Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

UNE LUEUR D’ESPOIR

Mes pensées vont à tous ces français de bonne foi qui ont été oppressés, détruits, humiliés, ruinés, par un contrôle fiscal.

Ces français qui ont constaté que le fisc vit dans un monde de non droit où tout lui est permis, un monde où la bonne foi, l’honnêteté, la sincérité ne servent à rien.

Un monde où Bercy, le syndicat national unifié des impôts, les politiques, liés par le pacte démoniaque de la dépense non maîtrisée des fonds publics, cachent leur forfaiture par la désignation du contribuable comme bouc émissaire, par son exécution en place publique au moyen du  contrôle fiscal.

A tous ceux là je dis : le 31 Octobre 2012 est un jour d’espoir.

Ce jour là le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu ce jugement : link

Pour une bonne compréhension de la situation vous pouvez prendre connaissance de l’enregistrement objet du conflit link et de mes conclusions link

La justice française serait donc en passe de reconnaître :

– Le droit à la preuve du contribuable lors d’un contrôle fiscal par l’enregistrement des débats oraux, qui ne seraient donc plus rapportés de façon partisane par le seul fisc.

– L’idée que les blogs, au même titre que la presse officielle, seraient un espace d’information.

C’est énorme. Je dois un profond respect aux magistrats du TGI de Paris qui se sont effectivement penchés avec beaucoup d’attention sur ce dossier, alors que jusqu’à présent tous leurs collègues avaient totalement ignoré des dossiers parfaitement semblables.

Si ce jugement se confirme, soit parce que le fisc n’en fait pas appel, soit parce qu’en appel sa condamnation serait confirmée, ce sera effectivement un jugement essentiel pour l’avenir.

Ainsi, pourquoi ne pas imaginer que demain la norme serait :

– Que le fisc, sauf pour le grand banditisme, indique les motifs de sa venue.

– Que le débat oral et contradictoire soit filmé.

– Que le fisc ne puisse pas paralyser l’économie d’une entreprise tant que ses prétentions n’ont pas été confirmées en dernier instance de contentieux.

– Que les contentieux fiscaux soient du ressort des TGI et non de cette justice d’exception inacceptable que sont les Tribunaux Administratifs.

Tout cela devrait être normal, ce devrait être tout simplement la règle des contrôles fiscaux qui pourraient parfaitement se dérouler dans un espace de droit, profitable à tous, contribuables et services fiscaux.

Nous avons peut-être franchi un pas dans ce sens. Je dis nous, car rien de tout cela n’aurait pu voir le jour sans vous, sans ce blog, sans ses lecteurs.

Acceptez ma gratitude et mes plus profonds remerciements.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comment comprendre ???

Chaque instant de notre vie est fait de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Comprendre cet instant suppose une connaissance complète de ces trois données. C’est, peut-être, possible pour un individu, c’est beaucoup plus difficile pour un groupe.

Prenons l’exemple de la réquisition des logements.

Le passé :

Les socialistes avancent l’idée qu’ils hériteraient d’une situation laissée par la droite.

C’est une plaisanterie.

Il y a plus de vingt ans que les socialistes ont investi majoritairement les leviers du pouvoir à travers les villes, les départements, les régions en ce qui concerne les postes électifs; les écoles, la justice, la police, les hôpitaux et Bercy en ce qui concerne les postes administratifs. En résumé, le pays est totalement entre leurs mains. La politique socialiste est donc en application depuis plus de vingt ans.

Pour ma part je situerais la “renverse” à Giscard, c’est-à-dire début 1970.

Le présent :

Vu avec cette conscience du passé, le présent est très différent de ce qui nous est vendu.

Ainsi le logement des sans-abris : Comment peut-on expliquer la distorsion qu’il y a entre les dépenses des élus locaux et l’absence de logement pour les plus démunis ?

Dans toutes les villes ce ne sont que bâtiments fastueux, fêtes locales où à prétentions nationales qui coutent la peau du cul, surabondance de services, et des fonctionnaires qui vont avec, principalement dans le but annoncé de s’occuper de la misère.

Et, au bout du bout, pas de logement d’urgence pour les déshérités !!!

Alors, on réquisitionne. C’est dingue, non ?

L’avenir :

Il doit être vu à l’aune du présent et du passé.

Il ne peut qu’être fait :

– D’abord de propagande et de jeux pour le bon peuple.

– Puis de délations, de boucs émissaires, ici le propriétaire qui a un logement vacant.

– Enfin de pillages, largement appuyés par la propagande, qui permettent de récupérer sur les autres les ressources que l’on a dilapidées pour diverses raisons.

Aujourd’hui ce sont les logements vacants qui sont visés, mais aussi les médecins ne l’oublions pas, les financiers évidemment, les rentiers… demain tous les autres.

Le socialisme est exclusif, il vit sur la bête qu’il ne peut que dénoncer, sans même avoir l’intelligence de comprendre qu’in fine, il est lui-même la bête.

Avec un aplomb hors du commun, certains ont le culot de prétendre que la situation dans laquelle nous sommes serait la résultante de trop de libéralisme, que le libéralisme ne pourrait que mener au monopole, donc à la dépendance.

Il faut intellectuellement tricher pour arriver à une telle conclusion.

Il faut, à un moment de l’hypothèse, relier la finance à la force. Cette confusion est particulièrement malhonnête.

Que les choses soient claires, la force est exclusivement du domaine de la politique, l’économie n’a aucune raison objective de la posséder. Sans la force, il n’est pas de monopole économique que la concurrence ne puisse déjouer.

L’honneur du politique est de protéger l’indépendance de la force, de ne pas la laisser s’égarer dans l’économie, d’accepter d’être “bénévole” économiquement.

L’honneur de l’acteur économique est de ne pas revendiquer la force, d’accepter la concurrence et la remise en question perpétuelle qu’elle induit.

Il est possible que la disparition de l’honneur pose problème à ces deux intervenants.

Dans tous les cas une chose est sûre, cette séparation de la force et de l’économie n’est pas la “religion” du “socialisme”, qui lui les mélange allègrement. C’est en cela qu’il est bordélique et mortifère, comme chacun peut le constater, y compris les socialistes. D’ailleurs, le sont-ils tous, comprennent-ils bien ce qu’est le socialisme auquel ils croient appartenir ?

Et oui, comment comprendre ????

Bien cordialement. H. Dumas

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Le fantasme du marché de l’immobilier

Les réflexions et les études sur le marché de l’immobilier se suivent, se ressemblent, mais elles sont toutes hors sujet.

Il n’y a pas de marché de l’immobilier, tout simplement parce que l’immobilier est nationalisé. Une économie d’Etat ne répond pas aux règles du marché. Donc, inutile de chercher à comprendre les règles du marché de l’immobilier.

Le marché définit l’équilibre qui s’installe librement entre l’offre et la demande. Il n’y avait pas de marché en URSS, il n’y en a pas à Cuba, en Corée du Nord, pas plus qu’en Chine.

Il y a, dans ces sociétés étatisées, un marché noir qui peut donner l’impression qu’il s’agit d’un marché. Ce marché noir n’est pas basé sur un équilibre librement établi, mais sur la pénurie.

Une constante des économies planifiées, étatisées, c’est la pénurie. Cette pénurie crée un marché noir qui ne doit pas être confondu avec ce que nous appelons le marché dans une économie libérale.

En France, la nationalisation de l’immobilier passe par les réglementations qui régissent le foncier. Il n’est pas possible d’expliquer, de façon crédible, à des non professionnels, la perversion des plans d’urbanisme. Ces documents sont à l’urbanisme ce que le Canada Dry est à l’alcool, c’est-à-dire une apparence d’urbanisme pour une réalité de nationalisation de l’acte constructif.

Il découle de ce fait toute une série de conséquences qui vont d’un urbanisme électoral visant à conforter tel ou tel type de votes dans les quartiers, à une corruption active entre promoteurs et élus, l’ensemble déséquilibrant totalement le marché, le soumettant à des réseaux et à des corporatismes de tout poil qui aboutissent à la pénurie.

On retrouve alors le marché noir, c’est-à-dire le surcoût de ce qui est rare, appelé pudiquement spéculation en immobilier.

Le plus stupéfiant est que cette pénurie est finalement désirée par le plus grand nombre. Tout comme pour la censure, la joie d’interdire dépasse largement la compréhension des conséquences dramatiques que ces interdits auront sur la société.

Tout cela est si absurde que, la plupart du temps, j’évite de donner mon avis sur ce sujet que je connais parfaitement puisqu’il fut et est encore ma vie mais ne peut pas être partagé.

Les professionnels s’accommodent parfaitement de ce marché noir qui, comme nous l’avons vu, crée la pénurie et son pendant la spéculation. Les politiques sont persuadés de maîtriser leur électorat en maîtrisant l’immobilier. Globalement les français jouissent de voir interdire aux autres de construire ce qu’eux possèdent déjà.

C’est “haro sur le baudet” de l’immobilier pour tous.  Chacun y va de sa petite haine. La situation est si explosive que les promoteurs capables de rester indifférents à cette haine sont porteurs de pathologies psychologiques lourdes, ce qui n’arrange pas les choses.

La boucle est bouclée, il n’y a aucune chance que la situation se débloque.

Personne ne souhaite la liberté nécessaire à une régulation normale du marché de l’immobilier. La pénurie restera la règle, le marché noir détermine les prix, chaque loi supplémentaire amplifie le phénomène. C’est sans issue.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les trois livres qui tuent

La mort par littérature est celle qui me trouble le plus.

Le mécanisme est le suivant :

– Un livre prétend détenir la vérité.

– Evidemment, le livre ne peut pas être un interlocuteur direct, donc des“commentateurs avertis” s’en emparent et interprètent “la vérité” contenue dans le livre.

– Chacun est sommé de respecter cette vérité.

– Mais, comme la plus grande majorité s’en fout, les “commentateurs avertis” se dotent de pouvoirs de coercition illimités en vue de l’imposer, cette vérité. Ils deviennent rapidement des meurtriers potentiels légaux. C’est fabuleux.

Dès le départ pourtant il y a un os : la vérité n’existe pas. Ou du moins, la vérité définitive n’existe pas.

Tout le monde, même le plus crétin d’entre nous, a pu constater tout au long de sa vie que la vérité est ponctuelle, qu’elle doit être débusquée pour chaque situation, que la recette du coup précédent ne peut pas s’appliquer au coup suivant.

C’est d’ailleurs, objectivement, le privilège de l’homme que d’être capable de débusquer la vérité de chaque situation. C’est ainsi que se définit l’intelligence.

Lorsque des scientifiques souhaitent mesurer l’intelligence d’un animal, ils le mettent dans une situation et attendent de voir s’il trouvera la solution, donc la vérité liée à cette situation.

Alors, comment expliquer que les hommes puissent croire à une vérité définitive, qui serait enfermée dans un livre, et accepter qu’au nom de cette vérité, ou de l’interprétation qui en est faite, on puisse envahir leur libre arbitre ?

C’est si invraisemblable, qu’en réalité cela n’existe pas. Force est de constater que ces livres de vérité ne sont que des artifices à l’usage de la domination des plus faibles par les plus vicieux, rien de plus.

Mais alors, pourquoi les plus faibles font-ils semblant de croire à ces fadaises, pourquoi se laissent-ils manipuler par les plus vicieux ?

Parce qu’il se trouve que les plus vicieux le sont suffisamment pour mettre leur vice au service des plus forts, qui eux ne demandent qu’à économiser leurs forces susceptibles de leur faire un jour défaut. La force alliée au vice, il est préférable pour sauver sa peau de faire…comme si. Les plus faibles n’ont pas le choix.

Parmi cette littérature assassine trois livres sont actuellement en tête:

– Le Coran

– La Torah

– Le CGI (Code Général des Impôts)

Le classement peut changer au fil du temps pour les deux premiers, pas pour le troisième. Je vous entends penser que j’exagère, que je compare ce qui n’est pas comparable. Vous avez tort, voici pourquoi:

– L’impôt est une contribution, indispensable, basée sur la capacité économique de chaque individu.

– La capacité économique de chaque individu suit une logique où se mêlent trois paramètres : ses actions passées, son résultat présent et son avenir. Cet ensemble est instable, imprévisible, difficilement quantifiable, il ne peut se calculer qu’à la fin d’une vie. Dans ces conditions, l’impôt tombe la plupart du temps mal, aveuglément, à un moment où il nuit toujours gravement à la réussite économique de celui qui le paie.

La seule solution pour qu’il soit acceptable, indolore, sans conséquence nuisible, serait qu’il soit le plus léger possible et  mutualisé, c’est-à-dire payé par le plus grand nombre.

Or, le C.G.I. est un livre qui prétend le contraire et dont les “commentateurs avertis” amplifient à souhait  les travers. Il s’agit bien d’un livre assassin prétendant mensongèrement détenir la vérité, dans la lignée des deux autres. En affaiblissant la réussite économique des individus, le C.G.I. affaiblit la collectivité. C’est un livre tueur, manipulé par les “commentateurs avertis” au bénéfice du pouvoir en place.

(Attention, nous parlons ici, évidemment, de livres, pas de l’idée de Dieu qui, elle, est totalement respectable).

Bien cordialement. H. Dumas

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Comment ça marche (2)

Globalement, mes procédures fiscales arrivent à leur terme, ma mort économique suit le mouvement. Sous le titre “Comment ça marche” suivi d’un numéro d’ordre, j’ai prévu de tenir au courant ceux que cela intéresse. L’expérience des autres peut être utile, je vous fais part de la mienne, en vous souhaitant sincèrement de ne pas en avoir l’utilité.

Nous allons parler dans ce billet d’un jugement qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer, même quand on a…. déjà tout vu.

