Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Amélie

Ce que l’opposition lui reproche, ce n’est que d’avoir appartenu à la défunte majorité.

« Le braillard », président de la commission des finances, s’y serait bien vu. Obsédé par l’idée de ruiner la France pour mieux la soumettre, le chantre de LFI ne supporte pas l’idée qu’une jeune femme compétente, talentueuse et opiniâtre vienne barrer la route à l’un des adeptes du surendettement, n’importe lequel, plutôt qu’elle.

Au fond, ce que l’opposition voudrait à la tête de la Cour des Comptes, c’est un Premier Président qui rabâcherait l’antienne des cancres de tous bords selon laquelle il faut emprunter plus, dépenser plus et ajouter du déficit au déficit.

On sait qu’Amélie de Montchalin n’est pas de ce bois-là.

Elle sera « Energie et Franchise ». Elle rompra avec les radotages du passé et, à coup sûr, donnera à la Cour la crédibilité qui lui fait défaut.

Peut-être finira-t-on de moquer « ces avis qui ne servent à rien » et ces « juges que personne n’entend ni n’écoute ».

Et, non, elle n’hésitera pas à dire que le budget de 2026 était un mauvais budget voté sous la contrainte de maîtres-chanteurs.

Elle en connaît la genèse, le dénouement et le prix payé pour conjurer le chaos.

La politique lui a appris à éviter les chausse-trappes. Elle aura besoin de cette expérience.

Dans un an, elle sera seule à se débattre contre ceux qui, jour après jour, voudront anéantir la France.

Parions que, ce jour-là, on entendra sa voix.

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Le pouvoir n’appartient plus aux dieux, il est entre les mains des diables.

Le pouvoir corrompt, personne n’en doute. Il suffirait donc de détruire le pouvoir pour éradiquer la corruption. Ce n’est pas si simple.

Encore une fois, je vais prendre des précautions, vous dire que ce que je vais développer a peut-être été déjà dit, que ce n’est que mon opinion, limitée par la masse peu épaisse de mes connaissances, mais assise sur mon expérience et la sincérité de mes convictions qui en découlent.

Cela étant, il me semble que la séparation des pouvoirs, telle qu’elle est apparue au milieu du 18ème siècle avec Montesquieu comme porte-drapeau, toujours en vigueur aujourd’hui, mérite une révision en profondeur.

A cette époque, la société est majoritairement agraire, les déplacements sont limités, il y a des siècles que l’organisation sociale est statique. La séparation des pouvoirs ne concerne qu’un seul pouvoir, celui du Roi, artificiellement défini en trois : législatif, exécutif et judiciaire. En gros c’est le pouvoir politique, dont la séparation en trois est totalement artificielle, ne correspond à aucune réalité objective.

En fait il y a quatre pouvoirs, vraiment différents, qui ont des règles et des stimuli particuliers, dont les acteurs ont des personnalités très spécifiques, avec des buts et des moyens caractéristiques.

Le pouvoir politique : qui consiste à faire en sorte que le vivre ensemble soit possible.

Le pouvoir économique : qui consiste à générer des biens échangeables, et à les échanger.

Le pouvoir scientifique : qui consiste à comprendre, à prouver et à maîtriser.

Le pouvoir spirituel global : qui inclut toutes les croyances religieuses ou profanes

Ces quatre pouvoirs sont hégémoniques, comme tous les pouvoirs, mais aujourd’hui ils sont mondialement massifs et d’accès instantanés.

A l’intérieur de ces pouvoirs les luttes sont évidemment violentes, mais entre initiés connaisseurs des règles.

Le vrai problème est à l’extérieur et il est de deux ordres.

Le prosélytisme. Inévitablement chaque pouvoir cherche à augmenter le nombre de ses adeptes, recrutant ainsi des participants pas fatalement en adéquation caractérielle ou fonctionnelle avec le profil nécessaire au pouvoir concerné. Ce qui est source de désordre profond, plus encore que les inadaptés chroniques type escrocs ou opportunistes malveillants que l’on trouve partout.

Cette problématique génère une instabilité constante des pouvoirs, qui elle-même peut entrainer une dérive vers les désordres et la violence. Mais notons qu’alors ce problème reste la plupart du temps interne au pouvoir touché.

La porosité. C’est le vrai problème. Issue du prosélytisme, d’ambitions ou de circonstances hasardeuses la porosité amène vers un pouvoir, ou à sa conquête, des individus qui ne correspondent pas au profil de ce pouvoir.

Par exemple un homme d’affaires — et ses instincts, ses compétences, ses réflexes, etc… — s’engage vers le pouvoir politique, ou spirituel, ou scientifique, cela ne peut pas marcher. C’est la même chose si un politique part à la conquête du pouvoir économique ou scientifique, voire spirituel. L’exemple peut s’adapter à chacun des quatre pouvoirs.

C’est le problème.

Aujourd’hui les facilités des déplacements physiques, l’instantanéité de la circulation des informations, entrainent une massification planétaire des potentialités de conflit de ces quatre pouvoirs.

Quand Trump, homme du pouvoir économique, s’empare du pouvoir politique et entre en discussion avec un homme de la spiritualité qui lui aussi s’est emparé du pouvoir politique, nous sommes au bord du gouffre.

Quand le pouvoir scientifique jette par-dessus les moulins ce qui est sa raison d’être : « apporter la preuve » au profit de la captation du pouvoir politique pour pouvoir contraindre sans apporter la preuve, nous sommes aussi au bord du gouffre.

Quand le pouvoir politique s’empare par la force des biens privés pour piétiner l’espace du pouvoir économique, nous sommes encore au bord du gouffre.

Le vrai danger n’est pas la lutte interne des pouvoirs, mais leur confusion.

Oui, ce désordre met alors les pouvoirs entre les mains des diables, avec pour perspective la violence et la guerre.

La solution

Une redéfinition des quatre pouvoirs qui permette à chacun de nous de comprendre où devrait être sa place en fonction de sa personnalité.

Un respect alors de ces quatre pouvoirs et de leurs règles pour qu’ils puissent vivre et se développer sans conflit les uns entre les autres.

Tout cela évidemment à l’échelle de la terre et non du village ou de la nation.

C’est un gros chantier, trop gros pour un petit gars et son petit blog. Mais, on ne sait jamais, si elle n’est pas déjà sur la table, mettons-y cette idée de réflexion autour de la vie en commun et en paix.

Bien à vous. H. Dumas

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Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale

 M.L. P. S.
Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale
165, rue de Rennes 75006 PARIS

Communiqué janvier 2026

Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale

Le droit de tous les résidents des Etats membres de l’Union européenne de s’assurer librement leur est conféré par le Traité de l’Acte unique européen et par le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Le Traité de l’Acte unique européen est entré en vigueur le 1er juillet 1987. Son article 13 dispose :
«  Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions du présent traité. »

Le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a créé le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne, dont l’article 26 dispose :
« Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités. »

La République française a l’obligation de respecter ces dispositions en vertu de l’article 55 de la Constitution qui dispose :

« Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie. »

Ces dispositions sont des règles d’ordre public.

Par un arrêt du 7 juillet 2017 Chambre mixte, N° de pourvoi 15-25.651, la Cour de cassation a jugé que « le juge est tenu de faire application des règles d’ordre public issues du droit de l’Union européenne. »M

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Je reçois ce texte d’Emmanuel Bolling

Je le publie, tel que je l’ai reçu… même si les bras m’en tombent.

Que dire : rien

“L’histoire véridique du site « Témoignage fiscal .

En 2009 j’avais perdu mon entreprise suite à un contrôle fiscal et une bataille juridique éprouvante de plus de 20 ans.
Bref j’étais dans le 36 eme dessous, j’avais donc le moral dans les chaussettes et j’errai sur internet à la recherche de personnes ayant subi le même sort.
Un petit site attira mon attention. Il était intitulé « Témoignage fiscal »
C’était juste un site sans aucun attrait et il était tenu par Henri Dumas.

Je le contactais et il m’accueilli les bras ouverts et plein de compassion pour mon combat contre le fisc.
Une fausse compassion car son seul sujet d’intérêt, je m’en aperçus bien plus tard, c’était et c’est toujours lui et rien que lui…
C’était disait-il son combat après un contrôle fiscal qui s’était très mal passé à son encontre et qui perdurait encore.
J’appris aussi que si son contrôle fiscal s’était mal passé, c’était uniquement de sa faute. Il l’avait refusé et avait renvoyé les contrôleurs en les menaçant de toutes les foudres de l’enfer.
Bref il avait bien mérité ce qui lui arrivait en jouant les vierges effarouchées mais c’est une autre histoire que j’allais découvrir au fil du temps.
De toutes les façons cela n’était pas encore mon problème.

Je lui rendis visite chez lui  à Sète qui était à une heure de mon domicile.
L’entrevue se passa très cordialement et nous décidâmes de nous revoir pour discuter d’une collaboration bénévole future pour son site qui était à cette époque  très mal construit et qui avait une audience des plus confidentielle.
Ce site lui servait d’exutoire pour écrire des papiers  contre « l’injustice » qui l’avait frappée mais qu’il avait peut être, totalement mérité en refusant son contrôle fiscal.

Je lui proposais de le remanier complétement, de le rendre attractif visuellement et d’essayer de lui donner une autre dimension en le poussant sur internet pour gagner des lecteurs intéressés par notre combat .
Il me donna carte blanche pour le promouvoir et pour le rendre attractif.
Cela pouvait être rigolo comme « challenge » et je me mis aussitôt au travail.

D’abord créer un visuel accrocheur et pour cela une de mes relations s’en chargea et le fabriqua.
Henri accepta illico le nouveau visuel qui était saisissant.
C’était comme lui proposer une Aston Martin à la place de sa vieille Clio.
Ce visuel intemporel n’a pas changé depuis cette époque…

Ensuite s’occuper du contenu où tout était à faire car à part la ponte prolixe mais unique d’Henri, c’était le désert.
Je devais aussi :
1) attirer d’autres contributeurs qui écriraient d’autres papiers.
2) ouvrir d’autres rubriques pour diversifier l’offre et gagner des lecteurs.
3) se servir de You Tube en enregistrant des vidéos.

La tâche était intéressante et motivante car avec cet embryon de site je partais de zéro car tout était à faire. D’un site peu vivant avec un seul auteur (Henri) il fallait en faire une« machine de guerre ».

Cela tombait bien car à cette époque-là je tournais en rond, ayant fini d’écrire mes malheurs fiscaux sous forme d’une grosse autobiographie.
Le visuel ayant reçu l’approbation d’Henri, le contraire aurait été étonnant, je décidais d’ouvrir une autre rubrique intitulée « le Zap du net ».
Dans cette rubrique à part quelques papiers personnels (qui y sont toujours) je choisissais des articles divers au titre accrocheur sur le net pour les mettre  dans le Zap.
Je commençais le 10 janvier 2014 avec : « Médiapart, out of order » et continuais avec 885 articles divers avant d’être viré sans sommation par Henri en septembre 2021 pour mes « divergences de vues ».

You tube et là je créais avec Henri « les Papys papotent »
Pour chaque vidéo, Henri choisissait le sujet et menait la discussion à sa guise.
Je lui servais uniquement de « faire valoir » et mon rôle était d’acquiescer avec convictions à tous ses propos.
Ce rôle me satisfaisait entièrement.
C’était lui le patron et il adorait parler à perte de vue. Cela le flattait énormément et cela ne me gênait aucunement.
C’était le rêve pour lui. Il se mettait en avant et n’avait pas de contradicteur. Tout cela flattait son égo dont je découvrais petit à petit, comme je vous l’avais dit, toute l’étendue…
Nous avons commencé les vidéos en décembre 2013.
J’allais chez lui à Sète quasiment toutes les semaines « participer » à mes frais en voiture jusqu’à mon licenciement surprise et éclair en septembre 2021.
Les vidéos sur You tube n’ont jamais rencontré un grand succès mais ce n’était pas le but, celui-ci était d’occuper un média important sur le net, You Tube, et de faire plaisir à Henri.

« Le Zap du net » lui prit aussitôt un essor fulgurant dès le premier papier qui le fit décoller à une vitesse stratosphérique.
Alors que les articles d’Henri avant ma venue se trainaient à environ 1500 vues, ceux du zap allaient rapidement osciller entre 150 000, voir plus, et une trentaine de mille. Rien en dessous de 5000.
Soit 4 fois à 100 plus…
IL fallait que je cherche des articles légèrement pamphlétaires dans la presse, avec un titre choc qui pouvaient s’intégrer facilement et que j’en fasse un copier/coller. Rien de trop fatiguant.
Cela donna tout de suite une autre dimension au site et cela permis aussi d’attirer des auteurs à celui-ci.
Leur sélection et leur recrutement étaient la partie réservée d’Henri.
Cela ne m’intéressait pas du tout, ce n’était pas ma tasse de thé, moi je n’avais aucune disposition pour pérorer…
Les auteurs sont venus petit à petit.
Cela draina plus ou moins une vingtaine de personnes dont 2 qui devinrent des permanents du site :
Dominique Philos 459 articles.
Claude Reichman 296 articles.

Tous les autres ont finis par quitter le site qui est redevenu ce qu’il était pire qu’
à mon arrivée : moribond.
Il tourne  à plus ou moins 150 vues par article…

Le site étant devenu avec le Zap un site dynamique en pleine ascension, ils furent donc une vingtaine à s’inscrire et à y écrire.
La fréquence des pontes de chacun était très irrégulière car aucun minimum n’était exigé. Certains n’ont écrit un seul article, d’autres 20 ou 100.
Il ont tous disparu en 2022.
J’avais été viré en 2021 et avec moi avait disparu la dynamique du Site.
Coïncidence, non ?

A partir de cette date et jusqu’à aujourd’hui ils sont toujours 3 à écrire :
Henri, Dominique et Claude.
Dominique qui avait fait un faux départ en 2022 est revenu au bercail un peu plus tard. C’est le seul qui fait de bons articles bien fouillés.
Henri, lui, tourne toujours en rond avec son égo surdimensionné qui m’avait peu à peu choqué en 2020/2021.
Connaissant celui-ci depuis longtemps vu que je le côtoyais fréquemment, physiquement au minimum 1 fois par semaine en me rendant chez lui et une dizaine de fois par semaine au téléphone, j’avais vu son égocentrisme et sa grossièreté se développer jusqu’à devenir intolérable.
Ses articles devenaient grossiers et vulgaires à l’encontre du fisc et de ses agents, j’avais donc décidé de prendre du recul.

