Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Le charançon rouge de Bercy

Le charançon rouge de bercy est une variété mutante du charançon rouge des palmiers, mais infiniment plus dangereuse.

Pendant que le second se contente de boulotter les palmiers au soleil de la Côte d’Azur, le premier fait des dégâts terribles sur tout le territoire.

Le charançon rouge de Bercy dérobe l’argent dans la poche des français pour le jeter par la fenêtre. Là, une sous-variété de ce parasite, le “lèche-cul du charançon rouge de Bercy”, le ramasse.

Le nid principal du charançon rouge de bercy est évidemment à Bercy. De là il a essaimé dans tout le pays, il y est très actif.

On pense qu’il est arrivé initialement à Bercy accidentellement dans les bagages de Karl Marx de passage.

Il n’aurait pas fait souche immédiatement. Ce serait les produits d’une incubation étendue en Russie, à l’époque dite des “jardiniers fous” (Lénine et Staline), qui seraient venus jusqu’à Bercy stabiliser et renforcer la souche locale à l’occasion des grands déplacements de la deuxième guerre mondiale.

Les experts pensent qu’il n’est plus possible d’enrayer la progression du charançon rouge de bercy, qu’il va jeter par les fenêtres la totalité de l’argent des français.

La récente augmentation du smic semble leur donner raison.

La population concernée est anesthésiée par le charançon rouge de bercy. Celui-ci arrive à lui dérober 90% de son salaire et obtient son consentement en lui rendant cent balles.

En effet, après lui avoir pris la TVA payée par l’employeur sur les salaires parce qu’ils sont exclus de cette taxe donc n’entraînent aucune récupération, il lui fait payer une nouvelle fois la TVA sur son caddie au supermarché, le bilan est : 40% du smic jeté par la fenêtre.

Ensuite, au motif de la soigner gratuitement et de filer de l’argent de poche aux fainéants, il lui pique 50% de son salaire, pendant que les outils de soins sont défaillants, contrairement aux fainéants qui eux sont en pleine expansion sous la rubrique des lèche-cul du charançon rouge de bercy.

La force du charançon rouge de bercy est son puissant anesthésique.

On l’appelle l’étatisme, il fonctionne de la même façon qu’anciennement le papisme.

À la base une abstraction, le pape pour le papisme et l’Etat pour l’étatisme, que la majorité prend pour une réalité.

A l’époque ou la France croyait à l’abstraction papale, en son nom le pillage était si généralisé que l’église qui l’organisait était la première puissance économique du pays. Les papistes étaient si puissants qu’ils pouvaient condamner à mort toute personne réfutant cette croyance, tels les protestants qui ont dû fuir. Notons au passage qu’à l’issue de leur fuite ils ont conquis le monde, pendant que les papistes sont allés de Charybde en Scylla.

Aujourd’hui ceux qui nous soumettent à l’étatisme mettent le pays en coupes réglées. Ils sont si puissants qu’ils peuvent condamner à la disparition toute personne n’acceptant pas leur croyance. Eux-mêmes et leurs lèche-cul amassent des fortunes sur le dos des croyants.

Les libéraux, c’est ainsi que l’on appelle ceux qui réfutent le dogme, sont obligés de subir ou de partir.

Tout comme le cancer, le charançon rouge de Bercy ne meurt qu’à l’occasion de la mort de son hôte, ici les croyants de l’étatisme.

Les spécialistes confirment que l’on ne peut rien pour eux, l’anesthésique du charançon rouge de bercy est trop puissant pour qu’ils puissent s’en dégager.

Il suffit de voir comment l’étatisme s’est emparé de la jacquerie des Gilets Jaunes, eux qui au départ souhaitaient liberté et responsabilité et qui aujourd’hui demandent tout à l’Etat. Ne cherchez pas la cause de ce revirement spectaculaire, c’est le charançon rouge de bercy.

Tant que le nid existera à Bercy, l’animal fera ce qu’il sait faire : jeter l’argent des français par la fenêtre.

Bien à vous. H. Dumas

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Hier La France de Vichy, aujourd’hui La France de Bercy

Lorsque j’ai commencé mon blog, il y a neuf ans, le déclic avait été ma lecture du livre d’Etty Hillesum, “Une vie bouleversée”, qui m’avait alors profondément touché.

Cette femme, ordinaire de sensibilité, de spontanéité, d’ouverture d’esprit et d’amour raconte sa vie et ses doutes pendant que la folie Nazie, s’emparant de son environnement, vise sa mort et celle des siens en mettant en avant des motifs qui emportent à l’époque une adhésion majoritaire.

Contre toute raison cette folie la tuera. Jusqu’à la fin, elle ne comprend pas, elle ne s’enfuit pas. Peut-on comprendre quand la société devient folle ? Elle n’arrive pas à imaginer la solution finale et à conceptualiser la haine globale, portées par le nazisme, qui se sont emparées des autres.

Aujourd’hui encore on cherche à nous faire croire que le nazisme n’était qu’une minorité, si infime que, finalement, il ne s’agissait que d’un seul fou. Alors que la vérité est que tous, majoritairement, voulaient la mort des juifs, étaient en réalité nazis.

Tout particulièrement les magistrats qui appliquèrent sans état d’âme les lois de Vichy.

Aujourd’hui la haine mortelle est portée par Bercy.

Alors que notre constitution affirme la réalité de la propriété, qu’il n’est pas douteux qu’elle est une composante indissociable de notre personnalité, de notre “être”, la majorité accepte l’idée formulée par Bercy qu’elle ne nous appartient pas.

Bercy affirme que la propriété doit être redistribuée par lui, que ceux qui sont attachés à la leur sont des fraudeurs.

Bercy pille et vole au nom de la majorité séduite par l’égalitarisme, nouvelle folie collective. Ce faisant, Bercy piétine ceux qui sont morts pour justement défendre la propriété, pour refuser les pillages de la France par ses ennemis extérieurs, depuis des millénaires. A quoi cela a-t-il servi si c’est pour que, finalement, le pillage s’épanouisse à l’intérieur du pays ?

Égaux à eux-mêmes les magistrats appliquent sans état d’âme les lois de Bercy.

Mais cette folie fiscale totalitaire a un coût matériel et moral, sournois car peu visible, mais terriblement destructeur. Il taraude la société qui souffre sans pouvoir déterminer son mal, puisqu’elle en est porteuse et que c’est elle-même qui se transmet le virus.

Si la maladie est difficile à diagnostiquer, il reste la souffrance qui est là, bien visible, violente : celle qu’ont exprimée les Gilets Jaunes.

Quand tomberont Bercy et les Bercyniens ?

Difficile à dire, mais ils tomberont. Ils auront leur Nuremberg.

Macron pourrait être leur Brutus, fils de l’élite de Bercy, en a-t-il compris le délire ? Et, si c’est le cas, peut-il le dire et les français l’entendre ?

A vrai dire je ne le sais pas et je m’en fous un peu. Pour moi ce sera trop tard, Bercy est en train de m’exécuter.

Peut-être mes écrits réunis, plus tard, après guérison du pays, pourront-ils aider à comprendre ce qui s’est passé. Tant mieux si c’est le cas et si les responsables de Bercy sont un jour jugés et la citadelle rasée.

C’est tout ce que je souhaite à mon pays à la veille d’être achevé, cramé, par ses magistrats volontairement et prétentieusement obtus.

Ces magistrats qui ne connaissent que la loi, n’importe quelle loi, ces magistrats que la vérité indiffère.

Bien à vous. H. Dumas

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Adieu les Bobos, bonjour les Bolis.

Il y a cinquante ans soudain explosait Mai 68. Ce mouvement naturel avait commencé aux Etats-Unis. Il s’agissait de rompre avec les conventions qui étouffaient l’évolution sociétale. Notamment les différentes censures en place pour défendre un ordre moral qui devenait un handicap certain à l’épanouissement individuel.

En ce qui me concerne, ma perception du début de 68 serait mes années potaches de la fin des années cinquante, James Dean et “La fureur de vivre” aux USA, en France “Les Tricheurs”, dans mon lycée une joyeuse pagaille.

Quand la révolte étudiante éclate en Mai 1968, nul doute qu’elle a majoritairement et moralement la côte dans la population. Il en restera symboliquement “CRS SS”, le cri de ralliement du soixante-huitard. Elle a débuté dans les lycées fin 50, début 60.

Cette révolte en 1968 sera phagocytée par les syndicats et la gauche agissante, qui tenteront de la récupérer sans vergogne. Les “Étatistes-cocos” qui ont remplacé les “Papistes-cathos”, croiront n’en faire qu’une bouchée. Ils se tromperont lourdement, c’est elle qui les dévorera. Mitterrand leur héraut s’avérera les pire des affairistes, traître à l’Étatisme-coco, son fossoyeur.

Un mot sur ces deux caricatures d’emmerdeurs. Ils sont cet “œil qui est dans la tombe” et veut absolument culpabiliser toutes les aventures humaines. Ce sont eux qui rêvent de susurrer à l’oreille de l’athlète dans les starting-blocks au 100 mètres des Jeux Olympiques “pense à ton ami adipeux et obèse qui n’a pas ta chance”, sans égard pour l’investissement humain du compétiteur, sa concentration pour gagner, et les négligences de l’ami.

Les Gilets Jaunes auront été tout simplement porteurs de liberté, comme en 68. Mais pas de liberté intellectuelle, de liberté économique, c’est toute la différence. Le vent de cette liberté a été très fort pendant un mois.

Chacun l’a perçu à sa façon dans des détails de sa vie courante. Pour moi ce fut : plus de radar ni de flic derrière chaque buisson sur la route, plus d’écolo à nous seriner notre mort certaine par étouffement si nous ne retournons pas au 19ème siècle.

Je ne doute pas que cette aventure a commencé dans les lycées il y a probablement une dizaine d’années. On ne peut pas enseigner à des ados la politique et l’économie d’une façon aussi biaisée, aussi sectaire, que cela est fait par l’Education Nationale, sans avoir des retours de bâton graves.

L’Étatisme triomphant voit aujourd’hui ses limites dans les faits et dans les esprits.

L’apparent échec des Gilets Jaunes, comme à l’époque celui des soixante-huitards, va lui aussi transformer la société en profondeur. Rien ne sera plus comme avant.

Les bourgeois-bohèmes vont faire place aux bourgeois-libéraux, ce sera la suite logique du soulèvement des Gilets Jaunes, n’en déplaise aux syndicats Etatises qui auront essayé vainement de récupérer un soulèvement naturel, eux qui ne sont qu’artifices et combines.

Le bourgeois est la composante essentielle des sociétés démocratiques. Il en est la charnière indispensable, interface entre le peuple ordinaire et l’élite, il est tour à tour l’élément stabilisateur ou révolutionnaire de nos sociétés.

C’est lui qui a approuvé, sans se mouiller, la révolte des Gilets Jaunes et a permis son épanouissement, c’est lui qui va demain l’intégrer à la société.

Donc, merci aux Gilets Jaunes, ils nous apportent le libéralisme, dont nous profiterons pleinement dans vingt ans. Enfin pas moi, vous si vous avez vingt ans aujourd’hui.

Adieu donc les Bobos, Bonjour les Bolis.

Bien à vous. H. Dumas

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Davantage d’Etat ou moins d’Etat

C’est le non-dit des événements. L’évitement qui crée la confusion ou la confusion qui crée l’évitement, difficile à démêler.

Il faut très vite mettre le sujet sur la table, le comprendre, l’assumer, sans quoi demain la discussion ne sera plus possible, ce sera la guerre civile.

Avez-vous vu cette vidéo d’hier 15 Décembre 2018, la vidéo de la honte ? Nous sommes sur les Champs Elysées, une partie de la vidéo montre l’avenue depuis un étage élevé. Un énorme camion, équipé de jets puissants, avance lentement entouré de CRS, nettoyant une zone préalablement gazée, tel ces camions “ramasse-merdes” que nous voyons tous les jours dans nos rues. Ils sont pareillement équipés d’un Karcher que manie un assistant pour pousser les merdes dans le caniveau et dégager les trottoirs.

