estimer au-dessus des lois !

D’ailleurs, cette oligarchie poursuit inlassablement sa prédation malgré la crise économique, politique et financière en cours …

Parlera-t-on un jour d’association de malfaiteurs comme l’a fait récemment un juge parisien pour décrire un tel mécanisme ?

Bien cordialement à tous !

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S Lecornu a jeté l’éponge !

Ce 06 octobre 2025, notre nouveau premier ministre vient de présenter sa démission.

Il n’aura donc même pas tenté de présenter quelque texte que ce soit devant l’Assemblée Nationale et préféré jeter l’éponge face à une situation qu’il savait perdue d’avance.

Ce faisant, il a en fait tiré utilement les conséquences de l’opposition du groupe LR et de la probable démission de Retailleau qui ne lui laissait aucune chance face à un Parlement hostile.

Ce faisant, et malgré le fait qu’il soit un des fidèles parmi les fidèles d’E Macron, il n’a pas fait le jeu de notre cher président qui pensait sans doute pouvoir gagner encore un peu de temps jusqu’à 2027 (année des prochaines élections présidentielles).

Contrairement à F Bayrou et à son prédécesseur (M Barnier), S Lecornu n’a pas souhaité aller jusqu’à la motion de censure qu’il savait inévitable.

Comme nous l’avions prévu, la France s’enfonce dans la crise politique et économique et financière ; la bourse s’effondre et les taux d’intérêts augmentent … (ici, et encore là)

Le seul responsable de cette situation est évidemment E Macron lui-même puisqu’il refuse de tirer les conséquences de la situation qui résulte exclusivement de ses décisions inopportunes et notamment de la malheureuse dissolution de l’Assemblée Nationale.

En outre, il refuse de prendre acte de la modification de la carte électorale en persistant à vouloir nommer un premier ministre de sa couleur politique ; sans tenir compte de la nouvelle répartition politique à l’Assemblée Nationale.

Mais, il est vrai qu’il n’y a pas de majorité à l’Assemblée et, de ce fait, un premier ministre qui aurait quelque chance de passer l’écueil d’une motion de censure devrait nécessairement être issu d’une coalition.

Le problème est que la culture politique française issue de la Vème République mise en place par le général De Gaulle exclut ce mécanisme de coalition.

Dès lors, à ce jour, il ne reste à E Macron que deux solutions :

-prononcer une nouvelle dissolution de l’Assemblée Nationale en espérant qu’une majorité parlementaire se dégage (en sa faveur) ; ce qui est extrêmement peu probable.

-faute de majorité en sa faveur, démissionner de ses fonctions pour provoquer de nouvelles élections présidentielles et législatives avec l’espoir qu’une majorité parlementaire puisse se dégager et permette de sortir le pays de la crise politique en cours.

Le problème est qu’il sait que le futur président et la future majorité parlementaire seront probablement issus des rangs du Rassemblement National que tous les sondages donnent vainqueurs ; alors qu’E Macron n’a jamais hésité à instrumentaliser ce parti politique (légal) pour manipuler l’électorat et obtenir sa réélection.

Par ailleurs, le Rassemblement National, qui n’a jamais gouverné, n’a jamais fait la preuve de ses compétences et nous entrons là en terra incognita … compte non tenu du fait que toute l’administration, les services publics, la radiotélévision publique, tous très marqués à gauche, feront tout pour faire échouer un gouvernement issu des rangs de cette formation politique … avec évidemment un risque de crise politique aggravée !

Enfin, ultime affront narcissique, une démission pure et simple serait considérée par E Macron comme ignominieuse et comme un échec personnel absolument lamentable ; ce qui ne cadre pas du tout avec sa personnalité faite de la contemplation de … lui-même !

Il est donc extrêmement peu probable qu’il démissionne …

Nul doute donc que, du fait de la défaillance pure et simple des institutions face à une telle situation, les choses ne vont pas aller en s’arrangeant !

La France va donc continuer à s’enfoncer dans la crise … jusqu’au crash final !

Bien cordialement à tous !

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Profession révolutionnaire de salon … engraissé par les impôts des autres !

Si tu es pauvre, c’est que les riches t’ont volé, donc tu ne dois pas avoir de scrupules à voler des voleurs !

Voilà, pour l’essentiel l’argument de nos révolutionnaires institutionnalisés … et cet argument rencontre visiblement un écho favorable dans une large part de la population puisque 68% des français seraient pour le « vol Zucman » !

En cette période instable et troublée, les français semblent être atteints d’un “syndrome de Robin des bois” : prendre aux riches pour donner aux pauvres dont ils font évidemment partie !!!

On reste pantois devant tant de naïveté … d’autant que si les français paient trop d’impôts ou ne gagnent pas assez, ce n’est absolument pas la faute des riches mais bien du système étatique français et d’une administration omniprésente, horriblement couteuse, inutile bien souvent, tatillonne et tracassière !

Certains de ces agitateurs ont d’ailleurs proposé, pour la journée du 10 septembre dernier, le « plein caddy gratuit » au supermarché du coin, le sabotage des radars (qui est puni de très fortes amendes), les péages autoroutiers gratuits, ce qui n’est rien d’autre que l’incitation au vol et à l’émeute … sans qu’eux-mêmes, encourent des poursuites pénales pour incitation à des actes purement délictueux !

Il s’agit, à n’en pas douter, d’un pas franc et volontaire vers la révolution … à moins que ce ne soit plutôt vers le pillage pur et simple.

Mais, vous êtes-vous demandé quel était le cursus professionnel de nos révolutionnaires et agitateurs politiques ; en gros, à quoi ressemble un révolutionnaire ?

Un profil sociologique à peu près constant

Pour l’essentiel, en ce qui concerne les révolutionnaires historiques, il s’agissait de gens qui ne travaillaient pas et étaient, en outre, souvent issus de familles aisées et, de fait, les révolutionnaires sont rarement des ouvriers … tout comme les écologistes les plus radicaux sont souvent issus des classes sociales les plus favorisées.

Lénine et Trotsky n’ont jamais travaillé de leur vie …

Staline « échappe » à ce schéma car il n’était pas issu d’une famille aisée mais son « travail » s’est résumé à braquer des banques ; ce pour quoi il a d’ailleurs été condamné !

Et nos révolutionnaires nationaux ?

JL Mélenchon, grand ami de Chavez (Venezuela), de Fidel Castro (Cuba), admirateur et porte-parole de Poutine, est exactement dans la même veine puisqu’il n’a travaillé qu’à peine 2 ans (imprimerie, enseignement) puis n’a fait que remplir des mandats de député français ou européen ; lui permettant d’accumuler, grâce aux deniers publics, un patrimoine considérable bien au-delà du million € !

Il en est de même pour son assistante parlementaire et « conjoint occulte » Sophia Chikirou dont on n’a pas trace d’une quelconque activité autre que politique.

Par ailleurs, il semblerait d’ailleurs que, sous des abords révolutionnaires, ces deux-là soient particulièrement sensibles à l’attrait de l’argent gratuit des autres puisqu’ils sont sous le coup de poursuites pénales pour fraudes diverses et notamment escroqueries aux remboursements des frais de campagne par le biais de surfacturations opérées via des sociétés tierces dont ils sont en fait les actionnaires ! On attend évidemment le procès qui jugera des faits parfaitement constitués mais il semblerait que la justice se fasse attendre …

En approfondissant notre recherche, nous constatons que Mathilde Panot a un parcours professionnel se limitant à un vague travail dans une vague association.

On sait qu’Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac et accessoirement Lfiste, a réussi à se faire élire député et profite bien du système qu’elle dénonce … mais elle a été maitre de conférence pendant 5 ans dans une fac publique (Saclay).

Marine Tondelier, l’écolo extrémiste, ne fait pas mieux avec un parcours pro totalement inexistant

Et en recherchant un peu plus loin, nous voyons qu’Alain Krivine tout comme Daniel Cohn Bendit sont exactement dans le même schéma.

Les seules exceptions sont Philippe Poutou qui travaillait chez Ford à Bordeaux, Arlette Laguiller qui était employée d’une banque et Olivier Besancenot qui est facteur.

Ainsi donc, la grande majorité de ces révolutionnaires qui nous donnent par ailleurs des leçons d’économie vivent tous à des degrés divers de l’argent public tout en excitant la population contre l’Etat qui les nourrit. En fait, si vous examinez le CV des membres de LFI vous ne trouverez que des étudiants attardés, des idéologues en chambre qui n’ont jamais vraiment travaillé et encore moins créé d’entreprise.

Car, soyez convaincus que la révolution est une activité qui demande un emploi du temps à plein temps !