En septembre 2021 je lui fit part avec modération, vu son caractère « entier » de ma divergence de vue avec son agressivité grossière et sans retenu vis-à-vis du fisc.

Le lendemain, sans prévenir, j’étais viré comme un « salarié » indélicat prit la main dans le pot de confiture.
Il avait supprimé tous mes articles, tous mes codes et le tout sans sommation.
Sur le coup j’ai été très choqué par une telle ingratitude, après tout ce que j’avais fait, gracieusement, pour lui et son site. Il n’avait même pas la reconnaissance du ventre.
J’avais même été envoyé en correctionnel avec lui par le fisc pour une vidéo où je faisais uniquement et toujours le béni oui oui.
Il s’était engagé à régler l’amende à laquelle j’avais pour ma part été condamné à payer pour y avoir participé…

Il s’engagea par un mail très sec le 20 nov 2021 à régler celle-ci:
« Bonjour Emmanuel,

Dominique m’a transmis votre message, joint en copie.

Pas de problème, j’irai seul et je ferai part de votre souhait de vous dégager de nos dires et écrits.

J’assumerai les pénalités, y compris celles qui vous seraient infligées.

Salutations.

Comme sœur Anne je ne voyais rien venir sauf ATD et saisie de la part du fic et à ma nouvelle demande de règlement Henri me répondit exaspéré le 14 janvier 2026, soit 5 ans plus tard :
« Bonjour Emmanuel,

Je suis étonné que vous puissiez mettre en doute mon incapacité à payer votre facture, alors que j’ai donné mon accord à ce sujet et que je n’ai pas prévu à ce jour de me dérober.
Par contre sachez que je ne pairai ni intérêt ni majoration.

Bien que je n’aie aucun compte à vous rendre, notez que le marché immobilier bloqué et les ponctions systématiques et difficilement prévisibles du Fisc ne me permettent pas de vous rembourser à ce jour la somme que vous devriez avoir payée.
Il ne faudrait pas beaucoup de vilaines allusions de votre part pour que je change d’avis sur cette somme, qui en réalité ne me concerne absolument pas.

Bien à vous et à votre famille. H. Dumas

Ce matin, 9 février 2026 en réponse à mon mail :
emmanuel bolling

​groupe.dumas.France​

Bonjour cher ami,
les semaines passent, les mois passent et je suis comme sœur Anne je ne vois rien venir.
Je pense que vous n’avez jamais eu l’intention de tenir votre engagement…
Wait and see, for sure.
Très cordialement.
Emmanuel
Et aussi sec sa réponse, toujours aussi spirituelle…

groupe.dumas.France

​vous​

Bonjour,

Vous devriez arrêter de penser que tout le monde est comme vous.
Vous êtes pourtant bien placé pour savoir que quand on a une passe économique difficile on n’a pas d’argent.

Mais vous préférez penser que je renie mes engagements, tant vous-même ne les avez pas tenus, avez renié les vôtres.
Pas grave… la caravane passe….et votre courrier au tribunal reste.

Mais bon…ce sont toujours des choses qui étonnent.

Salutations.


Plus faux jeton, menteur et hypocrite que lui tu meurs.

Depuis le début de cette affaire et malgré son engagement formel, je savais qu’il ne le tiendrait pas.
Le connaissant je savais que dans un premier temps il ferait trainer un maximum avant de refuser, sous divers prétextes fallacieux, de régler la note qui au final était sienne.
Connaissant ce vieux grigou aigri que je présumais sans parole je m’y étais préparé et avait écrit ce petit billet dans cette future réalité il y a un an…”

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Tragicomédie

La recherche obsessionnelle du candidat parfait aboutit à l’abstention.

Ce pourrait être drôle si ce n’était tragique.

Les candidatures extrêmes ne craignent rien. Leur électorat croit en elles.

Leurs électeurs n’ont d’yeux que pour la féé armée d’une baguette qui résoudra tous leurs problèmes. Ils doutent d’autant moins que leurs candidats promettent tout et son contraire. Il faut bien s’adapter aux exigences d’un électorat convaincu qu’il n’y a qu’à demander, que l’Etat peut tout faire.

C’est stupide mais c’est ainsi.

Les extrêmes ne présentent qu’un candidat chacun. Ils ont donc toutes les chances de se retrouver l’un contre l’autre au deuxième tour. Du jamais vu.

Dans la sphère dite raisonnable, les candidatures pullulent. Leur seul nombre les élimine du second tour. Là non plus, personne n’est raisonnable.

Le « bon sens » partagé exigerait une union tolérante. Mais rien n’y fait. Chacun se croit mieux placé que son concurrent et, devant des électeurs perplexes, récuse tout embryon d’accord. La masse des modérés a fini par jeter l’éponge et se résout à subir les foucades des charlatans de chapiteaux.

Dans ce combat d’apocalypse, la gauche éparpillée s’est disqualifiée. Et l’extrême gauche se retrouve – miracle de la démocratie – qualifiée pour le second tour.

L’extrême droite, elle, a pris l’avantage du plus discipliné.

Déjà résignés, les électeurs de droite et du centre, pensent pouvoir mettre à la raison une extrême droite prête, d’après eux, à sacrifier ses convictions pour arriver au pouvoir. Elle l’a déjà fait tant de fois …

L’union des droites (de la carpe et du lapin) est donc la solution de la résignation.

Et si leurs convictions sortent écornées de l’opération, tant pis !

Le candidat importe peu pourvu qu’il ait l’étiquette. Un benêt fait l’affaire. La mécanique est enclenchée.

Au mieux, les grenouilles se donneront pour roi un soliveau.

Au pire, un « Maduro ».

À moins que la raison l’emporte…

Il n’est pas interdit d’espérer.

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Surprise, le serpent de mer de la fraude fiscale refait surface (1)

La Cour des Comptes  a produit, le 16 décembre dernier, un nouveau rapport sur la fraude fiscale ; rapport, relativement passé inaperçu en raison des manifestations agricoles, dans lequel elle a estimé que les moyens engagés par Bercy ne portaient pas les fruits escomptés.

Il s’agit bien évidemment d’une vision technocratique de la question fiscale dans un pays accablé d’impôts ; laquelle trahit une réalité malheureusement trop souvent occultée : l’Etat français engage, de manière constante, des moyens considérables, pour ne pas dire disproportionnés, pour s’assurer une collecte maximale d’impôts …

Mais le rendement n’est pas toujours aussi favorable qu’attendu !

Avec une voiture de course, les derniers km/h sont toujours les plus durs à atteindre ; il en est de même pour les impôts … mais cette évidence ne semble pas atteindre nos élites de Bercy !

Dans un pays où le niveau des impôts est déjà très élevé, l’augmentation constante de la pression fiscale connait obligatoirement un rendement décroissant : Plus la pression fiscale augmente, plus il faut engager de moyens pour obtenir encore plus d’impôts ; et comme la pression fiscale augmente sans arrêt … il faut engager toujours plus de moyens avec des couts croissants !

C’est l’image du chien qui court après sa queue !

Malheureusement, au sein d’une haute administration déconnectée des réalités économiques, cette notion de rapport cout/bénéfice, de prix de revient, n’a pas sa place … et elle le prouve tous les jours en n’hésitant pas à engager des sommes énormes pour des résultats insignifiants ; chose que ne fera jamais une entreprise privée qui doit impérativement assurer sa stabilité financière.

Cela explique que nos hauts fonctionnaires se soient lancés dans la quête du Graal fiscal … à savoir la traque, sans relâche, de la fraude fiscale qui, selon les experts fiscaux de Bercy, atteindrait des montants hallucinants avec pour corollaire que si des moyens suffisamment importants sont mis en œuvre les services de l’Etat vont pouvoir boucher les immenses trous budgétaires provoqués par … leur déplorable gestion !

N’oublions pas que pendant des années, les différents ministres des finances et les hauts fonctionnaires de Bercy nous ont expliqué, les yeux dans les yeux, et notamment un certain J Cahuzac, que la cause des déficits était la fraude fiscale ; ce qui, à leur yeux, leur donnait toute légitimité pour justifier des déficits relevant de leur responsabilité et engager des moyens totalement hors normes pour traquer l’ultime € taxable pour … boucher les trous budgétaires !

Seulement, comme dans l’histoire des chevaliers de la table ronde, le Graal reste … inaccessible !

En fait, la fraude fiscale relève, chez nos grosses têtes de Bercy, du fantasme obsessionnel qui expliquerait tous les problèmes … alors que nous savons que la seule administration qui fonctionne en France, notamment en raison des moyens colossaux mis en œuvre, c’est le recouvrement de l’impôt !

Le président de la Cour des Comptes l’a d’ailleurs reconnu explicitement en déclarant : « Affirmer comme certains que la fraude fiscale représente entre 80 et 100 Mds €, c’est au minimum une approximation, c’est en réalité une affirmation quasi gratuite ».

Nous avons déjà l’occasion d’aborder plusieurs fois cette question … pour rappeler que, s’il y avait moins d’impôts, il y aurait moins de fraudes, de tentatives de fraudes, d’éviction ou de contournement de l’impôt !

En fait, Bercy fait face à un paradoxe.

Les résultats de la lutte contre la fraude fiscale ne sont pas à la hauteur des attentes (forcément immenses dans un pays aussi mal géré) alors que depuis 10 ans, les outils de lutte contre la fraude fiscale ont été considérablement renforcés avec la généralisation des échanges fiscaux avec des États étrangers, un partage intensif des informations entre les différentes administrations (croisements de fichiers, la CNIL n’y trouvant rien à redire) ou encore le développement de nouvelles techniques numériques de détection automatique (avec l’IA qui ne semble pas donner les résultats escomptés).

Et ce phénomène ne cesse de s’amplifier avec pour résultat d’instaurer une société de surveillance généralisée.

Mais, il n’y a pas de hasard …

Si ce genre de débat continue d’apparaître sur la place publique, tout comme l’irruption d’idées telles que la taxe Zucman et l’augmentation de la taxation des successions (à propos desquelles on nous a expliqué que c’était de l’argent qui tombait du ciel), c’est bien à des « fuites » organisées à titre de tests par les services de Bercy qu’on les doit !

Après nous avoir longuement expliqué, ces dernières semaines, que les dettes de l’Etat étaient de la faute des riches qui ne paient jamais assez d’impôts, on en revient désormais à l’autre justification des mêmes dettes : la fraude fiscale !

Plus prosaïquement, on creuse des trous insondables qu’ensuite on cherche à boucher avec … l’argent des autres en utilisant des “arguments appropriés” par le biais de la stigmatisation de certaines catégories de la population tout en omettant de préciser que cet impôt sur les riches s’appliquera ensuite … à tout le monde !

Bien évidemment, ces grands professionnels de la spoliation fiscale que sont nos hauts fonctionnaires évincent d’autorité un argument pourtant totalement envisageable : Et si la fraude fiscale n’était pas aussi importante que ce que l’on prétend qu’elle est ?

Car, traquer une fraude fiscale marginale, voire inexistante, c’est comme partir à la chasse au dahu !

C’est voué à l’échec !

Bien cordialement à tous !

A suivre

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Une impression de corruption

Ressentez-vous cette impression de corruption. Qui ne se concrétise pas — ou peu — en valises de billets de banque exfiltrées à l’étranger, mais en sentiment d’imparfait, de dérobade de la vérité, de la sincérité, en tout et toujours.

Pourquoi et comment a pu s’installer une telle situation ? Cela vaut bien une réflexion, puis un billet. Car il faut bien partager ses idées si l’on veut avancer, même au prix du constat de ses erreurs que peut générer la critique quand on s’expose.

Alors voilà ce que je crois.

Face aux aléas de la vie, aux problèmes que nous rencontrons personnellement ou collectivement, il y a deux attitudes, deux visions : l’opportunisme ou la mise en perspective.

L’opportunisme consiste à décider en fonction de l’intérêt immédiat.

La mise en perspective suppose d’analyser les conséquences de sa décision avant de la prendre et de s’assurer qu’elle ne générera pas dans l’avenir plus de problèmes qu’elle n’en règle dans l’immédiat.

Evidemment, je pose en préalable qu’une décision contraire au bon sens, guidée uniquement par l’intérêt immédiat, ne peut que s’écarter de la vérité qui, elle, vit sa vie et s’impose inéluctablement.

Je dois vous faire un aveu, je crois en la vérité, pas celle que des tas de charlatans cherchent à nous imposer, celle de l’univers, la vérité universelle. Que nous ne connaissons pas, que nous devons tenter de découvrir avant chaque décision dans le cadre du problème posé.

Donc, dans mon esprit, l’opportuniste — que la vérité universelle indiffère — va s’en éloigner fatalement, puisqu’il ne la cherche pas, obnubilé qu’il est par son intérêt immédiat.

L’exemple aujourd’hui le plus stupéfiant est l’analyse de De Gaulle, en 1962, justifiant son refus de passer, comme les Anglais à Nassau, sous la protection de la force atomique américaine. Aujourd’hui, soixante-quatre ans plus tard, les Etats-Unis font exactement ce que De Gaule avait anticipé, ils se désolidarisent de leur engagement de protection de l’Europe. La France garde la maîtrise de sa force atomique. La décision de De Gaulle, mondialement décriée à l’époque, était issue de sa mise en perspective de données fort simples, liées à sa connaissance du pouvoir de son hégémonie et de ses absences de scrupules.

Tout un tas de forces en synergies amènent les hommes de l’Etat à pratiquer exclusivement les décisions opportunes. Leur formation scolaire, bien en peine de leur apprendre la mise en perspective. La démocratie qui se prononce rarement autrement qu’en fonction de l’intérêt immédiats des électeurs.

On peut dire à ce sujet que Sébastien Lecornu nous a gratifié d’un exploit, qui restera légendaire probablement — judicieusement déguisé pour la saison en père Noël et sapin enguirlandé — dans le genre opportunisme, avec son budget…qui va être le nôtre…que nous allons financer sous la menace, dans le cadre de la terreur fiscale.

Cet opportunisme est la base actuelle de notre société, en tout.

Y compris dans le pire. Par exemple à Crans-Montana où le chagrin fait la une, alors qu’il n’est qu’un problème personnel des vivants, que le vrai problème est la mort, qui ne peut être respectée que par le silence et la compréhension des faits due à ces morts, suivie de la sanction des responsables, sans erreur et sans concession. L’opinion publique est ici dans l’opportunisme, alors qu’elle se croit dans la compassion. C’est dur la mort d’un enfant, mais surtout pour l’enfant. Pour lui qui est rentré dans le silence définitif, nous avons le devoir de nous taire.

