Rebâtir la France sur un socle de liberté !

Rebâtir la France sur un socle de liberté !

Certains se souviennent du dessinateur Dubout, qui montrait des scènes de grand désordre où une foule d’hommes et de femmes se livraient à des activités qui n’avaient aucun rapport avec une société civilisée, se tirant par les cheveux, s’empoignant acrobatiquement et se cognant les uns aux autres sans savoir où ils allaient. La scène politique française nous offre en ce moment un nouvel épisode à la Dubout. Sur les plateaux de télévision, on débat à n’en plus finir du problème des retraites, sans parvenir au moindre accord.

Faut-il faire payer les retraités aisés pour contribuer à la réduction de nos déficits ? La question est folle. En effet les retraités n’ont rien décidé par eux-mêmes. Ils ont été versés de force dans un système dont on leur a dit qu’il leur verserait, le moment venu, une pension de retraite. Aujourd’hui, ils constatent que les cotisants ne sont plus assez nombreux pour financer les retraites et que le système va rapidement se trouver en faillite. Ils se demandent alors ce qu’ils vont devenir. Et si en plus on veut leur piquer des sous …

Le problème français est que les citoyens ne décident de rien. Pas plus des retraites que de l’assurance maladie ou de l’assurance chômage ou bien encore des impôts. Le parlement émet des votes sans vraiment savoir ce qu’il vote et le petit train de Dubout s’en va gaiement vers Palavas où il s’engloutira dans les flots. Rarement pays a été aussi mal gouverné. Pour être plus précis, il faut dire qu’il n’est pas gouverné du tout. Et pourtant il y a des élections régulièrement, on élit un président de la République des députés, des sénateurs, des conseillers économiques et sociaux, des conseillers régionaux, des conseillers départementaux, des maires, des conseillers municipaux, en gros plus de cinq cent mille personnes, toutes de bon aloi, s’étant illustrées dans la vie locale et nationale, toutes revêtues d’une belle écharpe tricolore, et dont la production est abondante en textes et nulle en résultats.

Sans compter les journaux, les chaînes de télévision, les cycles de conférences, les séminaires de réflexion, et bien sûr les entretiens au café du commerce rebaptisé french pub. Bref, tout le monde discute en France et rien d’utile ne se fait. A ce stade d’impuissance, il n’y a plus qu’un seul diagnostic : ce pays est paralysé. Merci Professeur. Mais que peut-on faire ? Le professeur s’étant longuement gratté la tête finira par dire en hochant la tête : rien !

Le diagnostic étiologique, autrement dit la cause du mal, est pourtant simple. La France souffre des méfaits d’un mariage malsain, celui du socialisme et de l’étatisme. On a marié la folie de l’Etat, née de mille cinq cents ans de monarchie, avec deux siècles de collectivisme engendré par la révolution française telle que détournée par les sans culotte, et rapidement étendue au monde entier, notamment bien sûr à toute l’Europe. C’est la France qui a décroché le pompon comme il se doit au bénéfice de ses parts fondatrices.

Le régime fondé par le général de Gaulle a fini par être calamiteux sous un président improbable, le sieur Macron, qui est accroché au trône comme une arapède et qui réfléchit à la façon de poursuivre après son mandat sa course catastrophique. Le mal français ne pourra être guéri sous Macron. Il y faudra un autre président, moins accroché au pouvoir et libre dans sa tête, c’est-à-dire n’ayant pas subi le cursus de fonctionnaire. Une révolution se produisant avant le départ de l’Elysée de Macron pourra aussi faire l’affaire, sauf si elle se fait sur le thème « faire payer les riches », qui n’a jamais rien provoqué d’autre que la chienlit ou la dictature. Bref, les cartes sont sur la table et on va voir qui sait jouer.

Je me permettrai de suggérer ce qui me paraît être la meilleure piste. Elle consiste à instaurer la liberté partout où elle est possible. Prenons le cas des retraites. Il faut arrêter net la répartition et protéger les retraités sinistrés par des mesures de solidarité qui s’éteindront avec le dernier bénéficiaire. L’assurance maladie peut être réformée selon le même schéma. La retraite, la maladie et le chômage ne nécessitent qu’une simple assurance, que le marché intérieur européen fournira sans difficulté. Les subventions de tous ordres pourront être avantageusement supprimées dans un pays qui s’épanouira loin de l’argent officiel. Et toute dépense étatique devra être autorisée par le parlement. En somme, les Français devront apprendre à s’assumer et à n’attendre de l’Etat que la protection de leur pays et de leurs vies.

Je persiste à penser que ce programme ne pourra vraiment s’accomplir que sous la présidence d’un homme nouveau. Il devra surtout veiller à ce que les dérives habituelles en démocratie ne vident pas ces mesures de leur sens. Je pense que David Lisnard, le maire de Cannes, répond le mieux à cette définition. Il est aussi président des maires de France, qui restent les meilleurs piliers de la république. Je ne crois pas à l’homme providentiel. Je crois à l’homme nécessaire. La France a su se relever de bien des épreuves. Elle se relèvera de celles-là. Mais il lui faudra votre aide. Je sais que vous ne la lui marchanderez pas.

