Nous vivons dans un monde impitoyable mais ce n’est jamais que la nature de la Nature !
Le félin chasse pour survivre et il n’aura aucune pitié, notion totalement humaine, pour sa proie. Il en est de même pour le moustique femelle qui pique car elle a une famille nombreuse à nourrir et elle attaquera jusqu’à plus soif ou jusqu’à la mort si vous arrivez à la tuer. Si vous vous promenez dans certains grands parcs américains (Yellowstone), vous devenez, sans en avoir conscience, une proie pour certains prédateurs et les accidents ne sont pas rares malgré les mises en garde !
Mais l’Europe a inventé le monde des bisounours avec les allocations sociales, les protections en tout genre, la sauvegarde de la nature, l’énergie propre … au prix d’une règlementation et de directives de plus en plus contraignantes et d’un mode de vie financé à coups de d’impôts et de dettes. Et le pire, c’est que l’Union Européenne pense avoir une supériorité morale et démocratique sur les autres et qu’elle va pouvoir imposer son modèle aux autres !
Le monde change, il avance, mais pas nécessairement comme le veulent les dirigeants français et européens qui semblent ne pas comprendre la marche du monde !
Les résultats sont déjà visibles : La population diminue, les salaires stagnent, l’industrie est en grande difficulté, la croissance est très faible et le commerce extérieur devient catastrophique car nous importons de plus en plus …. Et Bruxelles légifère de manière compulsive comme si l’édiction de toujours plus de normes allait changer l’ordre du monde !
Notre modèle économique et social est en fait en pleine déliquescence face à des pays qui valorisent la réussite et l’amélioration du niveau de vie … et, pendant que nos enseignants conscientisés dopent les résultats de leurs élèves au bac pour masquer de défaillances majeures dans le niveau scolaire, des pays comme la Corée du Sud, le Japon et la Chine cultivent l’excellence et la compétition. Entre des élèves qui savent à peine lire et écrire et des forts en thèmes, pensez-vous sérieusement qu’il y aura un doute quant au résultat et que nous gagnerons cette compétition mondiale ?
Nous connaissons une stagnation économique masquant une véritable décroissance ; ce phénomène devenant aussi démographique car, non seulement les gens ne font plus d’enfants parce que cela coute cher et qu’ils n’ont plus confiance en l’avenir mais, en plus, il y a une forte émigration, surtout des diplômés, et celle-ci n’est pas intracommunautaire. Les diplômés à fort potentiel partent vers des cieux plus cléments !
On est obligé de le constater : L’Europe n’est plus ni le paradis d’antan ni celui qu’on nous a promis lors de l’adoption de l’€ en 2002.
Créer de la richesse est difficile tandis qu’édicter des normes idiotes et néfastes peut être fait à jet continu et on connait l’adage : l’Amérique invente, la Chine copie (mais de moins en moins) et l’Union Européenne règlemente alors que le pouvoir politique et les hauts fonctionnaires sont les plus mal placés pour dicter leur conduite aux acteurs économiques.
Nous accumulons les erreurs et persistons dans ces erreurs notamment parce que la lâcheté des politiciens et des hauts fonctionnaires leur interdit de dire la vérité à des populations que l’on a anesthésiées à coup de promesses irréalistes et que l’on essaie de canaliser avec des directives aussi ineptes qu’inutiles. Notre modèle social est devenu trop couteux et, pour survivre, nos industries, lorsqu’elles n’ont pas tout simplement disparu, sont parties en Chine ou en Inde !
Entre incompétence et démagogie, les élites tournent à vide sans pouvoir trouver une solution qui, de toute façon, est en dehors de leur champ conceptuel, car lorsque vous avez vécu, toute votre vie, dans l’univers protégé de la dépense publique, vous ne pouvez absolument pas imaginer les difficultés rencontrées par les chefs d’entreprises ; surtout si, en plus, vous vous limitez à penser que ces derniers sont des profiteurs et des fraudeurs qu’il faut tabasser alors que d’un autre côté la paresse et l’assistanat sont devenus des modèles sociétaux !?!
Un exemple flagrant nous est donné avec l’énergie.
Or, quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, l’énergie, abondante et bon marché, reste le nerf absolu de l’économie mais nous refusons notamment pour des raisons idéologiques, ce schéma et, fatalement, la plupart des pays européens se désindustrialisent avec d’inévitables pertes d’emplois.
Trop d’impôts, trop de contraintes bureaucratiques, la France faisant à cet égard figure de véritable caricature, détruisent toute volonté d’entreprendre et toute liberté. L’ascenseur social est bloqué dans une large mesure et les espoirs d’amélioration sont très faibles dans une société où les élites ne cessent de promouvoir un modèle de société dans lequel on n’attend que votre soumission.
Il faut être conscient que nous courrons à notre propre perte et personne ne viendra nous aider. Nous sommes désormais dans une position similaire à celle de l’Empire Romain finissant (années 400) qui entretenait une multitude d’oisifs auxquels on promettait du pain et des jeux ; mais l’empire romain pouvait plus ou moins se le permettre puisqu’il vivait du pillage qu’il exerçait sur ses possessions et colonies ; ce que nous n’avons pas !
Nous ne sommes pas dans un accident de l’histoire mais bien face à un déclin inéluctable ; et fort de ce constat, il faut admettre que le projet européen est désormais, et malheureusement, un échec lamentable. Nous avons cru à l’Etat providence, à la paresse et à l’argent gratuit et nous voilà bien démunis ; et ce ne sont pas les techniques de contrôle social mijotées à Bruxelles ou Paris qui nous sauveront d’un désastre malheureusement prévisible.
Ce qui nous sauve, pour l’instant, ce sont les 2.000 ans de capital accumulé et la crédibilité d’une monnaie de 27 pays et 500 millions d’habitants ; ce qui nous permet de payer ce que nous achetons parce que, aux yeux des autres, nous sommes encore solvables. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions, au fur et à mesure que s’opèrera le transfert de richesses de l’Europe vers la Chine, l’Inde, les Etats Unis ou les dragons asiatiques, nous perdrons progressivement tout intérêt jusqu’au jour où nous nous retrouverons dans la dèche !
Il sera alors bien temps de s’inquiéter et de décider de se retrousser les manches !
Bien cordialement à tous !
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