Les dégâts de l’opportunisme sont illimités. Lorsqu’une société, comme la notre aujourd’hui, fait de l’opportunisme sa ligne de conduite, s’en vante, se prétendant ainsi dans le réel, elle aboutit à ce que nous vivons.

Une perte de vue de la réalité, une accumulation d’opportunités qui la désorganise, qui fait le lit du mensonge et l’engraisse à outrance, qui met en exergue la démagogie elle-même toujours opportune.

Je pense que c’est cela qui nous dévore. Je ne vois pas très bien ce qui pourrait inverser la mécanique.

La vérité, la simplicité, l’honneur, le respect… qui en veut ?

Bien à vous. H. Dumas

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Il faut ramener la France au premier rang des nations !

Il faut ramener la France au premier rang des nations !

L’affaire de Minneapolis montre à quel point il est difficile de régler les problèmes d’immigration. Une fois que les immigrés, même illégaux, se sont installés avec leur famille, ils ont femme et enfants et chacun les regarde avec compréhension, puisqu’ils vivent finalement comme les autres habitants. Il se trouve évidemment des personnes pour les haïr, parce qu’ils créent des problèmes d’intégration, mais l’être humain a une propension à l’amour d’autrui. Et c’est ainsi que le monde va cahin-caha, en attendant que des incidents tragiques viennent perturber ce doux rêve.

Pourtant il y a des réalités auxquelles on ne peut pas échapper. L’irruption d’étrangers pose toujours problème. L’homme primitif tue les habitants du village voisin. L’homme moderne fait la guerre aux nations proches. Bref, on ne s’entend pas. Parce qu’on ne vit bien qu’avec des gens qui vous ressemblent. Jusqu’au moment où ils prennent un autre chemin que vous et deviennent des ennemis. Tout cela n’est pas rationnel, mais instinctif. Parce que nous ne sommes pas sortis de notre état animal et que nous sommes mus par des sentiments plus que par des idées. La vie commune ne va pas de soi. Elle s’organise.

La vie de la planète s’est structurée au milieu du vingtième siècle autour d’une organisation commune des nations. Celles-ci se sont dites « unies ». Elles l’ont été à peu près depuis cette date, mais les décisions de leur organisation sont de plus en plus controversées, car chaque pays tente de tirer la couverture à soi et surtout parce que les querelles religieuses sont loin d’avoir disparu de l’univers. Et les « grands » ont de plus en plus de mal à se mettre d’accord, alors même qu’ils ont un droit de regard et de décision absolu sur les deux centaines de membres qui constitue le collectif.

Aujourd’hui, le désordre est à son comble, car l’Amérique de Trump a cassé tous les codes. L’ennemi historique est traité en ami, tandis que des ennemis plus récents se voient proposer de négocier … on ne sait quoi. La paix ? Le désarmement ? La route commune ? Quelque chose d’autre ? Personne n’étant dans la tête de Trump, on est contraint d’en rester à des suppositions. Mais force est de constater que le monde est en danger, car quand on possède des armes d’apocalypse, on est toujours tenté de s’en servir, et cela n’a rien de rassurant.

L’époque précédente était marquée par l’existence de chefs d’Etat plutôt respectés, sinon aimés. Ils étaient tous occidentaux, et les autres paraissaient ridicules et amusaient la galerie. Rien de sérieux. Jusqu’à ce que Poutine ne rompe le consensus en se jetant sur l’Ukraine. Là cela devenait grave car le Russe est doté d’un formidable stock d’armes atomiques. Ce qui a tout changé, c’est que l’Amérique, au lieu de se porter aussitôt à l’appui de ses alliés occidentaux, a regardé son ennemi habituel avec les yeux de Chimène. Et voilà que le monde est bouleversé. On ne sait plus qui est allié avec qui, et les 450  millions d’Européens ne savent plus où ils habitent.

Il va falloir du temps pour rétablir la confiance dans l’univers. On ne peut pas passer son temps à changer d’alliance et à raconter n’importe quoi. La stabilité est la principale garantie des sociétés humaines. Dès que cela se met à tanguer, tout peut arriver. En fait, ce qu’on attend c’est au moins un grand dirigeant qui ramène un peu de calme dans le groupe des grandes nations. Le plus curieux est que nous sommes ramenés au stade de l’humanité préhistorique, où un singe dominant était nécessaire à la paix du groupe. Qu’est devenu le progrès dont nous nous gargarisons sans cesse ? Nous n’avons donc pas évolué ? Un peu de modestie nous ferait du bien.

Le monde dans lequel nous vivons n’a pas grand-chose à voir avec celui où je suis né. J’ai lu dans Le Figaro que le PDG d’une firme musicale a été décoré de l’ordre des Arts et des Lettres au ministère de la Culture. Deux cents artistes et dirigeants du métier étaient invités. Je n’en connais pas un seul, même s’il m’est arrivé de lire quelque part le nom de Booba ou de DJ Snake. Ce sont eux maintenant la culture. Si on nous le dit…Les ignorer n’est pas un drame, mais c’en est un d’ignorer d’autres créateurs qui sont aujourd’hui morts et enterrés mais dont l’œuvre est immortelle. Bon. Assez joué au vieux con. Des choses sérieuses nous attendent.

La première est de ramener la France au premier rang des nations. Pour cela il faut la débarrasser de cet Etat providence qui la mine et la détruit. Ce n’est pas mission impossible puisque notre pays a signé les traités européens qui établissent la concurrence dans tous les domaines, y compris bien sûr dans la protection sociale. Les tribunaux ont l’obligation, en vertu de l’article 55 de notre Constitution, de donner raison aux résidents français qui souhaitent ne pas adhérer à la Sécurité sociale. Les magistrats qui violent cette disposition doivent être jugés et condamnés. C’est ainsi qu’on ramènera la confiance des citoyens dans nos institutions. Commençons donc par chez nous. Le reste ne manquera pas de suivre !

Claude Reichman

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Jusqu’à avoir honte d’appartenir à l’humanité

Il y a des jours, de plus en plus de jours, où l’homme me terrorise. Profondément, irréversiblement, jusqu’au dégoût, sans limite.

Je pense à la guerre actuelle en Ukraine. Jusqu’alors la guerre avait un front où s’échangeaient balles et obus, plus ou moins aveuglement. Nous avons tous vu ces serveurs de canons, qui engagent l’obus dans le fut, puis se bouchent les oreilles, tirent sur une corde, alors une fumée sort du canon et la munition va tomber quelque part, ils ne savent pas vraiment où ni comment. Certes ils s’en doutent, particulièrement quand ils reçoivent la même chose de la part du camp adverse, mais cela reste globalement anonyme.

Aujourd’hui rien de tel. Un probable gamin dirige, à partir d’un écran, un drone équipé d’une caméra. Il voit parfaitement l’environnement de ce drone. Il choisit sa cible et la tue. Juste il ne voit pas la mise à mort puisque le drone disparait lors de l’explosion.

Ce n’est donc pas tout à fait le coup de baïonnette qui tue, il manque quelques stimuli sensitifs, mais quand même.

Que ce passe-t-il dans la tête de « l’opérateur » quand il voit un bus ou un train et qu’il précipite son drone explosif dessus ? Que lui reste-t-il d’humanité après un tel geste ?

Cette question était déjà invasive dans le cadre de tortures morales ou physiques, mais bon elle se situait dans des espaces limités en temps et en lieu.

Evidemment le meurtre entre gangs de trafiquants, en famille, entre amis est révoltant. Le pillage, le cambriolage, l’agression sexuelle, l’erreur judiciaire, la dépossession fiscale indue, tout cela désespère, mais on se dit que c’est réversible, qu’avec un peu de courage, d’organisation et de persuasion on pourra faire cesser ces violences.

Mais, quand on assiste à l’évolution de la guerre en Ukraine, quand on voit que tous les pays, au lieu d’aller éradiquer les deux antagonistes pour crime contre l’humanité, essaient au plus vite de s’équiper des mêmes outils, ne doutent donc pas d’être capables d’en faire autant, alors là…. misère.

Il n’y a donc pas de solution. Tous ces pervers qui, pour quelque raison que ce soit, sont prêts à piller, à violer, à torturer, à tuer, sont la norme. Il suffit qu’ils s’entichent d’une croyance, n’importe laquelle : la nation, la race, le clocher, l’égalitarisme ; d’une pulsion : la haine, la jalousie, la prétention, l’ordre ; alors ils succombent à leur âme profonde : la violence, le sadisme, l’instinct de mort, le pouvoir absolu, la négation de l’autre.

C’est désespérant.

Alors que la vie peut-être enthousiasmante. Construire, améliorer, repousser les limites, rêver du meilleur, sans limite, c’est possible.

Ou plutôt, pourquoi n’est-ce plus possible ? Pourquoi faut-il que les démolisseurs imposent leur vision et leurs délires, qui plus est en prétendant qu’à ne pas suivre leur ligne nous serions appelés à disparaître ?

L’histoire, s’il en reste une, trouvera-t-elle l’explication à cet immense dérangement ?

Bien à vous. H. Dumas

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La puberté

Cette période de notre vie, qui s’étale sur 4 à 5 ans et commence vers 10 ans, est celle de tous les dangers, mais aussi de tous les espoirs.

La société guette les pubères et tente de les accaparer par des méthodes toutes identiques, dont la légitimité dépend de critères irrationnels, conjoncturels.

Globalement, il s’agit de formater, de coopter, le pubère au profit d’un système, d’une croyance, rarement de favoriser son épanouissement personnel.

L’Education Nationale est un des champions à ce jeu.

À mon époque nous entrions enfants en sixième à 10 ans, nous étions jeunes adultes à 15 ans en première, où nous nous présentions à la première partie du baccalauréat.

J’ai un souvenir épouvantable de cette période, véritable emprisonnement en ce qui me concerne. Plus de 80% de ce que l’on cherchait à introduire de force dans ma mémoire me paraissait incongru.

Aujourd’hui, je sais que mon refus de remplir mon disque dur personnel de données imposées, de l’avoir laisser libre de décider lui-même de ce qu’il mémorisait ou non, a profondément façonné ma personnalité et mon plaisir de vivre avec un cerveau libre, qui me surprend tous les matins par ses raisons et ses facéties.

Notre cerveau, véritable foie de canard, est dépendant du gavage de notre mémoire, exactement comme l’IA. Un peu aussi de ses algorithmes de traitement.

A mon époque, le jeune pubère pouvait échapper aux dérives sectaires incluses dans l’enseignement — notamment à l’idée de discipline par l’abêtissement, exclusivement liée à la personnalité souvent insignifiante de bien des enseignants — car le bac était anonyme, donc en fait sociologiquement libéral, non sectaire.

Aujourd’hui 40% du bac dépend du jugement des enseignants, ce qui me paraît une contrainte insoutenable pour les pubères.

Un point extrême de ce type de dérive a été par exemple le « bond en avant » de la Chine de Mao, qui s’appuyait sur les pubères et les jeunes adultes jusqu’à leur confier des pouvoirs judiciaires ciblés.

Le drame de Sanary-sur-Mer me touche profondément. Il fait deux victimes inutiles.

Dans un autre ordre d’idée, l’affaire Epstein, qui vise aussi la puberté, est effarante.

Elle se résume à cette image incroyable de deux couples dans la même problématique dont l’un finit à la tête des Etats-Unis et l’autre suicidé et en prison. Dans le même registre nous avons cela chez nous en plus discret.

Il paraît que l’être humain serait le seul animal sur terre à connaître cette période de la puberté, pour les autres ce serait direct de bébé à adulte. Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’une période où chacun de nous comprend, où ne comprend pas, qu’il est et restera seul face à lui-même sur cette terre, que les bonnes intentions des autres sont majoritairement suspectes.

Bien à vous. H. Dumas.

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Evolution des droits fondamentaux

Voilà me direz-vous un sujet bien présomptueux. Peut-être… si vous le dites.

Vous connaissez évidemment cette expression : « C’est d’une simplicité biblique ». Disons qu’elle résume et vulgarise ce que je pense : tout commence par la simplicité, que l’évolution complexifie et finit par dissimuler. Il est impératif de retrouver la simplicité initiale pour comprendre toute situation, ce qui n’est pas toujours possible et, dans tous les cas, toujours difficile.

Les droits fondamentaux sont une notion récente, dérangeante, en conflit direct avec la nature des choses où les plus forts composent l’élite et les plus faibles sont leurs esclaves.

Les plus fort mettent en place une croyance — où s’y adaptent — dont ils sont les dépositaires et les garants, à laquelle les plus faibles croient sans restriction, à laquelle ils sont enchainés sans possibilité d’évasion. Toute l’organisation sociale est naturellement au service des élites. La justice, factotum de l’élite, fait appliquer, volontairement ou par la force, les croyances de l’instant.

Cette organisation est si puissante qu’à chaque époque elle génère des droits fondamentaux, fatalement évolutifs. Mais dont l’évolution est tectonique, je veux dire naturellement accompagnée de séismes sociaux.

Sans avoir la prétention d’en écrire l’histoire on peut noter :

  • Avant l’an zéro la puissance de la nature est divinisée, l’élite aurait l’écoute des Dieux. La population n’a pas de personnalité, elle dépend intégralement des Dieux, donc de l’élite, elle-même immortelle – Pharaons –
  • Après l’an zéro, le Dieu devient unique, la force et l’esprit de l’homme acquièrent de l’indépendance. Mais la force prime. Le plus fort doit assistance physique au plus faible, qui en échange reste son esclave. Le plus fort étant lui-même associé au Dieu, de façon immortelle évidemment.
  • Récemment, 1789, l’homme obtient la liberté de penser et de posséder. Mais pas totalement celle de posséder, puisque limitée à ses biens propres, sans sa part aux biens communs, non définie.

Nous en sommes là aujourd’hui. Et, ça ne fonctionne plus. Le minuscule espace occupé par l’homme sur cette terre est en ébullition, par endroit accompagné de violences mortelles pour ceux qui s’y trouvent.

La nouvelle élite accorde, sous réserve, la liberté de penser, mais pas celle de posséder. Pour cela elle sanctifie une possession dite collective, dont elle assure seule la gestion. Suivez mon regard… c’est un sacré bordel.

Moralité : il est tant de redéfinir les droits fondamentaux de l’homme pour retrouver la paix.

