Tous les articles par Claude Reichman

Les Français vont souffrir !

Les Français vont souffrir !

Il fut une époque où quand un enfant refusait un plat au dîner, il se voyait menacé de se le voir servir à nouveau au petit déjeuner du lendemain matin. Elevé par sa grand-mère, Emmanuel Macron connaît le procédé. Et il en use à l’égard des Français. Candidat à l’élection présidentielle, il s’en était allé déclarer à Alger que « la colonisation est un crime ». Et voilà qu’il nous ressert la formule sous la forme de la nomination de M. Pap Ndiaye comme ministre de l’Education nationale.

M. Ndiaye est un universitaire devenu adepte de la pensée woke au cours d’un séjour aux Etats-Unis. Ne s’étant rendu compte que sur le tard, selon ses dires, qu’il était noir (en réalité métis, car son père était sénégalais et sa mère blanche) il a viré à l’indigénisme, qui consiste à inventer des racines noires à la civilisation française. La version originale de cette tendance est née en Amérique et se réfère aux populations originelles de ce continent.

De tous temps, l’homme s’est inventé des origines et a construit des mythes autour d’elles. On a même vu un certain Macron se prendre pour Jupiter et en faire un système de gouvernement, vite abandonné au profit d’un interventionnisme de chaque instant.

Alors pourquoi pas des origines noires à la France ? En réalité, notre ancêtre, homo sapiens, est bien venu d’Afrique, il y a quelques dizaines de milliers d’années. Mais il est impossible de savoir, même en consultant les travaux des paléoanthropologues, s’il était noir de peau. Ce qu’on sait depuis peu, c’est que nous avons quelques traits néanderthaliens dans notre génome, contrairement à une thèse antérieure qui prétendait à l’absence de toute interfécondité entre ces deux espèces d’hommes qui se sont rencontrées en Europe.

Tout cela pour dire que l’on ferait mieux, en politique, de s’en tenir à ce que l’on sait et qui, concernant la France, a conduit notre pays à adopter une politique coloniale que Clémenceau rejetait et que Jules Ferry préconisait au motif qu’il fallait « civiliser les races inférieures ». De ce choix découle, à la suite des mouvements de l’histoire, une importante immigration, en France, de populations anciennement colonisées qui, faute d’une politique d’assimilation, posent de sérieux problèmes au pays.

Il me semble qu’on pourrait s’en tenir là et ne pas aller chercher dans le passé des idées plus ou moins imaginaires pour tenter d’influer sur la politique contemporaine.

Il n’en reste pas moins qu’en nommant M. Ndiaye à l’Education nationale, M. Macron a non seulement voulu damer le pion à M. Mélenchon, grand adepte de la créolisation, mais surtout provoquer les Français comme il n’a cessé de le faire depuis son élection. En réalité, cette attitude est vraiment la marque de fabrique d’Emmanuel Macron qui, selon d’éminents experts psychiatres, souffre d’un narcissisme le poussant à ignorer les réactions d’autrui et à ne manifester aucune empathie envers celles-ci.

Pour dire les choses simplement, M. Macron poussera les Français jusqu’aux ultimes retranchements de leur patience et quand il s’en verra rejeté, leur reprochera de ne pas l’aimer et leur en fera porter la faute. A cet égard, il eût été raisonnable de ne pas installer le petit Emmanuel au sommet de l’Etat, où il ne peut faire que des bêtises. Mais comme disait sans doute sa grand-mère, « ce qui est fait est fait ».

Bien entendu, on a connu dans l’histoire des souverains étranges. Pour nous en tenir à notre passé romain (qui est quand même plus affirmé que nos racines africaines), on peut citer Néron et Caligula. Il se peut que les historiens aient noirci leur mémoire, mais ce qu’on lit d’eux dans les livres rend méfiant à l’égard de tout pouvoir impérieux. Les électeurs qui ont glissé dans l’urne un bulletin au nom d’Emmanuel Macron seraient bien étonnés s’ils se voyaient soudain vêtus d’une toge, ce qui leur permettrait sans doute de mesurer le caractère irréel de leur vote en ce vingt-et-unième siècle où l’instinct les plus fou ressurgit d’un passé qu’on croyait enseveli à jamais.

Quand des évènements stupéfiants se produisent, on doit rechercher des éléments de notre passé et de celui de l’espèce pour conforter son appréciation. C’est pourquoi la nomination à l’éducation nationale d’un intellectuel peu représentatif du peuple pose un problème de société. Tout, dans l’étrange aventure de la présidence Macron, est de nature à nous inquiéter. La France a élu un président qui ne ressemble pas aux Français. Il ne faut pas s’y tromper : c’est une grave faute politique. J’y vois une conséquence évidente : les Français vont souffrir. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire. Et même si, une fois encore, ils ne comprennent pas pourquoi, ils sauront au moins par la faute de qui !

Claude Reichman

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Démocratie an zéro !

Démocratie an zéro !

Elu par les retraités, Macron ne sait plus quoi faire pour les cinquante millions de Français qui n’ont pas atteint cet âge. Il ne sait d’ailleurs pas quoi faire non plus pour les retraités, puisque ceux-ci dépendent d’un système où il n’y a que des bénéficiaires et presque plus de cotisants. On se demande vraiment comment Macron a pu se laisser entraîner à une seconde candidature alors qu’il n’ignorait rien de la situation du pays. Le pouvoir est une drogue dont il est impossible de se passer. Le seul qui l’ait fait dans l’histoire est Cincinnatus. C’était il y a vingt-cinq siècles !

Le cas de Macron est emblématique. Ce garçon est l’aboutissement de ce qu’on appelle le mal français. Francis Fukuyama pourrait écrire à ce sujet un deuxième tome de « La fin de l’histoire ». Il lui suffirait de le titrer « La fin de l’histoire française ». Bien entendu, l’histoire de France n’est pas finie. Mais ce qui va lui succéder n’aura plus aucun rapport avec ce qui l’a précédée. La victoire mondiale du libéralisme, que diagnostiquait Fukuyama, aura ainsi connu une incroyable exception : celle du pays qui a donné naissance aux droits de l’homme !

La France aura été vaincue par son administration. Celle dont le général de Gaulle l’avait dotée pour redresser la nation et qui aura finalement trahi tout le monde, non par méchanceté mais par nature. L’administration est comme le scorpion qui pique la grenouille. Celui-ci ne peut faire autrement car pour lui aussi, c’est sa nature.

L’administration peut être un fidèle serviteur. Mais en aucun cas un chef. Elle n’est pas faite pour cela. Et quand elle s’y risque, c’est la catastrophe. Elle ne sait faire que des règlements. Et non délivrer des ordres. Ou plus exactement quand elle le fait, les gens deviennent fous car plus rien ne marche. Le propre d’un ordre administratif est d’être aussitôt suivi d’un contre-ordre. « Et ainsi de suite », comme l’écrivait Tchekhov, dans son théâtre de l’éternelle Russie.

Il est un journaliste qui va entrer dans l’histoire. C’est Jean-Jacques Bourdin. Non pour crime de lutinage, mais pour accouchement de vérité. Celle que le candidat Macron, en 2017, lui a confiée comme l’acmé de sa politique future : remplacer la cotisation sociale des salariés par la CSG. Le monde allait en être changé, comme par une comète traversant le ciel ! En réalité, il ne s’agit que d’une queue de comète. Celle-ci, sous Macron, finit son parcours, commencé à la libération de la France, soixante-douze ans plus tôt, quand le tiers des citoyens était communiste et inspira une constitution qui faisait fi de la liberté. Macron est le dernier satrape du collectivisme.

Nul ne sait comment cette histoire va se terminer. On a le choix entre l’enfoncement dans la misère et le chaos. Les deux pouvant d’ailleurs aller ensemble. Des cris indignés se font entendre sur ce qu’on appelle les réseaux sociaux. Pour leurs auteurs, l’Amérique est responsable de tout. En réalité, le peuple américain ne sait pas trop où l’Europe se trouve, et encore moins la France. Nous lui sommes indifférents, sauf quand, ayant bien travaillé, il s’offre un petit séjour dans ce vieux continent si riche de bon mets. Il n’y a que nous pour croire que la France obsède l’Amérique. Celle-ci, dans le fond de son être, est isolationniste. Et il faut vraiment que ses présidents insistent lourdement pour qu’elle se soucie du monde.

« Au fond, tout a toujours mal marché », disait l’historien Jacques Bainville. Mais on sait pourquoi. La France qui a mal marché, c’est la France de l’Etat. Les Français, eux, n’ont pas si mal marché que cela. Il  est même arrivé qu’ils étonnent le monde. Mais d’ici que cela recommence, il va falloir que nous y mettions du nôtre. La première chose à faire, c’est de cesser de mentir. Je le dis pour les gouvernants. Et de cesser de se mentir. Je le dis pour les Français. Les réalités sont là. Nous sommes parfaitement aptes à les surmonter. A condition de cesse de faire confiance aux escrocs à petit pied qui peuplent les couloirs de la démocratie.

Pour ce qui est de la démocratie française, c’est l’an zéro. Il faut reprendre à la base. Mais en ce siècle fulgurant, tout se reconstruit vite. J’attends seulement que quelques hommes et quelques femmes de tempérament se lèvent et nous entraînent vers ce qui ressemblera enfin à un avenir. Celui-ci nous intéresse tous, Car c’est là, comme le disait Woody Allen, que nous avons l’intention de passer les prochaines années.

Claude Reichman

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Haute trahison !

Haute trahison !

L’ancien ministre Hervé Morin raconte ce que lui disent les électeurs de sa région de Normandie après l’élection présidentielle : «  Eh ben, dites donc ! » Puissante réflexion, qu’on est tenté de reprendre à son compte.

Au-delà de l’effarement qu’exprime cette courte phrase, il faut creuser un peu. Et ce qu’on découvre au détour de la pelle et de la pioche n’a pas de quoi rassurer. La France est en état d’insurrection larvée. Seule la date n’est pas fixée. Mais cela peut survenir à tout moment.

A vrai dire, tout ce qui se passe en ce moment était parfaitement prévisible. On peut même résumer très simplement ces évènements. La France s’est dotée d’un système social si massif qu’il a eu sur l’économie du pays le même effet que le cheval d’Attila. L’herbe économique ne repousse pas sous ses pas. Notre système social coûte plus à la France que l’armée américaine au budget des Etats-Unis. Et le seul véritable projet d’un entrepreneur français, qu’il soit privé ou public, est de supprimer le plus d’emplois possible. Car qui dit emploi, dit charges sociales, et qui dit charges sociales dit Urssaf, et qui dit Urssaf dit mesures préparatoires à la ruine.

Le résultat de cette magnifique politique est que la moitié des Français n’a plus accès à la consommation et, selon une étude menée pour RMC, n’a plus au 10 du mois que 54 euros pour finir celui-ci. Petit à petit ces informations se diffusent dans les médias, mais on est encore loin de la prise de conscience. Par exemple, je lis d’intéressantes chroniques des éditorialistes patentés du système sur la crise politique qui se développe en France, mais aucun ne la rattache au fait que la moitié des Français est larguée. Qui peut penser sérieusement qu’un pays tel que le nôtre peut durablement supporter cette situation sans que se déclenche une crise majeure. Eh bien justement, nous y sommes.

Réélu confortablement, M. Macron se sent tout dépourvu alors que la bise n’est pas venue. En fait, il ne sait pas quoi faire. Toute initiative qu’il prendra sa heurtera aux troupes de Mélenchon et de Le Pen, à l’Assemblée nationale bien sûr, mais surtout dans la rue et sur les réseaux sociaux. En un mot, la France est désormais ingouvernable. L’immense trouble qui s’est emparé du pays peut être rapproché de ce qui se passe dans une société de chimpanzés, nos proches cousins, en  l’absence d’un mâle dominant. Le plus grand désordre règne, accompagné de violences parfois féroces. Jusqu’à ce qu’un chef s’impose.

Encore faut-il que ce chef soit à la hauteur. C’est bien là tout notre problème. Nous avons certes un chef, mais il est plus contesté que nul autre avant lui. Il est en fait un président canada dry. Il a les attitudes et les mots du chef, mais ce n’est pas plus un chef qu’un soda n’est un alcool fort. Loin de nous l’idée d’un homme fort qui s’imposerait à la tête du pays au mépris des procédures habituelles de la démocratie. Ce n’est ni souhaitable, ni nécessaire. L’amour de son pays et une exigence morale à la hauteur du rôle suffiront. Ce qui sera indispensable pour accompagner son action, ce sont des médias libres.

Tel est le cocktail dont la France a besoin pour échapper aux troubles civils et à la violence. Rien de ce qui compose ce breuvage n’est introuvable. Il suffit de se procurer ces ingrédients et surtout de ne pas empêcher leur acquisition, comme la classe politique et médiatique sait si bien le faire et comme nous le constatons aujourd’hui au plus haut degré.

La France est un pays riche qui a tout pour être prospère. Il faut seulement lui retirer ce boulet qu’elle traîne à son pied et qui est le monopole de la sécurité sociale. Nous ne sommes plus au 19e siècle quand l’industrialisation a jeté vers les usines et les villes les paysans qui composaient l’essentiel de la population de notre pays. Loin de la solidarité familiale des campagnes, ils ont eu besoin qu’on leur fournisse le moyen de se soigner, d’élever une famille et de ne pas être dans le dénuement à l’heure de la vieillesse. Ce furent les assurances sociales, puis la Sécurité sociale. Aujourd’hui, ces besoins peuvent être couverts par l’assurance privée, dont c’est précisément le rôle, dans des conditions infiniment moins coûteuses et qui préservent la liberté de choix de chacun.

Il n’est pas tolérable que les lois – européennes et nationales – qui suppriment ce monopole ne soient pas appliquées. C’est même criminel, quand on pèse les conséquences désastreuses sur la vie des Français de ce véritable sabotage de l’avenir de notre pays. Le pouvoir politique qui règne sur la France depuis des décennies s’est toujours dit européen. Or il n’applique pas les règles qu’il a lui-même forgées. Je laisse à chacun le choix des mots pour qualifier un tel comportement. Pour ce qui me concerne, je parlerai de haute trahison !

Claude Reichman

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La révolte de la jeunesse est inéluctable !

La révolte de la jeunesse est inéluctable !

