Il n’est pas difficile de prédire le passé…

Puisque tout n’est que renouvellement, les prédictions sont évidemment prises dans ce mouvement et reviennent à prédire le passé. Est-ce pour autant facile ?

Pas vraiment. Lorsqu’il y quatre ans, alors que la Russie s’apprêtait à envahir l’Ukraine, j’évoquais l’idée qu’il s’agissait du début de la troisième guerre mondiale, j’étais très isolé.

Quatre ans plus tard, nous avançons imperturbablement dans cette direction, sans perspective de retour en arrière à ce jour. Le moyen orient n’est qu’une excroissance de la guerre totale en devenir qui, sous des apparences différentielles, répond à une situation globale ordinaire : le besoin de règles identiques pour tous les hommes de toute la planète.

L’accélération des déplacements, mais aussi plus particulièrement de la communication, impliquent la nécessité d’une pensée organisationnelle mondialement structurée.
Nous assistons au début du processus de la disparition des nations, avec toutes les violences qui lui seront inévitablement liées, puisque chacune imagine pouvoir imposer ses règles, ce qui n’a pas de sens.

En réalité deux blocs s’opposent, dont l’un n’a pas la conscience de lui-même.

Le bloc libéralc’est lui qui n’a pas la conscience de lui-même. L’eau du bain à bonne température, ni trop chaude ni trop froide, n’est pas perceptible – est repérable à deux caractéristiques : la liberté individuelle et son moyen d’existence la propriété individuelle.

Le bloc collectif – réel ou simulé – où une élite gouverne une masse domestiquée aux libertés entravées, intégralement soumise au pouvoir, mais susceptible de se satisfaire de cette situation si ses besoins fondamentaux sont satisfaits.

Ces deux blogs sont incompatibles dans le cadre d’une gestion mondiale unifiée, qui s’imposera en parallèle de notre accès à de vastes espaces extraterrestres, dont nous sommes à ce jour sur le seuil d’entrée.

Qu’attendre de cette guerre inévitable ?

D’abord, comme toujours : la misère. La guerre n’est que misère, et ce ne sont pas les décorations ou hochets largement distribués au vainqueur qui peuvent y changer quoi que ce soit.

La misère pour combien de temps ? Je dirais longtemps, très longtemps…

Puis, évidemment, la sortie de cette misère et une organisation plus forte et plus pérenne qui nous permettra les voyages dans l’univers, probablement différents de ce que nous pouvons imaginer à ce jour.

Le libéralisme sera vainqueur, lorsqu’il aura débusqué et maîtrisé ses usurpateurs. Car l’équité sera la maîtresse du monde. Aucune structure organisationnelle collective ne peut survive à l’absence d’équité.

L’équité n’est pas l’égalité, elle est l’acceptation de ce que l’on est et de ce que sont les autres, pour que chacun ait la part qui lui est due, dans les échanges incessants, matériels ou immatériels, qui régissent la vie des hommes.

Le collectivisme n’imagine pas l’équité au niveau de chacun, de ce seul fait il est définitivement discrédité pour gagner le conflit qui s’engage.

L’équité ne vaut que respectueuse de chacun.

La collectivité, elle, n’a nul besoin d’équité, mais uniquement d’efficacité : sous réserve du respect qu’elle doit accorder à chacun, elle s’impose naturellement à tous. Mais seulement ponctuellement. Sa nécessité est par essence éphémère, donc ponctuelle.

Dans le cadre de cette pensée on perçoit où sont les antagonismes, comment vont évoluer les forces en présence, ceux qui seront en première ligne et les autres.

Enfin, pas encore très clairement, et les équilibres et alliances évolueront avec le temps, qui sera long. D’autant que les combats ne seront pas fatalement internationaux, ils pourront aussi prendre la forme de guerres civiles, alimentées par les deux organisations antagonistes.

Nous ne verrons pas la fin de tout cela, le temps long pouvant se compter en siècles.

Vous trouvez que je n’ai pas le moral, que ma vision est morbide, gratuitement négative ?

Je ne vois moi que la continuité de ce qui existe depuis fort longtemps, que les progrès fulgurants de la science et de la technique vont pousser à son paroxysme, qui impliquera un terminus, que j’espère heureux.

Bien à vous. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Une réflexion sur « Il n’est pas difficile de prédire le passé… »

  1. Peut-être a-t-on tendance à confondre collectivité et collectivisme. Le libéralisme s’exprime dans la collectivité d’animaux sociaux comme nous sommes. Il n’est pas religieux ou idéologique comme le collectivisme. Il est société avec les principes que vous avez évoqués : « la liberté individuelle et son moyen d’existence la propriété individuelle. »

    Parler de bloc libéral ou collectif n’a pas de sens pour moi. Opposer le libéralisme au collectivisme est plus clair.

    Sur la disparition des nations pour verser dans le mondialisme apatride, c’est un en quelque sorte la question qui taraude l’Occident. Je ne pense pas que les USA veuillent abandonner leur nation, certes jeune. Qu’en est-il des pays comme le nôtre, avec une si riche histoire que tout le monde entier vient visiter ? Sommes-nous devenus un musée ? Je pense aussi dans le registre à l’autre côté de La Manche malgré le Brexit. Que s’y passe-t-il ? Londres submerge tandis que le reste s’effondre. Miss Maggie doit se retourner dans sa tombe comme le Général De Gaulle chez nous. Qu’ont-ils fait ? – se disent-ils.

    Alors oui des nations se dressent devant les prétentions de celles finissantes en Occident où vous remarquerez que nous ne raisonnons plus que par bloc du style « G7 », « UE », « OTAN » en faisant fi de l’ONU qui réunit un peu plus de monde et qui pose un Droit International en principe opérant pour remédier au vide laissé à son ancêtre, la SDN.

    L’Occident est en échec mais pas encore mat. Mais il va falloir que nous revenions à nos fondamentaux de nations qui sont les seules garantes de pouvoir faire ce que l’on sait faire, sinon c’est terminé.

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