Les faits:

Une société de construction, prise dans les aléas de l’immobilier, réussit un très beau projet dans l’île de Ré, mais rate complètement sa commercialisation qui tombe au moment de la crise du début des années 1990.

Profitant de sa faiblesse économique, de très gros prédateurs vont s’acharner à me déposséder de cette société dans laquelle, en tant qu’initiateur du projet, je suis majoritaire. Il s’en suit une de ces guerres économiques, toute en finesse, sans une goutte de sang, où l’on meurt par débordement de misère. Après des années de lutte, très affaibli, je suis toujours en partie aux manettes de cette société.

Pendant cette guerre de vingt ans, un des prédateurs, je ne saurais préciser lequel, a eu le pouvoir d’introduire le fisc comme virus de destruction. La première intervention du fisc fut un fiasco mémorable, le redressement envisagé était incroyablement stupide, mort-né il n’est pas arrivé à terme.

Mais il ne sert à rien de gagner avec le fisc, au contraire. La bête se venge, vous gagnez aujourd’hui, vous devez donc périr demain. Il en va de la dignité des syndiqués de Bercy. Pour plus de détails, ceux qui le souhaitent, peuvent se référer au dossier suivant : link

Le contrôle vengeur, qui doit tuer, est annoncé pour Novembre 2007. La vérification portera sur l’année 2004. Mais, en 2004, la société a si peu d’activité que sa comptabilité toute entière tient sur une feuille A4 et son CA est voisin de rien. Et pourtant, sont annoncés deux contrôleurs parisiens du service dédié aux très grosses fortunes, aux stars, aux multinationales !!!

C’est un comble. Je demande des explications. Elles me sont refusées.

Le jour J, deux contrôleurs (007 et 008), débarquent de Paris, en avion, à Sète, pour étudier la fameuse feuille A4 représentant la comptabilité de la société.

Considérant qu’ils n’ont pas à me cacher le motif de leur visite, particulièrement louche, je leur redemande solennellement ce motif, devant une caméra.

Tout de go, ils en concluent que je m’oppose au contrôle fiscal, et aussitôt ils concoctent un redressement de 1.200.000 €, une paille.

Manque de pot, la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratif), saisie par mes soins, me donne raison.

Il y a alors un flottement chez l’ennemi, le temps passe, ce n’est qu’en février 2010, soit plus de deux ans plus tard qu’ils vont confirmer leurs prétentions.

Stupéfait par tant de crapulerie, face à ces sommes irréalistes que je suis incapable de payer ou de gagner, je crée un blog où figure en bonne place cette aventure et notamment le film du contrôle.

Le fisc, dans un premier temps, va essayer de faire fermer le blog, tout simplement en menaçant l’hébergeur. Puis, n’ayant pas abouti, c’est l’inspecteur filmé qui s’y colle en demandant la suppression du film sur le blog au motif de la protection de sa vie privée. Tiens donc, il en a une ? Pas moi qu’ils peuvent fouiller et ruiner quand bon leur semble. En première instance, je perds, le film n’est plus sur le blog. Nous verrons en appel, qui est en cours, jusqu’où la justice peut entraver la libre information sur les ordres de Bercy.

La procédure:

Le Tribunal administratif est saisi. L’irrégularité du contrôle fiscal lui est soumise. Pendant les échanges de mémoires, le Tribunal est informé des inepties de ce contrôle (réalisé par l’élite des contrôleurs) et notamment du fait essentiel qu’en 2004 cette société n’était pas à l’impôt sur les sociétés, mais à l’impôt direct sur le revenu. Alors en SCI, elle était soumise à la transparence fiscale, les associés étaient directement imposés.

Le jour de l’audience:

Je me présente personnellement. Visiblement mes explications n’intéressent absolument pas le tribunal. La Présidente me coupe la parole et me dit : “Ici, Monsieur, vous êtes au Tribunal Administratif, nous faisons du droit”.

Ce genre de réflexion m’étonnera toujours. J’ai le même choc lorsqu’un entrepreneur me dit :“dans cette entreprise, Monsieur, nous faisons du fric”. Immédiatement, je me dis : quel con.

Pour moi, un entrepreneur est motivé par le désir d’entreprendre, pas par le fric qui n’est qu’un de ses outils. Je plains beaucoup les entrepreneurs dont l’horizon se borne au fric.

Pour les magistrats, j’ai la même réaction. Qu’est-ce que le droit ? C’est accepter la lapidation de la femme adultère parce que le droit coranique la prévoit ? Ce n’est pas sérieux. Un magistrat ne peut pas limiter son activité à l’application du droit. Il doit rechercher en toute situation la justice et, pour la rendre, le droit n’est qu’un de ses outils. Je plains beaucoup cette magistrat qui se drape dans le droit, comme je plains l’entrepreneur qui se glorifie dans le fric.

Evidemment, le résultat est à la hauteur de la réflexion à l’audience.

Avec le lien suivant vous accèderez au jugement : link

Le jugement:

Il est incroyable à deux titres.

-1- D’abord il ne reprend pas et ne répond pas aux motifs de la requête initiale qui étaient très clairs : le contrôle était accusé d’être entaché de nullité pour avoir constaté une fausse opposition à contrôle.

En refusant de se prononcer sur la question qui leur est posée, les magistrats commettent un déni de justice. Cela ressort clairement de l’article 4 du Code Civil. Mais, suis-je bête, nous ne sommes pas ici dans un tribunal, nous sommes dans une succursale de l’administration, il ne peut pas y avoir déni de justice. Pour qu’il y ait déni de justice, il faut qu’il y ait tentative de rendre la justice. Si c’était le cas dans les tribunaux d’exception que sont les tribunaux administratifs, cela se saurait.

-2- Ce point évacué, il n’en reste pas moins que ce jugement est totalement erroné…. en droit. En effet, il dit ceci : “considérant que les moyens relatifs à la régularité de la procédure de contrôle suivie à l’encontre d’une société soumise au régime d’imposition des sociétés de capitaux sont inopérants au regard des impositions personnelles mises à la charge de l’un des associés…”

Or, en 2004, l’année vérifiée, la société n’était pas à l’impôt sur les sociétés. A l’époque en SCI, la société subissait la transparence fiscale et l’imposition directe des associés. Cela était au dossier. Conclusion : les magistrats n’ont pas lu le dossier, ils ont simplement recopié les arguments falsifiés du fisc….

Incroyable, non ?

On rajoutera que les sommes distribuées avaient déjà été déclarées et avaient payé l’impôt, toujours en vertu de la transparence fiscale. Que les provisions étaient parfaitement justifiées, etc…

Les conséquences:

Un vol de 1.200.000 € toujours en cours de la part du fisc, mais aujourd’hui oint par la justice.

Le fait qu’après la première instance les sommes sont exigibles…

Mon entreprise paralysée, voir liquidée, avant l’appel dont le résultat, lui aussi incertain (je serai bien devant une Cour d’Appel, mais… administrative !!!), ne sera pas connu avant deux ans….

Ainsi va la vie dans cette douce France, pour ceux que le fisc bichonne. Pendant que les masses laborieuses de la fonction publique à la fragilité extrême se suicident à tour de bras, que les minorités ont un ministre, qu’il ne faut pas dire du mal des…. puis des….encore moins des…, le contribuable, lui, ne mérite pas un mot, pas un regard, juste un gant en plastic pour le ramasser et le jeter comme une merde.

Bien cordialement. H. Dumas

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La notion de collectivité

Lorsque, dans notre société, on est sincèrement libéral, il faut accepter d’être montré du doigt, déclaré responsable de toutes les difficultés actuelles, traité d’égoïste.

La pensée libérale est si dévalorisée qu’il est légitime de se demander si l’aboutissement de“la crise” ne va pas être une de ces poussées de collectivisme qui engloutissent régulièrement des générations entières ici ou ailleurs sur la planète.

Alors, pourquoi cet attrait indéniable des français, peuple réputé indépendant, pour le collectivisme ?

Nous savons tous que l’homme est grégaire. Inutile d’imaginer la possibilité de vivre seul, sur une île déserte, ce serait la mort à très brève échéance.

L’idée du groupe est donc incontournable, elle est un réflexe animal. Ce principe posé, n’oublions pas que le groupe est composé d’individus, l’oubli serait fâcheux.

La confusion :

Un constat simple, que tout le monde a fait pour lui-même ou en observant les autres : plus l’homme est prospère plus il tente de s’éloigner du groupe plus il réclame la liberté, au contraire, plus il doit affronter des contraintes plus il compte sur l’aide du groupe.

Alors, essayons d’y voir clair. Nous considèrerons comme acquis que le groupe existe à partir de deux.

– 1°- Quand le groupe est-il essentiel ?

– Evidemment pour la reproduction.

– Pour affronter la phase d’extrême fragilité que représente l’enfance.

– Pour se protéger de l’environnement terrestre, pas vraiment favorable pour l’homme dont les aptitudes physiques sont particulièrement réduites.

– Pour affronter l’autre phase d’extrême fragilité que représente la vieillesse.

– Mais aussi pour accéder au progrès, ce point est évidemment essentiel. En effet, l’homme meurt et chaque nouveau-né recommence tout à zéro. Il ne peut donc y avoir de progrès qu’intergénérationnel. Celui qui sait doit enseigner la totalité de son savoir au nouveau venu, pour qu’à son tour celui-ci puisse, éventuellement, rajouter à ce savoir acquis, puis le transmettre. Donc, pas de progrès sans le groupe.

Conclusion, le groupe est essentiel tout le temps. Et oui, n’en déplaise à tous ceux qui s’imaginent être seuls le centre du monde.

– 2°- Les paradoxes.

C’est que le groupe est une notion, pas une personne. Tout comme la forêt n’existe qu’à travers les arbres, le groupe n’existe qu’à travers les individus. La forêt est si puissante qu’elle interfère sur le climat, le groupe est si puissant qu’il génère sa propre intelligence, sa propre personnalité, mais elles nous sont inaccessibles.

Le groupe est éternel, infini, alors que l’homme qui le compose est mortel, fini.

La mémoire du groupe dépasse évidemment celle des individus qui le composent.

Cependant, le groupe ne vaut que par la qualité et la diversité de ses membres.

Le groupe est un mystère. Sa formation, sa vie, éventuellement sa disparition ponctuelle (ne touchant que des sous-groupes) sont le fait de milliards de contraintes individuelles qui se surajoutent. Le groupe n’est pas accessible à la compréhension individuelle.

– 3°- L’énigme.

Tout un chacun peut faire ces constats simples. Donc chacun devrait  accepter d’être à la fois un individu et un membre du groupe, sans pour autant provoquer de conflit ni à l’intérieur du groupe ni à l’intérieur de sa propre personne.

Mais voilà, chaque jour qui passe voit se lever un ou plusieurs fous persuadés qu’ils ont la recette miracle qui va leur permettre de comprendre le groupe et, de fait, de le contraindre. Mais le groupe ne peut être ni contraint ni compris.

Comment cette folie peut-elle, siècles après siècles, se répéter à l’infini et toujours finir en apocalypse ? C’est ça l’énigme.

Ces décideurs zélés ont tous le même comportement, d’abord tuer la mémoire du groupe, effacer ses connaissances pour les remplacer par leur dogme.

Incendier le savoir acquis, puis, inventer de nouvelles règles auxquelles ils ont la folie de croire que le groupe obéira.

Qu’elle bêtise, n’ont-ils pas compris que le groupe a sa vie, qu’ils n’auront pas plus d’incidence sur lui que le moustique sur le volcan en éruption.

Par contre, les individus qui composent le groupe, eux, payent très cher toutes ces manœuvres visant à briser l’évolution naturelle des choses. Ils sont éreintés à chaque nouvelle expérience.

– 4° – Le libéralisme.

En ce qui me concerne, il s’agit simplement d’une attitude.

Elle consiste à considérer :

– Que les liaisons qui fondent le groupe doivent être laissées le plus libres possibles. Chacun ne pouvant trouver que la place qui lui est impartie.

– Que la mémoire du groupe doit être respectée.

– Que l’avenir ne peut pas être inférieur au passé, l’évolution structurelle du groupe en étant la garante, à l’exclusion de toute autorité polluante.

Elle consiste à dénoncer:

– Ceux qui tentent de détruire le passé.

– Ceux qui veulent imposer un dogme pour contraindre l’intelligence naturelle du groupe. Alors que, comme tout un chacun, ils ne la comprennent pas.

– Ceux qui n’ont pas assimilé que la puissance du groupe, sa bonne santé, est directement liée à la liberté des individus qui le composent. Qu’elle n’est en aucun cas une simple addition de forces individuelles, mais une alchimie mystérieuse de la seule présence dans le groupe des individus en ce qu’ils sont, tout simplement.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le dépassement des honoraires médicaux

Voilà une bonne question.

La presse nationale, toutes opinions confondues, enfin si l’on veut puisqu’en réalité la presse n’a qu’une seule et unique opinion : “l’opinion de la presse ou la pensée unique”, la presse donc nous informe que les dépassements d’honoraires des médecins coûtent 2,5 milliards.

Ah bon, et à qui ils coutent ses 2,5 milliards ? On ne sait pas, personne ne le dit.

Essayons d’y réfléchir :

Pas à la sécu, puisqu’ils ne sont pas remboursés.

Pas aux mutuelles, puisqu’elles collectent justement des cotisations dont le but est de financer ces 2,5 milliards. Sans eux, elles n’auraient pas de raison d’être.

Aux clients des médecins évidemment, mais ils ne sont pas obligés, ils peuvent se faire soigner gratos à l’hôpital.

D’ailleurs, imaginons qu’ils ne les donnent plus, les clients des médecins, ces 2,5 milliards. Donc, ils les gardent. Enfin, disons plutôt qu’ils les dépensent ailleurs. Sans doute vers des produits fabriqués en chine. Aïe, notre balance commerciale va plonger de 2,5 milliards de plus.

Donc les médecins ne les ont plus. C’est l’Etat qui est couillonné, les médecins sont tous à la tranche supérieure. Sur les 2,5 millions, l’Etat en récupère la moitié en impôt.

Soyons sérieux, Il parait que ces dépassements gênent la consommation médicale, si on les supprimait, les clients viendraient en masse chez les médecins. Là, c’est la sécu qui pomme.

Bon, l’affaire est mal engagée, finalement ces dépassements ils auraient tendances à arranger tout le monde.

Sont-ils injustes ? Un bon médecin c’est, disons, 20 ans de formation avant d’être vraiment efficace. Un gros morceau de vie. A-t-on une idée de la valeur d’une telle formation, suivie d’une activité professionnelle personnelle de dix heures par jour, sans interruption jusqu’à l’âge de la retraite ? Pas sûr qu’il existe d’autres professions avec le même profil, le même engagement.

Cette campagne, qui cible les médecins, est-elle sincère ? A-t-elle une légitimité économique?

Je crains que non. Quel mal peut-il y avoir pour un médecin d’aligner ses honoraires sur un marché libre ? Si, par ailleurs, les indigents sont pris en charge par la collectivité.

Quel mal y aurait-il à ce que chacun ait à choisir de se soigner ou de partir au Club Méditerranée ?

De quel droit pourrait-on demander à des hommes et des femmes qui ont sacrifié 20 ans de leur vie à se former, puis tout le reste à être esclaves de leur activité sans jamais pouvoir la déléguer à des salariés, de voir leurs honoraires bloqués et non appréciés en fonction de leur attractivité personnelle et de leur compétence reconnue ?

Non, décidemment cette histoire sent la propagande à plein nez, le détournement d’attention, le bouc émissaire.

Mais, rien n’arrêtera cette campagne, dont le fond de commerce est la jalousie, la haine stérile des envieux, ils iront au bout.

Et au bout, que trouveront-ils : la disparition des médecins.

Alors ces cons ils paieront aux derniers médecins les dépassements en liquide et au black. Evidemment, cela sera réservé exclusivement aux privilégiés du système. Les autres, ceux qui crient, ils affronteront la maladie seul, comme leurs ancêtres. Car, que croient-ils qu’il va se passer quand ce métier, conservant ses contraintes, n’aura plus de compensation ?

Je ne pleurerai pas sur leur agonie, que la jalousie les étouffe, c’est tout le bien que je leur souhaite.

Cordialement. H. Dumas

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Comment ça marche (1)

 

On papote, on papote, on parle de tout et de rien, on refait la société, c’est bien agréable.

J’en oublie l’essentiel : j’écris un blog parce que les contrôles fiscaux sont un sur-impôt, un vol à main armée depuis que les contrôleurs possèdent le port d’armes.

Je ne vous cache pas que je préfère largement parler avec vous de nos problèmes d’êtres humains, de nos rapports avec les autres, de notre société, du passé, du présent, du futur, de l’économie, du libéralisme, que de mes problèmes fiscaux.

D’un autre côté, pendant ce temps, le fisc continue ses vols en toute impunité, ce qui n’est pas acceptable. Je n’ai pas le droit d’oublier mon engagement de témoigner de vous faire partager mon exécution économique sommaire.

Alors, voici ce que je vous propose pour ne pas enquiquiner ceux que le scandale fiscal n’intéresse pas.

Chaque billet qui évoquera mes problèmes fiscaux personnels, qui n’ont d’autre ambition que de vous faire toucher du doigt, en apportant les preuves, le scandale mortifère des contrôles fiscaux, chaque billet sera intitulé : Comment ça marche, et suivit de son numéro d’ordre entre parenthèses.

Nous sommes pratiquement à la fin de mon exécution par le fisc, il n’y aura donc pas de longues explications fastidieuses, elles sont déjà sur mon blog.

Ce seront plutôt des résultats de procédures, perdues évidemment.

En voici donc une :

Il s’agit d’un refus de remboursement par le fisc d’une TVA récupérable , donc directement d’un vol puisqu’il s’agit de ne pas me rendre une TVA déjà dans la poche du fisc. En la conservant, alors qu’elle n’est pas à lui, le fisc la vole.

Cette affaire était en référé pour une demande de provision, vous trouverez avec ce lien l’arrêt de La Cour Administrative d’appel de Bordeaux : link

Elle est sur le fond au TA de Poitiers, vous trouverez avec ce lien mon dernier mémoire:link

Bonne lecture à ceux qui connaissent le fisc et ne se résolvent pas à accepter l’inacceptable.

Bien cordialement. H. Dumas

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Entre ce qu’on lit et ce qu’on vit….

Ce que je lis

Je lis de nombreux articles ou billets traitant de la crise, du libéralisme, de la planification, des banquiers, des riches, des classes moyennes, des pauvres, de la société, de ma vie, quoi… Tous ces articles sont documentés, étayés, argumentés, accompagnés de preuves chiffrées indiscutables, sous forme de tableaux ou de courbes.

Je lis aussi différentes propositions pour sortir du marasme, pour retrouver la joie de vivre, de créer, de prospérer et d’espérer. Ces propositions sont séduisantes, elles aussi. Certaines paraissent si évidentes que l’on se demande pourquoi elles ne sont pas mises en œuvre.

Finalement, la situation est comprise par tous, chacun peut avoir facilement accès au diagnostic et aux remèdes. Tout est donc complètement accessible, y compris aux êtres ordinaires dont je fais partie.

Ce que je vis

Je vis une dépendance à une élite hypocrite, égoïste, cynique, vénale et corrompue.

Je vis un pillage de mon énergie, un vol de mes biens, des atteintes constantes à ma liberté, un enfermement psychologique dont je souffre journellement.

Je vis un discours irréaliste et falsifié qui m’est imposé en tout, et pour tout.

Je vis une inversion perverse de la pensée, qui est instillée par cette élite, que les “braves gens (dont moi-même si je n’y prends garde)” croient être leur pensée personnelle. Alors qu’il s’agit d’une manipulation, échappant à toute logique, qui prend sa réalité du fait de sa complexité apparente et de la bassesse des sentiments utilisés pour la faire fructifier, notamment la jalousie.

Par exemple, les terriens que l’on convainc de protéger la méditerranée en limitant la liberté des plaisanciers, alors que la pollution de cette mer vient à 90% de la terre (bassin rhodanien) donc d’eux  et que les plaisanciers accusés ont une influence infinitésimale à ce sujet.

Par exemple, les politiques qui se sont arrogés tous les droits d’urbanisme au motif du bonheur des citadins, alors que, l’œil rivé sur leurs bureaux de vote, ils ne poursuivent que leurs intérêts électifs par la sélection des couches sociales qu’ils dirigent vers tel ou tel quartier en vue de leur réélection.

Ou encore, la tarte à la crème de la santé gratuite pour tous et de la soumission des médecins à cette folie, alors que cela n’a de sens que pour les indigents, les autres pouvant parfaitement se payer des assurances privées.

Je suis bien conscient que ces exemples sont complètement décalés du problème. Ils sont si réduits, alors que le problème est si vaste, que l’incohérence est partout, totale, que le bon sens a été éradiqué.

Alors, voyons plus large

Une société ne vaut que par le choix qu’elle fait de ses élites, de ceux qui vont l’animer, la diriger. Toutes les “qualités !!!” de nos élites, dont j’ai parlé plus haut, sont naturellement  incluses dans tous les groupes sociaux, le drame survient lorsqu’elles deviennent la norme de ceux qui prennent le pouvoir et sont acceptées (voir espérées) par ceux qui le subissent. Comme la majorité des membres du groupe n’a ni les moyens ni le temps de détecter ces perversions et fait naturellement confiance aux dirigeants, elles s’épanouissent.

Comment une société peut-elle soudain voir son élite se pervertir si radicalement ?

Je vous propose de réfléchir à partir du très beau livre de Ken Follett, “Les piliers de la terre”. Dans cette saga du 12ème siècle, les trois piliers du pouvoir, la pensée, la force et l’économie sont entre les mains de personnages indélicats.

La pensée a été accaparée par les religieux qui, au nom de l’égalité devant Dieu, vont diaboliser toute curiosité, vont persécuter tous ceux qui pensent… autrement.

La force est entre les mains de la noblesse, qui peut en user à sa guise, sans avoir de comptes à rendre. Elle considère notamment que tout est à elle, rien à ses sujets. Les tribunaux lui sont dévoués.

L’économie est entre les mains des corporations, nul ne peut y accéder librement.

Les trois pouvoirs liés inventent des chimères effrayantes pour terroriser et ainsi dominer leur population.

Cette situation est totalement semblable à la nôtre. Nous voyons notre pensée accaparée par une idéologie égalitaire, qui diabolise et exclut. Nous voyons la force publique entre les mains d’une élite dont nous connaissons les travers et notre économie captée par quelques uns. Ensemble ces trois pouvoirs distillent des chimères dont l’horreur nous effraie et nous culpabilise, ce sont : l’égalité, l’écologie, la fin des ressources, la guerre totale, etc…

Dans le roman de Ken Follett, les héros, tel David contre Goliath, vont gagner. Mais, dans le vrai 12ème siècle, c’est l’invasion, la ruine et la mort qui attendent les sociétés dont les élites se sont perverties, entrainant la stagnation, puis le repli et enfin l’échec de leur pays.

Il serait trop long, dans ce billet, d’énumérer les raisons qui donnent le pouvoir à des élites corrompues, mais deux choses sont sures :

– Ce type de situation ne peut en aucun cas se solutionner par l’intelligence, la seule issue est l’échec total, en espérant le moins de dégâts possibles.

– Ce genre d’élite est rarement courageux, dès la survenance de l’échec ils s’enfuient laissant la place à ceux qui affronteront la réalité et que l’on appellera plus tard “héros”.

Alors, qu’on en finisse, le plutôt sera le mieux.

Cordialement. H. Dumas

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Les flics ripoux, la loi et la terreur.

J’ai commencé un blog parce que le directeur des Services Fiscaux de l’Hérault avait déclaré dans le journal Midi Libre : “Nous avons à traquer des voyous, nous employons les mêmes méthodes qu’eux”.

La bêtise d’une telle affirmation m’avait persuadé qu’aucune discussion n’était possible face à des gens de ce type, que seul restait “le témoignage” pour les générations futures. Je suis toujours dans cet état d’esprit.

Je crois à la phrase symbolique des séries américaines : “Vous pouvez garder le silence, tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous”.

C’est-à-dire que je ne crois pas à la politique de l’aveu, quelque soit le moyen pour l’obtenir. Je crois à la politique de la preuve irréfutable, obtenue loyalement, dont la charge incombe à l’enquêteur.

Dans le premier cas, toutes les perversions sont possibles, jusqu’à la torture. Les pressions qui président, en règle générale, à l’obtention de l’aveu, laissent des traces indélébiles, impardonnables, sur celui qui, inquiété sans être coupable, subira ces pressions cherchant à le faire avouer. Elles seront inversement proportionnelles à son innocence. C’est-à-dire que la loi va, du fait de cette logique de l’aveu, se transformer inexorablement en terreur, en force aveugle.

Cela vaut pour la police, pour les magistrats, pour tous ceux qui ont la charge de faire appliquer la loi, y compris donc pour les agents du fisc.

Il est vrai que certains, amateurs de résultats rapides, peuvent accepter l’inacceptable au motif que les résultats étant là, il sera toujours temps, plus tard, de réfléchir à la stricte éthique du pouvoir, donc de la force.

Ceux là se trompent lourdement. D’abord parce qu’il n’est pas possible, du fait de son inertie, de conduire la morale d’un pays comme un hors-bord de cinq mètres, mais plutôt comme un pétrolier géant. Ensuite parce que les erreurs de ce type déstructurent la société et que leurs conséquences sont incalculables.

Sarkozy était ainsi, désireux de rapidement solutionner les problèmes de sécurité, il couvrait toutes les bavures. Son impatience maladive du résultat l’amenait à être semblable en tout. Il était capable, au nom de l’efficacité, d’accepter les flics ripoux, mais aussi les banquiers, les affairistes, les moralistes, les juges ripoux, etc… Il pensait sans doute, car je ne le crois pas malhonnête, mettre de l’ordre après, après les résultats.

Il a été viré et c’est tant mieux. Cette attitude, cette impatience, même si elles peuvent se comprendre, menaient droit au mur.

Après le départ de Sarkozy ma désespérance a été totale. Son caractère était rédhibitoire, mais, d’un autre côté, le socialisme est objectivement un suicide économique. Alors, où trouver une lueur d’espoir ?

Cette lueur d’espoir se trouve dans la mise à pied de 30 flics ripoux à Marseille.

Valls, face à une cité dévorée par la violence, n’a pas cherché le résultat à n’importe quel prix. Il a, très justement, compris qu’une partie de cette violence était un effet retour secondaire lié à la voyoucratie de sa propre police, que cette police pervertie générait une réaction de violence. Que cette réaction soit issue de délinquants ne change rien au fait qu’elle s’ajoute à la violence déjà en place et conduit vers des sommets qui ne peuvent qu’installer la terreur et un état de guerre civile.

Valls a été parfait. Je constate qu’il semble soutenu inconditionnellement par Hollande et Ayrault.

C’est ici que se place, bizarrement, ma lueur d’espoir.

Je me dis que des hommes qui ont compris que l’arbitre doit être “Nikel”, que la force ne vaut que si elle est employée avec toute l’éthique voulue, ces hommes peuvent beaucoup.

Car, rien ne les empêche d’appliquer cette courageuse méthode en tout.

Rien ne les empêche de sanctionner de la même manière tous les fonctionnaires véreux abusant de leurs pouvoirs, mais aussi tous les banquiers, commerçants ou affairistes, mais encore tous les avocats, médecins, ou autres professions libérales ripoux.

Rien ne les empêche d’agir ainsi avec tous les membres de notre société corrompue.

Mais, me direz-vous, ce sera un carnage. Valls va se retrouver seul, c’est l’épuration que vos souhaitez, qui jugera, qui sanctionnera ?

Non, il ne s’agit pas d’épuration, il s’agit, simplement et partout, de faire appliquer la loi française qui n’est pas si mal faite. Il s’agit d’éviter qu’une grande partie de la population, chacun pour de bonnes raisons, se dispense de la loi, l’interprétant au rythme de ses croyances politiques ou professionnelles, au point que ce pays est entre les mains de réseaux, dont celui de Bercy n’est pas des moindres.

Alors Monsieur Valls, vous m’avez épaté avec 30 ripoux, saurez-vous me séduire en réintroduisant partout la loi et l’équité, en manipulant la force du pouvoir avec éthique, puis, pourquoi pas, en la limitant à ses réelles prérogatives.

Un sacré chantier, de ceux pour lesquels il ne se trouve pas plus d’un homme par siècle.

Cordialement. H. Dumas

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NE NOUS “MELANCHON” PAS LES PINCEAUX

Le ministre Cahuzac serait, à en croire la presse, un ancien ” implanteur ” de cheveux. Drôle de début pour devenir Ministre des Finances. C’est sans doute pour ça qu’il lui reste deux ou trois choses à apprendre.

Cahuzac, j’aurais pu l’aimer. Il a un joli nom. Je suis né à côté d’un village, dans le Tarn, qui s’appelle Cahuzac. Jeune, j’y allais souvent à la chasse avec mon père. Nous avions donc Cahuzac et moi, au moins un point commun. Hélas, il n’a pas la chance de me connaître.

Dans le cas contraire, je serais son ami et je lui dirais ceci :

Cahuzac, mon ami, à la guerre se ne sont pas les trouffions qui permettent de gagner, se sont les armes. Les amérindiens l’ont payé de leur territoire, eux qui pensaient que leur courage et leurs flèches auraient raison des carabines et des mitrailleuses des envahisseurs.

Et vois-tu, en économie se ne sont pas les hommes qui permettent de lutter et de gagner, c’est le capital. Le capital est l’arme de l’économie.

Tu peux le comprendre ça. Alors quand tu taxes le capital, couillon, tu tues l’économie.

Mélanchon l’a compris depuis longtemps, il ne touche à rien, il s’agite, il fait du bruit, il se fait grassement payé pour ça. C’est un saint cet homme. Il prend la responsabilité d’aider ceux qui ne sont pas doués pour l’économie à faire leur deuil du capital. Il est utile Mélanchon.

Toi, tu es inutile et dangereux, terriblement dangereux. Quand tu auras tondu les tenants du capital que tu détestes (ne serais-tu pas un peu jaloux), tu seras à la tête d’un troupeau de moutons tondus. Ils vont attraper froid et se faire bouffer par le loup tes moutons.

Tu devrais prendre du recul. Sais-tu qu’Hitler croyait dur comme fer que l’humanité le remercierait pour avoir éradiqué les juifs, tu te rends comptes, incroyable non ?

Ce type, finalement, il n’était ni sadique, ni aventureux, ni ambitieux, ni mégalo, il était juste très con, il a fini par croire sa propre propagande, c’est fou.

Note, c’est dangereux la propagande. On raconte n’importe quoi, en boucle, il y a toujours des cons pour y croire. Ils servent de porte-voix, d’autres s’y collent à leur tour, quand ça te reviens c’est énorme, t’es coincé.

C’est peut-être ce qui t’es arrivé avec le capital. C’est dommage.

Ne fais pas chercher mon dossier fiscal, lit mon blog, tout est dedans.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’ASCENSEUR SOCIAL FONCTIONNE A FOND…

Il est des gens ronchons qui ne cessent de prétendre que “l’ascenseur social” ne fonctionnerait plus. Ils se trompent.

Universellement, toutes les sociétés ont un “ascenseur social”, plus ou moins discret, plus ou moins efficace, plus ou moins avouable, mais elles en ont toutes un.

Le notre fonctionne très fort.

Avant de l’évoquer essayons de définir ce qu’est un “ascenseur social”. La définition du dictionnaire est : “ensemble des moyens permettant à des personnes issues d’un certain milieu social d’accéder à milieu social plus élevé”.

C’est clair, c’est un outil qui sert à monter comme tous les ascenseurs, mais dans la pyramide sociale.

J’entrevois la confusion dans l’esprit de ceux qui pensent qu’il est en panne. Jusqu’à un passé pas si vieux, monter dans la pyramide sociale voulait dire gagner plus d’argent, devenir plus riche. Alors ça, oui, c’est terminé.

Si vous voulez monter dans l’ascenseur social vous devez :

– Si vous êtes étudiant, intégrer  une corporation.

– Si vous êtes salarié, intégrer un syndicat.

– Si vous n’êtes rien, intégrer un parti politique.

– Si vous êtes patron, n’insistez pas, changez de pays.

Une fois dans la place, prenez l’ascenseur dès qu’il se présente, ne le ratez pas évidemment.

Vous voulez des exemples:

– Maxime Bono, maire de La Rochelle, simple inspecteur des impôts, il est entré en politique, il est le maire de La Rochelle, président de la communauté d’agglomération et a été député. Pour 10 à 15.000 € par mois d’argent de poche, voiture, frais de déplacement et repas payés, il a fréquenté toutes les allées du pouvoir où il est une sommité.

– Robert Navarro, guichetier à la SNCF, il est entré en syndicalisme puis en politique, il est conseiller général et sénateur. Tout pareillement il a fréquenté au plus haut niveau les allées et les revenus du pouvoir.

Il y en a ainsi des milliers, vous en trouverez près de chez vous, sans beaucoup chercher. Ils sont facilement reconnaissables : voiture de fonction, une ou un collaborateur toujours à portée, la dépense facile des puissants, le verbe haut et sûr, bien habillés, ils en jettent.

Quelques conseils pour, une fois intégrée la place, accéder aux étages les plus élevés :

– Ne jamais dire ce que vous pensez.

– Sourire et promettre dès que vous êtes en public.

– Affirmer votre fidélité à n’importe quoi, mais issu d’un sondage positif.

– Prendre l’air grave quand on vous parle du malheur des autres.

– Laissez-vous porter, ne prenez pas ou très peu de décisions.

Une fois à l’étage supérieur de l’édifice auquel votre ascenseur est attaché, vous devrez constamment surveiller la solidité de l’ensemble. Evidemment si cet ensemble s’effondrait, l’ascenseur suivrait et vous avec.

Mais ne vous inquiétez pas trop, profitez. Les gérants de votre immeuble payent des snipeurs pour flinguer les occupants des ascenseurs voisins et dégarnir leurs étages supérieurs. Notamment l’ascenseur des libéraux, de ceux qui croient encore que l’économie, le travail,  la parole donnée, sont des moteurs suffisants pour mettre en route un “ascenseur social”. Ceux là, ils n’ont aucune chance, ils sont la cible des snipeurs de Bercy, l’élite.

Il reste quand même un problème, si votre “ascenseur social” est porté par des moteurs de mauvaise qualité, guidé par des rails voilés ou encore suspendu à des câbles défectueux, il court le risque de s’effondrer brusquement. Sachez qu’alors il emportera la totalité de la pyramide dont vous faites partie.

Réfléchissez avant de monter. Il est des fois où il vaut mieux laisser monter les autres.

Bien cordialement. H. Dumas

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LE DESIR

Bastiat pense que le désir est le moteur de l’économie.

Je me demande si le désir n’est pas tout simplement la vie, l’énergie, la source de tout. Je parle évidemment du désir sain, celui qui permet un épanouissement.

Le désir malsain est marginal, il conduit inexorablement à l’échec personnel et à la sanction collective, n’en parlons pas.

La survenance du désir dans notre esprit met en route la totalité de nos facultés pour tenter de le satisfaire. Au fond de nous, nous savons bien qu’il ne peut être que la récompense des efforts entrepris pour l’atteindre, que donc l’objet du désir a un prix.

Nous savons aussi qu’échouer sera désagréable, frustrant, que réussir sera toujours inférieur à nos espoirs.

Autour du désir les sociétés s’organisent, jetons un œil à cette organisation.

Les socialistes :

Pour eux, l’objet du désir est un droit. Les vacances, un droit. Les sports d’hiver, un droit. La bonne santé, un droit. Une activité satisfaisante, un droit. La réussite scolaire, un droit. La maison, un droit. L’emploi à vie, un droit. Etc…

Peu leur importe le coût, l’Etat, donc les autres, doit payer l’accès à ce droit (désir).

Evidemment, le désir étant illimité, le coût à son accès ne peut qu’être illimité. Cette confusion entre le désir et le droit est mortifère pour le socialisme, dont la faillite est de ce fait inévitable.

Les Curés, les Ecologistes, les Communistes, les Dictateurs :

Eux sont conscients du coût du désir. Ils n’ont pas la naïveté bon enfant des socialistes, qui sont les touristes du pouvoir. Ils souhaitent le pouvoir total, sans partage, et veulent le garder.

Alors, ils vont tenter de nous persuader que nos désirs sont inutiles, voir destructeurs. Ils vont nous castrer. Pour eux, avoir des désirs est mal. Les conséquences désastreuses de nos désirs sont étalées à la une, grossies par une armée d’experts à leur botte. En ce compris nos désirs les plus anodins. Par exemple, pour les écologistes, se promener (interdit…espaces protégés), se baigner (interdit…eau polluée), s’éclairer (interdit….nucléaire), se chauffer (interdit…toujours nucléaire), jeter ses déchets, les bruler (interdit…CO2), circuler (interdit…toujours CO2).

En réalité, pour cette catégorie, avoir des désirs, vivre est interdit… sauf pour eux, qui sont parfaits.

Les réalistes :

Que personnellement j’appelle “libéraux”.

Ils connaissent le prix du désir. Ils acceptent de le payer. Ils ne conçoivent pas son obtention gratuite. Ils pensent que le prix à payer est fonction du marché et que le marché se régule naturellement.

Ils savent que c’est la libéralisation des désirs du plus grand nombre, après des siècles de servitude, qui a propulsé au 19ème et 20ème siècle la société occidentale, et aujourd’hui la plus grande partie du monde, vers un progrès inimaginable précédemment, lorsque les désirs étaient castrés.

Ils pensent que dans une société libérale chacun adapte ses désirs à ses capacités. Alors que, dans une société socialiste, tous sont trompés par l’idée que tous leurs désirs, devenus des droits, leurs seront accordés.

Actuellement :

Dans ce tout petit espace planétaire que l’on appelle la France, les désirs sont faussés, étouffés, par des gourous politiques de tous bords, des journalistes véreux, des prédicateurs inconséquents et pervers, des experts de mes deux.

Après avoir bêtement emprunté pour accéder à des désirs inaccessibles, ce pays se désespère et renonce globalement à tout désir.

Dans les deux cas c’est stupide.

Ne vous égarez pas, votre désir est respectable, il a certes un coût, mais n’hésitez pas à tenter d’y accéder. La tâche ne vous sera pas facilitée par les pisses-vinaigre de tout poil, qu’importe.

La roue tourne, ils se trompent, donc ils succomberont.  Vous, vous réaliserez votre désir.

Bien cordialement. H. Dumas

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LA TERREUR

L’Etat est le dépositaire de la force.

Logiquement, la société civile n’a pas le droit d’employer la force, l’Etat est le garant du respect de cette interdiction.

Bastiat considère que la force, qui contraint des hommes du fait d’autres hommes, ne peut légitimement être employée que pour rendre la justice. Pour lui, tout emploi de la force pour un autre objet est donc totalement illégitime. J’approuve complètement cette analyse.

Notre Etat, interventionniste en diable, utilise la force pour un oui ou pour un non. Toujours bien sûr en prétendant servir la collectivité, ou pour le moins le plus grand nombre (démocratie oblige). Se faisant, il dépasse ses prérogatives, il s’égare sur les chemins de l’injustice… jusqu’à la terreur.

Prenons un exemple simple, connu et vécu par tous : la route.

Tout le monde s’accorde à reconnaître que perdre la vie sur la route est stupide. Nul ne peut nier que la vitesse est un facteur aggravant les maladresses pouvant provoquer des accidents. La limitation de la vitesse est donc parfaitement légitime.

A partir de ce constat, il y a bien longtemps que les constructeurs automobiles auraient dû être contraints à limiter la vitesse des véhicules qu’ils mettent sur le marché.

Au lieu de cela, les constructeurs ont vanté la vitesse, ils en ont fait un argument de séduction. Ils ne faisaient que suivre l’inclinaison des hommes qui sont attirés par la vitesse, mais reconnaissons que cette attitude est irresponsable et aurait dû être régulée par l’Etat.

Or, l’Etat, “représentant de commerce” des constructeurs, les a laissé et les laisse libres de fabriquer des voitures roulant à des vitesses interdites.

Pour autant, désireux de limiter la casse, l’Etat a limité cette même vitesse, laissant aux conducteurs la responsabilité de sa maîtrise. Evidemment, cette mesure contre nature est peu respectée.

Alors, sous couvert du bien public, après avoir vainement tenté des actions “pédagogiques”, l’Etat, générateur de cette injustice de base qui consiste à laisser fabriquer par cupidité des engins par ailleurs interdits d’utilisation, s’est mis à employer la force dont il dispose pour arriver à ses fins : limiter la vitesse.

Aujourd’hui, la route est un espace de terreur.

Derrière chaque arbre se cache un mercenaire, dont le but est de sévir, quelles que soient les circonstances.  La justice couvre systématiquement ces mercenaires, nul contrevenant ne trouve grâce à ses yeux. Des milliers de français, parfaitement normaux, sont pris dans cette folie, pour, in fine, se voir interdire un droit élémentaire : celui de circuler librement. En effet, comment circuler lorsque l’on vous a enlevé votre permis de conduire.

Ainsi donc, la carence initiale de l’Etat, face à un problème simple de limitation légitime de la liberté liée au danger de mettre sur la route des véhicules aux vitesses illimitées, finit par l’installation d’un régime de terreur.

Il faudrait rajouter que ceux qui subissent cette terreur sont rarement les initiateurs de la situation. Il en est toujours ainsi quand la terreur s’installe.

Si la vitesse de leurs véhicules avait été limitée dès le départ, les constructeurs auraient trouvé d’autres motifs de séduction. Ils seraient probablement encore valables, alors que la vitesse, dont nous sommes dégoutés par la terreur, n’est plus vendeuse et les met en difficulté. Il faut noter que la terreur s’exprime aussi dans la construction du réseau routier où rétrécissements et pièges se succèdent de façon infernale.

Cet exemple est accessible à tous, car tous le vivent. D’autres sont plus “discrets” parce que ne touchant pas le plus grand nombre.

L’analyse de toutes les contraintes que nous subissons et qui nous étouffent fait toujours apparaître le même processus. D’abord une pulsion naturelle favorisée par l’Etat, dont il est le complice objectif. Une dérive de cette pulsion, entrainant une lente dégradation du tissu collectif. Une prise de conscience tardive, intellectuelle ou carrément violente. L’implication illégitime de la force qui entraine la mise en place de la terreur. Tous alors la subissent avec son cortège d’injustices et de drames personnels.

C’est le cas de la fiscalité, fille de la prodigalité irréfléchie et illimitée de l’Etat. Celui-ci a mis en route, volontairement ou bêtement, la terreur fiscale qui engloutira l’économie de ce pays.

Nous en reparlerons.

Bien cordialement. H. Dumas

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REVENONS AUX CHOSES SERIEUSES

Vers 1850, Frédéric BASTIAT écrit ceci : ” Sous le philanthropique prétexte de développer entre les hommes une Solidarité factice, on rend la Responsabilité de plus en plus inerte et inefficace. On altère, par une intervention abusive de la force publique, le rapport du travail à sa récompense, on trouble les lois de l’industrie et de l’échange, on violente le développement naturel de l’instruction, on dévoie les capitaux et les bras, on fausse les idées, on enflamme les prétentions absurdes, on fait briller les yeux aux espérance chimériques, on occasionne une déperdition inouïe de forces humaines, on déplace les centres de population, on frappe d’inefficacité l’expérience même, bref on donne à tous les intérêts des bases factices…”

BASTIAT est un libéral. A cette époque ce n’est pas rien. La révolution n’est pas aboutie, elle a même échoué, l’empire l’a remplacée pour échouer lui aussi, nous sommes en plein doute, le dernier roi Louis Philippe vient de tomber, la république n’existe pas encore, un nouvel empereur s’annonce. Le passé et le présent se mélangent dans les esprits, le futur est énigmatique.

Ces libéraux, d’où viennent-ils ? Ils viennent d’une époque de servage qui a duré presque deux mille ans. D’une époque où Catherine de Russie, interrogée par un voyageur sur l’état de décrépitude de ses paysans, pouvait répondre : “Pourquoi voulez-vous qu’ils prennent soin d’un corps qui ne leur appartient pas ? “ Cette caricature n’est peut être pas toute la vérité, mais les hommes qui, à l’époque de BASTIAT, découvraient la liberté, y compris en économie, venaient de loin.

Nous avons déjà vu que, trois cents ans avant, un jeune homme, Etienne de La Boétie, se demandait pourquoi les hommes acceptaient la tyrannie des gouvernants. Il concluait sa réflexion par l’idée qu’en réalité ils étaient, pour partie, responsables de cette tyrannie, par le biais de ce que Paulo Coelho appelle aujourd’hui “la banque des faveurs”. En fait l’intérêt particulier et ses réseaux, qui font perdre de vue l’intérêt général et accepter l’inacceptable, à ceux qui disposent de la force.

En 1850, ce qui fait peur à BASTIAT c’est le socialisme, plus particulièrement dans ses aspirations économiques. Il défendra avec ardeur l’idée que l’économie ne peut être que libérale, que les intérêts individuels sont inévitablement harmoniques et non antagonistes, que ce sont eux qui équilibrent et développent l’économie.

Les inquiétudes de BASTIAT furent infondées. Pendant un siècle le libéralisme a dominé le monde occidental, pendant ce siècle le monde occidental s’est imposé comme patron de l’économie mondiale. Grace à cela, il a connu un développement scientifique et culturel jamais vu auparavant. Les dogmes ont reculé.

Quand soudain :

Ces écrits de 1850 sonnent comme une sorte d’alarme très actuelle. Les occidentaux seraient-ils prêts pour le servage ? Un dogme, issu d’eux-mêmes ou venu d’ailleurs, pourrait-il les asservir ?

La question peut légitimement être posée, tant les signes incitent à cela.

La liberté que prônait BASTIAT, que nous avons vécue, a un coût. Ce coût est la responsabilité. Ce coût, nombreux sont ceux qui ne veulent pas l’affronter.

Affronter la responsabilité c’est affronter sa condition d’homme, c’est accepter son insignifiance, accepter de regarder son néant en face. C’est dur.

Beaucoup préfèrent rester dans l’enfance, on s’amuse et “Papa et Maman Etat” s’occupe de tout, nous sommes responsables de rien.

Sauf que, “Papa et Maman Etat”, c’est comme le Père Noël, une bande de déguisés qui n’ont aucune réalité, qui ne sont là que pour abuser de notre crédulité, le temps d’une photo, payée cash et cher.

BASTIAT disait aussi : “Il ne faut pas perdre de vue que l’Etat agit toujours par l’intermédiaire de la force. Il impose tout à la fois et les services qu’il rend et les services qu’il se fait payer en retour sous le nom de contribution…. La question revient donc à ceci : Quelles sont les choses que les hommes ont le droit de s’imposer les uns aux autres par la force ? “

Les français feraient bien de réfléchir au fait que le marché libre crée peut-être des différences, mais même injustes elles voient le jour librement. Tandis que le système que certains appellent de leur vœux : l’emploi de la force pour aboutir à l’égalité,  sera, comme toujours, un échec. Mais la force appelée à la rescousse de cette utopie ne partira plus. Le servage est au bout. Il sera plus terrible que l’inégalité naturelle, accompagnée de la liberté.

Bien cordialement. H. Dumas

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Vers la création d’une administration nationale de l’urbanisme social.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en accord avec Le Président François Hollande, pourrait mettre rapidement en place l’ANUS (Administration Nationale de l’Urbanisme Social). Le gouvernement pense que cette création répond à un besoin urgent pour la France.

L’ANUS permettrait au gouvernement de digérer et d’évacuer la douloureuse crise immobilière que traverse la France.

C’est Cécile Duflot qui, naturellement, prendrait la tête de l’ANUS. Interrogée en privé, elle aurait affirmé vouloir sonner le début de la reconquête de l’urbanisme social en France à partir de l’ANUS.

L’administration française ne manque pas de compétences dans le domaine de l’urbanisme. Ces compétences, dont on peut prendre la mesure en visionnant la vidéo jointe (source Libertas), seraient regroupées dans l’ANUS.

Mais, le souhait de la Ministre Duflot est beaucoup plus ambitieux.

Les propriétaires et les entreprises privées seront associés dans un ANUS élargi. S’agissant d’une cause nationale, c’est toute la France qui pourrait bientôt se retrouver dans l’ANUS, au dire de la Ministre. Elle pense que les possibilités offertes par l’ANUS seront illimitées, certaines, dit-elle, nous surprendront.

Les seules réserves émises viennent de Bercy qu’inquiète le coût d’une telle opération. Interrogé en privé, un haut responsable nous a confirmé que l’ANUS, financé sur la solidarité, pourrait venir agrandir le trou de la SECU, ce qui pourrait ne pas être accepté par l’Europe.

Souhaitons à l’ANUS de ne pas rencontrer de vents contraires dans sa marche en avant. Car, c’est bien dans l’ANUS que le Président et son gouvernement mettent tous leurs espoirs pour solutionner la grave crise immobilière que traverse le pays. C’est à travers l’ANUS que la France retrouvera la joie de vivre immobilière.

On disait : “quand le bâtiment va tout va”. Demain on dira : “c’est par l’ANUS que se résorbent les crises du bâtiment.
On en parle en Europe:

– Le gouvernement Grec, qui traverse une crise encore plus grave que la notre, suit de très prés cette expérience, à laquelle ses spécialistes sont associés.

– L’Espagne, dont l’ANUS (Administationé Nationalé dé la Urbanistica Solidaritad) est en surchauffe, reste septique.

– L’Allemagne attend de connaître les résultats avant de plonger.

– Les Anglais refusent l’expérience, la reine ne souhaiterait pas s’engager dans cette voie.

 

C’était notre séquence “pétage de plomb”.

Bien cordialement. H. Dumas

 

 

 
 

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LES TROUBLES DU RETOUR

Je veux parler du retour de vacances. En ce qui me concerne, il s’agit d’un retour statique, puisque je ne suis pas parti. Mais, habitant une ville de vacances, je participe à la transhumance estivale sans me déplacer.

Quand les vacanciers quittent ma ville, quand les établissements qui les reçoivent se vident, j’ai l’impression moi aussi de partir, de faire ma “rentrée”. C’est un peu comme à la gare, quand le train du quai voisin démarre, nul n’échappe, tout en restant sur place, à l’impression que c’est son propre train qui part.

Cette rentrée 2012 est pénible, ça ne va pas. C’est vrai, les socialistes ne sont pas ma tasse de thé, mais la droite non plus, alors…

Bien sûr, la certitude que le libéralisme, tel que je le souhaite, n’est pas pour demain, ni pour après-demain, ne me porte pas à la joie.

Pas plus que les annonces d’impôts terrifiants à venir. Encore moins la traque des riches sur le point de devenir un sport national. Et pourtant, je ne suis pas riche, ne paie pas beaucoup d’impôts, si j’exclus les sur-impôts indus que me réclament les “fous de Bercy”.

L’avalanche de blogs racistes qui forcent mon adresse mail ne m’apporte aucune satisfaction.

Chaque déclaration socialiste m’effondre, différemment de ce que produisait en moi les déclarations de la droite. Ces dernières me mettaient dans une colère noire, celles des socialistes me désespèrent. Probablement l’exact envers de la réaction d’un socialiste. J’en arrive à me demander si je préfère la colère ou le désespoir.

En clair, c’est le bordel et sans espoir.

Partir, oui, mais où et comment ?

Rester et résister, mais à quoi ? A la connerie ambiante ?

Je vous le dis, ça ne va pas. Sale rentrée.

C’est dans cet état d’esprit que, hier, je réfléchissais au “progrès”.

Cela tenait au fait que l’on nous bassine, jour après jour, sur les dangers du progrès, sur les épouvantables nuisances qu’il serait en mesure de nous causer, ou qu’il nous aurait déjà causées. Alors je me suis dit : mais le progrès, c’est quoi ?

J’ai pris mon Larousse préféré, et là, surprise, ce n’est pas grand-chose le progrès : “…développement des connaissances, changement graduel par amélioration ou aggravation…” Tout ça pour ça ?

J’aurais à vous proposer une autre définition, plus personnelle, donc peut-être fausse où probablement critiquable, mais qui me convient mieux : “c’est dépasser les limites connues”.Cette aspiration me parait tellement, strictement, humaine.

S’il en fallait une preuve, j’irais la chercher dans l’extraordinaire livre de Richard BachJonathan Livingston le goéland”. Cette recherche des limites, puis ce souhait irrépressible de les dépasser, c’est l’originalité de l’homme, sa différence fondamentale avec l’animal. C’est ce qui l’a fait passer du dessin rupestre à l’email.

Le progrès est-il bon ou mauvais ? La question est idiote, le progrès est, un point c’est tout. Sa traduction en bien ou en mal ne dépend pas de lui, mais de la perception que l’on en a,  qui elle-même dépend de l’angle de vision de l’observateur.

Vous l’aurez compris, tous les anti-progrès me gonflent. Tout ces gens qui ne pensent que retour à la case départ, enfin, une case départ dont bien des hommes aimeraient qu’elle soit leur case arrivée. En fait tous ces “restons en là”, “c’était tellement mieux avant” me compriment les tempes, me donnent mal à la tête, m’enferment.

Je veux repousser les limites, toutes, y compris celle de la richesse, de la fête, du travail, de la connaissance, de la géographie, du monde connu et habité, etc…

Hélas, chaque jour un peu plus, je suis obligé de subir le dépassement des limites de la seule bêtise. Pour le reste, ceinture. C’est sans doute cela qui me gâche la rentrée.

J’espère que pour vous c’est mieux.  