Sauf que, hier la merde que l’on poussait dans le caniveau était des hommes et des femmes de tous âges, juste pas d’accord avec les hommes de l’Etat.

C’est de là que doit partir notre réflexion.

Rappelons que l’Etat est une abstraction, composée de personnes à qui l’on confie la force en prenant par ailleurs l’engagement de leur en donner l’exclusivité, renonçant du même coup à l’utiliser nous-même directement.

Cette force ces personnes peuvent l’utiliser brutalement comme hier sur les Champs Elysée mais convenons que c’est rare, le plus souvent elles l’expriment journellement par des contraintes plus ou moins directement imposées qui nous pourrissent la vie.

La force est comme la croyance qui dans le cadre étatique s’appelle la religion et hors de ce cadre une secte, sans que l’on puisse raisonnablement voir une différence entre les deux. La force hors l’Etat s’appelle la pègre. La confusion n’est pas loin.

Un constat

La plupart des Gilets Jaunes interviewés dernièrement réclament des avantages dont la mise en œuvre nécessiterait des fonctionnaires supplémentaires, donc plus d’Etat. La presse filtrant je ne sais pas réellement ce qu’il en est aujourd’hui sur le terrain, mais initialement les Gilets Jaunes demandaient une baisse du fuel pour leurs véhicules, donc moins de ressources pour l’Etat impliquant moins d’Etat. C’est, il me semble, ce qui leur avait donné une majorité dans le pays. En tout cas c’est ce qui me les avait rendus sympathiques et fait de moi un adhérent à leur cause.

Une philosophie

Il ne faut pas perdre de vue que chaque demande de prestation, de régulation, d’intervention, suppose une augmentation des effectifs des fonctionnaires, donc plus d’Etat. L’Etat ce sont eux, simplement eux, les fonctionnaires détenteurs de la force qui va ensuite s’imposer à nous sous la forme d’obligations de toutes sortes. Cela peut aller de la contrainte de la paperasse, jusqu’à la dépossession de nos libertés intellectuelles et matérielles. Nous devons obéir au fonctionnaire représentant l’Etat en tout, sous peine de sanctions que la force que nous lui avons confiée lui permet de nous imposer, et il ne s’en prive pas.

Dans un Etat interventionniste, où la force prime sur le consentement, nous sommes face à ces types de situations : plus d’égalité se traduit par plus de fonctionnaires fiscaux, plus de sécurité par plus de flics, plus de diplômés par plus d’enseignants, une meilleure santé ou vieillesse par plus de soignants, etc….

La multiplication des fonctionnaires officiants compose l’Etat, rien de plus. A partir d’un certain nombre ils possèdent le pouvoir démocratique absolu. Nous en sommes presque là.

Le postulat évident est que l’Etat interventionniste et la liberté individuelle sont incompatible. Le résultat que nous constatons des prestations de l’Etat interventionniste vaut-il de perdre sa liberté ?

En ce qui me concerne je pense que non. En ce qui concerne les Gilets Jaunes, je ne sais plus que penser.

Le bilan

Le mouvement des Gilets Jaunes aura fait la preuve qu’exister en dehors de l’Etat est possible, en tout cas comme force d’opposition brute à la force de l’Etat. En quelque sorte que l’exclusivité de la force de l’Etat peut être discutée.

C’est un grand pas en avant, c’est renouer avec la confiance en soi.

Mais reste la question lancinante : pourquoi faire ?

Si c’est pour retrouver plus d’Etat, quelle que soit la raison invoquée, c’est de l’énergie dépensée pour rien. Le résultat sera mécaniquement le même. Je dirais, pour simplifier, que la pensée qui souhaite l’Etat soit de gauche ou de droite ne change rien au résultat de la construction et de la vie de l’Etat, qui ne peut exister qu’au détriment des libertés individuelles.

La vraie question est donc : davantage ou moins d’Etat ? C’est elle le clivage. C’est lui que la démocratie doit trancher au préalable, tout découle de lui..

C’est ce questionnement que doivent porter les Gilets Jaunes, rien d’autre. Or, apparemment, cela n’en prend pas le chemin.

Les raisons sont multiples et culturelles.

Tout dans notre pays, dès le plus jeune âge, est fait pour que nous n’ayons pas confiance d’abord dans les autres puis forcément en nous. Ce qui sous-tend la nécessité d’un arbitre puissant, impartial et protecteur, qui serait l’Etat.

Malheureusement il s’agit d’une colossale escroquerie.

L’Etat n’existant pas, ce lavage de cerveau nous jette vers les tentacules vénéneuses des fonctionnaires qui le constituent. Ils rognent nos libertés à leurs seuls avantages. Nous en sommes là et nous discutons de toute autre chose, c’est grave.

Bien à vous.  H. Dumas

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Les robocops sont fatigués ? Moi aussi.

Et pourtant, ils sont au chaud dans leurs casernes puis dans leurs camionnettes, bien protégés par leurs panoplies, nourris comme des coqs en pâte. Ils se défoulent en tapant comme des fous, en arrêtant massivement, en hurlant violemment, le tout sans limite et dans une totale impunité. Jeunes et vieux, pas de distinguo pour eux, c’est la même bidoche sous la matraque qu’ils gazent et aspergent avec la joie intérieure de la satisfaction béate. Ils sont la loi.

En face les Gilets Jaunes. Ils se gèlent sur les ronds-points, allument des feux de palettes pour se réchauffer, grignotent des casse-croûtes. Ils cassent tout une fois par semaine. C’est parce qu’ils cassent qu’ils existent, c’est parce qu’ils cassent qu’ils vont disparaître. Ils resteront le souvenir d’un groupe de clodos allumés, alors qu’ils sont la vie.

Le combat est inégal. Les français vont-ils longtemps encore soutenir les révoltés ?

C’est la question que tout le monde se pose, ce n’est pas la bonne question.

Les Gilets Jaunes étouffent. Nous étouffons tous. J’étouffe depuis vingt ans.

La bureaucratie de notre Etat bienveillant nous ment du soir au matin, sans qu’elle ait à en répondre. Elle est un édredon géant, attirant, paraissant protecteur, qui amortit toutes nos passions et étouffe notre vie, jusqu’à nous tuer pour de vrai.

Cette bureaucratie est d’une bêtise hors du commun, insondable, sans antidote. Soutenue par une justice autoproclamée à l’électroencéphalogramme plat, dont la tâche unique est de culpabiliser les acteurs de la vie au profit des figurants bureaucratiques de la mort.

Le drame est que cette bureaucratie n’a pas de chef, ne roule pour personne. Elle est là, elle s’impose à ses servants et aux autres, pour rien, par rien. Elle est juste là, comme le brouillard elle absorbe tout sans être pour autant. Elle transforme notre société en une armée d’ombres silencieuses, aveugles, errant sans but et sans fin.

Prenons un exemple

Elle affirme, droit dans ses bottes, qu’elle nous procure gratuitement la meilleure couverture sociale du monde. Comment peut-elle mentir à ce point et convaincre 90% de la population ?

Car enfin, le cumul de ce que nous versons, patronnât et salariés, pour cette couverture sociale gratuite est l’équivalant du budget global de l’Etat, soit la plus grosse facture mondiale pour ce type d’assurance, environ trois fois son prix de marché. Pour une prestation dont tout le monde s’accorde à dire qu’assez souvent il vaudrait mieux pouvoir s’en passer.

Pourquoi personne ne se révolte ? Parce que la bureaucratie qui gère ce monstre est parfaite d’irresponsabilité et de cynisme. Le malade ou l’indigent meurent parce que c’est leur destin de malade et d’indigent. Ils n’avaient qu’à pas être malades ou indigents. Ils sont probablement responsables, si ce ne sont eux, ce sont évidemment les gènes transmis par leurs familles. Ce n’est pas le système de couverture sociale qui a failli, puisqu’en son sein personne ne décide rien, personne n’est responsable de rien.

Nous sommes victimes de l’irresponsabilité de notre bureaucratie, mais bien plus.

Car, pour que l’asphyxie soit totale, l’irresponsabilité des fonctionnaires n’est pas suffisante, il faut en plus que nous soyons coupables.

Donc, tout responsable dans notre pays est par définition un intriguant ambitieux et indélicat. Qu’il soit politique, entrepreneur ou salarié zélé, s’il est actif, s’il essaie d’agir, il gigote et accélère sa future mort par étouffement.

Un exemple personnel.

Il y a vingt ans une salope du nom de Jourdes, inspectrice des impôts en la ville de Sète, réputée dans sa boutique, dont la méchanceté fait l’admiration de ses pairs, me colle un redressement fiscal à l’aide d’un énorme mensonge. Mensonge que le premier couillon venu peut comprendre tellement il est énorme.

Vingt ans plus tard, ce même mensonge ne gêne ni la Jourdes ni sa communauté fiscale irresponsable. Le 15 Janvier qui vient, La Cour d’Appel de Montpellier va avoir à rejuger de ce mensonge que La Cour de Cassation a dû casser car tous les juges l’avaient couvert.

En tordant du nez, les magistrats de la Cour d’Appel vont peut-être me donner raison du bout des lèvres, mais ce n’est pas sûr et cela les rendra malade. Ils le prendront de très haut, me faisant bien comprendre que je ne suis qu’un fraudeur fiscal malin qui a réussi à emberlificoter tout le monde, mais que je paierai un jour tout cela.

Quant à imaginer de me dédommager de ces vingt ans irrémédiablement perdus, de juger aussi des autres redressements, aussi irréalistes que celui-ci, que la Jourdes a su me coller sur le dos en appelant à l’aide sa confrérie, il ne faut pas y compter.

La Jourdes et sa bande de branquignoles m’ont effectivement étouffé, ruiné, sans retour à bonne fortune possible. Et la foule applaudit….

Conclusion

La bureaucratie de notre Etat bienveillant est inaccessible, comme l’était celle de la RDA. Les Gilets Jaunes n’ont aucune chance de déchirer l’édredon. Peut-être vont-ils réussir à se noyer en son sein, à être absorbés et acceptés par elle, ce qui est sans doute l’ultime objectif de certains d’entre eux, peut-être même de leur plus grand nombre.

Les Gilets Jaunes vont disparaître par étouffement ou noyade, il ne peut pas en être autrement. Notre bureaucratie ne peut mourir que de sa propre embolie, à l’exclusion de toute révolte extérieure à elle, comme en RDA.

Bien à vous. H. Dumas

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Macron : manipulateur ou manipulé ?

La période à l’air vraiment pré-révolutionnaire.

L’aristocratie serait les possédants, ou les décideurs des outils de production et de distribution, et les très hauts fonctionnaires.

L’église chargée de la croyance au service de cette aristocratie serait évidemment les fonctionnaires et les élus. Aussi la presse subventionnée, mais pèse-t-elle ?

Les fermiers généraux pourvoyeurs financiers de tout ce petit monde seraient Bercy qui sert l’église et les aristocrates, en n’oubliant pas de se servir au passage.

Ensuite nous avons la bourgeoisie que nous appelons les classes moyennes. Puis la population, la plus grande majorité, c’est-à-dire ceux qui ne sont rattachés à aucune de classifications précédentes, que l’on nomme le peuple.

Le schéma est assez classique, il a traversé l’histoire. Il est le notre depuis fort longtemps. Il marche, “cahin caha”, avec plus ou moins de bonheur, son ciment étant les rivalités entre ces groupes qui s’équilibrent et se neutralisent.

Les Gilets Jaunes ont soudainement regroupé le peuple et la bourgeoisie, le peuple et les classes moyennes. C’est l’événement qui panique le pouvoir, son église et ses collecteurs d’impôt.

Il est vrai que cette association est parfaitement capable de tout foutre en l’air, sur le papier. Dans la réalité, elle n’y est jamais arrivée, ou de façon éphémère.

