Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

La grande énigme.

Daron Acemoglu, Simon Johnson et James Robinson ont obtenu le Prix Nobel d’économie en 2024. Ils ont démontré que les sociétés dans lesquelles l’économie est captée par l’élite — qu’ils ont qualifiées d’exclusives — tendaient nécessairement vers la ruine, pendant que celles où l’économie était accessible à tous — qu’ils ont qualifiées d’inclusives — tendaient nécessairement vers la prospérité.

Ce faisant ils ont traité un marqueur social : l’économie, qui n’est pas l’unique moteur d’une société. Ils sont passés à côté du vrai problème qui différencie les sociétés.

Evidemment, dans leur démarche ils ont inévitablement comparé la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Un même peuple et deux systèmes opposés, dont pourtant le différentiel ne vient pas de l’économie qui n’est qu’une conséquence de ce différentiel.

L’observation de ces deux sociétés est effrayante, la première donne une impression de mort, la deuxième une impression de vie. Et c’est bien le cas.

Les deux sont composées des mêmes individus, comment peuvent-elles être aussi différentes ?

Il me semble que la réponse est la suivante : La Corée du Nord vit sous le régime de la menace, dont le terme ultime est la mort ; La Corée du Sud vit sous le régime de l’espoir, dont le terme ultime est la vie, l’amour.

En réalité la vie évolue constamment entre la menace et l’espoir.

Chacun de nous évolue aussi personnellement entre ces deux contraintes.

Mais sur la totalité de nos vies une tendance se dégage selon les personnalités, certains sont plus souvent menaçants, d’autres plus souvent aimants, portés par l’espoir.

Il en est de même pour les sociétés, qui sont le reflet, menaçant ou aimant, des chefs et de l’organisation qu’elles se sont données ou qu’elles subissent.

Tout n’est qu’un problème psychologique, voire psychiatrique.

Toute organisation basée sur la menace tend vers la mort, mafia, écologie, Bercy, etc… Toute organisation basée sur l’espoir et l’amour tend vers la vie, familles, démocratie, libertés, etc…

Menace ou amour, toujours. Que ce soit pour chacun de nous, pour chaque groupement ou pour toute l’humanité, l’un de ces marqueurs est prédominant. Heureusement la plupart du temps alternativement.

À chacun de nous d’analyser celui qu’il pense dominant pour lui.

Bien à vous.

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Une traque fiscale en intensification

On sait que le système fiscal n’est pas assez compliqué …

On a donc décidé d’ajouter des couches de complexité et … de couts après l’expérience absolument fantastique du PAS (prélèvement à la source, totalement à la charge des entreprises, sans compensation …) dont personne aujourd’hui ne peut affirmer qu’il a amélioré la collecte fiscale qui s’établissait avant à 98% !

Jugez plutôt …

A compter du 1er septembre 2026, la facturation électronique sera incontournable pour les entreprises françaises ; elle va devenir obligatoire en affectant d’abord les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Cette obligation sera ensuite étendue aux PME et TPE un an plus tard, en septembre 2027.

Les entreprises devront donc obligatoirement émettre leurs factures sous forme électronique ; étant entendu que l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, devront être capables de recevoir des factures électroniques de la part de leurs prestataires à compter du 1er septembre 2026.

Ce système s’appuie sur un nouveau format de facture franco-allemand, baptisé Factur-X qui doit permettre d’automatiser le traitement des différentes factures émises au sein de ce système européen.

On pourrait croire qu’il s’agit de simplifier la vie des entreprises ?

En fait, pas du tout et les « détails » de la mise en place ne laissent que peu de place à l’incertitude :

1-Les entreprises devront recourir aux services d’une plateforme agréée par l’État ; c’est à dire par l’administration fiscale de Bercy, et, quand l’administration fiscale met ses gros doigts dans le pot de confiture, ce n’est jamais de manière désintéressée …

2-les factures seront « directement » transmises à la DGFIP qui va pouvoir contrôler la facturation de toutes les entreprises françaises !?!

3-les plateformes de déclaration seront payantes et à la charge des entreprises,

4-des sanctions particulièrement lourdes sont prévues. Dans un premier temps, il s’agira d’une mise en demeure, puis d’une amende de 500 € ; amende qui sera portée ensuite à 75 000 € ou même à 375 000 € en fonction de la taille de l’entreprise. Autrement dit, on ne rigole pas et, comme toujours, on met en place des sanctions extrêmement lourdes pour dissuader toute tentative de contournement de cette obligation « légale » qui n’apportera absolument rien à la vie des entreprises !

A ce stade, vous commencez à comprendre …

L’argument utilisé selon lequel ce système, totalement bureaucratique et couteux, va offrir à l’administration fiscale une meilleure visibilité et un plus grand nombre d’informations sur la facturation des entreprises françaises est factuellement faux !

Ramené à une plus juste réalité, et au-delà de la novlangue utilisée désormais de manière constante et systématique par l’administration fiscale dans le seul but de camoufler naïvement ses véritables motivations, on prend rapidement conscience qu’il s’agit rien de moins que d’une intensification de la traque fiscale …

Quels sont les buts réels poursuivis ?

Il s’agit essentiellement d’améliorer le recouvrement de la TVA intracommunautaire dont le principe de base est que les biens et services sont taxés dans le pays d’arrivée et exonérés de TVA dans le pays d’exportation ; ce qui nous ramène à la structure de l’Union Européenne qui est une organisation incomplète à tous les égards : Pas de fiscalité commune, pas d’armée commune, un ministre des affaires étrangères qui ne représente personne (sinon E Macron n’irait pas se pavaner partout), une présidente hors sol, une monnaie incomplète, des règles administratives différentes qu’on a du mal à harmoniser, une administration bruxelloise extrêmement couteuse présentant ce qu’il y a de pire en matière de gouvernance d’Etats ….

Les motivations réelles sont donc essentiellement en relation avec la fraude à la TVA intra-communautaire et les carrousels de TVA ; c’est à dire « l’existence » de sociétés fictives qui encaissent la TVA mais ne la reversent pas au fisc lors de la vente de biens ou de services transfrontaliers ; mécanismes dont d’ailleurs l’administration européenne a du mal à déterminer l’importance.

Et vous savez qu’une administration qui se pose des questions à propos d’un problème a toujours tendance à amplifier le problème.

Et pourtant, des mesures avaient déjà été adoptées en prévoyant le paiement par la voie dématérialisée obligatoire depuis 2018 mais elles n’ont pas été estimées suffisantes car elles n’ont pas permis de  stopper la fraude.

En fait, ce problème est dû d’une part à la complexité du mécanisme fiscal européen et d’autre part à la rapacité fiscale des Etats qui veulent pouvoir collecter la TVA ; cet impôt inventé par un « génial » haut fonctionnaire français et qui représente dans la plupart des pays la recette fiscale la plus « productive ».

En fait, on sait que, pour faire cesser cette fraude, il suffirait de prévoir que la TVA sera due dans le pays d’achat et seulement dans celui-là ; mais cela avantagerait trop les pays qui seraient tentés de pratiquer des taux de TVA plus faibles … ou du dumping fiscal alors qu’aujourd’hui les taux de TVA s’établissent entre 17% (Luxembourg) et 25% (Danemark, Suède, Finlande), la France étant à 20%. Il en résulterait inévitablement de trop grosses pertes fiscales pour les Etats trop dépensiers comme … la France qui ne maitrise absolument pas ses dépenses publiques !

Pourquoi cette mesure ?

Parce que, c’est bien connu, surtout en France, l’opinion commune est que les entreprises fraudent, et fraudent tellement que tous les déficits des comptes publics sont de leur faute (avec la complicité des “ultra” riches qui refusent de donner tout leur patrimoine à la collectivité et pour lesquels on voudrait bien mettre en place la taxe du fanfaron fiscal Zucman) !

On va donc les coincer et cette fois-ci elles ne pourront pas y échapper !

Il faut donc juste avoir conscience qu’il s’agit essentiellement d’une arme anti-fraude mise en place par des gens qui voient de la fraude partout et qui, devant l’échec de leurs contraintes précédentes, ont décidé de les augmenter !

Le harcèlement fiscal continue donc inexorablement à s’amplifier …

Nous sommes donc en fait en présence d’une augmentation de la pression bureaucratique qui est exercée par des gens qui n’auront jamais à supporter, à quelque moment et à quelque niveau que ce soit, les contraintes qu’ils imposent aux autres !

Ils vont donc contrôler en temps réel toutes les factures de toutes les entreprises ?

Bien évidemment non car c’est tout à fait impossible eu égard au nombre prodigieux de factures émises …

Mais la constitution d’une base de données permettra d’accumuler des fichiers considérables de données sur tout le monde avec pour conséquence de pouvoir consulter cette base de données au moindre soupçon …

Pas besoin d’IA, une simple recherche indexée suffira …

Et qu’y-a-t-il de plus soupçonneux qu’une administration fiscale ?

Nos bien-aimés fonctionnaires des impôts pratiqueront donc des contrôles ciblés sur telle entreprise qui aura attiré l’attention pour des motifs inconnus ou par le biais de sondages aléatoires ; on inspectera les fichiers de données accumulés sans même que l’entreprise concernée en ait été informée et, en cas de doute, et le doute est évidemment certain, ce sera le contrôle fiscal et les poursuites !

Autrement dit, les entreprises seront sous la menace permanente de poursuites et de sanctions, ce sera une véritable épée de Damoclès ; ce qui ne constitue évidemment pas un environnement particulièrement favorable pour travailler …

Le fisc va-t-il y gagner plus ?

Évidemment non !

C’est juste de la Paranoïa fiscale car les entreprises fictives, au cœur du mécanisme de la fraude, existeront toujours puisque c’est le mécanisme fiscal européen mis en place qui favorise cette fraude …

Le schéma est toujours le même !

On vous assure au départ que c’est juste pour accumuler des données et faciliter la vie des entreprises puis cela devient un instrument d’oppression !

Et vous savez quoi ?

Pourquoi ne pas étendre ensuite cette obligation aux particuliers ; et comme cela le contrôle sera absolument total ?

Pourtant, il n’est qu’à se souvenir du mécanisme totalement pervers de la TVA mise en place par nos génies de Bercy sur les crédits carbone, le plus grand gisement fiscal jamais mis en place au XXème siècle, qui a permis la plus grosse escroquerie de l’histoire de France avec un préjudice qu’on a encore du mal à déterminer compte tenu des pudeurs et de la discrétion de l’administration fiscale à ce propos mais que l’on peut évaluer entre 2 et 3 Mds € !

Au moyen âge, les chauffeurs torturaient les pauvres gens pour leur faire avouer où ils avaient caché leurs économies …

Les méthodes ont changé mais les buts restent les mêmes !

Bien cordialement à tous !

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En matière de liberté, la France a encore fort à faire !

En matière de liberté, la France a encore fort à faire !

Les sociétés humaines ne sont nullement des sociétés de liberté. L’homme est captif de toutes sortes d’organisations, et surtout de ses croyances immémoriales. Les religions qui se partagent l’humanité sont toutes anciennes. Malgré les progrès de l’incrédulité, elles continuent de régner sur la façon de vivre des pays où elles se sont implantées de longue date. L’Europe est le continent où la religion a la plus reculé. Cette affirmation a toutes les apparences de la vérité, à ceci près qu’elle est fausse. L’Europe est certes moins chrétienne qu’elle l’a été, mais elle est tombée sous la coupe d’une autre croyance, la religion administrative. Partout en Europe, des administrations se sont créées et règnent sur toutes les sociétés.

Une société de liberté peut se caractériser par le revenu disponible de ses membres. La société communiste ne laissait rien à ses malheureux sujets, sauf un lopin individuel qui permettait au paysan de ne pas mourir de faim. Un bon truc que les sociétés libérales se sont empressées d’imiter, puisque leurs prélèvements obligatoires atteignent généralement 85 % à 90 % du revenu de chacun. Le principal   de ce qui est prélevé va à l’Etat, mais même dans les pays où l’Etat n’est pas trop gourmand, toutes sortes d’organisations font en sorte d’imposer à chacun des prélèvements qu’il est censé avoir choisis et qu’il maintient de lui-même en s’y abonnant. Il y a un demi-siècle, il s’agissait de publications diverses, aujourd’hui ce sont plutôt des distractions ou des jeux, ce qui explique les combats de titans que se livrent les plates-formes pour régner sur ce secteur.

Donc la formule de Jean-Jacques Rousseau est restée vraie, qui disait que « l’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Rousseau se trompait toutefois sur la liberté du nouveau-né, qui n’existe pas puisque ses parents ont le devoir de l’éduquer et qu’eux-mêmes ne peuvent faire autrement qu’obéir à son égard à leurs croyances, même si leur bienveillance envers leurs enfants les pousse souvent à tenter d’améliorer leurs méthodes. La vie humaine n’est qu’un long cheminement au milieu des contraintes. Arrivé à l’âge adulte, l’homme n’en a pas fini avec les obligations de toute sorte, si bien que pour lui la liberté est un mot vide de sens. Et on voit même d’immenses attroupements de former spontanément, comme si la vie en foule était le plaisir suprême d’homo sapiens.

Depuis la révolution française, le mot de liberté rassemble partout les hommes, même si celle-ci ne reste le plus souvent qu’un désir ou une ambition. Le cas le plus frappant est celui de la République française qui a pris pour devise « liberté, égalité, fraternité ». On n’en attendait pas moins du pays qui a vu fleurir et qui a mis en œuvre l’idéal républicain. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a traduit en règles cette devise et figure en tête de la Constitution française. Or le Conseil constitutionnel n’a qu’un souci en tête, ruser avec la Déclaration et lui faire dire ce qu’elle ne dit pas. Pourquoi ? Parce que cette Déclaration le gêne face à des décisions politiques qui la nient. C’est la meilleure preuve de l’extrême difficulté d’une société humaine à appliquer des principes qui ne lui sont pas naturels. Certes, les hommes aiment la liberté, et beaucoup sont prêts à mourir pour elle, mais l’organisation des hommes sur la base de la liberté se heurte à d’intenses difficultés de gouvernance. Et la liberté de chacun contredit sans cesse la liberté des autres.

Les penseurs libéraux ont très bien identifié les racines du mal qui ronge nos sociétés. Ils les situent dans les prélèvements obligatoires d’Etat. Hayek a écrit avec force que le nazisme n’avait pu s’emparer de l’Allemagne que parce que les prélèvements y avaient atteint 48 %. Les nazis n’eurent alors qu’à prendre l’Etat pour s’emparer de la société. N’oublions pas que nazi signifie « national socialiste » et que ceux qui, dans nos sociétés, se disent encore « socialistes » devraient avoir honte de cette appellation et l’abandonner définitivement. Mais on ne peut négliger le fait que partout des groupes associatifs ou commerciaux vous soumettent à un tir nourri et constant de sollicitations, qui sont certes de droit dans une société libre, mais qui ne doivent en aucun cas attenter à la liberté de chacun. Rompre un tel engagement doit être aussi simple qu’un clic internet.

On ne peut se dissimuler le fait que la liberté, si précieuse à l’homme, est très difficile à atteindre. C’est pourquoi une société qui, comme la France, l’a mise au fronton de ses bâtiments officiels, doit déployer tous ses efforts pour la mettre en œuvre et la faire respecter. Nous en sommes très loin. Le tempérament impérieux de Macron nous en a encore plus éloignés. Son successeur aura à rétablir la situation. En attendant, chacun d’entre nous peut, là où il se trouve, être un ardent militant de cette liberté qui, sinon, ne serait plus qu’un mot à la langue coupée.

Claude Reichman

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LA FISCALOCRATIE

Notre pays vit sous le régime de la Fiscalocratie.

Son organisation est tout à fait comparable à la Théocratie iranienne, telle que décrite dans Wikipédia : « Le système institutionnel iranien, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, présente l’originalité de faire cohabiter deux légitimités. Une légitimité démocratique et politique, d’une part, issue du suffrage populaire et une légitimité religieuse, d’autre part, incarnée en priorité par le Guide de la Révolution. »

Notre Fiscalocratie fonctionne de la même manière. Nous avons d’un côté tous les attributs d’une démocratie, avec des élus et des élections et de l’autre un pouvoir absolu basé sur une croyance imposée, dont les représentants, autoproclamés entre eux, sont bunkérisés à Bercy et exercent seuls le pouvoir absolu, légalement et factuellement.

Le résultat est le même qu’en Iran. Les Français pensent, agissent et votent inutilement. Le pouvoir fiscal absolu est servi par ses penseurs qu’il est interdit de contrer en parole ou en écrit, par ses gardiens que sont les agents du fisc, la justice et les forces de l’ordre. La société est noyautée par la délation obligatoire à tous les niveaux.
L’ordre fiscal règne en maître absolu. Chacun de nos actes, chacune de nos libertés sont suspendus à des conditions — non ou difficilement accessibles, souvent carrément inventées pour la cause — entrainant systématiquement des sanctions fiscales.

