C’est chaud…

Samedi 28 février, vers 7h, Israël et les Etats Unis d’Amérique bombardent Téhéran, et donc entrent en guerre.

Vu là, comme ça, sur une ligne d’un écran, bof…

Oui mais, quand même, certains l’ont vu différemment, soit de façon plus ou moins rapprochée, soit carrément dessous.

Quoiqu’il en soit, en une fraction de seconde, tout a changé. Chacun le ressent au fond de lui. Ce changement est lui aussi lié à la proximité. On pourrait en conclure que l’intensité émotionnelle d’un départ de guerre est directement liée à la proximité avec le premier acte de ce départ. Simple mais probable.

On peut aussi voir le problème différemment.

La guerre n’est que le point ultime d’un désaccord, politique dirait Clausewitz. Pas que… de mon point de vue.

De la même manière que l’étincelle est un feu en puissance, il me semble que chaque désaccord qui se cristallise faute d’issue raisonnée est une guerre en puissance.

Oui mais, disent les spécialistes, le mot guerre suppose des armes létales. Si on veut. Mais le rouleau à pâtisserie est-il une arme létale ? La bagnole lancée à 200 km/h aussi ? Oui répondent les magistrats et les gens raisonnables. Alors ?

Donc, la restriction des spécialistes concernant la présence d’armes létales pèse peu, en réalité la guerre est tout de suite sur le point d’être là, avec nous, tous les jours, partout. Que ceux qui ne se sont jamais sentis contrariés, voire outragés, s’engagent dans un effort de mémoire, merci.

Ce que je veux dire c’est que l’être humain est en état constant de guerre larvée.

Et que même, dès l’enfance et partout, il lui est conseillé de peaufiner ses réflexes néolithiques pour avancer dans la jungle sociale. Alors il se bat, il tempête, bosse ou défile selon son tempérament, roule les mécaniques, transcende sa mauvaise foi, triche, ment, se drape dans sa dignité, son honneur, sa susceptibilité, fuit ou se cache, toutes les postures sont possibles, mais une seule constatation : personne n’est jamais d’accord avec tous et sur tout.

C’est donc la guerre potentielle à chaque instant sur cette terre.

Cela acquis, il est des guerres sans conséquence globale, qui laissent indifférent le voisinage, qui ne changent pas le schéma social en cours. Il en est d’autres qui bouleversent tout, qui lorsqu’elles éclatent puis cessent plus rien n’est jamais pareil.

Voyez, je suis né en 44, juste à la fin de la deuxième guerre mondiale, je n’ai rien connu qui fut semblable aux années précédant cette guerre, et je n’ai jamais eu l’impression non plus que toutes les guerres qui ont eu lieu depuis cette date, et il n’en n’a pas manqué, aient eu un impact sur l’évolution de la part de l’humanité que je connais.

Ma conclusion est qu’une guerre est mondiale quand elle véhicule une émotion à travers le monde entier, qui fait que tous vont être happés par cette émotion et la partager au point de finalement entrer en guerre physiquement ou intellectuellement.

Et, je crois que cette émotion universelle s’est déclenchée le samedi 28 février à 7H.
Bien à vous. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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