Bonne rentrée, bien cordialement. H. Dumas

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La médiatisation est en route

Le 24 Septembre 1789, le banquier Necker, après avoir ruiné la France en introduisant le crédit à outrance, faisait voter la “taxe patriotique”. Cela n’empêcha pas la faillite de la révolution, fit le lit de Napoléon dont la notoriété initiale est liée à son pillage systématique de nos voisins, pour remplir les caisses désespérément vides de l’Etat français.

Les faillites de l’Etat sont une constante de l’histoire de France. Elles sont toujours précédées de l’inutile pillage des “riches”. Nous sommes aujourd’hui dans ce schéma. Demain sera votée une version moderne de la “taxe patriotique” par le parlement, elle nous a été annoncée. Les dégâts seront stupides, injustes et considérables.

En 2012, ces dégâts ne peuvent échapper à une exposition médiatique, les situations de désespoir qui vont voir le jour seront inévitablement diffusées, notre société est exhibitionniste.

C’est ainsi que le Lundi 27 Août, j’ai reçu le mail suivant :

“Bonjour,

Je suis journaliste pour l’émission “Complément d’enquête” sur France 2 et je prépare un reportage sur les contrôles fiscaux. J’ai eu votre mail par l’intermédiaire de contribuables associés. J’aurais souhaité vous contacter pour en parler si vous avez quelques minutes à m’accorder. Pourriez vous me dire comment vous joindre?

Merci d’avance

Cordialement

Séverine Lebrun

Journaliste à “Complément d’enquête”

Bureau : +33 (0)1 56 22 45 12

Fax : +33 (0)1 56 22 43 06

e-mail : severine.lebrun@francetv.fr”

J’ai immédiatement téléphoné à cette journaliste. Je suis tombé sur une personne ouverte, qui m’a paru intelligente et efficace, sûre de son objectif. Sa recherche se résumait à trouver un contribuable redressé, dont le redressement entrainait pour lui de très graves conséquences et une profonde souffrance. Finalement, une recherche simple, ce type de cas étant monnaie courante. A la suite de notre conversation téléphonique, je lui ai adressé, le Mardi 28 Août, le mail suivant :

Bonjour,

J’ai, en partie, résolu mes problèmes de mail depuis l’Italie.

Voici donc le lien pour le billet essentiel de mon blog

https://www.temoignagefiscal.com/article-au-nom-des-parias-102668660.html

Le contrôlé fiscal est un bouc émissaire dont la souffrance ou le suicide paraissent normaux à la majorité, qui croit en la justice fiscale.

Or la justice fiscale n’existe pas.

Bien pire, une terreur fiscale est organisée par Bercy.

Montrer une souffrance sans évoquer l’injustice qui la génère ne peut qu’aboutir à la légitimer cette souffrance et à creuser l’incompréhension entre français.

Je suis prêt à vous rencontrer à Paris les 6 ou 7 Septembre.

Bien cordialement. H. Dumas”

Depuis pas de nouvelle.

Plus de mille lecteurs suivent chacun de mes billets, ma hantise est de ne pas les trahir. Or, je ne crois pas à la compassion automatique face à une souffrance.

Je connais parfaitement l’horreur indicible de l’injustice fiscale et l’occasion de la dénoncer publiquement peut paraître séduisante. Mais je crois que ce serait une lourde erreur. Je crois que Bercy n’attend que ça.

En effet, la compassion est liée à la notion d’injustice. Les spectateurs de la lapidation d’une femme adultère sont émus, mais ils n’ont pas de compassion, car ils croient que le châtiment est juste. Pour que la compassion s’exprime, il faudrait qu’ils comprennent, comme nous le comprenons, le droit à la liberté et à l’égalité pour la femme. Alors, non seulement leur compassion s’exprimerait, mais ils entraveraient la lapidation.

Aujourd’hui, la majorité des français croit en la justice fiscale, ils pensent que celui qui est l’objet d’un redressement fiscal le mérite. Donc ils approuvent les sanctions dont il est l’objet, qu’elles qu’en soient les conséquences, y compris si elles sont mortelles.

Un long travail explicatif est nécessaire, comme celui que j’ai entrepris depuis deux ans sur mon blog, pour que la majorité des français puisse, au moins, ne pas ignorer que le fisc est injuste, que les redressements fiscaux sont, la plupart du temps, un vol, un sur-impôt illégitime.

Exposer des drames fiscaux liés à des contrôles fiscaux, sans avoir au préalable initié les spectateurs à l’injustice de ces contrôles, à leurs abus de droit, à leur violence illégale, est contre productif et ne peut que creuser le fossé de l’incompréhension entre les français à ce sujet.

Je n’exposerai donc pas mes problèmes personnels à la télévision, mais, évidemment, je reste disponible pour parler de la folie des contrôles fiscaux, de cet espace de non-droit où certains, comme moi et bien d’autres, perdent injustement le travail de toute une vie.

Avant de clore ce billet, je voudrais saluer l’Association “Contribuables Associés”. Je me permets de vous conseiller de les aider par vos dons. Ils font un énorme travail. Ils ne sont pas trop branchés “contrôles fiscaux”, mais ils traquent systématiquement les dépenses inutiles de l’Etat et nul doute que, sans eux, la faillite actuelle serait encore plus profonde.

Bien cordialement. H. Dumas

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CES IDÉES QUI TUENT

Ces idées qui s’imposent à l’homme, obscurcissent sa raison, attirent les escrocs, génèrent pillages et assassinats, ces idées m’impressionnent, leur force dépasse l’entendement.

Prenons deux exemples :

Le premier,

L’idée de Dieu, s’impose même à ceux qui la réfutent. Et pourtant, que de crimes et de pillages commis en son nom, sans que l’on puisse objectivement percevoir un avantage quelconque. Comment une telle idée peut-elle à ce point envahir l’organisation collective et paraître si personnelle ? A son sujet tout a été dit, analysé, les plus grandes monstruosités ont été et sont encore commises en son nom, rien n’y fait, elle est toujours là.

La deuxième,

L’appartenance, n’est pas moins redoutable. L’idée de l’appartenance à un groupe touche tous les hommes, y compris ceux qui pour s’y opposer se retirent loin de tout. Ramenée à la France, elle a empoisonné les rapports entre français pendant plus de 15 siècles. Pendant toute cette période ce ne fut que conflits visant à résister à l’idée d’une appartenance à l’échelle de La France de la part de ceux qui croyaient, dur comme fer, à la réalité d’une plus petite échelle, du niveau de la région. Aujourd’hui, nombreux sont ceux à qui l’échelle de l’Europe ne convient pas, qui vivent cette idée d’appartenance au seul niveau des Etats qui la composent. Faudra-t-il 15 siècles à l’Europe pour devenir l’échelle d’appartenance intégrée à l’idée de chaque européen?

 

Ces deux idées, prises à titre d’exemple alors que tant d’autres auraient pu l’être, font partie de tous ces schémas préinscrits dans notre système cérébral. Ce sont nos logiciels de base. Ils sont très nombreux, le plus étonnant est qu’ils nous paraissent strictement personnels. Il faut beaucoup de temps pour comprendre qu’il s’agit de pensées préfabriquées, qui nous sont imposées, à qui nous ne devons pas allégeance.

Mais alors, une fois ce constat fait, que faire ? Car, sur ces idées, une foultitude d’escrocs, lucides ou eux-mêmes intoxiqués, tentent de nous persuader qu’elles sont issues de notre propre cerveau et méritent obéissance. Ils entretiennent un conflit d’une grande violence à l’intérieur de chacun de nous, dont ils sont les seuls à tirer profit.

Peut-on penser librement, sans ce fatras de logiciels inscrits dans nos gènes ? Je n’en suis pas certain. J’ai peur que nos efforts se limitent à sauter d’une idée préétablie à une autre, en étant chaque fois convaincus d’une victoire à mettre au compte de notre réflexion personnelle, alors qu’il ne s’agirait toujours que d’adoption.

Ainsi, les volcans qui s’allument, ici ou ailleurs, pour des idées qui ne correspondent à aucune réalité, toutes issues des limites de notre raison, de notre piètre capacité à observer, à analyser, à comprendre, cachent en fait, sous des apparences de grandeurs, ce que l’homme a de plus vil : le vice intellectuel qui lui permet de donner l’apparence du vrai à de simples chimères.

Les escrocs qui favorisent ces hallucinations portent une terrible responsabilité. Hélas, ils ont rarement à l’assumer. Tout va bien pour eux. Je suis abasourdi par la séduction de l’irrationnel, du mensonge, qui pourtant projettent les crédules dans des drames sans fin.

Conclusion, ce n’est pas bon la canicule, cordialement. H. Dumas

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LA SAIGNEE

Le livre de Jean-Noël Fabiani Ces histoires insolites qui ont fait la médecine” nous apprend qu’au milieu du 17° siècle, c’est-à-dire hier, et depuis mille cinq cents ans, le corps médical croyait que “le sang se formait dans le foie à partir des aliments, qu’il circulait par les veines grâce à de grands mouvements de flux et de reflux comparables à la marais, qu’il passait du ventricule droit au ventricule gauche grâce à une paroi poreuse, qu’il se chargeait là de chaleur, et qu’enfin arrivé aux extrémités du corps, il ressortait de l’organisme sous forme de transpiration…”

Pourtant, dès 1628, un médecin anglais, Harvey, après un long travail d’observation, avait publié un ouvrage expliquant la circulation du sang, telle que nous la connaissons aujourd’hui.

A cet ouvrage, Gui Patin, doyen de la faculté de médecine de Paris, répondit alors : “La Bible ne mentionnant pas la circulation du sang, il est difficile de l’admettre. Si le sang circulait, la saignée serait mauvaise : or la saignée est le meilleur remède qui soit. Donc cette idée de la circulation du sang est absurde ! “

L’ouvrage de Jean-Nöel Fabiani, est publié aux éditions Plon, il est passionnant, certes en ce qui concerne la médecine, mais aussi, plus largement, il permet de réfléchir aux forces de l’obscurantisme, aux dogmes qui déforment l’observation au point de ne pas permettre de voir la simple vérité.

Tout cela peut être transposé à l’économie.

L’économie est un volume en constante circulation, cette circulation se régule naturellement, c’est elle qui distribue l’économie sur la planète, d’une façon qui peut paraître injuste où liée au hasard, mais il n’en n’est rien. Le flux économique répond à des stimuli qui sont loin d’être tous connus ou, pour le moins, acceptés.

L’économie ne se fabrique pas dans le “business” pour disparaître au bout des doigts. Elle est une globalité circulante, sa circulation participe à l’éclosion de la vie, puis à sa pérennité. Sans économie pas de vie, sans circulation libre de l’économie, pas de vie non plus.

L’impôt est à l’économie ce que la saignée est au sang. Une absurdité totale, une perte irréparable, à partir d’un certain niveau la mort par affaiblissement.

Il ne faut pas confondre la saignée avec le don du sang. Le don du sang peut permettre de rectifier des accidents de vie, cependant à la marge. Il n’empêche que tous sont consentants à ce sujet, tandis qu’heureusement les saignées n’ont plus cours.

Les saignées économiques sont de toutes sortes, certaines naturelles s’apparentent à une hémorragie accidentelle, les autres volontaires, tel l’impôt ou le vol d’Etat (dictatures, etc…), sont véritablement des saignées guidées par l’obscurantisme.

Nous pourrions paraphraser Gui Patin ” Le socialisme ne mentionnant pas la libre circulation de l’argent, il est difficile de l’admettre. Si l’argent circulait librement, l’impôt ne pourrait pas être prélevé : or l’impôt est le meilleur moteur de l’économie. Donc cette idée de la libre circulation de l’argent est absurde“. C’est con, hein !!! Et pourtant, c’est ce que Bercy pense et nous oblige à penser.

Allez, un petit effort, encore quelques jours de réflexion sur la plage et nous en reparlerons de la stupidité de l’impôt.

Cordialement. H. Dumas

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ECOLOGIE ET ECONOMIE LIBÉRALE : UNE LIAISON PARADOXALE

Lorsqu’en Février 2010 j’ai entamé l’écriture de ce blog, j’étais l’objet d’une agression fiscale hors du commun. En m’exprimant,  je visais deux objectifs :

– Le premier était tout simplement de survivre, de ne pas engager un geste irréversible face à ma mort économique programmée et voulue par le fisc. Cet objectif a été atteint. Je tiens ici à remercier tous ceux qui m’ont apporté une raison de résister et de vivre par leurs commentaires, voir leurs contacts directs. Je suis leur obligé, qu’ils m’aient été favorables ou opposés.

– Le second était de comprendre l’espace économique et sa fiscalité dans lesquels je vivais naturellement depuis toujours, sans avoir pris le temps de les analyser. Ce deuxième objectif était plus ambitieux, je ne l’ai pas atteint, je ne l’atteindrai probablement jamais, mais j’ai œuvré en toute transparence et, là aussi, vos retours ont été essentiels. Avec vous, je crois avoir compris certaines choses, notamment ce que je vais vous exposer dans ce billet.

L’écologie

Ce mot désigne la science de l’espace dans lequel nous vivons. En fait, il englobe tout, puisque tous les écosystèmes sont interdépendants. Des équilibres s’installent, mais ils ne sont pas définitifs. Selon l’angle de vision pris, les sujets étudiés se classent en niches écologiques. L’homme bénéficie d’une niche spacieuse qui empiète largement sur les autres. Lorsqu’un des équilibres vacille, on parle de crise écologique.

L’économie

Contrairement à ce que peuvent croire certains, il s’agit d’un bien collectif. Un bien commun au service de tous, entre les mains de quelques-uns. Pour bien comprendre cette définition, je propose de comparer l’économie à la culture.

