Il est glaçant que le dysfonctionnement de notre justice explose au grand jour à l’occasion du meurtre d’une enfant de 11 ans. Emotion et réalité se mêlent alors avec indécence.
Alors que la situation, connue de tous, aurait dû être mise sur la table depuis longtemps. Elle est fort simple à analyser et serait tout aussi simple à solutionner.
La première et presque unique qualité nécessaire pour juger est l’humilité, or nos magistrats sont d’une prétention sans égale.
Le marqueur visible par tous de cette prétention fut « le mur des cons ». Sa découverte, pourtant, n’entraîna aucune conséquence pratique, alors qu’il s’agissait d’un signe évident d’orgueil collectif.
Le poison de la vanité put ainsi continuer à faire ses ravages dans les prétoires.
Trois règles permettraient de solutionner le problème, car les magistrats sont des hommes comme nous et leur prétention n’est pas personnelle mais structurelle.
Premièrement
La justice ne peut pas voir le jour au milieu du mensonge. Or le mensonge est admis à la barre des tribunaux. Les magistrats prétendent y être insensibles, car ils se pensent bien supérieurs. C’est absurde.
Le mensonge doit être interdit des tribunaux et sévèrement sanctionné en cas de survenance.
Deuxièmement
Le parquet ne doit pas avoir le monopole de l’instruction. L’instruction, qui n’est que la compilation des preuves devant aboutir à la vérité, doit être ouverte à toutes les parties de telle sorte que le juge soit largement informé avant de juger.
Troisièmement
Tous les acteurs de la justice doivent être responsables. Ici, encore plus qu’ailleurs, la responsabilité est essentielle. Reste à définir son expression : élections des magistrats essentiels, comité d’éthique, etc.
Ces trois points seraient une base simple qui favoriserait la modestie comme moteur de ceux qui ont le courage de sacrifier leur vie à la vérité et à la justice.
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