Quiconque exerce un métier en France a pu faire ce constat : il y a de plus en plus d’obligations pour le pratiquer. Or ce devrait être le contraire. Le monde entier bénéficie de la formidable innovation qu’est l’informatique, qui permet de simplifier la quasi-totalité des procédés professionnels, y compris ceux qui relèvent de l’administration, qu’elle soit publique ou privée. Par quel mystère le résultat inverse a-t-il été obtenu dans notre pays ?

Il n’y a en vérité aucun mystère. En France, l’Etat a poursuivi son irrésistible croissance et a mis l’informatique à son service pour imposer davantage sa férule à tous et à chacun. Ce n’est en rien une nouveauté. Tout pouvoir tend à croître indéfiniment. On se souvient du savetier de La Fontaine se plaignant de monsieur le curé qui « de quelque nouveau saint charge toujours son prône ». L’Eglise à cette époque régnait sur la société et ne cessa d’imposer son emprise qu’au début du vingtième siècle.

C’est dire que l’administration française a de beaux jours devant elle si rien ne vient interrompre son règne. Nous sommes là au cœur du mal français. Celui-ci n’a rien de mystérieux. Il n’est que la manifestation pathologique d’une organisation de la société reposant sur l’Etat et non sur le libre exercice des activités économiques. Ce qui se traduit par un pourcentage délirant de dépenses publiques, qui atteint aujourd’hui les deux tiers de ce que produit le pays.

Friedrich Hayek a montré comment le nazisme a pu s’imposer en Allemagne. Les dépenses publiques y avaient atteint 53 %, et qui parvenait à mettre la main sur le pouvoir politique s’emparait en même temps d’un pouvoir absolu sur la société. De là à dire qu’il existe un risque totalitaire en France, il n’a qu’un pas à franchir. Seule nous en protège une vieille tradition française de liberté, cependant bien souffreteuse aujourd’hui. Il suffit que le fragile équilibre de la société se rompe sous la pression des problèmes non résolus et de la violence croissante pour que les digues démocratiques s’effondrent et qu’un régime dictatorial s’impose.

La complexité est à cet égard un atout de première importance pour les postulants à la dictature. Mussolini disait : «  Nous avons été les premiers à affirmer que plus les formes de civilisation sont compliquées, plus la liberté individuelle doit être restreinte. » N’importe quel technocrate français pense exactement la même chose. De là à le traiter de fasciste, il y a un pas qu’il ne convient pas de franchir. On peut simplement dire qu’il s’agit d’un apprenti fasciste. Et que fort heureusement tous les apprentis ne parviennent pas à la maîtrise.

Le comportement de l’Etat pendant la pandémie de covid a, à cet égard, de quoi inquiéter. La mise sous tutelle de la société y a atteint des sommets inquiétants. Qu’on pense au confinement, dont l’inefficacité est aujourd’hui avérée, ou à la vaccination généralisée, qui a démontré son inutilité à l’exception des personnes âgées, auxquelles il aurait suffi de la proposer, ou encore à ces invraisemblables autorisations de sortie qu’on se délivrait à soi-même. Aujourd’hui, à Shanghai, des policiers en scaphandre blanc traquent les malheureux habitants auxquels on interdit, pour cause de covid, de sortir et à qui des drones munis de haut-parleurs délivrent cette injonction : « Contrôlez votre désir de liberté ! »

En conclusion, je n’hésiterai pas à dire que la liberté est menacée en France et que l’on est très loin de pouvoir espérer la prospérité pour tous dans notre pays. Le devoir qui s’impose à tout citoyen responsable est de proposer des solutions. Je considère que seul le rétablissement de la liberté dans tous les domaines est de nature à traiter le mal. Et que le retour des dépenses publiques à leur seuil des années soixante du siècle dernier, c’est-à-dire au tiers de la production, est la condition impérative du rétablissement d’une démocratie digne de ce nom.

Le meilleur outil dont nous disposons à cet égard nous a été fourni par la construction européenne. Il consiste dans la mise en concurrence de la sécurité sociale. A elle seule cette réforme, dont toutes les lois sont votées, nous fera atteindre l’essentiel de notre but. Nous la devons à notre jeunesse à qui nous faisons payer des cotisations pour une retraite dont ils ne verront jamais la couleur. On se demande d’ailleurs par quel miracle pour le pouvoir établi les jeunes français ne se révoltent pas et ne chassent pas à coup de pied dans le train les grands chefs à plume qui les réduisent en esclavage.

Tous les retraités que je connais souhaitent le bonheur de leurs petits enfants et les aident autant qu’ils le peuvent. Ce sentiment puissant doit être transformé en politique. C’est celle qu’il convient désormais de mener en France. Si Eric Zemmour l’avait compris, il serait aujourd’hui président de la République.

Claude Reichman

 

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Présidentielle : tout le monde a perdu !

Présidentielle : tout le monde a perdu !

Drôle d’élection vraiment. D’habitude, dans ce genre de compétition, il y a au moins un gagnant. Là, tout le monde a perdu !

Macron a beau avoir été élu, il a perdu sur toute la ligne. Le principal défi qu’il va devoir relever au cours de son nouveau mandat, c’est celui des retraites. Le régime français, fondé sur la répartition intégrale, n’a plus que 1,4 cotisant pour un retraité et vogue allègrement vers un cotisant par retraité, ce qui n’est évidemment pas viable puisque cela revient à augmenter d’une personne adulte à nourrir chaque famille française en activité. Cela ferait aisément le sujet d’une pièce de théâtre, mais pas un plan de sauvegarde des retraites. N’épiloguons pas sur la dette, l’insécurité, l’immigration etc. Tout se conjugue pour faire du quinquennat de Macron un calvaire. Et pour menacer son bénéficiaire de ne pas le terminer face à la révolte des Français devant les privations et le désordre.

Marine Le Pen a fait mieux que la dernière fois, mais elle n’a une nouvelle fois pas franchi l’obstacle. Elle ne croyait d’ailleurs pas qu’elle y parviendrait et a fait tout ce qu’il fallait pour être battue. A commencer par le refus opposé à Zemmour de la moindre alliance, ce qui la condamnait évidemment à la défaite. Elle n’a non plus pas la moindre intention de se retirer de la vie politique (ce qui serait la plus élémentaire sagesse) et a même adoubé comme dauphin Jordan Bardella qui, par chance, est devenu son neveu en se mettant en couple avec une nièce Le Pen. Ainsi le petit commerce restera dans la famille. Au fait, neveu, en latin, se dit nepos. D’où le substantif népotisme.

Mélenchon a réuni sur son nom une majorité de ceux qui ne s’en sortent plus. Il les a saoulés de promesses de blocage et de confiscations, comme si quelqu’un de sensé pouvait croire à des telles sornettes qui ont toujours ruiné le peuple. N’étant pas en reste de démagogie, il s’est fait le représentant des banlieues immigrées, se moquant éperdument des risques de guerre civile qui peuvent naître quand on monte les gens les uns contre les autres. Et comment peut-il se regarder dans une glace, ce baratineur qui, à plus de soixante-dix ans, n’a travaillé que deux petites années dans sa vie, vivant tout le reste du temps d’argent public, alors que ceux qui le suivent n’ont pas un sou vaillant en poche. Il a tout perdu lui aussi, car plus personne ne peut le considérer autrement que comme un bateleur de foire.

Quand au quatrième de la course, Zemmour, il a cru qu’il allait tout emporter sur son passage, mais a oublié que les ascensions soudaines sont fréquentes à l’élection présidentielle mais se terminent le plus souvent en déconfiture. Zemmour a fait une campagne d’éditorialiste, un papier chassant l’autre, en ne comprenant pas que quand il s’agit de gouverner le pays, c’est d’une vision plus large qu’il faut faire preuve. Comment a-t-il pu croire qu’un pays ayant vingt-trois millions de citoyens qui ne joignent plus les deux bouts n’a d’autre souci que le prénom des immigrés ?

Jetons sur les autres candidats le manteau de Noé. Et recueillons-nous sur le tombeau du parti gaulliste et sur celui du parti socialiste, dont la disparition ne nous causera aucune peine même légère tant ils avaient abusé de leur médiocrité. Saluons toutefois le courage des Républicains qui, plutôt que d’agoniser pendant des années ont choisi de se suicider en adoubant la pire candidate qui se puisse imaginer, oratrice calamiteuse aux gestes empruntés et qui portait sur son visage les stigmates de la défaite.

Nous allons vivre des évènements douloureux, qui ne s’apaiseront que quand la France aura enfin choisi un président digne de ce nom qui entreprendra à force de lucidité et de courage la mission de redressement qu’exige la situation. Mais plutôt que d’attendre l’homme providentiel, tentons de résoudre les problèmes qui sont à notre portée et qui changeront la donne. Le plus important est la réforme de notre système social, qui ruine le pays et détruit l’emploi. Il suffit d’appliquer des textes déjà votés mais devant lesquels on recule comme une poule apeurée. Cette réforme changera tout dans une société assistée. Elle redonnera vie à l’esprit de responsabilité et d’initiative, qui a déserté villes et villages depuis trop longtemps. Et le reste n’en sera que plus facile.

Churchill disait : «  Le succès consiste à aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » Vous me croirez si vous voulez, mais je n’ai pas perdu le mien !

Claude Reichman

 

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Combien vous reste-t-il pour finir le mois ?

Combien vous reste-t-il pour finir le mois ?

C’est un chiffre accablant. Et pourtant personne ne semble s’en émouvoir. Au 10 mars dernier, il restait 53 euros dans le portefeuille moyen des Français. C’est le baromètre RMC qui nous l’apprend. A lui seul, ce chiffre suffit à expliquer la situation politique de la France. Notre pays dépense 815 milliards d’euros par an en prestations sociales…et les Français sont pauvres !

Il ne faut pas s’étonner que les gauchistes prospèrent en France. Ni que le total de ceux qui n’ont pas voté Macron au premier tour de la présidentielle dépasse 80 % du corps électoral. Tous ces gens ne sont pas d’accord entre eux, sinon le président de la République sortirait forcément de leurs rangs. On peut seulement dire que le mécontentement est général en France. Et que ce mécontentement est pour l’essentiel fondé sur le manque de moyens des citoyens.

Il ne faut donc pas s’étonner que la campagne de Zemmour, axée sur le rétablissement de la grandeur de la France, ait finalement échoué. S’il l’avait fondée sur le rétablissement des finances des Français, elle aurait sans doute réussi. Il n’a évoqué ce sujet que dans deux de ses discours, à Lille, et s’est contenté de brèves allusions ailleurs, si bien que les électeurs ont pensé que leur sort personnel n’était pas une priorité pour lui. Jane Goodall, qui connaît bien les singes et donc les hommes, dit qu’« on ne peut changer les gens que de l’intérieur, on doit atteindre leur cœur ». Zemmour n’a pas parlé au cœur des Français, c’est pour cela qu’il a perdu.

En vérité, aucun des candidats n’a parlé au cœur des Français. C’est bien le drame de cette élection. Celle-ci n’a été qu’une pitrerie sans contenu, une sorte de mauvaise farce, et les citoyens sont restés sur leur faim … et sur leur porte-monnaie vide. Bien entendu, l’argent n’est pas le seul ressort des peuples. Mais il est l’un des ressorts essentiels de leur dignité. Un peuple pauvre dans un monde riche  souffre d’une sorte d’escarre qui l’empêche de marcher. Quand on aspire à le diriger, on n’a pas le droit d’ignorer cette réalité et si tel est le cas, la candidature n’est plus qu’une aventure personnelle, même si l’on se pare de chatoyantes investitures.

Bien entendu, tous les Français ne sont pas pauvres. Et ce sont eux qui votent Macron. Pourquoi changer de président, disent-ils, puisque tout va plutôt bien. Ils oublient d’ajouter « pour nous ». Cet égoïsme s’explique. Depuis des décennies, les médias rendent compte de l’actualité sous l’emblème de TINA, ce qui signifie en anglais There Is No Alternative. Alors puisqu’on ne peut pas faire autrement, continuons avec les mêmes.

Et ce ne sont pas les mélanchonnades qui feront changer d’avis à une majorité de Français. Quand ils entendent ce type qui n’a jamais travaillé de sa vie, sauf deux petites années d’enseignement dans ses jeunes années, hurler « au dessus de trois mille euros, je prends tout », ils ne retiennent que « je prends tout » et regardent avec horreur la société qui leur est ainsi promise (en oubliant qu’elle ressemble furieusement à celle dans laquelle ils vivent actuellement).

En fait, c’est le vandalisme de l’Etat qui est responsable de la crise française. Quand les dépenses publiques atteignent les deux tiers de la production, on rencontre l’Etat à chaque pas et plus aucune initiative privée ne peut prospérer. Les Français ne peuvent avoir d’espoir qu’en la venue au pouvoir d’un équivalent de Ronald Reagan, convaincu que « tu taxes tout ce qui bouge, quand ça ne bouge plus, c’est le socialisme ».

Le covid a été une bénédiction pour tous les dictateurs et apprentis dictateurs de la planète. On voit en ce moment sur internet la police chinoise arrêter chez eux des citoyens récalcitrants à l’isolement imposé par les autorités. Et du coup, l’isolement généralisé a fini par provoquer la famine, les isolés ne pouvant aller à la recherche de nourriture. En France, le gouvernement accuse de « complotisme » ceux qui voient une dictature dans sa politique sanitaire. Mais la menace est réelle pour toute personne capable de regarder et de réfléchir, d’autant que la vaccination n’apparaît bénéfique que pour les individus les plus âgés, et inutile, voire dangereuse, pour tous les autres. Pourquoi avoir voulu enfermer tout le monde, sinon pour asseoir une autorité peu assurée d’elle-même.

Le deuxième tour de la présidentielle n’apportera aucun éclaircissement aux Français, quelle qu’en soit l’issue. Tout le monde sait que Macron et Le Pen ne jurent que par l’Etat. Il va donc falloir attendre encore, et peut-être longtemps, pour que notre pays change de voie. Mais à tout moment, la révolte peut éclater et conduire à la révolution. Nous apprenons que Mme Macron, finalement, se verrait bien encore cinq ans à l’Elysée. Elle a bien tort d’avoir choisi le rôle de Marie-Antoinette. Mme Coty eût été mieux, qui faisait la soupe à son mari. Mais ce rôle n’eût pas convenu à sa blondeur. Ciel, où en sommes-nous arrivés ? Le pire n’est pas probable. Il est certain.