Là aussi, il s’agit d’un bien commun entre les mains de quelques-uns. Le fait de rendre l’école obligatoire ne rend pas la totalité du groupe cultivée. Seuls ceux qui ont des prédispositions à ce sujet le deviendront, mais leur culture personnelle fera partie du patrimoine commun. C’est ainsi et accepté par tous.

Les excès ou provocations d’artistes ne choquent pas, nous savons tous que la liberté est essentielle à la bonne santé de la culture, les dérapages de cette liberté n’entament pas sa nécessité.

Egalement, la liberté est essentielle à l’économie, les dérapages de quelques-uns ne doivent pas l’entraver. La richesse possédée par quelques-uns est en réalité un bien commun à tous.

Malheureusement, ce constat paraît évident à presque tous pour la culture, mais pas pour l’économie….

L’homme, l’écologie, l’économie, la culture

Ce qui différencie l’écosystème humain des autres, c’est justement la capacité de l’homme à agir sur les deux composantes de son écosystème que sont la culture et l’économie. Les autres mondes vivants n’ont pas développé ces deux aptitudes. Leurs niches écologiques sont exclusivement régies par la force ou l’attitude innée, elles sont peu adaptatives et sujettes en permanence à des crises écologiques pour peu que leur environnement soit légèrement modifié.

Cependant, l’écosystème humain peut traverser lui aussi des crises écologiques qui le mettent en danger. Le marqueur principal du bon état écologique d’un écosystème humain est évidemment l’espérance de vie.

Il y a un rapport direct entre la liberté économique, la liberté culturelle et l’espérance de vie. Les sociétés totalitaires qui entravent volontairement la culture ou l’économie ont systématiquement de piètres résultats quant à l’espérance de vie de leurs membres.

Les entraves aux libertés

Concernant la culture, l’entrave la plus grave à la liberté est la censure. Fille du dogme, elle ne supporte pas la liberté qui s’en affranchit. La censure totale, détruit totalement la culture.

Concernant l’économie, l’entrave la plus grave à la liberté est le prélèvement par la force. Les sommes qui sont retirées par la force à l’économie, en principe au nom d’une plus juste répartition, provoquent son affaiblissement, jusqu’à mettre son existence en danger. Le prélèvement total, détruit totalement l’économie (voir l’ex URSS).

Pour un écosystème humain, l’affaiblissement de sa culture ou de son économie provoque une crise écologique, générant une fragilité qui met son avenir en danger.

Conclusion

L’impôt est une atteinte possible à l’écologie de l’écosystème humain. Mal géré, il peut créer une grave crise écologique. Les écologistes en sont-ils conscients ?

En affaiblissant l’économie, l’impôt affaiblit l’environnement écologique de l’homme, met son écosystème en danger, provoque une crise écologique.

L’impôt est anti-écologique. !!!

Cordialement. H. Dumas

 

Post-scriptum, décalage entre la pensée commune et l’économie :

Les plages et bords des côtes font l’objet de travaux conséquents tout au long de l’année, qui s’intensifient l’été, tout cela payé par l’impôt. Les vacances venues, tous exigent l’accès gratuit à ces lieux entretenus par l’impôt. Cela est parfaitement antiéconomique. Mais il y a mieux. Sur ces sites s’implantent naturellement des plagistes. Ils créent des emplois, paient des impôts, rendent des services. La majorité, de ceux qui profitent gratuitement de la plage financée par l’impôt, se dresse contre la présence de ces acteurs économiques, qui pourtant soulagent par leurs contributions la charge commune d’entretient des lieux. Comprenne qui pourra…

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L’EMPLOI DE LA FORCE EST UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE

Bonjour,

J’entends déjà les contestataires réfutant le titre de ce billet. Je leur conseille d’aller sur Youtube voir les images abondantes de la guerre civile en Syrie. Je serais bien incapable de dire qui a tort ou raison dans ce conflit. J’écoute les déclarations politiques et philosophiques des uns et des autres, puis je vois ces images de la force se déchaînant avec son cortège de bêtise et de pillages primaires. Je suis effondré.

Mais, sur ce blog, c’est l’économie qui nous intéresse. Dans ce domaine aussi l’emploi de la force est une insulte à l’intelligence, en même temps qu’un formidable outil de destruction.

Et pourtant….

Dès qu’un entrepreneur acquiert un peu de notoriété, un début de réussite, il ne rêve que de s’associer au politique pour imposer son activité par la force. Dans le même  temps, dès qu’un politique accède au pouvoir, donc à la force, il rêve de soumettre les entrepreneurs pour utiliser leurs bénéfices à son avantage. Ce phénomène peut se constater à tous les échelons de notre société depuis la commune en passant par le département, la région et évidemment l’Etat, pour finir à l’international pour les plus gros. Une constante suicidaire, dont la bêtise, là aussi, me laisse pantois.

Evidemment, une synergie éphémère peut se créer entre les mensonges dont vivent les politiques et les intérêts immédiats des acteurs économiques. C’est sans doute cela que l’on appelle le capitalisme, mais ce n’est en aucun cas une économie libérale. La recherche du capital à l’aide de la force est totalement contre productrice.

Le politique qui aura mis à disposition la force, dont il est le seul détenteur, va effectivement permettre à l’entrepreneur d’augmenter ou de conserver un chiffre d’affaires grâce à cette force ou au monopole accordé (ce qui est la même chose). Mais, immanquablement, il cherchera un bénéfice à son geste et présentera un jour ou l’autre la facture. Elle se traduira par une obligation fatalement antiéconomique, dont le coût viendra se surajouter à l’affaiblissement de l’entreprise qui accompagne toute situation de monopole, du fait de la perte de compétitivité fille de la libre concurrence.

Certains entrepreneurs vont affirmer que ce ne sont pas eux qui sont demandeurs, mais les politiques qui leur imposent cette alliance infernale. J’affirme qu’ils mentent.

Certains politiques, de leur côté, ne manqueront pas de prétendre que ce sont les entrepreneurs qui sont les seuls responsables de cette situation, qu’eux-mêmes refusent toute intervention économique. Ils mentent aussi.

En réalité, le couple infernal est à l’ouvrage dans tous les rouages de la société.

Je ne suis pas sûr qu’il existe, en ce monde, une société libérale où l’économie est respectée en tant qu’entité universelle. Pourtant, les équilibres économiques, vitaux pour  l’homme, nécessitent une totale liberté.

L’homme interfère dans l’économie car il s’en croit l’initiateur, alors qu’il n’en est que l’outil. Cette erreur d’analyse est catastrophique.

Quand les hommes auront compris que l’économie est universelle, que tous les êtres vivants, animaux ou végétaux, sont organisés par une économie, que chacune de ces économies s’impose, sous peine de disparition, à chacun de ces êtres vivants, alors peut-être pourront-ils s’engager dans la voie du libéralisme, de l’organisation écologique de leur propre économie, dont nous parlerons dans le prochain billet.

Bonne plage, bonne mer, bonne montagne ou bonne campagne selon vos lieux de vacances et, pour les chanceux qui restent à Paris, bonne liberté.

Bien cordialement. H. Dumas

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LES MOTS SONT IMPORTANTS

Plus particulièrement un mot, très employé de nos jours : “Tricheur”.

Aucun sport, aucune activité d’échanges ou de groupe ne peuvent se pratiquer en présence de tricheurs. L’économie n’échappe pas à cette règle. Immanquablement, le tricheur échoue aussi dans sa propre vie. C’est dire que, même seul, il est illusoire de tricher, l’échec est au bout.

Tout le monde est d’accord avec ce constat, on peut même dire que cette  évidence est telle qu’en parler vous classe dans les amuseurs de comptoir.

Cependant, il reste un problème de taille : comment repérer le tricheur ? Nous sommes tous d’accord, il faut l’éradiquer. Où les choses se corsent c’est lorsqu’il faut le confondre. Qui est-il ?

Des constats simples :

– Techniquement, une économie ne peut pas se trouver dans la situation où se trouve la notre sans l’intervention de tricheurs.

– Rappelons que cette situation est extrêmement simple, les Etats et les particuliers dépensent plus qu’ils ne gagnent. C’est ici que se situe la tricherie.

Mais alors, qui triche ? Celui qui  dépense trop, ou celui qui ne donne pas assez ? L’Etat ou les contribuables, les patrons ou les salariés ? C’est ici que la discussion s’envenime. A-t-elle une chance d’aboutir ? L’expérience tend à prouver que non.

La même expérience montre que, lorsque la discussion ne peut pas trouver d’issue, c’est la force qui règle le problème. Elle nous apprend aussi, qu’in fine, le plus fort (en principe les plus nombreux) gagne toujours, mais il n’est pas pour autant “sorti de l’auberge”. Il peut gagner mais avoir tort, il s’effondre alors plus tard, mais plus fort.

Pour ma part, j’ai tendance à penser que c’est plutôt celui qui dépense ce qu’il n’a pas gagné qui triche et non celui qui cherche à garder ce qu’il a gagné. La majorité s’accorde à penser l’inverse.

Pour plus de précision, les politiques et leurs obligés qui  dépensent un argent qu’ils ne gagnent pas, en quantité supérieure à ce qu’ils peuvent raisonnablement exiger de ceux qui en gagnent, sont pour moi les tricheurs.

Or, vous conviendrez que le terme de “tricheur” n’est employé, dans notre société, que pour qualifier ceux qui refusent de donner ce que, finalement, ils ont gagné. Le plus souvent, le désaccord se situe sur la part qui leur est exigée, supplémentaire à celle qu’ils ont déjà donnée spontanément.

Vous l’avez compris, je pense que les tricheurs sont au pouvoir, qu’aussi ils sont les plus nombreux, que donc “ça va merder”…..

Ce qui me conforte dans cette idée, c’est de voir un Président de La République se lamenter publiquement et avec emphase sur la tragédie du Vel d’Hiv, alors que cette tragédie n’est que l’aboutissement inévitable des tricheurs économiques qui pillent leurs victimes et sont, au  bout, tenus de les supprimer pour masquer leur pillage.

Les hommes, les femmes et les enfants du Vel d’Hiv avaient pour seul défaut d’appartenir à un groupe que la majorité d’alors qualifiait de tricheurs gagnant beaucoup et donnant peu.

Ce Président de La République, qui tient aujourd’hui exactement le même discours, dont la cible n’est plus un groupe caractérisé par une appartenance raciale ou religieuse mais par des fichiers tenus à Bercy, est-il machiavélique en s’émouvant au Vel d’Hiv, ou tout simplement suffisamment stupide pour ne même pas voir les conséquences à venir de sa désignation des “tricheurs”. Sans cette fausse désignation, les tricheurs seraient ceux auxquels je pense, c’est-à-dire lui et ses obligés.

Que leur ferions-nous, nous les créateurs de richesses, s’ils étaient déclarés légitimement responsables de la tricherie qui fout notre économie en l’air ? Rien. Nous continuerions à travailler, à créer des richesses, ils n’auraient juste qu’à se vautrer un peu moins.

Tandis qu’eux, qui sont les tricheurs, ils vont être obligés, pour cacher leur pillage, de nous éradiquer, de nous supprimer après nous avoir pillé. Evidemment, plus tard, tel le scorpion entouré par le feu, ils mourront de leur venin. Mais quelle responsabilité pour eux ! Quelles souffrances, quels dégâts à venir pour nous !

Une seule consolation, voilà à terme du travail pour les sculpteurs de monuments aux sacrifiés, que nous aurons été.

Cordialement. H. Dumas

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LA GREVE

Bonjour,

Le 19 Juin 2012, sous le pseudo “Benny”, un lecteur (ou une lectrice) se qualifiant d’assidu me recommandait le livre d’AYN RAND : “La Grève”.

Son commentaire était sympathique et ouvert, j’ai immédiatement commandé cet ouvrage. Je viens de le finir : 1.165 pages de bonheur total.

Avec toutefois une légère tristesse : toutes mes “découvertes” ont été découvertes par Ayn Rand, bien avant moi. C’est démoralisant de se croire perspicace et de s’apercevoir que l’on enfonce des portes ouvertes. Mais bon, c’est le lot de tous ceux qui s’expriment sur cette terre, tant il y a eu de prédécesseurs. Et puis, je le dis depuis le début, j’ai limité mon rôle au témoignage…. pourquoi prétendre plus ?

Une fois ce petit pincement au cœur évacué, voici mon conseil : quoique vous soyez en train de faire, arrêtez immédiatement et tapez “Amazone” pour commander cet ouvrage.

Vous allez lire un roman philosophique qui met en scène le monde économique, le monde de l’argent. Ecrit en 1957, il décrit la société d’aujourd’hui, avec une précision qui fait froid dans le dos.

Au moment où l’auteur écrit cet ouvrage, elle a 52 ans.

En 1957, Citroën vend sa DS19, c’est bientôt l’époque du France, du Concorde, du plein emploi, la “révolution” ce sera dix ans plus tard : 1968. Les conséquences dramatiques de la“révolution” ce sera 15 ans plus tard. Aujourd’hui nous sommes proches du “bout du bout”.Elle savait en 1957 !!!

La plupart de ceux qui liront ce livre sans comprendre sa réalité parleront de caricature de la réalité. Je vous affirme que c’est exactement le contraire qui se produit. C’est notre réalité d’aujourd’hui qui est une caricature exacerbée de la fiction décrite dans ce roman.

Vous ferez comme moi, vous irez voir sur le net qui est Ayn Rand. Vous découvrirez qu’elle a été un défenseur ardent du libéralisme, lue par tous les économistes, connue de tous les politiques et …. traduite en français en 2011 !!!!

Les deux façons d’utiliser l’argent et le pouvoir sont clairement exposées dans le roman, l’une par la sœur, l’autre par le frère. Tout est si vrai.