A quoi reconnait-on qu’un révolutionnaire a réussi ?

L’adage énonce : Trotskyste un jour trotskyste toujours … Mais, il y a des révolutionnaires qui ont réussi. A côté de JL Mélenchon, Pierre Moscovici est de ceux-là !

Membre de la LCR d’A Krivine, pitoyable ministre des finances de F Hollande, énarque, désormais bien planqué dans l’administration puisque président de la Cour des Comptes, favorable au vol Zucman, il moralise à bon compte sur l’état des finances publiques tout en prospèrant bien tranquillement avec l’argent public mais … en ne faisant lui-même aucun effort à propos de ses très confortables rémunérations.

Par ailleurs, la révolution n’empêche pas l’ambition puisqu’il est donné en partance pour la Cour des Comptes européenne.

La politique perçue comme un vecteur d’enrichissement sous couvert de révolution

On s’aperçoit donc que ceux qui excitent la population à la révolte mettent en fait en place un système dont ils sont les seuls à profiter : Se gaver d’argent public volé aux autres par le biais d’un impôt massif et certainement pas consenti !

Ce sont juste des agitateurs professionnels et il faut être conscient que les écolos, eux aussi gauchistes intégristes intransigeants, utilisent les mêmes techniques !

Ils promettent le bonheur et l’argent pour les pauvres en agitant les ressorts les plus obscurs de l’individu (jalousie, envie, haine) en proposant un moyen rapide et miraculeux de s’enrichir : le vol et la spoliation en excitant la victimisation de leurs auteurs mais eux-mêmes … ne font rien !

Autrement dit, le révolutionnaire, payé par l’argent public confisqué aux pauvres ( !?!) par le biais de l’impôt, n’hésite pas à s’enrichir sur le dos de ces mêmes pauvres tout en les excitant contre les riches dont il fait lui-même partie !

Il n’y a pas à dire, c’est franchement révolutionnaire … ou plutôt cynique !

Pour ma part, ce sont juste des parasites !

En fait, la plupart ne sont que des révolutionnaires de salon c’est à dire que leurs paroles ne dépassent pas le cadre médiatique et il ne s’agit nullement pour eux d’aller descendre dans la rue les armes à la main pour prendre le pouvoir comme l’ont fait les bolcheviks en 1917 !

Et, bien évidemment, les hommes de l’Etat le savent ; ce pourquoi ils les laissent faire … cela donne juste une impression de diversité politique à des français naifs.

C’est aux autres, aux crédules, de prendre les risques ; eux se contentent de vivre grassement de l’argent public en observant les évènements !

Et le pire c’est que les français, décidément bien crédules, aiment leurs révolutionnaires ; la preuve ils approuvent les grèves du 18 septembre qui sont le fait, pour l’essentiel, des salariés du secteur public c’est à dire des privilégiés du régime !

Connaissez-vous la devise du vrai révolutionnaire ?

Tu es le plus pur mais, il y aura toujours un plus pur que toi pour t’épurer !

Bien cordialement à tous !

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Une bonne taxe sur … l’inflation !

L’Etat, en manque chronique de l’argent des autres, ne recule jamais devant les pires excès fiscaux !

On sait qu’avec sa politique démagogique et irresponsable du kouakilenkoute et la distribution d’argent gratuit orchestrée par le Mozart du découvert bancaire de la finance de l’Elysée, l’Etat technocratique et anti démocratique a provoqué l’inflation qui détruit votre pouvoir d’achat du fait d’une importante augmentation des prix qui ne diminuent plus tandis que les salaires et pensions de retraite ne suivent pas …

Vos placements, si vous en avez, ont vu leur taux de rémunération temporairement augmenter à cause de cette inflation (livret A, et autres livrets défiscalisés) ; ce qui était aussi le cas pour des placements non défiscalisés.

J’ai eu « l’opportunité » de profiter de placer quelques économies sur un livret au taux royal de 1.5% lorsque l’inflation s’envolait à plus de 3.5% … taux officiel et évidemment très en dessous de la réalité.

Le gain est évidemment totalement nul puisqu’avec cette “rémunération” je perdais quand même 2%. C’est ce qu’on appelle un placement à perte.

A la sortie, je me retrouve taxé à 17.2% sur ces intérêts (CSG et taxes annexes) et 1.46% d’impôt sur le revenu ; ce qui fait que le taux réel de rémunération de l’épargne a finalement été ramené à 1.22%.

Prodigieuse affaire … pour l’épargnant grugé !

Conclusion qui s’impose : Vous êtes taxés à la fin sur cette inflation que l’Etat a lui-même provoquée et qu’il finit par considérer comme un revenu !

Seulement, l’inflation n’est pas un revenu, c’est une perte de revenus et la différence entre les 3.5% d’inflation et les 1.5% reçu c’est bien 2% de perte sur le capital !

Conclusion : l’Etat, dans sa furie fiscale obsessionnelle, arrive à collecter l’impôt sur ses propres dérives !

En bon français fiscal cela s’appelle l’euthanasie de l’épargnant et c’est évidemment totalement volontaire.

Nous vivons une époque formidable, non ?

Bien cordialement à tous !

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La spoliation pour programme politique

Pour toute une catégorie de la population qui vit de la dépense publique, que ce soit au travers des aides sociales, d’indemnités diverses ou de salaires de la fonction publique, la crainte principale est que l’Etat, arrivé au bout de l’argent des autres et n’ayant plus de ressources, soit contraint de réduire fortement ses dépenses. Evidemment, cette population en subirait les conséquences directes sur leurs revenus comme cela s’est passé en Grèce avec des réductions d’aides et de salaires de l’ordre de 30% !

Et cela représente du monde car 57% des Français reçoivent financièrement plus de l’Etat qu’ils n’y contribuent !

Du coup, évidemment, pour tous ces gens, il devient urgent de trouver une solution et quoi de mieux que d’appliquer le vieil adage si populaire : « faire payer les autres et notamment les riches ! »

Le discours de l’enrichissement indu et forcément malhonnête des « riches » reçoit actuellement un accueil plus que favorable … car stigmatiser une partie de la population pour la faire passer pour de véritables monstres assoiffés de sang pognon permet de mieux se donner bonne conscience … pour les piller !

D’ailleurs, Sophie Binet, dirigeante de la Cgt, se situe bien dans ce schéma puisqu’elle vient de demander aux odieux patrons profiteurs d’arrêter de « pleurnicher » (sic) … car, c’est bien connu, les entreprises ne font que des super profits …avec leurs complices, les horribles actionnaires qui se gavent !

Curieux car les tribunaux de commerce sont submergés par les dossiers de faillites qui atteignent un niveau record !

La réalité serait-elle différente ?

Pour comprendre ce que veulent faire les aficionados de la justice fiscale expéditive vis-à-vis des riches ou présumés tels, lisez le programme d’une organisation comme Attac et vous aurez une idée de ce qui vous attend …

Avec Attac, nous avons droit à une véritable frénésie fiscale avec des taxes partout en imaginant que l’argent des riches, et seulement lui, sauvera le monde enfin … la France et les français, enfin … certains d’entre eux !

Attac voit des riches partout ; c’est véritable obsession et fatalement estime qu’il y a « du grain à moudre » selon une expression qui a eu son succès il y a quelques années.

Du coup, elle propose les mesures suivantes :

1-la mise en place de la Taxe Zucman à hauteur de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions €. Pour ma part, je qualifierais cette idée de « vol Zucman » car il faut être conscient que c’est seulement du vol, le curseur étant juste le niveau de vol. 2% du patrimoine, mais pourquoi pas 10 ou carrément 100% comme Staline l’a fait dans les années 32-34 en Ukraine ? Et dans le cas où le riche ne pourrait pas payer la taxe parce qu’il n’a pas les revenus pour le faire, on pourrait même le faire payer en nature ! Accessoirement, il est quand même lamentable que l’on glorifie dans certains milieux l’idée d’un vol pur et simple … tout comme il est lamentable que certains élus payés par nos impôts trouvent normal que ce ne soient que les autres qui fassent les efforts !

2-la Remise en cause de certaines niches fiscales (mais évidemment il faut comprendre seulement celles pour les riches),

3-un ISF rénové (ce qui signifie nouvel ISF sans doute plus lourd et qui ferait forcément double emploi avec la taxe Zucman) ; sauf qu’il s’appliquerait aux patrimoines à partir de 2 millions € !

