Le Premier ministre a martelé, avec fermeté, le 17 septembre : « Stabilité fiscale, nous n’augmenterons pas les impôts ».
Effectivement, les chiffres transmis 2 jours plus tard au Haut Conseil des finances publiques disent que le taux de prélèvements obligatoires passera de 43,9 % du PIB en 2026 à 44,2 % en 2027 ; une hausse de 0,3 point que Bercy reconnaît lui-même comme « techniquement en légère hausse ».
Donc, non, les impôts vont encore augmenter car la dépense publique, qui représentait 56,6 % du PIB en 2025, devrait passer à 56,9 % en 2027. Le total des dépenses publiques passera de 1 742 à 1 784 Mds€ : 42 Mds€ en plus.
Sauver les meubles à tout prix
Nos hauts fonctionnaires sont visiblement prêts à tout pour sauver le (leur) système et vont donc faire ce qu’ils savent le mieux : refuser toute baisse des dépenses de l’Etat et tabasser fiscalement tous azimuts !
Un petit rappel des hausses d’impôts de ces dernières années permet de constater qu’elles sont vertigineuses : +38 Mds en 2024, +52 Mds en 2025, +50 Mds en 2026, et encore + 54 Mds prévus en 2027 ; le rythme se maintient quoiqu’il arrive !
Parallèlement, l’Etat emprunte toujours plus : 310 Mds€ en 2026, 340 prévus en 2027 alors que les taux d’intérêts ne cessent d’augmenter 4.68% le 24 septembre, 4.76 le 28, 4.79 le 29, 4.82 le 30 septembre, 4.94 le 1er octobre et que la dette continue d’augmenter pour atteindre désormais à 3.595 Mds€.
Bien évidemment, les 5% seront atteints très prochainement.
Comme prévu, l’augmentation des taux s’accélère ce qui établit sans contestation possible que la trajectoire budgétaire et financière de la France n’est pas crédible ; plusieurs grandes banques proposant désormais des produits permettant de spéculer contre la dette française (Goldman Sachs, Deutsche Bank).
Ce dont il faut être conscient c’est que ce matraquage fiscal ne règle aucun des problèmes structurels du pays et de son économie défaillante ; lesquels sont parfaitement documentés :
-un excès de réglementation, trop de lois, décrets et directives ;
-une répression financière parce que désormais vous êtes riche à partir de 2.000€ par mois ;
-l’émission monétaire au service du financement des déficits (monétisation de la dette) n’étant plus possible en raison de l’€, elle est remplacée par l’abus d’emprunts qui dépassent largement les capacités fiscales de l’Etat,
-une fragilité des droits de propriété et des contrats ; la main de l’Etat n’étant jamais bien loin ;
-une incertitude permanente sur les règles qui changent sans arrêt provoquant une remise en cause permanente des stratégies à moyen et long terme.
-une fonction publique omniprésente et trop nombreuse dont le cout s’avère trop lourd pour la richesse produite.
Tout ceci étant objectivement confirmé par le mauvais classement du pays, au niveau de la compétitivité fiscale et de la sécurité, tant au niveau de l’UE que de l’OCDE : 38ème sur 38.
La course à l’impôt
Le gouvernement est en train de ratisser partout dans une stratégie vouée à l’échec entre augmentations d’impôts et des gels de prestations. Autrement dit, des économies seront faites ; mais elles le seront par les français, particuliers ou entreprises, mais absolument pas par l’Etat qui refuse de réduire son train de vie.
Seulement, l’arme fiscale est dangereuse car elle est à double tranchant. Si elle permet de résoudre les problèmes à court terme, elle constitue un prélèvement sur la richesse (revenus et capital) ; ce qui aura un effet dépressif plus ou moins important en fonction de la conjoncture et de la situation financière des assujettis (particuliers et entreprises).
Autrement dit, ces mesures de court terme vont asphyxier l’économie avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer !
Cela se traduira inéluctablement par l’effet Laffer ; c’est à dire la diminution des recettes fiscales, avec, à terme, l’assurance d’une magnifique crise de la dette comme celle de la Grèce en 2010. Viendra alors le moment où tout va s’écrouler à la fois par manque de recettes fiscales mais aussi du fait d’un très prévisible krach obligataire avec des taux aux alentours de 10% qui seront, quoiqu’on fasse, totalement insupportables !
Entre cynisme et aveuglement
L’Etat fonctionnaire refuse obstinément de réduire ses dépenses et son train de vie.
Le modèle français dirigé par la haute fonction publique est décidément irréformable … et traduit une incompréhension totale des mécanismes économiques car, une fois que les agents économiques seront « soulagés » de leurs impôts, s’il ne leur reste rien, ils ne consommeront pas ; la hausse vertigineuse du prix du carburant étant un cas d’école à cet égard !