L’association est largement majoritaire en nombre, pas en façon de penser.

Les classes moyennes ambitionnent objectivement de devenir des aristocrates, le peuple non ou uniquement en rêve, c’est une énorme différence. Les aristocrates n’ont de respect ni pour les classe moyennes ni pour le peuple. Le peuple ne se prend pas au sérieux, il veut juste ne pas être malheureux, qu’on lui foute la paix, et pouvoir rêver, mais il ne faut pas exciter sa jalousie.

A l’intérieur de ce schéma, dans toutes les catégories, il y des malins et des confiants. Les malins manipulent, les confiants sont manipulés.

Le fait de manipuler n’est pas critiquable en soi, tout dépend de la finalité poursuivie. On peut manipuler quelqu’un ou un peuple pour son bien, mais aussi hélas pour abuser de lui. Dans le premier cas cela peut être bénéfique à défaut d’être agréable, dans le deuxième cas c’est uniquement désagréable et dangereux.

Et Macron dans tout ça ?

Il a voulu se faire passer pour un manipulateur de génie, aux grandes ambitions pour la France, type De Gaulle. Le voila soudain à poil, il n’était donc pas ce qu’il prétendait.

Un manipulateur à sa place aurait commencé par se mettre dans la poche les classes moyennes et le peuple.

C’était facile, il suffisait de taper un peu sur son église en baissant le nombre des officiants et en diminuant leur train de vie, leurs privilèges. Moins d’élus et de fonctionnaires, la même retraite pour eux que pour les autres. Macron ne risquait rien, ils ne sont pas majoritaires, même s’ils peuvent, gonflés comme des grenouilles, essayer de faire peur.

Il fallait ensuite ramener à la raison ses fermiers généraux, Bercy, en exigeant un peu de mesure et un encadrement juridique réel en lieu et place de la zone de non droit fiscal actuelle.

Au lieu de cela on constate que sa stratégie était dictée par l’aristocratie et l’église, puisque aujourd’hui, mort de trouille, il convoque les deux pour s’assurer de leur fidélité. Ne doutons pas qu’ils vont le rassurer, mais doutons qu’ils soient sincères. Pourquoi donneraient-ils leur confiance totale à un être aussi fragile ? Ce n’est pas le genre de la maison.

Nous avons la preuve que Macron n’est pas un manipulateur, mais un manipulé. Ce n’est pas pour me rassurer personnellement.

Que va-t-il se passer ? L’association peuple- classes moyennes va-t-elle aller jusqu’au bout ? Ce n’est pas Macron qui à la taille d’empêcher quoique ce soit.

Le danger pour ce regroupement historique c’est Robespierre, je veux dire Mélenchon.

C’est lui qui, flattant les jalousies latentes, haït les classes moyennes parce qu’il désire être seul à accéder à l’aristocratie, qu’il imagine structurellement totalement différente de l’actuelle, politique pas économique.

Il est capable de casser la fragile association qui s’est créée entre deux catégories qui ne s’aiment pas parce que trop proches l’une de l’autre. Cette proximité ne laisse la place à aucun rêve, alors que pour s’aimer il faut d’abord rêver, c’est une condition essentielle.

Les Gilets Jaunes, cette association contre nature, sont historiquement à deux doigts de l’accès à la vraie révolution. Mais pourquoi faire ? Là est le problème.

Est-il besoin d’une révolution ou juste d’un coup de balais. Dans le deuxième cas, ils sont à très peu de gagner. Mais, la poussière reviendra après ce magistral coup de balais, s’il réussit.

Dans le premier cas c’est l’aventure et probablement la violence. Seul Macron par la dissolution de l’assemblée pouvait replacer l’explosion sur le terrain politique, mais ceux qui le manipulent n’y ont pas intérêt. Des urnes sortirait un mouvement qui leur serait sans doute fatal.

Bien à vous.   H. Dumas

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TRAHISON ET VIOLENCE

Un peu de recul permet d’y voir plus clair dans cette grande aventure, momentanément avortée, des Gilets Jaunes.

D’abord la cause réelle

Il n’est pas douteux que les Gilets Jaunes ont eu une réaction épidermique à une soumission trop longtemps subie.

Les hommes de l’Etat, aujourd’hui comme hier et comme demain, tiennent leur pouvoir de l’avantage qu’ils prétendent offrir en contrepartie de notre soumission.

C’est ainsi que les esclavagistes procédaient de façon primaire : “ta vie, contre ta soumission”. Rien de plus simple.

Nous avons connu : “Le paradis après la mort, contre ta soumission”.

Le paradigme actuel des technocrates au pouvoir est : “l’égalité pour tous et le confort matériel, contre ta soumission”.

C’est ainsi que, pour notre bonheur, les hommes de l’Etat nous soumettent partout, jusque dans nos actions les plus intimes. Sur la route, dans notre portemonnaie, dans nos activités personnelles, dans notre pensée, dans notre respiration, nos gaz d’échappement et j’en passe. Parallèlement, le bonheur promis n’est pas au rendez-vous. Ça coince.

La goutte d’eau, qui a fait déborder la frustration, c’est une nouvelle augmentation du carburant des véhicules aujourd’hui abhorrés, qu’il avait fallu précédemment adorer sur ordre des hommes de l’Etat.

C’est l’étincelle qui a mis le feu au sentiment diffus de ne pas être libre sans pour autant pouvoir profiter de la compensation promise.

Tout comme les maîtres n’ont pas été foutus de garantir la vie à leurs esclaves, nos hommes de l’Etat sont incapables de nous rendre égaux et heureux. Les promesses irréalisables ne se réalisent pas, tout simplement.

L’antidote à la soumission s’appelle la liberté.

La contrainte de la liberté est qu’elle ne peut être qu’individuelle. Ses inconvénients sont qu’elle a tendance à empiéter sur celle des autres, que de ce fait elle isole et oblige à assumer seul ses conséquences, à être responsable de ses actes. Une attitude qui ne peut concerner qu’une minorité.

Donc, ce refus d’accepter l’augmentation du fuel sous-tendait une révolte libérale, un retour à la prééminence de la liberté individuelle face à l’échec des hommes de l’Etat à remplir les promesses qui justifiaient notre soumission.

Des milliers de libéraux, notamment les professions libérales en lutte avec les Hommes de l’Etat à travers les URSSAF et autres usines à gaz, mais aussi les artisans, les salariés du privé, enfin pratiquement tous ceux qui ne sont pas fonctionnaires, se sont sentis solidaires du mouvement.

Puis, d’un seul coup, les soumis ont envahi l’espace des Gilets Jaunes dans le seul but de monnayer plus cher leur soumission. Ils ont gagné, les libéraux ont perdu. Qui veut de la liberté ?

Les hommes de l’Etat, à travers leur représentant aux dents blanches, ont fait mine de se soumettre à leur tour et ont lâché quelques breloques et verroteries aux gentils soumis. Tout va rentrer dans l’ordre de la soumission contemporaine.

Sauf que…. les hommes de l’Etat sont en faillite et ne vont pas pouvoir le dissimuler très longtemps. On verra.

La violence

Que dire de la violence si ce n’est ce qu’en a dit Clausewitz : “La guerre n’est que le prolongement de la politique en échec”, donc de la discussion en échec.

Il n’y a pas de bonne et de mauvaise violence. Il n’y a que celui qui gagne et celui qui perd à la suite d’une violence toujours inutile, dont on aurait pu se passer.

La violence des mercenaires royaux était égale à celle des dépenaillés de la Grande Armée pillards et meurtriers eux aussi. Les premiers ont d’abord perdu malgré leurs impeccables uniformes, puis ensuite gagné, puis définitivement perdu.

Les CRS ne valent pas plus que les casseurs qui se sont déchainés sous couvert de Gilets Jaunes, les deux n’étaient que l’expression d’une discussion impossible.

Aujourd’hui on peut dire que les premiers ont gagné, ils peuvent aussi bien perdre demain.

Le vainqueur définitif sera auréolé, splendide soldat si ce sont les premiers, héroïques résistants si ce sont les seconds. Ainsi va la violence, qui accompagne toujours la soumission.

Conclusion

Les soumis ont gagné momentanément, les libéraux ont encore une fois perdu. Mais les faits sont têtus et les soumis ne sont pas faits pour gagner. Attendons la suite.

Bien à vous. H. Dumas

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Pourquoi, à 20h15, je ne suis pas surpris par Macron ?

Parce qu’il n’a pas bougé d’un iota.

Il a jeté trois francs six sous à la populace, c’est à dire à nous, feint la contrition, puis il est sans doute parti se marrer et se congratuler en coulisse en buvant avec ses amis un ou deux, ou plusieurs — il a un chauffeur –, verres de champagne

Il va s’appuyer sur les maires, sa clique, les principaux responsables de l’engloutissement de nos économies, les principaux responsables de nos privations de liberté, les principaux responsables de la prévarication, de la combine, de la connivence, des vols par PLU interposés, des commissions aux constructeurs d’éolienne, du délire des impôts fonciers, de la prime aux fainéants embauchés par milliers, de la démagogie de proximité, etc…

La seule chose dont il n’a pas parlé c’est de sa faillite, de la faillite de l’Etat, que nous constatons tous, qui nous ruine, que nous ne pourrons jamais payer.

Il n’a rien arrêté et il n’arrêtera rien de la gabegie de l’Etat.

Pas de réponse politique à la crise, pas de retour aux urnes. Pas de réponse économique à la crise, pas de remise en question de l’Etat providence que nous ne pouvons plus nous payer, au contraire un renforcement de l’ogre fiscal. Pas de critique de Bercy notre tueur. Pas un mot sur la zone de non-droit fiscal. Pas un mot pour les classes moyennes qui portent le pays à bout de bras. Pas un mot sur le risque, sur le mérite, en revanche toujours plus pour les assistés, pour l’égalitarisme.

Donc pas de surprise.

C’est bien une attitude mafieuse : Je n’avoue rien mais je menace.

Parce que les otages qu’il s’est fait préventivement, il l’a dit, ils vont morfler, que les autres se calment sinon ce sera pareil pour eux. Compris ?

Minable, pas à la hauteur du problème.

Il est conscient que la faillite est en route depuis quarante ans, que donc le système est défaillant, il propose juste de le renforcer, alors qu’il faut le changer, c’est évident.

Il faut une nouvelle constitution, il faut réconcilier l’économie et la politique, pour cela il faut changer la république, aller vers la sixième république.

Ce n’est pas à nous de faire le taf, c’est à lui de nous faire des propositions.

Il nous prend pour des billes, s’il ne le fait pas exprès c’est grave, s’il le fait exprès c’est encore plus grave.

Je crains la facture. Je vais me coucher, face à tant de nullité mon désespoir est grand.

Bien à vous. H. Dumas

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Annonce du Président de la République à 20H ce Lundi 10/12/2018

Le Président de La République, s’il a une carrure d’homme d’Etat, ne peut annoncer qu’une seule chose :

LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Toute autre annonce ne peut que déclencher une guerre civile larvée, qui se transformera en un temps indéterminé, peut-être bref, en une vraie guerre civile.

L’heure est donc très grave.

Il est face à un problème politique qui demande une réponse politique, et non une combinaison passéiste mise en œuvre avec des interlocuteurs qui ne représentent rien ou pas grand-chose.

Par la dissolution il perd le pouvoir, mais il reste le garant de la République, ce n’est pas rien.

Quelle que soient l’issue du scrutin, un an plus tard il peut de nouveau dissoudre l’assemblée, si des extrêmes y ont pris le pouvoir.

Si par malheur il annonce autre chose, il fera la démonstration qu’il est pire que toutes les critiques ou caricatures disent de lui.

Attendons ce soir. Bien à vous. H. Dumas

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Voler pour donner n’est pas voler

“Voler pour donner n’est pas voler” est, en quelque sorte, le 11ème commandement sur lequel repose l’égalitarisme, c’est-à-dire la société française.