4-la Réduction des aides aux grandes entreprises. Le problème est que les principales bénéficiaires de ces aides sont les … entreprises publiques et notamment la … SNCF, entreprise appartenant à l’Etat à 100%, subventionnée à hauteur de 15 Mds€ par an. On peut aussi évoquer les 100 millions € d’aides directes et le milliard d’exonérations sociales fiscales pour la presse, les 4 Mds€ de subventions pour France télévision, les 620 millions pour Radio France, les 280 millions pour Arte France … tous ces organismes d’influence politiquement engagés (à gauche) ; preuve s’il en est qu’à Attac ils ne savent même pas de quoi ils parlent !!!

5-la Suppression de la flat tax pour infliger un impôt massif sur les profiteurs du capital ; sans voir que la suppression de l’impôt à 13% de la flat tax (pas vraiment flat) va frapper tous les contribuables à compter du 3ème décile fiscal, c’est à dire les gens de la classe moyenne inférieure car la flat tax se décompose en 12,8% d’impôt sur les revenus et 17,2% de CSG de taxes annexes. La encore Attac ne sait pas de quoi elle parle …

6-l’Abolition des privilèges fiscaux ?!? (On ne sait pas trop lesquels mais je doute qu’il s’agisse de s’intéresser à ceux des super privilégiés de Bercy ainsi que ceux des élus de l’Assemblée Nationale et du Sénat qui les collectionnent à tous les niveaux),

7-la Taxe unitaire des multinationales avec en point de mire le désormais iconique Bernard Arnault première fortune de France à la fois pour son patrimoine personnel mais aussi les sociétés qu’il contrôle même s’il n’en possède réellement qu’une petite partie ! Mais, à Attac, on n’a pas peur de faire la confusion entre la valeur boursière d’une entreprise cotée et la richesse des actionnaires !

Autrement dit, nous avons là un programme mirifique pour … détruire un pays en 7 points ; énième avatar de la pensée communiste de la part de gens qui n’ont jamais « travaillé » à autre chose qu’à agiter des idées ineptes qui ont abouti à la ruine de pays entiers !

Néanmoins, ce programme oublie de vous communiquer deux informations essentielles :

-la spoliation des riches ne sera en aucun cas de nature à redresser les comptes du pays et donc il faudra ensuite passer à la spoliation des moins riches puis … des encore moins riches pour arriver à la spoliation généralisée de toute la population. C’est la règle du communisme !

-Vous saurez qu’Aurélie Trouvé, présidente d’Attac, a réussi enfin à entrer dans le système des nantis (élus) en devenant député à 15.000€ par mois puisque, inscrite sur la liste LFI, elle a été parachutée en Seine st Denis. Elle vient d’un coup de faire un bond dans la classe des super riches … Sera-t-elle spoliée comme les autres ?

Mais, et ce qui est plus grave, c’est que l’idée d’une spoliation fiscale fait aussi son chemin dans l’esprit des élites et des hommes de l’Etat ; à tel point que même la presse main Stream commence à en parler.

Ponctionner l’argent des français sur leur épargne ou leurs comptes courants n’est désormais plus une hypothèse farfelue … car les impôts massifs extorqués aux français ne sont plus suffisants pour boucher le puits sans fond de dépenses publiques devenues incontrôlables !

Même l’idée du “vol Zucman” n’est pas écartée alors que c’est le degré zéro de l’économie et de la fiscalité ; ce qui en dit long sur les « ressources » de nos élites qui se résument au vol, encore au vol et toujours au vol et d’ailleurs, il est probable que S Lecornu devra négocier certains aménagements et sans doute reprendre à son compte un certain nombre de ces propositions s’il veut faire passer un budget 2026 à l’assemblée et avoir quelque chance de durer … alors que le gouvernement est incapable de réduire les déficits !

la spoliation généralisée, des riches et … des autres est en vue; par tous les moyens même … les pires !

Évidemment, les gens « bien informés » (hauts fonctionnaires notamment) vous expliqueront, avec la figure de Pinocchio, qu’il n’en pas question et que d’ailleurs cela n’a jamais été envisagé.

Bien sûr …

En effet, il ne faut surtout pas affoler le « bon peuple » car le pire serait que la menace soit suffisamment précise pour que les français se précipitent dans leur banque afin de retirer leurs économies provoquant alors un bank run aux conséquences fatales (faillites en cascade des banques) !

En attendant, le vol, sous couvert de justice fiscale est à l’ordre du jour dans un pays en pleine dérive idéologique …

Bien cordialement à tous !

 

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Ces failles de la Vème République qui provoquent la colère populaire

Encore une fois, je vais vous rappeler tout le mal que je pense de la Vème République et de son système de monarchie élective !

On sait que les français ne peuvent plus voir E Macron en peinture mais que celui-ci s’accroche à son poste comme une moule sur un rocher. Il refuse de partir et refuse de tirer les conséquences de la situation qu’il a lui-même provoquée ; tout comme il refuse de voir l’impopularité massive qu’il rencontre auprès des français …

La raison n’est même pas constitutionnelle, elle est bassement matérialiste et purement personnelle : s’il abandonne ses fonctions, il n’est plus rien et retourne dans l’anonymat comme F Hollande qui rêve encore aujourd’hui un retour qui n’aura pas lieu. Pour un individu narcissique, il est évident qu’un tel affront est absolument inacceptable ; compte non tenu du fait qu’il a en tête des calculs visant à le faire rebondir vers un poste international prestigieux après la fin de son mandat en 2027.

La conséquence la plus immédiate est que les tensions montent et il n’y a pas de solution en vue !

Or, partout ailleurs en Europe, lorsque le chef du gouvernement perd la majorité, il démissionne et disparaît !

Ah oui, mais non, car E Macron n’est pas le chef du gouvernement !

C’est le chef de l’Etat !

Or, et c’est bien là le problème, avec la Vème République, c’est bien le président qui a tous les pouvoirs, le premier ministre n’étant qu’un pouvoir délégué qui agit au nom du président et selon ses instructions.

En Allemagne, il y a bien un président mais il n’a aucun pouvoir et par conséquent ne gêne pas le fonctionnement normal des institutions basé sur les majorités politiques. Si la majorité change, le chancelier s’en va …

Il faut comprendre, à ce stade, qu’il s’agit là juste d’un lamentable artifice constitutionnel mis en place en 1958 pour permettre au général De Gaulle de gouverner sans être empêtré dans des combinaisons politiciennes ; ce qui fait que pendant longtemps les chancelleries européennes se sont posé des questions à propos de ce montage si particulier, et en fait unique, en cas de cohabitation : mais c’est qui le chef ?

Le premier vice de la Vème République

C’est qu’il ne prévoir qu’un système de pouvoir sans partage, monarchique basé sur une majorité à l’assemblée nationale. Il a supprimé de ce fait la culture de la coalition pour n’adopter qu’un régime de majorité et de conflits idéologiques à l’assemblée nationale tout en favorisant l’irruption de partis extrémistes qui ne peuvent s’entendre avec … personne.

On en avait déjà vu les effets avec la cohabitation qui n’avait pas été prévue ni par De Gaulle et ni par M Debré ; le général De Gaulle ayant sans doute intégré (mais ni F Mitterrand ni J Chirac) qu’il démissionnerait s’il perdait la majorité à l’assemblée nationale.

La réforme effectuée sous Sarkozy de 2008 n’a pas permis la résolution de ce problème.

Mais que se passe-t-il quand il n’y a plus de parti majoritaire à l’assemblée ?

On le voit, c’est l’instabilité gouvernementale à coups de motions de censure comme sous la IVème république dont le principal vice était, on l’oublie aujourd’hui, son système électoral basé sur la proportionnelle qui diluait les majorités (sous la Vème c’est le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours qui permet de dégager, en principe, une majorité pour le candidat élu) !

Le deuxième vice de la Vème République ?

C’est l’irresponsabilité politique d’un président de la République qui va utiliser tous les expédients pour essayer de surnager dans le marasme politicien et institutionnel qu’il a lui-même provoqué !

Et qui a organisé cette irresponsabilité qui, aujourd’hui, rend la situation insoluble ?

Oui, c’est bien le général De Gaulle qui, lors d’une conférence de presse (arrangée) restée célèbre, avait éructé, un brin énervé, « pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur ? »

Il n’en avait pas besoin, il avait déjà tous les pouvoirs ; surtout qu’avec la modification constitutionnelle de 1962 il avait obtenu des français (bien naïfs) qu’il soit élu au suffrage universel avec pour résultat de créer une ambiguïté politique désastreuse !

L’idée de base était que le président n’était responsable politiquement que devant les français mais la pratique a fait que le président est finalement totalement irresponsable politiquement et surtout pas devant les français.

E Macron a-t-il à un moment ou un autre pris acte de la contestation populaire et du changement de majorité ?

Absolument pas, il a juste intrigué en nommant des premiers ministres qui lui convenaient à lui mais ni à l’électorat ni aux partis politiques …

Dès lors, la question induite qui se pose est : qui est légitime pour parler au nom du peuple français ?

Le président élu par tous les français (ou du moins la majorité d’entre-eux) ou les députés élus eux aussi par tous les français ?

Car, la situation ne peut aboutir qu’au blocage institutionnel lorsque le président, qui a perdu toute légitimité réelle mais pas constitutionnelle, puisqu’il a été élu pour 5 ans et peut légitimement prétendre poursuivre son mandat jusqu’à son terme, ne veut pas abandonner ses fonctions malgré la modification de la structure électorale de l’assemblée après des élections qui lui ont été défavorables.

A ce jour il n’y a pas de réponse  … et ce blocage ne peut amener évidemment que la contestation et les violences de la part de français qui estiment avoir été trompés … d’où la facilité de déclencher des mouvements comme celui du 10 septembre.

En effet, du fait de son irresponsabilité politique, le président n’est pas assujetti, comme les autres chefs de gouvernement en Europe, à la modification des rapports de force au sein de l’assemblée et ne peut pas être dégagé. Il se sent donc invulnérable ; ce qui convient d’ailleurs fort bien à sa personnalité quelque peu provocatrice.

Les français l’ont constaté puisque, malgré sa débâcle électorale, il a nommé M Barnier et F Bayrou qui n’étaient ni l’un ni l’autre issus d’une majorité parlementaire ; et S Lecornu encore moins !

La cadence des nominations démontre d’ailleurs une évidente fébrilité du président à cet égard … alors qu’il préfère jouer les divisions plutôt que le rassemblement.

Inévitablement, il se créé une distorsion entre la volonté du président et la réalité de l’électorat ; ce qui permet de penser que nous nous approchons du déni de démocratie et d’un blocage institutionnel tout à fait préjudiciable.

Aujourd’hui nous sommes dans l’impasse alors qu’une solution serait de supprimer le premier ministre (l’épisode Barnier l’a prouvé) et de rendre le président responsable politiquement tout en supprimant son élection au suffrage universel pour le remplacer par une élection par les députés !

Question subsidiaire : pourquoi E Macron a-t-il nommé si vite S Lecornu premier ministre alors qu’il avait intentionnellement mis des mois à nommer M Barnier ?

Parce qu’il savait, comme tout le monde, que l’agence Fitch allait se prononcer sur la note de solvabilité de la France et que l’absence de premier ministre et de gouvernement ne pouvait qu’aggraver les choses !

Il a même peut-être espéré (naïvement) que le pays échapperait à la dégradation de AA- à A+ mais cela n’est pas arrivé !

Pourquoi ces considérations ?

Parce que la France va désormais devoir emprunter plus cher alors qu’elle doit emprunter 300 Mds€ par an ; ce qui va nous coûter une fortune et relève, contrairement à ce qu’a faussement affirmé F Bayrou, totalement de la responsabilité des hommes de pouvoir qui nous ont amenés à cette situation par leurs décisions hasardeuses !

Le budget 2026 ne va pas y résister et … ceux d’après encore moins !

Bien cordialement à tous !

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Nous sommes tous traqués !

Beaucoup n’en ont pas conscience, mais nous sommes en liberté surveillée … et notre espace de liberté diminue tous les jours.

Bien sûr, vous ne risquez pas de voir la police arriver le matin à 6h00 et vous arrêter pour des motifs politiques comme c’était le cas dans la défunte URSS ; nous sommes en démocratie et la liberté est la règle …

Bien sûr, bien sûr …

Seulement, le concept de liberté individuelle en tant que droit inaliénable, tel qu’il a été formulé dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 (article 1 et 4), a connu de sérieuses atténuations ; ce qui permet d’affirmer aujourd’hui que le principe de base selon lequel « tout ce qui n’est pas interdit est autorisé » a été insidieusement remplacé par « tout ce qui n’est pas expressément autorisé est interdit ».

L’interdiction est devenue la règle de base … et cette interdiction s’est doublée d’une surveillance tous azimuts !

Traqués par le fisc jusque sur les réseaux sociaux, surveillés pour l’usage que vous faites de votre argent (vous ne pouvez pas retirer librement votre argent de votre banque), traqués pour l’usage de votre voiture (radars, contrôle technique, ZFE parce que votre voiture ne correspond pas à certains critères arbitrairement décidés par une administration qui ne rend de comptes à personne), interdits de facto d’acheter le véhicule de votre choix sauf si vous êtes disposé à dépenser 60.000 ou 80.000€ de pénalité fiscale abusivement appelée malus écologique, interdits de louer un immeuble vous appartenant parce que, là encore, il ne remplit pas certains critères arbitrairement décidés, des caméras de plus en plus intrusives mais pour votre sécurité, les cartes bancaires, les téléphones, internet, la dévalorisation subite et arbitraire de votre maison, anéantissant d’un coup votre patrimoine,  parce que les critères du DPE (qui changent sans arrêt) vous sont défavorables …

La liste est sans fin !

La surveillance est généralisée et ce n’est évidemment pas un hasard.

Tout cela parce que l’Etat français, surendetté malgré une fiscalité totalement abusive et hors norme, est toujours à la recherche du dernier € taxable et que, pour atteindre ce but, il faut contrôler la population et la conditionner pour qu’elle accepte de payer sans rechigner ni se révolter.

Le concept de base est tout simplement : comment mettre en place un système de spoliation fiscale qui soit totalement incontournable mais néanmoins accepté par la population ?

Evidemment, on aide quand même un peu les choses avec le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et de la CSG ; ce qui vous supprime toute liberté et tout consentement voire toute résistance à l’impôt !

Car, même si vous n’acceptez pas ce système, vous n’avez pas le droit de résister à l’Etat qui ne veut que votre bien …

En fait, à bien y regarder, la fiscalité s’accompagne de manipulation mentale mais aussi de mesures pratiques qui font que l’individu doit désormais se cantonner entre acceptation et résignation !

La population apparaît finalement être littéralement conditionnée et, dans son immense majorité, semble accepter son sort …

La volonté de supprimer l’argent liquide ressort de ces pratiques, au prétexte de « lutter » contre la fraude fiscale ou contre le terrorisme … alors que les sommes en jeu sont absolument ridicules par rapport au montant quotidien des échanges monétaires qui ont lieu dans tout le pays. Mais, il est bien connu que les terroristes paient tout en carte bancaire … et que les fraudeurs fiscaux laissent des traces de leurs fraudes sur les comptes bancaires !?!

Le but est avant tout de tout savoir sur vous : ce que vous faites, ce que vous achetez et à qui, ce que vous vendez et à qui (y compris sur le Bon Coin), qui vous voyez, qui vous fréquentez, et aujourd’hui les moyens informatiques le permettent …

Nous finirons inéluctablement par arriver à un contrôle social à la chinoise … en mieux c’est à dire tout aussi efficace mais plus discret et évidemment, du moins en apparence, moins attentatoire aux libertés même si aujourd’hui on commence quand même à prendre des mesures de cette nature (Cf les ZFE). !

Vous en doutez ?

Essayez de trouver une mesure qui a été prise ces 5 dernières années et qui a facilité la vie des français ?

Par contre :

Le radar vous inflige abusivement une amende, vous devez payer !

Votre facture d’électricité augmente sans cesse notamment à cause du poids des taxes, vous devez payer !

Vous voulez aller en ville avec votre voiture, c’est interdit ou, au mieux, très couteux (stationnement, amendes) !

Vous voulez acheter une voiture thermique, il faut payer une pénalité parce que vous ne voulez pas de la voiture électrique qui ne correspond pas à vos besoins mais qui est recommandée par le pouvoir et notamment par Mme Agnès Panier-Percé, qui se réjouit aussi que les pauvres n’aient pas de voiture …

La liberté individuelle s’amenuise chaque jour, lentement, insidieusement un peu comme la grenouille dans la casserole d’eau froide portée ensuite à ébullition et cela dure depuis le début des années 80 pour le plus grand bonheur d’une administration tentaculaire et couteuse qui peut justifier son activité ; même si celle-ci consiste essentiellement à emmerder le français moyen en mettant en place un système policier soft qui ne dit pas son nom !

Et pourquoi en est-on arrivé là ?

Parce que l’Etat n’est pas un gestionnaire, c’est un dépensier qui fonctionne par missions et que, tout bêtement, le système administratif n’a pas été conçu pour faire des économies.