Tout comme en Iran, cette organisation génère une dictature, chez eux théologique, chez nous fiscale, qui détruit les libertés et par voie de conséquence la société. Il n’est pas de société sans protection des libertés individuelles. La preuve en est rapportée sur notre terre depuis des siècles, en fait des millénaires.

Dans la pratique tout cela est anticonstitutionnel, et pourtant cela est.

Les fiscalocrates basent leur pouvoir sur la trahison des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ils la justifient par une interprétation dénaturée d’une pulsion humaine noble : la charité, qu’ils rabaissent à une utopie — malsaine parce qu’empreinte d’envie et de jalousie – baptisée l’égalitarisme.

Il n’est pas de porte de sortie.

En effet notre justice n’échappe pas au pouvoir absolu des fiscalocrates. Comme toutes les justices qui ne sont, la plupart du temps, que l’incarnation du pouvoir, la nôtre, entre l’apparente démocratie et la réalité fiscalocrate de notre pays, a choisi son camp : la fiscalocratie.

D’ailleurs, il n’est pratiquement plus possible de la saisir puisque l’avocat est devenu obligatoire, ce qui pose deux problèmes : le premier, ses honoraires élevés qui limitent drastiquement sa collaboration ; le deuxième, son évidente dépendance aux jugements des magistrats pour ses clients qui limite forcément sa liberté d’expression.

Par ailleurs, si par cas vous pensiez pouvoir quand même saisir la justice, si votre naïveté était à ce point intense, cela vous couterait, comme on dit : un bras.

Car la justice, non seulement vous oblige à prendre un avocat couteux, mais elle vous punit de la déranger, indirectement, à travers le fameux article 700, qui vous est mis sur le dos chaque fois que vous êtes perdant. Et, contre la fiscalocratie, vous êtes TOUJOURS perdant. Notre Justice se prétend au service de tous, ce n’est pas le cas, seuls ceux qui sont capables d’en payer le prix peuvent la solliciter.

Je vais vous donner un exemple qui va vous faire sourire sans doute, hélas pas moi.

Le 22 novembre 2022, je publiais sur ce site un billet dont le titre était : « Le brocanteur de Bullecourt était-il en état de légitime défense ? » Le fameux Bruno Lemaire, alors chef incontesté de la fiscalocratie, m’a immédiatement embastillé et poursuivi !!!

J’ai été assigné en urgence absolue, je mettais le pays en danger… Je me suis défendu… j’ai perdu, coût : 1 500 €.

J’ai fait appel (mes conclusions d’appel)j’ai perdu, coût : 4 000 €. J’ai été en cassation… j’ai perdu, coût : 3 000 €.

Vous ne vous trompez pas, total : 8 500 €, plus les frais d’avocats, soit 12 000 €, la routine.  

Mais, car il y a un « mais ».

Dans le même temps que Bruno, le chef des fiscalocrates, me poursuivait au civil — pour bien enfoncer le clou et dans l’espoir sans doute de me voir en prison hors de sa vue et de celle de ses acolytes — pour le même motif : le fameux billet du 22 novembre 2022, il me poursuivait en correctionnelle.

Et là, le miracle qui maintient la petite lueur d’espoir, qui nous ramène à la constitution, à l’article 11 de la DDHC : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » La Cour d’appel de Paris confirme que ce que j’ai écrit dans mon billet du  22 novembre 2022 n’est pas délictuel, ce dont tout le monde, sauf les fiscalocrates, était convaincu.

La morale :

Je me fais voler ici, par les fiscalocrates, 12 000 €, pour un motif jugé inexistant, avec l’aide de leur justice captive. Et si ce n’était que ça.

En réalité c’est plus de 2,5 M€ qu’ils me volent, me mettant à 82 ans en pure faillite et dans le plus grand dénuement. Après une vie d’intégrité professionnelle et sociale absolue.

Alors oui, je me considère en état de légitime défense par rapport à ces fiscalocrates.

La suite à venir avec vous, si vous entrevoyez la réalité.

Bien à vous. H. Dumas

PS : Les pièces s’ouvrent en cliquant dessus, elles sont signalées en gras et en couleur…

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LETTRE OUVERTE A M. FRANCOIS FLORY – Administrateur des Finances publiques adjoint

Monsieur Flory

J’accuse réception de votre courrier du 24 décembre 2025, reçu ce jour 7 janvier 2026, postée le 31 décembre 2025.

J’ai reçu en cette fin d’année, en abondance, des courriers de la part de votre administration de tutelle, aucun ne me souhaitant une bonne année. Est-ce une perte de cette tradition séculaire, ou une superstition attachée à une conscience profonde de ce qui va nous arriver, ou encore la lucidité et le cynisme des ordonnateurs du pire ? Je ne sais pas.

Quoiqu’il en soit, votre courrier est pour moi une délivrance.

En l’an 2000, lorsque j’ai décidé — lucidement et logiquement puisque j’étais attaqué parfaitement indument — de croiser le fer avec les Services fiscaux, bras armé des hommes de l’Etat, il apparaissait déjà nettement que nous allions devenir les esclaves des hommes de l’Etat, que toutes nos libertés d’hommes allaient être annihilées par dépossession de nos biens et par la faillite générale de notre société que cela entrainerait. Mon combat se justifiait, il me paraissait naturel, nécessaire.

J’espérais naïvement qu’il y aurait peut-être un sursaut, de la part des politiques, de la justice, voire de la population que j’avais décidé d’informer au jour le jour de la violence, du harcèlement, de l’aveuglement, de l’impunité, des prétentions démesurées, de la perversion, des mensonges éhontés, de votre administration.

J’avais sous-estimé la puissance de votre déguisement en justiciers, de la fausse croyance répandue vous présentant garants de l’égalitarisme. Tout cela a transformé mon aventure en calvaire, dont j’ai bien cru ne pas connaître la fin.

Aujourd’hui, votre courrier me rassure, nous sommes à la fin. Merci.

Les pulsions de destruction — tous azimuts — qui animent le personnel de votre administration sont là, tout le monde les voit. Le résultat aussi est là, c’est la dette ultime, la faillite, que rien ne pourra cacher.

J’accuse votre administration, dont vous êtes un exemple parfait, de :

  • Restreindre volontairement l’autonomie des Français.
  • De les contraindre en les effrayant par la terreur
  • De prendre du plaisir à imposer des souffrances psychologiques et matérielles aux Français.
  • De ne pas hésiter à avoir recours à la cruauté pour contraindre.

La preuve de tout cela est rapportée dans la lettre de votre hiérarchie, déjà publiée dans le billet du 29 décembre 2025. Elle est confirmée techniquement dans votre courrier reçu ce jour le 7 janvier 2026.

Parlons de votre courrier, qui fait suite à ma réclamation du 15 décembre 2025.

Préalablement, de votre lucidité d’agent décideur de votre administration.

Vous savez, très clairement, qu’une personne de vos services, en 2000, a réalisé volontairement un faux, pour obtenir de la mairie de Sète un certificat d’urbanisme ne correspondant pas à l’utilisation qu’elle allait en faire. Vous savez que ce faux a été utilisé pour me taxer indument lors du décès de ma mère. Vous savez que contre vents et marées vous avez soutenu ce faux jusqu’à ce que, finalement, après renvoi par arrêt de la Cour de cassation, la Cour d’appel de Montpellier m’ait donné raison, 19 ans plus tard.

Vous savez aussi parfaitement que, pendant toutes ces années, vous n’avez cessé de tenter de me détruire. Au début j’ai cru qu’il s’agissait de conflits de personnes. Puis j’ai compris qu’il ne s’agissait que de votre réalité structurelle, de la composante essentielle de votre moi administratif.

Vous avez décidé ma mort économique, vous avez pour cela engagé des redressements fictifs sur deux de mes sociétés. La justice a couvert votre meurtre économique, seul le Commissaire du gouvernement de la Cour administrative d’appel de Marseille a vu clair et n’a pas joué le jeu, il n’a pas pesé lourd…

Je vous ai bien aidé en critiquant, à juste titre, l’illégalité de votre venue chez moi. Vous avez transformé ma critique en opposition à contrôle fiscal, et fait gober cette énormité à la justice, qui décidemment n’a pas de limite à sa complicité avec vous…

Les preuves qui suintent de votre courrier du 24 décembre 2025.

A – La taxe foncière de 2021

Tout un paragraphe, 13 lignes, pour confirmer deux choses :

  • Dès que j’en ai eu la possibilité, le 20/09/2022, je vous ai adressé un chèque de 30 772 €. Ce n’est pas une caractéristique de mauvais payeur.
  • Puisque mes difficultés financières étaient exclusivement liées à vos attaques sournoises, dont la principale venait d’être perdue par vous au terme de 19 ans de lutte, j’imaginais alors que la paix et une certaine courtoise pouvait voir le jour entre nous. (Je suis un peu con, n’est-ce pas ?)
  • Je pensais que face à mon effort vous ne verriez aucun inconvénient à me faire la remise des majorations, d’autant que la CA de Montpellier, amenée à dire enfin la justice, n’avait pas accompagné sa décision d’une indemnité pour les 19 ans de harcèlement dont vous nous aviez gratifiés moi et mes enfants, allant jusqu’à saisir les indemnités de mon fils alors interne à la faculté de médecine de Montpellier. Je passe sur vos dénonciations de fraudeur fiscal qui m’ont définitivement exclu de notre société.
  • Dans votre courrier vous apportez la preuve que vous avez, contre mon gré, attribué à mes versements une destination qui n’étaient pas la leur. Ainsi vous faites mine de me poursuivre pour une taxe foncière due, alors que ce n’est pas le cas, il s’agit d’une majoration qui est contestable et contestée.
  • Ne le prenez pas mal, mais objectivement, c’est : minable, petit, pas au niveau.

B – Concernant les locaux vacants

Nouvel aveu, vous avez la prétention de lever un impôt sur des locaux qui seraient vacants alors qu’ils devraient être loués.

C’est à vous de faire la preuve qu’ils pourraient être loués, sans quoi vous échappez à la responsabilité qui vous incomberait si, loués, ils faisaient l’objet d’une procédure de la part du locataire pour mauvais état locatif, rendant les locaux impropres à la location.

Comment expliquez-vous cette attitude autrement que par le simple fait de piller les propriétaires, indépendamment de la réalité de la situation mise artificiellement en avant comme excuse à ce pillage.

Ne me dites pas que vous n’avez pas réfléchi à cette situation d’une inversion crapuleuse de la preuve, dont vous vous débarrassez en 5 lignes.

C – Vos menaces

Précisons que l’on parle en réalité d’une somme de 1 984 € €, qui représente deux taxes pour locaux vacants en 2023 et 2024 et toutes les incohérences qui vont avec.

A cette somme vous pourriez ajouter 13 902 €, qui est la taxe foncière de 2025, qui était payable au 15/10/2025, pour laquelle par un courrier en date du 1 décembre 2025, j’ai pris l’engagement de vous la régler avant le 31/03/2026.

In fine vous avez rajouté une somme de 1029 €, la taxe pour logement vacant, exigible depuis seulement le 15 décembre 2025.

Nous avons donc un total — sans les majorations indignes — de 3 013 € levés en détournement de preuve, et de 13 902 €, dont engagement a été pris de les régler avant le 31/03/2026.

Face à cela, vous avez pris le 3 décembre 2025, en pleine diarrhée fiscale, une hypothèque sur tous les biens de la SCI, 32 lots de copropriété, dans l’optique d’une procédure lourde devant le juge de l’exécution.

Vous basculez dans le délit, votre prise de garantie est non seulement largement prématurée et ne vise qu’à faire mal, mais elle est totalement illégale car dépassant et de beaucoup le montant qui vous est autorisé à saisir en fonction de la créance réelle que vous détenez. Mais peut-être pensez-vous que ces appartements qui ne sont pas en état d’être loués ne vont pas se vendre très chers….

La boucle est bouclée.

Vous avez fait la démonstration de ce que vous êtes vraiment, comme tous ceux qui participent, volontairement et contre rémunération, au pillage de la France et des Français. La nature de votre disfonctionnement et ses conséquences apparaissent petit à petit aux Français.

Il est probable qu’avant d’être légitimement éradiqués de notre société et remplacés par des intervenants responsables et équilibrés pour s’occuper de notre capital commun indispensable, aussi bien pour son recouvrement que pour son utilisation, vous allez aveuglement tuer financièrement autour de vous, comme toute armée en déroute.

Peut-être serai-je votre victime dans ce cadre. Si c’est le prix à payer pour retrouver notre liberté, je trouve qu’à 82 ans, ce n’est pas grave pour moi.

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Une duperie

Ce n’est pas le procès du Mercosur qui s’est ouvert en France au nom de la défense des agriculteurs mais un procès d’intention anti-européen suicidaire pour notre agriculture et nos agriculteurs.

Faute de s’être modernisée comme ses concurrentes européennes, l’agriculture française souffre, asphyxiée par l’économie d’assistance dans laquelle elle s’épuise.

Mais au lieu de se réformer, elle s’en prend à son mécène.

Notre agriculture ne survit que grâce aux subventions de l’Europe.

Ces subventions vont se tarir. Tout le monde le sait.

L’Europe doit choisir l’avenir, c’est-à-dire l’investissement dans les découvertes à forte valeur ajoutée. Elle doit se battre sur ce terrain contre les États-Unis et la Chine, des concurrents déjà surarmés et dominants.

Le marché européen doit donc s’élargir et engager le combat sur le sol américain. C’est ce que l’Europe s’apprête à faire.

À examiner les termes du traité, il n’y a objectivement aucun danger de concurrence déloyale ni au regard de la quantité des sur-importations agricoles envisagées (1.6% de la consommation de bœuf par l’Europe), ni au regard de la qualité. Celle-ci restera déterminée comme aujourd’hui par les normes européennes en vigueur.

Tout le bruit fait autour de cette affaire, vieille de plus de 25 ans, ne ressort pas du traité lui-même mais du chaos politique dans lequel se débat notre pays. C’est une affaire de politique intérieure. Coordination rurale et Confédération paysanne, toutes deux extrémistes, sont à la manœuvre.

Aucun syndicat agricole ne croit sérieusement au danger que présenteraient les importations alimentaires d’Amérique du Sud. Mais ils entretiennent l’opinion publique dans un réflexe nationaliste pour retarder l’échéance des efforts qu’exigera la réforme inéluctable de notre agriculture.

Sous l’influence de partis politiques engagés dans un combat à mort contre le Président de la République, la presse d’opinion et les réseaux sociaux ont manipulé une opinion publique mal renseignée et sourde à la raison.

Le traité sera cependant signé. La France bénéficiera ainsi de droits de douane réduits ou même abolis pour ses exportations et devra, en contrepartie, accueillir en nombre limité des produits sous taxés ou détaxés.

Il favorisera notre intelligence artificielle et nos secteurs industriels de pointe.

Il favorisera les secteurs de notre agriculture la plus concurrentielle.

Il imposera la réforme de notre agriculture moins bien portante.

Ce n’est pas la faute des autres si notre agriculture est malade.

La guérison est possible.

Elle passe par sa réforme en profondeur.

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La France est un pays cher

Je fais allusion ici à notre porte-monnaie.

Bien évidemment, ce genre de considération dépend du niveau de revenus … car plus les revenus sont élevés et moins l’on ressent les effets du cout de la vie quoiqu’en général le train de vie soit en corrélation avec les revenus ; ce qui signifie que les dépenses sont d’autant plus élevées que les revenus sont élevés !

Toutefois, au-delà de ces considérations individuelles, on peut opérer une comparaison objective, pour une même série d’articles, entre les prix français et ceux pratiqués dans les pays voisins ; surtout ceux qui utilisent la même monnaie.

L’internet nous ouvre de multiples possibilités à cet égard ; notamment parce que de plus en plus d’achats se font par ce biais.

Ainsi, si vous utilisez cet outil comparateur des prix des boutiques Amazon en Europe, vous constaterez très rapidement que les prix français, pour un même produit, sont très souvent parmi les plus élevés …

Quelle surprise, la France serait donc un pays cher ?

La réponse, limitée à ce seul constat, semble évidente : Oui, la France est un pays cher à peu près pour tout !

Si l’on en veut une confirmation complémentaire, il suffit de consulter l’indice BigMac qui établit une hiérarchie du prix, dans le monde, du sandwich des fastfoods McDonald.

Pour l’essentiel, seuls les pays de l’Europe du nord (Suisse, Norvège, Finlande, Irlande, Suède) ont un prix plus élevé ; ce qui situe à n’en pas douter la position française. La France est plus chère que tous les autres ; seule l’Italie faisant figure de cas à part.

Mais pourquoi ?

On pourrait penser que c’est parce que les salaires y sont plus élevés ou encore que les commerçants s’en mettent plein les poches sur le dos des consommateurs ?

Pas si simple …

Bien entendu, il y a une question de niveau de vie. Ainsi en Suisse, les prix y sont très sensiblement plus élevés mais le salaire minimum y est aussi presque 3 fois supérieur au SMIC français.

Or, lorsque l’on compare le niveau de revenus des français avec celui de nos autres voisins, on constate qu’il est très loin d’être le plus élevé. Les salaires français se situent même plutôt dans la moyenne basse. La réponse à cette question ne se situe donc pas à ce niveau.

Par ailleurs, il ne faut pas croire, dans un monde où la concurrence est féroce, que c’est par pur plaisir ou avidité que les fournisseurs et commerçants français pratiquent des prix plus élevés que les autres … surtout que dans le commerce en ligne les marges sont en général les plus faibles possibles compte tenu du nombre très important de références mises en concurrence pour un même produit. Et c’est particulièrement le cas pour Amazon.

Fort de ces constats,  il n’est donc pas justifié que les prix soient parmi les plus élevés !

En fait, vous l’avez compris : l’explication tient au montant des charges et des impôts supportés par les entreprises. C’est à dire qu’un simple outil de comparaison de prix permet de mettre en évidence que la pression fiscale et sociale (charges sociales) est très élevée en France … et que les entreprises françaises ont du mal à être compétitives !

Les élus et dirigeants français, bien conscients de ce problème, ont d’ailleurs décidé de fermement réagir à ce propos …

Ils ont décidé qu’on allait encore alourdir les charges et les impôts sur les entreprises ; ce qui va nécessairement encore dégrader la compétitivité des entreprises françaises.

Fatalement, les entreprises n’auront pas d’autre choix que de répercuter les hausses de taxes et de charges sur … le consommateur et les prix pratiqués en France deviendront encore plus élevés !

Autrement dit, cela va mal mais bientôt ce sera encore pire alors que les seuls créateurs de richesse sont les entreprises privées et qu’en les matraquant toujours plus on ne fait que détruire un peu plus le tissu économique productif …

Mais, de cela nos dirigeants et élus se moquent car leur niveau de vie est incomparablement plus élevé que celui de la moyenne des français et, surtout, leurs revenus ne dépendent absolument pas du niveau de compétitivité économique du pays puisqu’ils vivent de l’extorsion fiscale exercée sur les autres. On se situe, en ce qui les concerne, à des multiples du salaire moyen (de l’ordre de 5 à 10 fois ce qui est évidemment considérable et permet une évidente marge de manœuvre dont ne dispose pas la personne qui perçoit 2.000€ par mois).

Bien évidemment, il n’y a pas de système magique qui permet d’alourdir sans cesse la fiscalité tout en espérant que les entreprises privées vont pouvoir améliorer leurs marges et augmenter leurs ventes auprès de français au pouvoir d’achat en érosion constante …

L’explication tient au fait que les dirigeants et élus perçoivent l’économie comme un système circulaire dans lequel l’Etat distribue de l’argent (aides sociales) et des salaires (aux fonctionnaires) qu’il reprend ensuite par le biais des impôts !

Malheureusement, cette vision fait totalement l’impasse sur nos importations massives de biens d’équipement et de consommation que nous devons payer au moyen de sorties de devises.

Mais il est vrai que nos grands spécialistes ont trouvé depuis 30 ans la parade : l’emprunt ; c’est à dire que nous empruntons à l’étranger l’argent dont on a besoin pour acheter des biens importés !

Une véritable martingale magique ; sauf qu’à l’arrivée il ne va nous rester que … les dettes des emprunts !

La situation générale du pays va donc continuer à se dégrader avec une stagnation de la consommation dont on voit déjà les effets sur le marché de l’automobile qui s’écroule mais aussi des « disparitions inexpliquées » de collecte de TVA (on a parlé de 10 Mds€) alors que nous faisons face à une véritable hécatombe d’entreprises (70.000 faillites en 2025).

Traduit en langage économique, cela s’appelle une récession … même si les élus et dirigeants se gardent bien de l’évoquer, d’autant plus qu’ils sont … incapables d’y remédier. La destruction fiscale des entreprises amènera fatalement à une contraction de l’économie et à une réduction des recettes fiscales … exactement l’inverse de ce qu’il faut faire !

Enfin, quand on ajoute aux prix élevés, le fait que nous avons le record du monde la fiscalité, la France devient vraiment un pays … très cher !

Toutefois, l’essentiel est que les français ne s’en rendent pas compte, qu’ils croient que tout va bien et surtout qu’ils acceptent la situation … car le but final est bien entendu de faire durer ce système si profitable pour quelques-uns à un … cout exorbitant !

Cela est un peu sordide et parfaitement cynique … mais pour l’instant ça marche !

Bien cordialement à tous !

 

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Revenus et capital

Il n’est pas de revenus sans capital. Ou, tous les revenus mobilisent un capital, qu’il soit personnel ou collectif.

Ce n’est pas une philosophie, ni une croyance, c’est un fait. C’est ce fait brut qui sous-tend toute l’économie, sans laquelle il n’est pas de vie.

Au plus simple de la vie le capital est tout ce qui lui est accessible pour qu’elle perdure.

C’est sa fourrure et les proies qu’il peut atteindre sur la banquise qui sont le capital de l’ours blanc.

C’est dire à quel point au départ l’homme était handicapé.

Son principal capital fut l’intelligence, au développement laborieux tant elle a toujours été mal et peu distribuée. On comprend ici la puissance multiplicative de l’IA.

Le respect du capital est essentiel et sa juste répartition fait partie intégrante de ce respect.

La juste répartition du capital suppose, et c’est le point d’achoppement, qu’elle s’applique entre ceux qui le produisent. Ce qui exclut de la discussion la fameuse maxime : « chacun doit avoir en fonction de ses besoins » tant elle est mortifère pour le capital, donc pour la vie.

L’empathie, qui est un des piliers du regroupent collectif — nécessaire à l’homme fondamentalement grégaire — a un coût qui vient affaiblir le capital, mais qui est incontournable. Sans lequel l’effort collectif est impossible. Son niveau ne peut pas être mathématiquement défini, il s’appelle la charité.

Pas assez de charité nuit, trop de charité tue.

Une fois ces évidences rappelées et acceptées la société apparaît différemment.

Il y a ceux qui jouent le jeu et ceux qui trichent.

Ceux qui jouent le jeu sont ceux dont l’activité produit ou protège un capital, directement ou indirectement. Le problème est qu’ils sont seuls à le savoir, car en ce domaine les apparences sont particulièrement trompeuses.

C’est donc une estimation personnelle et morale qui tire les ficelles de l’organisation sociale vitale du capital, elle s’appelle : l’honnêteté.

Quelques chiffres pour mémoire.

Quand un individu qui n’a pas d’activité perçoit 12 000 € par an, cela suppose que soit adossé à cette somme un capital de 400 000 €. Quand l’aimable François Hollande perçoit 15 000 € par mois cela suppose un capital adossé de 6 M€.

Je vous laisse, en toute honnêteté évidemment, calculer votre apport, total ou participatif, au capital qui correspond à vos revenus. Et, réfléchir au pillage éventuel dont vous êtes l’objet ou auquel vous participez.

Bien à vous. H. Dumas

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La finitude

Richard Armenante m’a adressé la circulaire suivante :

« La véritable raison de l’invasion du Venezuela par les États-Unis remonte à un accord conclu par Henry Kissinger avec l’Arabie saoudite en 1974.

Et je vais vous expliquer pourquoi il s’agit en réalité de la SURVIE du dollar américain lui-même. Ni la drogue. Ni le terrorisme. Ni la « démocratie ». Il s’agit du système du pétrodollar qui a permis aux États-Unis de rester la puissance économique dominante pendant 50 ans. Et le Venezuela vient de menacer d’y mettre fin.

Voici ce qui s’est réellement passé :

Le Venezuela possède 303 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées. Le plus grand du monde. Plus que l’Arabie saoudite. 20 % du pétrole mondial.

Mais voici ce qui compte :

Le Venezuela vendait activement ce pétrole en yuans chinois, et non en dollars.

En 2018, le Venezuela a annoncé son intention de « se libérer du dollar ». Ils ont commencé à accepter les yuans, les euros, les roubles, tout sauf les dollars pour le pétrole. Ils demandaient à rejoindre les BRICS. Ils mettaient en place des canaux de paiement direct avec la Chine, contournant totalement le système SWIFT. Et ils disposaient de suffisamment de pétrole pour financer la dédollarisation pendant des décennies.

Pourquoi est-ce important ?

Car tout le système financier américain repose sur une seule chose : Le pétrodollar.

En 1974, Henry Kissinger a conclu un accord avec l’Arabie saoudite : Tout le pétrole vendu dans le monde doit être tarifé en dollars américains.

En échange, l’Amérique assure sa protection militaire. Cet accord unique a créé une demande artificielle de dollars à l’échelle mondiale. Tous les pays du monde ont besoin de dollars pour acheter du pétrole. Cela permet aux États-Unis d’imprimer de l’argent à volonté tandis que d’autres pays travaillent pour cela. Il finance l’armée. L’État-providence. Les dépenses déficitaires. Le pétrodollar est plus important pour l’hégémonie américaine que les porte-avions.

Et il existe un schéma récurrent quant à ce qui arrive aux dirigeants qui le contestent :

2000 : Saddam Hussein annonce que l’Irak vendra son pétrole en euros et non plus en dollars. 2003 : Invasion. Changement de régime. Le pétrole irakien est immédiatement reconverti en dollars. Saddam Hussein est lynché. Les armes de destruction massive n’ont jamais été trouvées car elles n’ont jamais existé. 2009 : Kadhafi propose une monnaie africaine adossée à l’or, appelée « dinar or », pour le commerce du pétrole. Les courriels divulgués d’Hillary Clinton elle-même confirment que c’était la raison PRINCIPALE de l’intervention. Extrait d’un courriel : « Cet or était destiné à établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar d’or libyen. » 2011 : L’OTAN bombarde la Libye. Kadhafi est sodomisé et assassiné. La Libye abrite désormais des marchés d’esclaves à ciel ouvert. « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! » a lancé Clinton en riant devant la caméra. Le dinar d’or mourut avec lui.

Et maintenant Maduro. Avec CINQ FOIS plus de pétrole que Saddam et Kadhafi réunis. Vente active en yuans. Créer des systèmes de paiement hors du contrôle du dollar. Demande d’adhésion aux BRICS. En partenariat avec la Chine, la Russie et l’Iran. Les trois pays à la pointe de la dédollarisation mondiale. Ce n’est pas une coïncidence.

Contester le pétrodollar. Changer de régime. À chaque. Fois. Stephen Miller (conseiller à la sécurité intérieure des États-Unis) l’a littéralement dit à voix haute il y a deux semaines : « L’industrie pétrolière vénézuélienne a été créée grâce à la sueur, à l’ingéniosité et au labeur des Américains. Son expropriation tyrannique constitue le plus grand vol de richesses et de biens américains jamais enregistré. » Il ne le cache pas. Ils prétendent que le pétrole vénézuélien appartient à l’Amérique parce que des entreprises américaines l’ont exploité il y a 100 ans. Selon cette logique, toute ressource nationalisée dans l’histoire a été un « vol ».

Mais voici le problème PLUS PROFOND : Le pétrodollar est déjà en train de mourir. La Russie vend son pétrole en roubles et en yuans depuis l’Ukraine. L’Arabie saoudite discute ouvertement des règlements en yuans. L’Iran commerce avec des devises autres que le dollar depuis des années. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays. Les BRICS développent activement des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar. Le projet mBridge permet aux banques centrales de régler instantanément les transactions en monnaies locales. L’adhésion du Venezuela aux BRICS, avec ses 303 milliards de barils de pétrole, accélérerait ce processus de manière exponentielle. Voilà le véritable enjeu de cette invasion.

On ne lutte pas contre le trafic de drogue. Le Venezuela représente moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. Ce n’est pas du terrorisme. Il n’y a absolument aucune preuve que Maduro dirige une « organisation terroriste ». Ce n’est pas la démocratie. Les États-Unis soutiennent l’Arabie saoudite, qui n’organise aucune élection. Il s’agit de maintenir un accord vieux de 50 ans qui permet à l’Amérique d’imprimer de l’argent pendant que le monde travaille pour elle.

Et les conséquences sont terrifiantes : La Russie, la Chine et l’Iran dénoncent déjà cela comme une « agression armée ». La Chine est le plus gros client pétrolier du Venezuela. Ils perdent des milliards. Les pays BRICS assistent à l’invasion d’un pays qui commerce en dehors du dollar. Tous les pays qui envisagent la dédollarisation viennent de recevoir le message : Défiez le dollar et nous vous bombarderons.

Mais voici le problème. Ce message pourrait accélérer la dédollarisation, et non l’arrêter. Car désormais, tous les pays du Sud savent ce qui arrive lorsqu’on menace l’hégémonie du dollar. Et ils se rendent compte que la seule protection est d’aller PLUS VITE.

Le timing est dingue lui aussi : 3 janvier 2026. Le Venezuela est envahi. Maduro est capturé. 3 janvier 1990. Invasion du Panama. Capture de Noriega. 36 ans d’écart. Presque jour pour jour. Même scénario. Même excuse de « trafic de drogue ».

La même raison, en réalité : le contrôle des ressources stratégiques et des routes commerciales. L’histoire ne se répète pas. Mais elle rime.

Que se passe-t-il ensuite ? La conférence de presse de Trump à Mar-a-Lago donne le ton. Les compagnies pétrolières américaines sont déjà sur les rangs. Politico a rapporté qu’elles avaient été approchées au sujet d’un « retour au Venezuela ». L’opposition sera mise en place. Le pétrole sera de nouveau coté en dollars. Le Venezuela devient un autre Irak. Une autre Libye.

Mais voici ce que personne ne demande : Que se passe-t-il lorsqu’on ne peut plus dominer le dollar par les bombardements ? Quand la Chine aura-t-elle suffisamment de levier économique pour riposter ? Quand les BRICS contrôlent 40 % du PIB mondial et disent « plus de dollars » ? Quand le monde réaliserat-il que le pétrodollar se maintient grâce à la violence ?

L’Amérique vient de dévoiler son jeu. La question est de savoir si le reste du monde se laisse faire ou s’il bluffe. Car cette invasion est un aveu que le dollar ne peut plus rivaliser par ses propres mérites. Quand il faut bombarder des pays pour qu’ils continuent à utiliser sa monnaie, c’est que cette monnaie est déjà en train de mourir. Le Venezuela n’est pas le début. C’est la fin désespérée. Qu’en penses-tu ? »

Ce que j’en pense

L’idée de complot me gêne. Imaginer que la situation actuelle découle d’un simple deal de Kissinger avec l’Arabie Saoudite me parait farfelue, déconnectée de toutes les réalités universelles ou spécifiques.

Restons simple : Qu’auraient pu demander en échange de leur pétrole les princes arabes ? Des chameaux ? De l’or ? Evidemment que non, ils souhaitaient une monnaie fiduciaire forte. Un point c’est tout. Dans toute transaction, à partir du moment où, pour des raisons évidentes, la monnaie fiduciaire s’impose comme le moyen le plus sûr et le plus facile, les parties choisissent la monnaie la plus sûre.

Nul doute qu’à une époque le dollar, pour de multiples raisons, tout particulièrement pour la qualité de l’organisation sociétale des Etats-Unis, était la monnaie fiduciaire la plus rassurante.

Que, petit à petit, la démocratie, cette merveille apparente, ait fini par donner le pouvoir absolu aux plus faibles à travers l’égalitarisme, qu’ils aient utilisé ce pouvoir absolu avec deux seuls buts : le profil personnel et l’éradication des plus fort, n’était sans doute pas prévisible. Mais le fait est là, et il touche tout l’occident.

Que l’incroyable réaction pour parer cette catastrophe ne soit pas de rétablir la démocratie accompagnée de la vérité et de la raison, mais au contraire de conserver le mal, c’est à dire le pouvoir fort, voire absolu, et de simplement changer les hommes de pouvoir en leur laissant ce pouvoir absolu que la démocratie est sensée combattre par la raison, est stupéfiant.

Le manque de raison, d’équilibre, de compréhension de la circulaire de Richard me tétanise. Sa marque complotiste me désole.

Oui, les Américains se sont vautrés dans la facilité et ont joui indécemment du pouvoir que leur a donné la multiplication artificielle de leur monnaie sans contrepartie réelle, creusant un déficit qui doit normalement les ruiner. Mais nous avons suivi, voire précédé cette façon de faire finalement de la fausse monnaie.

Montrer du doigt les Américains sans se remettre soi-même en question, alors que nous sommes dans la même logique d’une dérive démocratique qui a donné le pouvoir absolu aux plus faibles, qui l’ont utilisé pour accaparer, par l’impôt, le travail et le capital des plus forts. Et que, en ce moment même nous nous apprêtons à confier un pouvoir plus fort à des structures qui prétendent renforcer le pouvoir absolu des plus faibles des plus nuls, est déstabilisant globalement. Cette déstabilisation va détruire notre société, comme cela se produit à chaque période de ce type, ce n’est pas nouveau.

Alors qu’est-ce que j’en pense ?

Je suis effondré, comment peut-on espérer faire fonctionner une société, pour le bonheur de tous, en prônant la médiocratie et en détruisant ses propres champions ?

Quant au Venezuela et aux Etats-Unis, leur conflit est endémique, la raison et la discussion seraient les seuls moyens d’y faire face, sauf que les deux systèmes de pouvoir qui s’opposent ne sont pas au niveau…

Le dollar n’est pas en train de mourir parce qu’on l’utilise moins, mais parce que les sociétés qui l’ont porté ont cessé de croire à l’excellence, à la vérité et à la responsabilité.

Bien à vous. H. Dumas

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Du danger d’insulter un agent de l’administration

Nous allons évoquer aujourd’hui les rapports entre les individus et l’administration en plaçant en contrepoint le fait que les français ne craignent rien de plus que l’administration des  impôts et la police (ou la gendarmerie) ; ce qui parait logique concernant les forces de l’ordre mais pour le moins étonnant concernant l’administration fiscale.

D’une manière générale, il vaut mieux éviter d’insulter les fonctionnaires qui, la plupart du temps, ne sont pas responsables des décisions qu’ils appliquent.

En effet, la plupart du temps, ils ne sont que des exécutants !

Néanmoins, surtout lorsque l’on monte dans la hiérarchie, se pose le problème de déterminer le moment où l’agent administratif perd son statut d’exécutant pour devenir un coauteur responsable de ses actes ?

Cette question s’est posée en 1945 pour les personnes qui ont participé, en tant qu’exécutants, à la solution finale nazie contre les juifs et le tribunal de Nuremberg a admis qu’il y avait des limites à la simple exécution, pourtant plaidée par la quasi-totalité des cadres du régime nazi ; ce qui n’a pas empêché leur condamnation.

Cela signifie qu’il y a des limites à la soumission à l’autorité … même si l’on doit considérer qu’il s’agissait alors d’une justice de vainqueurs et, qu’en pareille occasion, le perdant a toujours tort !

Néanmoins, ce genre de considérations n’est pas recevable à propos des agents de l’administration française puisque leur action se limite à des atteintes à la propriété et ne visent pratiquement jamais les personnes !

Le fonctionnaire français ne peut donc pas être un tortionnaire ou un assassin … et le Nuremberg de la fonction publique française n’est pas encore dans les esprits !

Néanmoins, il est certain que les agents de l’Etat sont parfaitement conscients de ce qu’ils font mais a-t-on vu une seule fois des fonctionnaires des impôts s’insurger contre le fait que les français payaient trop d’impôts ou que les méthodes utilisées pour extorquer le dernier € à des présumés fraudeurs étaient abusives ?

Je n’en ai pas le souvenir …

Pour eux, peu importe que vous payiez 5%, 10%, 30%, 50% ou 100% d’impôts … même s’il m’est arrivé de rencontrer un ancien contrôleur des impôts qui avait démissionné de l’administration parce qu’il était dégouté par les choses qu’on lui demandait de faire pour « étrangler » le contribuable contrôlé … toujours perçu comme un fraudeur pour lequel il faut donc faire preuve de la plus extrême sévérité !

En fait, il ne faut attendre aucune autocritique de la part d’un système qui est basé, rappelons-le, sur la confiscation des biens ou des revenus d’autrui alors que j’ai connu le cas de personnes qui se sont suicidées à la suite d’un redressement fiscal qui les avait ruinées.

En outre, un autre élément rarement pris en considération est que la complexité légale créé le délinquant. Cela signifie que si vous changez sans cesse les règles, que vous alourdissez la fiscalité au-delà de toute raison, que vous révoquez des « avantages fiscaux » (dont il faut se méfier car les cadeaux de l’Etat sont toujours suspects), vous créez fatalement un terrain favorable pour créer de « faux fraudeurs » qui sont alors surtout des personnes victimes d’un système dont ils peinent à suivre les motivations et les actions ! On ne compte plus les redressements fiscaux, souvent très lourds, effectués à propos d’investissements défiscalisés dans les DOM alors que les « redressés » ont agi en toute bonne foi ! En l’espèce, la carotte fiscale s’est transformée en gros gourdin !

Il faut enfin ne jamais perdre de vue que l’administration n’est pas neutre, en violation des textes constitutionnels, et que l’usager est en fait en permanence confronté aux mensonges et manipulations de l’administration !

J’ai eu l’occasion de l’évoquer dans divers articles documentés. Ici, , et encore là et qui méritent une relecture pour mesurer l’ampleur du problème.

Par ailleurs, en l’état actuel du droit français, l’agent administratif est assuré d’une quasi impunité puisqu’il n’est jamais responsable, à titre personnel, des actes abusifs commis vis-à-vis des « usagers » dans le cadre de sa mission. Seul l’Etat l’est à condition … d’obtenir sa condamnation devant une justice administrative dont l’impartialité est sujette à caution compte tenu du taux de réussite extrêmement faible des actions en responsabilité engagées contre lui.

Alors, même si les préconisations de l’administration sont que celui qui fait l’objet d’un contrôle fiscal et subit un redressement carabiné, qui peut d’ailleurs être tout simplement abusif, doit parler avec respect à l’agent administratif afin de maintenir un « dialogue serein », il est évident que l’on peut quelquefois avoir du mal à rester « serein » lorsque l’on se voit contraint, sans jugement (car le redressement fiscal n’est pas un jugement, c’est une décision de l’administration), de payer des sommes très importantes de nature à obérer totalement et définitivement, et parfois de manière totalement abusive, sa vie future !

Un redressement fiscal peut ruiner une personne et il y a évidemment de quoi perdre ses nerfs !

Je me souviens avoir eu, à plusieurs reprises, des propos très agressifs avec une administration fiscale qui abusait de son pouvoir et voulait m’appliquer des majorations de retard … auxquelles elle a fini, à chaque fois, par renoncer ! J’ai vu aussi des situations invraisemblables dans lesquelles l’administration fiscale sollicitait le paiement, menaces à l’appui, auprès de plusieurs personnes de la même famille, le même impôt en se basant sur des arguments parfaitement contradictoires avant … de se rétracter sans même un mot d’excuse ! Que se serait-il passé si un avocat ne s’était pas emparé du dossier pour pointer du doigt pareille aberration ?

Je me souviens aussi des agissements de l’administration fiscale lorsque la CSG, ce super impôt sur le revenu qui ne dit pas son nom, a été prélevé à la source créant une confusion complète et volontaire chez des contribuables qui fatalement se retrouvent « en défaut » à l’insu de leur plein gré ! En effet, contrairement au prélèvement à la source de l’IRPP (impôt sur le revenu), il n’y a pas eu d’année blanche et les contribuables se retrouvaient, sans en être avertis, à payer 2 fois la CSG, une fois celle afférente aux revenus de l’année passée et celle au titre du prélèvement à la source.

Mais, d’évidence, les états d’âme de l’administré, de l’usager ou du contrôlé ne sont pas le problème de l’administration …

Alors, qu’est-ce qu’une insulte ?

Les insultes

Il faut savoir se montrer ferme mais, il faut aussi ne pas aller trop loin … tout en argumentant à bon escient.

Le principe de base est « qu’Il n’y a ni crime ni délit s’ils ne sont pas clairement prévus et sanctionnés par la Loi ! » ; ce qui signifie que les faits incriminés doivent avoir été prévus par la loi et que des sanctions aient été prévues.

Nous retrouvons ici la tendance bien française au légalisme c’est à dire cette tendance à créer des lois pour tout mais aussi des lois pour protéger certaines personnes et en sanctionner d’autres.

La loi distingue, concernant les fonctionnaires, 2 types d’insultes : les injures publiques et les outrages

L’injure est une parole, un écrit ou une expression de la pensée adressés à une personne dans l’intention de la blesser ou de l’offenser.Il ne faut pas la confondre avec la diffamation. L’injure ne comporte pas la référence à un fait déterminé, alors que la diffamation est l’affirmation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne.

L’intention de l’auteur de l’injure est, bien entendu, de blesser la personne ou le groupe de personnes qu’il vise.

L’injure devient publique lorsqu’elle est proférée publiquement, notamment via un média, un réseau social ou dans un lieu accessible à tous. Cette infraction est prévue et réprimée par l’article 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

L’outrage est une insulte qui est proférée de manière non publique à l’égard d’une personne chargée d’une mission de service public. Le code pénal punit l’outrage en y incluant les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de sa mission, et de nature à porter atteinte à sa dignité ou au respect dû à la fonction dont elle est investie. L’envoi d’une lettre personnelle contenant des injures constitue donc un outrage puisque, par définition, elle est adressée à personne dénommée et n’est pas publique.

Conclusion évidente

Il vaut mieux insulter l’Etat, qui n’est personne, plutôt qu’une personne ou un groupe de personnes, même si elle (s) n’est (ne sont) pas clairement désignée (s) car, il y a évidemment une différence entre écrire “l’Etat est un voleur et vous êtes une bande de voleurs” !

Dans un cas, on ne désigne personne en particulier tandis que dans l’autre on désigne clairement le ou les destinataires de la missive.

Les insultes proférées, telles qu’elles sont rapportées par le directeur des services fiscaux de Montpellier rapporté par Henri Dumas dans son article, ne s’adressent à personne en particulier mais concernent néanmoins les personnes qui reçoivent le courrier … ce qui ouvre la voie à de possibles poursuites pénales sur la base au minimum de l’outrage.

Un courrier très révélateur.

Les termes utilisés par le directeur des services fiscaux de Montpellier sont toutefois très révélateurs d’un « certain état d’esprit ».

En effet, il utilise, à dessein, le qualificatif « d’usager ».

L’usager du service public est la personne physique ou morale qui a recours individuellement, personnellement, effectivement et directement à une prestation de l’administration. Il peut se confondre, sous certaines conditions, avec le bénéficiaire ou encore  l’administré.

L’utilisation du terme « usager » n’est évidemment pas innocente car, dans ce cadre, l’administration a su créer une déconnexion entre l’utilisateur du service public et elle-même de façon à éviter un lien de sujétion entre le fonctionnaire et l’usager avec le but évident d’empêcher les pressions de nature à fausser le fonctionnement de l’administration ; notamment en vue d’obtenir des passe-droit et ou des avantages indus.

L’employeur du fonctionnaire est l’Etat qui … n’est personne !

L’effet pervers de cette situation est que, par l’usage qui en a été fait par l’administration elle-même, l’usager n’est rien devant l’administration à laquelle il doit soumission et respect même si les fonctionnaires sont, d’une certaine manière, ses employés indirects, par le biais de ses impôts !

L’usager doit donc le respect vis-à-vis  de l’administration et de ses membres … et on aboutit donc à un renversement de situation qui place l’administré en situation d’infériorité et de solliciteur.

Et pourtant, à bien y regarder, le quidam qui fait l’objet d’un contrôle fiscal, qu’il n’a évidemment pas sollicité, n’est pas du tout un usager,  il est juste une cible de la part d’une administration qui va être évidemment tout sauf bienveillante à son encontre !

Dans certains pays (Suisse notamment) le contrôleur fiscal agit d’abord en tant que conseiller fiscal et n’engage pas de poursuites et ne menace pas … à la grande différence de l’administration française qui est connue pour ses débordements et une mauvaise réputation qui a largement franchi les frontières.

Alors, dans ce cadre, évoquer la nécessité de conserver un « dialogue serein » relève de la provocation pure et simple ou de l’inconscience, dans la mesure où le contribuable joue souvent très gros dans le cadre de ses « échanges » avec une administration fiscale dont la première des qualités n’est ni la souplesse ni la compréhension !

Question subsidiaire : que se passe-t-il lorsque c’est l’agent administratif qui vous insulte ?

C’est assez rare mais cela arrive ; mais jamais dans le cadre d’un échange épistolaire.

Je me suis vu insulté par une fonctionnaire de sous-préfecture qui avait visiblement perdu ses nerfs … sans aucune suite ! La chef de service a eu juste l’obligeance de me faire venir dans son bureau pour s’occuper personnellement de mon dossier (qui était celui d’un client). Je lui ai évidemment fait les remarques qui s’imposaient … sans aucune réaction !

La fonctionnaire n’a jamais été sanctionnée ; même par le biais d’un simple avertissement et on m’a expliqué qu’il ne fallait pas faire de vagues et puis … qu’il n’y avait pas mort d’homme, hein !

Curieusement, la réciproque n’est pas vraie … et il est évident que le respect n’est pas réciproque … surtout lorsque le fonctionnaire a été convaincu par ses chefs que son interlocuteur est un sale fraudeur qui ne mérite que les plus lourdes sanctions !

En fait, il n’y a pas symétrie dans la protection des individus dans le cadre de leurs contacts réciproques car le citoyen lambda ne bénéficie en fait d’aucune protection vis à vis de l’administration bien qu’en principe la loi de 1881 s’applique aussi au fonctionnaire.

Les peines encourues

La loi de 1881 sur la liberté de la presse prévoit qu’une injure publique est un délit punissable d’une amende de 12 000 €. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’une insulte raciste, homophobe, sexiste ou handiphobe, l’auteur s’expose à une sanction de 1 an de prison et à une amende pouvant être portée à 45 000 €.

L’injure non publique envers une personne privée est punie d’une amende de 38 €.

La prescription applicable à ces faits est très rapide puisqu’elle se limite à 3 mois. Ainsi donc, au-delà d’un délai de 3 mois après la commission de l‘infraction supposée, les insultes et autres outrages ne peuvent plus être poursuivis !

Bien cordialement à tous et bonne année 2026.

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Jusqu’où ira la folie humaine ?

Jusqu’où ira la folie humaine ?

Zohran Mamdani a donc pris ses fonctions en ce premier janvier. La plus grande ville juive du monde, New-York, s’est donc donné un maire islamiste, d’origine indienne. Un tiers des électeurs juifs ont voté pour lui. Pendant ce temps, une importante partie des citoyens israéliens n’a qu’une ambition : envoyer en prison Benyamin Netanyahou. Ils reprochent à leur premier ministre d’avoir reçu quelques menus cadeaux dont il n’avait nul besoin et négligent le fait qu’il figure désormais au rang des plus grands vainqueurs de l’histoire pour avoir abattu en quelques mois le Hamas, le Hezbollah, le régime syrien de Assad et l’arme atomique de l’Iran, c’est-à-dire les ennemis mortels de son pays. Dans un autre registre, on a coutume en France de louer l’organisation cantonale suisse, modèle de démocratie et de bonne gestion. Le drame de Crans-Montana est venu démentir tragiquement ce jugement. Les autorités cantonales ont laissé plusieurs centaines de jeunes gens s’entasser dans un bar sans protection contre l’incendie, pire recouvert de matériau inflammables, et périr dans les flammes un soir de fête. Jusqu’où ira la folie humaine ?

Plus bucolique mais pas plus intelligente est la mesure décidée par l’Europe d’obliger les pêcheurs à la ligne amateurs de déclarer certaines de leurs prises. L’objectif est évidemment de protéger les espèces. Félicitons-nous que celui-ci n’ait pas été de protéger l’espèce humaine, car les massacres auraient pu commencer pour éliminer toute personne nuisible. Dans le même temps la Lune, Mars et Mercure sont les objectifs de l’humanité dans les prochains mois, tandis qu’on n’a toujours pas installé au Panthéon le génial Pierre Dac pour son immortelle pensée ainsi énoncée : « A la grave question qui est l’homme, d’où vient-il, où va-t-il, je réponds je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne. »  Pierre Dac fut un grand résistant, la voix de la France à Radio Londres. Que serait-il aujourd’hui ? Un universitaire woke ? Sûrement pas. Mais assurément un citoyen indigné !

Partout sur la planète, des foules s’amassent. Les trains du Bengale sont pleins jusqu’aux toits des wagons depuis longtemps, et la Fontaine de Trevi ne sait plus où mettre ses pèlerins qui croient aux vertus des pièces de monnaie jetées dans son eau, tandis que sur le Bund à Shanghai la masse humaine ne rêve même plus à un coin tranquille. Il y a huit milliards d’êtres humains sur terre, en route pour dépasser en nombre les insectes et peu soucieux de définir ce qu’est l’espèce humaine. Sauf par le fait qu’elle aime se grouper en foule compacte, sans autre but que d’être nombreux.

L’homme est issu dune lignée de grands singes vieille de vingt millions d’années et dont se sont séparés progressivement les Orang-Outans, puis les Gorilles, avant que nous ne suivions notre propre route et que les Bonobos et les Chimpanzés, un peu plus tard,  ne fissent de même. Cela ne garantit nullement notre avenir, car tout peut arriver à une espèce devenue apte à  faire sauter la planète, tout en étant incapable d’instaurer une paix durable entre les hommes, malgré les instances du Pape. A ce propos, Léon XIV, que ses deux frères américains appellent Robbie, a un visage très avenant. Cela suffira-t-il ?

La raison est née en l’homme il y a vingt-six siècles, à Milet, en Ionie, grâce aux vertus de quelques philosophes, qui ne se songeaient qu’à réfléchir. Disons tout de suite que leur chance fut de n’avoir pas de chaînes d’infos à leurs trousses, car ils n’eussent certainement pas abouti à grand chose. Depuis, l’homme n’a guère progressé en termes de raison, même s’il a su faire exploser – dans tous les sens du terme – la science. La France n’est pas si mal placée pour faire avancer la raison. Elle a su donner naissance à quelques grands penseurs à qui nous devons de mieux comprendre le monde. Malheureusement, la source s’est tarie, sans doute en raison de l’incessante avancée de l’Etat, qui stérilise tout ce qu’il touche. Faire reculer l’Etat, tout en le vouant à sa mission régalienne, est donc une mission d’intérêt public. Nous sommes peu nombreux à le penser. J’ai lu dans le Figaro – le Figaro ! – sous la plume d’un philosophe invité (par erreur sans doute) que le rôle de l’Etat est «  de répartir la richesse » ! Il n’a donc pas compris pourquoi les Français d’aujourd’hui sont pauvres pour les deux tiers d’entre eux.

En classe de sixième, j’avais pour professeur de français et de latin un agrégé qui avait perdu un œil à la guerre de 14 et qui disait à sa classe « je n’ai qu’un œil, mais il est bon ». Un de mes bons copains était un chahuteur émérite, qui presque chaque jour se voyait condamné par notre professeur à apprendre par cœur cinquante vers de la Chanson de Roland. A l’issue cette profitable année, il était devenu le seul Français vivant à connaître par cœur la Chanson de Roland. Je n’ai plus jamais connu depuis si brillant intellectuel. C’est dire qu’avec de bons maîtres, tous les espoirs sont permis. Puissent nos gouvernants le comprendre !

Claude Reichman

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FFRIO – Fédération des Français qui refusent l’impôt obligatoire

Chers lecteurs, amis de souffrances, nous qui partageons la sidération d’assister à notre décadence, aux pertes de nos libertés fondamentale, à l’irruption dans notre vie de tous les jours de la corruption morale, intellectuelle et matérielle,

Je vous propose que chacun de vous, plus bien d’autres à venir, créent dans sa sphère géographique ou sociale une association partageant nos valeurs. Nous regrouperons toutes ces associations au sein de notre fédération, et nous présenterons un candidat pour porter nos valeurs à l’élection présidentielle de 2027.

Le socle de notre raison d’être est constitutionnel :

Article 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 : Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Ce que nous allons proposer :

La suppression de l’impôt obligatoire, la mise en place d’un impôt volontaire

Première étape :

Suppression immédiate de tous les impôts ou taxes, sans exception. Rupture de tous les contrats de travail de tous les employés actuels des services fiscaux.

Deuxième étape concomitante :

Organisation biannuelle dans chaque ville d’une collecte volontaire de l’impôt. Chaque Français ou résident en France devra se rendre dans son bureau de collecte. Là, il pourra déposer un chèque ou une attestation de virement, faire un dépôt par carte bleue ou tout autre moyen. Il bénéficiera d’un espace de 200 lettres sur le cahier de l’impôt pour expliquer, s’il le souhaite, le motif du montant de son versement.

La journée de collecte sera festive, dans chaque ville le donateur le plus important sera nommé citoyen d’honneur pour les six mois à venir.

Le montant de chaque versement, le nom du donateur et son texte explicatif seront publics, accessibles à tous, anonymement.

Sur les sommes recueillies : 70%  iront à l’Etat, 30% resteront à la disposition de chaque mairie.

Troisième étape :

Recrutés sur concours, prioritairement parmi les volontaires des limogés des services fiscaux, une nouvelle administration verra le jour. La GAP, qui regroupera les Garants de l’Argent Public.

La GAP établira le décompte exact des sommes recueillies, ce total sera le budget du pays.

Trois sommes seront alors allouées en fonction du budget résultant, sur décision de l’Assemblée nationale, pour l’armée, pour les forces de l’ordre et pour la justice.

En ce qui concerne toutes les autres dépenses, aucune ne pourra être engagée sans le quitus de la GAP, qui vérifiera la forme et le fond pour chaque dépense.

Ainsi la corruption diffuse, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, ne sera plus possible.

L’impôt, sa collecte et son utilisation, sont la seule et unique cause de nos misères, agissons avant qu’il soit trop tard.

Ne soyons pas contre l’impôt qui est indispensable, mais civilisons-le, rendons-le attractif et humain, utile et apprécié.

Sortons de la terreur fiscale, écartons les sadiques qui en jouissent et les corrompus qui en profitent.

Par le courage et le travail nous vaincrons pour l’avenir de nos enfants. La France renouera avec sa générosité, sa clairvoyance et son rôle d’éclaireuse.

Bien à vous. H. Dumas

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Torture et bienséance

Au XVIIIème siècle certains chauffeurs du Nord étaient réputés pour leur délicatesse, ils étaient indisposés par les hurlements de douleur des victimes à qui ils brulaient la plante des pieds pour leur faire avouer la cache de leurs économies : – « Mais enfin, qu’avez-vous à hurler ainsi. Vous feriez mieux de nous dire où sont vos économies »

Une logique implacable qu’accompagnait toujours le mot de la fin : – « Si vous continuez à crier, en plus on va vous foutre une raclée d’enfer ».

Il est des menaces qui prêtent à sourire, car il est quelquefois où seul le recul et l’humour permettent la survie.

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça. Changeons totalement de sujet.

Je vous mets en copie la lettre de menace que j’ai reçue d’un des responsables de notre ruine, de nos 3 500 Md€, et plus, envolés… (La pression sans doute du syndicat des impôts)

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Ce quiproquo tenace. Bonne année quand même…

En cette fin d’année, comme tous les ans, des centaines de milliers de Français reçoivent, en guise de Noël et de bons vœux, une lettre de menace des services fiscaux, dont la violence est inégale, pouvant aller de la saisie de leurs biens à la simple annonce d’un redressement, base d’un futur diabolique. Les raisons en sont multiples, chaque lettre a les siennes, mais toutes sont là pour nous rappeler notre misère, notre esclavage, au cas où nous nous laisserions aller à l’oublier lors de cette période festive en famille ou entre amis.

Je vis cette torture depuis plus de vingt ans. C’est éreintant, déprimant, abrutissant, désespérant, mortel et tellement injuste la plupart du temps.

Il me semble aujourd’hui que la révolte se prépare. Certes dans le désordre, pas toujours consciente du fait originel, souvent récupérée par des intrigants pires que ceux en place. Mais n’en est-il pas de même pour toute révolte ? Qui ratisse large, car elle fait toujours face à un pouvoir et à ses serviteurs, ce qui n’est pas une sinécure.

Ces époques proches de l’affrontement, qui voient la violence juste se lever contre la violence injuste, pour finir par constater que la violence est en réalité insensible à la justice. Quand elle se déchaîne, elle est violente, un point c’est tout ; rien alors ne peut être juste ou injuste, tout n’est que violence.

Conclusion : il faut prendre du recul. Essayer de comprendre et tenter de changer ce qui ne va pas, sans ou avec un minimum de violence.

En clair, éradiquer Bercy sans être obligé de raser la citadelle et de jeter ses occupants dans des chaudrons de goudron pour les habiller de plumes.

À cet effet, je vous conte ici mon propre quiproquo.

Je suis né en 1944. Les adultes de mon époque avaient évidemment vécu la guerre de 1939, certains aussi celle de 1914, la der des ders…

Ils nous ont — peut-être involontairement et plus pour eux que pour nous — persuadés qu’ils avaient gagné cette guerre de 1939, du fait de leur résistance, de leur courage, de leur clairvoyance. Qu’il suffisait pour gagner d’être déterminé, juste, humain, intègre, libre de croyance, fidèle à ses engagements, respectueux de son voisin, insensible aux rumeurs et à la délation, travailleur évidemment, voire besogneux. En fait, qu’il suffisait d’espérer et de croire au bien pour qu’il soit.

C’est le mensonge de base. C’est de ce mensonge, auquel ma génération a cru, que découle l’infernale société d’aujourd’hui.

En réalité, les Français n’ont pas gagné la guerre de 1939 ; ils n’ont pas résisté, ou si peu nombreux. Ils ont majoritairement collaboré et dénoncé, volé et pillé, dès que l’occasion s’est présentée. Ils ont été majoritairement en dessous de tout.

C’est sur ce quiproquo que ma génération a grandi. Ceux qui, comme moi, ont cru aux sornettes répandues n’ont pas été immédiatement détrompés. En effet, la guerre avait fait un ménage, pas toujours juste mais assurément terrifiant, pour les structures étatiques qui avaient été au premier rang de la trahison : police, justice et administration en général. Donc, le pays était alors réellement libéral sur un point précis : la structure bureaucratique, ce que l’on appelle aujourd’hui la technocratie, était anéantie.

Mais ce n’était qu’une apparence. Les fausses croyances populaires étaient toujours là. Le désir profond de soumission, d’irresponsabilité, de lâcheté et de jouissance éphémère mais facile d’accès, de profit au détriment du groupe, restaient le socle invisible de la société. La cooptation clanique, toujours en vigueur.

L’organisation sociale par le mérite était toujours aux abonnés absents, puisqu’exclusivement attachée alors à la résistance, organisation naturellement opaque que la victoire des autres n’avait pas rendue transparente, qui avait enfanté le SAC. Donc, toujours l’appartenance et non la vraie valeur.

Les naïfs de mon acabit, qui ont cru aux sornettes de l’après-guerre, ont été trompés par les apparences jusqu’en 1968.

Là, l’irresponsabilité se pare de tous les fantasmes, l’irréel devient le réel possible :
« Il est interdit d’interdire — Jouissez sans entraves — Vivre sans temps mort, jouir sans entraves — Sous les pavés, la plage — Prenez vos désirs pour des réalités — Soyez réalistes, demandez l’impossible — Ne travaillez jamais — La vie ne se gagne pas, elle se perd — Élections, piège à cons »

Vaste sourire collectif et renvoi des étudiants à leurs chères études… pour treize ans seulement. En 1981, la fonction publique s’est définitivement refait une santé sur le dos des soi-disant libéraux qui ont, il faut le dire, fini de trahir la liberté et le sens du mérite sous Giscard.

En 1981, la France et les Français redeviennent ce qu’ils ont toujours été depuis l’invasion romaine : un peuple soumis à un pouvoir extérieur, l’Église romaine pendant des siècles, puis à ses propres moralistes si inventifs ensuite. Rien de réel, rien de vrai, que des fantasmes, des affabulations et les perfidies qui en découlent.

L’individu, dans sa globalité physique, intellectuelle et ses biens, étant dénié au profit d’un intérêt collectif de façade qui dissimule les intérêts personnels des manipulateurs.

En ce qui me concerne, dans la pratique, ce seront des constats inacceptables : des membres d’associations de 1909 (aéro-club et autres) qui se donnent des gratifications sur le dos des budgets de leurs associations, financées en grande partie par l’argent public, jusqu’à faillite ; des permis de construire délivrés à la tête du client, accompagnés de sommes folles données aux prescripteurs dans le cadre de la grande distribution ; la suppression du moins-disant pour les marchés publics ouvrant la porte aux préférés ; les ententes ; les subventions — faits du prince — ; les études et plans d’avenir bidons ; etc.

Une débauche irrationnelle de corruptions qui devient si tentaculaire que celui qui n’en mange pas dépérit, devient un anorexique social.

Le désordre devient tel qu’il ne doit sa survie qu’à la violence fiscale. Les anciens bannis de la dernière guerre, administratifs, juges et policiers en tout genre — en fait les traîtres serviteurs aveugles de tout pouvoir —, sous la houlette de Bercy, reprennent le pouvoir et se chargent de faire respecter cette inversion de l’ordre normal, cette éradication de la vérité, ce non-sens à la vie sociale, auquel est revenue naturellement la France.

Je constate, à 82 ans bientôt, que j’ai été englouti par ce retour naturel de mon pays à ce qu’il est vraiment. Si j’en avais pris conscience plus tôt, aurais-je pu agir de telle sorte que je ne me retrouve pas pris dans le piège mortel où je suis ?

Je ne le pense pas. Je ne me vois pas négocier avec Martinaud, sa fausse opposition à contrôle fiscal et son redressement bidon, ni avec Garcia et les mêmes choses. Je crois que ma disparition était programmée, non pas en tant qu’Henri Dumas évidemment, mais en tant qu’homme de droit, de parole, de respect du capital, du travail, de l’honneur, des biens des autres, de la parole donnée, des biens communs, de la liberté d’être, de penser et d’entreprendre.

Les résistants au mensonge des hommes de l’État, de leurs serviteurs et de leurs bénéficiaires ne sont pas plus nombreux que ceux de la guerre de 39, soit 3 %, paraît-il. Et ils n’ont pas plus de chance d’inverser le cours des événements que leurs prédécesseurs.

Il est probable que, acculés, les escrocs au pouvoir, en bande majoritaire organisée, vont en 2026 devenir de plus en plus véreux et agressifs, sous la pression des conséquences liées à leurs vices.

Inutile donc que je vous souhaite une bonne année, à laquelle je ne crois pas une minute.

En revanche, je vous assure de ma fidélité à nos principes.

Bien à vous.

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Une sacrée beigne pour les chaînes d’infos !

Une sacrée beigne pour les chaînes d’infos !

Une sacrée beigne ! Les chaînes françaises d’infos ont pris en pleine figure l’interdiction faite par les Etats-Unis à Thierry Breton de se rendre sur leur territoire. Car le contrevenant à la liberté d’expression (motif de son interdiction) est un pensionnaire de ces chaînes. Il y passe son temps et dès qu’une chaîne a fini de l’interviewer, c’est une autre qui prend le relais. Mais qu’a-t-il donc de si important à dire qu’on se le dispute à ce point ? Rien, vraiment rien, des paroles verbales comme on dit, le point de vue « européen », ce qui ne signifie rien car l’Europe n’a pas de point de vue. Il meuble l’antenne, ceint de son écharpe défraîchie d’ancien commissaire européen. Un point, c’est tout !

La liberté d’expression, le free speech, est établie par le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, autrement dit c’est là-bas un texte sacré. Les articles X et XI de notre Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen du 26 août 1789 disent la même chose, mais ici tout le monde s’en fout, car ce magnifique texte n’est fait que pour la décoration de la République. La liberté d’expression en France est scandaleusement bafouée par les médias, qui ne donnent la parole qu’aux officiels ou aux contestataires agréés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la réforme est impossible dans notre pays, seule la révolution permettant l’évolution ou le changement des règles. De là à dire que la démocratie américaine est idéale, il ya un pas que je ne franchirai pas, mais elle respecte mieux que nous la liberté d’expression et cela reste appréciable.

Certains stigmatisent le comportement des Américains, les accusant d’on ne sait quelle dictature. Il n’en est rien. Ils nous mettent seulement en garde contre nos dérives, qu’il s’agisse de la liberté d’expression ou de l’immigration massive de populations n’ayant aucun rapport avec notre civilisation. Comme ne pas souscrire à ces accusations. Nous avons même une chaîne d’infos spécialisée dans cette dénonciation, Cnews, qui le dit du matin au soir. Et pourquoi refuser au Américains le droit de nous critiquer, quand nous faisons de même à leur égard. Il serait temps que nous, Européens, fassions notre examen de conscience sur ce qu’a été notre politique depuis plus d’un demi-siècle. Nous avons laissé des immigrants issus du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne ou de l’Afghanistan entrer chez nous à raison de 500 000 personnes par an et cette intrusion massive a provoqué d’inévitables tensions, qui se traduisent notamment par une insécurité en augmentation régulière et très inquiétante. Et maintenant nos gouvernements ne savent plus quoi faire. Beau résultat !

Certains des invités permanents de nos chaînes d’infos, tel le dénommé Alain Bauer, nous expliquent qu’il n’y a en France que des étrangers. D’autres, tel l’Algérien Sifaoui, prétendent que l’histoire de France a commencé à la Révolution, effaçant allègrement plus d’un millénaire d’histoire chrétienne. On a évidemment le droit d’avoir des opinions. Mais pas de défigurer les faits pour faire prévaloir sa thèse. Il serait temps que la France se ressaisisse et ne laisse plus sa personnalité sous les assauts permanents de personnes qui, pour mieux asseoir leur légitimité de Français, en sont à affirmer que la France a commencé avec eux.

Nous n’avons pas que ce problème. Notre effondrement économique est dramatique. Nous avons détruit nos usines pour les remplacer par des supermarchés. Aujourd’hui, ces derniers sont tous à vendre, les consommateurs préférant des surfaces plus réduites et plus accueillantes. Sans compter le développement fulgurant du commerce par Internet. Mais nous n’avons toujours pas d’industrie. Pourvu que les Chinois et les Indiens veuillent bien continuer à fabriquer à notre place, parce que je ne vois pas 68 millions de Français se transformer en pâtres des montagnes. Heureusement, les loups sont de retour. On aurait l’air de quoi à garder nos brebis sans eux.