Claude Reichman

 

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La faillite, nous voilà !

La faillite, nous voilà !

La chute de la France ! Telle est désormais la certitude, maintenant que nous savons qui va s’affronter au 2e tour de l’élection présidentielle. Que Macron gagne, ou que ce soit Le Pen, aucun des problèmes graves qui se posent à notre pays n’a la moindre chance d’être résolu. Au demeurant, il en eût été de même avec n’importe lequel des autres candidats. Aucun d’entre eux n’avait la moindre idée de ce qu’il faut faire pour sauver la France du désastre économique et financier et de la guerre civile qui se profile.

Comment un pays inclus dans le monde moderne comme la France en est-il arrivé là ? C’est le résultat d’une dérive de trois quarts de siècle. Depuis 1945, notre pays n’a cessé de donner des gages au collectivisme, sans que jamais une réaction ne vienne interrompre cette maléfique spirale. Le parti gaulliste, qui vient de rendre l’âme, en est le principal responsable, puisque c’est lui qui a gouverné le plus longtemps depuis la création de la Ve République. Ce n’est pas tant par conviction de gauche que ces politiciens ont péché que par manque de conviction libérale. J’ai des souvenirs très précis à cet égard.

Mon ami René de Laportalière, très conscient de cet état de fait, avait créé un mouvement appelé « Printemps 86 », destiné à fournir un programme électoral libéral à la droite pour les élections législatives de 1986. J’avais très activement participé à ces travaux, comme plusieurs autres libéraux, et nous étions parvenus à des propositions de bonne facture, dont l’adoption par la représentation nationale aurait replacé notre pays dans le concert des nations modernes et dans le progrès mondial.

Las ! Le RPR adopta ces propositions et, ayant gagne les élections législatives sur cette base, à la première difficulté les abandonna. C’en était fini de toute réforme …tant qu’une autre formation politique n’aurait pas remplacé le RPR et ses alliés centristes. A ce jour, on reste encore dans l’attente d’un tel surgissement. Et le pays ne cesse de s’enfoncer.

L’élection présidentielle de 2002 aurait pu être l’occasion de ce renouvellement. Malheureusement nous avons eu beau guetter l’horizon, nous n’avons vu surgir aucun candidat de renouveau véritable. Et nous voilà avec Macron et Le Pen ! On a vite fait le tour de leur programme. C’est l’étatisme à outrance, alors que la France souffre précisément d’un excès d’Etat et de dépenses collectives. Au point d’avoir atteint le tragique pourcentage de 62 % de dépenses publiques après la débauche de subventions dues au covid. Rappelons une fois encore que le général de Gaulle professait que ces dépenses ne devaient pas dépasser 30 % !

La folle ronde des prodigalités publiques va continuer de plus belle. Elle ne s’interrompra que par la faillite de l’Etat. Chacun le sait, la faillite de l’Etat ne se solde pas par sa mise en vente, mais par la cessation de ses paiements, dont les citoyens sont évidemment les principales victimes puisqu’ils vivent de ses subventions. Le véritable programme des candidats sélectionnés pour le 2e tour devrait donc être « La faillite, nous voilà », comme le regretté Francis Blanche l’avait imaginé.

Il n’y a aucune chance d’échapper à ce sinistre destin avec les deux finalistes de l’élection présidentielle. Nous devons donc nous mettre en quête d’un successeur. Mais la « chasse à l’homme » ne sera pas la solution. Il faut plutôt faire la chasse aux bonnes idées et s’efforcer d’en convaincre l’opinion. Pour ce qui est des idées, cela ne sera pas trop difficile. Ramener les dépenses publiques au tiers du Pib passe par l’abrogation du monopole de la Sécurité sociale et la mise en concurrence de celle-ci. Ainsi que par la suppression de la myriade d’échelons administratifs, qui pourra se faire par ce qu’on appelait « le comité de la hache » sous les précédentes Républiques.

Il n’y a rien d’herculéen dans ces travaux. Il n’y faut que de la détermination. Et plus que tout, de la conviction. L’exemple de Margaret Thatcher, qui avait appris l’économie dans l’épicerie de ses parents, prouve que la vie réelle est la meilleure université. Il faut se persuader, comme elle, que « l’objectif inavoué du socialisme municipal ou national est d’accroître la dépendance ». Et par conséquent repousser d’une main ferme les « avantages » que vous font miroiter les politiciens de l’Etat. Ils tourneront toujours à votre mise sous tutelle, puis à votre esclavage.

Heureusement pour la France, ses habitants ont la liberté chevillée au corps. Elle s’est un peu assoupie au fil des années, mais il ne faudra pas grand-chose pour la réveiller. Et peut-être  que des gens déterminés montrent l’exemple dans tous les domaines de la vie de notre pays. La contagion fera le reste.

Claude Reichman

 

 

 

 

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Quatre milliardaires pour un sursaut !

Quatre milliardaires pour un sursaut !

Le budget militaire américain est de 768 milliards de dollars, soit 698 milliards d’euros. Les dépenses sociales de la France s’élèvent à 815 milliards d’euros. Nous consacrons donc au social 117 milliards d’euros de plus que les Etats-Unis n’en consacrent à leur armée, la première du monde !

Cette simple juxtaposition de chiffres en dit plus long que n’importe quelle dissertation politique sur le problème français. Si l’on admet le principe posé par le général de Gaulle (et par tous les économistes sérieux) selon lequel les prélèvements publics ne doivent pas dépasser le tiers de la production nationale, on comprend aussitôt la nature du mal français : c’est son système social qui déséquilibre le pays en lui infligeant des prélèvements deux fois supérieurs à la norme souhaitable.

Et tout le reste en découle. A commencer par le massacre de l’économie et de l’emploi. Tout chef d’entreprise publique ou privée française n’a qu’un souci en tête : supprimer des emplois. C’est la seule façon de ne pas courir à la faillite. Aujourd’hui, on entend notre ministre de l’économie s’écrier, comme une bonne partie de la classe politique, qu’il faut reconstituer notre industrie, sinistrée par une concurrence internationale libre du boulet social qui nous accable. La solution qu’ils préconisent : les investissements d’Etat. Ce qui signifie des prélèvements supplémentaires sur l’épargne des Français et donc la stérilisation de tout investissement véritable ! « Le poumon, vous dis-je ».

Bien entendu, aucun des candidats à l’élection présidentielle n’aborde le problème. Eric Zemmour croit avoir trouvé la solution en préconisant la suppression des prestations non contributives aux étrangers. Personne de sérieux ne peut croire à cette fable. On peut certes défendre l’idée que les aides sociales doivent être réservées aux citoyens français et aux étrangers en situation régulière, et attendre de cette mesure une réduction de l’immigration illégale, mais il ne faut pas se leurrer sur les motifs de celle-ci. Elle est constituée pour l’essentiel de jeunes gens qui viennent chercher meilleure fortune chez nous et sont prêts à prendre tous les risques pour y parvenir. Seul le retour au contrôle de nos frontières pourra interrompre ce flux.

Et de toute façon les chiffres démontrent que la suppression des allocations sociales aux étrangers ne résoudra en rien le déséquilibre financier que nous nous infligeons à nous-mêmes en laissant subsister un système social monstrueux.

La solution est évidemment de laisser le social aux individus, en ne gardant à la charge de la collectivité que l’assistance aux démunis. Cette solution est non seulement conforme aux lois prises en transposition des dispositions européennes, mais tout simplement à notre Constitution et aux droits fondamentaux qu’elle établit.

Bref, respectons nos lois, et les choses iront mieux. Mais pour y parvenir, il faudra se débarrasser des faux juges dont nous avons peuplé nos tribunaux et nos cours suprêmes et qui inventent chaque jour, avec un acharnement doctrinal, des raisons de violer nos lois et notre tradition démocratique.

On ne dira jamais assez à quel point quelques centaines de juges, et de journalistes qui ne les ont pas dénoncés, ont fait mal à la France et aux Français. Le simple respect des lois pourrait sauver notre pays de la faillite et de la guerre civile. Comment se fait-il que les tribunaux ne soient pas soumis à une contestation de masse visant à les obliger au respect de nos droits fondamentaux ? Pourquoi ce silence des élites ? Quelle peur les habite ? Que nous est-il arrivé ?

Ce qui nous est arrivé est le règne de l’idéologie collectiviste, portée par les suppôts du communisme. Ils n’ont pas été combattus comme il l’eût fallu, mais admis partout, quand on ne les choyait pas. Quand on pense qu’il y a un candidat communiste à l’élection présidentielle et qu’il a son rond de serviette dans tous les médias !

On attend que se lève un homme – ou une femme – qui osera dire que le roi est nu. Dans le conte d’Andersen, c’est un enfant. Peu importe qui le dira, l’essentiel est que son propos provoque un choc salvateur.

Ronald Reagan, qui a réussi à redresser la pensée américaine dans le sens de la défense des libertés et de l’entreprise, faisait une brève intervention radiophonique hebdomadaire sur un réseau de radios locales. Ces allocutions ont convaincu les Américains de lui faire confiance. Je suis persuadé que si les radios et chaînes d’information françaises faisaient appel aux excellents éditorialistes de l’ombre que nous avons en France et qui exposent à qui veut les lire le véritable état du pays et les mesures à prendre, on ferait évoluer les mentalités et l’on rendrait possible le changement politique dont la France a besoin.

Voici les quatre hommes dont cette évolution dépend : Patrick Drahi, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Bernard Arnault. Quatre milliardaires pour un sursaut. Chiche !

Claude Reichman

 

 

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Le peuple sait très bien ce qu’il faut faire !

Le peuple sait très bien ce qu’il faut faire !

Je suis bien content. J’ai trouvé dans ma boîte aux lettres le programme de M. Macron pour l’élection présidentielle. Je sais à présent ce qu’il veut faire. Cela se résume en un mot : tout. Et encore, il s’est restreint. «  Dans le contexte imprévisible que nous traversons, présenter un catalogue infini  de mesures ne serait pas crédible », écrit-il. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir « bâtir la France de nos enfants et de nos petits-enfants ». Cela fait irrésistiblement penser à la célèbre réplique de Groucho Marx : « Pourquoi me soucier des générations futures ? Ont-elles jamais fait quelque chose pour moi ? »

Soyons sérieux, si M. Macron ne l’est pas. Car c’est bien un catalogue qu’il nous présente. Je comprends pourquoi ce garçon ne dort pas : il n’en a pas le temps. Ceux qui ont suivi son périple en France après la crise des gilets jaunes l’ont entendu débiter les innombrables mesures qu’il voulait mettre en œuvre. Il ne s’est même pas rendu compte que personne ne l’écoutait, tant sa logorrhée était indigeste. Alors, content de lui, il récidive et nous sert la même bouillie pour les chats à l’occasion de la présidentielle. La conclusion est simple : il est inguérissable.

A sa décharge, on peut dire qu’il n’est pas le seul de son espèce dans la classe politique. J’irai jusqu’à dire qu’ils sont tous semblables : d’intarissables bavards coupés des réalités de la vie, tout simplement parce que le monde dans lequel ils ont choisi de vivre est un aquarium, peuplé seulement de poissons, qu’on voit ouvrir la bouche mais que personne ne peut entendre.

Si M. Macron et ses semblables avaient deux sous de jugeote, ils se poseraient une simple question : est-ce que le peuple est capable de comprendre sa vie ? Pour répondre à cette question, il faut se demander à quoi s’occupe le peuple. Il se nourrit, il travaille, il fait des enfants, il les élève, il vote aux élections, il conduit des automobiles, il soigne des malades, il chante, il rit, il se met en colère, il sait qu’il va mourir, il pense à ses ancêtres, il aime son pays. Comment pourrait-il faire tout cela s’il n’était pas capable de comprendre sa vie. Le peuple n’a aucun besoin d’un catalogue de mesures. Il sait très bien ce qu’il faut faire. Il veut simplement que les dirigeants qu’il se donne le laissent vivre en paix et assumer son destin.

Mais alors, ces dirigeants, à quoi servent-ils ? A maintenir la paix civile en ne laissant pas les malfaiteurs pourrir la vie des honnêtes gens. Pour le reste, le peuple peut s’en charger lui-même.

Tout programme politique qui outrepasse ce devoir est à bannir. Il suffit de regarder un chiffre, celui des dépenses publiques. S’il va au-delà du tiers de ce que produit l’activité du pays, il est contraire à l’intérêt du peuple. Au-delà du tiers, commence la dictature administrative, car il n’est plus possible de faire quelque chose sans que la grosse main poilue de l’Etat ne vienne gêner tout le monde et fâcher les gens entre eux. Et finalement empoisonner l’existence de tous au point que le pays ne parvient plus à tenir sa place dans le concert des nations. En France, nous en sommes aux deux tiers de dépenses publique et plus rien ne va.

Un président digne de ce nom aurait des mots simples et forts pour tracer aux Français une voie digne d’être suivie. Ce qu’il devrait dire avant tout, c’est qu’avec lui l’Etat va redevenir modeste, qu’il accomplira ce qu’on attend de lui, mais pas plus. Et que pour le reste, il laissera faire les citoyens. Bien entendu aucun candidat à l’élection présidentielle ne tient ce langage. Parce qu’ils prétendent tous faire le bonheur du peuple malgré lui.

On connaît l’histoire du fou qui porte des chaussures trop petites parce que cela lui fait du bien quand il les enlève. Eh bien, nous Français, cela nous ferait du bien qu’on nous enlève nos élus et qu’on les remplace par des gens modestes et dévoués. L’élection présidentielle devrait servir à cela, et à cela seulement. Sinon, nous allons tous continuer à souffrir et à être mécontents au lieu d’être heureux.

Je prends le pari qu’un candidat qui tiendrait ce langage pourrait obtenir une majorité de suffrages. A la simple condition de s’exprimer clairement. Comme le recommandait Boileau. A cet égard, on n’a pas dit mieux depuis.

Claude Reichman

 

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Le monopole de la Sécu est un mort-vivant !

Le monopole de la Sécu est un mort-vivant !

Il y a, en France, un vague consensus sur le constat que l’Etat dépense trop. Mais on ne se mobilise pas le moins du monde sur l’idée qu’il faut réduire les dépenses. Certes elle est évoquée dans nombre de discours ou d’interviews, mais cela n’a pas plus de sens qu’un dicton populaire lancé dans la conversation pour faire plaisir à tout le monde. « Beau temps pour la saison », ou « Yen a marre de la pluie » ne vous mettent pas mal avec un auditoire. Et la vie continue.

En vérité, l’excès de dépenses publiques a pour conséquence inévitable la paralysie démocratique du pays. Quand l’Etat contrôle plus de la moitié de la vie économique, le pays ne peut plus se réformer. Et c’est exactement ce qui nous arrive en France. J’ai participé activement, depuis plusieurs décennies, à la vie politique et sociale de la France, et s’il fallait faire le bilan de ces actions, je dirais, en citant Jacques Bainville : « Au fond, tout a toujours mal marché. »

Tout, sauf ma bataille contre le monopole de la Sécurité sociale. Certes, le monopole vit encore dans la vie de tous les jours, mais il est mort dans les lois et plusieurs centaines de milliers de travailleurs indépendants vivent en dehors de sa contrainte, sans être vraiment inquiétés par les sbires de l’Etat. En fait, le monopole est une sorte de mort-vivant à qui l’on a oublié de fermer les paupières.

Nous ne pouvons toutefois pas nous satisfaire de cette situation ambigüe. Car il manque encore cet élan de liberté qui devrait gagner tout le pays et inciter chacun à entreprendre. Nos compatriotes vivent toujours dans la morosité des temps qui s’achèvent, sans qu’on aperçoive les contours des temps nouveaux.

Je n’ai pas le moindre doute sur l’évolution de la situation. A moins que la France quitte l’Union européenne, la liberté sociale va s’imposer dans les prochains mois. Tout simplement parce que l’Etat ne parvient plus à endiguer la pression de la liberté. Pour ne citer qu’un exemple, il vient de faire voter une loi qui exonère certains résidents en France, et qui y travaillent, de l’obligation de s’affilier au régime français de sécurité sociale conformément à l’article L 111-2-2 du code. L’article premier de la Constitution française disposant que « la France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens », chacun peut désormais se réclamer de ce principe et s’extraire du monopole.

Il est très intéressant de constater qu’une fois de plus les grandes choses se font souvent par des chemins de traverse. Il en est ainsi de la plupart des grands arrêts de jurisprudence, que l’on baptise du nom de leur bénéficiaire qui passe ainsi de l’anonymat à la célébrité simplement pour avoir réussi à faire valoir son droit.

Nous sommes là en présence de l’effet Schabowski, que j’ai évoqué dans un récent article. Cet apparatchik d’Allemagne de l’Est a, d’un seul mot, jeté des millions de ses compatriotes vers la liberté occidentale. Il a simplement déclaré que le franchissement du mur de Berlin pouvait se faire immédiatement, alors que son gouvernement prévoyait de tergiverser encore. Schabowski n’y croyait plus, tout comme les gouvernants français d’aujourd’hui ont renoncé aux soins palliatifs pour le monopole.

Nous avons quand même perdu vingt-huit ans, puisque les directives européennes fixaient la fin du monopole au 1er juillet 1994. Et ces vingt-huit ans ont gravement blessé la compétitivité française, et du même coup la paix sociale. Une fois de plus, notre pays a eu de mauvais dirigeants. On attend toujours l’homme ou la femme qui, s’exprimant en termes simples et clairs, fixera la ligne politique qui sauvera le pays et la maintiendra sans faiblesse tout le temps qu’il faudra.

L’élection présidentielle pourrait être l’occasion d’un tel sursaut. Force est de reconnaître qu’aucun des candidats ne parle un tel langage. Eric Zemmour le fait, mais dans des termes qui fixent le destin de la France entre ses frontières, alors qu’en ce 21e siècle, c’est le monde entier qui est notre espace naturel, comme celui de toutes les autres nations. Ce qui ne doit nullement les conduire à se dissoudre, mais au contraire à se renforcer des bienfaits de la concurrence.

Les jeunes Français aiment jouer aux flippers. Ils ont tous lu sur l’écran de la machine cette formule tellement parlante : « It’s more fun to compete. » Ils doivent savoir qu’aux USA les dépenses publiques ne représentent que 36 % du Pib, contre 56% en France (avant le covid, et 62 % après). Et que pour concourir avec succès, il ne faut pas porter les lourds brodequins de l’Etat providence. Je n’ai jamais cessé d’y penser pendant les décennies de mon combat !

Claude Reichman

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Les futurs nazis vous disent merci !

Les futurs nazis vous disent merci !

La guerre d’Ukraine n’a lieu que parce que la Russie est une dictature. Certains en France ont vanté Poutine en qui ils voyaient le défenseur de la chrétienté face à l’islam. Ils se sont trompés pour une raison simple, qu’ils auraient dû connaître : un dictateur ne défend jamais que son pouvoir.

Poutine s’est fait le défenseur de l’islam chiite parce qu’aux marches de son empire c’est l’islam sunnite qui le combattait. Il a sauvé le régime alaouite (une branche du chiisme) d’Assad pour cette raison et parce que cela lui donnait un port en Méditerranée. Il n’y a rien de doctrinal dans tout cela. Le pouvoir est au dictateur ce que le poumon était aux médecins de Molière.

Poutine est un avatar de l’histoire. Il s’est installé dans un fauteuil laissé vacant par le communisme. Il n’a rien fait d’autre que s’occuper à installer et consolider son pouvoir, alors que la mission d’un chef d’Etat postcommuniste aurait dû être d’instaurer en Russie une démocratie libérale. Quel que soit son successeur, c’est ce qu’il devra faire. La Russie appartient à l’Occident, elle doit s’y rattacher.

Tout ce qui nous éloigne de cette évidence est dramatique. Ce sont des morts, des souffrances, des destructions, des régressions de la civilisation inutiles. Plutôt que la fin de l’histoire, Fukuyama aurait dû s’attacher à étudier la fin du communisme et ce qui allait tenter de le remplacer. La liberté ne triomphera jamais aisément chez l’homme. Tout simplement parce que dans le fond de lui-même il n’est qu’un chimpanzé belliqueux et qu’il suffit souvent d’un seul individu pour provoquer une bagarre générale.

Les conditions de la paix et du développement économique sont connues. Elles incluent une politique d’armement inspirée des Romains : « Si vis pacem, para bellum. » On n’a jamais trouvé mieux. Mais ce qu’on n’a pas vraiment trouvé, c’est la maîtrise d’une situation où une grande puissance dispose de l’armée la plus puissante et des armes les plus redoutables. Elle doit à la fois faire en sorte de faire régner un ordre démocratique et la paix entre les nations et ne pas s’ingérer abusivement dans la liberté et l’indépendance des deux cents pays du monde. « Vaste programme ! » aurait dit le général de Gaulle.

C’est à ce dilemme que sont aujourd’hui confrontés les Etats-Unis. Leur tendance récente – et d’ailleurs ancienne – les pousse à l’isolationnisme, mais quand le sort de l’univers est en jeu, ils ne peuvent finalement pas se dérober. On l’a bien vu avec la deuxième guerre mondiale, dans laquelle ils sont entrés sans l’avoir vraiment voulu, même si Roosevelt pensait que c’était inéluctable.

Dans le ciel d’Afrique, un chasseur américain et un chasseur russe s’affrontent et finissent par s’abattre l’un l’autre. En les voyant tomber, un vieux singe dit pensivement à sa guenon : « Eh bien, bobonne, tout est à recommencer ! ». C’est une histoire qu’on racontait dans les années cinquante, quand l’affrontement entre l’Amérique et l’URSS faisait craindre le pire. Aujourd’hui, on ne sait plus vraiment quelle histoire raconter quand on en est à redouter une guerre nucléaire. Car même les singes ne sont plus très nombreux sur la planète (quelques centaines de milliers) et ils seraient évidemment vitrifiés comme tout le monde.

Jusqu’à présent, les Occidentaux ont fait preuve de sang-froid. Ils doivent garder leurs nerfs tant que Poutine ne sera pas devenu inoffensif. Et c’est alors qu’il faudra faire preuve d’intelligence, d’esprit prospectif et de connaissance de l’histoire récente, c’est-à-dire de l’histoire des deux derniers siècles.

Le pire danger pour l’homme, c’est la toute puissance de l’Etat. Bien entendu, l’Etat doit pouvoir faire face à ses missions régaliennes, mais cela ne demande pas un budget supérieur au tiers de ce que produit le pays. C’était d’ailleurs la conviction du général de Gaulle et j’ai entendu Chirac raconter que, jeune secrétaire d’Etat à l’économie et aux finances, il avait entendu le chef de l’Etat le lui dire.

Méditons ces lignes lumineuses de Friedrich Hayek : « Une fois que le secteur commun, où l’Etat est maître de tous les moyens, dépasse une certaine proportion de l’ensemble, l’effet de son action domine le système tout entier. L’Etat a beau ne contrôler directement que l’usage d’une partie des ressources disponibles, l’effet de ses décisions sur le reste de l’économie devient si grand qu’il contrôle indirectement presque tout. En Allemagne, par exemple, les autorités centrales et locales contrôlaient en 1928, d’après une revue officielle allemande, 53 % du revenu national. En pareil cas, ces autorités contrôlent presque toute la vie économique de la nation. Alors il n’y a guère de fin individuelle dont l’achèvement ne dépende de l’action de l’Etat, et l’ « échelle sociale de valeurs » qui guide l’action de l’Etat doit embrasser pratiquement toutes les fins individuelles. » (La route de la servitude). On comprend ainsi que le nazisme n’a eu aucune difficulté à contrôler la société allemande !

Partout dans le monde, les hommes de la liberté doivent se battre pour maintenir l’Etat dans ses limites. Il en va de la paix du monde, et même de sa survie. Aujourd’hui, en France, se déroule une campagne pour choisir le président de la République. Je n’ai à ce jour entendu aucun candidat tenir un tel langage. Sont-ils donc des nazis en puissance ? Bien sûr que non. Mais les futurs nazis pourront les remercier !

Claude Reichman

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Macron la poisse !

Macron la poisse !

Il y a, c’est bien connu, des gens qui portent la poisse. Le plus souvent, ils se la portent à eux-mêmes, et l’on est en général plein de commisération pour eux. Plus rares sont ceux qui portent la poisse aux autres. Là, le salut est dans la fuite. Ces gens sont à éviter absolument. Quand on peut. Mais quand on ne peut pas, les choses se compliquent.

Macron a été élu par un complot fomenté par un énarque, Jean-Pierre Jouyet, et quelques juges. Ces personnages ont réussi à éliminer Fillon en lui collant sur le dos l’infamie d’avoir rémunéré son épouse comme assistante parlementaire sans qu’il soit certain qu’elle ait réellement assumé cette fonction. Des centaines de parlementaires sont dans le même cas, et il ne leur est jamais rien arrivé. Pour une raison simple : « Les partis et groupements politiques se forment et exercent leur activité librement. » (Article 4 de la Constitution). Les juges n’ont donc pas le droit de fourrer leur nez dans les relations entre les députés et leurs assistants. C’est la raison pour laquelle aucun parlementaire n’avait jusque là eu le moindre ennui à ce sujet. Tout le monde le savait …sauf l’avocat de Fillon, qui s’est mis bravement à plaider la bonne foi de son client, alors qu’il aurait dû rejeter en bloc – pour inconstitutionnalité – les accusations qui le visaient.

Du coup ce sacré veinard de Macron se retrouve élu président, alors qu’il ne représente qu’à peine 17 % des voix et qu’il n’aurait jamais dû se qualifier pour le second tour de l’élection. Vous avouerez que pour les quatre ou cinq juges qui ont monté le coup, c’est un magnifique bilan : rien de moins qu’un formidable coup d’Etat qui va fausser la vie politique d’une des plus grandes démocraties du monde ! Normalement, ces types devaient entrer dans l’histoire. Pas du tout : ils sont restés planqués dans les confortables sinécures qu’ils ont obtenues.

Et voilà notre Macron en piste. Alors là, braves gens, accrochez-vous aux branches, ça va tanguer. Au bout d’une petite année de son gouvernement, éclate une grande révolte populaire, celle des gilets jaunes. L’année suivante, c’est Notre-Dame de Paris qui brûle, elle exposait sa splendeur depuis sept siècles ! L’année suivante, éclate l’épidémie du covid, qui n’a pas fini aujourd’hui de frapper des Français à qui Macron a tout simplement interdit de se soigner en faisant appel à leur médecin. Les morts se comptent par dizaines de milliers, l’économie est en ruines, le pays croule sous la dette et plus personne n’a envie de travailler, tandis que chaque samedi, partout en France, d’immenses cortèges de manifestants défilent pour le liberté …qui est pourtant le premier mot de la devise de la République : « Liberté, Egalité, Fraternité «  (Article 2 de la Constitution).

Et maintenant, c’est la guerre atomique qui menace. Macron n’est évidemment pas responsable de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il multiplie même les tentatives de médiation, sans le moindre succès, ce qui ne l’empêche pas de se vanter, selon son habitude, de résultats qu’il n’a pas obtenus.

Après ce rapide bilan des cinq années macroniennes de la France, une simple question se pose : est-il raisonnable de continuer avec lui ? Il a ses partisans et ses adversaires, mais qui peut nous garantir qu’il va cesser de porter la poisse à son pays ?

L’expérience prouve que ce genre de personnage ne cesse de nuire que lorsqu’on l’écarte de soi. Compte tenu de son bilan, la France ne perdra rien en se privant de lui. Je me demande même si, au-delà des analyses politiques et stratégiques, l’argument le plus simple n’est pas le meilleur : on a tout à gagner à le virer, virons-le sans l’ombre d’une hésitation.

Je sais que Macron jure de me protéger, comme tous les Français. Mais franchement, j’aime mieux me protéger moi-même en choisissant mes amis. Certes je peux me tromper dans mes choix, mais pas autant qu’en continuant avec ce porteur de poisse de Macron.

Quand il devait choisir un général, Napoléon demandait «  A-t-il de la chance ? » Sous l’empereur, Macron n’eût jamais été général.  C’est tout l’avantage de la République : même les plus poissards peuvent accéder aux plus hautes fonctions !

Je me contenterai aujourd’hui de ces considérations qui tiennent un peu de l’interprétation du vol des oiseaux, dont les augures romains faisaient grand cas dans leurs prédictions. Mais Rome a quand même régné mille ans sur le monde, et son pendant byzantin, a rajouté mille ans de plus au décompte. Les cinq ans de Macron font pâle figure à côté de ces géants de l’histoire. En revanche, sa prétention et son verbiage nous saoulent bien plus que les hauts faits des consuls et des empereurs de Rome. Personnellement, je ne me resservirai pas !

Claude Reichman

 

 

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Pourquoi Poutine a-t-il envahi l’Ukraine ?

Pourquoi Poutine a-t-il envahi l’Ukraine ?

La seule question qui vaille est la suivante : pourquoi Poutine a-t-il envahi l’Ukraine ? Nos journalistes s’égosillent en supputations sans jamais se la poser vraiment. Or il n’est pas très difficile de comprendre que Poutine se serait bien gardé de cette aventure s’il n’avait de grandes difficultés intérieures. Certes il présente toutes les apparences du dictateur heureux, mais c’est oublier que le peuple russe s’est, comme tous les peuples du monde, éveillé à la conscience politique grâce à Internet et que les réseaux sociaux lui apportent ce forum permanent qui caractérise les démocraties modernes. C’est ce qu’avait bien compris l’opposant Navalny quand il est rentré en Russie en sachant que la prison l’attendait. Son idée était, et reste, que le pouvoir succèderait à la prison, comme il est de règle partout dans le monde, même si les choses prennent plus ou moins de temps selon le degré d’affaiblissement des régimes politiques.

La Russie ne peut se satisfaire de la dictature poutinienne, qui n’offre  pas au peuple les satisfactions économiques qu’il espère. L’aventure ukrainienne ne lui apportera rien. En fait, c’est l’Ukraine qui va devoir conquérir la Russie en y implantant les méthodes libérales qu’elle a commencé de mettre en œuvre, même si la corruption oligarchique les accompagne. La présence en Ukraine de nombreux entrepreneurs capitalistes et profondément libéraux était un véritable espoir pour toute cette Europe de l’Est encore marquée par l’imprégnation communiste.

Poutine pourra tout au plus freiner cette évolution, mais il ne l’arrêtera pas. L’entreprise libre est la solution contre la pauvreté et contre l’arriération. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs l’avaient, à leur modeste façon, adoptée et cela leur permettait de ne pas travailler plus de trois heures par jour tout en mangeant à leur faim. La vie tribale était évidemment collective, mais aucun grand penseur sauvage n’avait eu l’idée folle de décréter des règles d’organisation de la société, comme Marx et ses adeptes l’ont fait pour notre malheur.

Nous voilà un peu loin de Poutine, mais c’est pourtant le problème qui se pose à nos sociétés. La croissance inconsidérée des Etats modernes est la cause des drames historiques contemporains. Hayek explique, dans « La route de la servitude » que « en Allemagne les autorités centrales et locales contrôlaient en 1928, d’après une revue officielle allemande, 53 % du revenu national. En pareil cas, ces autorités contrôlent presque toute la vie économique de la nation. » Le nazisme a ainsi pu imposer rapidement sa dictature à toute la société allemande.

A ceux qui réfléchissent à l’organisation de la société française, je répète inlassablement qu’il faut y ramener le poids de l’Etat au tiers du PIB, contre les deux tiers actuellement. Ceux qui s’inquiètent des tendances dictatoriales de Macron doivent comprendre qu’elles ne peuvent se manifester que parce qu’il a en mains « presque toute la vie économique de la nation », comme le disait Hayek de l’Allemagne.

Le souverainisme, qui anime nombre d’opposants à Macron, est à l’inverse de ce dont notre pays a besoin. Ce n’est pas parce que « de bons français » contrôleront la vie économique de la nation que celle-ci sera préservée de sa dérive dictatoriale. Il faut que tous les Français soient libérés de l’emprise excessive de l’Etat, ce qui permettra à ce dernier de bien remplir sa mission tout en restant dans ses limites acceptables.

Il est extravagant qu’il soit impossible en France de défendre ce point de vue dans les médias. Et de fait personne ne le défend. Prenons l’exemple d’une des rares émissions de débat bénéficiant d’une certaine liberté, celle de Pascal Praud. Les libéraux qu’on y entend sont tous souverainistes. C’est dire que les remèdes qu’ils préconisent auront le même effet que « le poumon » des médecins de Molière.

La guerre est toujours le signe d’un échec. La guerre d’Ukraine n’échappe pas à la règle. Il va falloir, pour ramener la paix, des hommes d’Etat dignes de ce nom. Je n’en vois guère, ce qui signifie que je n’en vois pas. Le seul espoir est que finalement quelqu’un apparaisse, tienne le langage de l’enfant du conte d’Andersen, et s’écrie « l’Etat est nu ».

Quelqu’un l’a déjà dit, en France. « L’Etat c’est la grande fiction par laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » C’était Frédéric Bastiat, en 1850. Ronald Reagan s’en inspira. Je cherche un acteur !

Claude Reichman

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On en a marre du communisme !

On en a marre du communisme !

Si la France doit se retourner sur son passé, la date de référence ne peut être que 1945. Au lendemain de la guerre, une nouvelle ère s’est ouverte, marquée par l’existence d’un parti communiste fort de 28 % des voix. Et armé ! comme le soulignait le général de Gaulle à un résistant venu le visiter à son ministère.

Le statut de la fonction publique, les grandes nationalisations, le statut du fermage, la dictature syndicale datent de cette époque. La France a été marquée de façon indélébile par le communisme, ses pompes et ses œuvres en 1945 et ne s’en est toujours pas relevée. Le plus grave est l’empreinte intellectuelle qui s’est appesantie sur le pays. Le communisme est devenu « l’avenir indépassable » de la France. Nous en sommes toujours là.

Le plus grave est qu’aucun mouvement intellectuel hostile au communisme n’ait pu naître au cours de ces trois quarts de siècle. Aucun parti politique n’a non plus vu le jour, qui eût défendu la liberté, la propriété, la libre entreprise. On pourra toujours citer ici ou là une phrase célébrant ces valeurs dans un programme électoral, mais il ne sera pas difficile de montrer  que ces « paroles verbales » n’engageaient à rien.

Les instances judiciaires suprêmes de notre pays se sont pliées sans difficulté aux conséquences du communisme, alors même que la Constitution les obligeait à condamner les atteintes aux « droits naturels et imprescriptibles de l’homme, que sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, article 2).

En dépit de cette imprégnation délétère, le corps et l’esprit de la nation sont restés sains. Ils se sont simplement habitués à voir leur sentiment profond nié et combattu par la doctrine officielle et à être insultés quotidiennement par une petite meute de hyènes et de chacals installée à la tête des médias par des capitalistes faisant leurs affaires avec l’Etat (ou ne pouvant en faire sans lui) et indifférents au sort de la France.

Même la création de l’Union européenne n’a pu inverser cette tendance mortifère. Les hauts fonctionnaires français ont colonisé la Commission européenne de façon à éviter les sanctions que notre pays encourrait en permanence pour violation des règles communautaires qu’il avait pourtant votées. Depuis l’Europe se traîne, pour ne pas dire se vautre, et rien de positif n’en sort, alors même que ses fondateurs, socialistes pour la plupart, étaient animés de l’idée, pourtant contraire à leur doctrine, que la liberté était l’avenir de l’homme et de notre continent.

Les « souverainistes » sont une curieuse engeance. Ils ne jurent que par nos institutions nationales, alors que celles-ci, loin de garantir nos libertés, les bafouent quotidiennement pour la plus grande satisfaction de nos hauts, moyens et petits fonctionnaires. Un vrai souverainiste ne peut être que pro-européen, s’il veut faire preuve d’un peu de cohérence. Mais il préfère prendre des poses et se faire applaudir par de braves gens qui n’ont pas bien compris le film.

Un chiffre en passant, juste pour rire un peu : l’Europe qui nous ruine nous coûte chaque année …9 milliards d’euros (différence entre ce que nous payons et ce que nous touchons) ! Pendant ce temps, la France, chaque année, verse à ses habitants 815 milliards d’euros de prestations sociales (dans des conditions d’ailleurs illégales au regard des règles européennes qui ont supprimé tout monopole social et qui nous permettraient, si on les appliquait, de faire des économies décisives au profit des Français).

L’élection présidentielle de 2022 nous permettra-t-elle d’échapper à la malédiction du communisme ? Le seul candidat qui semble le proposer est Eric Zemmour, même si ses propositions se contredisent souvent et manquent singulièrement de consistance économique. Mais du moins veut-il donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce simple coup de pied peut offrir sa chance à la France, car il donnerait le pouvoir aux Français, après des décennies de frustration.

Ma conviction est que le temps du changement est venu. Je ne tire ma science d’aucune divination, mais simplement de la considération des dates. Soixante-dix sept ans nous séparent de 1945. Il est donc largement temps de changer !

Claude Reichman

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L’enjeu de la présidentielle, c’est la liberté !

L’enjeu de la présidentielle, c’est la liberté !

Depuis quatre ans, la France est le théâtre de manifestations de rue qui ont pour thème unique la liberté. Les commentateurs s’évertuent à trouver des causes à ces manifestations et invoquent le pouvoir d’achat, l’insécurité, l’immigration, sans jamais s’arrêter à la seule cause vraiment proclamée par les manifestants. On a l’impression que manifester pour la liberté est incongru en France, pays où elle paraît régner sans conteste.

Il y a pourtant une expérience que chacun peut faire. Il suffit de demander à toute personne de rencontre si elle se sent libre. Elle vous répondra non, dans une proportion impressionnante. Et si vous poussez plus loin l’interrogatoire, elle vous expliquera sans la moindre difficulté que chacun des gestes de la vie quotidienne est devenu difficile, qu’on se heurte sans cesse à des interdits et à des obligations, et qu’à chaque pas il faut dépenser le peu d’argent qu’on a réussi à épargner jusqu’à finir aussi raide qu’un torchon essoré.

Etonnez –vous après cela que des milliers de Français aient pris ce week-end le volant de leur voiture ou de leur camionnette et se soient lancés sur les routes en direction de la capitale, drapeau français flottant sur leur véhicule.

La question s’est immédiatement posée : qu’allaient-ils faire à Paris ? La réponse est aussi simple que terrible : prendre le pouvoir. Pourtant, il ne régnait pas un climat factieux dans ces cortèges. Car ce que ces manifestants revendiquaient, ce n’était pas les palais nationaux ni les ors de la République, mais simplement le pouvoir sur leur vie. Et cela, dans le monde moderne, c’est très difficile à obtenir.

C’est même si difficile qu’il faut un grand effort d’imagination pour se figurer un monde où chacun pourrait vivre à se guise, dans un climat de liberté. Les gestes les plus élémentaires, qu’il s’agisse de travailler, de mettre ses enfants à l’école, de passer quelques jours de vacances ou que sais-je encore exigent tout un apparat de papiers officiels, de laissez-passer, d’attestations de santé qu’on est finalement tout heureux et soulagé de pouvoir produire à ce qu’on appelle « les autorités » et dont on ne sait pas qui les a nommées et investies d’un pouvoir qu’elles affichent sans vergogne au nez du malheureux citoyen.

Citoyen, avez-vous dit ? Non, esclave. Esclave de la société, esclave de lui-même, esclave de l’idée qu’il se fait du monde, esclave de tous ces trains qui ne partent pas : « Un jour, nous prendrons des trains qui partent. » (Antoine Blondin).

La France, le monde se trouvent face à une révolution de la vie. La généralisation de l’informatique l’a fait pénétrer chaque geste de notre vie, du plus simple au plus complexe. Et tous ces procédés se sont enkystés dans notre existence au point d’avoir effacé toute liberté de manœuvre. Mais surtout cet ensemble de procédés a fini par devenir une immense administration qui vit sans règles autres que celles qu’elle s’est fixées dans la plus totale obscurité et qu’elle entend faire respecter partout dans le monde.

Le problème majeur de notre société, c’est que l’administration s’est emparée de toute l’administration informatique et l’a incluse dans son pouvoir. Du coup, les pays où le poids de l’Etat représente les deux tiers de la production (c’est la cas de la France) sont devenus complètement invivables. Les autres, qui ont su en rester au tiers de la production, ont pu conserver des espaces de liberté suffisants pour que le peuple ne se sente pas opprimé.

L’élection présidentielle française est l’occasion de poser ce problème dans toute son ampleur. ll faut évidemment une rupture avec tout ce qui s’est fait jusqu’à présent. Si les électeurs choisissent cette voie, notre pays a une chance de se redresser. C’est tout l’enjeu de la candidature Zemmour dont on ne soulignera jamais assez que parmi ses cibles préférées figure la caste médiatique qui a emprisonné l’opinion publique dans ses raisonnements fallacieux et pervers qui ne laissent aucune chance à la liberté de pensée.

Zemmour n’est évidemment pas une fin. C’est le début de quelque chose. La France a besoin de reprendre sa marche en avant. Elle a besoin à cet effet de la liberté de ses citoyens. Ceux-ci ont compris l’enjeu de la période que nous vivons. C’est pourquoi ils ont pris le volant de leur voiture et arboré le drapeau français. Ne  nous y trompons pas : s’ils crient « Liberté », c’est bien « Liberté » que cela veut dire. Ce mot a un sens, partout dans le monde. Mais chez nous, plus qu’ailleurs, parce que c’est nous qui l’avons inventé. Faisons valoir nos droits d’auteur !

Claude Reichman

 

 

 

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La France victime de ses médias !

La France victime de ses médias !

D’où vient le sentiment religieux ? Evidemment de la peur. C’est l’origine des sacrifices humains, destinés à apaiser la colère des dieux. L’humanité a mis longtemps à les abandonner en leur substituant un bélier. Et le Christ lui-même s’est offert en sacrifice pour sauver les hommes.

Il n’empêche que, sur terre, presque tout le monde a peur. Et quand une religion n’est pas là pour calmer les angoisses, on en invente une d’urgence.

Tel est le cas de l’écologie. Il s’agit de « sauver la planète » en s’empêchant de vivre, ce qui est le pari de toutes les religions. L’écologie multiplie les interdits et tente de faire honte à ceux qui ne les respectent pas. Jusque là, rien de nouveau. Mais là où l’écologie se surpasse, c’est quand elle invente des prophètes inspirés, parfois très jeunes comme Greta Thunberg, qui nous fait revivre les sorcières de Salem. Ce n’est pourtant rien à côté de l’immense apport de l’écologie à la psychiatrie. Désigner des cibles parmi l’humanité, c’est satisfaire l’irrépressible besoin de haine qui emplit le cerveau de l’homme.

