Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
On sait que l’Etat accentue le développement des contrôles routiers par le biais de voitures radar parce qu’elles sont pratiquement indétectables malgré un cout d’exploitation relativement important.
L’administration a décidé, pour cela, de sous-traiter cette activité à des sociétés privées et, à ma connaissance, il y a 2 sociétés : Mobium et Securitas-Engie Solutions qui ont été retenues.
Il faut savoir aussi que les contrats, apparemment très secrets, passés avec ces sociétés se chiffrent en dizaines de millions d’€ !
Nous avons eu l’occasion de dénoncer, à maintes reprises, les abus de l’Etat et de son administration mais il y a un moment où le lecteur peut se poser la question de la légitimité des affirmations faites en pensant : il exagère, il se trompe, c’est faux surtout que désormais on sait que les fake news constituent l’essentiel des informations diffusées ; notamment sur les réseaux !
Seulement, en l’espèce et sur le sujet des voitures radar, nous venons d’en obtenir une confirmation éclatante par les acteurs eux-mêmes !
Oh, bien évidemment ce ne sera pas par les hauts fonctionnaires ou les dirigeants des sociétés impliquées mais bien par le « petit personnel » qui est utilisé pour effectuer cette répression !
Dans un article de Caradisiac paru hier 14 mai, un employé est venu « dénoncer », sous le sceau de l’anonymat, les agissements de ces sociétés exploitant des voitures radar.
Que dit-il ?
En gros, que la sécurité routière n’a jamais été abordée par un employeur qui a surtout mis la pression sur les employés pour faire une course au chiffre et au kilométrage et flasher le plus grand nombre de conducteurs en excès de vitesse.
On n’en saura pas beaucoup plus, parce qu’en fait, l’essentiel des révélations de cette personne est constitué par … des plaintes à propos des conditions de travail qui sont imposées aux chauffeurs et par les menaces de mort qu’il aurait reçues à propos d’un métier choisi, selon lui, par nécessité économique !
Pas un mot sur les techniques franchement illégales utilisées pour piéger les automobilistes et qui ont pourtant été constatées ; notamment la conduite en « accordéon » juste en dessous de la limite légale pour inciter aux dépassements.
Pas un mot pour regretter rien moins qu’une collaboration à un système vicieux et malhonnête à propos d’un emploi présenté comme alimentaire et presque contraint ; qu’il a quand même quitté mais probablement plus par peur des menaces reçues que par scrupule éthique ou pénibilité !
Pas un mot sur l’état des voitures qui seraient « usées jusqu’à la corde » et en mauvais état pour certaines !
Pour le reste, on « apprend » que les chauffeurs doivent rouler 10 h par jour et rapporter 700.000€ par an et par voiture ; ce qui représente, quand même, rien moins que 15.600 flashes à 45€ par an, soit pour 260 jours ouvrés dans l’année, un minimum de 60 flashes par jour !
L’article se termine en fustigeant une logique productiviste qui place l’automobiliste moyen en situation de délinquant permanent dans un seul but de rentabilité à la fois pour l’Etat et pour les sociétés exploitantes.
On savait, qu’avec ce système, on se situe à l’extrême limite de la légalité et de l’abus de pouvoir et que sa justification réelle est essentiellement financière plutôt que motivée par la sécurité routière; on vient d’en avoir une confirmation explicite interne au système !
Bien cordialement à tous !
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Sur ce blog nous avions, en février 2022, largement évoqué la dimension mondiale de l’intervention de Poutine en Ukraine. A cette époque, il n’était pas besoin d’être grand clerc, ni diplômé de Sciences Po ou de l’ENA, pour percevoir l’alliance évidente — et contre-nature, nous en reparlerons — entre Xi Jinping et Poutine, pour ravir le pouvoir mondial à l’Occident, avec la bénédiction, affirmée ou timide, des autres pays du monde. Qui ne serait pas heureux de l’affaiblissement du plus fort, qui n’a pu que froisser les autres, volontairement ou accidentellement ?
Aujourd’hui l’abcès se crève en Iran. Cela, pour le néophyte que je suis, était plus difficile à prévoir. Mais c’est une constante : les grandes lignes se perçoivent assez nettement, les arcanes de leur réalisation sont plus imprévisibles.
En échec, Trump, égal à lui-même, pense qu’il va s’en sortir par un « deal ». Quel touriste…
La conquête du monde n’est pas une question de deal, c’est une simple et imbécile question de force. Force qui doit être collective et partagée, qui n’a rien à faire de la justice et de l’équité.
Trump devrait se rappeler l’histoire de son pays, qui n’est pas très ancienne, où la violence et l’injustice ont formaté les USA qu’il dirige. Car la démocratie telle que nous la connaissons, la liberté telle que nous la pratiquons, sont des luxes, qui comme tous les luxes sont appelés à tomber face à la force brute de la naissance des pouvoirs, de ceux que nous appelons les barbares, les sauvages, les nouveaux riches, les parvenus, les pécos….
Donc Trump est à Canossa, qu’en espère-t-il ? Peu importe. Il y est, c’est tout.
Ce cirque inquiétant à l’extrême me rappelle mon enfance et le Père Noël.
Enfants, nous sommes ignorants. Cette ignorance est la pureté de la vie. Nous la chercherons ensuite constamment, sans le savoir.
Un jour nous savons que le Père Noël est un mensonge, nous avons quitté l’ignorance. A partir de ce jour, les cadeaux de Noël seront empoisonnés, pleins d’arrières pensées, d’espérance et d’insatisfaction, de manipulations du donneur et du receveur. Nous ferons semblant de ne pas le voir.
La connaissance est faite de 99% de mensonges et de 1% de vérité. Cette vérité il faut la chercher sans cesse, telle une aiguille dans une botte de foin.
L’ignorance est l’acceptation involontaire de la domination, elle est confortable, c’est son souvenir qui nous entraine à imaginer qu’elle pourrait revenir, portée par l’homme ou le système providentiel qui déciderait tout ce que nous souhaitons.
Oui, mais voilà, l’ignorance nous quitte à notre insu, son départ est irréversible, imprévisible, inorganisable.
Il est possible que Trump ignore ce qu’il est, ce qu’est le système dans lequel il croit être un champion — ce dont je vous l’avoue je doute – qu’il le découvre en Chine.
Que fera-t-il alors ? Que peut-il faire ? N’a-t-il pas déjà trop fait ?
Ou, est-il génial, nettement au-dessus du lot ? Si c’est le cas, où sont ses troupes ?
Ce sont les questions que je me pose et partage avec vous. Je ne vois pas, dans notre civilisation policée, libre, capricieuse, des armées conquérantes.
Qui pour défendre notre décadence ? Où sont les égaux des Américains de décembre 1941 ?
Les amendes liées aux infractions routières auraient rapporté 2 Mds€ en 2025 ; dont 1 Md€ pour les seuls radars automatiques et vous allez voir qu’on ne joue pas « petit bras » dans cette affaire car le système des amendes routières représente un véritable pactole financier et … pas que pour l’Etat !
Des données fragmentaires à propos d’un système machiavélique
Il existe des statistiques sur le sujet, mais on se garde bien de nous en donner le détail car il est probable que ces statistiques soient totalement faussées pour des raisons que vous allez vite comprendre …
L’information officielle, qui se veut sans doute rassurante, est que 30% des PV seraient annulés sans que l’on donne plus d’explications. Mais on peut supposer qu’il s’agit essentiellement d’annulations de poursuites liées à un changement de propriétaire du véhicule incriminé, d’un vol, d’un prêt avec tiers identifié … ou pas.
Par contre, aucune donnée n’est disponible à propos des erreurs matérielles commises par les appareils de mesure dont certains pourtant font la une de la presse compte tenu de leur aspect « spectaculaire ».
C’est évidemment ce dernier aspect qui pose problème car rien n’interdit de penser que vous vous soyez fait flasher, par un appareil déréglé ; et il est très peu probable que l’administration reconnaisse spontanément son erreur ; d’autant plus qu’elle vit dans le mythe de son infaillibilité face à des individus perçus comme des délinquants !
Mon exemple personnel est là pour démontrer que si vous n’arrivez pas à démontrer à l’administration qu’elle se trompe, vous n’avez aucune chance d’obtenir gain de cause face à un appareil conçu pour être essentiellement répressif !
Or, j’évalue pour ma part, certes de manière totalement subjective, que 20% des avis de contraventions expédiés sont abusifs mais que leurs destinataires les paient par peur des poursuites eu égard aux menaces proférées dans les documents administratifs ; impression confortée par les déclarations de certains avocats spécialisés dans le droit routier selon lesquelles il vaut mieux payer, même si c’est injuste, pour éviter les ennuis !?!
Car, il faut savoir que l’administration n’hésite pas à engager des poursuites abusives ; notamment avec la délivrance d’avis à tiers détenteur (équivalent d’une saisie) sur les comptes bancaires ; même si les avis de contraventions n’ont jamais été reçus par leurs destinataires (vécu) !
La conclusion inéluctable est que le radar se trompe mais que l’Etat, qui encaisse illégalement des sommes indues, lui, ne se trompe pas de cible et, à ce stade, l’automobiliste n’est rien moins qu’un pigeon. Vous pouvez aisément imaginer que si 20% des amendes sont abusives cela fait rien moins que 200 millions € de recettes fiscales supplémentaires, bienvenues, mais reposant sur des infractions inexistantes ; ce qui représente, on a du mal à le visualiser, plusieurs milliers de PV abusifs PAR JOUR !
Autant dire que l’on ne se situe plus dans le cadre d’un effet de bord marginal mais bien dans celui d’une action frauduleuse totalement délibérée ; l’essentiel étant que les victimes ne s’aperçoivent pas de la supercherie ou de … l’escroquerie !
Car, le fait d’obtenir un paiement au moyen d’un stratagème correspond à la qualification de l’escroquerie !
Au-delà des apparences, il s’agit d’un système bien rodé mais parfaitement inéquitable et se situant à la frontière de la légalité qui utilise tous les artifices pour atteindre son but : le recouvrement d’un maximum d’impôts déguisés sous une autre appellation et vous observerez qu’aucune des « plus hautes autorités de l’Etat » ne s’est saisie ou n’a été saisie de cet aspect pour le moins attentatoire aux libertés et à la légalité.
C’est encore une fois la preuve que les hommes de l’Etat se moquent complètement de l’équité et de la justice !
Et si, par chance, vous avez gain de cause dans votre contestation, vous saurez que le remboursement de votre consignation (obligatoire) se fera à perte de vue car, encore une fois, l’Etat est non seulement un mauvais joueur mais aussi un mauvais payeur ; et c’est le pire des mauvais payeurs !
Le détournement de la manne financière
Détail particulièrement sordide et conforme aux méthodes de l’Etat, le mécanisme de la consignation obligatoire, en cas de contestation, permet à l’Etat de bénéficier gratuitement d’une énorme trésorerie car si 30% des amendes automatiques sont annulées … et si 1 Md€ représente le montant des amendes définitives, une simple règle de trois montre que c’est 300 millions€ d’argent gratuit qu’il conserve dans ses caisses, en plus des 200 millions indument perçus, qui sont ainsi conservés abusivement, pendant plusieurs mois, par la DGFIP. Bien évidemment, on en a compris le but : les victimes d’un système inéquitable et abusif, obligées de consigner pour faire valoir leurs droits, deviennent à leur insu les banquiers bénévoles et gratuits de l’Etat car il est probable que la DGFIP utilise, en toute discrétion mais en toute illégalité, l’argent de ces consignations, qui ne lui appartient pas, pour « soulager » la trésorerie ordinaire de l’Etat.
Nous avons affaire à une administration dans ce qu’elle a de pire, tatillonne et impitoyable lorsqu’il s’agit d’appliquer les règles aux autres, mais extrêmement tolérante avec ses propres dérives qui relèvent parfois de l’illégalité la plus flagrante !
Un professionnel, avocat ou notaire, qui ferait la même chose, c’est à dire qui utiliserait les sommes d’argent appartenant à ses clients pour sa trésorerie personnelle serait condamné immédiatement pour abus de confiance et radié mais … pas l’Etat qui, décidément, franchit toutes les limites et s’autorise tous les excès ; en toute impunité puisqu’il n’y a aucun contrôle !
L’Etat et l’administration vous contrôlent mais qui contrôle l’administration ?
Ce détournement des fonds étant la preuve que l’Etat, aux abois, utilise de plus en plus ce type d’expédients pour sauver une situation financière extrêmement compromise et cette situation est indirectement rapportée par la Cour des Comptes qui souligne que les services de l’Etat se plaignent désormais des moindres rentrées fiscales sur les radars du fait des dégradations de plus en plus nombreuses causées aux appareils.
Un système ouvert à la corruption
Vous pouvez aisément imaginer que l’odeur de l’argent gratuit des autres ramassé à pleines brassées attire nécessairement les convoitises … et il y a beaucoup de candidats désireux d’accéder au pactole !
L’un des grands bénéficiaires du système est Atos, société d’informatique qui gère le réseau des radars.
Vous saurez ainsi qu’Edouard Philippe, l’ancien premier ministre d’E Macron qui se voit un destin présidentiel en 2027 et qui semble d’ailleurs être le candidat adoubé par l’élite politico-administrative qui avait propulsé E Macron, a été intégré, juste après la fin de ses fonctions ministérielles, au conseil d’administration d’Atos !
Faut-il y avoir un remerciement ou un renvoi d’ascenseur alors que l’on sait que la diminution de la vitesse, couplée avec l’augmentation du nombre de radars, a essentiellement permis d’augmenter fortement le nombre des amendes et les rentrées financières pour l’Etat et … pour les vendeurs de radars ?
On se situe là, à l’extrême limite de la corruption pure et dure ; mais l’Etat, très indulgent avec sa propre organisation oligarchique, n’a engagé aucune poursuite contre E Philippe qui s’est pourtant bien rendu coupable de recel de corruption. La meilleure des preuves est qu’il a discrètement démissionné en 2023 de son poste à Atos en raison des risques de poursuites judiciaires engagées par l’association anti-corruption Anticor !
Mais, cela n’a pas été suffisant car ce n’est pas la seule casserole attachée aux basques de ce personnage … puisqu’il est quand même poursuivi pour corruption et détournements de fonds publics !
Il y a des hasards qui … n’en sont pas ; mais rien d’étonnant finalement puisque Atos fait pour sa part aussi l’objet d’une enquête pour corruption … il n’y a jamais de fumée sans feu !
Et vous savez quelles conclusions en ont tiré les services de l’Etat ?
Ils vont corriger ces méthodes qui relèvent du banditisme étatique ?
Non, bien évidemment, ils ont prévu de doubler le nombre des radars ; pour augmenter la sécurité routière … bien évidemment !
En voie de désespérance depuis déjà un bon moment, j’ai cru pouvoir expliquer par les faits, par la réalité, les incroyables agressions dont je suis l’objet de la part de Bercy.
Il m’a fallu d’abord comprendre que cette violence n’était pas un acte me visant particulièrement, mais une organisation politico-sociétale au service d’un égalitarisme de façade, permettant à une minorité de s’octroyer le pouvoir et les avantages en découlant. En réalité un communisme caché sous un autre nom.
Puis, il m’a fallu admettre que cette organisation contre nature, même sémantiquement dissimulée, donnait les mêmes résultats que ceux de la croyance communiste partout dans le monde. C’est à dire, la mort de l’individu, de la liberté, son oppression illimitée par une caste s’étant octroyée le pouvoir à travers cette croyance, que j’ai cru au départ imposée, mais qui est en réalité un détournement pervers de deux pulsions humaines vitales : la compassion et la charité.
Ce qui est incroyable c’est que, contre toute raison, il suffit de changer le langage pour que le communisme s’infiltre et s’épanouisse. Que la liberté puisse être bafouée, que l’homme soit ramené au rang d’objet au profit de quelques-uns.
C’est ce qui me fait dire que, comme la bouteille d’eau, bien des êtres humains ont la capsule attachée à la bouteille, l’esprit qui ne peut pas quitter leur corps primaire, leur moi.
Il en est ainsi des sadiques qui s’expriment à fond dans la terreur fiscale et se persuadent qu’ils tuent de pseudos fraudeurs fiscaux pour le bonheur commun, alors qu’ils ne font que détruire le capital qui, lui, est un bien commun vital, quel qu’en soit le détenteur apparent.
Il en est encore plus ainsi des spectateurs et délateurs applaudissant et encourageant de telles inepties, qui génèrent leur propre destruction.
C’est un spectacle affligeant que rien ne paraît capable de maîtriser. Une pièce de théâtre jouée et rejouée à l’infini, qui n’a pas d’autre issue que la mort ou la fuite.
Éternel errant est celui qui croit pouvoir vivre librement, même et surtout si, parallèlement, il se met dans l’idée de respecter la liberté des autres qui vont immédiatement la mettre à profit pour entraver la sienne.
Les croyances sont toutes mortifères, pour les contrer détachons nos capsules et prenons de la hauteur. Ce n’est pas si facile, mais c’est vital.
Bien à vous.
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Certes il y a des journées pour tout, pour toutes et pour tous. Certaines essentielles, d’autres saugrenues, d’autres enfin méconnues.
Celle de l’Europe appartient à la troisième catégorie.
Ce n’est pas un hasard. C’est une volonté. Les États-membres ont besoin de l’Europe mais préfèrent la décrire comme la cause de leurs carences, leurs faiblesses et de leur lâcheté plutôt que comme un recours à leurs insuffisances. On la passe donc sous silence pour tout ce qui nous est profitable. Le geai, c’est bien connu, se pare des plumes du paon.
Un acte de modestie s’impose d’autant que, depuis le discours de Robert Schuman, le 9 mai 1950, célébrant un nouveau monde instituant la paix, l’intégration et la coopération économique entre les nations de notre continent, les progrès sont objectivement considérables.
Il a fallu l’agression russe à nos frontières et la menace qu’elle continue de faire peser sur nous, assaisonnée du désengagement américain, sans même évoquer la duplicité de la Maison Blanche Trumpienne à l’égard de la Russie, pour que les peuples d’Europe prennent conscience de la nécessité de leur défense commune.
Rien n’est encore fait. Mais on en parle. La démocratie s’en saisit. La nécessité fera loi.
Pourtant tout ne va pas pour le mieux dans une Europe aussi coincée dans ses structures que les États qui la composent.
Il faut changer d’état d’esprit : considérer l’Europe comme un outil et non pas comme un bouc émissaire.
Affaire de pragmatisme ensuite. Considérer l’Europe comme le seul moyen de rivaliser avec les super-géants.
Seuls quelques imbéciles et quelques escrocs prétendent que notre pays peut encore jouer seul les premiers rôles.
L’actualité en Ukraine, en Palestine et au Moyen Orient devrait pourtant nous avoir ouvert les yeux.
La France est une puissance moyenne : un grand pays parmi les petits et un petit pays parmi les grands.
Au risque d’être atteint du syndrome de Gulliver, nous devons nous en remettre à cette évidence.
Le 9 Mai, journée de l’Europe, doit permettre d’avoir le courage de militer pour que notre patriotisme, au lieu d’être confiné dans l’image illusoire d’un pays s’imposant seul au monde entier, soit renforcé par la conscience européenne de notre union.
C’était la pensée de Robert Schuman, un Alsacien qui, mieux que n’importe qui, portait haut les couleurs bleu-blanc-rouge.
Nous resterons indépendants et libres dans l’Europe, ou nous serons asservis.
En France, on a un peu tendance à mélanger ces 2 concepts, à assimiler la démocratie à la république surtout que le pays est présenté comme étant celui qui a inventé les droits de l‘homme ; avec ce sous-entendu que nous aurions aussi inventé la démocratie et le respect du citoyen !
Or, république et démocratie sont des concepts fondamentalement différents ; à tel point que nous pouvons avoir une monarchie démocratique et une république autoritaire. Ainsi, le Royaume Uni est une démocratie depuis 1640 bien qu’elle soit une monarchie et la France, depuis 1789, a souvent subi des régimes autoritaires.
Il est donc important de bien comprendre le système dans lequel nous évoluons et nous allons voir que l’utilisation de ces concepts, qui ont imprégné l’inconscient populaire, a tout du roman historique et du mythe fondateur.
La France est une république, c’est écrit dans la Constitution du 04 octobre 1958 en son article 1. La République : c’est le gouvernement par des élus désignée par le peuple ; cela veut dire que le peuple élit des représentants qui vont gouverner à sa place … en principe dans l’intérêt commun.
La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple. Le mot provient de 2 racines grecques : Kratos= pouvoir et Démos= peuple ; ce qui sous-entend que c’est le peuple qui a le pouvoir.
La démocratie peut être directe ou représentative et son concept remonte à la Grèce antique. Néanmoins, on ne peut pas vraiment faire de parallèle avec la démocratie directe pratiquée dans la Grèce classique, car, à l’époque, démocratie ne signifiait nullement que le pouvoir était partagé entre tous. Il était en fait réservé à une élite « éclairée », en fait des nobles, dans le cadre d’une entité relativement petite ; les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves étant exclus de ce système.
En examinant un peu plus précisément les choses, on s’aperçoit que nous sommes en fait confrontés à un roman national qui s’est agrémenté de nombreuses manipulations dont nous allons détailler quelques aspects …
L’illusion de la démocratie : voter c’est décider
Sous la Vème république, le principe du suffrage universel est la règle et les français pensent naïvement qu’en votant, ils décident et donc … qu’ils ont le pouvoir et il faut bien reconnaître que le système a été entièrement conçu pour qu’ils y croient. En fait, c’est surtout l’art des faux semblants et de l’illusion … Le bon peuple doit croire qu’il décide !
Et pourtant, les français font une dramatique erreur : ils votent pour un représentant qui va décider pour eux mais eux ne décident absolument rien !
Vu sous cet angle, on comprend immédiatement que voter ce n’est pas décider ; c’est seulement s’en remettre à des tiers élus qui vont décider pour vous et il peut y avoir un gouffre entre les promesses électorales d’un candidat et son action en tant qu’élu. Par contre, quand une décision est prise, et bien qu’elle ne soit prise que par quelques individus, elle s’applique à tout le monde en vertu du mandat conféré lors du vote électif. L’effet pervers est que les mauvaises décisions et leurs conséquences devront être assumées par la totalité de la population que cela celui lui plaise … ou non !
Evidemment, on nous objectera, non sans quelque raison, qu’avec une population de 68 millions d’habitants, on peut difficilement faire autrement que de mettre en place un système représentatif.
Il faut être conscient que le but de l’accès au pouvoir, c’est le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir et surtout tout faire pour le conserver et l’exercer sans partage car le pouvoir n’est pas une affaire de morale et on aurait même tendance à croire que c’est une affaire d’immoralité !
Différentes techniques sont utilisées … pour séduire l’électeur :
– on veut faire croire que le président de la république est le représentant de tous les français ; son élection au suffrage universel tendant à accréditer ce roman. Or, au mieux, il est le représentant d’une petite minorité d’électeurs, au pire d’un clan ou d’une coterie qui agit en arrière-plan et dont il est chargé de défendre les intérêts.
– on fait croire à une alternance du pouvoir alors qu’en réalité, ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir : les hauts fonctionnaires qui sont les réels décideurs. Cela ramène à la question centrale : qui détient réellement le pouvoir ?
-les candidats font tous croire à leur sacrifice ou à leur abnégation ; car ils sont forcément totalement désintéressés et nous aurons droit à un véritable festival d’hypocrisie de la part des 27 candidats déjà déclarés pour 2027. Le pire dans le genre a été le sinistre maréchal Pétain qui, en son temps, avait fait « don de sa personne à la France » et qui a, pendant quelque temps, fait figure de sauveur pour des français complètement perdus face à une défaite aussi brutale qu’inattendue.
-les candidats prétendent que tout va changer avec eux et qu’ils vont améliorer la vie de leurs électeurs. C’est malheureusement très rarement le cas, c’est même plutôt généralement l’inverse ; malgré que ce soit une vieille ficelle de la gauche marxisante voire … pseudo révolutionnaire.
En fait, la classe politique, les parlementaires et les hauts fonctionnaires, qui agissent en arrière-plan quand ils ne cumulent pas les deux fonctions, sont désormais tellement ancrés dans les structures de pouvoir que les élections n’apportent plus de véritable changement ; sauf … en pire !
Des élections sous influence
Les élections de 2017 ont donné lieu à une manipulation comme on en a rarement vues et qui restera dans les annales.
On ne me retirera pas de l’idée qu’E Macron a été élu à la suite d’un coup d’état judiciaire et politique et administratif en sabotant la campagne électorale de F Fillon avec l’irruption, sur la place publique et de manière concomitante, de faits gênants qui sont venus ruiner sa campagne.
Du coup, E Macron, qui sortait de nulle part, qui n’avait pas de passé, qui n’avait jamais été élu et n’avait d’ailleurs jamais vu un électeur de près, était devenu le sauveur du pays !?! Il était surtout … le candidat de l’élite administrative ; celui qui s’était engagé à ne rien changer au système alors que F Fillon avait ce défaut de ne pas être du sérail, de ne pas être un haut fonctionnaire et de vouloir s’en prendre au système politico-administratif français ; ce qui évidemment était intolérable.
La manipulation a fonctionné au-delà de toute espérance puisque E Macron a été élu, puis réélu, face à Marine Le Pen en 2022 parce que tout a été fait pour la faire monter pour la propulser au 2ème tour afin de pouvoir ensuite agiter la menace fasciste d’une extrême droite … pas vraiment extrémiste !
Les français ont fait barrage de leur crédulité et les élections se sont avérées être, par deux fois ces dix dernières années, une véritable manipulation de la part d’une certaine élite qui s’en est tapé sur les cuisses de bonheur !
Machiavel est bien au pouvoir et agit dans l’ombre !
L’Etat bienveillant
Les concepts de démocratie et de république sont en fait fondus, en France, dans un système plus général qui glorifie la toute-puissance d’un Etat omnipotent qui organise la société, protège les citoyens, agit pour le bien de tous et autres poncifs : L’Etat bienveillant !
Seulement, ce n’est qu’une image car le but du système est essentiellement de contrôler la population par l’intérêt (aides sociales)ou la menace (amendes, prison). Il ne s’agit en aucun cas de chercher le bien être de la population mais juste d’obtenir la paix sociale par sa soumission au système. On s’arrange donc pour donner les apparences de la bienveillance mais on n’hésite pas à éborgner la population contestataire à coups de LBD si elle se montre trop agressive (gilets jaunes).
Ce n’est pas par hasard que la radio télé d’Etat est outrageusement de gauche et sectaire ; elle agit dans le sens du pouvoir qui veut exclure une certaine forme de parole considérée comme trop dangereuse pour le système ; tout comme ce n’est pas par hasard que le gouvernement veut réguler la parole sur les réseaux sociaux et protéger les jeunes pour, finalement, contrôler tout le monde !
Car, qui contrôle l’information détient le pouvoir en tant qu’instrument de persuasion quitte, si ce n’est pas suffisant, à user de la peur et de la menace pour que la population se soumette. Autrement dit, la fin justifie des moyens ; le but étant de conserver le pouvoir … quitte à manipuler le système en invoquant des arguments qui ne sont que des faux semblants.
En fait, l’appareil d’Etat, qui n’a aucun respect pour l’individu, se méfie de la population et de ses mouvements incontrôlables ; raison pour laquelle, il exerce, par derrière, une surveillance de masse en y consacrant tous les moyens et une forme de contrôle social qui ne dit pas encore son nom ; mais toujours pour votre bien et votre sécurité.
Conclusion :
En France, il existe, depuis fort longtemps, une conception verticale et hiérarchique du pouvoir qui évidemment s’oppose à toutes les « lubies démocratiques de certains illuminés irresponsables » !
Le pouvoir est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au peuple ; raison pour laquelle nos élites ne veulent pas d’un système de RIC (référendum d’initiative citoyenne), ou de votation à la Suisse qui les bloquerait dans leurs décisions ; raison pour laquelle il convient aussi d’éviter les référendums aux résultats aléatoires car le bon peuple ne vote pas toujours dans le sens voulu par le pouvoir ; et ça le pouvoir, il n’aime pas !
Bien cordialement à tous !
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En démocratie, le primo-élu découvre, un lundi matin, et pour toujours, les honneurs et l’impuissance.
Les honneurs
Ils sont internes et externes. A l’intérieur de lui, dans son corps et son esprit, le fait d’avoir été choisi va instiller une émotion, non de reconnaissance comme il le prétendra immédiatement, mais de juste choix.
Il va donc, dans un premier temps, penser que les électeurs sont perspicaces, lucides, intelligents, puisqu’ils l’ont choisi, lui.
Dans le même temps il recevra des marques de respect et de soumission qu’il va croire au début sincères, puis rapidement normales, pour se rendre compte, mais pas toujours, qu’elles ne sont que des avances sur les avantages que l’on attend de lui.
Ces honneurs vont agir comme une drogue, qui fera qu’à terme il les recherchera puis les exigera. Ce qui l’amènera à être prêt à tout pour être réélu.
L’impuissance
Le nez dans le guidon depuis fort longtemps, pour arriver à être différencié, à passer de l’anonymat jusqu’à obtenir sa place sur un bulletin de vote, il aura passé sa vie, jusqu’à ce jour bascule, à serrer des mains et à ne contrarier personne, bien au contraire.
Quel que soit son niveau de développement intellectuel et culturel, il ne l’aura pas fait fructifier pendant cette période d’accumulation de notoriété, bien au contraire.
Donc quand les problèmes qu’il est supposé gérer arrivent, ce lundi fatal, à sa connaissance, il n’y comprend strictement rien. Mais très vite il percevra que sa survie va consister à faire semblant, à fuir les réalités et les décisions.
Il va constater que le pouvoir, qu’il prend ce jour-là en pleine poire, n’est pas ce qu’il pensait, qu’il ne maîtrise rien, qu’il n’est qu’une image, pas une réalité.
Explication
Le pouvoir n’est pas, ne peut pas être, consensuel. Alors que l’élection sélectionne le plus consensuel.
L’antinomie est actée. La messe est dite.
Autant d’hommes, autant de façons de voir le monde, d’imaginer que telle ou telle solution faciliterait son propre épanouissement. Evidemment la plupart de ses visions sont incompatibles. Les couples savent cela, qui aujourd’hui exigent que le pouvoir y soit partagé, ce qui n’est pas une mince affaire.
A moins qu’une situation d’urgence impose de passer sur son propre intérêt pour sauver le groupe auquel on appartient, nul n’est prêt à subir d’autres raisons que les siennes.
Le pouvoir, lorsqu’il s’estime nécessaire – ce qui de mon point de vue n’a jamais lieu d’être – se trouve donc face à une difficulté qui lui impose d’utiliser la force pour imposer sa vision de la collectivité qu’il imagine.
Nous avons alors deux type de solutions.
Le pouvoir autocratique, d’un seul homme ou d’un groupe restreint, qui impose sa façon de voir par la force physique, matérielle. Celui-ci va s’asseoir sur les armes, sur la coercition, la violence physique. Il va être totalement hermétique à la raison. Ses bataillons seront les forces de police et les magistrats.
Le pouvoir démocratique, fait donc d’élus, qui vont rencontrer le même problème : des citoyens fatalement en désaccords, marginaux ou profonds, avec au moins une partie des projets des élus. Ce pouvoir démocratique va devoir, lui aussi, imposer ses vues. Il ne le fera pas par la force physique, il le fera par la loi.
Loi qu’il devra imposer à ceux qui en auraient préférées d’autres.
A cet effet il va compliquer la loi au point que seule une partie initiée de la population va comprendre, ou prétendre comprendre et connaître, cette loi.
Le pouvoir va s’asseoir sur cette partie de la population qu’il va soigner, gâter, pour qu’elle lui soit fidèle. De son côté elle va l’aider à multiplier la complexité des lois pour asservir ceux qui imagineraient d’autres solutions. On les appelle : « les fonctionnaires ».
Evidemment, pour que ces règles, imposées par les fonctionnaires au profit du pouvoir, soient respectées, on va disposer des magistrats.
Vous remarquez que dans les deux cas de figure du pouvoir, on retrouve à la manœuvre coercitive les magistrats.
C’est un monde à part : les magistrats. Qui a une constante : il est toujours du côté du pouvoir, quelle que soit sa forme. En toute liberté, évidemment.
Bien à vous. H. Dumas
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Les français, dans leur immense majorité, perçoivent E Macron comme une nuisance, une personnalité toxique mais rien ni personne ne peut le démettre. Fatalement, le mécontentement monte et les partis extrémistes en tirent parti car l’opposition se radicalise lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas d’issue raisonnable à une question politique qui est celle de la responsabilité des hommes de pouvoir.
Pire, au sommet de son impopularité, non seulement il s’accroche à ses fonctions … mais, imperturbable, il organise son départ en mettant en place une structure informelle lui permettant de garder, plus ou moins, le contrôle et éventuellement de revenir en 2032.
La France est un Etat de droit mais, visiblement, les droits ne sont pas les mêmes pour tout le monde !