La mise en œuvre de ce commandement en a généré récemment un nouveau, le 12ème : “Dans la semaine tu travailleras comme un âne, pour des clopinettes qu’on te volera, le Samedi tu casseras tout”.

Ainsi vont les croyances et leurs commandements, de mal en pis.

Tout cela débouche sur des perspectives confondantes, que personne ne peut croire, que tout le monde colporte.

Par exemple : “L’Etat, qui je le rappelle n’existe pas, devrait augmenter tous les revenus, alors qu’il n’a que la maîtrise de ceux des fonctionnaires, toutes les retraites, alors que les caisses de retraite monopolistiques sont autonomes, mais il devrait aussi baisser les taxes sur le fuel et, plus globalement, tous les impôts.”

N’est-ce pas un peu incohérent ?

Mais non, cela ne concerne que les gens normaux que nous sommes censés être, donc c’est normal. Il reste les riches qui vont payer l’addition, donc pas de problème.

Vu sous cet angle, effectivement, c’est différent.

Notre commandement devient : “voler les riches pour donner aux pauvres n’est pas voler”. Ça a plus de gueule. C’est Robin des Bois.

Plus sérieusement, à terme, c’est l’éradication des riches. Un pays sans riche est un pays pauvre. La plupart du temps ce type de pays a concomitamment une diaspora riche ailleurs. C’est-à-dire que les individus capables d’être riches partent s’enrichir ailleurs.

Est-ce bien le but poursuivit par les Gilets Jaunes ? Que leurs enfants entreprenants partent entreprendre ailleurs, les laissant dans leur misère égalitariste ?

Je n’en suis pas si sûr. Je pense plutôt qu’il s’agit d’un foutage de gueule, colporté par une minorité simplette, mais pas que… aussi par une caste au pouvoir championne de la désinformation visant à protéger ses privilèges, son pouvoir.

L’objectif étant de discréditer les Gilets Jaunes en flattant le plus grand nombre de français possible qui remarque évidemment l’incohérence de ces contradictions, se croit soudain très intelligent de cette découverte, au-dessus du panier, ramenant du même coup dans leur esprit les pauvres Gilets Jaunes au rang de la débilité politique.

Pour le reste, n’entrons pas une nouvelle fois dans la nécessité de capitaliser, personne n’y adhère, alors que c’est le moteur de tous les progrès. Y compris naturellement celui de l’économie qui, rappelons-le, est globalement utile à tous, surtout aux pauvres qui vivent mieux dans une nation riche que dans une nation misérable. Mais bon… passons.

Revenons à l’essentiel.

Comment les Gilets Jaunes du départ, qui se sont révoltés pour secouer le joug de leur esclavage fiscal, vont-ils pouvoir reprendre le pouvoir de leur propre révolte ?

Rappelons que la taxation du mazout pour les voitures Diésel est la goutte d’eau qui a fait déborder le ras-le-bol fiscal, dont le maximum était depuis longtemps dépassé.

La furie fiscale de Bercy — dont Macron est un éminent initié — a non seulement ruiné les forces économiques de ce pays, mais a généré la connivence et son cortège de malversations, de faveurs et, cerise sur le gâteau, in fine une zone de non droit fiscal dans laquelle chacun peut se perdre et être détruit à tout instant.

Souhaitons que les Gilets Jaunes reprennent leurs esprits, cessent de batifoler en compagnie de revendicateurs déviants, faisant illusion par le nombre mais dangereux par leur manque de fiabilité et par leur discours inaudible.

Espérons que les Gilets Jaunes se concentrent sur la ruine et la destruction définitive de Bercy et de sa pensée malsaine.

Que la jalousie, moteur de Bercy, soit abolie, que nous payions tous l’impôt par rapport à nos moyens et uniquement pour les besoins régaliens de l’Etat.

Que nous vivions tous en bonne intelligence, occupés à faire bien ce que nous aimons, y compris les hommes d’affaires et leur capital qu’ils investissent naturellement pour le bonheur de tous, si on ne leur pique pas avant.

Bien à vous. H. Dumas

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Guido Hülsmann – 9ème weekend de de la liberté à Dax

Guido Hülsmann, conférencier au 9ème weekend de la liberté à Dax,organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, explique de façon très accessible l’impact de notre culture sur notre réflexion politique.

cet entretient tombe fort à propos pour mieux comprendre la cacophonie des événements actuels.

Bien à vous. H. Dumas

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Quand la justice est une arme par destination

1723 arrestations, dont 1220 gardes à vue. En réalité il faut lire 1220 otages réels et 503 intimidations en cours. L’ensemble maintenant sous la pression de la justice.

Les hommes de l’Etat se déclarent satisfaits et affirment qu’il est temps de reconstruire le lien social. Il faut lire qu’ils sont heureux d’avoir en mains une monnaie humaine d’échange à la merci de leur justice pour pouvoir contraindre les Gilets Jaunes à rentrer dans l’ordre qu’ils imposent par la force.

Ils se déclarent satisfaits de leurs forces de l’ordre, police et justice réunies.

Il y a juste un problème, c’est qu’il semble bien que, même si elle n’est pas d’accord sur les solutions, une majorité de français parait ne plus vouloir de l’ordre que les hommes de l’Etat tentent de maintenir par la force.

Dans ces conditions il ne faut pas se tromper.

Les forces de l’ordre sont les vraies forces du désordre. Ce ne sont pas les manifestants les initiateurs du désordre malgré les apparences puisque, dans une société qui se dit démocratique, les forces de l’ordre imposent un ordre dont une majorité ne veut plus.

Il y a là une inversion des valeurs républicaines, que nous vendent les hommes de l’Etat, habituelle mais toujours intellectuellement choquante.

Personnellement, si j’avais été un responsable des Gilets Jaunes, je n’aurais pas maintenu le mot d’ordre de manifester ce Samedi 8 Décembre.

Les atouts des Gilets Jaunes sont une adhésion majoritaire des français à leur contestation et une réactivité extrême dans l’action, pendant que les hommes de l’Etat sont minoritaires et doivent compter avec une énorme inertie dans leurs actes et leurs réflexions.

La mobilisation totale des forces de l’Etat ce Samedi était une victoire suffisante pour les Gilets Jaunes en coût et en énergie à la charge des hommes de l’Etat. En refusant le combat et en le reportant d’une semaine les Gilets Jaunes affaiblissaient terriblement le dispositif répressif qui aurait eu du mal à se reconstruire la semaine suivante, ils évitaient l’érosion de la majorité populaire due à une violence inévitable, ils ne perdaient pas leurs combattants pris aujourd’hui en otage.

Je l’ai dit sur un de leurs sites, mais j’ai été censuré par les modérateurs. Qu’importe.

La radicalisation ne peut que s’installer à la suite de cette bataille perdue comme cela était prévisible. C’est dommage.

La justice, cette arme par destination entre les mains des hommes de l’Etat, va une nouvelle fois faire la preuve qu’elle est tout sauf la justice.

Ce n’est pas une surprise pour nous, les contrôlés fiscaux. Dommage pour les Gilets Jaunes.

J’avais beaucoup de sympathie pour ces insoumis.

Malheureusement, leur inexpérience et leur manque de penseurs vont leur être fatals. Ils sont déjà en voie de disparition par lassitude des français et par récupération venant des hommes de l’Etat, de la majorité ou de l’opposition.

Il faut dire qu’ils ont mené leur combat instinctivement, sans en comprendre vraiment la portée. Ils n’ont pas pris conscience qu’ils se battaient tout simplement contre l’oppression, pour la liberté individuelle. Ils ont cru qu’ils agissaient contre une mauvaise organisation accidentelle, ponctuelle, réformable en l’état.

Ils vont droit vers leur Saint Barthelemy, car ils se battent pour la liberté, pour la responsabilité, contre le dogme collectif, comme les protestants en leur temps, qui ont fini par conquérir le monde.

Les Gilets Jaunes se battent contre deux mille ans de soumission culturelle. Le catholicisme hier, la religion musulmane aujourd’hui sont les outils de la soumission utilisés par les hommes de l’Etat. Ce sont ces religions qui prêchent la soumission à une élite qui représenterait Dieu sur terre et à laquelle il faudrait obéir aveuglement, soumettre sa liberté et sa personnalité.

Déjà les révolutionnaires de 1789 se sont fracassés sur cette soumission culturelle. Ils ont guillotiné Louis XVI, mais c’est l’église qui a eu raison d’eux.

Nous partons droit vers l’erreur de scénario. Peut-il en être autrement ?

Sans doute que non tant la pression culturelle est forte. Finalement la Justice, arme par destination, va encore broyer du français. N’est-ce pas son pain quotidien ?

Bien à vous. H. Dumas

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Macron est un con

Certes Macron est un con, mais pas plus que vous et moi, nous sommes tous le con d’un autre. C’est toute la difficulté de vivre en société.

Tout particulièrement dans cette société où notre dépendance aux autres est extrême. Nous vivons par rapport aux autres et non pour nous-même. Nous cherchons le jugement des autres dans le même temps que nous nous permettons de les juger, alors que nous pensons équitable de tout nous pardonner personnellement, jusqu’à nos pires tendances, nos pires erreurs et leurs conséquences. Nous callons notre vie sur l’apparence.

Il faudrait ne jamais avoir eu seize ans pour ne pas comprendre combien Macron a dû être fier par rapport aux autres collégiens de séduire sa prof de français mignonne. Pour finir, en quelque sorte, par partager sa vie avec sa mère, situation probablement très inconfortable pour lui, dans son for intérieur, qu’il est obligé d’assumer face au monde entier. Quelle connerie.

Cette dépendance aux autres paralyse nos personnalité, nous rend esclave de notre image, a tel point que tout n’est plus qu’image, le pouvoir l’amplifiant, s’adaptant du fait démocratique aux défauts ambiants, cherchant même à les stimuler pour en profiter comme levier électif.

Les Gilets Jaunes ont raison à un point qu’ils ne peuvent même pas imaginer.

Aucun d’eux n’est allé voir en haut du système, ils ne savent pas qu’il n’y a rien. Que simplement un peu de vernis fait toute la différence. Qu’en haut ce sont les mêmes hommes, la même médiocrité qu’en bas, mais aussi les mêmes génies, la même toute simple humanité dont nous sommes tous.

Et, le pire, contrairement à ce qu’ils croient, les mêmes souffrances.

Ils ont donc raison, ils le sentent. Ils ont raison de vouloir tout casser, mais ils ont peu de chance d’y arriver car iIs doutent.

Chacun d’eux a sa façon d’exprimer sa souffrance et d’imaginer une solution superficielle en fonction de son vécu, cela crée une cacophonie d’expression et de projets qui renvoie une image trouble, une impression réelle de désordre intellectuel, d’absence de but.

Alors qu’ils ont un but, le seul but essentiel qui est de casser le joug qui les fait souffrir, de casser cette société d’image où le pire se fait passer pour le meilleur.

Mais ils ne savent pas l’exprimer. Il leur suffirait de dire qu’ils souhaitent que chacun puisse être ce qu’il est, que les abus de droit dont ils sont victimes, leur mise en esclavage au profit d’une poignée de despotes, sont inacceptables.

Ils pourraient reprendre les mots de Mirabeau du fond de sa prison :

“Que nous soyons dépouillés par un brigand ou par un publicain (*Bercy), garrottés par un ennemi ou par un ministre, nous n’en serons pas plus libres ; et, dans ce dernier cas, l’offense est plus grave, l’infortune est plus complète, puisque notre confiance est trahie, puisque nous payons notre oppresseur, puisque c’est de nous qu’il tient ses forces, puisque tout acte de défense naturelle nous est alors interdit comme un crime.”

Les Gilets Jaunes pourraient rejoindre les lumières, il leur suffirait de puiser en eux la force, de comprendre que leur simplicité est la vraie vie, qu’ils ne se trompent pas, que la violence est inéluctable pour secouer la prison qui les tue à petit feu.