Claude Reichman

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3 réflexions sur « Rebâtir la France sur un socle de liberté ! »

  1. « Le problème français est que les citoyens ne décident de rien. » … « Sans compter les journaux, les chaînes de télévision » … « La France souffre des méfaits d’un mariage malsain, celui du socialisme et de l’étatisme. » … « Je persiste à penser que ce programme ne pourra vraiment s’accomplir que sous la présidence d’un homme nouveau. Il devra surtout veiller à ce que les dérives habituelles en démocratie ne vident pas ces mesures de leur sens. Je pense que David Lisnard, le maire de Cannes, répond le mieux à cette définition. » …

    Bien. Quand on vante que nous sommes en démocratie, en regard de dictatures dénoncées ailleurs, cela fait sourire. La définition de la dictature selon Wikipedia est la suivante : « Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limitent. Une dictature est un régime autoritaire, bien qu’à l’inverse un régime autoritaire ne soit pas nécessairement une dictature. Elle peut avoir des lois, des institutions, voire un parlement avec des députés élus, mais pas librement et ne représentant donc pas des contre-pouvoirs. » Je pense que nous sommes actuellement en France dans la dernière phrase de cette définition. Pour illustration, le Conseil Constitutionnel, réprouvé par le Général de Gaulle, ou encore cette sacro-sainte Cour des Comptes, que sont-ils ? Des vade-mecum qui payent des gens, finalement, qui ne servent à rien. Voilà déjà, dans le registre une première source d’économies …

    Sur la propagante, les journaux et consorts « Mainstream », bien que je n’aime pas utiliser les anglicismes – notre langue française est si riche et si belle pour exposer et construire les choses, vous l’attestez et nous sommes d’accord ; Ils mentent effrontément, car c’est de bonne guerre depuis des lustres en regard des populations « administrées » pour deux raisons : les faire adhérer au consensus et les effrayer de sortir du bois. Le socialisme alié avec, comme vous le dites, l’Etat vertical, trouve enfin avec l’ère du numérique, son rêve, pouvoir tout contrôler en temps réel. Et pourtant, toutes cette évolution est venue de l’initiative privée, du génie de preneurs de risques.

    Sur l’homme providentiel pour sauver la France ? Que dire en l’état actuel ? La France n’est plus la France. Cette dernière s’est vendue aux Etats-Unis avec une projection vers l’Allemagne, au sein de l’Union Européenne issue du traité de Maastricht. Les « lobbies » US sont à l’œuvre. Mr Lisnard, tout pertinent qu’il est sur le sujet du redressement du pays est tout simplement « Nobody ». J’aime bien les chapelles de Mr Reichman. Il me rappelle les parchemins, les hiéroglyphes, la bonne histoire.

  2. Les retraités en France du secteur privé qui ne sont pas déficitaires payent 10 à 12% des revenus avec la CSG, vient s’ajouter la CRDS et autres taxes qui devaient être provisoire. Vient s’ajouter le non remboursement des soins de santé 30% des sommes compensé en partie par un paiement d’une mutuelle et la retraite du secteur privé qui étaient calculée en 1970 de 75% des revenus est passée à 50% et l’on prenait les 10 meilleures années, maintenant les 25. Chaque années depuis 1970 les retraites ont baissé, sans parler de la non indexation de l’inflation pendant + de 10ans.
    Les retraites du secteur public sont déficitaire de + de 40 à 50 milliards par an car il y a plus de retraités que de cotisants. Alors il faut que certains journaleux et politiques cessent de mentir!
    Marc TOUATI le 22/01/2025: il est question –des retraités “Mais c’est un véritable scandale”, les retraites bientôt taxées ?
    Marc Touati est économiste, président de l’ACDEFI (Aux commandes de l’économie et de la finance) et auteur. Il a notamment écrit “Quand la zone euro s’effondrera” ou encore “Reset II, bienvenue dans le monde d’après”.
    Dans ce nouvel entretien, écoutons= https://www.youtube.com/watch?v=jc_otc0Pl9I

    1. La triste réalité en France, Un paysan se suicide chaque jour (qui s’indigne) = En 1970 il y avait 4 millions de paysans en France, en 2000 1 millions de paysans, en 2024 350.000 paysans, le plus grand licenciement organisé et en 1970 nous étions autonome à 95% pour la nourriture aux français et en 2024 nous importons 60% de la nourriture nécessaire à la France dont du lait de Nouvelle Zélande. Mais où est l’écologie et la cohérence?
      Si l’Ukraine avec des salaires de 200€/mois rentre dans l’Europe, les paysans français et la France seront voués à disparaitre !
      Sauf une révolution des analyses, les paysans français sont voués à disparaitre.
      ET Sauf une révolution des analyses, la France est vouée à disparaitre.

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