Un pouvoir sans limites et sans contrôle
Le seul rempart aux dérives du pouvoir est le Conseil Constitutionnel qui, contrairement à la Cour suprême des Etats Unis ou à la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, est un organe politique composé des copains du pouvoir nommés, de manière discrétionnaire, par le président de la république, le président du sénat et le président de l’assemblée nationale ; sans aucune exigence de compétence et de probité et fatalement avec pour conséquence d’agir de manière constante en faveur de celui-ci et … contre toute tentative de contestation de nature à remettre en cause le système.
Le constat est que nous sommes clairement face à un déficit démocratique dont il faut être conscient qu’il est … totalement volontaire. C’est évidemment choquant mais c’est l’histoire de la Vème République ; cette fausse démocratie devenue une république de hauts fonctionnaires qui verrouillent le système afin de mieux le contrôler.
Cette situation provient d’un déséquilibre voulu dans les institutions ; lesquelles fonctionnent sans contre-pouvoir et sans réel contrôle. C’était totalement volontaire de la part du gal De Gaulle et les choses se sont aggravées avec le référendum du 28 octobre 1962 par lequel il a obtenu des français qu’il soit élu au suffrage universel.
On aurait pu penser qu’il s’agissait d’un pas vers plus de démocratie ?
Pas du tout, il s’agissait en fait, pour lui, de ne pas dépendre des élus de la nation (dans sa version initiale, la Constitution prévoyait que les députés et sénateurs élisaient le président) qu’il méprisait au plus haut point parce qu’il refusait, selon la version officielle, de se soumettre à leurs petites combines politiciennes !
Misant sur sa popularité, perçu comme le libérateur de la France, ce qu’il n’a jamais été, puis ayant réussi à mettre un terme à la désastreuse guerre d’Algérie, bien que ce le soit dans des conditions extrêmement douteuses, il a fait le calcul qu’il obtiendrait facilement l’assentiment des français !
Son calcul s’est avéré exact …
Seulement, le gal De Gaulle a créé, à son seul bénéfice personnel narcissique, une ambiguïté constitutionnelle dans la mesure où le président de la république peut prétendre agir sans contrôle, en se basant sur cette légitimité électorale, en ne rendant de comptes qu’à tous les français c’est à dire à … personne, et bafouer le mandat donné à des députés qui finalement ne servent plus à rien !
Il est devenu le personnage central du système politique français ; véritable potentat, irresponsable politiquement, au-dessus des lois. Il est devenu un monarque en parfaite … violation avec l’esprit républicain !
Et cette dérive anti démocratique et anti républicaine s’est accentuée au cours du temps …
Le président est même devenu inexpugnable dans son château puisqu’il n’a pas été possible d’y pénétrer pour procéder à une perquisition concernant ses proches collaborateurs ; sans aucun recours et sans que personne au sein de l’autorité judiciaire (en France, la justice n’est pas un pouvoir comme l’exécutif ou le législatif c’est une simple autorité dont le garant est … le président de la république art 64) ne s’en émeuve même s’il s’agit d’une interprétation abusive de la Constitution.
Tout ce qui concerne, de près ou de loin, le pouvoir présidentiel, est devenu intouchable !
La Cour de cassation avait pourtant affirmé que l’irresponsabilité présidentielle ne s’étendait pas à l’ensemble des personnes qui concourent à l’exercice de la fonction présidentielle, et ne s’étendait certainement pas aux collaborateurs du président de la République.
Le verrouillage des institutions
Dans toutes les démocraties parlementaires, lorsque le chef de l’exécutif perd la majorité au parlement, il démissionne et l’opposition désigne un remplaçant.
Mais, pas en France car ce processus démocratique n’intervient pas !
E Macron a pu procéder, du fait de son statut, prétendument au-dessus des partis, à la nomination de premiers ministres issus de son camp et non de la majorité parlementaire malgré la perte des élections. En France, miracle constitutionnel totalement anti démocratique, les choses continuent sans aucun problème … jusqu’à la révolte d’une population qui se sent méprisée et bafouée ?
Peut-être faut-il y voir un début d’explication de l’émergence de tous ces partis politiques et de ces élus aux idées aussi extrémistes que farfelues pour ne pas dire ineptes ?
Et cela déborde évidemment le « jeu » parlementaire car ce système s’organise pour se maintenir quoiqu’il arrive …
Le mandat du président de la république prend fin en juin 2027 et il prépare sa sortie … mais pas pour cultiver son jardin !
Tous les postes importants sont soumis à la discrétion du président de la république qui y nomme, sans contrôle ni contre-pouvoir, ses copains politiques ou des gens qui lui seront redevables ; phagocytant ainsi les institutions par des procédés que personne ne dénonce. C’est même devenu une pratique constante et admise par nos élites qui espèrent bien en profiter, elles aussi, à un moment ou à un autre!
–Amélie de Montchalin, ancienne ministre du budget, est devenue présidente de la Cour des Comptes et de ce fait sera appelée à contrôler ses propres actes de gestion en tant que ministre. On se trouve évidemment en plein conflit d’intérêts et cela ne choque personne !
-Le général Mandon a été désigné chef d’Etat major des armées à compter du 1er septembre 2025 après avoir été chef d’Etat-major particulier du président de la république.
Nous avons vu aussi la nomination, au tour extérieur, des copains politiques dans des administrations pour lesquels ils n’ont aucune qualification. Le tour extérieur est le droit discrétionnaire du chef de l’Etat de nommer à des postes de hauts fonctionnaires des personnes qui n’ont pas les diplômes nécessaires et qui n’ont pas passé le concours de l’ENA.
–Emmanuelle Wargon, haut fonctionnaire, nommée à la tête de la CRE (commission de régulation de l’énergie – machin administratif inutile destiné à recaser les errants du système),
–Olivier Dussopt qui, bien que condamné pour favoritisme et prise illégale d’intérêts, recasé à la présidence d’Orpea (qui gère des maisons de retraite) et ne supportera donc pas les conséquences de sa condamnation.
Et la Banque de France attend aussi son nouveau gouverneur.
Pensez-vous que ces pratiques soient faites dans l’intérêt du pays et de la population ou que cela relève du népotisme, du clientélisme, du favoritisme et, pour tout dire, de l’ancien régime dont l’aspect mafieux peut fonctionner sans aucun complexe parce qu’il n’y a rien pour l’empêcher ?
Profiter du système à tout prix
Ces dérives ne s’arrêtent pas à la nomination des copains en déshérence à la suite de la perte d’une élection ; recasés dans des machins administratifs (comités, haut conseil …) grassement rémunérés pour n’y accomplir absolument rien (CESE).
-Les membres du Conseil Constitutionnel, ces gardiens de la constitution, se sont octroyé de très confortables rémunérations totalement illégales ; sans que personne n’y trouve quoique ce soit à redire !
-La commission d’enquête sur l’audio-visuel public a mis au jour des pratiques mafieuses, des détournements de fonds, des contrats léonins, des frais de bouche et des avantages en nature dispendieux … le tout aux frais du contribuable. Et le pire c’est que les acteurs de ces pratiques, surs de leur impunité, ont souvent refusé de répondre aux questions, ont menacé, insulté ceux qui posaient des questions trop gênantes, brandi le complot d’extrême droite, pratiqué l’obstruction systématique à propos de l’usage des deniers publics ou, pire, se sont faits passés pour les victimes d’une inquisition abominable alors qu’il s’agissait seulement de leur demander des explications !
Et pourtant, l’Article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ; laquelle a valeur constitutionnelle rappelle : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Mais, bien sûr, nos élites s’estiment au-dessus des dispositions constitutionnelles !
Personne ne rend de comptes, personne n’est responsable de rien et il faut s’étonner que tout aille mal !?!
Et, pire, dans un tel système, l’incompétence n’est même pas sanctionnée.
A preuve, le récent piratage de l’ANTS, établissement public chargé de la délivrance des documents d’identité et documents administratifs, dont les directeurs, tous issus de l’ENA n’auront jamais à rendre de comptes … à propos de systèmes de sécurité qui se sont avérés être totalement défaillants avec un cout estimé par la Cour des Comptes à un Md€ !
On fait croire à la population à la supériorité de l’administration qui serait efficace et désintéressée alors que bien souvent elle est inefficace, couteuse et que ses membres font surtout la chasse aux bons postes, aux prébendes et aux avantages en tous genres.
Evidemment, tout cela n’a rien à voir avec la démocratie, il s’agit d’un dévoiement institutionnel en faveur d’une caste et d’affidés qui ont détourné le système à leur profit mais à vos frais !
Bien cordialement à tous !
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Hélène Perlant vient de publier un ouvrage exceptionnel. Sous le titre « Le Déni », elle porte un regard sans concession et d’une lucidité exceptionnelle sur la violence.
Sa réflexion part de l’institution Betharram, où elle a été élève. Elle prend appui sur la violence éducative au départ, pour ensuite décrire une organisation de la violence plus globale.
Elle constate que la violence sexuelle, annexe ici de la violence éducative, finit souvent par le viol, qui est son expression ultime. Elle implique trois intervenants : la victime, le bourreau, et le spectateur sans lequel la violence n’existerait pas.
Le spectateur est un complice actif en ce qu’ici il banalise, voire idéalise, la violence comme moyen ultime mais naturel — donc légitime — de l’enseignement, ce qui permet au bourreau d’exprimer son plaisir sadique et de passer à l’action sans retenue. In fine elle esquisse chez la victime sexuelle la notion de plaisir culpabilisant et dégradant parce qu’imposé contre sa volonté.
Hélène Perlant est hautement diplômée, je ne sais pas dans son ouvrage ce qui vient de ses connaissances et ce qui vient de son expérience. Peu importe, le résultat est stupéfiant. On comprend soudainement la violence.
La force de son livre c’est d’avoir mis à jour les conditions de la violence, qui permettent de comprendre toutes les violences, pas uniquement les violences éducatives.
Soudain pour moi lecteur, une révélation : Betharram, c’est Bercy.
La violence n’a pas un seul territoire, hélas.
Hélène Perlant ne saura jamais, sauf si elle lit ce billet, le bien que la lecture de son livre m’a apporté. Il n’est pas certain qu’elle partagerait mon émotion.
Les témoins
La fiscalité devrait :
ne concerner que la participation de chacun à un compte commun, ce n’est pas compliqué,
dans ce cadre être strictement limitée au financement des organisations qui imposent l’engagement de tous, elles ne sont pas si nombreuses.
Mais ce n’est pas ce que la fiscalité prétend être.
Elle se voit en justicier qui redistribue plus justement les richesses matérielles, en acteur unique, parfait et ultra protecteur, de l’aide sans laquelle nous ne serions pas capable de vivre.
Elle se la pète un peu la fiscalité, mais à force de corruption des consciences et des êtres, un peu aussi avec la force publique, elle a imposé cette vision.
C’est ainsi qu’elle a transformé le pays en témoin, cher à la définition de la violence par Hélène Perlant.
Tous observent les victimes sans compassion, et même avec mépris, adhérant à l’image de perfection et de nécessité d’une fiscalité forte, si forte qu’il est légitime qu’elle soit imposée par la violence. Nos témoins sont parfaits, la violence peut s’en donner à cœur joie.
Les sadiques
Tout comme Betharram sent dès l’entrée le sexe et la peur, la France sent l’impôt et la peur. C’est une ambiance qui colle à la peau, dans laquelle les prédateurs vont exceller en toute impunité et en toute visibilité.
Je citerai un nommé Pierre, Directeur des SF à Sète qui, au sortir d’une commission où ses services avaient présenté un faux consistant en un plan où apparaissait un chemin inexistant qui prétendait apporter la preuve que mon terrain n’était pas enclavé, m’avait agressé de la façon menaçante suivante : « si vous aviez été dans mon bureau ce ne se serait pas passé ainsi. »
Il faut dire que je m’étais violemment insurgé contre ce faux au point que la moitié de la commission, représentée par des contribuables pourtant choisis pour leur docilité, avait voté pour moi. Le magistrat présidant la séance avait dû voter pour les agents du fisc qui représentaient l’autre moitié de la commission, donc pour le faux, afin d’éviter la preuve de ce faux plan, que je n’ai ensuite jamais pu récupérer.
Je citerai, pour le fun, le célèbre Martineau, inspecteur au look de curé compatissant et obséquieux, mais tenace et vicieux dans son rôle de bourreau.
Ou encore Flory, l’actuel directeur des SF de Sète qui vient de me mettre, volontairement, en situation d’interdit bancaire, à 82 ans, après plus de 60 ans d’activité… Je vous laisse prendre connaissance de sa crapulerie avec ce lien.
Donc oui, la France est violentée par Bercy. Y aura-t-il un jour la même prise de conscience qu’à Betharram ? Les victimes vont-elles se révolter et parler ? Pour l’instant je me sens un peu isolé et la facture que je paie pour dénoncer est salée.
Les victimes
Parlons-en, j’en suis. Elles sont conditionnées et terrorisées au plus profond d’elle-même.
D’abord elles sont assignées à un langage fiscal, à une comptabilité fiscale, à une pensée fiscale qui n’ont aucun rapport avec la vraie vie, mais qui finit par leur occulter la vraie vie.
Elles avancent dans ce brouillard devenant dépendantes de ceux qui prétendent s’y retrouver. Elles sont en réalité sans défense quand les bourreaux sortent de ce brouillard leur arme à la main : le Code Général des Impôts, dont le seul sommaire fait 162 pages, que nul n’est censé ignorer.
Les bourreaux sèment le froid et le chaud, la sanction et la cajolerie, la connivence et l’intransigeance. Ils ne lâchent pas la victime tout au long de sa vie. C’est largement plus long qu’à Betharram…
Et le déni ? Comme dirait Hélène Perlant, pour ne pas affronter le sujet plein fer.
Ici il est total, absolu. Pire, certains croient échapper à la violence fiscale, au motif qu’ils seraient pauvres. Quelle erreur ! La plus grande partie des pauvres le sont justement à cause de la violence fiscale qui réduit à outrance le capital et donc la part qui devrait leur revenir.
Si j’étais écrivain j’écrirais un livre sur le sujet. Si j’étais un élu je tenterais de légiférer pour nous débarrasser de cette violence fiscale.
Mais je ne suis que le couillon de service, j’attends bêtement que Bercy soit légalement supprimé, et que l’anniversaire de cette suppression soit au moins du niveau du 14 Juillet.
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Nous vivons dans un monde impitoyable mais ce n’est jamais que la nature de la Nature !
Le félin chasse pour survivre et il n’aura aucune pitié, notion totalement humaine, pour sa proie. Il en est de même pour le moustique femelle qui pique car elle a une famille nombreuse à nourrir et elle attaquera jusqu’à plus soif ou jusqu’à la mort si vous arrivez à la tuer. Si vous vous promenez dans certains grands parcs américains (Yellowstone), vous devenez, sans en avoir conscience, une proie pour certains prédateurs et les accidents ne sont pas rares malgré les mises en garde !
Mais l’Europe a inventé le monde des bisounours avec les allocations sociales, les protections en tout genre, la sauvegarde de la nature, l’énergie propre … au prix d’une règlementation et de directives de plus en plus contraignantes et d’un mode de vie financé à coups de d’impôts et de dettes. Et le pire, c’est que l’Union Européenne pense avoir une supériorité morale et démocratique sur les autres et qu’elle va pouvoir imposer son modèle aux autres !
Le monde change, il avance, mais pas nécessairement comme le veulent les dirigeants français et européens qui semblent ne pas comprendre la marche du monde !
Les résultats sont déjà visibles : La population diminue, les salaires stagnent, l’industrie est en grande difficulté, la croissance est très faible et le commerce extérieur devient catastrophique car nous importons de plus en plus …. Et Bruxelles légifère de manière compulsive comme si l’édiction de toujours plus de normes allait changer l’ordre du monde !
Notre modèle économique et social est en fait en pleine déliquescence face à des pays qui valorisent la réussite et l’amélioration du niveau de vie … et, pendant que nos enseignants conscientisés dopent les résultats de leurs élèves au bac pour masquer de défaillances majeures dans le niveau scolaire, des pays comme la Corée du Sud, le Japon et la Chine cultivent l’excellence et la compétition. Entre des élèves qui savent à peine lire et écrire et des forts en thèmes, pensez-vous sérieusement qu’il y aura un doute quant au résultat et que nous gagnerons cette compétition mondiale ?
Nous connaissons une stagnation économique masquant une véritable décroissance ; ce phénomène devenant aussi démographique car, non seulement les gens ne font plus d’enfants parce que cela coute cher et qu’ils n’ont plus confiance en l’avenir mais, en plus, il y a une forte émigration, surtout des diplômés, et celle-ci n’est pas intracommunautaire. Les diplômés à fort potentiel partent vers des cieux plus cléments !
On est obligé de le constater : L’Europe n’est plus ni le paradis d’antan ni celui qu’on nous a promis lors de l’adoption de l’€ en 2002.
Créer de la richesse est difficile tandis qu’édicter des normes idiotes et néfastes peut être fait à jet continu et on connait l’adage : l’Amérique invente, la Chine copie (mais de moins en moins) et l’Union Européenne règlemente alors que le pouvoir politique et les hauts fonctionnaires sont les plus mal placés pour dicter leur conduite aux acteurs économiques.
Nous accumulons les erreurs et persistons dans ces erreurs notamment parce que la lâcheté des politiciens et des hauts fonctionnaires leur interdit de dire la vérité à des populations que l’on a anesthésiées à coup de promesses irréalistes et que l’on essaie de canaliser avec des directives aussi ineptes qu’inutiles. Notre modèle social est devenu trop couteux et, pour survivre, nos industries, lorsqu’elles n’ont pas tout simplement disparu, sont parties en Chine ou en Inde !
Entre incompétence et démagogie, les élites tournent à vide sans pouvoir trouver une solution qui, de toute façon, est en dehors de leur champ conceptuel, car lorsque vous avez vécu, toute votre vie, dans l’univers protégé de la dépense publique, vous ne pouvez absolument pas imaginer les difficultés rencontrées par les chefs d’entreprises ; surtout si, en plus, vous vous limitez à penser que ces derniers sont des profiteurs et des fraudeurs qu’il faut tabasser alors que d’un autre côté la paresse et l’assistanat sont devenus des modèles sociétaux !?!
Un exemple flagrant nous est donné avec l’énergie.
Or, quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, l’énergie, abondante et bon marché, reste le nerf absolu de l’économie mais nous refusons notamment pour des raisons idéologiques, ce schéma et, fatalement, la plupart des pays européens se désindustrialisent avec d’inévitables pertes d’emplois.
Trop d’impôts, trop de contraintes bureaucratiques, la France faisant à cet égard figure de véritable caricature, détruisent toute volonté d’entreprendre et toute liberté. L’ascenseur social est bloqué dans une large mesure et les espoirs d’amélioration sont très faibles dans une société où les élites ne cessent de promouvoir un modèle de société dans lequel on n’attend que votre soumission.
Il faut être conscient que nous courrons à notre propre perte et personne ne viendra nous aider. Nous sommes désormais dans une position similaire à celle de l’Empire Romain finissant (années 400) qui entretenait une multitude d’oisifs auxquels on promettait du pain et des jeux ; mais l’empire romain pouvait plus ou moins se le permettre puisqu’il vivait du pillage qu’il exerçait sur ses possessions et colonies ; ce que nous n’avons pas !
Nous ne sommes pas dans un accident de l’histoire mais bien face à un déclin inéluctable ; et fort de ce constat, il faut admettre que le projet européen est désormais, et malheureusement, un échec lamentable. Nous avons cru à l’Etat providence, à la paresse et à l’argent gratuit et nous voilà bien démunis ; et ce ne sont pas les techniques de contrôle social mijotées à Bruxelles ou Paris qui nous sauveront d’un désastre malheureusement prévisible.
Ce qui nous sauve, pour l’instant, ce sont les 2.000 ans de capital accumulé et la crédibilité d’une monnaie de 27 pays et 500 millions d’habitants ; ce qui nous permet de payer ce que nous achetons parce que, aux yeux des autres, nous sommes encore solvables. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions, au fur et à mesure que s’opèrera le transfert de richesses de l’Europe vers la Chine, l’Inde, les Etats Unis ou les dragons asiatiques, nous perdrons progressivement tout intérêt jusqu’au jour où nous nous retrouverons dans la dèche !
Il sera alors bien temps de s’inquiéter et de décider de se retrousser les manches !
Quand les agents de l’Etat commencent à vous expliquer que certaines mesures sont prises pour votre bien, il faut bien évidemment se dire que ce n’est pas toujours le cas et que, quelques fois, il y a une autre raison … car l’Etat a toujours de “bonnes raisons” pour vous imposer des règles toujours plus contraignantes et attentatoires à votre liberté.
Il en est de même lorsqu’on vous explique que ce qu’on vous impose, c’est par solidarité, mot valise qui permet de faire passer la pilule aux récalcitrants …. Et les délires fiscaux qui nous sont assénés ces dernières années en sont un exemple flagrant !
Certes, l’impôt est le mode ordinaire de financement des Etats ; encore faut-il qu’il soit prélevé dans des conditions équitables …
Pourquoi croyez-vous que les révolutionnaires de 1789, qui n’étaient certainement pas des imbéciles, ont rédigé les articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dont je vous rappelle les termes ?
Article 13 :Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 :Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 :La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration
Ils ont alors proclamé les principes de consentement à l’impôt, d’égalité devant l’impôt et du droit du citoyen de demander des comptes à propos de la gestion des deniers publics !
Pourquoi ?
Parce que sous l’Ancien Régime, ils avaient eu à se confronter avec le système de recouvrement de l’impôt exercé par les Fermiers généraux qui n’avaient … rien à voir avec l’agriculture.
La Ferme, ainsi qu’on l’appelait avant 1789, était le mode ordinaire de collecte de l’impôt et il présentait quelques caractéristiques pour le moins … étonnantes si ce n’est inquiétantes !
A cette époque, les départements n’existaient pas. Dans le domaine administratif, n’existaient que les généralités, les bailliages et sénéchaussées. Même les régions n’avaient pas d’existence formelle.
Le recouvrement de l’impôt était organisé en deux temps.
-Cela débutait par une estimation du rendement fiscal prévisible pour un territoire donné.
-Une fois l’estimation faite, un contrat était passé entre le Fermier et l’administration royale aux termes duquel l’impôt était avancé par le Fermier (il était affermé) au Roi ; à charge ensuite pour le Fermier de se payer sur la bête. Il fallait évidemment pouvoir disposer de moyens financiers très importants pour pouvoir conclure ce genre de marché ; raison pour laquelle ces Fermiers étaient le plus souvent constitués en sociétés en nom collectif, qui est une forme ancienne et guère plus usitée de société, regroupant des financiers et apporteurs de fonds avec l’usage intensif de prêtes noms derrière lesquels se cachaient des personnages importants !
Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez lire le brillantissime livre de Daniel Dessert « Argent – pouvoir et société au Grand Siècle » dans lequel il décrit le système fiscal d’avant 1789 ainsi que les montages et techniques financières liées à l’impôt sous l’ancien Régime.
Il a notamment, après des recherches approfondies, mis au jour le fait que les Grands du royaume, qui vivaient des rentes et subsides données par le Roi, se dissimulaient derrière ces sociétés qui étaient imbriquées les unes dans les autres comme des poupées russes ! Il devenait alors très difficile de déterminer qui se cachait derrière ces sociétés écran !
La « logique » de ce système était que si le fermier récoltait moins d’argent que prévu, il en était de sa poche et pouvait être ruiné mais que s’il collectait plus d’argent que prévu, il gardait le supplément pour lui !
Fatalement, ce système opaque et mercantiliste a amené à la commission de nombreux abus notamment en raison de l’usage d’hommes de main chargés d’extorquer, y compris par la force, le plus d’argent possible auprès des contribuables désignés !
Autant dire que la collecte de l’impôt s’apparentait à du brigandage car il était exclu de faire des pertes (mais cela a pu arriver notamment lors de périodes troublées : guerres, famines, épidémies) !
Certains Fermiers se sont ainsi enrichis dans des proportions scandaleuses ; à tel point que Nicolas Fouquet, qui avait partie liée avec la Ferme, a été arrêté et a vu ses biens confisqués par un Louis XIV furieux de constater que son sujet vivait dans un luxe supérieur au sien !
Les révolutionnaires ont donc fixé des règles strictes ayant pour but de remettre de l’ordre dans les finances publiques en y incluant les notions d’honnêteté et d’équité car il ne faut pas oublier que la France de Louis XVI était en faillite totale depuis … Louis XIV (qui est mort en 1715) !
N’oublions pas que les Etats Généraux, à l’occasion desquels la Révolution s’est enclenchée, avaient pour but de mettre en œuvre des impôts supplémentaires afin de permettre à l’Etat de faire face à ses engagements !
Malheureusement, ces textes fondateurs de la République n’ont pas été respectés puisqu’après l’épisode des assignats, qui était une monnaie papier gagée sur les biens nationaux (biens du clergé qui avaient été confisqués), l’Etat français s’est retrouvé une nouvelle fois en faillite en 1797.
Les révolutionnaires avaient posé les bases d’une gestion saine et raisonnée des finances publiques mais il est évident que lorsqu’un Etat est mal géré, il se retrouve inéluctablement en difficulté financière. Il va alors tenter d’augmenter ses recettes en usant de tous les subterfuges possibles pour justifier ce qu’il faut bien appeler une extorsion fiscale … et la France de 2026 semble n’être que l’aboutissement d’une mauvaise gestion constante car mille ans auparavant le pouvoir en était déjà réduit à des contorsions monétaires extrêmement préjudiciables au crédit de l’Etat !
Ainsi, lorsque Philippe IV le Bel (1285-1314) s’est retrouvé en grandes difficultés financières après avoir manipulé la monnaie, fait de la fausse monnaie, puis dévalué, il n’a pas hésité à spolier les juifs avant de les expulser puis à s’attaquer aux templiers qui étaient réputés être assis sur un tas d’or !
Mais, à l’époque, il n’y avait pas d’opinion publique pour s’indigner de telles pratiques …
L’histoire fiscale de la France se résume donc en fait à une mauvaise gestion quasi permanente !
Il ne faut jamais perdre de vue que les Etats sont des monstres froids et que vous n’êtes finalement qu’un numéro fiscal. L’exemple de Benjamin Brière, ce français détenu abusivement en Iran et qui n’avait aucun accès extérieur, s’est retrouvé, une fois libéré après 3 ans de captivité, en butte au harcèlement de l’administration fiscale au motif qu’il n’avait pas fait de déclaration de revenus pendant cette période !?!
La France révolutionnaire a aussi instauré le principe de l’égalité devant l’impôt ; c’est à dire que chacun doit contribuer dans des conditions équivalentes à tous (article 13) !
Bien évidemment, cette règle a été bafouée notamment avec la mise en place de la progressivité de l’impôt qui fait que plus vous gagnez plus vous êtes imposé fortement tandis que 57% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu et par l’instauration de diverses surtaxes (contributions exceptionnelles) dont le but n’est autre que d’augmenter encore la collecte fiscale !
Mais, c’est une habitude du pouvoir républicain de violer ses propres engagements. Ainsi, après avoir proclamé les Droits de l’Homme en 1789, il s’est consciencieusement assis dessus en 1793 lors de la Terreur.
En outre, l’administration fiscale française est devenue aussi la championne du monde de la fiscalité dissimulée ; le but étant de rendre l’impôt invisible mais … pas indolore !
Mais, cette intrusion de l’Etat déborde bien évidemment le domaine fiscal car, lorsque les fonctionnaires vous expliquent qu’ils vont prendre des textes pour protéger vos enfants contre les dérives des réseaux sociaux, on sait que tout le monde sera fliqué et surveillé !
Lorsque des mesures sont prises contre la fraude fiscale et le terrorisme inéluctablement les mesures prises concernent … tout le monde !
Le pouvoir présidentiel n’a pas non plus manqué de rappeler, à plusieurs reprises, qu’il souhaitait contrôler l’information notamment en s’attaquant à tout ce qui diffuse des fausses nouvelles en oubliant un peu commodément que le premier fournisseur de fausses nouvelles est l’Etat lui-même !
L’Etat, dans sa paranoïa, a fini par instituer un système général de surveillance de la population car le but est bien de vous contrôler pour pouvoir exercer sur vous sa prédation ; sans que vous puissiez y échapper. On se situe donc en fait dans une approche à peu près similaire au contrôle social en vigueur dans la Chine communiste !
Bien évidemment, ceux, bien rares, qui refusent cette soumission et s’enfuient à l’étranger sont taxés de fraudeurs fiscaux et encourent les foudres de Bercy !
il faut donc ne jamais oublier que l’Etat n’est jamais bienveillant et, concernant les aides qu’il distribue, qu’elles ne le sont que par calcul politique ou sous la contrainte !
L’Etat peut vous ruiner d’un trait de plume, sans aucun état d’âme, et payer toujours plus d’impôts n’a jamais enrichi personne, à l’exception de ceux chargés de leur recouvrement !
Bien cordialement à tous !
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J’ai vu sur les réseaux la vidéo d’une charmante jeune femme (Tatiana V) nous affirmer que le Plan c’était formidable et que la France a commencé à s’écrouler à partir du jour où nous n’avons plus eu de Plan. Nos orientations stratégiques, économiques et politiques de la nation auraient été perdues depuis l’abandon du Plan …
Au-delà de l’aspect incantatoire de ces affirmations, cette vidéo soulève la question de l’efficacité de l’administration à travers l’instrument du Plan.
Qu’est-ce que le Plan ?
Le commissariat général au Plan ou commissariat général du Plan (CGP) est une institution administrative française qui a existé de 1946 à 2006. Il y a eu, en tout, onze plans, d’une importance variable, chargés de définir, de manière indicative, la « stratégie » économique du pays.
Toutefois, le Commissariat au Plan n’a pas disparu en 2006. Il changé de nom pour devenir le CAS (Centre d’analyse stratégique) puis France Stratégie en 2013. Il est revenu sur le devant de la scène lorsque différentes administrations fusionnent, en 2025, pour devenir le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan.
Ainsi donc, et conformément aux habitudes françaises, et contrairement à ce qu’affirme la demoiselle, ces administrations n’ont jamais disparu, elles ont seulement changé de nom … même si, au cours du temps, le Plan a perdu de son importance, toute relative d’ailleurs.
Le ressenti historique du Plan et une histoire oubliée
Les années 50 et 60, surtout après la fin de la guerre d’Algérie, ont été celles du plein emploi et de la croissance dite des 30 glorieuses (qui n’ont pas duré 30 ans) avec des taux annuels de croissance de plus de 5% l’an en moyenne.
Tout cela grâce au Plan ?
Pas vraiment surtout que tout s’est bloqué à partir de 1974 et du premier choc pétrolier. A la première difficulté, le chômage de masse est apparu et il ne nous a plus jamais quittés si ce n’est grâce à la manipulation des statistiques afin de camoufler l’ampleur d’un problème que nos dirigeants, issus de la haute fonction publique, ont été incapables de résoudre.
La vérité historique, aujourd’hui oubliée, est que la France de 1945 était totalement ruinée ; fatalement, on ne pouvait que faire mieux en décidant de se retrousser les manches !
Le constat, à l’issue de la seconde guerre mondiale, était celui de destructions massives et de carences très importantes en rapport direct avec une occupation allemande qui s’était traduite par un véritable pillage économique des productions agricoles et industrielles mais aussi des structures industrielles démantelées parce qu’elles ne répondaient pas aux besoins économiques de l’occupant, voire même carrément démontées et transférées en Allemagne ; le tout sous l’autorité de … l’administration française !
Oui, vous avez bien lu, car, il ne faut pas oublier que l’administration française a collaboré avec beaucoup d’efficacité avec l’occupant nazi … par le biais de structures ad hoc ; à tel point que les historiens parlent de coentreprise ! L’appareil productif français a été entièrement tourné vers les besoins allemands et on a oublié que l’industrie automobile a fourni à l’occupant 60 % puis 70 % de sa production et que pour l’industrie aéronautique, il s’agissait de la totalité.
On était en pleine … planification économique et d’ailleurs le Plan remonte à l’administration de Vichy (1940-1944) ; ce qui nous renvoie en fait à une réalité peu glorieuse mais néanmoins peu connue qui coïncide aussi avec la prise de pouvoir par les membres de la haute administration. N’oublions pas que la création de l’Ena est aussi une idée vichyste dont le modèle initial a été l’école des cadres d’Uriage.
Ainsi donc, après avoir contribué à ruiner le pays, la haute administration française a contribué à son redressement après-guerre …
Il ne faut pas non plus oublier que la Résistance n’est pas venue d’en haut mais bien de la base de la population et que, s’il y a eu relativement peu de poursuites à l’encontre des hauts fonctionnaires, c’est parce que le général De Gaulle a estimé qu’il avait besoin d’une structure administrative pour tenir et faire fonctionner le pays …
En 1946, le plan était de reconstruire les infrastructures détruites (ponts, voies ferrées, routes, immeubles d’habitation détruits par milliers …) et les tickets de rationnement n’ont disparu qu’en 1949.
Efficacité de l’action publique à travers le Plan
Les résultats des différents plans s’avèrent extrêmement variables et le seul vraiment efficace a été le premier, appelé plan Monnet de 1946 qui était essentiellement une technique d’organisation des pénuries par la redirection des ressources vers les secteurs jugés prioritaires.