Le système est ainsi conçu que lorsqu’on décide une dépense, souvent à caractère électoraliste, cela s’opère sans se demander, au préalable, si nous avons les ressources suffisantes. Il n’est qu’à voir les politiques nous annoncer régulièrement, avec une fierté non dissimulée, telle nouvelle mission ou tel nouvel avantage décidé qui se chiffre souvent en Mds € !

Evidemment, comme on découvre, en cours de route, qu’il n’y a pas d’argent, on décide d’une nouvelle taxe pour financer des dépenses inconsidérées et l’on aboutit à l’augmentation sans fin des impôts ; au besoin en affublant la nouvelle du qualificatif de “symbolique” avant qu’elle évolue vers des montants beaucoup plus significatifs parce qu’on … n’a pas le choix (ainsi la CSG qui a commencé sa juteuse carrière à 1.1% et qui culmine aujourd’hui à 9% sans les taxes additionnelles et bientôt cette nouvelle taxe pour financer les collectivités locales) !

Et l’on se retrouve finalement dans ce système pervers où il faut taxer tout ce qui bouge, dans tous les sens du terme ; aucune transaction, aucun revenu, aucun patrimoine, aucun avantage aussi faible soit-il ne devant échapper à la taxation.

Seulement, Bercy, le temple de l’impôt confiscatoire, a bien été dans l’obligation de remarquer que le ratissage fiscal devient de plus en plus ardu au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’ultime € taxable. En effet, malgré une imagination débordante, les gisements fiscaux se font de plus en plus rares … voire parfois impossibles à exploiter (Cf l’impôt mondial sur les multinationales).

On a donc été dans « l’obligation » de mettre en place des procédures sophistiquées de spoliation ; tout en les habillant de motifs ou de prétextes bidons (écologiques, justice fiscale, solidarité …) qui n’ont rien à voir avec la réalité des intentions et les buts poursuivis !

Bon, rassurez-vous, pour l’instant il n’est pas encore question de vous empêcher de prendre le train ou l’avion ou encore de partir à l’étranger parce que vous vous êtes mal conduit mais il n’est pas exclu que l’on ne puisse pas y arriver un jour parce que le système sera arrivé au bout de ses « incitations » et que pour contrôler la population il faudra bien recourir à des mesures « plus efficientes » !

Mais, il ne faut surtout pas croire, parce qu’il n’y a plus de gouvernement, que le mouvement va s’arrêter …

L’administration veille … sur vous !

Bien cordialement à tous !

 

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Le miracle de la réindustrialisation … enfin !

Je ne résiste pas au plaisir de me faire le relais des autorités françaises et de vous annoncer la bonne nouvelle !

La France est en pleine réindustrialisation !

Si, si, la preuve dans cet article de LA TRIBUNE dont je vous livre un entrefilet :

Le secret aura été bien gardé. Juste avant l’ouverture du sommet Choose France, au mois de mai, l’Élysée révèle que le fleuron tricolore de la défense Thales et le poids lourd taïwanais de l’électronique Foxconn envisagent d’implanter sur notre sol une usine de semi-conducteurs. Le projet doit se faire en partenariat avec Radiall, spécialiste des connecteurs et composants. « Un pas vers l’autonomie stratégique pour la microélectronique », exulte la présidence. L’annonce fait l’effet d’une bombe, alors que la France peine à se réindustrialiser et que 80 % de la production de semi-conducteurs provient d’Asie du Sud-Est.

Foxconn est cette entreprise taiwanaise qui produit notamment des IPhone pour Apple dans de gigantesques usines basées en Chine populaire. Elle y emploie plus d’un million de salariés …dans des conditions très éloignées du code du travail français !

Toutefois, la question qui n’est pas posée et évidemment pour laquelle il n’y aura pas de réponse c’est : Combien ?

Combien quoi ?

Mais voyons, combien d’exonérations fiscales ont-t-elles été consenties à Foxconn pour qu’elle accepte de s’implanter en France ; ce pays qui déteste les entreprises et les matraque sans cesse !

Parce que, objectivement, il faut être complètement fou, ou inconscient, pour vouloir implanter une usine en France !

Toutefois, le chapo de l’article nous livre une partie de la réponse :

L’annonce du partenariat franco-taïwanais pour une usine de semi-conducteurs a été précédée par de longs mois d’efforts diplomatiques et politiques, avec l’objectif de renforcer les collaborations économiques entre les deux pays.

Longs efforts diplomatiques et politiques …

Phrase sibylline pour dire les choses … sans les dire !

Car, il ne faut pas être dupes …

Une entreprise comme Foxconn n’a aucun intérêt à s’implanter en France, un pays où les couts de production sont prohibitifs (nous avons les couts de production les plus élevés d’Europe) et dont le marché est finalement extrêmement réduit rapport à la Chine et aux Etats Unis !

Car, vous l’avez compris, il y a un envers du décor sur lequel nos gouvernants, bien aidés par une presse en quête de lâcheté subventionnée par nos impôts, ne va pas s’étendre … en omettant de donner les explications complémentaires indispensables pour comprendre la nature et les conditions de l’accord !

L’implantation de Foxconn en France n’est pas gratuite !

Mais nos politiciens incompétents sont prêts à toutes les veuleries, à toutes les compromissions, à toutes les lâchetés pour faire croire au bon peuple qu’ils créent des emplois !

Car, le principe de nos gouvernants, c’est de faire croire aux français que des entreprises étrangères souhaitent s’implanter en France alors qu’en fait, elles sont lourdement sollicitées par des politiciens aux abois et inquiets qui n’ont trouvé qu’une seule solution à un problème insoluble dont ils sont par ailleurs les auteurs : qui veut bien s’installer en France ?

La réponse est simplissime : avec la promesse d’exonérations fiscales massives pour une certaine durée ; ces avantages fiscaux (exonération d’impôt sur les sociétés, de CFE, … ) se faisant évidemment au détriment des entreprises franco-françaises qui, elles, n’auront droit … à rien !

Mais bien évidemment, seul le résultat compte et les français n’ont pas besoin de connaître des détails … qui ne les intéressent pas !

Il n’est pas non plus exclu d’ailleurs que l’Etat prenne en charge aussi tous les frais d’installation (viabilisation, construction des locaux, connections …).

Mais, c’est bien connu : ça ne coute rien puisque c’est l’Etat qui paie !

Malheureusement, si, il y a bien un cout et ce sont les français qui le supporteront !

Conclusion : il y aura quelques créations d’emplois bien que beaucoup moins que prévu car ces sites industriels sont en général très fortement robotisés ; et, de toute façon, tout cela se fera au prix fort … de vos impôts !

Il n’y a qu’à se souvenir des promesses faites par tous les ministres de l’écologie selon lesquelles l’implantation des éoliennes allait créer des millions d’emplois alors qu’elles ont créé surtout … des impôts sur votre facture d’électricité !

Est-ce que la promesse de cet investissement sera durable ?

Là est toute la question car bien souvent ces entreprises étrangères n’hésitent pas à fermer boutique dès la fin des avantages fiscaux !

Bien cordialement à tous !

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L’agonie du modèle social français

Tout le monde parle de la dette publique depuis que F Bayrou a agité le spectre d’une faillite de l’Etat et en a imputé la responsabilité aux français …

Certains commentateurs médiatisés évoquent notre modèle social notamment pour affirmer que, non finalement, il ne coute pas si cher que ça et qu’il faut donc continuer ; certains même (comme Th Piketty) estiment que l’on peut encore augmenter la dépense publique !

D’autres affirment que la dette française serait due aux réductions d’impôts consenties par E Macron aux entreprises et aux ménages aisés. Autrement dit, la dette est due en raison des cadeaux faits aux riches !

Ce vieux débat autour de la dépense publique voit deux camps s’opposer :

-ceux (à gauche) pour qui la dépense publique est bonne, quel que soit son montant. C’est une vision keynésienne avec l’utilisation de la notion de multiplicateur keynésien qui prétend qu’un € de dépense publique génère 2€ d’activité économique. On connait aussi leur argument imparable : Si vous diminuez la dépense publique ce sera des hôpitaux en moins, des enseignants en moins, des policiers en moins. Pour les gens de gauche, la dépense publique n’est jamais excessive donc la question de la dette est un faux problème …

-ceux (libéraux) pour qui la dépense publique n’est bonne que si elle reste limitée, que l’emprunt n’est bon que pour des dépenses d’investissement, et qu’elle est toxique si elle devient excessive ; parce que les dépenses publiques en plus ce sont toujours des impôts … en plus.

Que croire et qui croire ?