La France va mal. Par la faute des Français. Nous avons cru que la Libération allait nous libérer. Certes, elle nous a libérés des nazis, et ce n’était pas rien, mais nous avons laissé se développer chez nous des mouvements composés de frustrés devenus haineux à mesure que leur situation ne s’améliorait pas. Aujourd’hui, ils veulent gouverner. Le pays n’est pas assez sot pour les laisser y parvenir, mais sait-on jamais ! Je reste persuadé que c’est la généralisation de la Sécurité sociale qui a rendu notre pays improductif et sans idées et que tous les maux qu’il subit et que je viens d’analyser découlent de là. La première chose à faire est donc de traiter le mal en laissant la Sécu à « un million de pauvres types », comme le disait De Gaulle, et en permettant à tout le reste de la population de travailler, de s’assurer librement et de retrouver la passion d’entreprendre qui toujours animé les Français.

Claude Reichman

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Dette publique : Record battu et champion l’artiste !

La dette publique vient de battre un nouveau record en atteignant, au 3ème trimestre 2025, le montant absolument astronomique de 3 482,2 Mds €.

C’est un nouveau record, hors période de pandémie ou de guerre et cela signifie que la dette a augmenté de 65,9 Mds € sur le seul 3ème trimestre 2025 ; soit rien moins que pratiquement 1.000 € par français de tous âges (pour une population de 68 Millions d’habitants) !

Le constat immédiat est que la dette se creuse de plus en plus vite … ce qui est évidemment très inquiétant et d’autant plus inquiétant que le gouvernement s’est lancé dans des « négociations » politiciennes qui n’ont rien à voir avec une bonne gestion … à seule fin de se maintenir au pouvoir.

Autrement dit, le gouvernement échange du temps (de survie) qui est le sien contre de l’argent (public) qui est le nôtre et on peut clairement parler de magouilles politiciennes entre la branche macroniste et le parti socialiste …

De manière plus synthétique, la dette publique a augmenté de 1.095 Mds € depuis 2019 tandis que le PIB n’a progressé, inflation comprise, que de 530 Mds €. Elle a donc progressé beaucoup plus vite que le PIB (écart de + 565 Mds €) ; le ratio Dette/PIB n’étant toutefois pas très fiable dans la mesure où le PIB comptabilise aussi l’activité des administrations publiques dont on sait qu’elles ne produisent … rien !

En fait, c’est surtout le signe que les dépenses ne sont pas tenues et qu’il ne s’agit pas d’un accident de parcours mais bien d’un phénomène totalement volontaire … sur la longue durée.

E Macron, ce Mozart de la finance qui nous est tombé du ciel en 2017, est évidemment l’initiateur de telles dérives qui sont absolument inadmissibles !

Alors on peut dire : Champion l’artiste !

La conclusion qui s’impose est que soit cet individu est un incompétent au dernier degré soit c’est un criminel qui a agi intentionnellement …

Chacun se fera son opinion …

Mais, face à tel désastre, quelles sanctions encourt-il ?

Aucune !

Pourquoi ?

-Parce qu’il a agi pour le bien commun ? Mais, pardon, ruiner intentionnellement un pays et sa population ce n’est pas agir pour le bien commun … c’est une trahison !

-Parce qu’il n’y a pas d’enrichissement personnel ? Le maintien au pouvoir, avec tous les privilèges qui y sont attachés, constitue pourtant bien, de manière indirecte, un enrichissement personnel puisque tous ses frais, absolument tous ses frais personnels, sont payés par l’Etat ; c’est à dire par les impôts des autres !

-Parce que le président de la République est intouchable comme l’étaient les rois de France avant 1789 ? Alors, il serait temps de sortir de ce schéma qui date d’un autre âge et prenons en exemple les démocraties britanniques ou scandinaves plutôt que de nous cantonner dans des conceptions narcissiques de l’exercice du pouvoir uniques en Europe !

Encore une fois, la France n’a pas réussi, malgré l’épisode meurtrier de la Révolution, à s’extraire de cette vision monarchique du pouvoir personnel à laquelle … même le général De Gaulle n’a pas pu échapper …

Il faut arrêter de considérer le président de la République comme un monarque  irresponsable qui peut absolument tout se permettre sans jamais encourir aucune sanction !

Le pouvoir de droit divin est une notion absolument déplacée dans une France laïque depuis 1905 et n’oublions jamais que si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ! (Lord Acton).

Bien évidemment, de telles dérives vont amener à des réactions notamment au niveau des marchés financiers et cela bien que les petits hommes gris de l’Etat pensent qu’ils ne risquent rien et que rien ne peut arriver !

Car, nécessairement, les prêteurs vont finir par se poser des questions à propos de la solvabilité française alors que les taux auxquels la France emprunte actuellement dépassent déjà ceux de l’Italie, de l’Espagne, du  Portugal et de la Grèce ; pays qualifiés, il n’y a pas si longtemps, de PIGS (acronyme à connotation évidemment péjorative pour Portugal, Italie, Grèce et Spain) et qui faisaient gloser de manière narquoise des élites françaises si convaincues de leur supériorité !

Tous ces pays ont fait des efforts pour redresser leur situation économique et budgétaire. La France, elle, n’a absolument rien fait hormis se complaire dans des débats stériles à propos de riches qui ne paient pas assez d’impôts, de taxe Zucman, de fraude fiscale cause de déficit et autres lubies démagogiques et délires écolo fascistes !

La charge de la dette atteint désormais des niveaux dramatiques mais tout le monde regarde ailleurs …

Les intérêts payés en 2025 se sont élevés à 65 Mds €, ils s’élèveront à 74 Mds € en 2026 et devraient littéralement exploser à plus de 100 Mds € d’ici 3 ans !

Rappelons quand même que le montant de l’IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques) collecté s’élève à environ 80 Mds € et que, bientôt, il ne suffira même pas à faire face à la seule charge des intérêts !

On sait que la solvabilité d’un pays est basée essentiellement sur sa capacité à “lever  l’impôt” et il faut bien dire qu’en la matière la France fait figure de « modèle » eu égard à sa capacité absolument hors normes à extorquer de l’argent à sa population (ménages et entreprises) !

Néanmoins, cette capacité fiscale a des limites ; car tout le monde sait qu’il va y avoir un moment où, malgré des lois fiscales toujours plus spoliatrices et répressives, les recettes vont diminuer …

Et ce jour-là les prêteurs sauront que la France a atteint le point de rupture et ils en tireront nécessairement les conséquences.

La France ne vit plus à crédit, elle est dans la cavalerie financière pure et simple ; ce qui constitue un délit en droit privé mais … pas en droit public car l’Etat, et ses agents, ont, du moins en France, le droit d’utiliser absolument tous les expédients pour maintenir l’apparence d’une solvabilité financière !

Surprenant ?

Non, tout simplement scandaleux !

Il y a urgence à réformer un système dont on s’aperçoit qu’il n’a été conçu que dans le but de pouvoir dépenser sans compter l’argent des autres sans jamais encourir de sanctions ; et cette réforme aura nécessairement lieu dans l’intérêt des populations car ce sont toujours elles qui paient les conséquences de telles dérives !

Alors, bien évidemment, on ne peut pas prédire ce qu’il va se passer dans les prochains mois mais cette évolution de la situation financière du pays ne peut mener qu’à la catastrophe alors que, pour reprendre une terminologie propre aux « spécialistes de Bercy », il existe d’importants gisements d’économies.

Néanmoins, les gens au pouvoir bloquent de manière évidente toute tentative de réduction des dépenses ou même tout simplement de contrôle à la fois pour camoufler leurs agissements vis-à-vis d’une population qui reste persuadée que tout va bien tant que le chèque tombe à la fin du mois mais aussi pour masquer tout simplement une incompétence qui a atteint des niveaux absolument dramatiques !

Cela est évidemment criminel mais aujourd’hui nous vivons dans un monde inversé dans lequel l’individu qui dépasse de 5 km/h la vitesse autorisée ou celui qui défend sa famille face à une bande de cambrioleurs nocturnes sont des délinquants tandis que celui qui met un pays entier en faillite fait figure de “grand” chef d’Etat !?!

J’en veux pour preuve le blocage récent de la commission d’enquête sur le financement et le fonctionnement de l’audio-visuel public au nom de « l’apaisement » parce que le rapporteur (M Aloncle) “se prendrait trop pour un procureur et poserait des questions politiquement orientées” ; avec le but évident de bloquer toute possibilité de contrôle des dérives budgétaires et idéologiques d’un système qui cherche juste à masquer ses agissements (violations répétées de l’obligation de neutralité, conflits d’intérêts, prises illégales d’intérêts, abus divers … ) !

Nous sommes désormais dans la violation permanente du pacte républicain qui est, rappelons-le, d’agir pour le bien commun !

Lorsque le couperet tombera, la facture sera salée et personne, absolument personne, ne peut savoir à ce jour comment on pourra s’en tirer !

Nous avons une petite chance d’échapper au pire en 2026 mais, il faut être conscient que cela ne va pas durer !

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de fin d’année !

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Otez-moi d’un doute

Le document que je vous joins, à travers ce LIEN, est bien une escroquerie en bande organisée ?

Il s’agit en quelque sorte d’une facture indélicate, qui ne correspond à aucune réalité.

La première somme 12 981 € vise une taxe foncière payée. Cette taxe, par des attributions fumeuses de la somme adressée par chèque à la bande organisée, n’a été arbitrairement comptabilisée que pour 12 449,02 €, une disparition inexpliquée de 531,98 €.

Aux 12 981 € de la taxe, et de la façon la plus déloyale qui puisse être, la bande organisée rajoute des intérêts pour paiement tardif de 1 298 €, alors que mes difficultés de paiement n’ont qu’un seul motif : La paralysie depuis vingt ans de toutes mes activités et ma ruine artificielle, liées à des redressements fiscaux véreux, inexistants, l’ensemble prouvé par les mémoires du Commissaire du gouvernement de La Cour administrative d’appel de Marseille. A la place de ces intérêts je mériterais des félicitations et une médaille pour avoir pu quand même payer cet impôt foncier.

Les deuxième et troisième sommes sont encore plus déloyales. Il s’agit d’appartements qui m’appartiennent, que j’ai construits il y a 35 ans, qui ne sont plus en état correct d’occupation. Chauffages défaillants, ouvertures déficientes, sanitaires et cuisines au bout du rouleau, etc… Ma ruine fiscale ne me permet pas d’engager les travaux nécessaires. J’ai été condamné par le TJ de Montpellier et sa Cour d’appel à ce sujet à la demande d’une locataire insatisfaite.

Et, la bande organisée me balance un impôt pour locaux vacants, sans prouver au préalable que ces locaux pourraient être occupés et sans prendre la responsabilité d’une occupation qui serait contestée par un locataire. L’ensemble pour 2182 €, quand même.

La méthode

La bande organisée est ici emmenée par François FLORY, que nous connaissons bien, qui agit en toute connaissance de cause puisqu’il est à la base des recouvrements criminels dont je suis l’objet, qui font suite aux redressements indus.

C’est lui qui vend mes biens personnels, certains familiaux, qui fait partie du corps expéditionnaire criminel qui cherche ma mort économique depuis vingt ans, qui a détruit ma vie sociale et professionnelle en me traitant faussement de fraudeur fiscal, qui m’adresse en moyenne une lettre de menace par semaine, des dizaines au moment de Noël, qui multiplie les SATD sur mes comptes plusieurs fois par an, depuis vingt ans…

Ici, il saisit les aides au loyer des deux locataires qui me restent, qui sont dans mes appartements depuis trente ans, très âgées, à qui je ne facture plus, depuis des années, les augmentations annuelles par respect pour leur grand âge, alors que je suis au centime près… Il leur montre sa puissance, sa panoplie guerrière, ses drones mortels, j’espère qu’elles ne vont pas se faire trop de souci à voir passer si près la horde.

Flory dort tranquille, il sait que la masse des profiteurs de l’Etat est pour lui, qu’elle a le pouvoir sans opposition, que la magistrature est aussi pour lui et rajoute une couche à chaque procédure pour que le pauvre couillon que je suis comprenne bien où sont les forces en présence, ne parlons pas de la force publique prête à m’embastiller à tout moment, on peut même dire impatiente de le faire. Quant à nos élus… de quoi vivraient-ils si, acteurs incontournables de cette bande organisée, ils devraient travailler au lieu de vivre à nos crochets…

En ce peut-être dernier Noël — ils vont bien finir par avoir ma peau — je vous souhaite sincèrement de bonnes fêtes. (Enfin à ceux qui lisent ce blog avec sincérité, pas à ceux qui le lisent pour mieux me terrasser).

Bien à vous. H. Dumas

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Propagande, mensonges, post-vérité et inepties économiques diffusés en continu

Nous vivons dans un monde dominé par l’information.

Seulement, comme jamais dans l’histoire, nous n’avons eu à être confrontés à autant d’informations et d’images manipulées par le biais des médias et des réseaux sociaux qui alimentent, à qui mieux mieux, des fables ou tout simplement des mensonges ; en ne perdant quand même pas de vue que l’un des principaux fournisseur de mensonges est l’Etat lui-même (et ses zélés serviteurs …).

Voici un petit inventaire du sottisier, des inepties et des mensonges que nous pouvons lire ou entendre tous les jours :

– L’Union Européenne nous protège,

– L’Etat nous protège,

– l’Etat est efficace,

– les hommes politiques sont là pour régler les problèmes et se dévouent pour le pays,

– la justice est équitable et impartiale et les juges ne sont pas de gauche,

– il n’y a pas de corruption en France,

– Les gens de gauche ne sont pas sectaires,

– Le capitalisme et le libéralisme sont la cause de la pauvreté,

– les radars automatiques sont la meilleure solution pour lutter contre la mortalité routière et sont placés seulement aux endroits dangereux,

– la réduction de la vitesse à 80 a permis d’améliorer la sécurité routière,

– La SNCF fait des bénéfices,

– si le train est plus cher que l’avion c’est parce que l’avion est subventionné (en fait c’est le train qui est lourdement subventionné : 15 Mds€ par an),

– les caisses de retraite sont excédentaires et la retraite par répartition n’est pas en péril,

– j’ai cotisé pour ma retraite, donc j’y ai droit !

– les nationalisations sauvent les entreprises,

– fermer les frontières va sauver nos entreprises,

– le gouvernement créé des emplois et va réindustrialiser le pays,

– nous avons toujours une croissance économique de +1% (en fait, avec -6% de déficit nous sommes en récession de -5% avec 70.000 entreprises qui ont disparu en 2025 – le seul secteur en croissance est … la fonction publique qui continue d’embaucher),

– La transition énergétique va créer des emplois,

– la France est un pays très attractif pour les entreprises étrangères qui y investissent en masse,

– le propriétaire est un voleur et le locataire est une victime,

– le riche est riche parce que c’est un voleur,

– l’entrepreneur est un fraudeur sinon comment aurait-il pu y arriver ?

– 211 Mds€ c’est le montant des « cadeaux » faits aux entreprises (en fait, c’est 70 Mds€ et ce sont souvent des réductions de charges pour favoriser l’emploi – l’entreprise qui reçoit le plus de subventions – stricto sensu – est la SNCF entreprise publique pour 15 Mds€),

– -les déficits sont dus à la fraude fiscale,

– la dette publique ne coute rien,

– le libéral est d’extrême droite voire même un fasciste,

– c’est en France que l’électricité est la moins chère en Europe,

– c’est l’Ukraine qui a déclenché la guerre contre la Russie,

– D Trump n’est pas un agent de Moscou,

– V Poutine n’est pas un dictateur, il a été régulièrement réélu et il a défendu les sécessionnistes du Donbass contre un génocide Ukrainien,

– V Poutine veut la paix et la Russie n’a pas d’ambitions territoriales, elle se défend  seulement contre les nazis et l’Otan qui l’ont attaquée,

– l’URSS était la patrie des travailleurs,

– les énergies renouvelables ne coutent rien puisque le vent et le soleil sont gratuits,

– les énergies renouvelables sont la solution pour produire de l’énergie et elles sont rentables,

– le Giec est un organisme scientifique et les conclusions de ses rapports sont vraies,

– le véhicule électrique est écologique et va sauver la planète,

– le véhicule électrique est l’avenir de la mobilité et désormais il n’y a aucun problème pour faire un long trajet,

– les ZFE vont sauver les commerces de centre-ville et de proximité,

– on a dépassé le peak oil, il n’y a plus de pétrole,

– le réchauffement climatique est incontestable et c’est de la faute de l’homme,

– le CO2 est un polluant,

– en voulant interdire Shein, le gouvernement lutte contre la pédocriminalité,

– France TV est un service public impartial et ses employés doivent faire grève pour maintenir leurs droits acquis,

– les syndicats défendent les travailleurs,

– on ne peut pas réduire les dépenses publiques, tous les ministères sont à l’os !

– réduire les dépenses c’est diminuer le nombre de médecins, d’infirmiers, de lits d’hôpitaux et de policiers ; d’ailleurs on manque de fonctionnaires !

– La dette française ne coute rien, (en fait c’est 65 Mds€ d’intérêts en 2025 et ce sera 74 Mds€ en 2026),

– la dépense publique est bonne et n’est jamais excessive (sauf qu’aujourd’hui on n’a plus les moyens de la rembourser),

– Le retour à la retraite à 60 ans est possible (malheureusement les statistiques démographiques disent le contraire depuis … 1980),

– Les 35 heures ont créé de l’emploi,

– Cela ne coûte rien c’est l’État qui paie.