Néanmoins, il ne faut toutefois pas trop exagérer l’efficacité de l’action du Plan car la France n’est véritablement sortie de son marasme persistant qu’après l’obtention, par le biais du plan Marshall américain, sur la période du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 plus de 2,7 Mds de dollars de l’époque (ce qui est colossal) d’aides. Ce plan Marshall a permis d’importer des produits agricoles et alimentaires et de réduire considérablement le rationnement, mais aussi de reconstruire et d’investir dans des secteurs économiques, en somme relancer l’économie d’une France, alors complètement à l’arrêt mais qui commençait à s’épuiser dans de ruineuses guerres postcoloniales (Indochine de 1945 à 1954 décidée par le gal De Gaulle au nom du prestige de la France), Algérie de 1954 à 1962.
Si à une époque la planification pouvait avoir un sens, notamment pour engager des grands travaux d’aménagements (centrales nucléaires, urbanisme, transports, informatique), cette époque est en fait révolue.
Une vision fantasmée de l’efficacité de l’Etat
La question qui se pose, derrière l’affirmation de la nécessité du Plan, est : pourquoi un Plan et pourquoi constater que si tout va mal c’est pour réclamer toujours plus d’administration en pensant que parce qu’il y aura plus d’administration tout ira mieux ?
Sans surprise, le Plan français présente de grandes analogies avec la planification bureaucratique qui était en vigueur dans les régimes communistes (URSS) à l’économie administrée … et leur succès n’a jamais été au rendez-vous de l’histoire !
Il faut savoir que l’industrialisation de l’URSS, voulue par Staline, a eu lieu dans des conditions effroyables et à un prix exorbitant ; notamment avec l’Holodomor entre 1932 et 1934 dont le principe était la confiscation totale des céréales des paysans en vue de les exporter et recueillir des devises permettant d’acheter les machines que l’URSS ne savait pas fabriquer. Les principales victimes de cette industrialisation ont été les Ukrainiens avec environ 4 millions de morts de faim !
En fait, le Plan, dans le cadre d’une économie de marché fonctionnant normalement, n’est pas et ne peut pas être efficace car :
-l’administration n’obéit pas à l’économie de marché ; c’est une organisation hiérarchique très lourde voire pesante … qui n’a aucune réactivité et ne modifiera pas ses objectifs même si cela se passe mal tant que l’ordre hiérarchique n’aura pas été donné d’arrêter. De ce fait, tant que le sommet de la hiérarchie n’a pas pris conscience des erreurs commises celles-ci continuent à se produire.
-l’administration fonctionne dans un système artificiel dont les revenus sont assurés par la contrainte (impôts) et qu’elle ne subit pas les aléas économiques. On en a la preuve éclatante avec la situation actuelle avec un pays au bord de l’effondrement mais qui continue d’augmenter la pression fiscale ; comme si payer toujours plus d’impôts allait améliorer une situation dont on sait qu’elle est due à une fiscalité abusive et à une administration trop intrusive.
-l’administration, colonne vertébrale du Plan, fonctionne sans notion de coût ; ce qui est un handicap magistral. Lorsqu’une entreprise privée voit que ça ne va pas, elle va modifier son comportement et ses produits pour s’adapter au marché ; c’est une question de survie ! Pour l’administration le réflexe est qu’on rattrapera les pertes et les bévues avec les impôts futurs à collecter ; et si les boulettes augmentent … on augmentera les impôts !
– l’Etat stratège est une fable car c’est un mauvais prévisionniste qui obéit à des objectifs politiques et ses fonctionnaires ne connaissent rien au fonctionnement de l’économie en entreprise ; ils sont donc les plus mal placés pour donner des instructions économiques à ces dernières.
-il y a eu quelques loupés magistraux dont le plus notoire est le désormais fameux Plan calcul.
-le Plan des années 90 et 2000 a été de délocaliser l’industrie pour n’avoir plus que des usines sans ouvriers (sic). De producteurs, nous sommes passés lentement à acheteurs des produits à bas cout produits par des ouvriers sous-payés situés en Chine ! le gain en pouvoir d’achat a été immédiat au prix d’un chômage de masse et d’une inadaptation du système économique qui, faute d’emplois et afin de maintenir la paix sociale, n’a eu d’autre choix que de distribuer de plus en plus d’aides sociales !
-les plans soviétiques n’ont été des succès que dans le discours propagandiste des dirigeants de l’URSS alors que les résultats réels étaient faussés par des statistiques trafiquées par les acteurs économiques afin de camoufler des échecs qui étaient punis, au mieux, du goulag et au pire d’une balle dans la nuque !
Les causes réelles de la dégradation française
Ces causes sont connues et documentées : dépense publique excessive, surendettement, pression administrative, rigidité administrative et sociale, fiscalité trop lourde, trop de normes, trop de codes (travail, environnement, …), mauvaises options politiques (énergies renouvelables), système économique basé sur la consommation et non sur la production, trop de revenus de substitutions à travers les aides sociales, incompétence des décideurs qui ont délibérément ignoré la règle de Laffer !
Car, trop d’impôts tuent l’impôt car l’impôt est un prélèvement sur la richesse du pays assurée par la production notamment industrielle qui se réduit sans cesse (il n’est qu’à voir le déclin fantastique de l’industrie automobile) ! Le problème est évidemment que les actifs productifs étant de moins en moins nombreux, la part de gâteau à prélever au nom de la solidarité et autres billevesées diminue sans cesse et la confiscation fiscale ne peut donc qu’augmenter.
Dans ces conditions, croire que toujours plus d’Etat va résoudre les problèmes de la France, que ce soit avec le Plan ou France stratégie, est une erreur fondamentale qui relève de l’absence de réflexion et de l’aveuglement idéologique.
Et pourtant, à force propagande, beaucoup de français sont étatistes par réflexe sans vraiment savoir pourquoi alors que l’Etat n’a jamais protégé personne hormis les membres de la caste des hauts fonctionnaires qui contrôle le système mais qui fait en sorte de faire croire qu’elle agit pour le bien de tous. De ce point de vue, d’ailleurs, ce Plan-là est une véritable réussite …
L’idéologie ne sauve pas le Plan !
Par ailleurs, si le Plan n’est absolument pas un système infaillible, il peut revêtir des formes diverses ; et, contrairement à ce qui a été affirmé, le Plan n’a pas disparu ; on peut citer en vrac :
-L’électrification forcée des voitures décidée par le gouvernement a tout d’un Plan … foireux critiqué même par la Cour des Comptes !
-les différents plans de réindustrialisation (Choose France, Start up Nation) … brandis par E Macron qui ne sont que des slogans politiques sans aucune valeur … et des échecs flagrants !
Cette glorification du Plan est en fait une ode à l’administration et à l’Etat stratège alors que l’analyse des faits montre que cette vision n’est pas conforme à la réalité !
Le message caché, derrière les affirmations formulées par la demoiselle, est de 3 ordres de la part d’une personne persuadée des bienfaits de l’étatisme :
-le piège de l’illusion avec un inconscient ramenant au gaullisme et à l’époque où tout allait bien en France ; ce qui est évidement totalement faux car la réalité historique était celle d’une économie française, à la sortie de la guerre, extrêmement fragile et essentiellement agricole.
-faire croire à l’action vertueuse de l’Etat ; ce qui est bien évidemment une illusion car l’Etat est un bandit qui change les règles du jeu, abuse et trompe les gens ; sans compter une corruption endémique de la haute administration liée à des conflits d’intérêts qui ne sont jamais sanctionnés.
-accessoirement une vision souverainiste qui affirme qu’avec le Plan la France était vraiment souveraine !
Seulement, il n’y a rien de plus trompeur qu’une « analyse » idéologique !
Cette défense du Plan s’avère donc doublement fausse et ici 2 options s’ouvrent à nous :
-soit elle relève d’une analyse défaillante qui est basée sur les conséquences et non sur les causes car elle attribue à la disparition du Plan, dont l’efficacité n’est même pas prouvée, la dégradation de la situation de la France sans rechercher s’il n’y a pas d’autres causes à cette dégradation !
-soit, plus probablement, elle relève d’une vision idéologique basée sur le souverainisme et la puissance de l’Etat.
La seule solution est de n’évoquer que des sujets que l’on vit ou que l’on a vécus.
Pour autant cela ne permet pas ensuite de généraliser. Mais tout de même, lorsque plusieurs sujets sont atteints du même mal, on peut envisager que ce mal soit endémique.
Je vais donc vous parler de deux sujets que je connais, et du mal qui les frappe ou les a frappés.
La grande distribution.
Je me suis installé en 1965, en même temps qu’apparaissaient dans notre pays ceux qui allaient devenir les champions de la grande distribution.
J’ai construit mon premier Leclerc en 1970. L’arrivée d’un Leclerc dans une ville, c’était une baisse de 30% du coût de la vie. Donc 30% de pouvoir d’achat en plus.
La grande distribution s’organisa pour capter ce supplément de pouvoir d’achat, mais la plus grande partie lui échappa et permit l’arrivée de nombreux nouveaux commerçants.
Les politiques, l’administration, les petits commerçants en place et leurs clients les plus captifs étaient alors vent debout contre les grandes surfaces.
Notre législateur — génétiquement frénétique — s’empara immédiatement du drame signalé à grand renfort de hurlements et de manifestations dans la rue et de copinages plus ou moins avouables dans les cénacles autorisés.
De là, un personnage falot signa une loi interdisant l’installation de grandes surfaces, sauf autorisation des copains du législateur : la loi Royer.
Donc, intervention des hommes de l’Etat dans un truc qui marchait du feu de dieu.
Résultat, création de monopoles, au hasard d’autorisations à haute valeur ajoutée de pots de vin.
Système à vocation initiale tonique qui va grassement se ramollir, jusqu’à devenir obèse et inapte à se renouveler, à vivre. Aujourd’hui, son énergie initiale engloutie par le privilège, le secteur français de la grande distribution se fait dévorer partout.
Airbnb.
Cette ouverture extraordinaire, tant pour l’opérateur que pour l’utilisateur, n’aura pas fait long feu.
Des centaines de milliers de propriétaires avaient une âme d’hôte, une envie de donner et de recevoir, plus ou moins équilibrée mais réelle.
Chacun dans leur coin, à petite ou grande échelle, ils donnèrent un coup de jeune à la maison d’hôte, au Bed and Breakfast disent nos amis anglais.
Cela se traduisit par une activité intense chez nos artisans, par l’amélioration de logements anciens, par une irrigation jusque dans les coins les plus reculés du pays, par un style de voyage convivial, et des rentrées fiscales pour l’Etat. Pas mal tout ça.
C’était sans compter sur la logique française. Immédiatement les places acquises en furent dérangées, évidemment. Ne croyez pas qu’elles se remirent en question, qu’elles se mirent en ordre de bataille face à cette jeune concurrence.
Bien sûr que non. Elles crièrent au scandale, intriguèrent à mort, et bingo, le législateur frénétique s’empara du sujet.
Fut alors créée la loi la plus con qu’il m’ait été donné de voir, après 60 ans d’observation pourtant abondante sur les conneries législatives.
Cette loi arrête net l’expansion de cet espace économique et sociétal. Ceux qui sont en place bénéficient donc d’un monopole, d’où : diminution à venir de l’effort, de la qualité, de la concurrence. À terme, dévalorisation du secteur pour les opérateurs bien sûr, mais aussi pour les clients qui étaient pour les régions des vecteurs d’économies complémentaires à la seule nuitée.
Conclusions
Deux secteurs que je connais parfaitement, touchés par la même maladie. J’aurais pu aussi parler des Uber et des taxis, mais je connais moins bien. De tous les monopoles : avocats, architectes, EDF, SNCF, etc…
L’intervention démagogique du législateur frénétique au profit du passé repu, obèse, corporatiste, au détriment des énergies, des nouveautés des bâtisseurs du futur, est une spécialité française catastrophique.
Je vous laisse le soin d’en décortiquer les moteurs : jalousie, cupidité, réseaux occultes, corruption, loi du plus fort, etc…
Vous pouvez me dire que le législateur ne fait qu’anticiper ce que la liberté aurait dans tous les cas généré : l’évolution du marché. Je vous l’accorde, mais les dégâts de cet interventionnisme, qui protège systématiquement les situations acquises, entrave les évolutions, expose au risque que celles-ci viennent d’ailleurs, sont redoutables.
Le résultat alors n’est pas une évolution maîtrisée, mais une perte de souveraineté économique : ce que nous empêchons ici nous rattrape, reconstruit venant d’ailleurs, sans nous.
Bien à vous.
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La guerre américaine contre l’Iran s’enlise, le détroit est fermé ou pas … et nous risquons de manquer de pétrole ; ce qui provoque une envolée des prix à la pompe !
Et, pendant ce temps, le gouvernement français, qui, décidément ne doute de rien, enfile les perles sans que personne ne trouve quoique ce soit à redire !
Pour le pétrole et le gaz, il a dégainé sa solution : la conversion à l’électrique et des mesures sectorielles de soutien et pour les dettes de l’Etat, on va s’attaquer aux retraités !
La conversion à l’électrique :
Le gouvernement a dévoilé son plan : tout le monde va passer à la voiture électrique et, pour cela, on vous propose encore le leasing social qui n’est, à tous égards, qu’une entourloupe financière !
Il y ajoute un peu de comm’, sans doute histoire de faire croire qu’il agit et pour ne pas passer pour un profiteur de crise, en déclarant vouloir prendre un décret en vue de plafonner les marges des distributeurs avec cette idée sous-jacente que celles-ci seraient abusives, alors qu’elles ne sont que de quelques centimes.
Serions-nous dupes ou idiots à ce point ?
Tout le monde sait désormais que si le carburant est aussi cher c’est parce que le prix est composé essentiellement de taxes, mais il ne peut pas s’empêcher de désigner un bouc émissaire, technique vieille comme le monde, parce que la vérité est que la marge de l’Etat, elle, est de 1.20€ par litre mais, lui, il ne propose pas de plafonner le montant de ses taxes !
Le gouvernement vous propose donc “d’acheter” un véhicule électrique et prévoit de multiplier les aides. Pour un utilitaire léger la prime passerait de 5.000 à 9.500€ et pour un poids lourd de 60.000 à 100.000€
Au delà de ce qui n’est pour l’instant qu’un effet d’annonce, on a du mal à comprendre … l’Etat n’a pas d’argent pour diminuer les taxes mais il a de l’argent pour distribuer des aides ?
Evidemment, il y a une astuce … fiscale. Ces aides, ce n’est pas lui qui les paie, ce sont les entreprises du secteur de l’énergie avec les désormais fameux CEE (certificats d’économie d’énergie que l’on devrait plutôt appeler contribution obligatoire à l’électrification forcée) nouveau gadget de l’administration consistant à distribuer des aides avec l’argent des autres.
Seulement, ce n’est pas autre chose qu’un impôt de plus dissimulé dans le prix des produits vendus !
Par ailleurs, quand on sait que les taxes sur le carburant représentent 50 Mds€ et que le gouvernement nous explique qu’il ne peut pas baisser le montant des taxes sur l’essence, parce qu’il n’a pas d’argent, qui peut croire qu’il va faire l’impasse sur une telle manne fiscale si tout le monde se convertit au véhicule électrique !
Très accessoirement, lorsque l’on sait que le prix d’une R5 électrique est de 34.000€, avec seulement 300 km d’autonomie, l’acheteur devrait d’abord se poser la question : avec cette somme combien de litres de carburant puis je m’acheter après avoir pris conscience que le piège de la LLD n’est pas une solution … c’est un engagement à vie pour des dettes permanentes !
Les mesures sectorielles :
Le gouvernement propose aux professionnels et aux petites entreprises de souscrire des « prêts flash » au taux de 3.8% pour pouvoir acheter du carburant pour … pouvoir aller travailler !
On se situe ici dans le non-sens économique car c’est une véritable hérésie que d’emprunter pour aller travailler surtout lorsque les sommes que vous empruntez servent à payer essentiellement des taxes (puisque le carburant ce sont essentiellement des taxes) !
Car c’est de cela qu’il s’agit : on vous propose de vous endetter pour payer des taxes pour pouvoir aller travailler !
Et personne ne soulève l’imbécilité d’une telle proposition issue de cabinets ministériels où l’on a visiblement les mêmes fournisseurs que Rima Hassan …
Des retraités mis au pilori
D’un autre côté, on nous explique, “sondages” à l’appui, que les retraités sont prêts à accepter une diminution de leurs pensions pour permettre à l’Etat de sauver sa situation financière.
Pas besoin de tomber dans le complotisme pour sentir ici la manipulation gouvernementale avec un procédé bien connu qui consiste à poser la question de manière biaisée … parce que si on nous explique que les retraites constituent le principal poste de dépense de l’Etat, ce qui est vrai, et si on nous montre de qui sort (pensions), on ne dit rien à propos de ce qui entre (cotisations).
Or :
-d’une part les retraites du privé sont à l’équilibre, ce sont les retraites du secteur public qui sont en déficit et là personne ne propose quoique ce soit alors que le déficit des retraites du public représente 50 à 80 Mds€ par an. Rien qu’en 10 ans, c’est donc 500 à 800 Mds€ qui sont partis en fumée pour payer les retraites des fonctionnaires !
-d’autre part, ce n’est pas aux retraités de prendre en charge les fautes de gestion de nos hauts fonctionnaires qui vivent grassement sur la bête et encaissent des retraites à des montants stratosphériques (F Hollande 30.000€ par mois, Ayrault 35.000€ par mois, et MM Fabius, Juppé, et tutti quanti) et eux, comment contribuent-ils pour sauver le système qu’ils ont fait couler !
Car, les responsables de cette situation sont bien les hauts fonctionnaires et dirigeants politiques français (ce sont souvent les mêmes) qui ont laissé s’enfoncer le système public des retraites non financées par des cotisations suffisantes sans vouloir le réformer parce qu’ils en sont … les principaux bénéficiaires car il leur permet de percevoir des pensions qui sont sans rapport avec le montant de leurs cotisations réelles !
Le rapport de la Cour des Comptes est sans ambiguité pour celui qui veut bien comprendre les choses même si les conseillers, qui sont évidemment des fonctionnaires, masquent les déficits par le biais de l’utilisation de périphrases
Il est donc insupportable de faire dire à des retraités qui perçoivent le plus souvent moins de 1.600€ par mois, que l’on traite de boomers inconscients et de profiteurs, qu’ils doivent accepter une réduction de leurs pensions alors qu’ils ne sont absolument pas responsables du système par répartition qui a été mis en place par les hauts fonctionnaires de l’Etat, issus du régime de Vichy, en 1945 ! En outre, je ne vois pas un retraité qui perçoit 1.500€ par mois, voire moins, accepter une réduction de sa pension … eu égard au cout de la vie !
Le système de retraite par répartition vit ses dernières années et la faillite prochaine de l’Etat va entrainer des révisions déchirantes. Mais les vrais profiteurs du système essaient quand même de le faire durer le plus longtemps possible. Toutefois, il ne faut pas se leurrer : ces annonces et manipulations étatiques ne sont que les signes annonciateurs d’un futur krach !
Quand la stupidité gouverne un pays, celui-ci court à sa perte !
Bien cordialement à tous !
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Ce que l’on appelle « la résistance » ne consiste pas en un simple désaccord. Cela désigne une prise de position contraire à l’écrasante majorité du groupe auquel on appartient.
Aujourd’hui notre démocratie est moralement corrompue, une majorité croit que cette corruption lui profite, non seulement elle y adhère, mais elle en demande chaque jour un peu plus. Elle ne voit pas qu’elle alimente une mécanique qui conduit à une forme d’élimination économique organisée, une violence diffuse mais continue qui finit par exclure et détruire ceux qui s’y opposent.
Dans ces moments-là, quelques-uns refusent, non pas parce qu’ils sont sûrs d’avoir raison, mais parce qu’ils perçoivent un déséquilibre, une injustice, quelque chose qui ne tient pas.
Comment savent-ils qu’ils ont raison ? Ils ne le savent pas. Ils doutent. Y compris ceux qui y laisseront la vie et qui ne sauront donc jamais.
Nos corrompus désignent les « riches », sans que la définition soit précisée, nommée. Ils dénoncent les possessions personnelles comme marqueur, et délèguent le fisc : Bercy, pour mettre bon ordre à la distribution des « richesses », à leur avantage. Cette folie n’a pas encore fait la preuve de son énormité, y résister est très difficile.
Je vais vous raconter un fait récent, en cours aujourd’hui.
Je rappelle rapidement que je travaille depuis 60 ans, que je le fais à la satisfaction de mes clients. Que j’ai toujours payé mes charges, impôts compris. Que je n’ai jamais cherché à échapper à l’impôt.
Par hasard un peu, du fait du vice latent des agents du fisc beaucoup — formés et motivés par leur encadrement dans cet esprit — je me suis trouvé un jour, accidentellement, dans le viseur du GIRTGB (Groupe d’Intervention des Redresseurs en Tout Genre de Bercy). J’ai trouvé cela tellement injuste que… j’ai résisté. Vous vous dites : quel con. Je sais. J’essaie d’oublier ou de ne pas entendre.
Le fait dont il est question.
Résister à Bercy m’a évidement mis dans une situation pécuniaire périlleuse. En même temps a considérablement réduit mon espace, notamment bancaire. Je vis au rythme d’une vingtaine de SATD (Saisie A Tiers Détenteur) sur mes comptes tous les ans. En vingt ans, disons 400…
Ce qui m’amène à surveiller mes comptes en banque et à trier entre ce que je dois fiscalement et ce que l’on tente de m’extorquer et que je ne dois pas.
Donc, récemment, je dois aux services fiscaux de Sète, un impôt foncier important 13 000 €, et des prétentions inventées ou abusives de ces services pour 6 000 €, qui sont contestées. Voir les courriers : LIEN et LIEN.
Dans le même temps, je dois aussi des factures normales à des fournisseurs et d’autres fonciers eux aussi légitimes.
Pas de fonds, je me fais aider pour payer tout cela. Car il faut savoir que Bercy peut non seulement vous harceler, mais aussi vous discréditer au point que vous ne puissiez plus travailler, même avec des dossiers exceptionnels.
Mais, si le fisc pratique un SATD sur le compte entre l’émission et le retrait des chèques que j’ai à faire, la provision ne suffira pas. Et quand les chèques émis seront déposés, je me retrouverai accusé d’avoir fait des chèques sans provision.
Donc, je vais chez mon banquier pour qu’il me fasse des chèques de banque, décaissables immédiatement et couverts par la provision. Il refuse au motif qu’il y en a huit !!!
Je lui dis le fond de ma pensée, sans aucun succès. Il y a-t-il un banquier dans la banque ?
Et, aujourd’hui le fisc, qui a reçu mes deux lettres, y compris donc ma contestation pour les sommes indues et le chèque pour la somme due, se présente à la banque avec une SATD pour les sommes contestées et dépose le chèque des sommes dues.
Les deux cumulés mettent le compte à plat et mes chèques signés et à venir seront non approvisionnés, donc je deviens le signataire de chèques sans provision.
Je suis dans cette affaire de bonne foi, je ne dois rien, même si on me réclame des sommes indues. Que faire ?
Comme d’habitude, rien. Résister ne suppose pas de trouver toujours des solutions, souvent ce sont les salauds qui gagnent. Ici c’est le cas. Actions inutiles : LIEN
A la fin de la guerre, car le fisc fait la guerre au peuple de France — une guerre civile puisque pour le compte de Français qui en profitent, mais une vraie guerre — les résistants, y compris ceux qui feront croire au dernier moment qu’ils ont résisté, tireront peut-être quelques avantages éphémères s’ils gagnent, mais les disparus dont je vais faire partie rien, et ils seront vite oubliés.
Alors, inutile la résistance ? Bien sûr que non. La résistance est bien plus forte que la vie, elle est la vie. Et puis, n’oubliez pas : « Stercus stercori adhaeret»
Partager la publication "Résister c’est difficile et dangereux, mais peut-on y échapper ?"
On avait pris l’habitude de ses propos « décoiffants » et incohérents, tout comme ses menaces, ses sanctions et ses tentatives de chantage mais là il a dépassé les bornes !
Cette image a été retirée rapidement mais on sait que tout ce qui paraît sur internet y reste … pour l’éternité !
Cette « bonne blague », qui fait suite à des critiques dirigées contre le pape, pourrait bien être celle de trop car il y a un mouvement religieux très fort aux Etats Unis et je doute qu’une bonne partie des américains aient apprécié la plaisanterie ou la forfanterie car on se situe quand même dans le blasphème même si D Trump, qui n’a pas contesté l’image, a essayé de se justifier en expliquant que c’était une image de lui en personnel soignant !
Pour situer les choses, John Lennon lors de la tournée des Beatles aux Etats Unis avait eu le malheur de proférer, devant les caméras, la sentence suivante : Désormais nous sommes plus célèbres que le Christ.
Cela avait provoqué un déchainement de menaces, de violences et de manifestations avec des autodafés des disques des Beatles …
On a bien compris que le but de D Trump est de générer du clic ; c’est à dire d’occuper le devant de la scène avec des propos contradictoires, sur n’importe quoi tout en affirmant une chose puis son contraire …
Tout à son narcissisme, il est devenu le centre du monde !
Et il faut bien connaître que ça marche car les médias nous abreuvent des inepties trumpiennes à longueurs de journées comme si, effectivement, il n’y avait rien de plus important sur Terre que les propos, les menaces, les insultes de cet énergumène compte non tenu du fait que les rumeurs les plus folles circulent le concernant, lui, mais aussi ses proches !
On parle d’espionnage, de Kompromat, d’agents russes, d’agents israéliens, de délits d’initiés, de mafia, de pédophilie, de prostitution, de trafic d’êtres humains … et vous connaissez l’adage : il n’y a pas de fumée sans feu …
Cela s’ajoute au fait qu’il a déclaré vouloir, avec son invincible armada, bloquer le détroit d’Ormuz qui était, jusqu’à ce qu’il attaque l’Iran, libre de navigation.
On en est à se demander s’il le fait exprès ou s’il flotte sur les évènements comme un … chien crevé au fil de l’eau …
Il faut comprendre que désormais, concernant le trafic maritime de commerce, il y a 2 camps : les bateaux des alliés, ou présumés tels, des Etats Unis et d’Israël qui sont bloqués par l’Iran et les bateaux des alliés de l’Iran (russes et chinois) qui sont bloqués par les américains …
Reste à savoir qui va tirer le premier …
En principe, tout cela ne devrait pas durer bien longtemps côté américain car le président américain est tenu, constitutionnellement, d’obtenir l’accord du Congrès (sénateurs et chambre des représentants) pour faire durer les opérations militaires au-delà de 2 mois … on en est à 7 semaines et je doute que le Congrès donne son aval à ces divagations stratégiques !
On va voir si D Trump, qui a décidément une conception un peu particulière de la démocratie, va accepter de se soumettre aux dispositions constitutionnelles américaines alors qu’il faut bien le dire : il n’est arrivé à rien avec l’Iran ; le régime n’a pas plié et D Trump se retrouve dans la position d’un pantin qui gesticule et menace mais que personne n’écoute sérieusement.
Il ne faut jamais perdre de vue que les américains (tout comme les britanniques mais contrairement aux français qui adorent les hommes providentiels) n’aiment pas les dictateurs …
En tout état de cause, le gouvernement américain semble sombrer dans l’incohérence et l’anarchie et se trouve désormais en opposition avec … le reste du monde parce que ses facéties pétrolières sont assez peu goutées par des pays qui voient se profiler le spectre d’un cataclysme économique dont évidemment personne ne veut assumer les conséquences !
Le premier ministre vient de faire une annonce tonitruante : On va électrifier la France pour la rendre indépendante !
Afin de faire face aux aléas d’approvisionnement de pétrole notamment du fait de guerres, le premier ministre a décidé d’interdire purement et simplement les chaudières au gaz afin de promouvoir les pompes à chaleur qui seront obligatoires dans tous les logements neufs. Un effort similaire sera accompli pour imposer des véhicules électriques d’ici 2030 et les aides seront augmentées pour faciliter cette transition énergétique …
Vous pensez que c’est une bonne solution et qu’elle permettra d’échapper à notre dépendance au gaz et au pétrole ?
Vous pensez que vous aurez des aides qui permettront la transformation de votre système de chauffage à moindre cout ?
Vous pensez que l’électricité sera moins chère que le gaz ?
Toutes ces questions sont légitimes et elles méritent des réponses … mais ce ne seront pas nécessairement celles que vous attendez !
Dans d’un article récent j’avais déjà évoqué cette volonté du gouvernement d’électrifier la France afin de ne plus dépendre des énergies fossiles … et j’avais alors écrit : Le but initial, louable, est donc de ne pas déséquilibrer les comptes publics, d’assurer la sécurité énergétique et, même mieux, d’obtenir des devises grâce à l’exportation d’électricité.
Et c’était d’ailleurs le but du programme nucléaire lancé dans les années 70. Assurer l’indépendance énergétique du pays ; cette démarche ayant été toutefois consciencieusement sabotée par F Hollande au nom de petits arrangements électoraux avec les écolos et cette démarche a été poursuivie par E Macron avec l’engagement de fermer 15 réacteurs nucléaires et la centrale de Fessenheim … afin de parvenir, au nom d’une écologie de connivence, à 50% d’énergies renouvelables !
Une décision autoritaire
Comme notre administration en a pris l’habitude, il s’agit d’une décision autoritaire unilatérale. Les chaudières au gaz seront purement et simplement interdites … comme il en a été pour les chaudières au fuel. Les français n’auront pas le choix …
En fait, les chaudières au gaz étaient déjà en sursis et l’administration, qui avait dû revenir sur son interdiction initiale, n’attendait que le moment favorable pour les interdire.
La guerre Israël-Etats Unis/Iran constitue apparemment le moment favorable pour l’imposer à des français, tétanisés par le prix du carburant à la pompe …
Bien entendu, il n’est pas question de laisser faire le marché et de laisser le libre choix au consommateur … il doit obéir … même si la décision prise ne lui est pas favorable !
Car, c’est cela le « miracle » d’un Etat dirigé par une administration qui fonctionne en dehors des circuits économiques normaux : Elle s’arroge le droit d’imposer à tous des décisions qu’elle estime bonnes pour le pays même si cela doit se faire au détriment de … la moitié de la population !?!
Néanmoins, le premier ministre n’a pas divulgué les conditions dans lesquelles il entend financer cette transition forcée puisqu’on se souvient qu’il a expliqué à une France subissant la pression fiscale la plus forte d’Europe qu’il ne pouvait absolument pas, faute de moyens, réduire la fiscalité sur les carburants … il n’y a plus d’argent dans les caisses !
Des effets économiques évidents
Il faut déjà savoir qu’une pompe à chaleur est beaucoup plus chère qu’une chaudière au gaz et qu’elle demandera donc une plus longue durée d’amortissement … puisque l’investissement est beaucoup plus lourd !
En outre, on sait que ces matériels sont importés car nous ne les fabriquons pas en France et qu’elles sont relativement fragiles tout en étant complexes … à entretenir.
Mais rassurez-vous, l’Etat bienveillant va distribuer des aides selon un principe désormais bien connu … pour vous aider à les acheter : les certificats d’énergie. Néanmoins, malgré ces aides qui seront allouées en fonction des revenus des foyers concernés selon les critères fixés par l’administration, ces pompes à chaleur ne seront pas gratuites !
Rappelons quand même que le certificat d’énergie est un tour de passe-passe technocratique qui oblige les entreprises à financer, de leurs deniers, les aides de l’Etat. Autrement dit, l’Etat se fait passer pour bienveillant en distribuant des aides avec l’argent des autres. Toutefois, évidemment, on oublie de vous préciser que les entreprises répercutent nécessairement ces certificats sur les prix pratiqués à leurs clients ; c’est à dire vous !
Autrement dit, les aides seront financées par le biais d’augmentations de prix que vous paierez !
Pour l’entretien … on verra plus tard … ou pas !
Le prix de l’électricité
Il est évident que le prix du gaz est sujet à des fluctuations liées aux évènements internationaux puisque nous importons la quasi-totalité du gaz consommé et que nous devons le payer en dollars américains (c’est la règle comme pour le pétrole).
Au contraire, l’électricité est produite en France et elle ne devrait donc pas être sujette à ce type de fluctuations de prix ….
Dès lors, quand le prix du gaz augmente, le prix de l’électricité augmente aussi !
On n’achètera donc plus de gaz (ou moins) mais vous paierez quand même plus cher quand le prix du gaz augmentera !
Logique non ?
Dès lors, il devient évident que si l’Etat fonctionnaire voulait vraiment que sa démarche fonctionne, il lui faudrait sortir du marché européen de l’énergie afin de supprimer cette indexation qui ne fera finalement que transférer les prix du gaz sur les prix de l’électricité … aux frais du consommateur.
Mais … il ne le fera pas alors que le constat a été fait que les français réduisent autant qu’ils peuvent leur consommation de cette chère électricité !