On retrouve cette fonction dans la doctrine sanitaire, qui est devenue une dictature alors qu’elle était justifiée historiquement quand il s’agissait de faire échapper l’humanité aux virus par la vaccination. C’est ce qui s’est passé dans la pandémie du coronavirus. Certains y ont vu une occasion rêvée de retrouver leur pouvoir sur les individus, mis à mal par l’épanouissement de l’individualisme moderne depuis les Lumières. Et quand on parle de « certains », il s’agit forcément de ceux qui exercent le pouvoir et se heurtent à l’esprit d’indépendance et de liberté si difficilement acquis lors des derniers siècles.

En France, on s’est surpassé. Il faut dire que notre pays est celui où règnent l’autoritarisme et le mépris du droit le plus avéré du monde, même en y incluant certaines dictatures. On n’a jamais vu, où que ce soit sur la planète, des technocrates aussi bornés et sûrs d’eux que chez nous. Après des décennies d’échecs, ils viennent vous expliquer que jamais on n’a créé autant d’emplois dans notre pays grâce à l’ampleur des fonds débloqués (c’est-à-dire volés aux citoyens). Et pas un seul instant ils n’avouent qu’il s’agit d’emplois artificiels, qui s’évanouiront sitôt la pluie de subventions interrompue.

Ils veulent absolument avoir sauvé le pays du virus, alors qu’il devient chaque jour un peu plus évident que la vaccination généralisée n’était qu’un leurre. Quand on pense qu’Israël, donné en exemple de démocratie et d’efficacité, doit avouer qu’il a vacciné à tout va …pour rien ! Un tel aveu est inimaginable en France où M. Macron s’est donné il y a quelques jours ce programme: « Vacciner, vacciner, vacciner ! ».

Mais l’essentiel est atteint pour nos gouvernants : ils ont fourni sa ration de haine au peuple. ll faut voir sur les plateaux de télévision les vaccinés fanatiques haranguer la bave aux lèvres les rétifs, qu’ils ne laissent même pas expliquer qu’en refusant l’universelle piquouse ils n’augmentent pas la contamination, puisque celle-ci se fait tout autant par les vaccinés.

On n’est même plus certain que les cas graves épargnent les vaccinés, puisqu’il semble que le facteur déterminant soit le surpoids et l’immunodéficience. Mais quoi qu’il en soit la stratégie raisonnable aurait consisté à laisser à chacun, en liaison avec son médecin, le choix de se vacciner ou non.

Tout le monde est en train de comprendre, en France, que le gouvernement n’avait pas pour ambition de combattre le virus, mais d’empêcher le Pr Raoult de se vanter d’avoir vaincu l épidémie, alors que « le savant de Marseille » ne prétendait à rien de tel et se tenait à l’écart de la politique. L’aberration du tout vaccinal n’était possible que dans un pays qui a perdu ses repères et où le pouvoir n’a plus de légitimité ni d’autorité. La France répondait à tous ces critères, les Français n’ont pas fini de le payer.

Plus que jamais, les médias concentrent la colère du peuple. Les folies du pouvoir n’auraient pas résisté à des débats télévisés dignes de ce nom. C’est une leçon pour la suite des évènements. Nous réclamons des médias dignes de la France, où il n’y a pas que deux dizaines d’amuseurs de plateaux télévisés, mais bien des centaines d’intellectuels et de savants capables de démêler le vrai du faux et dotés d’une morale universitaire qui les met à l’abri de la corruption des esprits.

« Je ne possède que mon cerveau », disait le général de Gaulle. Cela n’était déjà pas si mal !

Claude Reichman

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Nous somme tous des otages !

Nous somme tous des otages !

Les Etats s’en donnent à cœur joie avec la pandémie. Ils prennent en otage tout individu qui passe à leur portée et se régalent de cet exercice. La plupart du temps, les individus sont trop faibles pour protester d’une voix audible, mais de temps en temps un otage connu ou même célèbre se rebiffe et cela s’entend.

Cela a été le cas du tennisman Djokovic. Il entendait participer au tournoi open d’Australie, un des quatre principaux du monde, alors qu’il ne remplissait pas les conditions sanitaires requises. Bien entendu, il avait tort de ne pas se plier à la règle, puisque celle-ci s’appliquait à tous les joueurs. Mais ses convictions anti-vaccinales et son statut de numéro 1 mondial lui paraissaient suffisantes pour enfreindre les conditions fixées par les organisateurs du tournoi et par le gouvernement australien. Ce en quoi il se trompait doublement.

Les sociétés humaines sont imprégnées de hiérarchie, et à cet égard elles sont semblables aux sociétés de chimpanzés, avec lesquels l’homme a 98 % de gènes en commun. Chez les chimpanzés comme chez l’homme, il y a des mâles et des groupes dominants. Mais cette domination est sujette à de fréquents changements, dus à l’évolution des rapports de force dans la société et entre les individus.  En temps normal, dans les sociétés démocratiques, les individus se protègent le mieux qu’ils peuvent des abus de l’Etat. Certains Etats respectent assez bien les principes de liberté et de protection des droits fondamentaux de l’homme. D’autres, comme la France, s’en soucient comme de colin-tampon et obligent les citoyens à se battre sans cesse contre les abus d’autorité et les violations du droit par l’Etat.

Le malheureux (mais quand même milliardaire) Djokovic a beau être l’idole de la Serbie, l’Australie lui répond qu’elle n’est pas serbe et que c’est sa loi qui prévaut. Ce qui envoie le tennisman dans un centre de rétention, qui n’est pas une prison mais un mauvais hôtel, en attendant qu’il soit statué sur son cas. La pandémie a ramené Djoko à son humble état d’individu ayant enfreint les règles. On ne pleurera pas sur son malheur (qui ne consiste qu’en un titre et des millions en moins, et une vexation en plus), mais on constatera que le gouvernement australien a pu se bomber le torse d’avoir fait plier le numéro un mondial. Ce n’est pas grand-chose, mais en un temps où les politiciens sont l’objet d’un mépris généralisé, c’est toujours bon à prendre.

La plupart des gouvernements de la planète ont mis leur société sous cloche face à l’épidémie. Les restrictions de liberté ont été la règle. Certains Etats ont levé celles-ci dès qu’ils ont  pu, d’autres, comme la France, clament leur volonté de protéger la santé des habitants et s’en réclament pour maintenir les contraintes au-delà du nécessaire et parfois même du raisonnable. Mais parler de raisonnable à propos d’un haut fonctionnaire français c’est parler pour ne rien dire, car la raison du technocrate est celle de l’Etat et ce dernier ne connaît que l’intérêt de son pouvoir.

Les libertés rognées, voire supprimées, dans les Etats comme la France ne reviendront pas sans que les citoyens ne doivent combattre. Ces revendications devraient figurer au premier rang des programmes politiques pour l’élection présidentielle. Pour le moment, elles sont des plus discrètes et les ténors politiques « rugissent comme un rossignol », comme le disait Shakespeare. Les citoyens savent donc que leurs malheurs sont loin d’être terminés. Ce qui n’est certes pas nouveau, comme Sisyphe le savait bien.

Parmi les décisions essentielles qu’un nouveau pouvoir devrait prendre en France, il y a la suppression de la cour de cassation et du Conseil constitutionnel. Ces deux organismes imbus de leur importance ont massacré au fil du temps les droits fondamentaux fixés par la Déclaration des droits de 1789, qui trône pourtant au faîte de la Constitution française. Il faudra les remplacer par une cour suprême qu’on prendra bien soin de ne pas peupler de fonctionnaires. Au moins aura-t-on une chance ainsi d’avoir quelques grandes décisions qui ramèneront la démocratie française à une vraie démocratie, et non à une démocratie conditionnelle, comme on dit liberté conditionnelle au sortir de la prison.

Un virus est une toute petite chose, mais qui peut faire de grands dégâts. Le SARS-CoV-2 l’a rappelé au monde. Et celui-ci a soudain compris ce que la mondialisation veut dire. Ceux qui pensent que les frontières vont faire leur grand retour se font des illusions. Depuis que l’homme est homme, il ne pense qu’à circuler et à atteindre l’horizon. Aujourd’hui l’homme sait qu’au bout de l’horizon, ayant longuement voyagé, il tombera sur son voisin de palier qui circulait comme lui. « Ah ! C’est vous ! Quelle bonne surprise ! » s’écriera-t-il. En ajoutant in petto : « Celui-là, il ne pense qu’à voyager ! ».

Claude Reichman

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L’effet Schabowski !

L’effet Schabowski !

La France a toutes les peines du monde à se faire une place digne d’elle dans le monde moderne. Elle préfère ressasser son passé et se quereller à son sujet. Comme si on allait le refaire !

Pourtant les décisions à prendre ne souffrent pas de retard. Le monde contemporain va vite et on perd sa place très rapidement. Nul ne sait d’ailleurs si le retard pris est rattrapable tant les situations se dégradent profondément quand on ne les maîtrise pas.

Sur l’immigration qui, par son ampleur, a transformé la population française, personne de raisonnable ne devrait s’insurger contre la nécessité de la restreindre. Les actions à mener ne sont pas d’une grande complexité. Il faut reprendre le contrôle de nos frontières, comme le permettent d’ailleurs les clauses de sauvegarde de Schengen, et mettre un terme à l’Etat providence pour tous, qui est une folie dans un monde où les aspirants à l’immigration se comptent par milliards.

Sur l’économie, il faut s’attaquer aux causes de déficit de l’Etat, qui connaissent une augmentation alarmante avec les mesures de soutien dues à l’épidémie de covid, et qui tiennent pour l’essentiel à la hausse constante des dépenses publiques. Elles ont augmenté de 10 points en pourcentage de PIB entre 1980 et 2020, passant de 46 % à 56 %,  tandis qu’elles régressaient en proportion inverse en Allemagne, passant de 54,9 % à 44,5 %. Dans le même temps la population employée dans le secteur public est passée de 18 % à 31%, et celle qui travaille dans le secteur concurrentiel a chuté de 47,5 % à 35 % !
Dit plus simplement, les Allemands gagnent de l’argent, et nous on en dépense. Cela ne peut pas durer toujours !

Quant aux dépenses sociales, à l’abri d’un monopole illégal et qui permet toutes les dérives, elles atteignent 814 milliards, soit les deux tiers des dépenses publiques.

Trop de fonctionnaires, pas assez de concurrence, bref trop d’Etat, on sait de quoi la France est malade. On demande médecin d’urgence.

Mais si nous avons d’excellents médecins, capables de grandes performances si on les laisse faire et que l’Etat ne prétend pas dicter leur conduite, nous n’avons pas de médecins de l’économie, à l’exception de quelques intellectuels libéraux vivant à l’université et qui ne voient jamais de malades, et d’une armée de politiciens plus ignorants et démagogues les uns que les autres et auprès de qui les médecins de Molière paraissent des prodiges de compétence.

Qui est responsable de ce désastre ? Le débat public. Loin d’apporter quelque lumière aux citoyens, il les embrouille en ne donnant la parole qu’à une petite cohorte de débateurs professionnels aussi incompétents que suffisants. Pas de quoi faire la moindre réforme !

En fait, c’est le pouvoir politique qui sélectionne les participants du débat public en exerçant une pression permanente sur les propriétaires des médias. Pour être tranquilles et continuer à faire paisiblement leurs affaires, ceux-ci donnent au pouvoir les têtes qu’il réclame et introduit celles qui ont ses faveurs.

On a cru que les réseaux sociaux supplanteraient les médias mainstream, mais il n’en a finalement rien été, car ils ont été colonisés par des contributeurs de plus en plus médiocres qui les ont complètement démonétisés, à quelques rares exceptions près.

Tout est-il donc perdu ? Evidemment pas, car la nature humaine sait faire preuve « d’infinie ressource et sagacité », comme le disait Kipling. Il suffit de savoir attendre, tout en suscitant autour de soi des vocations. Et en prenant des initiatives qui, même si elles semblent vouées à l’échec, finissent par provoquer ici ou là un déclic salvateur. C’est en somme la théorie de l’aile de papillon.

Mais il y a une autre théorie dont je suis le modeste auteur et que j’ai dénommée l’effet Schabowski, du nom de Günter Schabowski, apparatchik de l’Allemagne de l’Est qui, pressé de questions par les journalistes couvrant les énormes manifestations d’Allemands de l’Est désireux de se rendre à l’Ouest, indiqua que son gouvernement allait le permettre et, comme on lui demandait quand, déclara « autant que je sache immédiatement ». Ce qu’on ne l’avait évidemment pas autorisé à dire et qui provoqua la ruée des Berlinois vers le Mur, ce qui allait entraîner sa chute et celle du régime.

Schabowsi était si ébranlé par les manifestations populaires qu’il avait intégré la défaite de son camp et en précipita la survenue. Ce qui fut pour lui une sorte de soulagement.

Nous allons vivre en France des évènements de grande ampleur, étant donné celle des problèmes. Il y aura un Schabowski, soyons-en sûrs. Nous l’attendons avec impatience !

Claude Reichman

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Je m’impatiente !

Je m’impatiente !

La médecine et les médias ne sortent pas en bon état de la pandémie (qui n’est d’ailleurs pas terminée). La médecine n’a pas démérité, même si elle a laissé mourir 120 000 personnes. Car c’est le gouvernement qui l’y a contrainte, pour asseoir sa propre autorité. Quant aux médias, s’ils n’ont pas fait leur travail, c’est qu’ils n’en ont pas eu non plus le droit, encore une fois par la faute du gouvernement.

Les Français ont fait la connaissance, sur les écrans de télévision et les antennes des radios, des professeurs de médecine les plus réputés de notre pays. Disons-le franchement (et pas très confraternellement) : ils n’ont pas brillé par la rigueur de leurs raisonnements. Leurs connaissances scientifiques  ont parfois été mises à mal, mais ce n’est pas tant cela qui peut leur être reproché. En fait, c’est tout simplement la logique de leurs discours qui est apparue défaillante. Pour ne prendre qu’un exemple, tel infectiologue a pu expliquer que c’est la charge virale qui déclenche l’orage cytokinique, souvent responsable de la mort du patient, et s’emporter contre un traitement simple à base de plaquénil ou d’ivermectine qui précisément détruit, en administration précoce, la charge virale, ce qui est largement prouvé. Alors qu’en déduire ?