Définition de l’homme :

  • A) L’homme a deux composantes indissociables : son esprit et ses biens, ces derniers incluent son corps et les extensions matérielles de son esprit sous différentes formes d’objets ou de situations n’existant pas sans l’homme.
  • B) L’homme, grégaire, est composé de ce qui lui est propre et d’une part indivise du bien commun, définissable ou non définissable ce point reste flou dans mon esprit. Sa propriété privée est donc composée de ces deux entités elles aussi non dissociables : ses biens et sa part dans le bien commun.
  • C) Tout ce qui n’est pas l’homme est l’univers. L’univers est hostile et pour le moment inaccessible hors la terre. L’homme, otage de son sous-ensemble, doit s’en protéger. Son seul outil de protection est son être. Soit, son esprit et ses biens.
  • D) L’homme doit être protégé dans ses droits et dans son être face aux attaques possibles venant d’autres hommes ou de groupes d’hommes, voire de son propre groupe.

C’est ici que les droits fondamentaux doivent évoluer, que le chantier est ouvert, qu’il y a urgence, car : « Un droit fondamental est toute protection nécessaire à l’intégrité de l’homme, entendu comme l’unité indissociable de son esprit et de ses biens. »

Projet (sans prétention, dans l’attente de participations)

Les droits fondamentaux de l’homme

Préambule

Les droits fondamentaux ont pour objet de protéger l’homme réel, et non une abstraction juridique. Ils ne procèdent ni d’une morale, ni d’une idéologie, ni d’un rapport de force, mais de la nécessité de préserver l’intégrité de l’être humain dans ce qu’il est.

L’homme est un tout indivisible. Toute atteinte à l’une de ses composantes est une atteinte à l’homme lui-même.

Article 1 — De la définition de l’homme

L’homme est constitué :

  • de son esprit, siège de la conscience, de la pensée, de la volonté et de la projection dans le temps ;
  • de ses biens, qui comprennent son corps et les extensions matérielles de son esprit, sans lesquelles celui-ci ne peut ni agir, ni se protéger, ni transmettre.

L’esprit et les biens sont indissociables. Ils forment ensemble l’être humain.

Article 2 — De la propriété fondamentale

La propriété de l’homme est constitutive de son être.

Elle comprend :

  • ses biens propres, acquis, reçus ou transmis ;
  • sa part indivise du bien commun, sans laquelle il ne peut exister comme membre de l’humanité.

Cette propriété globale est indivisible.

Il n’est pas possible de porter atteinte à l’une de ses composantes sans porter atteinte à l’ensemble.

Article 3 — Du bien commun

Le bien commun n’est pas une abstraction ni une propriété d’autorité.

Il est l’ensemble des conditions matérielles, sociales et naturelles nécessaires à l’existence des hommes.

Chaque homme détient, du seul fait de son existence, une part inaliénable du bien commun.
Nul ne peut en être exclu, privé ou dépossédé sans atteinte à ses droits fondamentaux.

Article 4 — De l’intégrité de l’homme

L’intégrité de l’homme comprend :

  • l’intégrité de son esprit,
  • l’intégrité de son corps,
  • l’intégrité de ses biens propres,
  • l’intégrité de sa part dans le bien commun.

Toute atteinte grave ou durable à l’une de ces dimensions constitue une atteinte aux droits fondamentaux de l’homme.

Article 5 — De l’atteinte aux droits fondamentaux

L’atteinte aux droits fondamentaux est caractérisée :

  • non par l’intention,
  • non par la légitimité supposée,
  • non par la nature de l’auteur,

mais par le traumatisme infligé à l’homme, entendu comme désorganisation de son être, de sa sécurité ou de sa capacité à se projeter.

Article 6 — De la neutralité de l’auteur

L’atteinte aux droits fondamentaux peut provenir :

  • d’un individu,
  • d’un groupe,
  • d’une institution,
  • d’une autorité,
  • ou d’une combinaison de ces acteurs.

Aucun statut, aucune fonction, aucune légitimité collective ne saurait exonérer une atteinte avérée aux droits fondamentaux.

Article 7 — De la protection contre son propre groupe

L’homme doit être protégé non seulement contre les atteintes extérieures, mais également contre celles émanant de son propre groupe, de sa communauté ou de l’organisation censée le représenter.

La majorité ne crée pas le droit fondamental. Elle peut le violer.

Article 8 — De la finalité des droits fondamentaux

Les droits fondamentaux ont pour finalité :

  • de permettre à l’homme de vivre,
  • de se protéger,
  • de transmettre,
  • et de refuser.

Ils sont une condition de la paix. Lorsqu’ils cessent de remplir cette fonction, ils doivent être repensés.

Article 9 — De l’évolution nécessaire

Les droits fondamentaux ne sont ni figés ni sacrés dans leur forme.

Ils doivent évoluer lorsque leur définition ne protège plus l’homme réel.

Refuser leur évolution lorsque l’atteinte est manifeste constitue une violence supplémentaire.

Article 10 — Principe ultime

Toute organisation humaine qui porte atteinte, directement ou indirectement, à l’intégrité de l’homme, telle que définie ici, perd sa légitimité à se prétendre protectrice des droits fondamentaux.

Conclusion

Me suis-je bien expliqué ? Je l’ignore bien sûr.

Simplement, mon expérience personnelle n’est sans doute pas unique, mais elle est inhumaine, alors même que cette inhumanité n’a pas l’air de choquer.

C’est ce qui me fait penser que les droits fondamentaux, qui ne sont que la concrétisation de nos croyances, doivent évoluer. La corruption intellectuelle de notre société ne peut pas être issue que de mauvais esprits. Elle découle probablement d’une inadaptation de nos croyances à notre évolution.

Vous l’avez compris, ceux qui amputent, perdent ou négligent la valorisation de nos biens communs se rendent coupables, pour chacun de nous, d’une atteinte à nos droits fondamentaux. Ils doivent être jugés et condamnés en conséquence.

C’est ce que j’ai essayé de mettre sur le papier. Merci pour votre indulgence.

Bien à vous. H. Dumas

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La taxe carbone est un impôt libéral

Cette affirmation a été formulée par JM Jancovici, l’ingénieur médiatique dans une vidéo publiée sur Facebook !

Il l’explique par le fait que, selon lui, on fait ce qu’on veut après avoir payé cet impôt … (sic)

Pardon, on fait ce que l’on veut après avoir payé un impôt ; mais quel rapport avec le libéralisme ?

Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas bien compris le cheminement intellectuel utilisé par un homme qui se fait fort de formuler, souvent de manière péremptoire, des affirmations qui peuvent être mal comprises mais qui font autorité notamment auprès de nos élus puisqu’il est régulièrement entendu sur les questions d’énergie et d’écologie par les députés et sénateurs.

Quelle est l’explication derrière cette affirmation pour le moins étonnante ?

On comprend mieux sa pensée lorsque l’on comprend qu’elle repose sur un présupposé présenté comme écologique mais en fait essentiellement idéologique : « le réchauffement climatique est incontestable et nous impose de passer au tout électrique et de supprimer l’usage des énergies fossiles. De ce fait, il faut donc encore plus pénaliser les véhicules thermiques pour augmenter l’électrification car la France … ne consomme pas assez d’électricité ! »

On a un excellent exemple de l’argumentaire idéologique en faveur de la taxe carbone sur ce site.

En fait, JM Jancovici est contre le pétrole et les énergies fossiles pour des raisons … idéologiques. Il nous explique que les ressources de pétrole vont bientôt disparaître comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup d’experts auto proclamés depuis 30 ans … sans effet notoire sur la production réelle !

Il faut aussi ne pas oublier que le pétrole constitue la source d’énergie qui a permis l’essor économique du monde et que l’on peine à le remplacer parce qu’on n’a pas trouvé plus efficient !

Jancovici se situe en fait dans la lignée de la loi Hulot de 2017, qui, il faut le rappeler, a interdit purement et simplement la recherche et l’exploitation pétrolière sur le territoire français ; ce qui a abouti à priver le pays de l’exploitation de richesses potentielles que nous sommes obligés d’acheter à l’étranger.

On retrouve ce genre d’idéologie avec le principe de précaution qui a été constitutionnalisé sous J Chirac avec l’effet que, désormais, on ne doit plus rien faire du tout car cela peut être nuisible ou pire dangereux !

Jancovici est donc favorable aux énergies renouvelables alors qu’il sait qu’elles sont en contradiction évidente avec les nécessités économiques de disposer d’une énergie abondante, stable et bon marché. En effet, ces énergies renouvelables déstabilisent les réseaux par des à-coups de productions (tantôt trop et tantôt pas du tout) ; ce qui oblige à démarrer et éteindre des centrales nucléaires qui n’ont jamais été conçues pour ça !

Mais, il reste aussi favorable aux centrales nucléaires parce qu’il est conscient qu’il s’agit du seul mode de production qui permet de fournir une électricité stable et ce bien que F Hollande ait décidé de les sacrifier au nom des intérêts supérieurs de … lui-même dans le seul but de se procurer les faveurs électorales des écologistes !

En fait, en creusant un peu on comprend que sa vision de la taxe carbone part de 2 principes présupposés :

-il y a un réchauffement climatique,

-l’impôt va changer les choses car c’est un instrument efficace.

Il est donc favorable à une amplification des manœuvres de l’Etat pour fausser le marché et qui ont fait tant de dégâts jusqu’ici !

Doit-on parler d’aveuglement idéologique ?

Car,  il faut être conscient que la taxe carbone est prélevée sans aucune contrepartie … et qu’en plus son caractère arbitraire est absolument incompatible avec tout libéralisme ; c’est une contrainte d’Etat et l’Etat … n’est jamais libéral.

On ne parle d’Etat libéral que lorsque les institutions en place font en sorte de limiter les pouvoirs de la bureaucratie et du pouvoir politique vis-à-vis des individus ; ce qui … n’a jamais été le cas en France !

Néanmoins, le même JM Jancovici avoue qu’il est quand même dans le doute car il reconnait que le principe français de la non affectation des recettes fiscales permet à l’Etat fonctionnaire de fondre ses recettes fiscales dans un pot commun et de les dépenser comme il le veut et quelquefois … en violation de tous ses engagements médiatiques !

On en a un exemple formel avec les amendes routières qui devaient servir à améliorer les routes et qui servent en fait à payer les dettes de l’Etat, c’est à dire son train de vie, ou encore avec la CSG qui devait servir à renflouer les caisses de la sécurité sociale et qui est devenue la pompe à fric ordinaire de l’administration ; la loi de finances pour 2026 en constituant une nouvelle confirmation !

Il reconnait donc lucidement que les services de l’Etat mentent et manipulent à propos des impôts collectés en omettant néanmoins de préciser qu’avec un Etat en situation de faillite … le recours aux expédients budgétaires et fiscaux ne fera que se renforcer au fur et à mesure de l’aggravation de la situation.

Conclusion qui s’impose : son affirmation est infirmée de manière à la fois constante et multiple …

En fait,  la taxe carbone est une très mauvaise idée dans la mesure où elle s’applique sur l’énergie qu’elle rend chère ; détruisant le pouvoir d’achat des français et laminant la compétitivité de nos entreprises tout en faussant le marché du fait de la pénalisation de certains secteurs d’activité dans le but d’en favoriser d’autres.

On ne peut donc pas faire plus anti-libéral ; d’autant plus qu’il faut être conscient que, dans l’expression « fiscalité écologique », il ne faut retenir que le mot « fiscalité » car il s’agit essentiellement d’exploiter de nouveaux « gisements fiscaux » ; tout le reste n’étant qu’un habillage communicationnel pour faire passer la pilule d’une augmentation de la pression fiscale !

Enfin, un impôt assis sur du vent ne peut pas être libéral surtout lorsque son montant ne fait qu’évoluer à la hausse au gré des besoins de l’Etat … Par ailleurs, il n’a échappé à personne le caractère arbitraire de cet impôt et l’arbitraire est évidemment totalement antinomique avec le libéralisme.

D’ailleurs, si l’on regarde le bonus écologique, il n’a rien de libéral, il fausse juste le marché dans le cadre d’une fiscalité dite comportementale.

Il faut donc rappeler à M Jancovici quelques principes de base …

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui avait une conception libérale du fonctionnement de la société, postulait clairement que l’impôt était une contribution volontaire fournie en échange de services (sécurité des biens, justice, sécurité extérieure militaire) et cette vision était conforme à celle d’Adam Smith, économiste écossais du 18°s selon qui :

“Le souverain n’a que trois devoirs à remplir :

-Défendre la société de tout acte de violence ou d’invasion de la part d’autres sociétés indépendantes […].

-Protéger, autant qu’il est possible, chaque membre de la société contre l’injustice ou l’oppression de tout autre membre, ou bien le devoir d’établir une administration exacte de la justice […].

-Eriger et entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l’intérêt privé d’un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n’en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoiqu’à l’égard d’une grande société ce profit fasse plus que rembourser les dépenses”.

Mais il y a bien longtemps que nous avons abandonné cette vision libérale pour un système violent, contraignant et spoliateur, qui se pare, en outre, d’oripeaux idéologiques, sociaux, écologistes ou autres, histoire de donner bonne conscience aux agents de recouvrement et de culpabiliser ceux à qui on extorque le paiement !

En outre, en France, on a su mettre en place des impôts non seulement sur les revenus mais aussi sur la propriété (ISF ou IFI ou encore taxe foncière) c’est à dire sur le capital accumulé à partir de revenus qui ont eux-mêmes déjà subi l’impôt ; ce qui constitue une atteinte évidente au droit de propriété affirmé par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Enfin, Jancovici semble ignorer 2 règles importantes en matière fiscale :

-Il faut que l’impôt soir neutre. Or, tout impôt qui tend à influencer ou à modifier le comportement des agents économiques ne peut évidemment pas être neutre et ne peut donc pas être libéral !

-Et pour qu’il soit neutre il faut qu’il soit aussi faible que possible mais assis sur la base la plus large possible ; cette définition correspondant à une flat tax au taux de 10% sur tous les revenus. Seulement, en France, la flat tax à 35% …se situe au niveau des tranches supérieures d’imposition !?! En France, on ne sait pas faire d’impôt à faible montant parce que l’on a de cesse de s’en prendre à certaines catégories de la population à qui il faut faire rendre gorge et en outre parce qu’il faut aussi payer le prix de la gabegie ; en témoigne la CSG qui a démarré à 1.1% en 1991 sous Rocard et qui en est rendue désormais à 20% (sur les revenus de placement).

A bien y regarder, estimer que la taxe carbone est un impôt libéral, c’est qualifier le malus fiscal sur les voitures thermiques de mesure libérale alors qu’elle n’a eu pour résultat que de fausser le marché, de ruiner les finances de l’Etat et de détruire le tissu industriel.

En fait, on peut difficilement faire pire !

