Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Mais, où est le Plan ?

J’ai vu sur les réseaux la vidéo d’une charmante jeune femme (Tatiana V) nous affirmer que le Plan c’était formidable et que la France a commencé à s’écrouler à partir du jour où nous n’avons plus eu de Plan. Nos orientations stratégiques, économiques et politiques de la nation auraient été perdues depuis l’abandon du Plan …

Au-delà de l’aspect incantatoire de ces affirmations, cette vidéo soulève la question de l’efficacité de l’administration à travers l’instrument du Plan.

Qu’est-ce que le Plan ?

Le commissariat général au Plan ou commissariat général du Plan (CGP) est une institution administrative française qui a existé de 1946 à 2006. Il y a eu, en tout, onze plans, d’une importance variable, chargés de définir, de manière indicative, la « stratégie » économique du pays.

Toutefois, le Commissariat au Plan n’a pas disparu en 2006. Il changé de nom pour devenir le CAS (Centre d’analyse stratégique) puis France Stratégie en 2013. Il est revenu sur le devant de la scène lorsque différentes administrations fusionnent, en 2025, pour devenir le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan.

Ainsi donc, et conformément aux habitudes françaises, et contrairement à ce qu’affirme la demoiselle, ces administrations n’ont jamais disparu, elles ont seulement changé de nom … même si, au cours du temps, le Plan a perdu de son importance, toute relative d’ailleurs.

Le ressenti historique du Plan et une histoire oubliée

Les années 50 et 60, surtout après la fin de la guerre d’Algérie, ont été celles du plein emploi et de la croissance dite des 30 glorieuses (qui n’ont pas duré 30 ans) avec des taux annuels de croissance de plus de 5% l’an en moyenne.

Tout cela grâce au Plan ?

Pas vraiment surtout que tout s’est bloqué à partir de 1974 et du premier choc pétrolier. A la première difficulté, le chômage de masse est apparu et il ne nous a plus jamais quittés si ce n’est grâce à la manipulation des statistiques afin de camoufler l’ampleur d’un problème que nos dirigeants, issus de la haute fonction publique, ont été incapables de résoudre.

La vérité historique, aujourd’hui oubliée, est que la France de 1945 était totalement ruinée ;  fatalement, on ne pouvait que faire mieux en décidant de se retrousser les manches !

Le constat, à l’issue de la seconde guerre mondiale, était celui de destructions massives et de carences très importantes en rapport direct avec une occupation allemande qui s’était traduite par un véritable pillage économique des productions agricoles et industrielles mais aussi des structures industrielles démantelées parce qu’elles ne répondaient pas aux besoins économiques de l’occupant, voire même  carrément démontées et transférées en Allemagne ; le tout sous l’autorité de … l’administration française !

Oui, vous avez bien lu, car, il ne faut pas oublier que l’administration française a collaboré avec beaucoup d’efficacité avec l’occupant nazi … par le biais de structures ad hoc ; à tel point que les historiens parlent de coentreprise ! L’appareil productif français a été entièrement tourné vers les besoins allemands et on a oublié que l’industrie automobile a fourni à l’occupant 60 % puis 70 % de sa production et que pour l’industrie aéronautique, il s’agissait de la totalité.

On était en pleine … planification économique et d’ailleurs le Plan remonte à l’administration de Vichy (1940-1944) ; ce qui nous renvoie en fait à une réalité peu glorieuse mais néanmoins peu connue qui coïncide aussi avec la prise de pouvoir par les membres de la haute administration. N’oublions pas que la création de l’Ena est aussi une idée vichyste dont le modèle initial a été l’école des cadres d’Uriage.

Ainsi donc, après avoir contribué à ruiner le pays, la haute administration française a contribué à son redressement après-guerre …

Il ne faut pas non plus oublier que la Résistance n’est pas venue d’en haut mais bien de la base de la population et que, s’il y a eu relativement peu de poursuites à l’encontre des hauts fonctionnaires, c’est parce que le général De Gaulle a estimé qu’il avait besoin d’une structure administrative pour tenir et faire fonctionner le pays …

En 1946, le plan était de reconstruire les infrastructures détruites (ponts, voies ferrées, routes, immeubles d’habitation détruits par milliers …) et les tickets de rationnement n’ont disparu qu’en 1949.

Efficacité de l’action publique à travers le Plan

Les résultats des différents plans s’avèrent extrêmement variables et le seul vraiment efficace a été le premier, appelé plan Monnet de 1946 qui était essentiellement une technique d’organisation des pénuries par la redirection des ressources vers les secteurs jugés prioritaires.

Néanmoins, il ne faut toutefois pas trop exagérer l’efficacité de l’action du Plan car la France n’est véritablement sortie de son marasme persistant qu’après l’obtention, par le biais du plan Marshall américain, sur la période du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 plus de 2,7 Mds de dollars de l’époque (ce qui est colossal) d’aides. Ce plan Marshall a permis d’importer des produits agricoles et alimentaires et de réduire considérablement le rationnement, mais aussi de reconstruire et d’investir dans des secteurs économiques, en somme relancer l’économie d’une France, alors complètement à l’arrêt mais qui commençait à s’épuiser dans de ruineuses guerres postcoloniales (Indochine de 1945 à 1954 décidée par le gal De Gaulle au nom du prestige de la France), Algérie de 1954 à 1962.

Si à une époque la planification pouvait avoir un sens, notamment pour engager des grands travaux d’aménagements (centrales nucléaires, urbanisme, transports, informatique),  cette époque est en fait révolue.

Une vision fantasmée de l’efficacité de l’Etat

La question qui se pose, derrière l’affirmation de la nécessité du Plan, est : pourquoi un Plan et pourquoi constater que si tout va mal c’est pour réclamer toujours plus d’administration en pensant que parce qu’il y aura plus d’administration tout ira mieux ?

Sans surprise, le Plan français présente de grandes analogies avec la planification bureaucratique qui était en vigueur dans les régimes communistes (URSS) à l’économie administrée … et leur succès n’a jamais été au rendez-vous de l’histoire !

Il faut savoir que l’industrialisation de l’URSS, voulue par Staline, a eu lieu dans des conditions effroyables et à un prix exorbitant ; notamment avec l’Holodomor entre 1932 et 1934 dont le principe était la confiscation totale des céréales des paysans  en vue de les exporter et recueillir des devises permettant d’acheter les machines que l’URSS ne savait pas fabriquer. Les principales victimes de cette industrialisation ont été les Ukrainiens avec environ 4 millions de morts de faim !

En fait, le Plan, dans le cadre d’une économie de marché fonctionnant normalement, n’est pas et ne peut pas être efficace car :

-l’administration n’obéit pas à l’économie de marché ; c’est une organisation hiérarchique très lourde voire pesante … qui n’a aucune réactivité et ne modifiera pas ses objectifs même si cela se passe mal tant que l’ordre hiérarchique n’aura pas été donné d’arrêter. De ce fait, tant que le sommet de la hiérarchie n’a pas pris conscience des erreurs commises celles-ci continuent à se produire.

-l’administration fonctionne dans un système artificiel dont les revenus sont assurés par la contrainte (impôts) et qu’elle ne subit pas les aléas économiques. On en a la preuve éclatante avec la situation actuelle avec un pays au bord de l’effondrement mais qui continue d’augmenter la pression fiscale ; comme si payer toujours plus d’impôts allait améliorer une situation dont on sait qu’elle est due à une fiscalité abusive et à une administration trop intrusive.

-l’administration, colonne vertébrale du Plan, fonctionne sans notion de coût ; ce qui est un handicap magistral. Lorsqu’une entreprise privée voit que ça ne va pas, elle va modifier son comportement et ses produits pour s’adapter au marché ; c’est une question de survie ! Pour l’administration le réflexe est qu’on rattrapera les pertes et les bévues avec les impôts  futurs à collecter ; et si les boulettes augmentent … on augmentera les impôts !

l’Etat stratège est une fable car c’est un mauvais prévisionniste qui obéit à des objectifs politiques et ses fonctionnaires ne connaissent rien au fonctionnement de l’économie en entreprise ; ils sont donc les plus mal placés pour donner des instructions économiques à ces dernières.

-il y a eu quelques loupés magistraux dont le plus notoire est le désormais fameux Plan calcul.

-le Plan des années 90 et 2000 a été de délocaliser l’industrie pour n’avoir plus que des usines sans ouvriers (sic). De producteurs, nous sommes passés lentement à acheteurs des produits à bas cout produits par des ouvriers sous-payés situés en Chine ! le gain en pouvoir d’achat a été immédiat au prix d’un chômage de masse et d’une inadaptation du système économique qui, faute d’emplois et afin de maintenir la paix sociale, n’a eu d’autre choix que de distribuer de plus en plus d’aides sociales !

-les plans soviétiques n’ont été des succès que dans le discours propagandiste des dirigeants de l’URSS alors que les résultats réels étaient faussés par des statistiques trafiquées par les acteurs économiques afin de camoufler des échecs qui étaient punis, au mieux, du goulag et au pire d’une balle dans la nuque !

Les causes réelles de la dégradation française

Ces causes sont connues et documentées : dépense publique excessive, surendettement, pression administrative, rigidité administrative et sociale, fiscalité trop lourde, trop de normes, trop de codes (travail, environnement, …), mauvaises options politiques (énergies renouvelables), système économique basé sur la consommation et non sur la production, trop de revenus de substitutions à travers les aides sociales, incompétence des décideurs qui ont délibérément ignoré la règle de Laffer !

Car, trop d’impôts tuent l’impôt car l’impôt est un prélèvement sur la richesse du pays assurée par la production notamment industrielle qui se réduit sans cesse (il n’est qu’à voir le déclin fantastique de l’industrie automobile) ! Le problème est évidemment que les actifs productifs étant de moins en moins nombreux, la part de gâteau à prélever au nom de la solidarité et autres billevesées diminue sans cesse et la confiscation fiscale ne peut donc qu’augmenter.

Dans ces conditions, croire que toujours plus d’Etat va résoudre les problèmes de la France, que ce soit avec le Plan ou France stratégie, est une erreur fondamentale qui relève de l’absence de réflexion et de l’aveuglement idéologique.

Et pourtant, à force propagande, beaucoup de français sont étatistes par réflexe sans vraiment savoir pourquoi alors que l’Etat n’a jamais protégé personne hormis les membres de la caste des hauts fonctionnaires qui contrôle le système mais qui fait en sorte de faire croire qu’elle agit pour le bien de tous. De ce point de vue, d’ailleurs, ce Plan-là est une véritable réussite …

L’idéologie ne sauve pas le Plan !

Par ailleurs, si le Plan n’est absolument pas un système infaillible, il peut revêtir des formes diverses ; et, contrairement à ce qui a été affirmé, le Plan n’a pas disparu ; on peut citer en vrac :

-L’électrification forcée des voitures décidée par le gouvernement a tout d’un Plan … foireux critiqué même par la Cour des Comptes !

-La PPE3 (programmation énergétique pluriannuelle) est bien un plan … tout aussi foireux.

-les différents plans de réindustrialisation (Choose France, Start up Nation) … brandis par E Macron qui ne sont que des slogans politiques sans aucune valeur … et des échecs flagrants !

En fait, à bien y regarder, le Plan n’a pas disparu car l’Etat dégaine sans arrêt des Plans

Cette glorification du Plan est en fait une ode à l’administration et à l’Etat stratège alors que l’analyse des faits montre que cette vision n’est pas conforme à la réalité !

Le message caché, derrière les affirmations formulées par la demoiselle, est de 3 ordres de la part d’une personne persuadée des bienfaits de l’étatisme :

-le piège de l’illusion avec un inconscient ramenant au gaullisme et à l’époque où tout allait bien en France ; ce qui est évidement totalement faux car la réalité historique était celle d’une économie française, à la sortie de la guerre, extrêmement fragile et essentiellement agricole.

-faire croire à l’action vertueuse de l’Etat ; ce qui est bien évidemment une illusion car l’Etat est un bandit qui change les règles du jeu, abuse et trompe les gens ; sans compter une corruption endémique de la haute administration liée à des conflits d’intérêts qui ne sont jamais sanctionnés.

-accessoirement une vision souverainiste qui affirme qu’avec le Plan la France était vraiment souveraine !

Seulement, il n’y a rien de plus trompeur qu’une « analyse » idéologique !

Cette défense du Plan s’avère donc doublement fausse et ici 2 options s’ouvrent à nous :

-soit elle relève d’une analyse défaillante qui est basée sur les conséquences et non sur les causes car elle attribue à la disparition du Plan, dont l’efficacité n’est même pas prouvée, la dégradation de la situation de la France sans rechercher s’il n’y a pas d’autres causes à cette dégradation !

-soit, plus probablement, elle relève d’une vision idéologique basée sur le souverainisme et la puissance de l’Etat.

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
82 vues

Juste avoir une opinion, ce n’est pas facile.

La seule solution est de n’évoquer que des sujets que l’on vit ou que l’on a vécus.

Pour autant cela ne permet pas ensuite de généraliser. Mais tout de même, lorsque plusieurs sujets sont atteints du même mal, on peut envisager que ce mal soit endémique.

Je vais donc vous parler de deux sujets que je connais, et du mal qui les frappe ou les a frappés.

La grande distribution.

Je me suis installé en 1965, en même temps qu’apparaissaient dans notre pays ceux qui allaient devenir les champions de la grande distribution.

J’ai construit mon premier Leclerc en 1970. L’arrivée d’un Leclerc dans une ville, c’était une baisse de 30% du coût de la vie. Donc 30% de pouvoir d’achat en plus.

La grande distribution s’organisa pour capter ce supplément de pouvoir d’achat, mais la plus grande partie lui échappa et permit l’arrivée de nombreux nouveaux commerçants.

Les politiques, l’administration, les petits commerçants en place et leurs clients les plus captifs étaient alors vent debout contre les grandes surfaces.

Notre législateur — génétiquement frénétique — s’empara immédiatement du drame signalé à grand renfort de hurlements et de manifestations dans la rue et de copinages plus ou moins avouables dans les cénacles autorisés.

De là, un personnage falot signa une loi interdisant l’installation de grandes surfaces, sauf autorisation des copains du législateur : la loi Royer.

Donc, intervention des hommes de l’Etat dans un truc qui marchait du feu de dieu.

Résultat, création de monopoles, au hasard d’autorisations à haute valeur ajoutée de pots de vin.

Système à vocation initiale tonique qui va grassement se ramollir, jusqu’à devenir obèse et inapte à se renouveler, à vivre. Aujourd’hui, son énergie initiale engloutie par le privilège, le secteur français de la grande distribution se fait dévorer partout.

Airbnb.

Cette ouverture extraordinaire, tant pour l’opérateur que pour l’utilisateur, n’aura pas fait long feu.

Des centaines de milliers de propriétaires avaient une âme d’hôte, une envie de donner et de recevoir, plus ou moins équilibrée mais réelle.

Chacun dans leur coin, à petite ou grande échelle, ils donnèrent un coup de jeune à la maison d’hôte, au Bed and Breakfast disent nos amis anglais.

Cela se traduisit par une activité intense chez nos artisans, par l’amélioration de logements anciens, par une irrigation jusque dans les coins les plus reculés du pays, par un style de voyage convivial, et des rentrées fiscales pour l’Etat. Pas mal tout ça.

C’était sans compter sur la logique française. Immédiatement les places acquises en furent dérangées, évidemment. Ne croyez pas qu’elles se remirent en question, qu’elles se mirent en ordre de bataille face à cette jeune concurrence.

Bien sûr que non. Elles crièrent au scandale, intriguèrent à mort, et bingo, le législateur frénétique s’empara du sujet.

Fut alors créée la loi la plus con qu’il m’ait été donné de voir, après 60 ans d’observation pourtant abondante sur les conneries législatives.

Cette loi arrête net l’expansion de cet espace économique et sociétal. Ceux qui sont en place bénéficient donc d’un monopole, d’où : diminution à venir de l’effort, de la qualité, de la concurrence. À terme, dévalorisation du secteur pour les opérateurs bien sûr, mais aussi pour les clients qui étaient pour les régions des vecteurs d’économies complémentaires à la seule nuitée.

Conclusions

Deux secteurs que je connais parfaitement, touchés par la même maladie. J’aurais pu aussi parler des Uber et des taxis, mais je connais moins bien. De tous les monopoles : avocats, architectes, EDF, SNCF, etc…

L’intervention démagogique du législateur frénétique au profit du passé repu, obèse, corporatiste, au détriment des énergies, des nouveautés des bâtisseurs du futur, est une spécialité française catastrophique.

Je vous laisse le soin d’en décortiquer les moteurs : jalousie, cupidité, réseaux occultes, corruption, loi du plus fort, etc…

Vous pouvez me dire que le législateur ne fait qu’anticiper ce que la liberté aurait dans tous les cas généré : l’évolution du marché. Je vous l’accorde, mais les dégâts de cet interventionnisme, qui protège systématiquement les situations acquises, entrave les évolutions, expose au risque  que celles-ci viennent d’ailleurs, sont redoutables.

Le résultat alors n’est pas une évolution maîtrisée, mais une perte de souveraineté économique : ce que nous empêchons ici nous rattrape, reconstruit venant d’ailleurs, sans nous.

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,43 sur 5 (7 avis)
Loading...
97 vues

La marche folle d’un pays qui tourne à vide !

La guerre américaine contre l’Iran s’enlise, le détroit est fermé ou pas … et nous risquons de manquer de pétrole ; ce qui provoque une envolée des prix à la pompe !

Et, pendant ce temps, le gouvernement français, qui, décidément ne doute de rien, enfile les perles sans que personne ne trouve quoique ce soit à redire !

Pour le pétrole et le gaz, il a dégainé sa solution : la conversion à l’électrique et des mesures sectorielles de soutien et pour les dettes de l’Etat, on va s’attaquer aux retraités !

La conversion à l’électrique :

Le gouvernement a dévoilé son plan : tout le monde va passer à la voiture électrique et, pour cela, on vous propose encore le leasing social qui n’est, à tous égards, qu’une entourloupe financière !

Il y ajoute un peu de comm’, sans doute histoire de faire croire qu’il agit et pour ne pas passer pour un profiteur de crise, en déclarant vouloir prendre un décret en vue de plafonner les marges des distributeurs avec cette idée sous-jacente que celles-ci seraient abusives, alors qu’elles ne sont que de quelques centimes.

Serions-nous dupes ou idiots à ce point ?

Tout le monde sait désormais que si le carburant est aussi cher c’est parce que le prix est composé essentiellement de taxes, mais il ne peut pas s’empêcher de désigner un bouc émissaire, technique vieille comme le monde, parce que la vérité est que la marge de l’Etat, elle, est de 1.20€ par litre mais, lui, il ne propose pas de plafonner le montant de ses taxes !

Le gouvernement vous propose donc “d’acheter” un véhicule électrique et prévoit de multiplier les aides. Pour un utilitaire léger la prime passerait de 5.000 à 9.500€ et pour un poids lourd de 60.000 à 100.000€

Au delà de ce qui n’est pour l’instant qu’un effet d’annonce, on a du mal à comprendre … l’Etat n’a pas d’argent pour diminuer les taxes mais il a de l’argent pour distribuer des aides ?

Evidemment, il y a une astuce … fiscale. Ces aides, ce n’est pas lui qui les paie, ce sont les entreprises du secteur de l’énergie avec les désormais fameux CEE (certificats d’économie d’énergie que l’on devrait plutôt appeler contribution obligatoire à l’électrification forcée) nouveau gadget de l’administration consistant à distribuer des aides avec l’argent des autres.

Seulement, ce n’est pas autre chose qu’un impôt de plus dissimulé dans le prix des produits vendus !

Par ailleurs, quand on sait que les taxes sur le carburant représentent 50 Mds€ et que le gouvernement nous explique qu’il ne peut pas baisser le montant des taxes sur l’essence, parce qu’il n’a pas d’argent, qui peut croire qu’il va faire l’impasse sur une telle manne fiscale si tout le monde se convertit au véhicule électrique !

Très accessoirement, lorsque l’on sait que le prix d’une R5 électrique est de 34.000€, avec seulement 300 km d’autonomie, l’acheteur devrait d’abord se poser la question : avec cette somme combien de litres de carburant puis je m’acheter après avoir pris conscience que le piège de la LLD n’est pas une solution … c’est un engagement à vie pour des dettes permanentes !

Les mesures sectorielles :

Le gouvernement propose aux professionnels et aux petites entreprises de souscrire des « prêts flash » au taux de 3.8% pour pouvoir acheter du carburant pour … pouvoir aller travailler !

On se situe ici dans le non-sens économique car c’est une véritable hérésie que d’emprunter pour aller travailler surtout lorsque les sommes que vous empruntez servent à payer essentiellement des taxes (puisque le carburant ce sont essentiellement des taxes) !

Car c’est de cela qu’il s’agit : on vous propose de vous endetter pour payer des taxes pour pouvoir aller travailler !

Et personne ne soulève l’imbécilité d’une telle proposition issue de cabinets ministériels où l’on a visiblement les mêmes fournisseurs que Rima Hassan …

Des retraités mis au pilori

D’un autre côté, on nous explique, “sondages” à l’appui, que les retraités sont prêts à accepter une diminution de leurs pensions pour permettre à l’Etat de sauver sa situation financière.

Pas besoin de tomber dans le complotisme pour sentir ici la manipulation gouvernementale avec un procédé bien connu qui consiste à poser la question de manière biaisée … parce que si on nous explique que les retraites constituent le principal poste de dépense de l’Etat, ce qui est vrai, et si on nous montre de qui sort (pensions), on ne dit rien à propos de ce qui entre (cotisations).

Or :

-d’une part les retraites du privé sont à l’équilibre, ce sont les retraites du secteur public qui sont en déficit et là personne ne propose quoique ce soit alors que le déficit des retraites du public représente 50 à 80 Mds€ par an. Rien qu’en 10 ans, c’est donc 500 à 800 Mds€ qui sont partis en fumée pour payer les retraites des fonctionnaires !

-d’autre part, ce n’est pas aux retraités de prendre en charge les fautes de gestion de nos hauts fonctionnaires qui vivent grassement sur la bête et encaissent des retraites à des montants stratosphériques (F Hollande 30.000€ par mois, Ayrault 35.000€ par mois, et MM Fabius, Juppé, et tutti quanti) et eux, comment contribuent-ils pour sauver le système qu’ils ont fait couler !

Car, les responsables de cette situation sont bien les hauts fonctionnaires et dirigeants politiques français (ce sont souvent les mêmes) qui ont laissé s’enfoncer le système public des retraites non financées par des cotisations suffisantes sans vouloir le réformer parce qu’ils en sont … les principaux bénéficiaires car il leur permet de percevoir des pensions qui sont sans rapport avec le montant de leurs cotisations réelles !

Le rapport de la Cour des Comptes est sans ambiguité pour celui qui veut bien comprendre les choses même si les conseillers, qui sont évidemment des fonctionnaires, masquent les déficits par le biais de l’utilisation de périphrases

Il est donc insupportable de faire dire à des retraités qui perçoivent le plus souvent moins de 1.600€ par mois, que l’on traite de boomers inconscients et de profiteurs, qu’ils doivent accepter une réduction de leurs pensions alors qu’ils ne sont absolument pas responsables du système par répartition qui a été mis en place par les hauts fonctionnaires de l’Etat, issus du régime de Vichy, en 1945 ! En outre, je ne vois pas un retraité qui perçoit 1.500€ par mois, voire moins, accepter une réduction de sa pension … eu égard au cout de la vie !

Le système de retraite par répartition vit ses dernières années et la faillite prochaine de l’Etat va entrainer des révisions déchirantes. Mais les vrais profiteurs du système essaient quand même de le faire durer le plus longtemps possible. Toutefois, il ne faut pas se leurrer : ces annonces et manipulations étatiques ne sont que les signes annonciateurs d’un futur krach !

Quand la stupidité gouverne un pays, celui-ci  court à sa perte !

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (6 avis)
Loading...
194 vues

Résister c’est difficile et dangereux, mais peut-on y échapper ?

Ce que l’on appelle « la résistance » ne consiste pas en un simple désaccord. Cela désigne une prise de position contraire à l’écrasante majorité du groupe auquel on appartient.

Aujourd’hui notre démocratie est moralement corrompue, une majorité croit que cette corruption lui profite, non seulement elle y adhère, mais elle en demande chaque jour un peu plus. Elle ne voit pas qu’elle alimente une mécanique qui conduit à une forme d’élimination économique organisée, une violence diffuse mais continue qui finit par exclure et détruire ceux qui s’y opposent.

Dans ces moments-là, quelques-uns refusent, non pas parce qu’ils sont sûrs d’avoir raison, mais parce qu’ils perçoivent un déséquilibre, une injustice, quelque chose qui ne tient pas.

Comment savent-ils qu’ils ont raison ? Ils ne le savent pas. Ils doutent. Y compris ceux qui y laisseront la vie et qui ne sauront donc jamais.

Nos corrompus désignent les « riches », sans que la définition soit précisée, nommée. Ils dénoncent les possessions personnelles comme marqueur, et délèguent le fisc : Bercy, pour mettre bon ordre à la distribution des « richesses », à leur avantage. Cette folie n’a pas encore fait la preuve de son énormité, y résister est très difficile.

Je vais vous raconter un fait récent, en cours aujourd’hui.

Je rappelle rapidement que je travaille depuis 60 ans, que je le fais à la satisfaction de mes clients. Que j’ai toujours payé mes charges, impôts compris. Que je n’ai jamais cherché à échapper à l’impôt.

Par hasard un peu, du fait du vice latent des agents du fisc beaucoup — formés et motivés par leur encadrement dans cet esprit — je me suis trouvé un jour, accidentellement, dans le viseur du GIRTGB (Groupe d’Intervention des Redresseurs en Tout Genre de Bercy). J’ai trouvé cela tellement injuste que… j’ai résisté. Vous vous dites : quel con. Je sais. J’essaie d’oublier ou de ne pas entendre.

Le fait dont il est question.

Résister à Bercy m’a évidement mis dans une situation pécuniaire périlleuse. En même temps a considérablement réduit mon espace, notamment bancaire. Je vis au rythme d’une vingtaine de SATD (Saisie A Tiers Détenteur) sur mes comptes tous les ans. En vingt ans, disons 400…

Ce qui m’amène à surveiller mes comptes en banque et à trier entre ce que je dois fiscalement et ce que l’on tente de m’extorquer et que je ne dois pas.

Donc, récemment, je dois aux services fiscaux de Sète, un impôt foncier important 13 000 €, et des prétentions inventées ou abusives de ces services pour 6 000 €, qui sont contestées. Voir les courriers : LIEN et LIEN.

Dans le même temps, je dois aussi des factures normales à des fournisseurs et d’autres fonciers eux aussi légitimes.

Pas de fonds, je me fais aider pour payer tout cela. Car il faut savoir que Bercy peut non seulement vous harceler, mais aussi vous discréditer au point que vous ne puissiez plus travailler, même avec des dossiers exceptionnels.

Mais, si le fisc pratique un SATD sur le compte entre l’émission et le retrait des chèques que j’ai à faire, la provision ne suffira pas. Et quand les chèques émis seront déposés, je me retrouverai accusé d’avoir fait des chèques sans provision.

Donc, je vais chez mon banquier pour qu’il me fasse des chèques de banque,  décaissables immédiatement et couverts par la provision. Il refuse au motif qu’il y en a huit !!!

Je lui dis le fond de ma pensée, sans aucun succès. Il y a-t-il un banquier dans la banque ?

Et, aujourd’hui le fisc, qui a reçu mes deux lettres, y compris donc ma contestation pour les sommes indues et le chèque pour la somme due, se présente à la banque avec une SATD pour les sommes contestées et dépose le chèque des sommes dues.

Les deux cumulés mettent le compte à plat et mes chèques signés et à venir seront non approvisionnés, donc je deviens le signataire de chèques sans provision.

Je suis dans cette affaire de bonne foi, je ne dois rien, même si on me réclame des sommes indues. Que faire ?

Comme d’habitude, rien. Résister ne suppose pas de trouver toujours des solutions, souvent ce sont les salauds qui gagnent. Ici c’est le cas. Actions inutiles : LIEN

A la fin de la guerre, car le fisc fait la guerre au peuple de France — une guerre civile puisque pour le compte de Français qui en profitent, mais une vraie guerre — les résistants, y compris ceux qui feront croire au dernier moment qu’ils ont résisté, tireront peut-être quelques avantages éphémères s’ils gagnent, mais les disparus dont je vais faire partie rien, et ils seront vite oubliés.

Alors, inutile la résistance ? Bien sûr que non. La résistance est bien plus forte que la vie, elle est la vie. Et puis, n’oubliez pas : « Stercus stercori adhaeret»

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (8 avis)
Loading...
214 vues

D Trump = J Christ …. Consternant !

On avait pris l’habitude de ses propos « décoiffants » et incohérents, tout comme ses menaces, ses sanctions et ses tentatives de chantage mais là il a dépassé les bornes !

D Trump vient de faire paraître sur son réseau Truth social une image de lui dans la position du Christ avec tous les symboles religieux !

Cette image a été retirée rapidement mais on sait que tout ce qui paraît sur internet y reste … pour l’éternité !

Cette « bonne blague », qui fait suite à des critiques dirigées contre le pape, pourrait bien être celle de trop car il y a un mouvement religieux très fort aux Etats Unis et je doute qu’une bonne partie des américains aient apprécié la plaisanterie ou la forfanterie car on se situe quand même dans le blasphème même si D Trump, qui n’a pas contesté l’image, a essayé de se justifier en expliquant que c’était une image de lui en personnel soignant !

Pour situer les choses, John Lennon lors de la tournée des Beatles aux Etats Unis avait eu le malheur de proférer, devant les caméras, la sentence suivante : Désormais nous sommes plus célèbres que le Christ.

Cela avait provoqué un déchainement de menaces, de violences et de manifestations avec des autodafés des disques des Beatles …

On a bien compris que le but de D Trump est de générer du clic ; c’est à dire d’occuper le devant de la scène avec des propos contradictoires, sur n’importe quoi tout en affirmant une chose puis son contraire …

Tout à son narcissisme, il est devenu le centre du monde !

Et il faut bien connaître que ça marche car les médias nous abreuvent des inepties trumpiennes à longueurs de journées comme si, effectivement, il n’y avait rien de plus important sur Terre que les propos, les menaces, les insultes de cet énergumène compte non tenu du fait que les rumeurs les plus folles circulent le concernant, lui, mais aussi ses proches !

On parle d’espionnage, de Kompromat, d’agents russes, d’agents israéliens, de délits d’initiés, de mafia, de pédophilie, de prostitution, de trafic d’êtres humains … et vous connaissez l’adage : il n’y a pas de fumée sans feu …

Cela s’ajoute au fait qu’il a déclaré vouloir, avec son invincible armada, bloquer le détroit d’Ormuz qui était, jusqu’à ce qu’il attaque l’Iran, libre de navigation.

On en est à se demander s’il le fait exprès ou s’il flotte sur les évènements comme un … chien crevé au fil de l’eau …

Il faut comprendre que désormais, concernant le trafic maritime de commerce, il y a 2 camps : les bateaux des alliés, ou présumés tels, des Etats Unis et d’Israël qui sont bloqués par l’Iran et les bateaux des alliés de l’Iran (russes et chinois) qui sont bloqués par les américains …

Reste à savoir qui va tirer le premier …

En principe, tout cela ne devrait pas durer bien longtemps côté américain car le président américain est tenu, constitutionnellement, d’obtenir l’accord du Congrès (sénateurs et chambre des représentants) pour faire durer les opérations militaires au-delà de 2 mois … on en est à 7 semaines et je doute que le Congrès donne son aval à ces divagations stratégiques !

On va voir si D Trump, qui a décidément une conception un peu particulière de la démocratie, va accepter de se soumettre aux dispositions constitutionnelles américaines alors qu’il faut bien le dire : il n’est arrivé à rien avec l’Iran ; le régime n’a pas plié et D Trump se retrouve dans la position d’un pantin qui gesticule et menace mais que personne n’écoute sérieusement.

Il ne faut jamais perdre de vue que les américains (tout comme les britanniques mais contrairement aux français qui adorent les hommes providentiels) n’aiment pas les dictateurs …

En tout état de cause, le gouvernement américain semble sombrer dans l’incohérence et l’anarchie et se trouve désormais en opposition avec … le reste du monde parce que ses facéties pétrolières sont assez peu goutées par des pays qui voient se profiler le spectre d’un cataclysme économique dont évidemment personne ne veut assumer les conséquences !

Bien cordialement à tous !

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
162 vues

Le gouvernement accélère sur l’électrique !

Le premier ministre vient de faire une annonce tonitruante : On va électrifier la France pour la rendre indépendante !

Afin de faire face aux aléas d’approvisionnement de pétrole notamment du fait de guerres, le premier ministre a décidé d’interdire purement et simplement les chaudières au gaz afin de promouvoir les pompes à chaleur qui seront obligatoires dans tous les logements neufs. Un effort similaire sera accompli pour imposer des véhicules électriques d’ici 2030 et les aides seront augmentées pour faciliter cette transition énergétique …

Vous pensez que c’est une bonne solution et qu’elle permettra d’échapper à notre dépendance au gaz et au pétrole ?

Vous pensez que vous aurez des aides qui permettront la transformation de votre système de chauffage à moindre cout ?

Vous pensez que l’électricité sera moins chère que le gaz ?

Toutes ces questions sont légitimes et elles méritent des réponses … mais ce ne seront pas nécessairement celles que vous attendez !

Dans d’un article récent j’avais déjà évoqué cette volonté du gouvernement d’électrifier la France afin de ne plus dépendre des énergies fossiles … et j’avais alors écrit : Le but initial, louable, est donc de ne pas déséquilibrer les comptes publics, d’assurer la sécurité énergétique et, même mieux, d’obtenir des devises grâce à l’exportation d’électricité.

Et c’était d’ailleurs le but du programme nucléaire lancé dans les années 70. Assurer l’indépendance énergétique du pays ; cette démarche ayant été toutefois consciencieusement sabotée par F Hollande au nom de petits arrangements électoraux avec les écolos et cette démarche a été poursuivie par E Macron avec l’engagement de fermer 15 réacteurs nucléaires et la centrale de Fessenheim … afin de parvenir, au nom d’une écologie de connivence, à 50% d’énergies renouvelables !

Une décision autoritaire

Comme notre administration en a pris l’habitude, il s’agit d’une décision autoritaire unilatérale. Les chaudières au gaz seront purement et simplement interdites … comme il en a été pour les chaudières au fuel. Les français n’auront pas le choix …

En fait, les chaudières au gaz étaient déjà en sursis et l’administration, qui avait dû revenir sur son interdiction initiale, n’attendait que le moment favorable pour les interdire.

La guerre Israël-Etats Unis/Iran constitue apparemment le moment favorable pour l’imposer à des français, tétanisés par le prix du carburant à la pompe …

Bien entendu, il n’est pas question de laisser faire le marché et de laisser le libre choix au consommateur … il doit obéir … même si la décision prise ne lui est pas favorable !

Car, c’est cela le « miracle » d’un Etat dirigé par une administration qui fonctionne en dehors des circuits économiques normaux : Elle s’arroge le droit d’imposer à tous des décisions qu’elle estime bonnes pour le pays même si cela doit se faire au détriment de … la moitié de la population !?!

Néanmoins, le premier ministre n’a pas divulgué les conditions dans lesquelles il entend financer cette transition forcée puisqu’on se souvient qu’il  a expliqué à une France subissant la pression fiscale la plus forte d’Europe qu’il ne pouvait absolument pas, faute de moyens, réduire la fiscalité sur les carburants … il n’y a plus d’argent dans les caisses !

Des effets économiques évidents

Il faut déjà savoir qu’une pompe à chaleur est beaucoup plus chère qu’une chaudière au gaz et qu’elle demandera donc une plus longue durée d’amortissement … puisque l’investissement est beaucoup plus lourd !

