Le coronavirus tue. Plus de 20.000 morts. Nous sommes 67.064.000 habitants en France.
Donc, en dehors de ceux qui sont touchés et meurent, pour qui évidemment la pandémie est dramatique, aussi leur famille et amis proches, tous les autres oublieront vite cet épisode d’une maladie hivernale un peu plus virulente et médiatisée qu’habituellement.
Même si c’est un peu tôt, je propose de regarder la situation objectivement avec tout ce qu’elle comporte d’héroïque et de sordide.
Est héroïque, d’abord la lutte menée par les malades, puis par ceux qui sont en première ligne, même s’ils n’en sont peut-être pas complètement conscients ou si pour certains c’est le hasard qui les a placés là, cela ne diminue pas la valeur de leurs engagements, du même niveau pour tous, qu’ils aient fait ou non le choix volontaire d’être là. Finalement, tout ça c’est peu de monde.
Tout le reste est sordide, dicté par la peur. Ça fait beaucoup…. Je m’y inclus évidemment.
Le temps effacera le sordide et la peur pour ne laisser que l’héroïque, que tout le monde revendiquera.
Le collatéral
Au-delà de la maladie, de la mort, des soignants impliqués, donc peu de monde, cet événement a pris une tournure complètement disproportionnée.
Il est trop tôt pour comprendre et accuser, pour analyser la panique qui s’est emparée de nos sociétés. Mais on peut en tirer la conclusion essentielle.
C’est-à-dire : la primauté absolue du capital.
Souvenez-vous : y a qu’à redonner vie aux villages, y a qu’à revitaliser les centres villes, y a qu’à rendre les transports en commun gratuits, y a qu’à moins travailler, y a qu’à donner l’argent des riches aux pauvres, y a qu’à être tous solidaires, y a qu’à assurer les soins, la scolarité, gratuitement, y a qu’à faire confiance à l’Etat, y a qu’à défiler dans la rue, faire grève, y a qu’à cultiver bio, y a qu’à, y a qu’à, y a qu’à….
Ça c’était il y a deux mois. Incroyable, cela parait être un autre monde, d’avant…
Oui mais, entre-temps, on a confiné. Chacun chez soi. Tout s’arrête… enfin presque, mais pas tout à fait heureusement.
En réalité s’arrêtent surtout ceux qui ne foutent pas grand-chose, tout en étant convaincus qu’ils sont indispensables, les fonctionnaires ou assimilés, plus les opportunistes. Les autres restent au boulot, là aussi c’est très peu de monde.
Mais cet arrêt suffit pour bloquer la pompe à capital. Qui, particulièrement en France, s’appelle l’impôt.
L’Etat, enfin cette appellation fallacieuse utilisée par ceux qui vivent au crochet des autres, l’Etat donc n’a plus de rentrée d’argent, plus de capital, plus de trésorerie.
L’Etat fait immédiatement faillite. C’est fait au moment où j’écris ces lignes.
Alors ? Que fait l’Etat ? De la fausse monnaie.
Pas mal. Trop fort.
Je vais vous faire un aveu, je suis ravi.
Non pas que ce qui se passe va m’être profitable, mais parce que voir mes bourreaux dans l’exacte situation dans laquelle ils m’ont mis et voir la populace sur le cul, me comblent.
Il n’y a aucune différence entre le coronavirus et Martino – à ceux qui arrivent je précise que Martino a été l’un des contrôleurs fiscaux qui m’ont ruiné, le plus drôle, enfin le plus décalé plutôt –, ils arrivent par hasard, ils rendent terriblement malade, ils détruisent votre capital, puis ils s’en vont, indifférents et sûr d’eux, jusqu’à la prochaine saison des contrôles fiscaux.
Vous vous retrouvez agonisant, malade et ruiné, plus de trésorerie, plus de capital et tout le monde s’accorde à dire et penser que tout est votre faute.
Mais vous…. vous ne pouvez pas fabriquer de la fausse monnaie, vous ne pouvez qu’accumuler les dettes pour tenter de survivre, en espérant ne jamais avoir à les payer… fol espoir.
Oui, je vous le confirme, je suis ravi. Ravi de voir ces fumiers de Bercy en faillite, qui probablement jouent leur vie, professionnelle mais aussi physique si ça tourne mal, ce qui n’est pas à exclure.
Ravi de voir tous ces biens pensants — qui m’ont accusé sans savoir de “fraude fiscale” uniquement pour me ruiner à leur profit — les deux pieds dans la merde et pas prêts à revoir la queue d’un radis.
Bien à vous. H. Dumas
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