Enfin, quand on connait les dérives incroyables auxquelles la taxe carbone a donné lieu avec l’arnaque du siècle sur les crédits carbone, on ne peut que s’étonner d’une conception du libéralisme particulièrement … dirigiste !

En arriver à qualifier de libérale une démarche purement bureaucratique, nocive pour l’économie, relève de l’aveuglement idéologique et démontre la distorsion des idées chez des personnes qui agissent comme des influenceurs !

Là où cela est inquiétant, c’est que des personnages publics, disposant d’une certaine crédibilité, justifiée … ou non, puissent influencer les décisions de politiciens ou de hauts fonctionnaires, dont le niveau scientifique est dramatiquement nul, en se drapant de l’aura d’un savoir scientifique incontestable mais … pas infaillible !

Alors, certes il n’y a pas qu’un seul libéralisme, mais il faut être conscient qu’un impôt reste toujours un prélèvement contraint sur le revenu ou le patrimoine.La conclusion qui s’impose est que, par définition, il n’existe pas d’impôt libéral puisque la collecte de l’impôt  repose sur la coercition exercée sur un groupe pour lui soutirer, sous la menace, une partie de ses revenus ou pire de son patrimoine.

On peut donc la présenter comme l’on veut, mais la fiscalité écologique, dite verte, n’a aucune autre couleur que celle de la spoliation !

Cette idée de taxe carbone, impôt libéral, a tout d’un oxymore !

Bien cordialement à tous !

 

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Il y a un mystère Trump !

Il y a un mystère Trump !

Il faut bien l’admettre : il y a un mystère Trump. Cet homme est devenu le président de la première puissance mondiale sans que l’on sache vraiment qui il est. Les témoignages sur son passé ne manquent pas, mais aucun d’entre eux ne porte sur sa capacité à gouverner. Certes il se fait à lui-même beaucoup de compliments, au point que c’en est drôle, mais il se trouve que certains d’entre eux sont justifiés par les évènements de son actuel mandat. Il a mené de main de maître le bombardement du principal site nucléaire iranien, mais ses avions sont rentrés à la maison sans que leur succède une action visant à renverser le régime des ayatollahs, ce qui aurait dû être en principe le principal objectif de la mission. De même ses forces spéciales ont capturé Maduro avec un savoir faire inégalé, mais le régime dictatorial vénézuélien  est toujours debout, même si c’est sous un contrôle américain. Or le voilà à nouveau au pied du mur avec la présence aux abords de l’Iran d’une formidable armada américaine dont on ne sait pas si et quand elle pourrait intervenir.

J’entends certains commentateurs se risquer à dire que Trump est fou. Je n’en crois pas un mot. Mais il est certainement peu maître de sa conduite de président, ce qui est un grave inconvénient quand il s’agit d’avoir une influence décisive sur les affaires du monde. Sa communication se fait de son avion ou de son bureau, et il nous livre ses sentiments et ses impressions comme n’importe quel quidam interrogé par un journaliste pour un radiotrottoir. Il n’hésite pas d’ailleurs à changer d’opinion quand il en a envie et ne se sent pas lié par ce qu’il a pu dire auparavant. Sa parole est presque d’évangile, à ceci près quand même qu’on n’est pas habitué à voir Dieu changer d’avis aussi souvent.

Il y a au moins un grand avantage à l’imprévisibilité du président des Etats-Unis, c’est le désarroi des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier. Au moins ne peuvent-ils pas monter une coalition négative. Ils se trouvent ainsi empêchés de nuire, mais hélas aussi de bien faire. Une chose est sûre cependant : cette situation ne durera pas. Les évènements ne peuvent que se précipiter dans le contexte planétaire explosif que nous connaissons actuellement, et les moments dramatiques ne vont pas manquer. Nous verrons alors si Trump a vraiment inventé une nouvelle manière de gouverner ou s’il est tout simplement incapable de le faire.

Les évènements de Minneapolis constituent un sévère avertissement pour la méthode Trump. Le lieu avait été soigneusement choisi, car cette ville comporte une importante communauté somalienne, installée en toute illégalité avec le concours de la municipalité de gauche et celui du gouverneur Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière présidentielle. Un schéma idéal pour montrer ses muscles et expulser les illégaux. Mais les choses ont mal tourné car la police fédérale anti-immigrés illégaux a confondu le zèle avec la brutalité et s’est attiré la colère d’une partie importante de la population, outrée des mauvais traitements infligés à des passants américains qui n’étaient en rien en situation irrégulière. Depuis, Trump multiplie les gestes contradictoires, les uns sanctionnant le comportement de la police des immigrés, les autres le justifiant. L’opinion MAGA (Make America Great Again) est troublée mais ne condamne pas Trump. Pas encore !

Si exaspérée qu’elle ait pu être par le wokisme et ses folies, l’opinion américaine ne suivra pas Trump éternellement. Aucun homme politique au monde ne dispose d’un crédit illimité. Ceux qui savent le conserver longtemps sont généralement des hommes, ou des femmes, au solide bon sens. Et au comportement constant. Ne parlons pas des dictateurs, dont le pouvoir ne repose que sur la violence et le mensonge. Gouverner les hommes est une science fort délicate. La démocratie est née au VIe siècle avant notre ère à Athènes. Elle a donné en quelques dizaines d’années le spectacle de toutes les erreurs, de toutes les querelles, de toutes les violences dont ce système de gouvernement est capable. On peut lire Thucydide et se dispenser de toute autre lecture si on veut avoir une opinion éclairée sur la démocratie. Mais ce conseil n’en est pas un, car on ne se lasse jamais des erreurs et des fautes de nos dirigeants. Et il faut avoir de quoi les confondre si l’on ne veut pas être ridicule en société !

La seule certitude de ce qu’il faut bien appeler l’ère Trump, c’est que le monde est en train de changer. L’ordre ancien comportait des blocs politiques bien identifiés et qui restaient stables pendant des décennies. L’ordre actuel – et sans doute futur – va changer sans cesse avant de se stabiliser à nouveau. La cause de ce mouvement incessant est d’une part l’évolution fulgurante de certaines technologies, et d’autre part le chambardement des idées qu’elle induit. On ne peut plus penser la même chose qu’avant quand on est menacé à tout instant de perdre son emploi et qu’un drone peut venir vous frapper sans prévenir, où que vous soyez. Et surtout que ceux à qui vous faisiez confiance ne savent même plus dans quel monde ils vivent. La seule règle de conduite qu’on puisse raisonnablement conseiller est de garder son sang-froid. Et peut-être aussi son humour. Si on en est doté. Par exemple Fabrice Luchini dit : « J’adorerais être de gauche, mais je n’en ai pas les qualités morales », et il fait rire tout le monde.

Claude Reichman

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L’humour imposé de tous les jours

Dans l’ordre chronologique, un échange gag… mais vrai…

De : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com>
Envoyé : vendredi 23 janvier 2026 17:14
À : @socgen.com>
Objet : Opposition

Bonjour Monsieur,

En pièces jointes la copie du chèque n° 249 de 130,80 €, que j’ai adressé à La Poste le 15/12/2025, en règlement de ma BP.

Malheureusement La Poste a égaré ce chèque, qui effectivement ne m’a pas été débité. Ci-joint l’attestation de La Poste à ce sujet.

Merci de faire opposition à ce chèque, j’ai rdv à La Poste lundi 26/01 pour apporter un nouveau chèque.

Bien à vous. H. Dumas

De : <socgen.com>
Envoyé : mercredi 28 janvier 2026 14:09
À : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com>
Objet : RE: Opposition

Bonjour Monsieur Dumas

Voici les éléments pour mettre en opposition le chèque.

Dans l’ordre vous trouverez :

  • La demande de déblocage de provision
  • La lettre de désistement
  • L’accusé de réception d’opposition au chèque
  • La déclaration d’opposition

En effet, nous avons besoin que vous nous retournez signé la demande de déblocage de la provision, ainsi que la lettre de désistement de la part de la Poste.

Vous pourrez l’envoyer au conseiller pro avec lequel vous échangez.

Une fois les éléments réunis, je me tâche de faire le nécessaire.

Je vous souhaite une belle journée.

Cordialement

Incroyable, non ? Ma réponse de ce jour.

Bonjour Monsieur,

Votre courrier mérite un billet sur mon blog.

Je résume la situation :

  • Je dépose le lundi 15 décembre 2025, à La Poste de Sète, au guichet pro, un chèque de 130,80 € en règlement de m’on abonnement à ma boite postale.
  • Le 19 janvier 2026, je reçois une lettre en RAR de La Poste me réclamant le paiement des 130,80€ déjà réglés.
  • Après vérification, je constate qu’effectivement le chèque déposé de 130,80€ n’a pas été retiré de mon compte. J’en déduis que le chèque a été perdu par La Poste.
  • J’appelle La Poste et rencontre M. Raze, responsable des BP. Nous convenons qu’un chèque peut effectivement se perdre, je lui dis que je vais faire opposition au chèque perdu, il me fait un courrier dans ce sens, mais pas très explicite il faut en convenir. Je lui règle par CB les 130,80 €.

Conclusion : je suis le vrai con de service.

La suite le prouve.

En effet mon opposition, dont par courrier vous me faite part de la gravité, de mon exposition à des contraintes pénales si par cas je mentais, ne serait valable, d’après vous, que si La Poste me fait une attestation de perte…

Vous rêvez ? Vous imaginez La Poste avouer qu’elle a perdu une lettre incluant un chèque — La Poste, qui sait parfaitement qui a perdu le chèque puisque ce ne peut-être que la personne au guichet Pro le lundi 15 décembre 2025 –mais ce n’est pas possible. La Poste ne se trompe jamais. Tout reproche de ce style à un de ses employés est susceptible de déclencher une grève de plusieurs jours à la poste de Sète, voire dans toute la France…

La Poste est parfaite, qu’on se le dise.

Mais moi… je pourrais avoir fait semblant de déposer un chèque et ne pas l’avoir fait. Moi, je suis soupçonné institutionnellement. Ne suis-je pas un travailleur indépendant, donc un non-fonctionnaire, donc une de ces raclures qui ne pensent qu’au profit… qui se fout du climat et des chilopodes en voie de disparition.

Alors, bien que ce soit moi qui suis responsable de ma déclaration, vous exigez de moi que j’obtienne un aveu de La Poste, et pendant ce temps vous me bloquez le montant du chèque perdu par La Poste. C’est-à-dire que je suis débité deux fois, une fois pour le chèque perdu par La Poste, une autre fois pour mon deuxième paiement après la perte…

Alors là, c’est très fort. Et en plus, je suis persuadé que vous trouvez cela parfaitement normal.

Quelle époque épique, comme disait Yolaine de La Bigne.
Bon faisons simple. Je retire ma demande d’opposition. Vous foutez au panier toute votre prose.
Si La Poste touche deux fois la somme, je m’en charge. Si un olibrius présente le chèque, il sera débité de mon compte, je le verrai, je me charge aussi de l’enquête et des poursuites.

Donc annulation de mon opposition, restitution de la provision bloquée, et pas de frais sur ce coup foireux évidemment.

Bien à vous. H. Dumas

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Dans l’antre du démon

Ce document est l’enregistrement intégral d’un échange avec l’administration fiscale.

Il est publié sans montage, sans commentaire et sans interprétation.

On m’y entend parler de mon travail, de mes choix, de mes erreurs, de la durée, de l’impôt et de ce que produit, sur une vie entière, une contrainte administrative continue.

Il ne s’agit ni d’un plaidoyer, ni d’une accusation, ni d’un règlement de comptes.

C’est un témoignage, que j’espère modeste et simple, dont j’ai conscience de la faiblesse déclamative.

Le lecteur jugera par lui-même.

PS : il faut entendre 3 500 Md€ et non 3,5 Md€, évidemment.

 

 

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Adorables voisins

J’habite en ville, mais pas en centre-ville, dans une zone de maisons anciennes, toutes entourées d’un jardin ou parc protégé depuis des décennies par les règlements locaux d’urbanisme.

A ma droite en regardant la rue j’ai un jeune voisin, la quarantaine, très bien sur lui, plutôt beau mec. Je ne suis pas trop voisinage, je le connais peu, je ne sais pas quelle est son activité et, à mon âge, je ne me sens pas trop concerné. Son épouse est discrète, souriante mais très réservée. Ils ont trois enfants un peu turbulents, à qui plusieurs fois par semaine je renvoie le ballon par-dessus notre grillage commun. Tous les matins il part en voiture et ne revient que le soir. Il est rigolo, toujours en costume, chemise blanche et cravate, mais avec un sac à dos en cuir, pas de serviette ou attaché-case.

Il parle à tout le monde, il est très tactile, toujours la main sur votre bras ou sur votre épaule, il écoute tout ce que les habitants du quartier lui disent. Il est très actif le weekend. Il anime ou participe à toutes les associations du quartier et au-delà. Toujours prêt à aider, il dispose d’un atelier de bricolage où tous les outils sont en double ou triple. Ainsi prête-t-il à ceux qui le lui demandent, perceuse, disqueuse, tondeuse, tronçonneuse, etc…

Je n’ai rien à lui reprocher, mais, comment dire ? je trouve qu’il en fait un peu trop. Mais pas au point que cela indispose les autres. Je suis sans doute le seul à ressentir cela. Peut-être l’âge me rend-il un peu moins social…

Un fait est certain, tout le quartier l’adore, je ne vais pas perturber cette adhésion.

En fait ce que j’ai à vous raconter c’est produit hier, vendredi.

Il était parti le matin avec sa voiture, une ancienne Ford fiesta, il est rentré le soir avec une Mercedes-Benz Classe G II 500 449ch AMG Line 9G-Tronic de 170 000 € au malus de 100 000 €, soit 270 000 €.

J’étais sur le trottoir, j’arrivais de Leclerc, tout sourire, parce que j’aime les belles voitures, je lui dis :

  • Dis-donc Ken, tu as une belle voiture, qui t’as prêté ça ?
  • Elle est neuve, je viens de l’acheter.
  • ….

J’en suis resté comme deux ronds de flan.

Toute la nuit cette voiture m’a encombré l’esprit. Le lendemain, elle était toujours là, magnifique dans l’allée de sa maison. L’extérieur beige clair et l’intérieur cuir caramel plus foncé, une splendeur, et le bruit de ses six cylindres…

Ce samedi matin le voisinage paraissait intimidé, les rares passants prenaient le trottoir en face et marchaient rapidement, tout en jetant un œil à la voiture.. Mon voisin jouait au ballon avec ses enfants.