En outre, on sait que ces matériels sont importés car nous ne les fabriquons pas en France et qu’elles sont relativement fragiles tout en étant complexes … à entretenir.

Mais rassurez-vous, l’Etat bienveillant va distribuer des aides selon un principe désormais bien connu … pour vous aider à les acheter : les certificats d’énergie. Néanmoins, malgré ces aides qui seront allouées en fonction des revenus des foyers concernés selon les critères fixés par l’administration, ces pompes à chaleur ne seront pas gratuites !

Rappelons quand même que le certificat d’énergie est un tour de passe-passe technocratique qui oblige les entreprises à financer, de leurs deniers, les aides de l’Etat. Autrement dit, l’Etat se fait passer pour bienveillant en distribuant des aides avec l’argent des autres. Toutefois, évidemment, on oublie de vous préciser que les entreprises répercutent nécessairement ces certificats sur les prix pratiqués à leurs clients ; c’est à dire vous !

Autrement dit, les aides seront financées par le biais d’augmentations de prix que vous paierez !

Pour l’entretien … on verra plus tard … ou pas !

Le prix de l’électricité

Il est évident que le prix du gaz est sujet à des fluctuations liées aux évènements internationaux puisque nous importons la quasi-totalité du gaz consommé et que nous devons le payer en dollars américains (c’est la règle comme pour le pétrole).

Au contraire, l’électricité est produite en France et elle ne devrait donc pas être sujette à ce type de fluctuations de prix ….

Mais, ce n’est pas le cas car, par une aberration administrative dont Bruxelles a le secret, le prix de l’électricité est indexé sur celui … du gaz !

Dès lors, quand le prix du gaz augmente, le prix de l’électricité augmente aussi !

On n’achètera donc plus de gaz (ou moins) mais vous paierez quand même plus cher quand le prix du gaz augmentera !

Logique non ?

Dès lors, il devient évident que si l’Etat fonctionnaire voulait vraiment que sa démarche fonctionne, il lui faudrait sortir du marché européen de l’énergie afin de supprimer cette indexation qui ne fera finalement que transférer les prix du gaz sur les prix de l’électricité … aux frais du consommateur.

Mais … il ne le fera pas alors que le constat a été fait que les français réduisent autant qu’ils peuvent leur consommation de cette chère électricité !

Car, comme pour toute source d’énergie, l’Etat fonctionnaire a fait le choix de faire payer à l’utilisateur le prix fort … !

J’avais écrit à ce propos : Cette stratégie pourrait se comprendre si l’Etat faisait en sorte de rendre le prix de l’électricité compétitif ; c’est à dire de faire en sorte que le consommateur y trouve son intérêt. Et cela est tout à fait possible puisque 75% de notre électricité est d’origine nucléaire et qu’elle est produite à un cout extrêmement compétitif puisque les centrales sont amorties.

Je rappelle encore  : Le prix final en € courants de l’électricité a doublé depuis 2009 (alors que l’inflation s’est établie officiellement à 28%) et c’est évidemment tout sauf innocent alors que de braves âmes nous expliquent que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe !

Ainsi donc, si vous pensez faire des économies … vous vous trompez lourdement car l‘indépendance énergétique ne veut pas dire, dans l’esprit de nos hauts fonctionnaires, que cela se fera en votre faveur !

Il y a des nuances qu’il convient de comprendre …

L’électricité est devenue un vecteur fiscal, une pompe à fric actionnée à volonté par un Etat impécunieux au bord de la rupture financière permanente !

En fait, vous paierez toujours très cher mais nous seront indépendants énergétiquement !

L’indépendance énergétique n’a pas pour but de se faire à votre bénéfice d’autant que les intérêts de l‘Etat ne sont pas les vôtres !

J’espère que vous saisissez la nuance et le progrès accompli !

Et n’oubliez surtout pas qu’il va falloir aussi subventionner la PPE3 qui a pour but d’implanter encore plus d’énergies renouvelables dont nous n’avons pas besoin mais qui nous sont absolument indispensables …

Les effets de ces choix imposés à la population sont dès lors évidents ; ce qui m’avait permis encore d’écrire :

L’hypothèse d’un cout de l’électricité trop élevé n’est même pas envisagée alors que cette augmentation tarifaire a des conséquences parfaitement documentées :

-concernant les entreprises : délocalisations et chute de la consommation électrique de 16% depuis 2018.

-concernant les ménages : comme les revenus des français stagnent, voire régressent du fait de la pression fiscale, la population en est réduite à moins consommer pour diminuer la facture ; et effectivement la consommation d’électricité des ménages a diminué de 9 % depuis 2018.

On a donc fait le choix, à l’encontre de toute logique économique, dans un but exclusivement fiscal maquillé sous des arguties écologistes, d’une énergie artificiellement chère (3 fois plus qu’aux Etats Unis) qui handicape nos entreprises et pénalise les ménages.

Le développement du véhicule électrique

En ce qui concerne l’automobile ce sera la même chose …. Avec des objectifs complètement déconnectés des réalités : d’ici 2030, c’est à dire demain, 2 voitures neuves sur 3 vendues devront (on n’est même pas dans le conditionnel) être électriques ; car c’est bien connu : face à la guerre en Iran et aux risques de pénuries de carburant, le véhicule électrique est LA SOLUTION !

On se situe en pleine décision autoritaire irréaliste qui ne tient absolument pas compte du marché ; marché du véhicule électrique qui plafonne à 18%, avec les aides actuelles, et dont les constructeurs ont saisi les difficultés puisqu’ils font … machine arrière !

La question inévitable est donc : Qui va payer pour ces voitures que la moitié des français ne peuvent pas se payer parce qu’elles sont trop chères et qu’ils n’ont en outre souvent pas accès à une prise de recharge à domicile … (habitat collectif) !

On a la solution : on va augmenter les subventions, là encore par le biais des certificats d’énergie, en … « utilisant mieux l’argent des français » (sic) c’est à dire en augmentant encore le leasing social qui a eu toutes les peines du monde à remplir ses objectifs lors de la dernière campagne, faute de candidats convaincus, car tout le monde sait maintenant que lorsque vous entrez dans ce système vous ne pouvez plus en sortir puisqu’à la fin il ne vous reste rien sauf à contracter un nouveau contrat !