Tout simplement que les études de médecine gagneraient à se fonder moins sur les mathématiques et plus sur la philosophie. Relisons les auteurs grecs. Leur discours nous éblouit aujourd’hui encore. Il est à base de logique, celle qui fait aujourd’hui défaut (mais pas qu’aux médecins). Et Molière, dont on célèbre à grand bruit le quatre centième anniversaire de la naissance, savait à merveille se moquer des médicastres et de leurs stupides diagnostics : « Le poumon, le poumon vous dis-je. » Le médecin du début du siècle dernier était un homme cultivé. Celui d’aujourd’hui est infiniment plus savant, mais plus de culture lui ferait le plus grand bien.

Que dire du journaliste ? Qu’il a tout du perroquet. Et ce n’est pas vraiment de sa faute. Les patrons des médias veulent non pas du sur mesure mais de la confection. L’information se fabrique sur le mode industriel. Le produit de base est la dépêche d’agence, que le journaliste saupoudre d’un peu de sel et rarement de poivre, et vous sert en sandwich ou en plat du jour, qui ont le même goût. Le client – vous et moi – en est rassasié et un peu ballonné, et il doit attendre quelques heures pour retrouver un peu d’appétit. Beurk !

Je connais beaucoup de journalistes et je sais que la plupart ne font pas l’information qu’ils voudraient faire. Voulez-vous un exemple parmi beaucoup d’autres ? Un éditorialiste vedette de la télévision animait aussi une interview quotidienne à laquelle il m’avait convié pour parler de mon action contre le monopole de la  Sécurité sociale. Deux ans plus tard, les évènements s’étant précisés, il me dit : « Je sais que je devrais vous inviter, mais je ne peux pas. » J’ai eu la charité de ne pas lui demander pourquoi. Et citons aussi, plus récemment, cet autre éditorialiste qui, ayant réalisé un assez long sujet sur les réunions publiques que j’animais fréquemment sur le même thème, l’avait programmé en cachette sur une grande chaîne publique !

Alors « que faire ? », comme disait Lénine, qui avait fini par en déduire qu’il devait massacrer des millions de gens pour assurer le triomphe de ses idées. L’idée effleure certainement quelques-uns de nos politiciens, mais ils savent que les temps ne sont pas encore mûrs. Qu’ils se rassurent, ils approchent. En France, nous ne sommes pas encore dans une dictature franche, mais cela commence à y ressembler. Disons-le : certains animateurs de notre vie publique ont une mine « pas tibulaire, mais presque », comme disait Coluche.

Je ne voudrais pas jouer les médecins de Molière et vous dire que c’est le poumon, mais je crois pouvoir affirmer que la cause du mal français et de toutes ses manifestations, c’est le poids de l’Etat, qui a étouffé toute velléité d’initiative privée, donc libre. Il faut ramener l’Etat au tiers de la production du pays. Au lieu des deux tiers aujourd’hui. C’est le prix à payer (ou plutôt à ne plus payer) pour redevenir une démocratie. J’attends qu’un homme public, ou une femme, se lève pour porter ce message. « Le succès consiste à aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme », disait Churchill. Je n’ai rien perdu de mon enthousiasme, mais je commence à trouver le temps long. Et je m’impatiente !

Claude Reichman

 

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Le cadavre de l’Etat empêche les Français de vivre !

Le cadavre de l’Etat empêche les Français de vivre !

Les Français commencent à comprendre que le Covid n’est pas un problème sanitaire, mais une guerre de religion. On y retrouve les mêmes fanatiques que dans tout conflit de cet ordre, et les mêmes irréductibles. Les 5 millions de non vaccinés représentent le même pourcentage de la population que le « parti protestant » au 16e siècle. Et le moins que l’on puisse dire est que M. Macron n’est pas Henri IV et qu’il ne faut attendre nul apaisement de sa part. En témoigne sa déclaration de guerre aux non-vaccinés qu’il se promet d’« emmerder ». Elégance, quand tu nous tiens !

Elire un jeune président pour en finir avec les pesanteurs et les blocages de l’Etat a paru à certains une bonne idée. Les faits démontrent leur erreur. Il ne suffit pas d’être jeune pour être moderne. Et encore moins pour diriger un pays. Il faut y avoir réfléchi depuis longtemps et avoir, comme disent les Anglais, « mangé une livre de sel » avec ceux qu’on prétend gouverner. M. Macron a été élu alors qu’il n’avait aucune expérience de la vraie vie, et force est de reconnaître qu’il n’en a pas plus aujourd’hui.

La stratégie de la vaccination a été choisie par le pouvoir, en France, pour asseoir son autorité sur la population. Laisser les Français se faire soigner par leurs médecins était une idée normale et parfaitement légitime, étant donné la qualité du corps médical et la simplicité des remèdes à appliquer. Mais cela ôtait au pouvoir l’occasion de se montrer tout puissant au moment où chacun pouvait constater précisément son impuissance à régler les problèmes que le pays traîne comme un boulet depuis presque un demi-siècle. Le bilan est aujourd’hui catastrophique. L’épidémie n’est nullement jugulée et la France est endettée pour des générations.

Le bilan des autres pays est très varié. Seuls semblent s’en tirer ceux qui ont opté pour des traitements simples, à base de molécules anciennes, donc bien connues, et fort peu chères. Ce sont les Etats les plus structurés et les plus lourds qui ont le plus mauvais bilan. Le fait qu’ils connaissent presque tous de grandes manifestations de mécontentement démontre que le système de gouvernement de ces pays n’est plus adapté au monde moderne. Cela n’a rien d’étonnant puisque nous vivons une ère de révolution technologique qui démode la plupart des processus économiques ainsi que les méthodes de communication et de commandement.

Rien de tel qu’une pandémie mal maîtrisée pour produire une fracture historique. Seule une guerre militaire ou une révolution peuvent provoquer le même effet. Pendant assez longtemps lors d’un tel phénomène, le pouvoir en place paraît pouvoir se maintenir, au prix d’artifices et de ruses grossières, mais l’issue reste toujours la même : un pouvoir inadapté doit laisser place à un pouvoir nouveau.

En France comme ailleurs, ce phénomène est à l’œuvre. Nous n’en sommes qu’au début du changement. La démocratie fonctionne mal. Les citoyens sont plus passifs qu’entreprenants, ne serait-ce que parce que l’Etat pèse le double de son poids idéal, à savoir les deux tiers de la production, au lieu d’un simple tiers qui était celui que recommandait le général de Gaulle, dont beaucoup de nos dirigeants aiment à se réclamer sans avoir la moindre idée de ce qu’il préconisait.

L’élection présidentielle risque fort de n’aboutir à aucune solution véritable. Il est frappant qu’aucun des candidats ne défende des mesures allégeant les impôts et les charges, même si certains disent qu’il faut le faire … sans préciser comment. Or c’est à cette aune qu’on mesurera le changement. L’Etat tout puissant est mort. Mais son cadavre est plus qu’encombrant. Il empêche les Français de vivre. Il faut d’urgence procéder à son évacuation.

« La crise, disait Gramsci, c’est quand l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître. » Et bien avant lui, Musset écrivait : « Tout ce qui était n’est plus ; tout ce qui sera n’est pas encore. Ne cherchez  pas ailleurs le secret de nos maux. » La seule certitude, c’est que le nouveau adviendra. Quand ? se demandent anxieusement certains. Je leur répondrai simplement : bientôt !

Claude Reichman

 

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Pour qui voter ?

Pour qui voter ?

« Bienveillance et tolérance » a recommandé M. Macron aux Français dans son discours de vœux. Autant de qualités dont il n’a pas fait preuve au cours de son quinquennat. Le président de la République a passé quatre années de son mandat à tenter de mater deux guerres civiles. Celle des gilets jaunes et celle du vaccin. Deux guerres qu’il a lui-même provoquées et qu’il a été incapable d’apaiser.

La guerre des gilets jaunes est celle des 22 millions de Français qui ne s’en sortent pas et qu’une taxe de plus sur l’essence a mis hors d’eux. Macron n’a eu pour réponse que la répression, suivie d’une tournée de bavardage devant des auditoires Potemkine. La guerre du vaccin a été voulue par Macron, tenu en laisse par les médecins des bureaux, pour faire pièce au traitement du Pr Raoult. Il s’agissait de ne pas laisser la santé échapper au ministère du même nom. Conflit de hiérarchie donc, en bons parents des chimpanzés que nous sommes. Et voilà donc qu’à nouveau le peuple défile, refusant qu’on le vaccine de force.

Dans les deux cas, Macron a été lamentable. Tout homme d’Etat digne de ce nom aurait su éviter ces conflits, et au moins les calmer. Le traitement du Pr Raoult a guéri de nombreux patients répertoriés et ne fait de mal à personne. Il fallait donc l’autoriser. Le vaccin permet d’éviter les formes graves du Covid, mais n’arrête pas la contagion. Il fallait donc le recommander aux personnes à risque et laisser chacun se déterminer librement. Quant aux Français pour qui la fin du mois commence le premier, il fallait libérer la protection sociale du monopole de la Sécu, ce qui aurait permis une hausse des revenus de plus de 30 % sans création artificielle de monnaie, tout simplement par le libre jeu de la concurrence.

Rien de tel qu’une épreuve pour juger un homme politique. Alors quand on en a deux et que dans les deux cas le résultat est le même, il n’y a plus d’hésitation sur le verdict : Macron n’est vraiment pas à la hauteur, il doit quitter l’Elysée au terme d’un des quinquennats les plus calamiteux de l’histoire, si l’on fait exception des guerres.

Pour le remplacer, trois candidats ont une chance d’arriver au deuxième tour : Pécresse, Le Pen et Zemmour. Les sondages, en ce début d’année ne les départagent pas, puisqu’ils les donnent dans ce qu’on appelle la marge d’erreur, c’est-à-dire celle qui les sépare de deux points (et même un peu plus vu le peu de fiabilité de la sélection des sondés). Nous entrons donc dans les semaines décisives.

Les Français vont devoir juger de la qualité des programmes et de la personnalité des concurrents. Très franchement, aucun des trois n’a les qualités d’un homme d’Etat. Il y a toujours la possibilité que celles-ci se révèlent en cours de route, mais on ne peut se fier à cette improbable hypothèse. Reste le passé. Marine Le Pen n’a jamais fait preuve d’une intelligence politique exceptionnelle et elle semble obsédée par sa « normalisation », qui devrait, pense-t-elle, lui ouvrir les portes de l’Elysée. L’histoire montre que ce n’est pas le plus normal qui gagne le plus souvent cette course, mais le plus convaincu de ses idées et le plus déterminé à les faire triompher. Valérie Pécresse a beau essayer de se déguiser en Margaret Thatcher, elle ne parvient pas à faire oublier qu’elle n’est qu’une banale énarque, sans grande personnalité et qu’aucune action n’a jamais distinguée des autres « nutriti ». Ce qui fait penser qu’elle ne se distinguera pas davantage une fois au pouvoir. Quant à Eric Zemmour, il est en pleine mue, passant à grande vitesse du statut d’essayiste à celui d’homme politique. Mais il lui reste beaucoup de chemin à parcourir sur le plan programmatique avant de pouvoir être porteur des solutions qu’attend le pays.

La campagne présidentielle aborde donc sa phase finale et chacun va pouvoir se déterminer, qu’il soit candidat ou électeur. Et puisqu’une des candidates se réclame de Mme Thatcher, reportons-nous à une de ses phrases qui résume le mieux son action : « Je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme –municipal ou national – était d’accroître la dépendance. » Nous somme bien là au cœur du défi que l’histoire des peuples lance à la nature humaine. La réponse qu’y apporte la Déclaration des droits de 1789 est à cet égard fondamentale, qui fait de « la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression, les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ».

Je voterai pour celui ou celle qui s’y réfèrera le mieux.

Claude Reichman

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J’ai rencontré le Père Noël !

J’ai rencontré le Père Noël !

Depuis des années, j’ai l’habitude, à l’approche de Noël, de parler aux pères Noël que de nombreuses enseignes mettent en faction devant leur porte. Ce sont toujours des hommes de condition modeste qui gagnent ainsi un peu d’argent. Ils hésitent le plus souvent à me parler, comme s’ils montaient la garde devant le palais de Buckingham, mais très vite ils se détendent et ce qu’ils me disent tous, c’est qu’ils prennent très au sérieux leur mission dont le but, finalement, est de donner de la joie au peuple, qui retrouve à travers eux des souvenirs d’enfance et des joies oubliées.

Mes rencontres de cette année n’ont pas failli à l’habitude, jusqu’à hier quand le dernier père Noël que j’ai abordé m’a fait une révélation stupéfiante. « A vous, je peux bien le dire, je suis vraiment le Père Noël », m’a-t-il confié. Comme je hochais la tête en souriant, il ajouta : « Je comprends votre scepticisme, mais quand je vous aurai dit la raison de ma présence en France, vous me croirez. »

Il me demanda de tirer sur sa barbe, qui se révéla vraie. Il en fallait plus pour me convaincre, et il le comprit aisément. Aussi entreprit-il de me narrer les circonstances qui l’avaient conduit dans notre pays.

« Sachez, me dit-il, que je vis en France depuis que votre pays a été libéré de l’Allemagne nazie. J’ai abandonné sans regret le Grand Nord et y laisse mes rennes aux bons soins des natifs de cette contrée, qui ont l’habitude de vivre en bonne intelligence avec ces merveilleux animaux. Quant à moi, dont le monde est la patrie, je pouvais me fixer où je voulais, pour peu que le collège des bienfaiteurs, où je siège, ne soit pas choqué par ma conduite. »

– Mais pourquoi la France ? lui dis-je.

– Parce que je pressentais que de grandes choses s’y produiraient, qui me conforteraient dans ma mission. Voyez-vous, le régime qui s’est instauré chez vous à la Libération était inspiré par des imposteurs, qui avaient pour ambition de me retirer ma fonction en l’assumant eux-mêmes. Leur outil était l’Etat, qu’ils chargeaient de prélever toute la richesse que le peuple pouvait produire pour lui en restituer d’infimes miettes qu’ils n’osaient pas appeler des cadeaux et qu’ils avaient baptisé prestations sociales.