Mais pour cela il faudrait qu’ils soient indifférents à l’image, qu’ils en comprennent les falsifications, est-ce possible ? Peut-être pas.

Déjà ils tentent de se dédouaner d’être des casseurs, que pourraient-ils être d’autre ? Comment vivre demain sans d’abord tout casser aujourd’hui ?

S’ils veulent un témoin du fait que la raison et la discussion ne mènent à rien dans notre société percluse de privilégiés autistes, je peux témoigner qu’après avoir vainement démontrer, pendant vingt ans, que je ne suis pas un fraudeur fiscal j’en reste imperturbablement accusé. Je suis des centaines de milliers. Nous ne sommes pas la bonne image, mais nous sommes une des vraies souffrances.

Les Gilets Jaunes ont raison.

Tous ceux qui font le coup de poing et ceux qui ne le font pas, tous ceux qui veulent mettre à la poubelle cette société de mensonge, y compris les futurs menteurs, ont raison.

Puissent-ils renverser le couvercle Samedi. Quelle que soit la soupe qu’ils feront ensuite dans la marmite, elle ne peut pas être pire que celle d’aujourd’hui.

Courage à eux.

Bien à vous. H. Dumas

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Bientôt le père Noël

Lorsque, vers six ou sept ans, j’ai compris que le père Noël n’existait pas : j’ai pleuré, j’étais inconsolable. Je n’ai pas le souvenir que ce fût la crainte de ne plus avoir de cadeau qui me mit dans cet état. Ni une vexation d’avoir été trompé.

Je crois que c’est l’injustice de l’information qui m’abattit. Le Père Noël me paraissait juste. La venue de ce vieillard chez tous les enfants avec sa hotte de cadeau me rassurait. Je trouvais la chose convenable, donc fatalement vraie.

Je ne dis pas qu’il s’agissait là d’une conscience politique prodige, non tout simplement un ordonnancement plus facile à croire que la vérité, plus séduisant, plus vrai.

Puis, j’ai oublié ce choc et, comble du mauvais gout ou de l’inconséquence, j’ai fait croire au père Noël mes enfants, puis eux mes petits-enfants.

Ont-ils eu la même souffrance en apprenant qu’il n’est pas ? Je ne sais pas, je ne leur ai jamais demandé.

Mais je me rappelle la surprise et l’immense joie dans leurs yeux, le frisson de bonheur leur traversant le corps, le matin quand ils découvraient les cadeaux apportés par le dit père Noël. Où peut-on trouver une aussi grande trace de bonheur visible ?

Les cadeaux, sans le père Noël, s’est fade, il faut bien l’avouer. Il manque le mystère.

Et bien sachez que c’est le même besoin de croyance qui anime la politique.

Les élus, à l’occasion de leurs promesses délirantes, quelle que soient leurs irréalités, voient passer dans les yeux de leurs électeurs la même joie, la même brillance que dans ceux des enfants le matin de Noël.

Ils ont le même bonheur que tous les parents de France avec le père Noël à ravir de mensonges leurs militants.

C’est magique de folie. A la fois si simple et si compliqué.

Les Gilets Jaunes n’échappent pas au phénomène et déjà racontent n’importe quoi.

Un exemple intéressant.

Ils parlent évidemment, comme tout le monde avant eux, de distribuer l’argent qui ne leur appartient pas. Ils visent tout particulièrement ce que l’on appelle les GAFA.

Les Gilets Jaunes ont-ils conscience que sans au moins trois de ces GAFA ils n’existeraient pas ?

Ils sont le fruit de Facebook, Google et Apple. Lesquels, s’ils n’avaient pu garder leur bénéfice en capital pour leur croissance, s’il avait été distribué, n’auraient pas pu atteindre le niveau de performances qui permet aux Gilets Jaunes de s’exprimer librement et immédiatement, en temps réel. Nous serions restés au Minitel.

Evidemment, l’Etat français se précipite pour taxer les GAFA qui, sachant ce que représente la France mondialement, ne seront sans doute pas plus fâchés que ça de la quitter en cas de taxation lourde.

Mais alors, plus de GAFA, plus de communication instantanée, plus de Gilets Jaunes, c’est pourtant simple.

Même le plus simple des Gilets Jaunes comprend cela.

Et cependant, il propose de taxer les GAFA. Uniquement pour voir passer la joie du père Noël dans les yeux de ceux qui écoutent.

Et oui, le père Noël est une ordure.

Bien à vous. H. Dumas

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Souffrance et empathie

Il y a deux sortes de souffrance : la souffrance naturelle et la souffrance artificielle.

La souffrance naturelle nous touche tous un jour ou l’autre, ne serait-ce que lors de la vieillesse ou de la mort. Elle est particulièrement insoutenable lorsqu’elle tombe par hasard sur des proies sans défense telle que l’enfant atteint de leucémie ou l’adulte accidenté brusquement.

La souffrance naturelle génère, naturellement, l’empathie. Qui peut rester insensible à l’enfant en détresse, à l’homme fauché en pleine force ou au vieillard grabataire ? Même dans le cas où celui qui est touché à une part de responsabilité, comme le fumeur et son cancer, l’empathie bien que diminuée existe toujours.

La souffrance artificielle, par exemple la torture, la déportation, le vol notamment fiscal, n’est pas une composante naturelle de la vie. Elle découle d’un choix fait par certains qui, à l’aide de la force, imposent cette souffrance aux autres, accompagnée de raisons vraies ou fausses qui la justifieraient.

La particularité de cette souffrance est qu’elle ne génère pas d’empathie. Celui qui la provoque se prétend dans son droit, il peut même y trouver du plaisir. Celui qui la subit ne trouve aucun secours chez les autres dont la seule réaction est de tenter de la fuir.

La misère

C’est une souffrance, elle peut être naturelle ou artificielle.

Naturelle, elle n’est jamais méritée, même si elle découle d’erreurs ou d’attitudes l’ayant provoquée. Elle a naturellement un point d’équilibre autour de l’empathie. Elle ne peut pas être éradiquée, elle s’impose, c’est pourquoi l’empathie l’accompagne naturellement.

Artificielle, elle est créée de toute pièce, celui qui la subit est déclaré coupable par celui qui l’impose, dans cet esprit il la mérite. Donc, effectivement, pas d’empathie.

On voit bien la différence entre ces deux misères. Ce n’est pas l’injustice, les deux sont injustes. C’est uniquement l’empathie qui les différencie, et c’est énorme.

L’origine de la misère

La misère est une souffrance liée à l’absence des biens minimums nécessaires à une vie décente.

Y sont projetés ceux qui ne sont pas capables, pour diverses raisons, d’acquérir ces biens minimums, que ce soit de leur fait ou à causes de circonstances extérieures indépendantes de leur volonté.

Y sont aussi projetés ceux à qui ont été retirés, par la force ou la ruse, leurs biens matériels, au point de les priver du minimum vital.

De l’intervention autour de la misère

La misère naturelle crée, nous l’avons vu, une forte empathie. En son nom, des mesures de compensation vers les miséreux vont paraître naturelles. L’Etat, cet hologramme, va se parer, à travers les hommes de l’Etat, de la vertu empathique, sans limite. Il va même faire de l’empathie une machine à déposséder ceux qui ne sont pas dans la misère, au point, à travers le fisc, de les y projeter. Il ira jusqu’à vivre au crochet de l’empathie.

Les victimes dépossédées vont se trouver dans une misère artificielle dont toute empathie sera absente. Ils ne pourront compter sur personne pour les comprendre ou les aider. Au contraire ils seront confrontés à la division binaire de ceux qui vont jouir de les voir ruinés et de ceux qui vont fuir pour ne pas se faire tondre à leur tour.

Le piège de la misère artificielle refermé ils étouffent. Ils agonisent, ils meurent.

Les survivants n’ont plus rien à perdre, ils se révoltent, sans limite.

Ce sont les Gilets Jaunes.

Bien à vous. H. Dumas

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La faillite de l’Etat-patron

Nous assistons en direct à la faillite de l’Etat-patron.

Cet Etat- patron sans vergogne dont les salariés et les affidés ne respectent pas leurs clients, qu’ils emprisonnent à coup de monopole, qu’ils narguent du haut de leur pouvoir en leur faisant croire que c’est pour leur bien.

La faillite de l’Etat-patron français est mondiale. Elle l’entraîne évidemment, mais elle entraîne aussi celles et ceux qui sont avec lui de connivence pensant faire leur beurre sous couvert des pouvoirs exorbitants de cet Etat-patron.

L’affaire Ghosn est symbolique à ce sujet. Renault, filiale assumée de l’Etat patron français, prend en otage à son profit ses partenaires japonais.

Quoi de plus normal pour l’Etat-patron de prendre en otage partenaires et clients par la force ? Oui, mais voilà, ce ne sont pas les règles naturelles de l’économie. Les japonais se rebiffent, ils collent le représentant de l’Etat-patron, grassement rémunéré pour ses excès de pouvoir, en tôle. Ils ne vont pas le lâcher.

Tous ces petits bonhommes fonctionnaires qui se vautrent cyniquement dans le confort de l’Etat-patron, à tous les niveaux, ne peuvent que faire faillite, car l’économie ce n’est pas l’emploi de la force, c’est celui de la séduction, de la compétence et de la concurrence.

Nos fonctionnaires, habitués à nous considérer comme des chiens, à se la péter dans un confort et des garanties que nous sommes obligés de leur payer contraints par l’impôt levé par la force, sont tout étonnés que, malgré la casse qui touche directement les classes laborieuses, la révolution en action continue à séduire la majorité.

Ils vont probablement devoir s’y faire.

Car, quand bien même la population harassée se laisserait acheter par une poignée de cacahuètes et libérerait la rue, ce qui est loin d’être évident, les choses ne seront plus jamais comme avant et ne permettront plus de dissimuler la faillite de l’Etat-patron.

Tous les petits chefs étatistes sont discrédités pour longtemps.

Les révolutionnaires sont-ils en mesure de faire cette analyse ? Vers où penche leur souhait d’avenir ?

Veulent-ils juste profiter à leur tour des avantages de ceux qu’ils dénoncent ?

C’est ce que croit Mélenchon, Le Pen et bien d’autres. On vire les hommes de l’Etat actuels et leurs serviteurs et on recommence en pire avec de nouvelles têtes. En clair, on s’enfonce dans le collectivisme, le règne de l’arbitraire, le dos tourné aux règles de l’économie et de la liberté à la poursuite d’une utopique égalité. On renonce à l’effort, à la responsabilité, à l’humanisme, on se jette tête première dans le dogme, la croyance.

Veulent-ils au contraire être libres ?

C’est ce que je crois. Prendraient-ils de tels risques si ce n’est pour être libres ?

Mai 1968 n’a pu être que parce que le motif en était la quête de la liberté intellectuelle, sa tentative de récupération par les syndicats a lamentablement échoué à l’époque.

Novembre 2018 n’a de raison d’être que pour la quête de la liberté économique, il est peu probable que ceux qui sont opposés à cette liberté puissent récupérer le mouvement.

Si, au bout du bordel ambiant, se trouve la liberté économique, cela vaut la peine.

La problématique est que, pour l’instant, personne ne se lève pour symboliser cette liberté. Mais, d’un autre côté, peut-on se lever politiquement et donc contraindre au nom de la liberté ?

C’est tout le problème de la liberté.

Bien à vous. H. DUMAS

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Une prime aux CRS !!!

N’est-ce pas une drôle d’idée cette prime aux CRS?

D’un coté une population qui n’en peut plus et qui se soulève pour quelques Euros d’augmentation du mazout, qui croule sous la fiscalité qu’elle juge inique, qui en a marre des normes et aspire à la liberté

De l’autre les CRS qui touchent une prime pour la faire taire.

Il le voit comment le face à face de Samedi prochain Macron ?