L’argument des cadeaux fiscaux indus est évidemment un argument choc de gauche destiné à frapper l’opinion. Il qui pourrait être recevable s’il était exact … malheureusement, les 1.000 Mds€ de dette accumulée depuis 2017 ne proviennent pas de cette cause. Il s’agit essentiellement d’un argument simpliste qui aura l’heur de plaire au bon peuple …et qui a l’avantage de désigner un coupable voire un bouc émissaire alors qu’il s’agit d’une vulgaire manipulation idéologique destinée à abuser une population mal informée.

Formulée autrement, avec ce type de raisonnement, on pourrait dire que si la France est surendettée c’est parce qu’on n’a pas assez volé aux riches …

Attention, entendons-nous bien …sur les mots et les concepts.

Dans une France dominée par une idéologie communiste héritée des « idées » de la Libération et du Conseil National de la Résistance, totalement phagocyté par un parti communiste tout puissant et à l’époque premier parti de France, le riche désigne l’autre, le voisin, celui qui a une plus belle voiture, celui qui a une plus belle maison … avec le paradoxe que, si l’on en a (officiellement) que pour les pauvres, personne ne veut l’être tandis que tout le monde s’attaque aux riches mais tout le monde … veut l’être !

On n’en est donc pas à une contradiction près !

La réalité est que dans un pays où les impôts représentent 45% du PIB,  la fiscalité tabasse tout le monde et aussi les riches. Il n’y a pas besoin de gagner beaucoup pour payer beaucoup d’impôts avec une fiscalité sur le patrimoine et sur la mort (droits de succession) la plus lourde de l’Union Européenne !

Nous vivons dans un système hyper fiscalisé de la naissance à la mort : tout le monde passe à la caisse !

En outre, dans un pays où 57% des gens ne paient pas d’impôt sur le revenu qui est payé à hauteur de 70% par seulement 10% des contribuables, et où la dépense publique représente 57% du Pib, il est évident que l’argument d’une dette générée par des cadeaux aux riches est faux hormis certaines niches fiscales dont le but est d’alléger un impôt confiscatoire et de favoriser certains secteurs (économie dans les DOM TOM, immobilier ancien, le marché locatif …) !

En fait, les dettes proviennent d’un faisceau de dépenses que l’on peut résumer par cette formule : la France vit au-dessus de ses moyens, elle dépense plus qu’elle ne gagne ; ce qui est confirmé par les statistiques de l’INSEE, selon lesquelles la France dépense 44% de plus que ses recettes fiscales, ou dit autrement, quand l’Etat collecte 2€ il en dépense 3 !

Voilà l’explication brute !

Un examen plus approfondi des causes nous montre une véritable gabegie financière :

-les effets directs et indirects des décisions prises par le pouvoir (socialiste essentiellement) avec la retraite à 60 ans (au mépris des données démographiques), les 35 heures, les RTT, la 5ème semaine de congés et toutes ces « avancées sociales » qui ont couté très cher et ont durablement, si ce n’est définitivement, obéré la compétitivité française. Pour dire les choses autrement, le pouvoir a tiré des chèques sans provision sur l’avenir.

-trop de subventions à des secteurs non rentables (éolien, voltaïque, hydrogène, énergies renouvelables, véhicules électriques sponsorisés, giga factories de batteries en faillite  …) au nom d’une transition énergétique aussi ruineuse qu’inutile !

-une sur administration avec trop de fonctionnaires dont le régime de retraite est en outre déficitaire de 60 à 80 Mds€ par an (l’incertitude tient à l’opacité du système). Un examen objectif de la comptabilité permet de constater que, sur les 1000 Mds€ de dette supplémentaire accumulée entre 2017 et 2024, 490 Mds€ (soit 50%) ont servi à financer les retraites de la Fonction Publique et des régimes spéciaux déficitaires ; ce qui est évidemment intenable ! Or, rien n’a été fait à ce propos hormis une tentative de hold-up sur les réserves des caisses du privé lors de la réforme avortée des retraites alors que désormais il y a plus de fonctionnaire à la retraite que de fonctionnaires en activité !

Un exemple : Le nombre d’agriculteurs en France est passé de 1.2 million en 1980 à 400.000 en 2024 (-66%) pendant que, dans le même temps, et alors que l’agriculture française est en plein déclin, le nombre de fonctionnaires du ministère de l’Agriculture est passé de 18.000 à 36.000 (+100%). En 1980 il y avait 1 fonctionnaire pour 66 agriculteurs, en 2024, 1 fonctionnaire pour 11 agriculteurs et, à ces fonctionnaires du ministère de l’Agriculture s’ajoutent ceux du ministère de l’Environnement, qui agissent aussi sur l’agriculture, mais aussi tous les fonctionnaires des structures administratives rattachées aux régions et aux départements. Il en résulte un véritable harcèlement administratif dont on a du mal à percevoir la finalité !

-de nombreux organismes publics extrêmement couteux mais parfaitement inutiles (Radio-télévision publique, l’Arcom, le CESE, de nombreuses agences aux effectifs surabondants pour un service à peu près nul … mais qui permettent de recaser les copains) avec un coût astronomique de 150 Mds€ par an !

-trop d’aides sociales et trop de personnes sans emploi vivant exclusivement des aides sociales, parce qu’elles ne trouvent pas d’emploi, sont inemployables ou parce qu’elles ont tout simplement renoncé. Toutefois, on en arrive parfois à de véritables distorsions avec des personnes qui perçoivent plus de revenus grâce aux aides sociales que par le biais du travail. Trop peu de gens qui travaillent et trop de gens qui profitent du système.

-une haute fonction publique qui profite d’avantages indus par le biais de salaires confortables et de nombreux avantages en nature ainsi qu’une retraite calculée au meilleur taux sans aucune contrepartie et qui, bien évidemment, ne contribue pas à la hauteur de ses revenus à l’effort national demandé !

-une dette massive qui coute de plus en plus cher (60 Mds€ d’intérêts par an en augmentation constante),

-un système de santé administré mal géré, de plus en plus couteux tout en étant de plus en plus inefficace, gangréné de surcroit par de nombreuses fraudes

-un système de retraite par répartition dont on sait qu’il va dans le mur ; subventionné par l’impôt ou à défaut par l’emprunt parce qu’il n’y a plus assez de cotisants,.

-une distribution insensée, irresponsable et inutile d’argent issu de la création monétaire dans le cadre du kouakilenkoute macroniste lors de la pandémie de Covid.

Le seul constat qu’on en tire est que le gaspillage de l’Etat est sans fin !

Traduits en chiffres, ces considérations permettent d’expliquer que de 1980 à 2023, les dépenses publiques françaises ont explosé de 680 % en tenant compte de l’inflation alors que, sur la même période, le Pib français en valeur (également augmenté de l’inflation) n’a progressé que de 550 %.

Les dépenses publiques ont donc augmenté et continuent d’augmenter beaucoup plus vite que le Pib (130 points d’écart) !

Alors, on peut agiter toutes les comparaisons possibles et notamment que nous avons des dépenses similaires à l’Allemagne et que donc tout va bien de ce côté-là … Seulement, il faut comparer ce qui est comparable car, en y regardant de plus près, on voit que la richesse accumulée n’est pas la même, que la production de richesses n’est pas la même et que les déficits et dettes ne sont pas les mêmes …

Quand l’Allemagne a 200 Mds€ d’excédents commerciaux nous avons -80 Mds€ de déficits, l’Allemagne a encore une industrie, nous n’en n’avons plus, et enfin la dette allemande s’établit à 60% du PIB avec un budget à peu près à l’équilibre, alors que notre dette est de 115% du PIB et le déficit a plongé à -6% !

Les chiffres  du Pib par tête, en US$ courants, montrent sans ambiguïté qu’en 1980, notre niveau de vie était comparable à l’Allemagne et à la Suisse alors qu’aujourd’hui notre niveau de vie réel, sans aides sociales, est désormais très inférieur.

  1980 2000 2017 2021 Multiplicateur
Espagne 6.141 14.556 28.356 30.103 4,9
Suisse 18.879 37.937 80.101 91.990 4,9
Danemark 13.881 30.734 57.533 68.007 4,9
Allemagne 12.091 23.929 44.976 51.200 4,2
Pays-Bas 13.794 20.148 48.754 57.767 4,2
France 12.669 22.161 38.415 43.659 3,4

L’explication est très simple : la France, du fait d’un excès de dépense publique, fait du surplace pendant que les autres avancent. Trop de charges, trop d’impôts font que l’essentiel de la plus-value potentielle générée par le secteur privé est confisquée par l’Etat dans le cadre d’un système collectiviste dispendieux et du coup la seule croissance que l’on constate est celle de l’Etat !