– Mais enfin, Père Noël, il n’y a aucun rapport avec des cadeaux qu’on se fait à soi-même et les vôtres qui, si j’ose dire, tombent du ciel !

– Vous avez raison. Mais la crédulité humaine est sans limite. Un cadeau est un cadeau, on ne veut pas voir plus loin. Les autres peuples sont plus durs à tromper, mais le vôtre a été en quelque sorte « dressé » à croire en la bonté des autorités par des siècles de règne monarchique. Lorsque j’ai compris cela, j’ai pris la décision de m’installer en France pour surveiller la concurrence.

– Que pouviez-vous faire ? Un coup d’Etat ?

– Mais non. J’ai le moyen de semer un terrible désordre en comblant de cadeaux des personnes qui ne les méritent pas et de susciter ainsi une jalousie mortelle entre les citoyens, qui finissent toujours, en pareil cas, par se massacrer entre eux. Et alors il ne reste plus rien des imposteurs, que chacun rend responsable du climat délétère qui règne dans le pays.

– Ce que vous me dites est effrayant. J’avais de vous l’image d’un être bienveillant.

– C’est exactement ce que je suis. Ma bienveillance est celle du pater familias, qui veille à la bonne entente dans sa famille. Je ne suis pas intervenu jusqu’à présent parce que les imposteurs ont progressivement perdu la partie. Plus grand monde en France ne croit aux cadeaux de l’Etat. Je sens qu’il ne faudra pas longtemps avant que vous vous donniez un président qui rétablira les bons principes.

– On n’a pas l’air de prendre ce chemin en ce moment.

– Il faut être patient.

– Facile à dire pour vous, vous êtes éternel.

– J’avoue que cela aide. Mais j’ai connu l’un des vôtres, un certain Aristote, qui me disait : « Le choses qui suivent les lois de la nature sont toujours naturellement les plus belles qu’il est possible qu’elles soient. » Vous verrez, cela va s’arranger chez vous.

– Aristote ! Nous patientons depuis vingt-trois siècles !

– Les temps viennent. Vivez avec l’espoir. Au fait, m’avez-vous fait une commande ? Comme vous m’êtes sympathique, je vais l’améliorer.

– Merci Père Noël, votre message d’espoir me comble et me suffit. Me permettez-vous de faire état de notre conversation ?

– Bien sûr. C’est même pour cela que je vous ai parlé.

Il s’éloigna dans la nuit, et je restai un long moment à le regarder disparaître. J’avais le vague espoir qu’il reviendrait sur ses pas pour continuer notre conversation. Mais il m’avait dit l’essentiel et me laissait une mission. J’ai tenu à la remplir sans délai.

Claude Reichman

 

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Croyez-vous aux miracles ?

Croyez-vous aux miracles ?

Les journalistes du Figaro sont bien élevés et connaissent donc les règles de la bienséance. En période de fêtes, il n’est pas de bon ton de perturber les esprits. Il sera temps d’y penser plus tard. « Plus tard », oh la délicieuse formule. Elle vous assure dès que prononcée un intense soulagement qui vous pousse à étirer vos membres et à grogner de plaisir. Chez un peuple qui pratique la procrastination comme un sport national, ce  grognement collectif donne une sorte de bruit de fond qui ne dérange plus personne, sauf les pays voisins qui n’en présagent rien de bon. Car si Cyrano peut s’exclamer «  A la fin de l’envoi, je touche ! », les Français d’aujourd’hui n’ont à la bouche qu’un languide « plus tard », qui a le tort, pour les gens lucides, de présager des évènements graves.

Que nous dit donc Le Figaro, dans un entrefilet à la page 26 de son supplément « économie » du 16 décembre ? Que « les prestations de protection sociale versées ont atteint 814 milliards d’euros en 2020 ». Ce qui représente 35 % du Pib, c’est-à-dire de ce que le pays produit. Certes l’épidémie du Covid a gonflé les dépenses de soins, mais le problème n’est pas là. Il réside dans l’effet de cliquet, qui fait que le montant de dépenses atteint ne diminue jamais. Voilà pourquoi l’observateur politique se doit de formuler des prévisions aussi alarmistes que réalistes, et qui consistent à dire que notre pays va vers une situation explosive, étant donné que quelle que soit la bienveillance de nos créanciers et la modération des taux d’intérêt, l’heure du remboursement de nos dettes coïncidera avec celle de l’effondrement de notre niveau de vie.

Bien entendu, nous nous levons chaque matin émerveillés que rien de fâcheux  ne se soit produit pendant la nuit, mais je me souviens d’un sketch fort amusant où un militant de gauche attendant le grand soir s’endort prématurément et se réveille dans un monde transformé où il ne reconnaît pas celui dont il rêvait. Voilà ce qui nous attend à une échéance forcément proche. Mais le monde que nous découvrirons un beau matin sera hélas celui que nos analyses avaient prévu.

Rappelons que dans leur ouvrage « Cette fois, c’est différent », les économistes Carmen Reinhardt et Kenneth Rogoff écrivent : «  Ce qu’on constate de manière répétée dans l’histoire des crises financières, c’est que lorsqu’un accident menace de se produire, il finit par se produire. » Il faut donc croire que la nature humaine, ou au moins celle des hommes et des femmes qui accèdent au pouvoir, les rend incapables de rompre la délicieuse sensation qui accompagne celui-ci et de prendre des mesures salvatrices mais désagréables.

La conséquence logique de ce constat est que si l’on veut vraiment rompre l’enchaînement maléfique qui mène au drame, il ne faut surtout pas choisir, pour diriger le pays, des hommes ou des femmes qui ont déjà été au pouvoir ou qui sont proches des anciens gouvernants.

Ainsi l’analyse psychologique et politique rejoint le sentiment populaire qui exige de « sortir les sortants ». Rien de tel que d’être d’accord avec le peuple sans avoir eu à renoncer à faire usage de ce que l’étude et la vie nous ont appris.

Dans la compétition présidentielle française, s’inscrivent aujourd’hui bien peu d’ « hommes nouveaux ». Les deux femmes qui concourent ne sont pas nées de la dernière pluie non plus. On ne voit pas beaucoup de solutions nouvelles se profiler. Celui qui entend rompre le plus avec la vieille politique est Eric Zemmour. Mais s’il proclame avec clarté vouloir arrêter l’immigration, il table pour redonner vie à notre économie sur des suppressions de dépenses dans les prestations versées aux étrangers. On est évidemment bien loin de ce qui est nécessaire, quand on se réfère aux 814 milliards cités au début de cet article.

En fait rien n’est plus collant que les dépenses sociales. Et c’est pour cela que les économies sont si difficiles à réaliser. Car quand on arrache de soi quelque chose qui colle, on a la sensation qu’on va s’enlever la peau. Et personne n’aime ça. Mais l’expérience des soins démontre qu’en une telle circonstance, un geste brusque vaut mieux qu’un lent étirement. Le seul médecin qui était en lice, et qui savait donc cela, n’a pas franchi les préliminaires. Il est vrai qu’il ne s’appuyait pas sur son expérience professionnelle et que ce fut un tort de sa part. Nous voilà donc mal lotis.

Reste la révolte populaire, avec ses chances et ses risques. Partout dans le monde, les peuples défilent et protestent. En France aussi. Qui sait s’il n’en résultera pas l’un de ces miracles que notre pays a parfois accueilli et qui l’ont sauvé. Prions mes frères !

Claude Reichman

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Arrêtons ce massacre !

Arrêtons ce massacre !

Le jeune philosophe libéral Gaspard Koenig vient de lancer son mouvement politique qu’il a appelé « Simple » et qui a pour ambition d’alléger la société française de beaucoup de ses contraintes légales et administratives. On ne peut évidemment que suivre avec sympathie cet effort bien nécessaire, mais on se doit d’analyser cette tentative et de se demander si elle a une chance d’aboutir.

Un effort assez semblable a été fait lors de la révision constitutionnelle de 2008 initiée par Nicolas Sarkozy, avec l’institution de la QPC (question prioritaire de constitutionnalité). Il s’agissait d’éliminer les lois inutiles en permettant à tout justiciable de les mettre en cause devant le Conseil constitutionnel. Excellente idée, mais la réforme avait un vice caché. L’obligation de passer par le juge pour amener la loi critiquée devant le Conseil constitutionnel. Et bien entendu le juge n’a transmis au Conseil qu’un minimum de lois, pour bien marquer son territoire et son pouvoir. Du coup, la réforme n’a donné aucun résultat notable, d’autant que la Conseil constitutionnel ne comporte que des fonctionnaires, sans aucun juriste libéral, et qu’il ne compte aucune décision vraiment signifiante à son bilan.

Nous sommes donc au cœur du mal français : l’impossibilité de réduire le poids de l’Etat. Et tout laisse à penser que la tentative de M. Koenig restera lettre morte, en dépit de l’autorité de son nom, car « koenig » veut dire roi dans la langue de Goethe. Que faudrait-il donc pour que la France devienne enfin une démocratie comme les autres du monde civilisé ?

Il faudrait que les dépenses publiques, au lieu de représenter près des deux tiers du Pib, se trouvent réduites à un simple tiers. C’était d’ailleurs la doctrine du général de Gaulle. Un demi-siècle après son départ du pouvoir, les dépenses ont donc doublé et, bien entendu, les innombrables lois et règlements qui les sous-tendent ont connu la même expansion, car il y a une étroite corrélation entre les deux. La réforme Koenig n’est donc réalisable qu’avec une forte réduction des dépenses publiques.

Nous touchons là à un sujet vraiment révolutionnaire. Il s’agit tout simplement d’abattre d’innombrables institutions publiques génératrices de dépenses et de redonner au citoyen prise sur la plupart des actes de sa vie. La Sécurité sociale est le premier bastion à emporter, puisque à elle seule elle représente les deux tiers des dépenses publiques. Nous avons fait l’essentiel à cet égard, puisque notre combat a contraint la France à voter les lois de transposition des directives européennes qui suppriment le monopole de la Sécurité sociale. Les appliquer ne demande qu’un peu de respect des lois.

Pour le reste, une réforme simple pourrait obtenir le résultat recherché. Il suffit de faire adopter par référendum un texte stipulant que seules peuvent bénéficier du statut de fonctionnaire les personnes dont le métier n’est pas exercé sous le statut privé. C’est ainsi que l’école, l’hôpital, les transports, les régions etc. deviendront des espaces de liberté dont le fonctionnement s’insèrera harmonieusement dans celui du reste de la nation.

Alors quel est l’homme providentiel qui fera ces réformes ? Il faudra qu’il ressemble à Ronald Reagan, et à Margaret Thatcher si c’est une femme, c’est-à-dire à des êtres dont la vision du monde a été formée par leurs origines et par les activités qu’ils ont exercées. Mme Thatcher était fille d’épicier, et M. Reagan avait exercé d’importantes responsabilités syndicales dans le monde sans pitié de Hollywood. Si l’on considère la liste des candidats à notre élection présidentielle de 2022, on constate qu’aucun n’a eu la responsabilité d’une entreprise.
Ce sera donc un coup pour rien.

Mais ne perdons pas espoir. Le changement peut naître de l’instabilité. Celle de nos institutions n’est qu’une apparence. Derrière leurs nobles façades, tout un monde bruit. C’est le bruit de la vie. Et celle-ci n’a que faire des apparences. Les nobles maisons des Mayas étaient décorées de stuc. Pour l’obtenir, ils brûlaient les bois d’alentour. Ainsi disparurent leur environnement et leur civilisation. Nous Français, nous brûlons notre économie au feu de ce que nous osons dénommer la « solidarité ». Puisse quelqu’un arrêter ce massacre avant qu’il ne nous emporte dans la tombe.

Claude Reichman

 

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Lettre ouverte à Eric Zemmour et Marine Le Pen

Lettre ouverte à Eric Zemmour et Marine Le Pen

Madame, Monsieur,

Vous êtes candidats à l’élection présidentielle de 2022. Vous êtes l’un et l’autre soucieux du niveau de vie des Français. Force est de reconnaître que vous ne proposez rien de déterminant à cet égard.

J’apporte au débat un document qui  devrait vous éclairer. Il s’agit d’un extrait du programme de Jean-Marie Le Pen pour l’élection présidentielle de 1988. Ce programme avait été publié sous la forme originale d’un passeport, et était précisément intitulé « Passeport pour la victoire ».

Voici ce que proposait Jean-Marie Le Pen pour la Sécurité sociale :

«  Chaque salarié français (ou communautaire) devrait recevoir la totalité  de son salaire, avec obligation de s’assurer à une caisse de son choix : SS, mutuelle ou compagnie d’assurance, la solidarité nationale devant prendre en charge les exclus de la vie économique (chômeurs) et assurer une véritable politique familiale pour les Français et les originaires de la CEE. »

Cette proposition est devenue en 2002 la loi française, par transposition des directives européennes (votées par la France) de 1992.

C’est dire qu’il n’y a aucune difficulté à l’appliquer, sauf la « tyrannie du statu quo » ou, si vous préférez, le culte des vaches sacrées, qu’on pratique en France encore plus qu’en Inde.

L’enjeu est vital pour les salariés et non-salariés français. Il y a dans notre pays plus de 20 millions de personnes qui ne s’en sortent plus et qui ont un besoin vital d’une augmentation substantielle de leur pouvoir d’achat. J’ai posé, lors d’un récent débat au Figaro, la question suivante à Marcel Gauchet, un des penseurs les plus influents de notre époque : « Pensez-vous qu’un régime politique puisse durablement survivre avec autant de personnes qui ne s’en sortent plus et qui sont de fait exclues de la communauté nationale ? » Il m’a souri et a simplement répondu : « Non ».

Toutes les simulations effectuées démontrent que le salaire complet aboutit à une augmentation de 30 % du salaire net et que cette extraordinaire planche de salut ne crée ni déficit ni endettement des finances publiques.

Il vous appartient, Madame, Monsieur, de « prendre vos résolutions », comme le disait le général de Gaulle. N’oubliez pas que, lorsque nous disons tous ensemble « Vive la France », cela veut dire aussi qu’il faut que vivent les Français. Vous avez le moyen de réaliser cette noble ambition.

Claude Reichman

 

 

 

 

 

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