Mme Barbut accède enfin à la notoriété. Il était temps. Notoriété fugace, sans doute. Identique à celle d’une figurante invitée par raccroc à participer au salut des actrices. Le dernier baiser de Mme Tondelier. Celui de Judas.
Au moins Marcel, l’un de ses lointains homophones – un type au poil – avait su amuser le public au cours d’une campagne présidentielle mémorable, la première de la Vème République. Monique, elle, étrangement muette, a réussi à se faire ignorer jusqu’à son clap de fin. Rideau !
Nicolas Hulot, l’un de ses prédécesseurs dans la fonction, éternellement en vacances, s’était, lui, montré trop disert, une addiction contractée au cours de reportages télévisés aussi spectaculaires que ruineux pour le contribuable et la planète. Sans doute pour combler ainsi le vide de sa pensée, un trait commun aux ministres de l’Écologie.
Devant tant de personnalités différentes aboutissant à la même absence de résultats – résultats politiques bien sûr – car on ne peut évidemment attendre aucun résultat écologique d’une discipline impuissante à l’échelle d’un seul pays, on en vient à s’interroger sur ce qui pousse un chef de gouvernement à nous imposer – au sens propre – les frais d’un ministre de l’Écologie.
Il ne faut pas chercher bien loin. La politique, bien sûr.
Les solutions les plus stupides recueillent toujours un plus grand nombre de voix que les solutions intelligentes. Sans doute parce qu’il y a autant de solutions stupides que d’individus qui les préconisent et aussi peu de solutions intelligentes que d’individus qui les énoncent. M. Jancovici s’en désole. Il n’a d’ailleurs jamais été et ne sera jamais ministre de l’Écologie.
Il faut donc, pour satisfaire les imbéciles, porter un ministre verdâtre sur son pavois. il y en a toujours eu un depuis Pompidou. Aux destins très divers. Pour Alain Bombard et Alain Carignon, ce fut la solitude.
Certains y ont gagné une petite notoriété. D’autres, un couronnement de carrière tardif.
Aucun n’a inscrit son nom dans l’Histoire.
Sans doute est-ce parce qu’aucune pierre de Rosette ne permettra jamais de découvrir la pertinence d’un lien entre l’écologie et le destin de l’Homme.
Il n’y a d’Écologie qu’un langage fait de dénonciation, de polémique et d’impuissance.
Du bavardage politicien.
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