Evidemment le ballon a atterri chez moi, je me suis rapproché de la clôture pour le renvoyer, et j’ai dit souriant :

  • Tu as gagné au Loto Ken ?
  • Non j’ai fait un PRA.
  • Un PRA ?
  • Oui, un Prêt Remboursable par Autrui.

Un peu étonné, ne connaissant pas ce type de prêt je lui demandais des précisions :

  • Comment ça marche ce truc ?
  • C’est simple vous indiquez une ou deux personnes que vous pensez solvables, votre banquier étudie le dossier à partir des data-fiches de la personne qu’il retient, revenus, crédibilité, solvabilité, conventionalité, etc… Si tout est bon, il vous accorde le prêt et le remboursement se fait par prélèvement sur le compte en banque de cette personne.
  • Ah bon !!! Mais le mec qui paie, qu’est-ce qu’il dit ?
  • Rien, c’est la loi.

Inutile de vous dire que je suis resté sur le cul, muet de stupeur.

  • Mais, lui dis-je, ce n’est pas possible, il doit y avoir un truc que tu n’as pas compris.
  • Pas du tout je suis banquier est un des créateurs du concept.

Voyant mon air ahuri, il a jugé utile de m’expliquer.

  • Voyez-vous ce n’est que la continuité du PRA public classique. Il y a des années que l’Etat ou les collectivités pratiquent ce prêt, qui consiste à emprunter au nom d’une collectivité, mais en réalité anonymement, et à mettre les remboursements sur le dos des autres.
  • En effet, mais ce n’est pas pareil.
  • Mais si, dit-il. Le PRA anonyme classique ne change rien au principe. Je suis le Directeur adjoint de la Caisse des Versements, nous sommes les spécialistes du PRA. Le PRA anonyme, ou prêt d’Etat est au maximum de ses possibilités et met la crédibilité de l’Etat en danger. Hors, la consommation à 90% assise sur le PRA d’Etat est arrivée à un point de rupture qui pourrait détruire toute notre économie. Donc nous avons mis en place le PRA privé, il a été voté par l’Assemblée nationale la semaine dernière. Nous allons booster la consommation, ceux qui dépensent ne sont donc plus ceux qui paient. Nous nous sommes assurés que ceux qui paient ne soient pas pour autant ruinés, ils participent juste à l’économie, peu importe leur accord ou désaccord.

Nous étions alors en février 2030. Je suis rentré chez moi abasourdi.

Le mois suivant les 5 000 € mensuels de son crédit ont été débités de mon compte en banque, ne me laissant que 1 500 € mensuels pour vivre…

En 2035, la guerre civile que la PRA a déclenchée a été terrible.

Aujourd’hui en 2037, je roule dans une Mercedes-Benz Classe G II 500 449ch AMG Line 9G-Tronic dont je n’ai pas l’utilité, dont je me serais bien passé, mais…

Et surtout la guerre civile est terminée et l’Etat issu du conflit à l’interdiction absolue d’emprunter. Le PRA, public ou privé, a été déclaré immoral, définitivement.

La terreur fiscale n’existe plus, la transparence fiscale est totale, l’impôt est public et librement consenti par chacun.

C’est le bonheur.

Bien à vous. H. Dumas

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L’étatisme mène inexorablement à la dictature et à la ruine

En France, pays du capitalisme d’Etat et de l’administration toute puissante, les tenants de l’étatisme sont nombreux alors que, malgré tout ce l’on peut affirmer par ailleurs, il n’y a pas d’exemple dans l’histoire où la prise de contrôle de l’économie par l’Etat ait enrichi les populations et amélioré leur situation.

Les personnes qui gouvernent en sont-elles conscientes ?

Oui, mais ce n’est pas le sujet car, soit elles pensent agir pour le bien d’une population qui n’en est même pas reconnaissante, ce qui légitime d’ailleurs tous les excès, soit elles agissent par pure idéologie et ont donc décidé que les autres devaient se plier à leur volonté ; parce qu’elles ne peuvent pas se tromper !

Et pourtant, on en a un exemple récent avec le Venezuela ruiné après avoir été mis en coupe réglée, au nom du socialisme, par le régime Chavez-Maduro ; lequel a précipité plus de 60% de la population dans la misère, créé un système généralisé de pénuries, et poussé un quart de sa population à fuir le pays pour simplement pouvoir survivre.

Le système « socialiste » soviétique de l’URSS a fini par imploser de lui-même car, contrairement à ce que croit V Poutine, ce n’est pas l’occident qui a détruit l’URSS mais c’est celle-ci qui s’est auto détruite parce que son système niait la réalité et n’a pu ni évoluer ni se réformer !

Avec une dépense publique approchant les 58% du PIB, la France est désormais empêtrée dans un régime socialo-communiste similaire à l’URSS, avec une bureaucratie au pouvoir qui profite à plein de la situation par le biais de la prédation fiscale, tout en brimant les initiatives individuelles !

Effet induit : le clientélisme étatique est devenu omniprésent alors qu’il n’a jamais été aussi dur de créer et surtout de faire vivre une entreprise privée ; en témoigne le niveau dramatique des faillites qui bat tous les records !

Un manque de valorisation des compétences personnelles

-Premier effet : Le système étatique est un système d’initiés et de copinage dans lequel seuls ceux qui sont dans le premier cercle du pouvoir s’enrichissent. Les autres subissent les décisions des autres de leur accorder, ou non, des revenus requalifiés en aides sociales !

Dans ce système, les revenus ne dépendent pas des compétences individuelles mais de la décision de gens qui ont décidé pour les autres ; ce qui signifie que, quels que soient vos mérites, vous n’aurez pas plus que ce qu’on aura décidé pour vous … sauf à ce que, par vos connaissances, votre entregent, vos relations familiales, vous puissiez vous rapprocher des sphères de pouvoir et de décision vous permettant d’augmenter vos revenus !

Votre succès et votre réussite ne résultent donc pas de la valorisation de vos compétences personnelles mais de la valorisation de vos relations personnelles et/ou professionnelles !

Evidemment, ce type de système constitue nécessairement une porte ouverte à la corruption qui connait en France un développement considérable et inédit !

-Deuxième effet : Le fonctionnement de l’économie n’a plus lieu en fonction de l’offre et de la demande mais en fonction des décisions d’une administration qui agit en fonction de critères qui lui sont propres et qui n’ont rien à voir avec l’économie de marché car on sait que le fonctionnaire agit exclusivement dans un cadre hiérarchique qui doit s’imposer à tous. Cette tendance à contraindre le comportement des individus, notamment par le biais de la fiscalité, signifie que vous n’avez plus le choix d’acheter ce que vous voulez, et qui correspond le mieux à vos souhaits ou à vos besoins, mais ce qui a été décidé par un fonctionnaire anonyme qui a estimé, à votre place, ce qui était le mieux pour vous !

L’Etat bureaucratique décide de subventionner telle ou telle activité et d’en pénaliser une autre en fonction de critères purement arbitraires parce qu’il veut plier le réel à sa volonté ; quoiqu’il arrive. La société devient une société de contrôle (vos déplacements, votre accès à internet, aux réseaux sociaux …) et d’infantilisation.

Les exemples tendent à se multiplier …

-Le malus fiscal sur les véhicules thermiques est fixé de manière arbitraire en fonction de critères purement idéologiques (émissions de CO2 auxquelles on a jouté par la suite la masse), dans le seul but de contraindre les consommateurs à acheter des véhicules électriques dont ils ne veulent pas. Ce système est devenu une caricature de l’étatisme destructeur ; la voiture étant passée d’un instrument de liberté à un instrument d’oppression via les taxes et les restrictions de circulation !

Le pire est que l’imposition du véhicule électrique a ouvert un boulevard aux importations de véhicules électriques chinois ; provoquant de ce fait un effondrement des ventes de voitures européennes, des fermetures d’usines et des licenciements massifs ! Face à ce désastre commercial et économique, les autorités bureaucratiques n’ont trouvé d’autre solution que de dresser des barrières tarifaires contre les importations étrangères, au prétexte de protéger une industrie fragilisée par leurs propres choix réglementaires !?!

-Le diagnostic énergétique pour les maisons (DPE) est totalement arbitraire avec des modifications constantes des critères d’évaluations en fonction des … effets indésirables constatés au prix de contraintes et de procédures sans fin à des couts mirobolants pour des résultats, au minimum incertains, ou pire, carrément désastreux. Il en est de même pour le dispositif MaprimeRénov, avec des critères qui changent constamment notamment parce que l’on s’est aperçu qu’il y avait de nombreuses fraudes, car, bien entendu, la distribution d’argent gratuit, même en fonction de critères erronés ou faussés, amène toujours à la fraude,

-On sait que l’économie c’est de l’énergie et que, pour favoriser une économie dynamique, il faut disposer d’une énergie abondante, stable et bon marché. Les petits hommes gris de l’Etat ont décidé l’inverse avec une énergie instable (énergies renouvelables), chère et subventionnée (via des taxes qui doublent le prix de l’électricité) transformant EDF en collecteur de taxes avant d’être un fournisseur d’électricité ; tout en plaçant une partie de la population en situation de précarité énergétique.

-L’abus de contraintes démagogiques et fiscales a eu un effet désastreux sur le marché de l’immobilier en provoquant un effondrement du marché locatif. Plus personne ne veut investir dans l’immobilier et s’endetter pour 15 ou 20 ans pour se faire tout confisquer par les impôts et avoir, en plus, des problèmes avec les locataires. Cette politique a amené, au-delà de la pénurie provoquée par un empilement de décisions administratives néfastes, une corruption généralisée et désormais totalement acceptée pour l’accession aux logements sociaux. (il y a 4 millions de dossiers en attente).

-La radio télé publique, outre le fait qu’elle soit un vaste instrument de propagande de gauche et étatiste, fonctionne à des couts totalement prohibitifs et incontrôlés ; pour l’essentiel financés par l’impôt mais dans lequel seuls quelques insiders ont réussi à en tirer des revenus plus que conséquents (sociétés de production de Nagui désormais surnommé « Monsieur 100 millions » ou encore Mediawan avec les accros du capitalisme de connivence MM Pigasse et Niel).

Un effondrement inévitable

Fatalement, un Etat qui s’investit dans de nombreuses missions doit recruter des fonctionnaires pour la mise en place et pour la surveillance de la bonne exécution avec la conséquence que ces fonctionnaires représentent un cout pour la collectivité sans aucune espèce de compensation d’aucune sorte.

Nous avons désormais un système qui ne produit rien, à part des normes, des directives et des contraintes jusqu’à l’ultime stade de l’oppression ! En effet, quand une entreprise constate qu’un produit ne fonctionne pas, elle en change, elle l’adapte aux souhaits de la clientèle mais quand l’administration d’Etat constate que les règles qu’elle a édictées ne fonctionnent pas, elle augmente les contraintes pour forcer encore plus la réalité !

La bureaucratie tort la réalité qui doit se soumettre à sa volonté !

On se situe donc en plein dans le socialisme marxiste dit « scientifique » du camarade Lénine ; mais cela n’a rien d’étonnant quand on sait que, au sein de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, 100% des élus n’ont jamais créé d’entreprise et n’ont donc aucune idée du fonctionnement normal de l’économie de marché.

On ne peut donc pas s’étonner que tout aille de mal en pis !

Quelles conclusions en tirer ?

L’Etat n’a jamais autant distribué d’argent qu’il n’a jamais autant extorqué puisque nous renforçons, sans défaillir, notre première position mondiale de la pression fiscale ; et nos fonctionnaires sont absolument persuadés d’agir pour le bien commun en massacrant fiscalement tout ce qui bouge alors qu’ils ne font que détruire tout espace de liberté !

Toujours plus de contraintes, plus d’impôts et plus de dépenses publiques … avec un argent distribué qui n’est pas issu de la création de richesses mais de la prédation fiscale ! Nous sommes confrontés à une véritable distorsion/perversion de la perception de la réalité !

Mais, a-t-on jamais vu une seule fois une administration faire machine arrière et annuler une directive en reconnaissant qu’elle s’était trompée ?

Pas à ma connaissance … Car l’autre caractéristique de la bureaucratie, c’est d’être extrêmement rigide et d’être incapable de se réformer !

L’économie c’est la création de richesses mais l’étatisme et l’hyper règlementation provoquent la destruction de l’économie et la ruine de la population dans un océan de gaspillage, de corruption, d’incompétence, de blocage des volontés individuelles ; tout cela dans un mécanisme sans fin  jusqu’au blocage du système et l’effondrement général !

Imaginez-vous dans un monde où les impôts représenteraient pratiquement l’intégralité de vos revenus, hormis quelques aides sociales dûment « ajustées » et où tout serait interdit ?

Impensable ?

C’est pourtant bien vers cela que l’on se dirige … inexorablement !

Bien cordialement à tous !

 

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Trump nous force à réfléchir !

Trump nous force à réfléchir !

Ce vendredi matin, au lendemain de la création, à Davos, de la nouvelle organisation internationale vouée à supplanter l’ONU, les chaînes françaises d’information étaient muettes sur le sujet. Pas important, semblaient-elles dire. Ou, qui sait, trop important pour nos petites personnes. Alors elles nous ont parlé d’une agression au couteau, d’un rodéo urbain, d’un rappeur qui dérape, et de je ne sais quoi encore. Mais pas un mot sur ce Trump qui détruit la belle harmonie du monde et sur son nouveau machin, comme l’eût qualifié le général de Gaulle.

Ce qu’a dit Trump à l’univers, c’est que la première puissance de la planète ne se laisserait plus manipuler par ces petits ou moyens pays qui n’ont pas atteint notre degré de civilisation et qui sont priés de se laisser conduire. Il faut admettre que l’ONU était devenue, au terme de ses quatre-vingts ans d’existence, un sacré foutoir où la démagogie régnait sur tous les débats. Qu’elle dût disparaître ne faisait nulle peine à nos pays occidentaux, même s’ils y étaient habitués et l’on sait que l’habitude est le maître mot des ensembles en voie d’effacement. Le coup de pied dans la fourmilière du président des Etats-Unis n’a été finalement que le point d’orgue d’une symphonie qui s’est fait attendre trop longtemps. De là à y consacrer un éditorial sur une chaîne française …

Ce qu’on sait de ce Board of Peace, ou Conseil de la Paix, c’est qu’il aura un président à vie en la personne de Donald Trump, et qu’il reposera sur la force des Etats-Unis, notamment de son armée. Après, on ne sait pas. Peu importe. Le monde est en train de changer et ce mouvement ne s’arrêtera pas. En fait, c’est Poutine qui avait lancé le mouvement en envahissant l’Ukraine au nom de la Grande Russie, rêve éternel de cet immense territoire du nord de l’Europe et des confins de la Chine, qui a perdu l’essentiel de sa puissance, sauf l’arme atomique, en se dévêtant du communisme au début des années quatre-vingt dix. Et vous auriez voulu que l’Amérique ne répliquât pas ? Voilà, c’est fait. Que faire ? aurait dit Lénine.