Car, comme pour toute source d’énergie, l’Etat fonctionnaire a fait le choix de faire payer à l’utilisateur le prix fort … !
J’avais écrit à ce propos : Cette stratégie pourrait se comprendre si l’Etat faisait en sorte de rendre le prix de l’électricité compétitif ; c’est à dire de faire en sorte que le consommateur y trouve son intérêt. Et cela est tout à fait possible puisque 75% de notre électricité est d’origine nucléaire et qu’elle est produite à un cout extrêmement compétitif puisque les centrales sont amorties.
Je rappelle encore : Le prix final en € courants de l’électricité a doublé depuis 2009 (alors que l’inflation s’est établie officiellement à 28%) et c’est évidemment tout sauf innocent alors que de braves âmes nous expliquent que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe !
Ainsi donc, si vous pensez faire des économies … vous vous trompez lourdement car l‘indépendance énergétique ne veut pas dire, dans l’esprit de nos hauts fonctionnaires, que cela se fera en votre faveur !
Il y a des nuances qu’il convient de comprendre …
L’électricité est devenue un vecteur fiscal, une pompe à fric actionnée à volonté par un Etat impécunieux au bord de la rupture financière permanente !
En fait, vous paierez toujours très cher mais nous seront indépendants énergétiquement !
L’indépendance énergétique n’a pas pour but de se faire à votre bénéfice d’autant que les intérêts de l‘Etat ne sont pas les vôtres !
J’espère que vous saisissez la nuance et le progrès accompli !
Et n’oubliez surtout pas qu’il va falloir aussi subventionner la PPE3 qui a pour but d’implanter encore plus d’énergies renouvelables dont nous n’avons pas besoin mais qui nous sont absolument indispensables …
Les effets de ces choix imposés à la population sont dès lors évidents ; ce qui m’avait permis encore d’écrire :
L’hypothèse d’un cout de l’électricité trop élevé n’est même pas envisagée alors que cette augmentation tarifaire a des conséquences parfaitement documentées :
-concernant les entreprises : délocalisations et chute de la consommation électrique de 16% depuis 2018.
-concernant les ménages : comme les revenus des français stagnent, voire régressent du fait de la pression fiscale, la population en est réduite à moins consommer pour diminuer la facture ; et effectivement la consommation d’électricité des ménages a diminué de 9 % depuis 2018.
On a donc fait le choix, à l’encontre de toute logique économique, dans un but exclusivement fiscal maquillé sous des arguties écologistes, d’une énergie artificiellement chère (3 fois plus qu’aux Etats Unis) qui handicape nos entreprises et pénalise les ménages.
Le développement du véhicule électrique
En ce qui concerne l’automobile ce sera la même chose …. Avec des objectifs complètement déconnectés des réalités : d’ici 2030, c’est à dire demain, 2 voitures neuves sur 3 vendues devront (on n’est même pas dans le conditionnel) être électriques ; car c’est bien connu : face à la guerre en Iran et aux risques de pénuries de carburant, le véhicule électrique est LA SOLUTION !
On se situe en pleine décision autoritaire irréaliste qui ne tient absolument pas compte du marché ; marché du véhicule électrique qui plafonne à 18%, avec les aides actuelles, et dont les constructeurs ont saisi les difficultés puisqu’ils font … machine arrière !
La question inévitable est donc : Qui va payer pour ces voitures que la moitié des français ne peuvent pas se payer parce qu’elles sont trop chères et qu’ils n’ont en outre souvent pas accès à une prise de recharge à domicile … (habitat collectif) !
On a la solution : on va augmenter les subventions, là encore par le biais des certificats d’énergie, en … « utilisant mieux l’argent des français » (sic) c’est à dire en augmentant encore le leasing social qui a eu toutes les peines du monde à remplir ses objectifs lors de la dernière campagne, faute de candidats convaincus, car tout le monde sait maintenant que lorsque vous entrez dans ce système vous ne pouvez plus en sortir puisqu’à la fin il ne vous reste rien sauf à contracter un nouveau contrat !
Le premier ministre nous décrit un monde dans lequel tout le monde roulerait dans des voitures électriques subventionnées par l’Etat mais dont personne ne serait propriétaire ; cela me rappelle la Trabant cette voiture bon marché, qui ne valait rien, que le bon peuple pouvait acheter dans l’Allemagne communiste avant 1989 !
Mais on a l’habitude … sauf que l’on ne peut que redouter de futures mesures autoritaires visant à forcer le marché et accélérer le passage à l’électrique qui ne constitue en aucun cas un progrès !
Les atteintes à la liberté vont donc se faire de plus en plus pressantes … mais vous aurez des aides … c’est promis ; avec 2 réserves :
-Quand on sait que l’Etat est au bord de la faillite, il y a lieu de se demander quelle est la pérennité de ce genre de promesse qui n’engage évidemment que ceux à qui elles sont faites !
-Quand on connait la valeur des promesses de l’Etat qui change sans cesse les règles … il y a tout lieu de se méfier !
Le gouvernement des fonctionnaires n’a pas fini de faire des dégâts !
Bien cordialement à tous !
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Un lever de Terre vu de la Lune, et c’est le vertige. Le vertige intellectuel total.
Et pourtant il est d’autres photos pires : la terre vue de Mars, de Jupiter, réduite à un point brillant ; mais alors, l’insignifiance ramène les croyances au galop.
Alors qu’avec la Lune en premier plan, elle-même parfaitement morte, la nuit noire du vide spatial en toile de fond, la situation est saisissante, la fragilité de la Terre exacerbée, et nous définitivement inexistants.
Où sont le paradis et l’enfer, les mille vierges, les félicités du ciel, les récompenses ?
Comment vont-ils se remettre de ces photos nos vendeurs de sornettes ? Comment vont-ils faire pour nous persuader de continuer à nous entretuer pour une place privilégiée dans ces espaces, totalement inexistants où nous étions censés les trouver ? Pas grave : « ils sont plus loin – ou ailleurs — », nous dit-on. Dont acte.
On pourrait imaginer que cet implacable constat, déjà ancien, aujourd’hui vulgarisé, nous amènerait à reconsidérer la vie, individuelle et collective.
Eh bien non. Dans le même temps que ces quatre courageux, ou inconscients, font là-haut des photos, en bas c’est l’éternel chaos.
Il faut dire que les arguments échangés sont du niveau zéro.
En clair, il y aurait deux visions, l’une du bien, l’autre du mal. Le bien s’appellerait : « démocratie », le mal s’appellerait : « autocratie ».
Dans la première des séducteurs peu scrupuleux et menteurs deviendraient, par le vote, des personnes de confiance. Dans la seconde, c’est à la force du poignet et après élimination violente de tous les autres candidats, que les postulants deviendraient des personnes de confiance.
Dans les deux cas le doute est permis. Revenons à plus de simplicité.
Chacun de nous, nous le rappelons souvent ici, n’existe que de ce qu’il possède, comme c’est le cas de la terre sur la photo.
Ses possessions se ramènent à son corps — sa pensée issue de lui — et ses biens. Toute atteinte à l’une de ses possessions est une atteinte à sa vie.
Deux sources de possession sont légitimes : le hasard et la récompense.
Ce sont les deux moteurs de la vie. Une organisation rationnelle, qui voudrait protéger la vie, protégerait le hasard et la récompense.
Certains imaginent qu’il en serait ainsi de la démocratie, et que l’autocratie représenterait au contraire l’irrespect du hasard et de la récompense. D’où l’idée de bien pour l’une et de mal pour l’autre.
Mais en réalité, il s’agit d’une fumisterie mortelle.
Aujourd’hui démocratie et autocratie, sous des apparences divergentes sont en réalités parfaitement identiques.
Ces deux organisations sont des machines à piller.
Donc des tueuses d’humanité qui détruisent les hommes en les privant de leurs biens, de leur être.
Les autocraties ne s’embarrassent pas d’explications, ceux qui ont le pouvoir ont tout, les autres rien. La vie y est primaire, la force règne en maître.
Les démocraties font assauts d’intelligence, ou de vice, chacun emploie le mot qu’il pense le plus approprié. Elles prétendent maîtriser le hasard et hiérarchiser les récompenses. En réalité la perversité de leurs dirigeants poursuit le même but que chez les autocrates : « plumer la dinde ».
Tout le monde sait que la vie est fragile, qu’elle ne perdure que par hasard et ne se développe qu’en récompense — à des actionspour partie voulues, mais plus souvent involontaires — qui se mérite par les résultats et non se décide d’un quelconque jury divin ou éclairé.
Protéger l’être — l’homme et ses biens – est-ce trop demander ? Oui, il faudrait instaurer le respect des autres. Ce n’est pas compris dans notre paquetage génétique.
On en revient toujours à la même question : que faire ? Et l’on obtient la même réponse : rien.
Il en sera probablement ainsi tant que, pour les Luniens, la Terre tournera autour de la Lune.
Y a-t-il une différence entre l’excès et le mensonge, entre la vulgarité et la grossièreté ?
C’est le thème du film « The Drama », c’est la problématique à laquelle nous sommes journellement confrontés.
« Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait Talleyrand.
Bien d’autres avant et après lui ont évoqué le sujet.
Personnellement, j’aurais tendance à avoir de cette maxime une lecture pragmatique, qui consiste à penser que l’excès étant insignifiant, il n’impacte pas la vérité, il complique juste sa perception, et donc qu’il n’a rien à voir avec le mensonge.
Et c’est là que les choses se compliquent. Car l’excès est insupportable alors que le mensonge est séduisant.
Bien pire, l’excès dans le mensonge est plus acceptable que dans la vérité.
En fait il faut revenir à la base.
Le mensonge, le plus souvent est involontaire, il résulte d’une perception erronée des faits. Un excès de cette perception ne modifie pas l’erreur initiale. Alors que la vérité étalonne immédiatement l’excès qui la vise et le rend insupportable.
C’est ce qui me fait dire que la vulgarité qui n’est qu’une propension à exagérer l’espace que les autres sont prêts à nous accorder n’a rien à voir avec la grossièreté qui est l’absence totale de notion différentielle entre notre espace personnel et celui des autres.
Le sujet est prégnant dans l’espace politique où l’excès est d’un usage commun.
Ainsi la politique basée sur le mensonge est plus séduisante que celle issue de la vérité, puisque les excès de la première ne vont pas sauter aux yeux, alors que ceux de la seconde vont nous apparaître en CinémaScope.
La première permet de sempiternelles discussions, toutes inutiles et nous entraînant vers l’abîme, la seconde déchaîne ironie et sarcasmes alors que c’est elle qui, incluant la vérité, est la route à suivre.
Tout se noue au moment du mensonge et de sa sincérité. Car, et c’est vraiment le point de bascule, le mensonge est la plupart du temps sincère pour celui qui le prend pour base de départ de son action ou de sa réflexion.
Seul le déroulement des événements fait, avec le temps, le tri, et encore …
Que dire ? Que bien sûr il ne faut pas confondre excès et mensonge, qu’il s’agit de deux choses bien distinctes qui, malheureusement, engagent dans notre émotionnel les mêmes stimuli.
Je dois avouer qu’ayant tendance à l’exagération, les vérités que je m’efforce de porter, avec lesquelles je ne transige pas, sont particulièrement lourdes et leur inertie impacte profondément ma vie.
Pourrais-je mieux les servir discrètement ? Je ne sais pas.
Ne dit-on pas : « Ceci est criant de vérité » alors que l’on parle plutôt de « discrets mensonges » ?
Compliqué, non ?
Trump et Poutine se rejoignent-ils par le mensonge ou par l’excès ? Je vous pose la question.
Peut-on organiser une société sans récompense et punition ?
Que reste-t-il de l’égalité après les récompenses et les punitions ?
Je suppose qu’une grande quantité de personnes autorisées ont déjà réfléchi à la question. Cela n’a pas dû déboucher sur une solution, ou du moins pas à ma connaissance.
Je dois reconnaître que le problème me parait abyssal.
En effet que serait un monde sans récompense. Où chaque action se conclurait par un résultat dont personne ne pourrait jouir ou en être honoré. Où, si une action s’avérait catastrophique pour celui qui l’a entreprise, pour ses proches, voire pour toute l’humanité, personne n’en serait responsable, personne ne serait puni.
C’est difficile à imaginer.
Par ailleurs, on voit bien que chaque récompense ou punition impacte l’égalité, je parle évidemment de l’égalité sociale, celle qui figure au fronton de nos bâtiments publics, dont on nous beurre le nez à longueur de journées, qui est au centre de notre devise. Je ne parle pas de l’égalité naturelle, biologique, qui est inexistante, tout le monde le sait, détourne la tête, personne n’en parle.
Face à ce problème colossal, chacun y va de sa petite combine, en s’efforçant de lui donner une valeur universelle, même d’en faire une croyance qui serait d’origine divine, sachant que le mot « divin » ne définit pas lui-même une réalité.
En fait ces trois points : récompense, punition et égalité, sont la base de tous les conflits et incompréhensions qui explosent régulièrement la communauté des hommes.
Il y aurait un remède : La Justice.
Mais hélas, la justice n’existe pas. Et j’ai payé, cher, pour avoir le droit de l’affirmer. La justice n’est qu’une comédie, dans tous les systèmes.
Elle devrait être intelligente, modeste, jamais irréversible pour limiter les conséquences de ses erreurs, accessible à tous, et gratuite évidemment.
Or, elle est plutôt bornée, prétentieuse, se prétend définitive, non révisable, elle interdit son accès à tout ce qui ne lui est pas soumis imposant donc les avocats, elle prétend être seule à pouvoir décider les faits sur lesquels elle se penche, elle menace financièrement et condamne à tour de bras ceux qui ont cru en elle mais qu’elle veut ignorer.
Donc la justice est une vaste fumisterie au service des pouvoirs qui font croire qu’ils ont une recette magique pour distribuer justement récompenses et punitions en toute égalité.
En réalité la question n’est pas abyssale, elle est vertigineuse, et mon chien a bien de la chance de ne pas se la poser, il s’en fout de l’égalité.
C’est elle qui, régulièrement, nous transforme en êtres mortifères, dévastant tout sur leur passage.
Il faut être un de ces vendeurs de feuilles de chou ou hâbleurs d’écrans pour croire que les guerres sont imputables à tel ou tel personnage, alors qu’elles découlent inévitablement de l’impossibilité qu’il y a de faire cohabiter nos trois démons : récompense, punition et égalité.
Mais alors, pourquoi sommes-nous envahis par eux, s’ils nous entrainent systématiquement dans l’abime ? Et bien, justement, c’est la question que je vous pose.
Bien à vous. H. Dumas
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Alors que de plus en plus de stations-service sont en ruptures de stock, S Lecornu, premier ministre, a déclaré qu’il voulait utiliser les surplus fiscaux pour financer l’électrification.
Nous avons eu droit, au passage, à une pitoyable comédie avec une porte-parole du gouvernement qui avait commencé par nous expliquer, 3 jours auparavant, qu’il n’y avait pas d’excédent … Et désormais le premier ministre déclare vouloir consacrer les excédents aux énergies renouvelables !
Alors bien sûr, les explications du gouvernement ne sont pas totalement fausses mais elles ne sont pas sincères.
La réalité fiscale
Lors de la crise de 2008 le baril de pétrole est monté à 147$ et le prix du carburant a atteint à la pompe 1.35€. Aujourd’hui le baril est à 110$ et le prix du litre d’essence dépasse 2€ ; cherchez l’erreur !
La différence, ce sont évidemment les taxes qui ont augmenté !
Rappelons que sur un litre de carburant, les taxes représentent 60% du TTC c’est à dire plus d’un € avec une TVA assise sur la TICPE laquelle est elle-même une taxe forfaitaire. La réalité économique derrière le prix affiché à la pompe est très simple : pour un litre vendu 2 €, 1,15 € correspond aux taxes, alors que la marge des stations-service est marginale, limitée à quelques centimes.
Autrement dit, avec une fiscalité sur les carburants à l’un des niveaux les plus élevés d’Europe, le premier ministre vient nous expliquer que l’Etat n’a pas les moyens de réduire cette fiscalité et que le manque à gagner serait insupportable alors que les taxes représentent 45 Mds€ de recettes fiscales annuelles !
Ce discours n’est évidemment pas crédible ; surtout lorsque les pays voisins appliquent des mesures de réduction de la fiscalité … et, d’ailleurs, face à des menaces de blocage de la part de certains secteurs d’activité, le premier ministre a bien voulu prévoir des mesures ciblées pour certains secteurs (pêche, agriculture, transports routiers) tout en prétendant qu’elles vont couter plus cher que le surplus fiscal occasionné par la hausse des prix !