Mais, quand des hauts fonctionnaires qui perçoivent plus de 10.000€ par mois, pour des emplois par toujours justifiés, estiment qu’un retraité avec 1.260€ par mois est un nanti qui « peut faire des efforts » alors qu’eux-mêmes n’en font aucun, on comprend que quelque chose ne fonctionne pas dans ce pays !
Un pays dirigé par des fonctionnaires qui vivent de la dépense publique ne peut pas donner autre chose que des abus de dépense publique surtout que, pour ces gens-là, le mécanisme de création de richesse par les entreprises n’existe pas. Seul existent le mécanisme de collecte fiscale et son augmentation qui sont censés résoudre tous les problèmes ; d’où l’abus de fiscalité.
La seule solution pour endiguer la crise des finances publiques sera bien de réduire les dépenses publiques et plus particulièrement le train de vie de l’Etat ; mais cela ne se fera que sous la contrainte !
Pour l’instant, alors que les syndicats de fonctionnaires commencent à vouloir mobiliser leurs troupes en vue de peser sur les prochaines élections présidentielles de telle façon qu’aucune mesure d’économie ne soit prise à leur encontre, le gouvernement joue la montre en espérant que les choses tiendront jusqu’en juin 2027 ; de telle façon que le candidat adoubé par le système puisse être élu et que l’on puisse une nouvelle fois repousser les choses 5 ans de plus !
Chacun s’accroche aux convictions qui l’arrangent et à ses intérêts … mais la folie c’est bien de toujours faire la même chose en pensant que cela va changer quelque chose alors que les faits démontrent qu’à chaque fois, cela ne fonctionne pas !
On ira donc jusqu’à la faillite avec pour corollaire une paupérisation importante de la population !
Bien cordialement à tous !
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La réalité va s’imposer à nous..
A force de tergiverser rien n’avance…et la situation empire chaque jour qui passe.
Une question se pose…les français sonts-ils conscients de ce qui se passe et surtout de ce qui les attends en 2027 voire avant ?
Les faits sont têtus alors ils serait grand temps de changer de mode de raisonnement du coté du pouvoir….Hélas ce ne sera pas le cas.
Dès lors ceux qui replaceront les actuels bricoleurs gouvernementaux seront obligés de faire ce que les autres n’ont jamais voulu faire, c’est à dire réduire le train de vie de l’Etat ..et partant revoir l’utilisation de l’argent public que l’on dépense avec frénésie.dans différents domaines. avec une administration obèse!
Rassurez vous les nantis qui touchent 10.000 euros par mois et bien plus ne seront que peu concernés ,je pense aux députes,sénateurs; ,ministres et autres hauts fonctionnaires (et ils sont nombreux). et toutes leurs nombreuses dépenses annexes…
Le seuil retenu pour vivre aisément étant très bas la tonte du troupeau des contribuables va s’avérer très fructueuse…mais un temps. seulement.
Que feront les remplaçants le jour venu?.
Malgré les oppositions,,les hurlement gauchistes et apparentés il leur faudra imposer un calendrier drastique de réduction des dépenses….et s’y tenir…relancer la croissance une évidence!..l’immigration a revoir de fond en comble car trop onéreuse…et cesser de financer la Chine l’Algérie, et d’autres pays exotiques….Une révolution nécessaire sans laquelle il n’y aura point de salut..car qui paiera notre dette qui approche les 3600 milliards.?
Qui fera des budgets qui tiennent debout et qui seront respectés?
Nous nous imaginons une remise de dette ? Mais par qui et comment?..
Nous risquons d’être surpris par le comprtement des autres pays européens…qui préfèreront financer l’Ukraine en priorité compte tenu du danger encouru.
En attendant il faudra payer des intérêts sans cesse croissants surtout si nous empruntons. encore plus, .mais là tout aura une fin.
Qui voudra nous prêter à nouveau et à quel taux.?
Voilà la réalité qui nous attends. .
Alors faisons appel a l’espérance,cette folle charmante, pour nous trouver des gens courageux et compétents pour relever le défi et essayer de sauver l’essentiel…..
Sans quoi les (très)nombreux insatisfaits connaîtront peut-être le changement de régime qu’ils souhaitent mais qui, si l’on en croit un certain leader politique….ne sera pas de tout repos,bien au contraire.pour le pays , et notamment ses nationaux.cela ne se faisant pas sans problèmes majeurs.
Attention jouer avec ce feu est particulièrement dangereux.
On sait ce que l’on quitte,……….
J’entends toujours des “experts” en économie de comptoir qui critiquent encore aujourd’hui, dès que le sujet revient sur le tapis, l’action de Margaret THATCHER qui avait en son temps remis l’économie britannique sur les rails! Alors que c’est précisément un ministre de l’économie comme elle qu’il nous faut de toute urgence! cela n’arrivera pas bien sûr car personne dans le monde politique n’a les moyens et le courage de sabrer dans les privilèges dont ils bénéficient, peut-être plus pour très longtemps maintenant! Et ça risque de tanguer fort dans les mois qui viennent!