Si la France pouvait parler

Elle dirait : « Bercy m’a tué. »

La France est un groupe vivant, une entité définie par ses frontières, à l’intérieur desquelles des décisions collectives génèrent des réactions globales, matérielles et émotionnelles, qui s’imposent à tous ceux qui la composent.

Tous prétendent penser et parler au nom de la France, du plus humble au plus en vue, mais c’est faux, en réalité : elle est muette. Cependant elle est, elle s’impose à eux.

Il suffirait de supprimer ses frontières, elle ne serait plus. Elles sont son enveloppe charnelle. Elle y tient.

Comme tout ensemble vivant, la France peut mourir. De deux façons, par un pourrissement à l’intérieur de ses frontières, par une agression extérieure supprimant ses frontières.

Aujourd’hui, là au moment où j’écris ces mots, la France meurt.

Elle n’est pas victime d’une agression extérieure visant la suppression de ses frontières, pas encore.

Elle est victime d’un pourrissement intérieur qui a ruiné son économie, or rien ne peut exister sans une économie saine.

Les mouvements et respirations qui signent la vie de la France sont collectifs, évidemment.

Ils ne sont pas la simple addition d’actions individuelles, ils sont au contraire la résultante de décisions que la France prend ou laisse prendre aux croyances qui s’imposent à tous. C’est ici que le mystère rencontre chacun. Il est fait de la constitution — règle ou croyance — que s’est donnée la France et de l’usage qu’en fait l’addition des parcelles de pouvoir de tous.

La base de la constitution de la France, issue de siècles de servitude ponctués par un carnage révolutionnaire, est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Bien que toujours insérée dans l’actuelle constitution, cette base n’est plus active.

En lieu et place s’est imposé l’égalitarisme, qui est une forme intellectualisée du communisme ou du fascisme, de la suppression de l’individu au profit de l’Etat, donc l’inverse absolu de l’organisation prônée par la DDHC.

Bercy est le moteur de cette croyance dont l’outil est le pillage qui s’impose avant toute idée de redistribution prétendument égalitaire.

Bercy pille la France, détruit ses bourgeons économiques, se les approprie et le plus souvent oublie de les redistribuer.

Pour ce faire, Bercy utilise la violence, la terreur et le harcèlement à leurs niveaux les plus violents et les plus sophistiqués.

Nul ne peut y échapper, toutes les structures de la France sont au service de Bercy.

Rien ne sert de développer cette réalité, tous la vivent, personne ne peut ou ne veut en parler, la France muette ne le tolère pas.

Impossible de dire : Bercy nous tue.

On ne peut que quitter ce corps malade et caresser l’idée d’hommes libres sur terre, sans frontière créant des masses vivantes et muettes, le plus souvent oppressives. Une utopie aujourd’hui, peut-être une réalité demain si l’informatique continue à progresser dans le bon sens.

Bien à vous. H. Dumas

4,43 sur 5 (7 avis)
126 vues

À propos de Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

4 réflexions sur « Si la France pouvait parler »

  1. « Comme tout ensemble vivant, la France peut mourir. De deux façons, par un pourrissement à l’intérieur de ses frontières, par une agression extérieure supprimant ses frontières.
    Aujourd’hui, là au moment où j’écris ces mots, la France meurt.
    Elle n’est pas victime d’une agression extérieure visant la suppression de ses frontières, pas encore.
    Elle est victime d’un pourrissement intérieur qui a ruiné son économie, or rien ne peut exister sans une économie saine. »

    Les médias Mainstream insistent actuellement sur vos deux options : la situation intérieure qui se délite sur les sujets du vivre ensemble et des finances pour abonder à tout ça, puis aussi sur l’agression extérieure avec « l’empire Russe » qui veut nous envahir. »

    Ces inquiétudes de la part de nos « élites préfabriquées » sise France s’enveniment car il n’y a aucune vision sauf à préserver des conflits d’intérêt dans un capitalisme de connivence.

    Ces conflits sont liés à des « On nettoie le terrain, on finance sur des accords in situe pour exploiter ce qu’il y a à faire. Viennent les Major Banks ou Hedge Funds pour financer ce que nous sommes en caution qui va devenir leur(s) actif(s) avec du vent et des garanties en passif à notre bilan et actif à le leur.

    Bien à vous

  2. Où en êtes-vous?
    “Impossible de dire : Bercy nous tue.”
    Que faites-vous d’autres ?
    Ce qui serait utile, c’ est de le prouver avec les chiffres que vous possédez depuis lurette, puisqu’alors on parlerait de crimes “organisés” par trahison de la DDHC…
    Et donc une ” Trahison de la Constitution” à des fins d’enrichissement en bande organisée… Ce qui semble toujours puni de la peine de mort ! Puisqu’abolie par les traitres qui la risquaient …

    1. Bonjour,
      Merci pour votre participation. Où j’en suis ?
      Je témoigne et apporte les réflexions que m’inspirent les actes criminels de Bercy, dont je suis l’objet. Rien de plus.
      Je fuis le pouvoir dont je connais trop les inévitables perversions, je fuis les croyances — même les miennes — dont je connais trop les ravages, je fuis les mensonges dont j’ai appris à connaître les conséquences à mes dépens.
      Mon sacrifice, car c’en est un, sert-il à quelque chose ?
      Peut-être, je ne sais pas. En tout cas hors de question pour moi de solliciter des adhésions, de générer en quelque sorte un impôt sur mes convictions.
      Si certains veulent se regrouper pour agir, je serai des leurs, mais je ne suis pas un de ces clubs qui vit de ses cotisations en colportant du sensationnel, sans résultat utile. L’avenir de ce pays est entre les mains de chacun.
      Bien à vous. H. Dumas

  3. La France est une démocratie de très faible intensité. Et une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne sera une menace pour tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *