Résultante du temps individuel, l’âge modifie et classe les perceptions.
Notamment celles qui sont liées aux autres. Ces autres dont nous avons tant besoin et dont nous aimerions tant pouvoir nous passer, à l’exception de ceux que nous aimons.
Au moment où les interactions avec les autres diminuent — que nous le voulions ou non, puisqu’il suffit qu’eux le veuillent — soudain ils deviennent transparents, non agissants sur notre raisonnement.
Cet état de fait simplifie énormément l’observation.
En ce qui me concerne je suis stupéfait de me rendre compte que l’homme, être vivant original, est organisé en fonction de deux tris d’une grande simplicité.
Il y a d’abord ceux qui cherchent et ceux qui ne cherchent pas. Puis il y a ceux qui trouvent et ceux qui ne trouvent pas.
Où ça se complique c’est que ce tri existe en toutes choses, c’est à dire en une multitude de situations et d’émotions, matérielles ou intellectuelles.
Et, cerise sur le gâteau, il n’y a pas d’arbitre capable de départager les cherchants et les non cherchants, pas plus que les trouvants et les non trouvants.
Ceux qui n’ont jamais cherché doivent se demander de quoi je parle. Mais sont-ils des êtres humains vivants ?
Ceux qui n’ont jamais trouvé, qui cherchent toujours en vain, en sont-ils conscients ? Sont-ils simplement malheureux ou plus prosaïquement dangereux ?
Ceux qui ont trouvé m’intéressent.
Comment savent-ils qu’ils ont trouvé ? Ont-ils trouvé à chacune de leur recherche ? Qu’ont-ils fait de leur découverte vraie ? Pensent-ils que leur découverte est exclusivement due à eux, ou un peu aussi aux autres, voire carrément au hasard ? Savent-ils que, même s’ils n’ont pas conscience d’avoir trouver, l’humanité en garde la trace ?
Je n’ai probablement pas fait le tour du problème, et je n’envisage pas de le faire là, ici, tout de suite.
Mais simplement je vous propose d’adopter cette grille de lecture quelque temps, puis nous en reparlerons.
Bien à vous.
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“Il y a d’abord ceux qui cherchent et ceux qui ne cherchent pas. Puis il y a ceux qui trouvent et ceux qui ne trouvent pas.”
Ne pensez-vous pas que c’est exactement notre cheminement humain ? Tout le monde cherche à son niveau et rien d’autre. Le reste, c’est le cadre d’expression, plus ou moins contraint.
Oui, de mon point de vue vous avez raison.
Mais force est de constater que l’on croise énormément d’êtres humains qui ne cherchent pas, qui se contentent d’adhérer sans chercher.
Cela me parait si contraire à l’humanité, que j’en arrive même à me demander qu’est-ce qu’alors ils ont d’humain ?
J’aurais plutôt dit :
Il y a ceux qui agissent et ceux qui ont des explications (en forme de justifications) !
Bonjour Philos
Je reste au niveau de la réflexion. La liberté de choix y est plus importante, même si elle est loin d’être totale.
L’action est plus contrainte.
Et, avoir trouvé n’implique pas la possibilité ou la nécessité d’agir.
Amicalement.