Le libéralisme implique une éthique, des règles, en cela il ressemble à toutes les formes de société qui elles aussi exigent une étique, des règles. C’est le piège. Mais, l’avantage du libéralisme c’est qu’il s’autorégule. C’est de cela que parle Ayn Rand, elle le fait bien, de façon accessible, avec beaucoup de conviction.

Ce qui me gêne un peu c’est qu’elle prône la fuite, j’en connais à qui cela fera plaisir…“N’essayez pas de progresser aux conditions imposées par les pillards ni de grimper à une échelle dont ils assurent la stabilité. Ne les laissez pas faire main basse sur la seule énergie capable de les maintenir au pouvoir. Je parle de votre envie de vivre. Mettez-vous en grève, comme je l’ai fait. Utilisez  votre intelligence et vos compétences en privé, étendez vos connaissances, développez vos aptitudes, mais ne partagez pas vos réalisations avec eux. Ne tentez pas de faire fortune avec en permanence un  pillard sur le dos…. Puisque vous êtes prisonnier, agissez en prisonnier, ne les aidez pas à faire croire que vous êtes libre. … N’aidez pas vos geôliers à prétendre que la prison dans laquelle ils vous maintiennent est votre milieu naturel…. Si vous avez la possibilité de disparaître quelque part dans un lieu reculé, hors d’atteinte, faites-le… “

Ce qui m’a ébloui, c’est que très clairement elle décrit la réalité d’aujourd’hui… “Votre système n’est autre qu’une guerre civile. Des hommes s’acoquinent pour faire main basse sur la justice dont ils se servent comme d’un gourdin pour écraser leurs rivaux, avant qu’une autre bande ne les débusquent à son tour pour les écraser, chacun se déclarant attaché au bien nébuleux d’un public indéfini.”

Quand vous aurez fini ce livre, vous ne regarderez plus nos politiques, nos industriels et nos journalistes de la même façon.

Dès que, d’instinct, vous parlez libéralisme, nos compétents vous recommandent Bastia, Hayek, etc…, c’est bien, mais très difficile à lire sans connaître le contexte historique. La lecture en est mal aisée, pour ne pas dire rébarbative, elle exige des compétences déjà acquises.

Ici, rien de tout cela. C’est un roman, un vrai, passionnant jusqu’à  la dernière page, mais qu’elle leçon d’objectivité, de rigueur, de justice et de pragmatisme. Bon été de  lecture.

Cordialement. H. Dumas

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FISC ET JUSTICE : VOLEURS EN BANDE ORGANISEE

Préambule :

Le titre de ce billet pourrait passer pour une réflexion de comptoir embrumée d’alcool, ou encore pour une de ces déclarations contestataires et poujadistes auxquelles personne n’accorde de crédit.  Un lieu commun, que tous ceux qui pensent penser se refusent à évoquer. Un sacrilège, que la presse et les  responsables politiques au mieux ignorent, au pire cherchent à ridiculiser ou à sanctionner.

Or, sachez que pour prendre en flagrant délit ces  deux complices, il faut beaucoup d’abnégation. Ils sont coriaces, retors, maléfiques mais intelligents, sans scrupule mais puissants, redoutables. Il faut accepter de s’engager sans billet de retour dans cette lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Beaucoup de temps et d’argent sont nécessaires pour entrevoir les premières erreurs de ce couple infernal, enregistrer leurs premières fautes, avoir enfin des preuves de leur association de malfaiteurs.

Pour se lancer dans ce combat il faut donc avoir, chevillée au corps, la haine de l’injustice, de la corruption et, probablement, être acculé.

Les faits :

Un ensemble immobilier en copropriété construit en 1993, dans l’île de Ré, pour lequel le règlement de copropriété prévoit, depuis l’origine, une destination commerciale hôtelière.Donc un ensemble assujetti à la TVA pour son chiffre d’affaires et évidemment récupérant la TVA sur les charges et investissements.

Cet hôtel a été ouvert en Juin 1994, en pleine crise immobilière. Au moment de l’ouverture, le promoteur que j’étais dut inclure son stock d’invendus dans la gestion hôtelière et devint, contre son gré, hôtelier. La situation reste la même aujourd’hui. Mon statut est celui de n’importe quel hôtelier qui aurait construit son hôtel, vendu une partie de ses chambres et conservé une autre partie. Rien de bien particulier.

Ce qui est remarquable, c’est que le fisc refuse de prendre en compte, depuis 1994, mes droits légitimes de récupération de la TVA sur mes charges et mes investissements.

Il faut bien comprendre qu’en agissant ainsi le fisc s’approprie des TVA sur charges et investissements qu’il a encaissées, qu’il devrait rendre, qu’il vole. Ne pas rendre à autrui ce qui lui appartient est un vol. Il faut comparer cette situation à celle du billet précédent, des SDF de Sao Paulo ….

Les magistrats couvrent ce vol, au plus haut niveau, Cour d’Appel, Conseil d’Etat.

La preuve du vol et de la collusion : 

Evidemment, cette situation grotesque a généré une multitude de contentieux, que j’ai tous perdus. Permettant au fisc et à la justice, dans cette affaire d’une simplicité biblique, de me regarder de haut, de me mépriser et de me ruiner en me volant la somme de 456 000 € de TVA récupérable, qui est dans leur poche, alors qu’elle devrait être en partie dans la mienne.

Je passe rapidement sur les premiers procès perdus, tant les arguments étaient pervers, mais assénés avec toute la pompe et la morgue dont sont capables les deux complices, donc imparables.

A bout de force, à la porte de la faillite, j’ai tenté une dernière fois de convaincre la justice de mon bon droit. J’ai déposé, en urgence, le 7 Juillet 2011, un référé provision en vue de récupérer mes 456 000 €. Dès le 13 Juillet 2011, le Tribunal de Poitiers me faisait savoir que mon dossier était mal ficelé, il prenait une ordonnance de refus. Réactivité : six jours, chapeau.

Le 19 Juillet 2011, je modifiais ma demande et la redéposais. Le 26 Septembre 2011, le TA de Poitiers rejetait ma demande. Les motifs du refus me paraissant injustes, j’ai fait appel devant La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux.  Celle-ci a rejeté, elle aussi, ma demande par une ordonnance en date du 11 Juin 2012.

Mais attention, La CA de Bordeaux, dans ses motifs, dit ceci : “il n’est pas sérieusement contesté par la SARL LES HAUTS DE COCRAUD (ma société) que sur la somme de 456 502 € dont elle sollicite le versement à titre provisionnel et qui serait représentative d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée, doit être imputé un rappel de taxe sur la valeur ajoutée de 382 386 €, dont le bien fondé a été confirmé par un arrêt de La cour Administrative d’appel en date du 20 septembre 2007 devenu définitif….” 

Ces 382 386 € sont le montant de la TVA sur l’investissement initial dont le fisc me refuse le remboursement depuis toujours. Soudain, la CA de Bordeaux oublie, dans cet arrêt, les combines qui la lient au fisc pour le vol de cette TVA. Elle s’exprime sans détour, conformément à la loi habituelle, elle s’abandonne….. elle accepte la récupération naturelle de la TVA ayant grevé l’investissement. Formidable non ??? Pour voir l’ordonnance complète, cliquez sur : link  

Entre temps, le fisc ayant remboursé ces TVA à d’autres copropriétaires, le 12 Décembre 2011, dans l’espoir de sauver ma société, j’ai redéposé une nouvelle demande de référé provision devant le TA de Poitiers, faisant état de ces remboursements aux autres. Cette dernière procédure était en cours lorsque l’ordonnance de la CAA de Bordeaux du 11 Juin 2012 est tombée. J’ai  immédiatement transmis cette ordonnance au TA de Poitiers.

Avant-hier, 13 Juillet 2012, j’ai reçu en courrier RAR l’ordonnance rendue par M. BONNELLE, magistrat du TA de Poitiers, à la suite de ce référé provision du 12 Décembre 2012. Evidemment encore un rejet. Mais quel rejet….

Vous pouvez prendre connaissance de cette ordonnance de rejet en cliquant ici : link

Vous percevrez en la lisant combien ce magistrat est intelligent et a parfaitement compris la situation, notamment en ce qui concerne la  ruine de ma société, que je lui ai exposée et qu’il  résume ainsi : “…que le Trésor Public  lui doit cette taxe, que les conséquences de ce défaut de paiement sont graves, car le syndic de copropriété s’est trouvé à court de trésorerie et a dû se démettre de ses fonctions; le syndic provisoire nommé par le tribunal de grande instance de La Rochelle a incité les copropriétaires à demander aux services fiscaux le remboursement de TVA….”

Il a aussi parfaitement compris l’implication, que je dénonce, de la Justice dans ces vols fiscaux, puisqu’il la reprend : “…que la formation de jugement du Tribunal Administratif de  Poitiers ayant précédemment eu  à se prononcer sur cette situation a été induite en erreur par les services fiscaux de la Charente-Maritime…” En me reprenant ainsi, il affirme à contrario que, pour lui,  la justice n’a pas été induite en erreur, qu’elle juge en parfaite connaissance de cause. De fait, il avoue la collusion dans le cadre du vol par rétention de la TVA récupérable.

Il reprend intégralement les comptes établis par les services fiscaux, ainsi que les jugements les attribuant. Puis, il vise mes différents mémoires.

Il passe ironiquement sur mon mémoire du 15 Février 2012 : “Il soutient que son précédent mémoire a été enregistré par erreur sur SAGACE comme un mémoire de l’administration fiscale que si cette erreur, en elle-même, reste sans conséquence, elle traduit néanmoins le retard de l’administration fiscale dont l’abstention entraîne des  faillites d’entreprise; …” Il s’agit là d’un grand moment. D’abord ce n’est pas SAGACE (suivi internet des dossiers à la disposition du justiciable) qui est en jeu. C’est lui, le TA de Poitiers, qui m’a adressé, en RAR, mon propre mémoire en croyant me faire suivre un mémoire de l’administration fiscale, alors que cette dernière n’avait pas répondu dans les délais qui lui avaient été impartis par le TA. Il met sur le dos de l’administration fiscale les errements et les lenteurs objectivement suspectes de son propre tribunal. On voudra bien se rappeler que pour m’indiquer que mon premier référé provision était mal ficelé le TA a mis six jours, et comparer cela au fait que pour rendre sa dernière ordonnance de référé, il aura mis sept mois !!!!

Concernant mon mémoire du 2 Avril 2012, il n’en dit rien. Précisons qu’il s’agit de la copie de la plainte déposée par mes soins, auprès de M. Le Procureur de La république du TGI de La Rochelle, contre les services fiscaux de la Charente-Maritime, pour vol dans le cadre de la rétention de la TVA récupérable qu’ils me doivent. Je suppose qu’il a trouvé ma demarche ridicule et risible.

Concernant mon mémoire du 18 Juin 2012, il n’en dit rien. Or, il  s’agit de la transmission de l’ordonnance de La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux dont nous avons vu l’importance capitale. Ainsi, en occultant  volontairement cette ordonnance, après avoir apporté la preuve qu’il n’ignore rien du dossier et des implications entre les services fiscaux et la justice, le magistrat refuse ouvertement de prendre acte de ce qu’elle précise :  la TVA sur investissement est récupérable. Il confirme ainsi, expressément, les liaisons délictuelles entre la justice et le fisc pour ne pas me restituer les TVA récupérables. Nous sommes bien en présence d’un vol en bande organisée.

Conclusion :

En volant une TVA récupérable, qu’il garde après l’avoir encaissée au lieu de la restituer, le fisc avec la complicité de la Justice détruit ma société.

En effet, cette société est incapable, ses revenus étant très modestes, de payer les charges de copropriété et les sommes que le fisc exige tout en refusant leur récupération. Il faut rajouter à cela le redressement délirant et totalement illégal de M. Martino, que la justice va aussi probablement couvrir, l’ensemble représentant 1,5 Millions d’€.

Les biens de ma société vont être vendus aux enchères. Imaginons qu’ils atteignent le prix peu probable de 2 Millions d’€. L’impôt généré par cette vente serait de 1 Million d€. La perte serait donc de 500.000 €.

Voilà donc une société, qui ne fait que son travail, modestement mais consciencieusement, qui a rempli toutes ses déclarations, assumé ses obligations, qui n’a jamais triché, que le fisc et la justice complices mettent en faillite.

Ne croyez pas qu’il s’agit d’une exception. En ce qui me concerne c’est la deuxième société que le fisc détruit, de la même façon, par le refus de TVA récupérables. La précédente m’a couté, au bout de vingt ans de lutte, la vente aux  enchères du seul appartement que j’avais en bien propre, à la suite de laquelle je n’ai pas récupéré un sou.

Le système

Ces vols sont constants. Leurs auteurs sont couverts par l’idée que celui qui crée ou possède quelque chose le fait au détriment de ceux qui ne font rien. Bien que parfaitement conscients de leurs manœuvres, de leur complicité, des dégâts qu’ils causent, magistrats et agents du fisc se drapent dans leur dignité, prétendant agir pour le bien de la collectivité ils s’octroient l’impunité, le pouvoir absolu non contestable, le droit de voler, d’éliminer, finalement de tuer. Ils sont totalement identiques à la Stasi.

Inutile de lutter, c’est sans espoir, seul l’effondrement général de notre société, dû à leur attitude, sera en mesure de les arrêter… et encore.

En ce qui me concerne, il est probable qu’ils vont continuer à faire semblant de m’ignorer, tout en intriguant à coup de jugements pervers pour faire disparaître mon blog, me ruiner et donc m’éliminer.

C’est pourquoi j’ai choisi la voie du témoignage, la seule possible. “Mais où est John Galt ?”

Bien cordialement. H. Dumas

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