Que faire ? Mais c’est très simple. Redevenir nous-mêmes, nous, les Européens. Deux guerres mondiales ont détruit notre puissance et nos prétentions. Mais il nous en reste assez pour rebâtir quelque chose de grand. A commencer par nos 450 millions d’habitants, tous bien formés, et qui ne demandent qu’à bénéficier d’un avenir digne de leur passé et fermement éloigné des stupidités écologiques qui sont devenues le maître mot de l’Union européenne. L’écologie, c’est ce qui a détruit, par exemple, notre meilleure industrie, l’automobile, et créé ces stupides bouchons attachés à nos bouteilles dont tout le monde rigole, à commencer par l’ancien président du conseil espagnol, la galicien Mariano Rajoy, qui nous a gratifié d’un show télévisé sur ce sacré bouchon pendouillant. A propos de Galiciens, savez-vous ce qu’on dit d’eux en Espagne ? Que lorsque vous en croisez un dans l’escalier, vous ne savez jamais s’il monte ou s’il descend. Rajoy a gouverné pendant sept ans. On sait pourquoi.

Non, franchement, nous méritons mieux que les bouchons pendouillant. Si l’on veut conserver l’Union européenne, il faut la ramener à l’union des nations qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être et limiter la Commission au simple organisme de proposition et d’exécution qu’elle est dans les textes fondateurs. Et si l’on ne veut plus de l’Union européenne, qu’on laisse les nations souveraines s’unir à leur gré pour des missions ponctuelles, qui n’amoindriront pas leur souveraineté. On voit bien que l’Europe actuelle nous a menés là où ne voulions pas aller. « Salsifi »,  lançait Roland Magdane dans un de ses premiers sketchs.

Nous vivons donc la fin des machins. Ils ont prouvé qu’ils ne servaient à rien. Ce sont de simples constructions intellectuelles, nées de cerveaux humains et assimilables à des religions primitives. Simples fruits des circonstances, les machins ne doivent pas se substituer à ce que seule sait construire la patine des siècles, la tradition. Celle-ci sait évoluer sans trahir le peuple. C’est exactement ce qu’on lui demande. Les guerres civiles  naissent toutes du choc infligé par de prétendus réformateurs à des sociétés anciennes. Et les dictatures en sont l’aboutissement très prévisible. L’Europe ne s’est pas affaiblie qu’en raison des guerres. Elle paie encore aujourd’hui le prix du communisme qui l’a ravagée depuis le début du  XXe siècle. Cette doctrine folle avait gagné les esprits les plus fins de notre continent, qui se sont transformés en sinistres crétins, artisans du malheur des peuples, sans qu’à un seul instant ils fussent capables de réfléchir à leur irresponsabilité. Il aura fallu des millions de morts pour que la raison, alliée à la force, les chassent, et il en reste encore dans quelques péninsules et îles oubliées.

Trump aura été l’artisan d’un début de transformation de notre civilisation. Celle-ci en avait besoin, tant elle a accumulé de scories et d’idioties inqualifiables. Son action n’est pas l’aboutissement de ce phénomène, mais son simple début, appelé à se transformer encore beaucoup. Elle nous aura au moins forcés à réfléchir. C’est un début.

Claude Reichman

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Ces deux tueurs qui tentent de gouverner le monde.

Depuis le fin fond de l’histoire des hommes la violence a toujours été l’une des options du pouvoir, l’autre étant l’empathie et l’assistance qui créent la dépendance.

Oublions l’égalité qui est la négation du pouvoir et donc un simple rêve ne se transformant jamais, ou si rarement, si éphémèrement, en réalité. Je veux parler évidemment de l’égalité de respect, pas de l’égalité de résultat qui est une escroquerie, une excuse au pillage.

 La violence s’exprime traditionnellement de deux façons : par la force directe, flèches, bombes, ou par la privation, immobilisation et famine.

Nos rois ont gaiement parcouru notre pays pendant des siècles, en usant alternativement de ces deux options pour assoir leur pouvoir : la guerre en rase campagne et le siège jusqu’à reddition. Ça a coûté sa tête au dernier.

Poutine est adepte de la guerre en rase campagne, Trump du siège par étranglement économique.

Ils ne sont pas une surprise, donc ils ne sont pas une question.

La question est : comment et pourquoi sont-ils arrivés au pouvoir ? On peut aller plus loin : pourquoi le pouvoir ? Mais là on est en orbite, seul dans la stratosphère intellectuelle, on laisse tomber pour ce billet.

La recherche du pouvoir naît dans la frustration. Trump et Poutine sont deux frustrés à la tête de deux pays majoritairement composés de frustrés.

La violence est la seule façon pour leurs sociétés de conserver le pouvoir qui leur échappe par manque de rigueur, d’éthique et d’intégrité.

L’extension de cette violence est donc inévitable tant sa motivation est profonde.

Ce sera la troisième guerre mondiale.

Sera-t-elle gagnée par les adeptes de la force brute ou du siège ?

C’est trop tôt pour poser un pronostic.

Tout ce que l’on peut constater c’est qu’en France nous avons, en ce qui concerne la méthode du siège, une force destructrice hors du commun, en nombre et parfaitement entraînée : Bercy.

Ultra efficace et destructrice intra-muros, elle risque d’être un peu débordée à l’international, tant elle a enflé au détriment du pays et de ses forces économiques ou militaires classiques.

Revenons à Trump et Poutine.

Quelles sont les chances de leur élimination avant dégâts irréversibles ?

Pas épaisses, il faudrait que leurs peuples se reprennent en main et les foutent à la porte. Mais pourquoi le feraient-ils ? Ils viennent de les installer par frustration interne, ce n’est pas l’ajout de frustrations externes qui va modifier la donne.

L’antidote ne peut-être que la liberté individuelle, l’acceptation par chacun de ce qu’il est, le refus des discours des charlatans que sont les fous de pouvoir, les hommes des États.

Si ça arrive, ayez une pensée pour moi, il y aura sans doute bien longtemps que je ne serai plus là. Bercy m’aura éliminé si la nature ne l’a pas fait.

Bien à vous.

PS : Deux autres hommes, dans le même temps, ont été portés au pouvoir par une réaction de survie de leur population. Ils sont très différents, porteurs de vie et d’espoir. Mais isolés et à la peine.  Vont-ils réussir ? Enigme. Ce sont Milei et Zelensky.

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Indépendants

Les magistrats et moi avons un point commun notable : nous sommes tous deux indépendants.

Ils sont indépendants et le revendiquent avec autorité ; je suis un travailleur indépendant ou du moins est-ce ainsi que je suis qualifié.

Curieusement, les conséquences de cette indépendance sont diamétralement opposées.

En ce qui me concerne elle me rend responsable de toutes mes actions. Par exemple, si sur un chantier, où je ne vais qu’une fois par semaine, le maçon ou le plombier font une bêtise, qu’ils me dissimulent, la responsabilité m’en est attribuée.

En ce qui concerne les magistrats au contraire la preuve de leur indépendance réside dans l’irresponsabilité totale quant à leurs propres décisions professionnelles.

Par ailleurs mon indépendance me met sous surveillance étroite de l’Etat à tous les niveaux. C’est-à-dire, au-delà de mon activité professionnelle, dans ma vie de tous les jours mes revenus sont épluchés, mes déplacements sont surveillés, mes conseillers les plus proches sont invités à me dénoncer, ce que je dis ou fais est sous censure.

Rien de tout cela pour les magistrats dont l’indépendance au contraire justifie leur liberté de penser et de dire, sous la forme la plus terrible du jugement. Qui lui-même m’est d’ailleurs totalement interdit, malgré souvent mes intimes convictions…

Par exemple, je ne peux pas dire que Bercy est majoritairement composé d’escrocs agissant en bande organisée, pendant que les magistrats, sans motif valable, étayé, sur de simples fausses assertions de Bercy, peuvent me traiter de fraudeur fiscal, me ruiner et me mettre au banc de notre société, en me collant en plus une prune.

C’est troublant n’est-ce pas ce différentiel de conséquences face à un même mot : indépendance ?

Mon indépendance me soumet aux autres, celle des magistrats les libère des autres.

Y a-t-il une explication rationnelle à cette étrange situation sémantique ?

Non, mais il y a une croyance : mon indépendance serait un potentiel vecteur d’injustice pour les autres, celle des magistrats serait au contraire une garantie de justice pour les mêmes autres.

A cette croyance s’ajoute un déguisement : la liberté des magistrats est un déguisement, ils jugent en réalité au service d’un pouvoir. Celui qui les a mis en place ou celui dont ils rêvent. En revanche ma liberté est vraie ; elle inquiète donc le pouvoir, quel qu’il soit, pour qui la liberté individuelle est le pire ennemi.

Nos deux indépendances sont des ennemis irréconciliables dans notre société. N’est-ce pas cela que l’on appelle la schizophrénie ?

Il paraît qu’on n’en guérit pas…

Bien à vous.

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Une traque fiscale en intensification … encore !

La nasse du filet fiscal se resserre inexorablement …

Cette fois ci, les mesures concernent les amateurs de crypto-valeurs de type Bitcoin ; lesquelles ont la réputation de générer de gros gains mais aussi, et beaucoup plus souvent mais on oublie de le dire, de grosses pertes, car il ne faut pas perdre de vue que 80% des  « investisseurs » ont perdu de l’argent en spéculant sur ce type de produit !

Et encore faut-il se limiter pour cela aux principales cryptos (Bitcoin et Ethereum) parce que de nombreuses cryptos disparaissent … tout court ; sans compter les malversations subies par les plateformes d’échange !

En effet, ces « investissements hautement spéculatifs », s’ils peuvent rapporter beaucoup, comportent de grands risques en capital surtout lorsque l’on utilise l’effet de levier en vue de multiplier les gains mais avec le risque de multiplier … les pertes !

Compte tenu de l’extrême volatilité de ces produits, on se rapproche plus d’un jeu de casino de type roulette que d’un investissement stable et rationnel ; surtout que ces crypto-valeurs n’ont pas de valeur intrinsèque puisqu’elles ne reposent sur rien (à la différence des actions qui représentent chacune une part d’une société qui a un actif valorisable) et n’ont pas non plus de garantie comme les monnaies fiduciaires émises par les Etats.

Il y a 3 types « d’investisseurs » :

-ceux qui veulent contourner des restrictions bancaires et financières (notamment lorsque l’on est situé dans un pays à la monnaie non convertible),

-les spéculateurs qui escomptent revendre plus cher ce qu’ils ont acheté,

-et évidemment les organisations criminelles car les transactions sur cryptos ont la réputation d’être anonymes (ce qui n’est pas le cas sauf à utiliser des proxys) et qu’il est plus commode de stocker d’importantes quantités de monnaie sous cette forme que sous la forme de billets de banque.

Selon la Banque centrale européenne (BCE), 9 % des Européens et 12 % des Français possèderaient des cryptos de type Bitcoin ou Ethereum.

On sait que ces cryptos échappent, pour l’instant, au contrôle des autorités financières mais, l’Etat lui veut gagner à tous les coups et taxer les gains (à 30%) mais … sans jouer au casino c’est à dire sans prendre de risques !

Rien ne doit échapper à sa rapacité fiscale … ce qui amène d’ailleurs à constater que le régime fiscal des cryptos n’est pas spécialement favorable puisque les pertes ne sont déductibles (compensables avec les gains) que sur l’année en cours. Ainsi donc, si vous avez subi des pertes lors de certaines cessions, vous ne pourrez les imputer que sur vos plus-values sur cryptos de l’année de perte ; elles ne sont pas reportables sur vos plus-values des prochaines années (contrairement aux moins-values mobilières, qui sont reportables pendant 10 ans).

La rapacité fiscale est donc poussée jusque dans ses ultimes limites …

L’Etat veut seulement gagner et ne jamais perdre car nos spécialistes de Bercy ont, à n’en pas douter, analysé le marché de ces valeurs et connaissent les risques très importants attachés à ce marché très spéculatif !

Le non report des pertes en est un signe certain car il est probable que, les pertes étant 4 fois supérieures aux gains, les probabilités d’un rendement financier nul sur une période de 5 ans soient plus que probables …

Or, pas de gains … pas de taxation possible !

Il n’y a donc jamais de hasard …

Ces revenus sont taxables depuis le 1er janvier 2019 mais le problème que rencontraient jusqu’ici les services fiscaux, c’est que les plateformes d’échange sont situées à l’étranger et que du coup, faute de déclaration volontaire par le propriétaire, ces revenus échappaient à toute taxation …

Mais, il n’en demeure pas moins que les amateurs doivent impérativement déclarer leurs gains … bien qu’il soit tentant de faire l’impasse alors que la déclaration de comptes à l’étranger est obligatoire et que leur non déclaration est assimilée à de la fraude fiscale et entraine l’application d’une amende de 750€ par compte non déclaré portée à 1.500€ si vos avoirs à l’étranger dépassent 50.000€.

Et quand on connait la position de l’administration française à propos de la fraude fiscale … il convient de se montrer extrêmement prudent !

Il est important de savoir aussi que ceux qui se livrent à des opérations d’achat-revente de cryptos dans des conditions analogues à celles qui caractérisent l’exercice d’une activité professionnelle (opérations nombreuses) sont imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) comme une profession libérale et ce même s’ils n’en font pas leur activité professionnelle. Ce n’est pas vraiment une simplification …

Toutefois, cette question vient d’être tranchée … afin de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale !

Depuis le 1er janvier 2026, les plateformes d’échange de cryptos doivent transmettre les informations de leurs clients aux autorités fiscales comme le font toutes les banques en Europe ; ce qui signifie que les services fiscaux ont désormais accès à toutes vos transactions même si vos comptes sont situés à l’étranger.

Malheur donc à ceux qui avaient des comptes non déclarés et qui vont devoir en informer le Fisc qui, à n’en pas douter, ne leur fera pas de cadeaux et va chercher à retracer l’antériorité des opérations en commençant par une demande de communication des relevés de comptes !

Pour mémoire, la prescription fiscale est de 3 ans (compte non tenu de l’année en cours) mais seulement en cas de déclaration. Faute de déclaration, la prescription passe alors à 10 ans avec son cortège habituel de sanctions (majorations, pénalités, intérêts de retard …) qui peuvent couter très cher !

