Les deux découvertes universelles de l’humanité sont, probablement, les outils ayant permis le Déplacement Augmenté d’un côté et l’Intelligence Augmentée de l’autre.
Entre 4 et 3000 ans avant JC, les hommes ont inventé la roue et son axe. Avant cette invention, le vivant ne se déplaçait qu’avec ses moyens naturels.
L’homme a donc inventé la roue, un moyen de se déplacer aux possibilités pratiquement illimitées par rapport à ses aptitudes initiales de bipède.
Au surplus, ce moyen incluait l’intégralité de son potentiel dès le départ, sans dévoiement possible.
La roue est ronde dès sa création et à tous les stades de son évolution. Seules les forces d’entraînement vont évoluer pour arriver, par exemple, aux ailes et aux moteurs de l’Airbus qui feront décoller son train d’atterrissage et tout ce qu’il supporte. La roue carrée ou ovale n’existe pas.
Cette complétude est remarquable, elle était jusqu’à aujourd’hui unique.
Puis arrive l’Intelligence Augmentée.
Avant la roue, l’entrave de base pour le déplacement était l’appui intermittent. Pour l’intelligence c’est la croyance, qui joue en quelque sorte le même rôle.
La croyance rend l’intelligence intermittente en la déconnectant du réel, de la vérité, voire en l’égarant définitivement si elle envahit totalement le cerveau du croyant.
L’intelligence augmentée inclut tout ce qui est connu, donc à ce jour toutes les thèses et antithèses sur tous les sujets.
Ce concept est, comme la roue initialement, parfait et ne peut évoluer que vers plus de performances dans cette perfection, au risque dans le cas contraire de devenir une roue carrée, ce qui n’échapperait à personne.
On ne voit pas très bien, sauf pour ceux qui sont prisonniers de leurs croyances, quel raisonnement pourrait justifier une limitation à l’usage de l’IA.
L’IA, comme la roue, n’a nul besoin de défenseur ou de critique, elle est dans sa complétude, ceux qui passent à côté resteront limités aux capacités naturelles de leurs cerveaux, et pour peu que leur croyance inclue une haine de la roue, ils n’iront pas bien loin.
Bien à vous. H. Dumas
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