Je me demande qui le conseille ainsi. Je serais lui je virerais ce conseiller. Évidemment si c’est une idée de lui … nous sommes mal partis.

Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes proposent des primes aux casseurs. Où allons nous !!!

L’argent, toujours l’argent, moi qui croyais que le CRS était un patriote gardien de l’ordre, je tombe de haut.

La prime sera-t-elle calculée à la grenade lacrymogène ? Au coup de matraque ? Où à la capture de l’animal manifestant ?

Tout cela ne me parait ni sérieux ni susceptible d’améliorer la situation.

Bien à vous

 

 

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Qui sont les casseurs ?

Il faut objectivement l’admettre notre pays est largement cassé.

A tel point que la vie y est devenue difficile, un peu comme sous l’occupation. Ceux qui ne sont pas des “collabos” en bavent. Je ne parle même pas des résistants, juste des gens ordinaires non “collabos”, qui ne sont pas dans la connivence,

Je peux vous en parler savamment car ce qui me distingue, depuis mon plus jeune âge, c’est d’être ordinaire, mais à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Si ordinaire que j’accumule toutes les souffrances disponibles pour les gens ordinaires, plein fer.

Il n’est pas une nouvelle contrainte dont je ne subisse pas immédiatement la pression, que ce soit professionnellement ou dans ma vie de tous les jours.

Je suis un délinquant de la norme, un éternel châtié pour son bien.

D’une nature joyeuse étant enfant, je suis arrivé à l’école au moment de la crise de prétention de l’éducation nationale s’érigeant à mon époque potache en futur ordonnateur exclusif de l’ordre social. J’allais au lycée pour rire, ils m’y recevaient pour me contraindre. Premier accroc.

Pareillement avec la route. J’avais le déplacement routier heureux, juste au moment où tout ne fut que drame. J’ai dû me ficeler dans ma voiture, me botter et me casquer sur ma moto. Après avoir appris à déjouer les pièges routiers naturels, j’ai dû composer avec les pièges artificiels bien plus terribles, dos d’âne, rétrécissements volontaires, priorités inversées, îlots surprise non éclairés, vitesses limitées, radars, jeune au volant, etc… pas facile.

Idem pour ma vie professionnelle. J’avais aussi le travail heureux. Amoureux de l’intégrité, de la parole donnée, du service rendu, du gain pris sur le gain apporté, de la joie d’entreprendre, de la satisfaction d’être jugé sur les résultats, mais aussi de jouir librement du fruit de mon travail.

Tout cela n’a pas duré. Très vite il fallut prendre une mine sinistre au travail, la joie ne devant s’exprimer que pendant les loisirs, à la durée forcement beaucoup moins longue. L’intégrité a laissé sa place au réalisme, quant à la parole donnée elle s’est transformée en contrats dont la valeur s’estime au kilomètre dactylographié et à la possibilité de les contourner. Le gain n’ayant plus de rapport avec la prestation mais avec l’accointance. Quant au résultat, la bonne combine est devenue d’être loin quand il se fera jour.

Pour changer les mentalités, la loi s’est centuplée, multipliée à l’infini, les contrôles aussi.

Mon naturel a été pris de court. Je suis devenu la bête noire des gardiens de la nouvelle loi, de la sinistrose.

Les agents gardiens de la route, les inspecteurs de l’URSSAF, du Fisc, les agents des services municipaux, pour tous ces zélés serviteurs de la nouvelle norme de vie, je suis devenu une cible. Ils avaient décidé de faire de moi, à leur service, le robot du 21ème siècle.

Alors, ils ont employé toute la panoplie des outils à leur disposition pour me casser.

Ils n’ont pas encore tout à fait réussi, mais ils sont près de leur but, quelques mois peut-être …

Sauf que… ils ont oublié à quel point je suis ordinaire, donc reproductible à millions.

Mon problème, si multiple pour cause de clonage, les a amenés à casser en rafale.

Ils m’ont cassé, mais avec moi ils ont cassé tout ceux à qui je ressemble tant. Ils ont finalement tout cassé.

Ce sont eux les casseurs, les vrais casseurs. Pas les Gilets Jaunes. Ils ont des chefs casseurs ces casseurs, ce sont les hommes de l’Etat.

Ils essaient de nous faire porter le chapeau, mais nous sommes trop nombreux et ils n’ont pas assez de chapeaux.

Ça craint pour eux, notamment pour le chef casseur.

Bien à vous. H. Dumas

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Mon cadeau aux Gilets Jaunes

J’ai beaucoup de mal à comprendre l’air hébété de Macron, Castaner et Cie, des hommes politiques et de la presse en général, des flics en particulier.

Les souhaits disparates des GJ et leur violence ne sont pourtant pas difficiles à analyser.

La population en a marre du fossé aujourd’hui infranchissable qui s’est creusé entre les promesses politiques et la réalité économique, des conséquences que cela a directement sur la vie de tous les jours.

Tout le reste n’est que spéculation ou arrières pensées malsaines de politicards en mal d’élections.

La solution passe donc par une mise à plat des rapports entre ces deux activités sociétales : la politique et l’économie.

Il suffit de prendre deux décisions extrêmement simples pour que tout cela soit définitivement solutionné.

          -1- Pas d’élection sans bilan chiffré.

Tout candidat à une élection devra présenter un bilan comptable de son projet. Son coût et les moyens imaginés pour le payer.

En cas d’élection puis de manquement comptable à son projet, surveillé par un organisme neutre, l’élu sera destitué.

Ainsi nul besoin d’une démocratie directe totalement impossible à mettre en œuvre et générant inévitablement une escalade dans la démagogie, mais une assise solide incluse dans le rythme actuel des élections parfaitement convenable.

Plus de dérapage économique, avec nos sous, de la part des hommes de l’Etat

          -2- Plus de terreur fiscale

La terreur fiscale a remplacé les lettres de cachet de l’ancien régime, c’est inadmissible.

Cette terreur est rendue nécessaire par la folie dépensière des hommes de l’Etat. La condition précédente devrait la limiter.

Mais, pour plus de sureté, il suffit de mettre en œuvre la même solution que celle adoptée par les révolutionnaires de 1789.

Pas de poursuite fiscale sans au préalable un jugement en audience publique par des juges libres et impartiaux. Tout contribuable sera considéré comme innocent tant qu’il n’aura pas été condamné par un tribunal.

CONCLUSION

Juste deux décisions qui donneraient satisfaction à toutes les revendications dans le temps, puisque celles-ci ont toutes un tronc commun : la dérive économique de ceux qui se font indûment appeler l’Etat.

Evidemment ces deux solutions ont plusieurs inconvénients :

  • Elles ne satisfont pas les rancœurs de caste
  • Elles limitent les verbiages porteurs de récompenses électives
  • Elles interdisent les promesses de lendemain qui chantent
  • Elles mettent chacun face à ses responsabilités
  • Elles paraissent trop simples

Elles n’ont aucune chance d’être entendues.

Bien à vous. H. Dumas

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La taxe, la taxe, la taxe….

Edouard “le mal rasé” l’a dit sans ambages. Oui, au premier Janvier 2019, la taxe sur le mazout sera maintenue.

Parfait. Quel courage dirons certains, quelle folie dirons les autres.

Rien de tout cela.

Edouard fait face à une spectaculaire prise de conscience de “sa population”, qui soudain perçoit que lui et les siens ne sont rien d’autre que des usurpateurs, qu’ils ne sont pas la France.

Que la France ce sont eux, les individus qui se gèlent sur des barrages où Edouard et les siens les ont poussés parce qu’ils ont fait faillite avec l’argent qu’ils leur ont pris en leur faisant croire que c’était pour leur bien alors que, pour compenser, ils les rançonnent.

Edouard est comme ceux qui en 1914 ont déclaré la guerre. Ils n’étaient pas la France, ce n’est pas la France qui a fait cette guerre, ce sont ceux qui sont partis crever dans des tranchées à rats, des hommes, des individus.

Nous ne sommes plus en 1914. Les français ont pris conscience de leur individualité, de leurs droits d’hommes libres, ils sont sur les barricades, ils ne veulent plus de l’esclavage.

Problème pour Edouard et les siens. Ces révoltés sont des non-violents, à l’humour dévastateur. Ils ruinent les autoroutes, détruisent les radars, s’efforcent d’emmerder Edouard sans emmerder leur prochain.

Alors Edouard les provoque. En “sautant comme un cabri sur sa chaise et en criant” la taxe, la taxe, Edouard agite la muleta.

A l’heure où les premiers ministres se prennent tous pour Churchill, Edouard “le mal rasé” ceint son habit de lumière et provoque la bête : les Gilets Jaunes.

Il espère qu’ils vont réagir suffisamment violemment pour lui donner l’excuse nécessaire à leur mise à mort.

Un petit tour dans l’arène politique pour les Gilets Jaunes et puis salut et bonsoir, la place doit rester aux professionnels de l’illusion, tout le monde trouvera cela normal.

Un exemple de l’illusion

Une ville du Nord, dont je n’ai pas noté le nom, vient de décider que le transport urbain sera gratuit. Oui, gratuit, vous avez bien lu.

Je vous explique ce qu’est la gratuité pour ces gens-là. Un réseau de transport urbain pour une population de 150.000 habitants coûte environ 40 millions d’Euros. Il se vend pour mettons 6 millions d’Euros de tickets, soit 6 millions de voyages annuels à 1€ le ticket. Donc 16.000 voyages par jour à deux voyages par personne c’est donc 8.000 clients par jour. Mettons entre 5 et 10 % de la population. La gratuité se résume en un chèque de 5.000 Euros par an à ces 8.000 personnes, payé par les 150.000 personnes qui se démerdent pour se transporter elles-mêmes. Et ne me dites pas que tout le monde pourrait profiter des transports en commun, ils sont déjà largement saturés aux heures de pointe, pendant qu’aux autres heures personne n’a besoin de se transporter.

Ne parlons pas des voitures électriques. Si tout le monde en avait les bouchons seraient terribles, puisque Edouard et les siens n’investissent plus dans les infrastructures parce qu’ils utilisent le pognon commun à l’achat de voix à travers le soi-disant social, l’égalitarisme, maintenant l’écologie.

C’est tout cela l’illusion.

Les Gilets Jaunes vont-ils tomber dans le piège de la provocation ? Vont-ils foncer sur la muleta d’Edouard ?

Pas si sûr. Nous verrons. Et si, enhardis, sûrs de leur bon droit, ils se mettaient à ne plus payer l’impôt auquel ils ne consentent pas.  Sans mot d’ordre, librement, chacun dans leur coin.

Attention Edouard aux pièges à tiroir, tu risques de finir par te les coincer.

Bien à vous.

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Leçons de Politique et d’Economie grandeur nature

Les Gilets Jaunes pourront, dans tous les cas, revendiquer une victoire : avoir fait découvrir à de nombreux français la politique et l’économie, dont jusqu’à présent ils se foutaient comme d’une guigne.

J’ai traversé aujourd’hui la France de la Méditerranée à l’Atlantique. Je n’ai rencontré que des Gilets Jaunes détendus, confiants, non politisés au sens étriqué, encarté, du mot. Un bonheur, que l’on aimerait voir durer, mais c’est peu probable tant leurs ennemis sont vicieux et malsains.

Les plus curieux de ces Gilets Jaunes, notamment leurs “responsables désignés”, ont probablement vu la vérité derrière les apparences.

Ils auront découvert :

          – 1- l’Etat n’existe pas

Personne pour répondre à leur souci. Ils ont été reçus par le ministre de référence, j’imagine leur surprise d’avoir vu évidemment un être ordinaire, n’ayant rien à dire, rien à proposer.

Eux-mêmes étant devenus, accidentellement, des candidats potentiels pouvant prétendre à prendre en main l’Etat. J’imagine leur vertige s’ils sont sincères.