Tout ce que l’Etat a “trouvé”, c’est de créer une nouvelle solution bureaucratique pour encore complexifier la situation : La mise en place de prêts « flash » pour les entreprises qui en ont besoin ; c’est à dire que l’on va prêter une partie de l’extorsion fiscale plutôt que de baisser les taxes pour tous …
Le gouvernement vous propose donc d’emprunter pour payer votre carburant pour pouvoir aller travailler !
Voilà bien une solution innovante … totalement inepte de la part d’un incorrigible Etat fonctionnaire incapable de comprendre la marche du monde mais qui veut garder le contrôle !!?!
Mais, rassurez-vous, ce système de prêt … donnera du travail aux fonctionnaires chargés de le mettre en place !
Rappel de quelques évidences
Le premier ministre a un discours biaisé car il confond (intentionnellement) les gains fiscaux immédiats avec des promesses de mesures d’allègements qui ne sont pour l’instant pas encore engagées. Il accumule aussi, dans ses calculs de charges, le chèque énergie qui est délivré sans lien avec la crise pétrolière.
Prétendre qu’il n’y a pas d’excédent fiscal est évidemment un mensonge car il y a bien des recettes supplémentaires de TVA sur l’essence puisque, c’est mathématique, plus le prix monte, plus la TVA collectée augmente !
Mais alors, pourquoi refuse-t-il de baisser la fiscalité sur les carburants alors qu’elle est l’une des plus lourdes d’Europe et qu’il connait les effets négatifs sur l’économie d’une énergie trop chère ?
La réalité est qu’il est coincé avec un stock de dettes et de déficits chroniques qui ont atteint si ce n’est dépassé les limites du tolérable. Il n’a aucune marge de manœuvre et espère échapper à une chute future des recettes fiscales en escomptant probablement que la guerre va s’arrêter rapidement … et que les français se soumettront !
Car, il n’est pas difficile de prévoir que l’augmentation du prix de l’énergie va avoir, à terme, des effets délétères évidents avec une splendide récession et de moindres rentrées fiscales du fait de la diminution de l’activité économique …
Les revenus des français n’étant pas indéfiniment extensibles, ce qu’ils consacreront au carburant ne sera pas dépensé ailleurs. On estime d’ailleurs que la chute de consommation de carburant s’élève déjà à -26%.
Et si les choses s’aggravent, c’est donc à un effondrement des recettes fiscales que nous assisterons !
L’absence de marge budgétaire
En fait, le gouvernement est coincé par une dette qui étouffe l’Etat et lui retire toute marge de manœuvre et cela prouve de manière éclatante qu’il y a des limites à la dépense publique qui, en France, relève du gaspillage pur et simple !
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec un stock de dettes de 3.500 Mds€ et un flux négatif de -5% de déficit sur le PIB de 152 Mds€ (mais en réalité c’est bien un déficit de 50% du budget annuel ce qui est gigantesque), l’Etat français crame, en pure perte, environ 500 millions € par jour !
Compte tenu de cet état de fait, prétendre réorienter les recettes fiscales vers les énergies renouvelables relève juste du vœu pieux en raison de 2 points non résolus :
– les véhicules thermiques qui se comptent en millions ne roulent pas au panneau solaire ou à l’éolien et beaucoup de leurs propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule électrique alors qu’ils sont confrontés à une hausse vertigineuse de leur cout d’utilisation. Le gouvernement s’avère en fait incapable de répondre à l’urgence de la situation …
– le développement de l’électrification est pour l’instant très insuffisant pour faire face au manque de pétrole et prendra beaucoup de temps alors que les données existantes démontrent que cette électrification coute très cher (elle est tellement non compétitive qu’elle n’est basée que sur … des subventions) avec des résultats très mitigés !
Prétendre favoriser une filière (électrique) plutôt qu’une autre va juste pénaliser les plus pauvres et ce n’est évidemment pas une politique de protection ni même une politique socialiste alors que le gouvernement et le président sont pratiquement tous des … socialistes !
C’est en tout cas la preuve évidente que l’Etat n’est pas là, contrairement à ce qui est affirmé, pour protéger les français mais bien pour les rançonner encore et toujours car il est flagrant qu’il ne fait rien pour aider les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et dont les revenus sont les plus faibles alors qu’ils prennent la hausse de plein fouet !
Alimenter le mécontentement
Il est important pour le gouvernement de ne pas apparaître comme un profiteur de la crise énergétique et encore faut-il souligner qu’il a résisté jusqu’ici à la tentation démagogique de vouloir taxer les « supers profits des pétroliers » alors que celui qui fait des super profits est bien l’Etat qui n’achète rien, ne vend rien, ne stocke rien mais encaisse à tous les coups !
L’Etat encaisse pour l’instant une augmentation des recettes de TVA mais il anticipe déjà une grosse baisse de la collecte fiscale dont le montant ne sera connu qu’en décembre prochain car les effets de la crise se font déjà sentir sur le moral des français qui est en chute libre d’une part en raison du tabassage fiscal et d’autre part en raison des mauvaises nouvelles qui s’accumulent … Ils anticipent que ça va se compliquer et … ils ont raison surtout que, malgré les assurances du gouvernement, il y a bien un risque de pénurie !
Ils vont donc adapter leur comportement à … leur budget face à un gouvernement impuissant pris au piège de ses déficits budgétaires et soumis aux aléas géo politiques alors qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre.
Bien évidemment, tous ces indices ne sont que les prémices d’une dégradation plus générale de la situation du pays ; laquelle ne peut qu’empirer jusqu’au désastre final ; même si, pour l’instant, tout va bien, si l’on peut dire, … parce que les préoccupations du monde sont plutôt orientées sur le golfe persique et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz …
Nous y reviendrons …
Bien cordialement à tous !
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La carte politique française est extrêmement simple … et se réduit à peu de chose !
Elle se partage entre les étatistes de gauche, les étatistes de droite avec, au milieu, pour les départager, les … étatistes du centre.
Amer constat …
Il existe une telle uniformité politique qu’il n’y a aucune alternative à l’étatisme ; ce qui explique, pour une large part, l’absence de toute réforme d’un système dont on sait pourtant qu’il court à sa perte !
Par étatiste, il faut bien évidemment comprendre qu’il s’agit de personnes qui sont convaincues, ou qui affectent de croire à la supériorité de l’Etat alors que l’on sait que l’organisation étatique est lourde, pesante, couteuse et inefficace.
Et ce consensus politique, spécifiquement français, tend à faire accroire à la population que le libéral est d’extrême droite, en le taxant d’ultra-libéral, voire de fasciste afin de soumettre l’esprit des électeurs à un mur psychologique : le libéral est dangereux pour les libertés alors que c’est bien l’Etat qui est le plus attentatoire aux libertés !
Comment expliquer un tel paradoxe ?
C’est tout simplement parce que ces étatistes de tous bords sont aussi des démagogues, c’est à dire des gens élus, qui ne font rien de concret mais promettent à leurs électeurs des revenus et des avantages sans avoir besoin de travailler en taxant le patrimoine et les revenus que l’on va confisquer aux riches (voir la taxe Zucman).
Le mécanisme est à la fois simple et pervers : il suffit de promettre des avantages à certains en confisquant les biens des autres alors qu’on n’est soi-même pas impacté par ses propres décisions ?
Autrement dit : il suffit de promettre de distribuer aux uns l’argent des autres pour être populaire !
Démonstration : Il suffit que vous confisquiez les revenus d’un entrepreneur pour les distribuer à 5 personnes qui, elles, ne font rien, pour vous assurer une base électorale inexpugnable car, comme le droit de vote est le même pour tout le monde, on comprend très vite que les 5 personnes (qu’on surnommera le Club des cinq), qui ne font rien, voteront toujours pour ce système alors que l’entrepreneur se retrouve piégé dans un système qui lui est hostile par définition mais qu’il ne pourra jamais changer.
L’entrepreneur, seul créateur de richesses, est donc perdant à tous les coups au jeu du suffrage universel perverti sous sa forme la plus démagogique car les élus démagogues et les hauts fonctionnaires font eux-mêmes partie du Club des cinq … et passent leur temps à expliquer à leurs braves administrés que les entrepreneurs sont des profiteurs, qui ont extorqué l’argent aux travailleurs, des fraudeurs et des exploiteurs, …il n’y a aucune chance que cela change.
Un mensonge, aussi énorme soit-il, répété suffisamment, finit par devenir la vérité et ce mensonge, on l’assène aux français depuis au moins 45 ans !
Ce discours est d’autant plus crédible qu’une majorité de français ne demandent qu’à y croire ; et c’est d’autant plus pervers que l’on a créé chez les bénéficiaires du Club des cinq une illusion de gratuité (notamment sur les transports urbains ou la santé) sur laquelle il est impossible de revenir en arrière !
Cela explique que nous ayions enchainé les mauvaises décisions, toutes très couteuses, depuis 1981 :
-la retraite à 60 ans mais aussi des préretraites financées à prix d’or pour dégager des emplois,
-le maintien à coup de replatrages de la retraite par répartition alors que tout le monde sait qu’elle va dans le mur en raison de la pyramide des âges, mais elle permet de financer les retraites des fonctionnaires qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds € par an !
-la 5ème semaine de Congés Payés,
-les 35 heures et les RTT à l’effet catastrophique, n’en déplaise aux thuriféraires de L Jospin, mais sur lesquels aucun dirigeant n’a osé revenir y compris « l’ultra libéral » en carton bouilli recyclé pro entreprises et spécialiste du « Choose France » qui siège à l’Elysée …
-l’IGF devenu ISF puis IFI qui a institutionnalisé la « chasse aux riches »
A tout cela vous ajoutez :
-la violence fiscale contre les entreprises qui sont prises par l’Etat et ses hauts fonctionnaires pour une cash machine en oubliant que les impôts qui leur sont appliqués sont nécessairement répercutés sur les consommateurs ; mais cela permet aux petits hommes gris de l’Etat d’affirmer que ce sont les entrepreneurs les fautifs et les français les croient !
-un Etat providence financé à crédit pour « aider » les français avec des subventions pour tout un tas de dépenses qui relèvent … de la vie courante (prime de noël, chèque énergie, ma Prim’rénov, chèque pour le vélo, pour les chaussettes, …) : le règne du tout gratuit payé par l’Etat parce que l’on sait, depuis F Hollande, que quand l’Etat paie ça ne coute rien !?!
Toutes ces mesures, certes très populaires, ont surtout eu pour résultat de fortement dégrader la compétitivité du pays en provoquant délocalisations, faillites ou robotisation et avec pour corollaire un chômage de masse quasiment incompressible et pour effet … d’augmenter inexorablement les membres du Club des cinq !
Fatalement, ce clientélisme démagogique coute très cher ; ce qui explique que toute l’énergie française soit tournée vers la création de nouveaux impôts et non d’emplois !
Mais cet excès de taxation a forcément des effets délétères car, en refusant de voir la réalité des choses, on entraine la France dans un déclin à la fois économique et politique parce qu’il faut être conscient qu’il n’y aura jamais assez d’impôts et de taxes pour assouvir le Moloch étatique qui est en train d’engloutir toute la richesse du pays !
Nous sommes devenus le pays de l’inefficacité bureaucratique avec 400.000 normes, 70 codes, un code du travail de 10.000 articles et 3.600 pages alors que nos voisins en ont 200, 5 strates de collectivités territoriales empilées sans aucune efficacité (pour prendre la moindre décision il faut convoquer une armée d’élus et de fonctionnaires).
Le pire est que l’Etat, dans son jusqu’au-boutisme administratif, a réussi à mettre en place un système d’administration de l’administration ; avec pour corollaire des frais de fonctionnement colossaux de 365 Mds €/an !
Mais, finalement, à quoi sert le fonctionnaire ?
A la mise en place d’une société de surveillance, à contrôler le système, à collecter et diriger les flux d’argent vers les personnes désignées pour les recevoir !
Les conséquences sont malheureusement parfaitement documentées :
-la valeur travail est dévaluée pour ne pas dire dénigrée (il n’y a pas si longtemps les socialistes promettaient même le revenu universel pour tous avec l’argent … des autres !),
-Le refus de travailler pour une part importante de la population … qu’il faut quand même entretenir !
-la mise en place d’une fiscalité confiscatoire qui fait fuir. En 2025, 800 multimillionnaires ont quitté le pays et, ne resteront à la fin que les pauvres car, ceux qui le peuvent quittent le pays ; estimant qu’il n’y a pas d’avenir dans un système où vous ne pouvez rien faire et que le si peu que vous faites est soumis à la confiscation fiscale et à des contrôles tatillons de l’administration.
-comme il n’y a jamais assez d’argent pour satisfaire tout le monde, malgré une pression fiscale tout à fait excessive, la situation se dégrade sans arrêt. Les hommes de l’Etat sont donc obligés d’emprunter l’argent qui manque de manière chronique pour payer ceux qui profitent du système … et c’est comme cela qu’on se retrouve avec 3.500 Mds€ de dettes !
Mais il faut être conscient que ce système vit ses dernières années car nous avons atteint les limites … et les révisions seront brutales !
Définitivement, tout ce qui précède confirme que le socialisme s’arrête quand on a fini de distribuer l’argent des autres !
Bien cordialement à tous !
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Ma lettre que Le Ministre de l’intérieur recevra lundi, sauf… s’il lit ce blog. Sait-on jamais ?…
Objet : Mise en demeure d’organiser des élections législatives partielles consécutives à des vacances de sièges de députés
Monsieur le Ministre,
À la suite des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, plusieurs députés ont été élus maires.
En application des règles de non-cumul des mandats, ces parlementaires ne peuvent exercer simultanément les fonctions de député et de maire.
Il résulte de cette situation que les sièges de députés concernés sont devenus vacants.
L’article LO176 du code électoral définit les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.
Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vacant sauf :
Si son élection a été annulée
S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)
Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :
S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…
Lors de toutes ces situations le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc nécessairement élection partielle lorsque le député devient maire.
Par ailleurs, l’article dans son dernier alinéa prévoit très précisément que le suppléant remplace l’élu :
En cas de participation à des fonctions gouvernementales.
Dans le cadre de la loi, un non-choix dans le délai qui est imparti à l’élu ne peut pas être qualifié autrement qu’en démission constatée d’office (article L46-1). Toute autre interprétation, qui viserait à détourner la loi pour ne pas l’appliquer telle qu’elle est établie, ne serait pas conforme aux dispositions du code électoral.
En conséquence, la vacance des sièges concernés impose l’organisation d’élections législatives partielles.
À ce jour, aucune mesure de convocation des électeurs n’a été prise.
Cette abstention constitue une méconnaissance des dispositions du code électoral et du principe de représentation nationale.
Par la présente, je vous mets en demeure de procéder à l’organisation des élections législatives partielles correspondantes dans un délai conforme aux exigences légales.
À défaut d’une telle organisation dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, je me verrai contraint d’en tirer toutes les conséquences contentieuses.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.
Nous allons voir la réaction de ces “abstentionnistes de la loi”.
Sous réserve de vérification, 38 des députés s’étant présentés aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été élus et vont être maires.
Dans le cadre du principe de non-cumul des mandats, leur situation est réglée par l’article LO176 du code électoral, repris ci-dessous.
Cet article défini les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.
Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vaquant sauf :
Si son élection a été annulée
S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)
Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :
S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…
Lors de toutes ces situations d’exception le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc élection partielle.
Enfin une dernière exception à cet article du code électoral est prévue :
En cas de participation à des fonctions gouvernementales.
Conclusions :
Les suppléants de nos 38 députés récemment élus ne peuvent pas les remplacer et finir leur mandat, quand bien même la démission d’un député lui serait imposée en cas de non-choix par lui dans les délais impartis.
C’est la loi, votée par les députés de l’Assemblée nationale, ceux-là même qui prétendent s’en affranchir.
En effet, la presse nationale évoque la pratique qui voudrait que, s’il ne donnait pas sa démission et qu’elle lui soit donc imposée, le député élu maire puisse cumuler les deux fonctions à travers le suppléant qui a été élu avec lui au poste de député.
Mais nulle part la loi ne fait une différence entre une démission voulue ou une démission imposée.
Cette tricherie, si elle était avérée, est grave. La démocratie serait affaiblie puisque le même élu va avoir, à travers son suppléant — dont on peut supposer la dépendance – un pouvoir qui dépasse ce que la loi a prévu en interdisant les cumuls d’une façon claire et particulièrement détaillée.
Tricheur un jour, tricheur toujours. Cet épisode, largement désinformé par notre presse nationale toutes tendances confondues, donne une image assez claire de notre démocratie.
Et Bercy ? Et la terreur fiscale ? Qui pour nous défendre de ces tricheurs, voleurs, pillards ? MAIS NOS DÉPUTÉS… CQFD
Bien à vous
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