– F Hollande est un pauvre qui a durement travaillé toute sa vie, (bon … il a quand même « travaillé » 3 ans à la Cour des Comptes et perçoit 35.000€ par mois de retraites diverses – ça ne coute rien c’est le contribuable qui paie !).

– La notation de la dette de la France n’a pas d’importance et les agences de notation racontent n’importe quoi,

–  la suppression de la taxe d’habitation a permis de réduire les impôts,

– les impôts n’ont pas augmenté depuis 2017 (en fait si de 250 Mds€)

– les déficits publics sont dus à la fraude fiscale commise par les riches,

– La baisse du PIB par tête depuis 30 ans est un mensonge,

– l’immigration est l’avenir du pays.

– l’islam est une religion de tolérance, et d’ailleurs, il n’y a pas de problème avec les religions,

– L’éducation nationale n’est pas politisée et n’est évidemment pas de gauche,

– Macron est un ultra libéral et il a été régulièrement élu en 2017. Il n’y a pas eu de coup d’Etat judiciaire lors des élections,

– La taxe Zucman est légitime et justifiée car prendre aux riches ce n’est pas voler c’est redistribuer aux pauvres,

– l’héritage c’est de l’argent illégitime car « il tombe du ciel » ce qui n’est pas du tout le cas des aides sociales (qui elles tombent de la poche du voisin),

– nous sommes menacés par les fascistes,

– Les prisons ne sont pas des passoires

– la France a la première armée d’Europe (évidemment non, c’est celle de l’Ukraine),

– le Frexit va sauver la France comme le Brexit a sauvé le Royaume Uni et il permettra de mieux gérer nos déficits,

– la base de l’Union Européenne c’est le couple franco-allemand (sauf que de l’autre côté du Rhin, cette notion de “couple” … n’existe pas !)

A la lecture de cette liste, on reste effaré par la quantité de mensonges et de manipulations qui circulent … partout et dans tous les domaines et, fatalement, il est difficile, à un moment ou un autre, de ne pas tomber dans le piège d’arguments biaisés et manipulateurs…

Bien entendu, vous pouvez vous-mêmes compléter cette liste dont, à n’en pas douter, vous verrez passer des éléments au cours de l’année 2026.

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de Noël !

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La liberté cet esclavage

La liberté ne consiste pas à faire ce que l’on veut, mais à accepter que les autres fassent ce qu’ils veulent.

Cela tient au fait que la liberté ne trouve à s’exprimer que dans l’organisation grégaire des êtres humains ; elle n’est pas une donnée de la vie qui, elle, n’est que dépendance. Les amoureux de la nature sont de simples idolâtres de la violence, de l’esclavage, qui y règnent en maîtres. Certes, souvent dans une grande beauté, mais quand même…

Accepter que les autres soient libres n’est envisageable que si la réciproque est scrupuleusement respectée.

Cette idée de liberté est un rêve, un fantasme, heureux. Je ne sais pas d’où nous vient historiquement cette aspiration, ni à quel moment elle est apparue sur Terre. Est-ce elle qui nous a mis debout ? Ce serait évidemment une belle histoire. Je me méfie des belles histoires.

La réalité est que la liberté, on en parle beaucoup, mais elle est un peu comme les aurores boréales : rare et éphémère, dépendante de forces que nous ne maîtrisons pas. Elle est plus souvent symbolique, un graal, que réelle.

Sa relativité et sa fragilité sont endémiques. Le hasard propulse quelques êtres humains au poste de symbole de la liberté. La masse en fait des héros, voire des dieux, sur lesquels, souvent, elle bâtit l’esclavage.

Certains prétendent que la liberté consisterait non pas à accepter que les autres soient libres, mais à faire en sorte que nous prenions à notre charge les conditions qu’ils mettraient à l’obtention de leur liberté, en fait que chacun se prive pour que tous soient libres.

C’est ainsi que se développe l’égalitarisme, cette autre grande illusion humaine, exact inverse de la liberté. La preuve de cette inversion est rapportée par le destin inexorable de l’égalitarisme, qui finit toujours par l’autocratie.

L’égalitarisme suppose la suppression du mérite dans l’organisation sociale, au profit de considérations diverses qui génèrent à sa place l’appartenance. Cette appartenance, à son tour, génère des réflexes fatalement occultes parce que sans raisons concrètes, vérifiables, à base de croyances relatives et non de faits constatés

C’est ainsi, par exemple, que Trump et Poutine, qui paniquent les égalitaristes, ne sont que les figurines avancées de l’égalitarisme, ses enfants. Il est succulent de les voir dominer l’Europe, encore empêtrée dans l’égalitarisme, qui se croit libérale et va droit vers une guerre fratricide contre eux. Ce sera la guerre des esclaves, la liberté y périra-t-elle définitivement, ou au contraire y renaîtra-t-elle ?

Zelenski est-il le porte-drapeau de la liberté ou son fossoyeur ? L’avenir nous le dira.

J’aime l’idée du chaudron garni d’or au pied d’un bel arc-en-ciel, comme j’aime l’idée de la liberté au sein d’une société parfaite. On ne se refait pas.

Les hommes de l’Etat, baudruches auto-gonflées, qui masquent les pillards de Bercy, seuls à la manœuvre, étroitement associées avec les forces de la « justice » et de « l’ordre », forment une bande organisée qui pille nos libertés.

Déposséder l’homme de ses biens est l’atteinte suprême à sa liberté ; au-dessus, il n’y a que son assassinat. Poutine, en spécialiste antilibéral, l’a bien fait comprendre aux Européens : « Ne touchez pas à mon fric déposé chez vous, sinon c’est la bombe atomique… » Le message est parfaitement passé…

Entre les égalitaristes et les autocrates, leurs enfants naturels qui ont concocté la guerre en cours, les « Bercymans » au pouvoir qui pillent la France, la soif de liberté qui agite quelques Français — très peu, il faut le dire — va les entraîner vers le pire.

Cette liberté qui n’existe peut-être pas, à un prix qui, lui, existe.

Bien à vous. H. Dumas

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La haine du mieux.

On parle évidemment de la haine du mieux pour les autres. Pas tous les autres, ceux auxquels on pense pouvoir se comparer pour diverses raisons.

Parce qu’ils ont la même activité, ou qu’ils appartiennent au même village, ou qu’au contraire ils sont très différents. Les motifs ou les occasions sont multiples d’entrer en voie de comparaison et de trouver qu’alors le mieux des autres est immérité ou mensonger, qu’il doit être ramené à notre estimation.

Il est clair qu’au contraire le mieux pour soi est toujours justifié, même s’il n’est attaché à aucun mérite. Le comble étant le gros lot du loto, lorsqu’il est remporté par un voisin, une connaissance ou soi-même.

Nous connaissons tous les ravages de cette haine du mieux.

C’est elle qui ralentit le progrès de l’humanité, qui entretient les rumeurs indispensables à l’égalitarisme qui n’est que la volonté de tricher face au mieux.

Pour imager les frontières de cette tare humaine, observons le football où les spectateurs sont avides de mieux, mais exclusivement pour leur équipe, et où les joueurs, de leur côté, ramènent le problème à leur seule personne, indépendamment des équipes dont ils dépendent.

Cette haine du mieux aurait-elle un avantage, pour l’humanité ?

On pourrait prétendre qu’elle serait un filtre, un passage obligé pour le mieux, qui permettrait de le trier en rendant simplement son acceptation plus étayée.

Certains vont même jusqu’à prétendre que le mieux n’existe pas, qu’avant lui toutes choses étaient égales, qu’il ne change rien, que l’énergie qu’il demande est du temps perdu. Que donc, et c’est le paradoxe : c’était mieux avant.

En gros, les croyances visant à capter le pouvoir finissent toutes par imposer l’idée que le mieux est un péché.

Et pourtant, que ce soit pour soi ou pour les autres, le mieux n’est-il pas un idéal vital ?

N’est-ce pas lui qui, accepté, permettrait à l’humanité de progresser, de rompre ses chaînes ?

Évidemment. Donc, en réalité, la difficulté tient au fait que l’interprétation du mieux est si personnelle qu’il en existe pratiquement sept milliards sur terre.

Il n’y a donc pas de solution, la guerre des mieux est irréversible et infinie, elle s’inscrit dans le cadre sacré de la liberté de penser, sans laquelle l’homme n’est plus un homme mais un robot.

Le conflit à venir entre l’homme et le robot est-il là ?

Bien à vous.

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Il faut avoir des principes et bien se conduire !

Il faut avoir des principes et bien se conduire !

La France a beaucoup de mal à se trouver un chef. Celui qu’elle a est passablement démonétisé, et si tout le monde voudrait qu’il s’en aille, personne ne veut l’y contraindre. Les meilleurs analystes disent que son maintien est le prix à payer pour que soit sauvegardée la légitimité constitutionnelle. En réalité il reste parce que tout le monde veut que rien ne change. Non qu’on soit content. Mais finalement on ne vit pas si mal et même les gens déclassés bénéficient d’avantages matériels qui les maintiennent en assez bon état. Bref, encore un instant Monsieur le Bourreau. L’époque change, c’est vrai, mais plus cela sera lent, mieux cela sera.

Toutes les sociétés humaines ont connu de tels moments. Car le changement est ce qu’il y a de plus difficile pour l’homme. Il ne le supporte que lorsque le grand vent de l’histoire l’emporte. Que ce soit la destruction de son village par les gens d’un village voisin ou un conflit mondial à grands coups de bombes et de canons. Alors là, il faut changer. Parce qu’on n’a pas le choix. Il y a certes des révolutions tranquilles, que seuls les pays vraiment civilisés peuvent se permettre. Mais ce n’est vraiment pas la majorité des cas. Pour la France en ce moment, le seul espoir est une crise financière qui rendrait nos prêteurs plus exigeants sur nos devoirs. Mais ces prêteurs, étrangers pour un plus de la moitié d’entre eux, représentent de braves retraités qui n’ont pas envie que leurs sous subissent de trop rudes traitements. Donc, toujours et encore, rien ne bouge.

Qu’on ne se fasse quand même pas trop d’illusions. Cela va finir par bouger. Simplement parce que tout bouge sur terre. Même l’empire romain, même l’Eglise de France, même la Ligue de football, même la présidence de l’amicale bouliste, tout a bougé. Et si vous ne connaissez plus aucun chanteur ni aucun acteur, c’est que les anciens ont disparu et que vous êtes un peu out. Comme tout le monde en ce moment, qui est une époque de grand changement à cause des progrès techniques, qui d’ailleurs n’en sont peut-être pas mais qui chahutent fortement la société.

Tenez, prenez l’intelligence artificielle. Quelqu’un lui a-t-il demandé de réformer notre régime social ? Personne à ma connaissance, et d’ailleurs ce serait inutile parce que tout le monde sait ce qu’il faudrait faire. Ce n’est pas si difficile que cela de décider que dorénavant on ne vous prendra plus votre argent pour vous assurer contre tout et qu’on vous laissera le faire vous-même, avec l’aide des milliers d’organismes mutualistes qui existent dans tous les pays développés. C’est si simple qu’on a voté depuis des années toutes les lois pour le faire et qu’on n’ose pas les appliquer.

Je me souviens d’une réunion publique au Figaro où j’expliquais tout cela, que le patron du journal, Alexis Brézet approuvait fortement de la tête. Pour autant cet excellent journal ne fit pas la moindre campagne en ce sens. Avant qu’en ce mois de décembre 2025, peu de jours avant la venue du Père Noël, par une sorte de miracle divin, la charmante Bertille Bayart ne commît un cinglant éditorial intitulé « La Sécu, cette octogénaire qui dévore ses petits-enfants », dont la conclusion mérite vraiment d’être retenue : « Quatre-vingts ans après  la création de la « Sécu », magnifique projet à l’époque, la dépense sociale dévore aujourd’hui les comptes publics, la fiche de paie des salariés et la compétitivité des entreprises. C’est l’avenir qu’on lui sacrifie. » Je ne ferai qu’un reproche à Bertille : la Sécu ne fut pas « un magnifique projet à l’époque », mais une « réforme » imposée à De Gaulle par le parti communiste, qui faisait « 28 % des voix aux élections et est armé », comme le confiait le général à un visiteur.

Le Figaro n’est pas toute la France, mais il compte. Pourquoi ne bouge-t-il pas plus ? Je citerai ce mot d’Henri de Castries, successeur de Claude Bébéar à la tête du premier assureur mondial, Axa, à qui je demandais, lors d’une réunion, pourquoi il ne mettait pas en œuvre   les directives européennes libérant la protection sociale, et qui me répondit : « Nous n’avons pas les commandes », ce qui signifiait qu’il ne dirigeait pas l’Etat. Ce qui était stupéfiant puisqu’il ne s’agissait que d’appliquer des lois ! La famille Dassault était présente à cette réunion, ainsi qu’une belle panoplie de ministres et de dirigeants de sociétés, et rien ne se produisit. Est-ce normal, Docteur ?

Non, ce n’est pas normal, et cela signe le mal. La France est malade de son pouvoir. Sans lui, rien ne bouge, mais avec lui rien ne bouge non plus. Voilà donc ce qu’il faut changer dans notre pays, probablement en retirant du pouvoir au président et en en confiant davantage aux élus, qu’il faudrait réduire à 200 députés, ce qui serait bien suffisant pour un pays de 67 millions d’habitants. Gouverner est avant tout un exercice de confiance. Les citoyens feront de bon cœur ce qu’ils ont consenti en toute liberté et en toute intelligence. Les discours haineux disparaîtront d’eux-mêmes dans un pays bien gouverné. Tout comme dans une famille où on cesse de s’engueuler quand on se met d’accord en confiance. Certains diront que cela ne se décrète pas et ils auront raison. Mais cela se mérite quand on a des principes et qu’on se conduit bien.

Claude Reichman

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Des élus atteints de délirium trémens fiscal

On connait le délirium tremens ; cette affection hallucinatoire qui touche les grands alcooliques.

Eh bien, nos élus sont atteints d’une pathologie comparable : le délirium trémens fiscal c’est à dire qu’ils voient des recettes fiscales partout ; même là où il n’y en a pas !

Peut-être un effet d’une fréquentation trop assidue de la buvette du palais Bourbon ?

En effet, le concours Lépine de la furie fiscale continue … puisque les élus, biberonnés à la dépense publique, refusent absolument de réduire les dépenses ; ce qui nous ramène à une question existentielle : Comment voulez-vous que des gens qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui vivent des impôts extorqués aux autres puissent avoir une vision normale du monde ?

Ils se sont donc lancés dans une fuite en avant entre des déficits qui s’envolent et la promesse de prochaines fortes augmentations des impôts alors que nous avons déjà le record du monde de la fiscalité !

Cette créativité fiscale française à quand même quelque chose d’inquiétant car on sait que l’impôt est un prélèvement sur la richesse produite mais aussi que trop d’impôts tuent l’impôt ; c’est à dire qu’il arrive un moment où la collecte fiscale plafonne malgré l’augmentation de la pression fiscale !

Mais non, rien n’arrête des élus lancés dans une sarabande infernale qui n’a pour but que de gagner encore un peu de temps afin de maintenir leurs privilèges personnels !

Encore un instant Monsieur le bourreau …

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard si ce sont les mêmes qui, favorables à la dépense publique infinie, estiment que la dette n’a aucune importance parce que l’Etat, n’étant pas une entreprise ni même d’ailleurs une entité juridique (ce qui est vrai), peut s’endetter sans limites (ce qui est faux) en faisant l’impasse sur le « potentiel fiscal » du pays qui est, à ce jour, largement dépassé !

Le pire, c’est, qu’en y regardant de plus près, on s’aperçoit que les élus ne savent même pas compter puisqu’ils décident l’application d’impôts qui ne rapporteront … rien ou pire qui vont carrément tuer des entreprises et auront donc un effet négatif !

Mais on ne change pas les mauvaises habitudes !

Le premier indice de la destruction du tissu économique est que la richesse produite par habitant (PIB par tête), ne cesse de régresser. Nous sommes passés de 7ème position en 1980 à la 14e place et la meilleure preuve que le niveau de la dette a une influence est que la France emprunte actuellement à 3.7% alors que la Suisse le fait à 0.30%. Tout s’explique lorsque l’on sait que la France est endettée à  hauteur de 120% de son PIB alors que la Suisse l’est à 30%.

Autre indicateur : le rapport entre la croissance économique et la croissance de la dette. En effet, si la croissance économique reste inférieure à la croissance de la dette publique, et c’est le cas puisque, malgré les manipulations comptables de l’INSEE, on sait que la croissance économique réelle est aux environs de 0.5% alors que la dette progresse de 6%, on court à la catastrophe de manière absolument inévitable ; la seule incertitude qui demeure est la date à laquelle le krach va se produire !

Car, oui évidemment, un Etat peut faire faillite et la France a déjà fait faillite et c’est forcément toujours au détriment de sa population ; c’est à dire de ceux qui n’ont rien décidé !