Première conclusion : La hausse constante du poids de l’Etat dans l’économie, financée par une dette devenant de plus en plus importante amène inéluctablement à une baisse structurelle du taux de croissance. En 2024, nous sommes arrivés péniblement à 1.2% de croissance avec 6% de déficit. Converti en données monétaires, cela veut dire qu’il a fallu dépenser 180 Mds€ (montant du déficit sur un Pib de 2.921 Mds €) pour générer 35 Mds€ de croissance !

La dette publique entre 2019 et 2025 a augmenté de 958 Mds€ tandis que le Pib n’a augmenté que de 500 Mds€ c’est à dire qu’on a creusé un trou colossal de 458 Mds€ sans aucune contrepartie !

En fait, contrairement à ce qui est prétendu, il n’y a pas d’effet multiplicateur keynésien et plus la dépense publique est élevée plus les performances économiques sont faibles. Ce multiplicateur keynésien n’est en fin de compte qu’une utopie si ce n’est une tromperie pour justifier des dépenses … injustifiables !

Deuxième conclusion : Plus l’Etat s’endette, plus nous nous appauvrissons. Car, avec une dépense publique à 57% du Pib, un taux de redistribution le plus élevé de l’Union Européenne, une pression fiscale la plus élevée de l’Union Européenne tout le monde devrait avoir des revenus confortables ?

Or, ce n’est pas le cas puisque nous venons d’apprendre que le taux de pauvreté vient de battre un record à 15.4% de la population !!!

D’ailleurs, si la dette était si bonne, il n’y aurait pas de tensions sur le marché de la dette alors que les taux à 30 ans viennent d’atteindre un plus haut historique (4.5%)

Troisième conclusion : l’Etat est un mauvais gestionnaire parce que d’une part, pour lui, l’argent est gratuit et qu’il le dépense sans compter et d’autre part il obéit à des impératifs politiques qui sont évidemment contraires à toute bonne gestion.

Quatrième conclusion : nous dépensons trop par rapport à notre niveau de richesse accumulée et produite et cela en raison de l’accumulation de mauvaises décisions qui de surcroit ont donné de mauvaises habitudes aux français qui ne veulent pas renoncer à leurs petits avantages !

Or, tout le monde sait que la meilleure façon de réduire ses dettes c’est de réduire ses dépenses … Or, l’Etat, et ses élites, refusent de baisser ses dépenses alors que le constat d’impose de plus en plus d’un gaspillage généralisé qui, néanmoins, profite quand même à quelques-uns.

Cinquième conclusion : Le modèle social français mal géré par une administration pléthorique et incompétente est effectivement au bout du rouleau !

Le problème est d’en convaincre les français alors que leurs élites sont les premières convaincues du caractère inépuisable et « bénéfique » (surtout pour elles) de la dépense publique sans limites !

Bien cordialement à tous !

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La promesse d’une catastrophe annoncée

Tout en se déclarant à la télé prêt à négocier avec les parlementaires, F Bayrou a, d’une certaine manière jeté l’éponge en demandant le vote de confiance, le 08 septembre prochain ; alors qu’il sait qu’il ne l’obtiendra probablement pas …

C’est évidemment une manière de dire aux français : je me lave les mains de ce qui va arriver, ce ne sera pas de ma faute.

Par voie de conséquence, la France va s’enfoncer dans la crise politique, économique et sociale et ce sera finalement de la faute des français !

Euh … minute !

F Bayrou, si je ne me trompe pas, est bien ce politicien professionnel qui, depuis 50 ans, a voté tous les budgets en déficits qui ont été présentés à l’assemblée nationale et qui nous ont amenés à la situation présente ?

Jouer au moralisateur qu’on ne veut pas écouter est dès lors un peu facile …

Il aurait pu au moins faire l’effort de présenter un véritable plan d’économies et d’affronter le vote de l’assemblée nationale sur son projet de budget quitte à l’amender dans le débat parlementaire et, en cas d’échec, maintenir son gouvernement et poursuivre son activité sans budget.

Non, M Bayrou préfère se draper dans son égotisme et sa fierté (ou son orgueil) en distillant de petites phrases  assassines et méprisantes !

Puisqu’on en est à parler de responsabilité, de quelle responsabilité parlons-nous ?

-concernant F Bayrou, il encourt évidemment la responsabilité historique d’avoir voté pour le système et d’en avoir bien profité ; comme tous les politiciens professionnels qui ont agi comme lui,

-concernant la classe politique dans son ensemble, c’est l’irresponsabilité totale au milieu de gesticulations médiatiques stériles ; d’autant plus qu’une partie d’entre-elle joue le maximalisme en réclamant non seulement la chute du gouvernement mais aussi la destitution d’E Macron.

-concernant les français, il devient évident, qu’habitués aux petits avantages de l’argent gratuit, ils ne veulent aucune réforme qui soit de nature à porter atteinte à leurs petits avantages, aussi maigres soient-ils. Ils veulent juste que l’on continue comme si de rien n’était et tant pis pour les dépenses et la dette !

Au-delà de ces constats, il est évident que F Bayrou encourt aussi la responsabilité de n’avoir proposé aucune vraie mesure de nature à sortir la France de la crise financière qui s’annonce ; les mesures proposées par F Bayrou n’étant, en aucune façon, de nature à sortir la France de la situation extrêmement grave dans laquelle elle se trouve …

Son plan de réduction des dépenses ne réduisait … rien du tout et se résumait essentiellement à des hausses d’impôts pour la classe moyenne comme si en France on n’en payait pas déjà assez !

Rappelons-le, dans son projet de budget dont l’essentiel des mesures techniques proviennent bien évidemment de Bercy, le temple de la spoliation fiscale, il n’y a aucune mesure significative d’économie sur le train de vie de l’Etat ; juste des mesures accessoires.

D’ailleurs, les dépenses de l’Etat, qui représentent 57% du PIB, continuent d’augmenter dans le projet de budget ; les projets d’économies n’étant envisagées que sur la réduction de l’augmentation tendancielle de la dépense publique !?!

Autrement dit, on présentait un “plan” aux termes duquel ce serait moins grave que si c’était pire !?!

Quand l’inconscience le dispute au déni …

Il ne reste donc plus qu’à attendre l’accident financier …

A cet égard, le mouvement du 10 septembre ne changera rien ; d’autant qu’on a du mal à faire le tri des revendications qui émanent tous azimuts … à part que les français sont contre ; contre quoi ? Contre tout !

Visiblement les français ne sont prêts ni à entendre ni à accepter ce qui va arriver !

Bien cordialement à tous !

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France : la faillite approche

La torpeur estivale a anesthésié les consciences …

Or, au beau pays de la dette insoluble malgré une fiscalité confiscatoire, rien ne va plus …

Le pays s’enfonce lentement dans une crise dont l’issue risque d’être particulièrement désagréable car la situation budgétaire empire et l’issue fatale se rapproche inexorablement sans que le gouvernement ou le président décident quoique ce soit …

Contemplant le vide, ils attendent … sans doute tétanisés par leur impuissance après avoir fait preuve de tant de morgue et d’assurance !

Pour dire les choses autrement, les déficits continuent d’augmenter et ils augmentent de plus en plus vite !

Peu de personnes croyaient aux chances de Barnier et effectivement ça n’a rien donné !

Personne ne croyait en F Bayrou et les faits confirment cette impression …

Quant à Monsieur 1.000 Mds, le velléitaire narcissique du palais, il … regarde ailleurs !

Pour l‘instant la France arrive à rembourser ses dettes avec les nouveaux emprunts qu’elle émet à jet continu …

Mais, cela pourrait ne pas durer … car les acheteurs de la dette française (qui en détiennent 57%) pourraient se lasser … et d’ailleurs il y a déjà des tensions puisque les taux d’intérêts dépassent désormais ceux de la Grèce ; mauvais élève s’il en est !

Or, il faut savoir que la France emprunte d’abord pour rembourser les emprunts venus à échéance et … il y en a de plus en plus puisque, plus la France emprunte, plus elle doit rembourser alors que la maturation normale des emprunte émis est de 8 ans !

Autrement dit, elle fait de la cavalerie ; ce qui est évidemment très mauvais signe.

Aujourd’hui, à bien y regarder, il faut être fou pour acheter de la dette française car plus on avance dans le temps, plus le risque augmente exactement comme pour … la Grèce en 2010 !

Fatalement, des tensions vont apparaitre …

Le premier signe avant-coureur sera la dégradation de la note de solvabilité par les agences de notation fin septembre c’est à dire … le mois prochain. Pour l’instant, la note française (AA-) reste bonne mais les subprimes étaient aussi notées AAA ; ça n’a pas empêché le krach ! En outre, la note est une chose, la confiance en est une autre et si la confiance disparaît … aucune note ne rattrapera le coup !