A n’en pas douter, le fisc va systématiquement procéder à une corrélation comparative entre les déclarations des propriétaires de cryptos et les informations fournies par les plateformes et, en cas de distorsion, les sanctions sont assurées !

Bienvenue dans l’enfer fiscal …

En outre, il s’avère que cette communication et cette surveillance fiscales présentent des risques pour les utilisateurs de cryptos car l’entrée en vigueur de ces dispositions, basées sur la directive européenne DAC 8, expose les plateformes à des fuites de données notamment via les fichiers … du fisc lui-même !?!

Les utilisateurs pourraient en effet craindre pour leur sécurité physique car de nombreux braquages et enlèvements (home jacking) survenus récemment ont été initiés à partir de fuites de données provenant des fichiers de la DGFIP elle-même (avec la complicité d’employés de l’administration !!!).

Spéculer sur les cryptos va donc devenir triplement dangereux entre les risques de pertes, les risques fiscaux et les risques d’agression !

Mais, rien ne doit échapper à l’Etat et votre sécurité physique n’est pas son problème !

Bien cordialement à tous !

 

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Ce faible bruit est celui de la vie !

Ce faible bruit est celui de la vie !

Le remboursement de la galette des rois sans gluten a défrayé la chronique en France. Que ne va-t-on pas rembourser ? se sont exclamés les honnêtes gens, épris de bonne gestion. Certains ont voulu y voir une fausse nouvelle, une fake news, comme le disent maintenant les gens qui parlent en langues. Non, pas du tout. L’allergie au gluten est un mal médicalement bien répertorié et qui doit être traité dans le cadre d’une protection sociale bien comprise. Il y a même une association des intolérants au gluten, comme il  y a des associations de tout dans notre pays.

On s’aperçoit à chaque occasion que l’étatisme qui sévit en France et qui consiste à ramener tout problème à son traitement par l’Etat est devenu un mal incurable. Il y a bien ici ou là des citoyens indisciplinés qui veulent résoudre eux-mêmes les problèmes de la vie, mais leur nombre est toujours resté infinitésimal, et ils finissent leur vie dans l’amertume, qui se traduit par un perpétuel grognement. Vivre heureux dans un monde où l’on n’a aucune chance de l’être vraiment est un défi qui ramène l’humanité au temps de l’esclavage ou, si l’on préfère des références plus récentes, au communisme soviétique. On parlera sans doute un jour de l’esclavage social, ou peut être du « vrai mal français », comme j’ai intitulé mon livre sur la Sécurité sociale, paru en 1995, et qui avait donné lieu à une attaque du dénommé Thomas Legrand – déjà – parce qu’il l’avait repéré dans une bibliothèque municipale où il n’avait, d’après lui, aucune raison de figurer. A l’époque, Pascal Praud s’occupait de football et Legrand put continuer de vivre en paix.

Si réformer la France est impossible par les voies naturelles – comme on dit en chirurgie – il ne reste plus que les circonstances exceptionnelles, pour lesquelles on a l’embarras du choix, à la condition qu’elles bouleversent suffisamment le paysage pour que plus personne ne s’y reconnaisse et que la révolution puisse en profiter pour s’imposer. On se demande encore comment la révolution de 1789 a pu avoir lieu alors qu’un peu d’habileté du roi aurait suffi à la ramener à l’état de jacquerie. Mais le moment était venu où les choses devaient changer, comme on dit quand on ne sait pas pourquoi elles ont pris ce chemin.

La principale cause de l’immobilisme français réside dans la distribution générale de subsides. Personne ne veut en être privé et chacun rentre sagement chez soi après avoir manifesté. Cela signifie que la démocratie n’est plus en France qu’un vain mot. Non que la mollesse citoyenne y soit contraire, mais parce qu’elle n’est acceptable que pour des circonstances mineures. Tel n’est pas le cas aujourd’hui en France où le pays croule sous les dettes et ne vit plus que d’emprunts. Le Figaro a ainsi pu fêter en grande pompe ses deux cents ans en présence de tout ce que le pays compte de personnalités importantes, sans que personne ne s’avise de l’incongruité d’une telle réjouissance dans un pays si mal en point.

L’inconscience des gouvernants français va jusqu’à prendre des mesures qui heurtent le plus élémentaire bon sens. C’est ainsi qu’ils ont décidé de baisser le taux du livret d’épargne, alors même que celui rapporte « des clopinettes ». La raison profonde de cette décision est qu’il faut favoriser le financement de l’immobilier social puisqu’on manque de logements. Mais il se trouve qu’on manque aussi de naissances. Or le livret d’épargne, à conditions qu’on lui permette de rapporter suffisamment, est un excellent moyen de donner confiance aux jeunes générations et de les encourager ainsi à avoir des enfants. Pourquoi le sanctionner ? C’est idiot, mais on le fait quand même en croyant bien faire parce que cela va profiter à d’autres objectifs.

L’incapacité à faire de bons choix est la caractéristique de la gouvernance française. On a l’impression que l’appétence pour les mauvais choix est une forme de conduite suicidaire. En fait, il s’agit simplement du privilège donné à ce qu’on croit être l’opinion publique et qui n’est que l’illusion politique. La démagogie règne dans l’opinion, car plus personne ne se risque à affronter la voix de la foule. On est vraiment revenu au conte d’Andersen « Les habits neufs de l’Empereur », où seul un enfant s’aperçoit que « l’Empereur n’a pas d’habit du tout » et qu’il est bien nu comme un ver. En fait, ce n’est pas tant le peuple qui s’illusionne que les médias qui ne lui donnent jamais la parole. Et quand ils s’avisent de le faire, on est toujours déçu car ils ont été incapables de choisir, au sein du peuple, les bons interlocuteurs.

La véritable raison du désastre médiatique est l’absence de penseurs d’envergure en France. On a l’impression que les intellectuels, chez nous ont désappris à réfléchir. Quand les médias en repèrent un qui tient à peu près la route, ils l’usent jusqu’à la corde, si bien qu’il finit par bredouiller à force de se répéter. Quant aux réseaux sociaux, ils font trop souvent figure de rattrapage, où les recalés des grands médias viennent tenter de prendre figure et trop souvent ne font que pitié. Tout cela n’aura peut-être qu’un temps. Peut-être retrouvera-t-on la vigueur de l’esprit français. Qui doit bien fleurir quelque part s’il existe encore un penser vrai. Continuons notre quête avec énergie. Le faible bruit qu’on entend est tout simplement celui de la vie.

Claude Reichman

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Sans commentaire absolument

Le lien d’un article paru dans Le Point : · Médecins libéraux, les bus de la honte

Mon commentaire adressé au Point.

« Comment la presse subventionnée peut-elle critiquer la médecine subventionnée ? Alors que ce sont ces subventions, ici ou ailleurs, qui, détournées ou parasitées par des éléments inconséquents, dénaturent notre organisation sociale, génèrent la novlangue et l’inversion de nos valeurs. L’ensemble aboutit à La terreur fiscale, qui vise particulièrement les médecins. Par leur déplacement à Bruxelles ils font savoir à Bercy qu’ils seraient accueillis à bras ouverts ailleurs… »

La réponse du Point :

Dont acte.  H. Dumas

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Le fantasme démocratique

Les élections municipales arrivent. Je n’ai pas vraiment compté, mais ce doit être les dixièmes que je vis, en tant que participant ou spectateur actif.

Chacun s’accorde à dire que ce sont les plus proches de la population, que c’est là que la démocratie trouve le mieux à s’exprimer. Nous allons voir qu’il n’y a rien de moins vrai.

Mais d’abord un regard indulgent sur les candidats. Il y en a quatre types :

  • Le novice, c’est le plus attachant.
  • Le vieux briscard élu et réélu.
  • Le vieux briscard jamais élu.
  • L’étoile filante, élu une fois ou deux, que l’on ne revoit jamais ou très rarement.

Le novice y croit dur comme fer. Son discours est assez simple : « avec moi ce ne sera pas comme avec les autres, je serai à votre écoute, c’est vous qui déciderez. » Enfin, la vraie démocratie.

Là-dessus va venir se greffer, tout le temps de la campagne électorale, un défilé de bonnes ou mauvaises volontés qui vont lui assurer que la démocratie passe par l’attention à leur vision – ou à leurs intérêts – que devra porter le novice après son élection.

En réalité, il s’agit ici de simples tentatives préventives des pressions que le novice devra affronter immédiatement après son élection, s’il est élu. En clair c’est d’une simple demande de partage de son futur pouvoir dont il s’agit.

Bien fou serait celui qui présenterait un vrai programme, des vraies solutions, un vrai constat et une vraie vision dans le cadre d’élection démocratique. Rappelons que la démocratie consisterait à donner le pouvoir à la population. Dans l’absolu ce serait donc de la laisser décider pour tout, en instaurant une sorte de référendum constant pour chaque sujet qui la concerne. Une sorte de sondage, en plus compliqué à mettre en œuvre.

N’est-ce pas déjà comme cela que ça marche dans notre pays, au plus haut niveau ? Macron sait-il faire autre chose que suivre scrupuleusement les sondages ?

Qu’est-ce qui permet de supposer que la population est clairvoyante ? Le fait que l’Abbé Pierre ait été, pendant 17 ans, le personnage préféré des Français ?

Et pourtant, tout le bazar repose sur la croyance obligatoire en la clairvoyance de la population, non ?

Vous comprenez la tendresse que j’ai pour les novices. C’est quand même d’eux que va naître, par ci par là, des élus responsables, qui auront le sens de l’intérêt général, la vision de l’avenir pour leur ville, « une certaine idée de celle-ci » …

Le sacrifice et la surprise qui s’imposent à eux très peu de temps après leur élection force le respect. Leur vie ne sera plus jamais comme avant, la moindre des choses est que cela apporte à leur population, sans quoi l’histoire est trop triste.

Le vieux briscard élu et réélu. Ici deux hypothèses, soit il est de la trempe des meilleurs et sa ville progresse spectaculairement.

Dans ce premier cas, la population a choisi, par hasard en principe, un personnage exceptionnel qui exerce le pouvoir à partir d’idées claires, justes, avec une intuition performante, une empathie et une écoute qui peuvent passer pour un partage de pouvoir. Ce personnage est insensible à l’ingratitude, à la prévarication, à la solitude intellectuelle et morale de sa fonction. En fait, il est courageux, déterminé et étonnamment altruiste. Un saint….

La deuxième hypothèse est la plus courante, c’est une crapule, un escroc, poli, bien élevé, qui fait dans la douceur et l’hypocrisie, qui flatte les égos au détriment de l’intérêt collectif, qui ménage et achète ses électeurs à l’aide des prébendes qu’il a le pouvoir de distribuer. Ce sont les plus courants, hélas. Sa ville régresse inexorablement.

Le vieux briscard jamais élu. C’est le plus terrible. En règle générale il est habité par une croyance, personnelle ou répertoriée, qui lui laisse supposer que la gestion de la cité passe d’abord par une modification en profondeur de sa composante principale : les hommes qui la composent.

Ce peut être philosophique ou bassement matériel, mais dans tous les cas c’est radical. Peu importe que sa ficelle soit si grosse que même la population n’en veuille pas, il serait prêt à l’imposer par la force.

C’est peut-être face à lui que la démocratie pourrait avoir une légitimité…

L’étoile filante. Ici, encore deux hypothèses.

Soit l’élection originale était une erreur manifeste, elle laissera peu de traces. Soit la victime s’est engagée sans retenue, trop sincèrement pour être crue et suivie. Elle a trop agi, trop vite, sans que la population ait pu comprendre ses objectifs, sa sincérité. Celui-là est une victime, pas de la politique, pas de la démocratie, de l’humanité. Il en aurait été de même pour lui en toute activité. Cela fait partie des drames de la vie des hommes…

Conclusions

L’élection municipale parait la plus démocratique, uniquement comme la lune parait avoir une vraie existence, à cause de sa proximité. Mais comme la lune ne fait pas l’univers, les élection municipales ne font pas la démocratie qui dépend exclusivement de la constitution et de son interprétation par l’administration centrale et la représentation nationale.

En réalité le maire n’a jamais eu de pouvoir et il n’en aura jamais, encore moins aujourd’hui ou après avoir fait semblant de le lui donner il lui est repris petit à petit par l’administration fiscale, notre dictateur commun.

Bien à vous

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La grande énigme.

Daron Acemoglu, Simon Johnson et James Robinson ont obtenu le Prix Nobel d’économie en 2024. Ils ont démontré que les sociétés dans lesquelles l’économie est captée par l’élite — qu’ils ont qualifiées d’exclusives — tendaient nécessairement vers la ruine, pendant que celles où l’économie était accessible à tous — qu’ils ont qualifiées d’inclusives — tendaient nécessairement vers la prospérité.

Ce faisant ils ont traité un marqueur social : l’économie, qui n’est pas l’unique moteur d’une société. Ils sont passés à côté du vrai problème qui différencie les sociétés.

Evidemment, dans leur démarche ils ont inévitablement comparé la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Un même peuple et deux systèmes opposés, dont pourtant le différentiel ne vient pas de l’économie qui n’est qu’une conséquence de ce différentiel.

L’observation de ces deux sociétés est effrayante, la première donne une impression de mort, la deuxième une impression de vie. Et c’est bien le cas.

Les deux sont composées des mêmes individus, comment peuvent-elles être aussi différentes ?

Il me semble que la réponse est la suivante : La Corée du Nord vit sous le régime de la menace, dont le terme ultime est la mort ; La Corée du Sud vit sous le régime de l’espoir, dont le terme ultime est la vie, l’amour.

En réalité la vie évolue constamment entre la menace et l’espoir.

Chacun de nous évolue aussi personnellement entre ces deux contraintes.

Mais sur la totalité de nos vies une tendance se dégage selon les personnalités, certains sont plus souvent menaçants, d’autres plus souvent aimants, portés par l’espoir.

Il en est de même pour les sociétés, qui sont le reflet, menaçant ou aimant, des chefs et de l’organisation qu’elles se sont données ou qu’elles subissent.

Tout n’est qu’un problème psychologique, voire psychiatrique.

Toute organisation basée sur la menace tend vers la mort, mafia, écologie, Bercy, etc… Toute organisation basée sur l’espoir et l’amour tend vers la vie, familles, démocratie, libertés, etc…

Menace ou amour, toujours. Que ce soit pour chacun de nous, pour chaque groupement ou pour toute l’humanité, l’un de ces marqueurs est prédominant. Heureusement la plupart du temps alternativement.

À chacun de nous d’analyser celui qu’il pense dominant pour lui.

Bien à vous.

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