Imaginer que l’extorsion fiscale constitue la solution à tous les problèmes de la France n’est pas une option ; c’est juste une aberration économique qui causera la faillite du pays et malgré la désignation systématique du riche comme responsable de tout ce qui arrive parce qu’il ne paierait pas d’impôts à « leur juste niveau ».

Il n’y a pas d’autre solution que de réorienter l’économie vers la production, le travail, l’investissement et l’innovation avec des révisions déchirantes dans le but de mettre fin aux dépenses excessives, à la gabegie, à la prévarication, aux abus et à une corruption parfaitement documentés !

Il faudra diminuer massivement les impôts sur les particuliers et les entreprises pour favoriser les investissements et l’emploi, mais aussi réduire les dépenses publiques et notamment porter la retraite à 65 ans, régimes du public compris, supprimer réellement les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF) et leurs « avantages acquis » qui peuvent perdurer pendant 30 ans et plus, augmenter drastiquement les cotisations sociales des fonctionnaires dont on sait que le régime de retraite est déficitaire de 50 à 80 Mds€ par an tout en en licenciant la moitié après avoir supprimé le statut des fonctionnaires !

Or, pour l’instant, on fait exactement le contraire … en tabassant tous azimuts !

Les impôts sur les entreprises explosent littéralement alors que celles-ci ferment en masse : Brandt (750 salariés), 4 murs (papiers peints 500 salariés), Novasco (500 salariés), Michelin fermera 2 sites en 2026 (1254 salariés), Arcelor Mittal  licencie, Ryan air et Easy jet ferment leur dessertes françaises pour cause de surtaxe (de solidarité) sur les billets (1.300.000 passagers perdus et des aéroports régionaux qui vont licencier ou même fermer), Ericsson (135 salariés). La liste est interminable …

L’industrie automobile française délocalise en masse (en Espagne et en Turquie notamment) face à des couts de production rédhibitoires (la production annuelle s’est effondré de plus de 500.000 unités par an) et le secteur du bâtiment est en train de s’écrouler !

A côté de cela, nous sommes confrontés à une fuite des meilleurs cerveaux qui ont bien compris qu’il valait mieux travailler dans des pays moins imposés alors que le modèle social français attire toujours plus d’immigrés dont le cout réel est caché par une administration et un pouvoir politique tétanisés par le politiquement correct !

Le plus grave, si l’on peut dire, c’est que même l’agriculture, secteur traditionnellement dynamique, est, elle-aussi, en train de s’effondrer puisque nous devenons désormais importateurs net de produits agricoles !

Or, dans la mesure où nous nous situons dans un système économique ouvert à la concurrence internationale, nous devons impérativement maintenir notre fiscalité et notre système social dans une zone similaire à celle de nos pays concurrents. Si nous ne le faisons pas, notre compétitivité va se dégrader et les entreprises finiront par disparaître ou délocaliser et on en connait les conséquences : L’emploi disparait, le chômage de longue durée s’impose avec pour issue un effondrement économique et une chute du niveau de vie.

En principe, lorsqu’un Etat a atteint le seuil du surendettement qui est le nôtre, il se retrouve dans l’obligation, faute de pouvoir obtenir d’avantage de crédits, de monétiser sa dette ; c’est à dire de faire tourner la planche à billets, dans un premier temps pour pouvoir payer les dettes les plus urgentes puis ensuite pour provoquer un effondrement de la valeur de la monnaie ; ce qui lui permettra à la fin de solder ses dettes en monnaie de singe (dévaluation).

Bien évidemment, la population en ressort complètement ruinée ; le « meilleur exemple » étant l’Allemagne de la République de Weimar en 1923.

Seulement, depuis que nous avons adhéré à l’€ en tant que monnaie commune, cette « solution » n’est plus ouverte aux dirigeants français … ce qui peut sembler être une bonne chose pour le citoyen ordinaire qui croit que tout va bien … puisque nous ne payons pas encore les conséquences de nos déficits !

Nous vivons encore dans une illusion de richesse mais la chute en sera d’autant plus dure !

Bien cordialement à tous !

 

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Sydney : l’appartenance.

L’attentat de Sydney est terrifiant, inacceptable, révoltant, mais exemplaire.

D’un côté il révèle les tares de l’appartenance aux multiples vocables sémantiques : communautarisme, nationalisme, sectarisme, etc… De l’autre côté il confirme l’espoir que l’homme peut dépasser cette appartenance.

Nous sommes imprégnés, depuis la nuit des temps, de cette nécessité clanique issue de notre faiblesse originelle qui nous a obligé à nous regrouper pour survivre.

Cette grégarité s’applique à nous aveuglément, de la nation au clocher, de la famille aux croyances. D’avantage — qu’elle a été — elle est devenue le handicap numéro un, celui qui pourrait éradiquer l’homme de la planète.

L’homme n’est rien de plus qu’un être vivant, en cela son destin ne doit prendre en compte qu’exclusivement deux états : la vie et le néant, tout le reste n’est que fausse route et obscurantisme.

Donc l’homme ne peut que respecter le vivant dans tous ses aspects et interroger le néant scientifiquement sans lui conférer des abstractions fatalement fausses. Le néant n’étant que la limite de nos connaissances, inutile de le remplir de bobards.

A Sydney

Une communauté, vieille de 3000 ans, se rassemble sur la plage de Bondi pour une fête traditionnelle : l’Hanouka.

Représentant une autre communauté, deux hommes, au cerveau dérangé par leur dépendance communautaire, ouvrent le feu sur les participants à la fête.

Soudain, surgit un homme dans la force de l’âge, M. Ahmed al-Ahmed, australien d’origine Syrienne, musulman, qui au prix d’un risque fou désarme l’un des tireurs.

Immédiatement différentes communautés accaparent le héros, car c’en est un, encore plus grand qu’il parait.

Le constat

Dans cette horreur totale de Sydney, paroxysme des dérangements intellectuels liés aux déviances inévitables des différents communautarismes, l’action de M. Ahmed al-Ahmed apporte la preuve que, au-delà des actions réductrices de l’appartenance, le simple respect de la vie, du vivant, projette l’homme vers l’absolu, vers la beauté, vers l’honneur, vers l’universalité.

Bien à vous. H. Dumas

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La Ve République est en perdition !

La Ve République est en perdition !

Quand un régime politique perd pied, il utilise la justice et l’armée contre ses opposants. C’est ce que vient de faire l’Etat en emprisonnant Sarkozy et en donnant l’assaut à une ferme d’Ariège pour y abattre son troupeau de vaches. Dans les deux cas, cette démonstration de force était inutile. Sarkozy n’était pas en fuite, et les agriculteurs avaient donné leur accord sur l’abattage de leurs vaches. Mais quand on a des muscles, on les montre, même s’ils sont ridiculement maigres.

Le gouvernement était venu à bout des gilets jaunes en les éborgnant à coup de grenades. Il y avait été bien aidé par l’extrême gauche qui s’était emparée de ce mouvement, constitué au départ de professionnels indépendants qui n’en pouvaient plus des charges imposées par l’Etat. Quand le calme fut revenu, Macron entama un tour de France consistant en d’interminables monologues présidentiels, de ville en ville, prononcés devant des auditoires captifs et qui ne convainquirent personne, sauf Macron lui-même qui n’a pas de plus grand plaisir que de s’écouter parler.

Ainsi va la cinquième République finissante. Elle ne souffre pas d’un mal soudain, mais de l’inexorable dérive d’un pouvoir fondé sur l’Etat et l’impôt, ce qui est d’ailleurs la même chose. De Gaulle avait cru qu’en restaurant l’autorité de l’Etat, il assurerait la survie de son régime. Ce ne fut pas faux au début, car la dépense publique ne dépassait pas le tiers de la production du pays. Six décennies plus tard, la dépense a doublé et étouffe l’économie. Sans que personne dans le personnel politique ne soit capable de mettre un frein à cette dérive. Il ne reste plus que la démonstration de ce qu’il reste de force au pouvoir.

L’élimination des adversaires est le propre des régimes faibles. La mise au cachot de Sarkozy est une vraie folie. Ce n’est pas un criminel, et il n’a rien à faire en prison. C’est une folie parce qu’elle va précipiter le désir de vengeance des partisans de l’ancien président, qui se manifestent dès à présent en se pressant aux signatures de l’ouvrage qu’il vient de publier. L’humiliation de cet homme est une faute grave, même s’il l’a supportée vaillamment. Nous ne sommes plus dans le débat démocratique, mais dans l’usage de la force pour faire prévaloir son autorité. Cela se termine toujours mal. Car tous les hommes politiques ont compris le message. Filer droit, ou c’est la prison. Bien entendu, celui qui manipule ainsi la lettre de cachet en sera tôt ou tard le destinataire.

Homo sapiens n’a guère que quatre cent mille ans d’existence. Son histoire n’est faite que de guerres et de massacres. Au fil des siècles, seule l’échelle a changé. Il ne s’agit plus de massues, ni d’arcs et de flèches, mais de missiles à tête nucléaire que menacent de se lancer des puissances mondiales. A présent, on trouve sur le marché des drones que tout un chacun peut acquérir pour jouer à sa guerre personnelle. Le dessinateur Dubout avait bien pressenti la nouvelle ère. Ses œuvres hilarantes mettaient en scène des foules d’individus ordinaires qui s’empoignaient allègrement. On n’a pas fait mieux depuis pour dépeindre l’humanité. Car le scénario du spectacle est immuable.

Parmi les curiosités de l’affaire Sarkozy, figure un tour de passe-passe auquel on ne nous avait pas habitués. Tout le monde s’est empressé de chercher sur internet la photo de la juge Gavarino qui a envoyé Sarkozy en prison. On l’a bien trouvée, à ceci près que ce n’était pas elle, mais la procureure en retraite du parquet national financier, Eliane Houlette. Celle-ci n’étant plus dans l’actualité, elle pouvait valablement être substituée à une juge en butte à la colère de beaucoup. Bravo les artistes. On connaissait l’art de la magistrature de protéger ses membres, mais aller jusqu’à une telle substitution, on ne l’avait jamais vu. C’est dire qu’on n’est plus dans une démocratie telle que chacun l’entend, mais dans une tactique de guérilla digne des grands moments des guerres civiles.

A peine sorti de prison, Sarkozy a publié un livre sur ses trois semaines de détention, et il parcourt la France pour le dédicacer. Des foules se pressent pour l’approcher. On n’avait pas vu ça en France depuis longtemps. Et on peut se demander ce qu’il adviendra si la cour d’appel, dans quelques semaines, l’envoie à nouveau au cachot. Surtout si Marine Le Pen est elle-même empêchée par la justice de se présenter à l’élection présidentielle. Décidément, la justice cumule les audaces. On peut le dire ainsi car dans ces affaires il n’y a aucune évidence judiciaire. Le plus sage eût été de laisser tout cela vieillir dans la poussière des greffes, où la paix civile eût été en sécurité. Mais la sagesse a disparu de la France. Il n’y a plus que des vengeurs grimaçant de haine. Ils finiront bien sûr comme tous les vengeurs, c’est-à-dire au cimetière des déçus de l’histoire, et on vénèrera leurs noms beaucoup moins qu’on ne les haïra.

Claude Reichman

 

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Le budget de l’Etat – Sarkozy et la prison.

J’entends bien que vous vous dites : quel rapport entre ces deux informations qui occupent notre presse ?

Il y en a un, évident, dont je peine à trouver le mot juste pour le désigner. Finalement je penche pour : le délire.

Le budget de l’Etat.

Rappelons brièvement qu’il n’est pas d’Etat. Que ce vocable ne désigne ni une personne physique, ni une personne morale, pour le simple fait que la personnalité suppose la responsabilité. Un homme déclaré irresponsable est écarté de la société, dirigé vers un asile psychiatrique où l’on tente de le soigner pour qu’il retrouve sa personnalité et donc son statut d’être responsable.

En réalité ce que l’on appelle le budget de l’Etat est une cagnotte commune. Là c’est moins mystérieux, plus facile à comprendre.

Lorsque j’avais 10 ou 11 ans, il y a donc 70 ans, j’étais un gamin plein de vie, à Sète. J’habitais à La Corniche, à l’époque sorte de lieu-dit nettement séparé de la ville, accessible par une route qui bordait la mer et arrivait en ville par la tranchée du fort Saint-Pierre aujourd’hui théâtre de la mer. Nous étions une petite bande de cornichois — sans doute aussi de cornichons –, nous avions des vélos pour aller au collège Paul Valéry en ville.

Tous les chemins de la colline de Saint Clair étaient notre terrain de jeu, ces voies pentues faisaient nos mollets. La route du bord de mer, plane, avait une vraie originalité. La mer avait creusé sous la petite falaise où la route était implantée de profondes cavernes marines qui, au gré des vagues, généraient par des petits trous d’érosion en surface des soufflements semblables à une respiration.

Nous étions souvent en train de gambader sur ces rochers, nous les cornichois. Nous avions un chef naturel, qui ne s’était pas autoproclamé, qui n’avait pas été désigné. Il s’appelait Gérard, il n’était juste pas méfiant. Il était chef naturellement, sa gentillesse et son sérieux nous allaient très bien, il était droit et intègre naturellement. Il avait juste un défaut, il choisissait toujours la mauvaise option. A cet âge-là ce défaut avait du bon, nous entraînant le plus souvent dans des situations cocasses qui alimentaient nos perpétuels fous rires.

Donc un jour le chef Gérard décide de créer un trésor et de le cacher dans les anfractuosités des rocailles de la route du bord de mer. Je fournis le contenant, une boîte vide de Formocarbine, sorte de granulés noirs qui colorait les dents façon halloween, dont mes parents étaient de grands consommateurs, et nous abondons tous au trésor. En fait des pièces en aluminium de 1 à 5 anciens francs, que nous récupérions de-ci de-là au gré des courses, achat du pain pour la maison ou autres.

Au départ la simple constitution du trésor nous réjouissait, nous allions le voir et le changer de cache tous les jours en rentrant du collège. Puis il devint conséquent, en volume, remplissant presque complètement la boite. Alors se fit jour l’idée de le dépenser, les avis divergeaient largement, le chef ne prenait pas partie.

Nous en étions là quand, un jour funeste, le trésor disparut. Nous l’avons cherché longtemps, nous avons échafaudé pour rien toutes les possibilités : emporté par la mer, oubli de la dernière cache, vol par un étranger, trahison interne.

Je ne peux pas m’empêcher, dès qu’il s’agit de participer à une cagnotte commune, de me rappeler cet épisode. Ça me coince un peu…

Donc, si l’on regarde le budget de l’Etat pour ce qu’iI est : notre cagnotte commune, la vision change.

Les histoires de cagnottes communes sont inépuisables. Muriel Robin a exploité avec bonheur son équivalence avec le partage de l’addition commune d’un repas collectif.

Mais bien peu sont arrivés à l’invraisemblable pièce de théâtre d’improvisation dont nous gratifie en ce moment notre Assemblée Nationale. Dans laquelle ceux qui crient le plus sont ceux qui donnent le moins. C’est du délire.

Si les règles simples des cagnottes communes, soit : celui qui dépense le plus donne le plus, celui qui dépense le moins est le plus discret et remercie le plus, etc… s’appliquaient à cette assemblée, tout irait mieux, non ?

En ce qui me concerne je n’ai pratiquement jamais pris à la cagnotte commune, qui elle n’hésite pas à tout me prendre. Si nous avions dix ans, ces tricheurs recevraient une bonne branlée à la récré.

Sarkozy et la prison

Je n’ai pas lu encore son livre, je vais le lire.

J’ignore si Sarkozy est coupable. Ce que je sais : le pouvoir génère facilement la corruption. Pour qu’il y ait corruption il faut deux intervenants, un corrupteur et un corrompu. Mais il faut aussi qu’il y ait un passage à l’acte.

Tout homme politique de haut niveau est au contact de la corruption, il doit donc la comprendre. Il est fatalement obligé de rencontrer les corrupteurs, ne serait-ce que pour savoir s’ils le sont. La seule question qui se pose est de savoir s’il est passé à l’acte. Le reste n’a aucun intérêt.

Il semblerait que la justice n’ait pas pu faire la preuve que Sarkozy serait passé à l’acte.

Je n’ai pas d’opinion tranchée.

C’est dans ce contexte que je regarde distraitement une émission (lien) sur BFMTV et je vois M. Patrick COHEN, journaliste, dire “Je pense qu’il a pratiquement abdiqué l’espoir de gagner sur le plan judiciaire avec ce qu’il écrit de son dossier dans son livre”. Ensuite il étaye son propos en expliquant que Sarkozy étant critique dans son livre sur les magistrats aurait froissé leur susceptibilité et verrait de ce fait sa condamnation probablement confirmée en appel. Ça alors !!!

Ainsi à la télévision française, un journaliste, n’hésiterait pas à déclarer, voire pontifier, que la justice serait rendue en fonction des susceptibilités des magistrats et non de la loi ? Je rêve. Oui, je rêve et pourtant je vis cela tous les jours.

Ce scandale est donc normal. C’est du délire.

Bien à vous H. Dumas

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