Ils ont touché du doigt l’incohérence de ces lois dont ont leur dit qu’elles émanent de l’Etat. Alors qu’il n’y a pas d’Etat, simplement des intrigants qui se disent représentants de l’Etat, mais qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Sur la route un journaliste, d’une radio indéterminée mais pro-Etat évidemment, indiquait dans le poste que le Procureur de la République de Grenoble a fait savoir qu’il donnait mandat à sa flicaille d’arrêter les Gilets Jaunes dont les barrages entraveraient la circulation, au motif que la loi interdit toute entrave à la circulation. Ce petit bonhomme manque totalement de cohérence.

Cependant il a raison, toute entrave à la circulation est interdite, est un délit.

Mais que ne va-t-il arrêter les hommes de l’Etat qui ont levé sur le mazout un impôt si énorme qu’il entrave la circulation de ceux qui ne peuvent pas le payer. Ils sont des centaines de milliers entravés. Un beau délit.

Mais pas que…. L’impôt doit être consenti, c’est la constitution qui le dit. Habituellement, le consentement découle du fait que l’impôt est voté par des parlementaires supposés représenter les français, et personne ne dit rien.

Mais aujourd’hui, les choses sont claires, une majorité n’est pas consentante à cet impôt sur le mazout. Alors…. N’est-ce pas un autre délit d’imposer par la force un impôt non consenti ? Mais si, mais si…

Voilà de l’ouvrage pour le zélé Procureur de la République de Grenoble, a moins qu’il n’ait une lecture à plusieurs vitesses de la loi.

          -2- L’économie s’impose à tous

Nos hommes de l’Etat, consanguins, tous nés de la même école, sont si surs d’eux qu’ils se croient capables de maîtriser l’économie à eux tout seuls.

Mais l’économie est un enchevêtrement d’intérêts personnels si dense que seule la liberté permet l’équilibre des multitudes d’intervenants, et encore pas toujours.

Un peu par démagogie, un peu par intérêt électoraliste, beaucoup par vanité, nos hommes de l’Etat prétendent, depuis 70 ans, non seulement planifier l’économie mais en gérer directement des pans entiers.

Hélas, ils sont de piètres décideurs et leur laxisme, qui s’exprime à fond que ce soit dans la gestion des comptes ou dans la gestion des hommes, fait qu’ils perdent de l’argent partout où ils interviennent.

L’impôt paie la casse.

Mais voilà, la casse a depuis longtemps dépassé la capacité d’un impôt raisonnable. C’est la faillite. Ce n’est pas l’Etat, qui n’existe pas, qui est en faillite ce sont eux.

Mais, comme ils prétendent nous représenter, ce sont nous qui sommes en faillite pour les créanciers.

La prise de conscience de cette situation nous la devons aux Gilets Jaunes pour ceux qui ne s’en doutaient pas, qui croyaient que c’était l’Etat qui assumerait la faillite, qui croyaient que l’Etat existait.

Alors, félicitations aux Gilets Jaunes d’avoir déniaisé une large proportion de français.

Mais attention, qu’ils sachent que ceux qui, comme eux, disent la vérité ont une facture à payer. Les autres, ceux qui ne veulent pas la voir, présentent toujours la facture, une facture malhonnête, d’escrocs.

Ils ne vont pas tarder à subir la suite. La vie va devenir dure pour les Gilets Jaunes qui ont compris, qui ont vu les combines du spectacle, les tours des magiciens de la politique, de la communication tueuse.

Souhaitons-leur du courage, ils vont en avoir besoin dans la solitude qui les attend.

Bien à vous. H. Dumas

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62 ans plus tard

Il existe des similitudes entre l’insurrection de Budapest le 23 Octobre 1956 et la révolte des Gilets Jaunes.

La Hongrie, était alors confrontée à la faillite d’une politique entièrement étatisée, planifiée, appelée le communisme et imposée au pays par l’URSS. L’implantation du communisme n’était pas un souhait de la population hongroise, mais la simple raison que l’armée russe était arrivée la première et occupait ce pays ayant fait partie de l’axe pendant la guerre.

L’insurrection dura 17 jours, après avoir largement gagné les révoltés furent décimés par l’armée soviétique qui reprit en main le pays le 10 Novembre 1956.

La cause de la révolte était la ruine économique de la Hongrie par le communisme, la misère subie de ce fait par la population. Mais aussi la perte des libertés, la destruction des classes moyennes éduquées et libérales. Le communisme en Hongrie avait éradiqué les classes moyennes ne laissant que les apparatchiks et la population esclave. Cela dans ce pays anciennement démocratique, où les classes moyennes avaient existé.

Lancée par les étudiants, faisant suite à une légère libération politique du bloc de l’Est timidement mise en place après la mort de Staline, l’insurrection hongroise a cru avoir l’aval de sa population et du monde.

Les insurgés initiaux étaient des étudiants et des intellectuels, rapidement suivis par une partie de la population qui aspirait à la liberté. Ils chantaient alors un hymne populaire : “Nous jurons, nous jurons que nous ne serons plus esclaves plus longtemps”.

Aucune organisation, intérieure ou extérieure, n’appuyait les insurgés.

Rapidement ils occupèrent le pays, retournant armée et police, mais ils ne purent déboucher sur un gouvernement crédible, peut-être par manque de temps.

Probablement aussi à cause de la croyance communiste ancrée de force dans la tête des gens depuis dix ans en Hongrie, depuis un siècle dans le monde occidental, accompagnée de la culpabilisation pour les hongrois d’avoir été du côté sombre de la guerre perdue.

La victoire de l’insurrection n’a débouché sur rien, l’indignation n’est pas suffisante face aux croyances.

Certes la similitude avec notre situation actuelle n’est pas totale, ce n’est pas la règle de l’histoire en général.

Mais, il faut souligner deux choses essentielles.

La riposte de l’URSS fut suivie du plus vil de tous les mensonges, de la plus basse de toute les propagandes, ignorant superbement plusieurs centaines de milliers de morts et de déplacés.

Le résumé par l’URSS de cette reprise en main, se passe de commentaire :

-1- Le 23 octobre, les « honnêtes » socialistes hongrois manifestèrent contre les erreurs commises par les administrations Rákosi et Gerő .

-2- Des hooligans fascistes, hitlériens, réactionnaires et contre-révolutionnaires financés par les impérialistes de l’ouest profitèrent du mécontentement pour organiser une contre-révolution.

-3- L’honnête peuple hongrois mené par Nagy appela les forces soviétiques (pacte de Varsovie) stationnées en Hongrie à aider au retour de l’ordre.

-4- Le gouvernement Nagy fut inefficace et fut infiltré par les éléments contre-révolutionnaires comme le prouve la dénonciation par Nagy du pacte de Varsovie.

-5- Les patriotes hongrois menés par János Kádár quittèrent le gouvernement Nagy et formèrent un gouvernement d’honnêtes Hongrois révolutionnaires paysans et ouvriers ; ce véritable gouvernement populaire demanda l’aide du commandement soviétique pour réprimer la contre-révolution.

-6- Les patriotes hongrois, soutenus par les Soviétiques, écrasèrent la contre-révolution.”

On retrouve les accents d’appel à “La honte” de Macron…. Non ?

Plus terrible encore, en Hongrie l’épuration qui suivit fût totale, emprisonnements, condamnations, exécutions, déportation, etc… fuite pour les plus chanceux.

Je crains pour nos gilets jaunes, qui déjà se rendent en entrant en discussion avec leurs ennemis aguerris, une fin du même tonneau.

Un renforcement du fisc et de l’URSSAF en guise de liberté, des contrôles encore plus ravageurs et iniques faisant mine de satisfaire la partie des Gilets Jaunes qui ne réclame pas la liberté mais simplement un Etat à leur service au lieu de celui des autres…

Une dérive économique résiliente liée à l’étatisme et aux pertes de liberté. Un grand gâchis quoi.

C’est cela que je crains, qui m’inquiète et me désole intensément.

J’ai peur d’avoir à vivre un grand regret et de ne pas connaître la liberté que fatalement la population française retrouvera un jour.

La Hongrie a recouvré la liberté démocratique en 1989, 33 ans plus tard, et sans le faire vraiment exprès. Sans noble révolte ou insurrection….

Aujourd’hui ses dirigeants sont parait-il des fascistes élus, où ça va se nicher…

Bien à vous. H. Dumas

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Demain : inquisition et épuration

Les gilets jaunes ont perdu. Bien que minoritaires ils portaient la souffrance et l’espoir de tout un pays. Ce n’était pas suffisant.

La souffrance et l’espoir sont le lot de toutes les populations sous le joug d’un despote, elles n’ont jamais permis seules de s’en affranchir.

L’échec tient à l’inculture politique et économique des gilets jaunes qui les a amenés inexorablement, d’abord à tirer dans tous les sens ne touchant le but qu’une fois sur mille, puis à des alliances circonstancielles inconvenantes faites d’ambitions encore plus despotiques que celles contre lesquelles ils luttaient sincèrement.

Le despote qui les tue, qui nous tue tous.

Disons pour simplifier qu’il s’agit de Bercy. De l’impôt, que ce soit sous la forme de sa nomination ou sous sa forme dissimulée que l’on appelle charges sociales.

L’impôt est un despote pour deux raisons, deux déviances entraînant des échecs économiques largement repérés, connus de nous tous, du monde entier.

Premièrement, l’impôt en France a une fonction de moteur électoral se traduisant par une redistribution sous forme d’avantages personnels ou collectifs prétendument indispensables et justes, en réalité simple achat de voix. Délit pénal accepté par la majorité qui est persuadée d’en profiter.

Deuxièmement l’impôt a aussi une fonction entrepreneuriale qu’il ne devrait pas avoir.

Basiquement l’économie répond à un processus très simple. D’abord un besoin générant une clientèle, puis des opérateurs sachant satisfaire ce besoin parmi lesquels la clientèle sera amenée à choisir les meilleurs. Ceux-ci devront gérer leur activité de telle sorte qu’elle leur apporte un gain tout en ayant un prix compatible avec les possibilités de la clientèle.

Les bases sont claires, liberté et responsabilité des choix pour les clients et les opérateurs. Alternance naturelle de réussites et d’échecs.

L’impôt entrepreneur sous couvert de l’Etat ne peut que paralyser l’économie puisqu’il va introduire par la force de la loi le monopole, qui va générer la dérive des prix, prendre le client en otage et éradiquer les responsabilités. Cela crée de fausses entreprises, immédiatement en faillite, ne devant leur survie qu’à l’impôt sollicité sans limite.

Échec et mat

L’impôt ainsi détourné de son but original devient un poids insupportable, il n’a plus de limite connue et maîtrisable. Il génère une souffrance économique et sociale qui l’entraîne à se maintenir exclusivement par la force, à l’exclusion de tout consentement.

C’est ici que le collecteur devient despote.

Les conditions de l’installation du despotisme sont connues. Il faut et il suffit de réunir en une même main les trois pouvoirs suivants : le législatif, l’exécutif et judiciaire.

Bercy a entre ses mains ces trois pouvoirs. Aucune loi au parlement ne peut se faire sans Bercy. L’exécutif est à ses ordres, Macron est un pur produit de Bercy. Le judiciaire est inexistant, juste capable d’un mur des cons tant sa liberté de jugement n’est plus qu’un lointain souvenir. Bercy est un despote.

Bercy répand la terreur. Notamment à travers le contrôle fiscal qui n’a rien à envier aux exactions du KGB à sa meilleure époque.

C’est cela que les gilets jaunes auraient dû cibler. C’est cette culture politique et économique qui leur a manqué.

La suite à venir

Les gilets jaunes ont tellement raison que les hommes de l’Etat ont eu très peur que le pays s’embrase. Ce n’est pas le cas.

Dans un premier temps, passé la peur, les hommes de l’Etat vont se draper dans leur dignité et punir lourdement quelques gilets jaunes pris au hasard pour l’exemple.

Puis immédiatement après ils vont assurer pour demain, mettre des garde-fous pour conforter leur pouvoir.