Le deuxième signe sera l’augmentation des taux d’intérêts qui vont franchir la barre des 4% (pour l’instant on en est à 3.56%). Au moment de la crise grecque les intérêts sont montés jusqu’à 38% ; ce qui donne une idée de l’ampleur possible du phénomène !

La France dépense 44 % de plus que ses recettes fiscales alors que celles-ci sont déjà poussées au maximum. Le pays est donc dans une trappe à dettes puisque, alors que le déficit se maintient toujours aux alentours de 6% du PIB, les dettes continuent d’augmenter plus vite que les recettes.

Les prêteurs le savent et ils vont en surveiller attentivement l’évolution fiscale de la France pour savoir si elle a toujours cette capacité, à vrai dire tout à fait exceptionnelle, à lever l’impôt quoiqu’il arrive et quel que soit son montant car, bien entendu si l’impôt ne rentre plus ce sera la certitude que les emprunts émis ne pourront pas être remboursés !

Demandez-vous déjà pourquoi le prélèvement à la source a été mis en place et vous comprendrez que devant une situation de cette nature, et malgré la menace d’un mouvement d’ampleur à partir du 10 septembre, il est exclu que les français fassent leurs capricieux !

Ils paieront leurs impôts et la CSG quoiqu’il arrive !

Le troisième signe interviendra lorsque la France n’arrivera plus à couvrir les emprunts émis ; c’est à dire lorsque les prêteurs … ne prêteront plus ?

Ce sera alors le défaut pur et simple et la situation deviendra alors incontrôlable !

Certes un Etat ne peut pas faire faillite c’est à dire qu’il ne peut pas être mise en liquidation judiciaire comme c’est le cas pour les entreprises mais il peut quand même faire défaut c’est à dire qu’il se retrouve dans l’incapacité de faire face à ses engagements (remboursements d’emprunts, paiement des salaires des fonctionnaires, des aides sociales, des fournisseurs …).

Parmi les mesures d’urgence que l’administration pourra essayer de prendre, dans un premier temps,  il y aura l’obligation pour les banques et les compagnies d’assurances françaises d’acheter (avec votre argent placé en toute confiance dans ces institutions à la botte de l’administration d’Etat) les emprunts français qui ne seront que de vulgaires bouts papier sans valeur …

Seulement, elles ne pourront pas aligner bien longtemps les sommes nécessaires … sous peine de faire faillite et d’entrainer un mécanisme de faillites en cascades !

Autrement dit, cela permettra juste de gagner un peu de temps …

Sont exclues l’utilisation de la planche à billets c’est à dire l’émission monétaire massive pour rembourser ses dettes avec de la monnaie de singe qui ruinerait tout le monde par le biais de l’hyperinflation car le monopole de l’émission est réservé à la BCE ; tout comme il sera hors de question de décréter qu’il n’y aura pas de remboursement des prêteurs (comme le suggérait à une époque JL Mélenchon) car ce serait nous bannir des marchés de capitaux pour 50 ans.

Pour le reste, nous savons que la diminution des dépenses n’est pas prévue ( !?!) et que l’augmentation des impôts est, elle, bien prévue mais qu’il faudrait les augmenter dans de telles proportions que c’est pratiquement impossible à envisager alors que nous sommes déjà numéro un mondial de la pression fiscale et compte non tenu du fait qu’il faut une loi de finances pour 2026 …

La seule issue sera le soutien de la BCE qui restera limité … au moins dans un premier temps en espérant que le défaut français soit circonscrit et ne provoque pas un cataclysme financier susceptible d’entrainer les autres pays de la zone € !

Et c’est d’ailleurs en se basant sur ce risque que les dirigeants français estiment cyniquement tout justement … ne rien risquer !

Mais, il ne suffit pas de persuader de ce qui vous arrange pour que cela devienne la réalité !

Tout le monde savait que si la France continuait dans cette voie, elle arriverait à la même situation que la Grèce mais visiblement les élites n’en ont pas tenu compte …

Le problème est une question d’échelle car si, les dettes grecques s’élevaient à 350 Mds€, les dettes françaises culminent à 3.500 Mds€. Autrement dit, la Grèce jouait petits bras … et pourtant il a fallu sortir les grands moyens !

Nous risquons bien un tsunami financier qui s’étendra à toute l’Union Européenne au minimum par contamination et effet de dominos comme pour la crise des subprimes en 2008 qui avait provoqué une cascade de faillites.

Seulement, il n’y aura pas 50 solutions, ce sera :

-soit augmenter fortement les recettes

Il est peu probable que cela soit suffisant ni même possible alors que nous sommes déjà au maximum de la pression fiscale ?

En effet, la situation de la Grèce avait ceci de différent qu’elle avait un problème de collecte de l’impôt ce qui n’est pas le cas de la France ; avec pour corollaire une absence dramatique de marge de manœuvre de ce côté-là !

Ce sera alors le temps de la mobilisation de l’épargne française ; autrement le vol pur et simple sur les comptes bancaires mais, compte tenu de l’état de pauvreté d’une grande partie de la population à qui on ne pourra rien prendre, la mesure ne pourra être que très ciblée ; ce qui diminuera forcément son impact et son efficacité !

Les mesures envisageables iront de la confiscation pure et simple soit d’une fraction du solde disponible soit de tout ce qui dépasse un certain montant sur les comptes courant, jusqu’au blocage des remboursements des contrats d’assurance vie (qui représentent 1.700 Mds€ au minimum) qui seraient échangés contre des rentes à perte de vue.

Evidemment, ce sont des mesures à un coup car c’est typiquement le type de mesure de nature à provoquer une véritable panique bancaire, d’ores et déjà anticipée par la loi Sapin II, alors que l’on sait que beaucoup de français accumulent chez eux discrètement des espèces … au cas où !

-soit diminuer fortement les dépenses

Comme on a pu le constater, le pouvoir en est absolument incapable alors que, parallèlement, la crise politique va monter en intensité avec probablement la censure du gouvernement de F Bayrou en septembre et l’absence de budget pour 2026.

Et la prochaine journée de protestation et de blocage du 10 septembre, dont on ne connait pour l’instant pas l’impact, va évidemment aggraver les choses !

Autrement dit, les choses ne peuvent aller que de pire en pire !!!

Fatalement, devant ce qui va se terminer par un blocage total budgétaire et financier, les autorités de Bruxelles et Francfort (siège de la BCE) vont être obligées d’intervenir … au moins pour essayer de sauver les 26 autres pays de l’Union Européenne.

Car, bien entendu, la faillite française pourrait entrainer l’implosion de l’Union Européenne avec des dégâts collatéraux colossaux !

Ce serait la honte suprême pour notre haute administration si fière de ses prérogatives … et la preuve de son incompétence mais on ne doute pas que ses membres saurons trouver un responsable … autre qu’eux-mêmes !

Un plan sera mis en place … avec des contraintes budgétaires énormes et notamment une réduction des dépenses publiques de l’ordre de 150 Mds€ par an (vous avez bien lu) alors que le gouvernement peine à trouver 10 Mds€ !

Pour vous donner une idée des mesures futures, la Grèce avait réduit les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraites de 30% avec tout un programme de privatisations, le taux de TVA a été porté à 24% (il est actuellement de 20% en France) ; elle avait prononcé le blocage des comptes bancaires et des mouvements de capitaux, une limitation des retraits en espèces, avec à la clé une chute du PIB de 30% !

Mais, il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie du PIB grec était totalement factice … tout comme d’ailleurs celui de la France puisque l’on retient dans son calcul l’activité des administrations qui elles ne produisent rien !?!

Néanmoins, pour donner une idée de la violence de la crise, aujourd’hui encore, le PIB grec est toujours 15% inférieur à celui de 2009.

Certains partis politiques français irresponsables, tels que les révolutionnaires de salon de LFI, n’ont que les mots de rigueur (injustifiée selon eux) et d’injustice à la bouche pour s’en plaindre et caresser l’électeur dans le sens du poil ….

Les français vont bientôt avoir un aperçu de ce qu’est la rigueur, la vraie … et l’épisode annoncé du 10 septembre risque de n’être qu’une mise en bouche des évènements à venir …

Ca va saigner et les français seront encore plus en colère (en Grèce il y avait eu de violentes émeutes et on sait que les français sont prompts à élever des barricades !).

Le comble serait évidemment qu’une fois les comptes apurés et remis à plat, la même élite qui nous a mis dans le trou revienne tranquillement au pouvoir ; comme si de rien n’était !

Mais, tout est possible …

Bien cordialement à tous !

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