Toute révolte avortée conforte le pouvoir du despote, c’est aussi une règle connue et immuable.

Le despote assoit toujours son pouvoir sur une croyance, les croyants sont son armée.

Nous percevons aujourd’hui que la croyance moteur de Bercy est l’écologie climatique. Mais elle peine à convaincre. Elle est excessive et cela se voit.

Il suffit de regarder autour de soi pour apercevoir une éolienne dont plus personne n’ignore qu’elle ne fait pas d’électricité, qu’elle détruit et pollue durablement le paysage, qu’elle augmente exponentiellement la facture d’électricité de tout un chacun, qu’elle génère pots de vin et indélicatesses légales et financières. Que dire des voitures électriques, de l’agriculture biologique, machines à surenchérir les déplacements et la nourriture jusqu’à les rendre inaccessibles aux plus humbles.

Partout l’écologie climatique politique échoue.

Bercy qui s’appuie sur cette croyance pour taxer encore et encore, se trouve en situation de devoir l’imposer de force, donc de créer un tribunal d’inquisition pour condamner les hérétiques.

Macron annonce un “Haut conseil pour le climat”.

Traduisez une usine à gaz qui déterminera ce qu’il faut penser. Tous ceux qui ne penseront pas comme ce haut conseil l’aura décrété, seront des hérétiques.

Pas question alors de manifester ses idées, de saper les bases de l’excuse écologique climatique avancée pour lever des impôts encore plus destructeurs, encore plus mortels.

Que du bonheur pour le despote Bercy. En matière de climat celui qui possède la force impose ses vues. Que dire face au climat qui depuis des millénaires surprend toujours un peu plus. Même à quinze jours les climatologues sont incapables de prévoir quoique ce soit.

Le climat est la bonne croyance, aussi évanescente que Dieu, aussi présente dans les esprits et absente dans les faits. Le despote Bercy a encore de beaux jours devant lui.

Dommage pour les gilets jaunes, je les aimais bien. Ils n’étaient pas ce que les hommes de l’Etat et leurs communicants en ont fait en une semaine.

Bien à vous.

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Macron n’aboie plus, il dresse l’oreille et remue la queue mais il garde l’os.

Fait-il semblant ou y croit-il ?

Nous évoquons régulièrement ensemble ce qui aujourd’hui parait une certitude scientifique démontrée, que ce soit dans le passé par Mirabeau ou de nos jours par Yuval Noah Harary, et sans doute bien d’autres que je ne connais pas : “La croyance est le premier et essentiel acte de soumission, qui va permettre au despote de concrétiser son pouvoir à travers ses prédicateurs et ses soldats”.

Seul l’homme qui ne croit pas est libre.

Jusqu’à présent la croyance idéale, qui a traversé les siècles, est assez simple : dans l’au-delà un personnage nous surveille, ses représentants sur terre guident nos pas et, si nous obéissons, nous serons particulièrement heureux de mourir, sachant qu’après cette étape ingrate le bonheur nous attend.  Comme il faut bien passer le temps sur terre, la femme sera soumise. Globalement cela les arrange majoritairement, la soumission évitant de se coltiner la responsabilité de la vie. Les mecs sont ravis, c’est un problème en moins. Cette croyance est totalement dépassée, sauf chez nombre de musulmans chez qui elle a cours… et pas que, peut-être…

Les autres croyances, celles qui nous intéressent directement, sont plus difficiles à manier. Elles se veulent scientifiques, cartésiennes, mais aussi compassionnelles, une contradiction difficile à gérer.

Leur problème principal est que, contrairement à la première, elles peuvent être quantifiées. Enfin, elles prétendent pouvoir être quantifiées. Parce que, quand on rentre dans les calculs…. bonsoir. Les croyants et les non croyants de ces balivernes se jettent des chiffres à la figure, sans succès.

Mais, avec le temps plus besoin de chiffres, les résultats sont visibles sans calculette. Ainsi le communisme a-t-il fait la démonstration de son échec. Voilà une croyance qui n’a plus beaucoup d’adeptes. Reste cependant la concupiscence qui était son moteur, donc des résurgences pointent le nez ici ou là.

Nous arrivons à la nouvelle lubie : l’écologie. Dans la tête tout le monde y croit. Il faut dire que la combine est cimentée, qui voudrait mourir étouffé de chaleur ? C’est une rumeur torride.

Dans les faits c’est un peu moins le cas. La presse a beau s’ébaudir sur les épiceries collectives, la majorité fait ses courses au supermarché, un peu culpabilisée, mais sans plus.

Macron, despote plutôt sympathique, pas plus despote que les autres mais autant, a pris le pari de s’appuyer sur l’écologie pour établir son pouvoir, en réalité son pillage. Entendons-nous bien, le pouvoir n’a qu’une seule finalité : le pillage. Et cela depuis la nuit des temps. Tout le reste n’est que pipo.

Bercy, sa machine à piller, tourne à plein régime.

Soudain, ne pouvant plus payer la France se révolte, enfile les gilets jaunes, fort à propos obligatoires dans toutes les voitures donc sous la main.

Que fait Macron ? Il fait ce qu’il sait faire, il attise la croyance sur laquelle il s’appuie.

En aparté. Avez-vous remarqué la grandiloquence avec laquelle il a fêté la 14-18. C’est un signe. En effet si une épopée a été ridicule et dramatique c’est bien celle-là. N’oublions pas qu’à la suite d’une crise d’ego quelques personnages, se prenant au sérieux et se croyant au pouvoir grâce Dieu, ont décidé de se foutre sur la gueule par peuples interposés. Les quelques clairvoyants qui ont tout compris et pas voulu y aller ont été fusillés. OUI, FUSILLES.

Du bout des lèvres, un siècle plus tard, les descendants de ces despotes, conviennent que ce n’était peut-être pas très courtois…. Mais surtout, ils habillent l’escroquerie mortelle du vernis du courage, de la gloire, de la patrie, etc….

Où est la vraie vie, la liberté, l’amour du prochain, la famille, les amis, la curiosité des âmes et des cœurs, dans tout ce merdier.

Revenons à Macron.

Il va tenter Mardi de dresser les français contre les français. Débusqué dans son pillage, il ne peut plus aussi facilement qu’avant fusiller ceux qui ne veulent pas se soumettre au pillage de Bercy ou de l’URSSAF, bonnet blanc et blanc bonnet.

Il va sonner le rappel de ses troupes écologistes : “Regardez ces salauds de gilets jaunes qui ne veulent pas me donner tous leurs sous, à cause d’eux nous allons mourir étouffés”.

Il n’aura sans doute pas de succès, juste peut-être quelques gilets jaunes de plus écrasés par ses troupes de croyants. C’est dangereux le croyant, ça flingue facilement.

La ficelle est grosse.

Dans un premier temps il investit le terrain en plaidant pour des ateliers de réflexion dans lesquels il introduira ses affidés. Il espère noyauter la révolte.

Il remue la queue mais garde l’os.

Ne voit-il pas que plus personne ne peut payer ses impôts et ses charges. Que ce n’est pas d’éoliennes dont nous avons besoin, mais de liberté, de droit de propriété. Nous ne voulons plus de propagande, plus de leçon de morale au service de ses pickpockets.

Il n’est qu’une question : est-il lucide ou y croit-il lui-même ?

S’il est lucide tout n’est pas perdu. S’il est croyant, malheur à nous. Gilets jaunes protégez-vous, ne vous jetez pas dans les bras de pire. Gardez la tête haute, oui le pillage par Bercy est inacceptable, ne finissez pas en l’empirant.

Bien à vous. H. Dumas

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La violence est du côté de l’Etat

Ce matin je suis allé voir les gilets jaunes et je leur ai dit : “Faites vite une banderole et écrivez “La violence est du côté de l’Etat” sans quoi vous allez vous faire baiser”. Mon intervention n’a pas eu l’air de les passionner. Je n’ai pas insisté.

J’ai pensé à Mirabeau qui en 1778, enfermé par une lettre de cachet sollicitée par son père, analyse la violence de ce moyen de justice.

Il décortique le despotisme royal, considère que ce dernier ne peut s’exercer que par l’entremise de la croyance en Dieu dévoyée par l’église. Il oppose à ce pouvoir aveugle les droits naturels de l’homme à être libre et propriétaire de sa personne et de ses biens.

Il conclut cependant que le despote tenant évidemment son pouvoir initial du peuple, celui-ci lui fera fatalement payer ses injustices. Nous sommes plus de dix ans avant la révolution.

Mais il constate que globalement personne ne se révolte contre les lettres de cachet, qui sont pour lui le comble du despotisme, car ceux qui sont enfermés disparaissent de la société et sont oubliés par elle.

Le livre de Mirabeau est très instructif et si actuel.

Certes les lettres de cachet n’existent plus physiquement, mais elles ont été remplacées par les violences fiscales. Les fonctionnaires de Bercy, de l’URSSAF, peuvent éditer des lettres de cachet qui privent instantanément un citoyen de tous ses biens, donc de sa liberté.

Tout comme en 1778, ceux qui sont transformés en zombies par ces lettres de cachet fiscales disparaissent de la société et personne ne se soucie d’eux. Nous sommes bien placés ici pour le savoir.

Dans son ensemble la population trouve cela normal et même en redemande, jusqu’au jour où eux-mêmes ou l’un des leurs sont atteints.

L’originalité, pour l’époque, de l’ouvrage de Mirabeau est d’avoir compris que l’ordre établi par le despote n’est pas direct, naturel, qu’il passe d’abord par une croyance qui s’impose et annihile la capacité de réflexion des populations. Le despote s’impose au nom de cette croyance. A l’époque de Mirabeau cette croyance était organisée autour de l’idée de Dieu. Un Dieu à l’image un peu primaire que la science d’alors a terriblement bousculé, au point de libérer les pensées et entraîner la chute du despote.

Les choses n’ont guère changé, le despote qui nous enferme, qui nous détruit à loisir sur une simple dénonciation d’humeur, s’appuie aussi sur une croyance.

Jusque il y a peu, il s’agissait de l’égalitarisme.

Puis, enquête après enquête, il a bien fallu admettre qu’un siècle d’égalitarisme a débouché sur, parait-il, une société inégale comme il ne s’en n’était jamais vu.

Panique lors de la chute de l’URSS, l’égalitarisme n’étant plus crédible, comment continuer à exploiter les populations, car il n’était pas question pour les despotes de rendre la liberté au peuple. Qu’en ferait-il ?

La liberté, sachez-le, est un mot grossier, assimilable à l’horreur absolue. Heureusement, les hommes de l’Etat sont là pour vous éviter de vous y compromettre.

La nouvelle croyance est donc l’écologie. C’est aujourd’hui l’arme absolue des despotes. Cet ajustement fait, rebelotte, on casse les libertés, pour le bien de tous parait-il.

Revenons à nos gilets jaunes.

Ils sont la révolte. Une révolte vive, juste, mais épidermique, en réalité beaucoup plus profonde qu’elle ne le sait ou ne le croit elle-même.

Si profonde que les croyants sujets des despotes n’hésitent pas à écraser les gilets jaunes.

500 accidents !!! A-t-on déjà vu cela ? A-t-on vu des cheminots écrasés, des vignerons, des agriculteurs, des salariés en mal d’usines qui ferment, écrasés en cadence. Non, jamais.

Mais que font les gilets jaunes pour mériter une telle haine ? Rien.

Dommage, ils réagissent, se révoltent, violentent à leur tour. On peut les comprendre, mais ils ont tort en cette époque où une étude récente vient de démontrer que l’absentéisme salarial est la faute du patronat.

L’inversion des réalités est telle de nos jours que ce sont les gilets jaunes qui se révoltent contre les despotes qui vont passer pour des agitateurs, des provocateurs.

Nous ne sortirons pas du cercle vicieux de la réflexion et de l’action, les deux se suivent ou se précèdent mais ne marchent jamais au même pas.

Bien à vous. H. Dumas

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