Le premier ministre nous décrit un monde dans lequel tout le monde roulerait dans des voitures électriques subventionnées par l’Etat mais dont personne ne serait propriétaire ; cela me rappelle la Trabant cette voiture bon marché, qui ne valait rien, que le bon peuple pouvait acheter dans l’Allemagne communiste avant 1989 !

Mais on a l’habitude … sauf que l’on ne peut que redouter de futures mesures autoritaires visant à forcer le marché et accélérer le passage à l’électrique qui ne constitue en aucun cas un progrès !

Les atteintes à la liberté vont donc se faire de plus en plus pressantes … mais vous aurez des aides … c’est promis ; avec 2 réserves :

-Quand on sait que l’Etat est au bord de la faillite, il y a lieu de se demander quelle est la pérennité de ce genre de promesse qui n’engage évidemment que ceux à qui elles sont faites !

-Quand on connait la valeur des promesses de l’Etat qui change sans cesse les règles … il y a tout lieu de se méfier !

Le gouvernement des fonctionnaires n’a pas fini de faire des dégâts !

Bien cordialement à tous !

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
178 vues

Le choc des photos

Un lever de Terre vu de la Lune, et c’est le vertige. Le vertige intellectuel total.

Et pourtant il est d’autres photos pires : la terre vue de Mars, de Jupiter, réduite à un point brillant ; mais alors, l’insignifiance ramène les croyances au galop.

Alors qu’avec la Lune en premier plan, elle-même parfaitement morte, la nuit noire du vide spatial en toile de fond, la situation est saisissante, la fragilité de la Terre exacerbée, et nous définitivement inexistants.

Où sont le paradis et l’enfer, les mille vierges, les félicités du ciel, les récompenses ?

Comment vont-ils se remettre de ces photos nos vendeurs de sornettes ? Comment vont-ils faire pour nous persuader de continuer à nous entretuer pour une place privilégiée dans ces espaces, totalement inexistants où nous étions censés les trouver ? Pas grave : « ils sont plus loin – ou ailleurs — », nous dit-on. Dont acte.

On pourrait imaginer que cet implacable constat, déjà ancien, aujourd’hui vulgarisé, nous amènerait à reconsidérer la vie, individuelle et collective.

Eh bien non. Dans le même temps que ces quatre courageux, ou inconscients, font là-haut des photos, en bas c’est l’éternel chaos.

Il faut dire que les arguments échangés sont du niveau zéro.

En clair, il y aurait deux visions, l’une du bien, l’autre du mal. Le bien s’appellerait : « démocratie », le mal s’appellerait : « autocratie ».

Dans la première des séducteurs peu scrupuleux et menteurs deviendraient, par le vote, des personnes de confiance. Dans la seconde, c’est à la force du poignet et après élimination violente de tous les autres candidats, que les postulants deviendraient des personnes de confiance.

Dans les deux cas le doute est permis. Revenons à plus de simplicité.

Chacun de nous, nous le rappelons souvent ici, n’existe que de ce qu’il possède, comme c’est le cas de la terre sur la photo.

Ses possessions se ramènent à son corps — sa pensée issue de lui — et ses biens. Toute atteinte à l’une de ses possessions est une atteinte à sa vie.

Deux sources de possession sont légitimes : le hasard et la récompense.

Ce sont les deux moteurs de la vie. Une organisation rationnelle, qui voudrait protéger la vie, protégerait le hasard et la récompense.

Certains imaginent qu’il en serait ainsi de la démocratie, et que l’autocratie représenterait au contraire l’irrespect du hasard et de la récompense. D’où l’idée de bien pour l’une et de mal pour l’autre.

Mais en réalité, il s’agit d’une fumisterie mortelle.

Aujourd’hui démocratie et autocratie, sous des apparences divergentes sont en réalités parfaitement identiques.

Ces deux organisations sont des machines à piller.

Donc des tueuses d’humanité qui détruisent les hommes en les privant de leurs biens, de leur être.

Les autocraties ne s’embarrassent pas d’explications, ceux qui ont le pouvoir ont tout, les autres rien. La vie y est primaire, la force règne en maître.

Les démocraties font assauts d’intelligence, ou de vice, chacun emploie le mot qu’il pense le plus approprié. Elles prétendent maîtriser le hasard et hiérarchiser les récompenses. En réalité la perversité de leurs dirigeants poursuit le même but que chez les autocrates : « plumer la dinde ».

Tout le monde sait que la vie est fragile, qu’elle ne perdure que par hasard et ne se développe qu’en récompense — à des actions pour partie voulues, mais plus souvent involontaires — qui se mérite par les résultats et non se décide d’un quelconque jury divin ou éclairé.

Protéger l’être — l’homme et ses biens – est-ce trop demander ? Oui, il faudrait instaurer le respect des autres. Ce n’est pas compris dans notre paquetage génétique.

On en revient toujours à la même question : que faire ? Et l’on obtient la même réponse : rien.

Il en sera probablement ainsi tant que, pour les Luniens, la Terre tournera autour de la Lune.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,33 sur 5 (6 avis)
Loading...
147 vues

Question simple

Quand le chat laisse cinq minutes à la souris, qu’y gagne-t-elle ?

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,20 sur 5 (5 avis)
Loading...
118 vues

Excès et mensonge.

 Y a-t-il une différence entre l’excès et le mensonge, entre la vulgarité et la grossièreté ?

C’est le thème du film « The Drama », c’est la problématique à laquelle nous sommes journellement confrontés. 

« Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait Talleyrand.  

Bien d’autres avant et après lui ont évoqué le sujet. 

Personnellement, j’aurais tendance à avoir de cette maxime une lecture pragmatique, qui consiste à penser que l’excès étant insignifiant, il n’impacte pas la vérité, il complique juste sa perception, et donc qu’il n’a rien à voir avec le mensonge. 

Et c’est là que les choses se compliquent.  Car l’excès est insupportable alors que le mensonge est séduisant. 

Bien pire, l’excès dans le mensonge est plus acceptable que dans la vérité. 

En fait il faut revenir à la base. 

Le mensonge, le plus souvent est involontaire, il résulte d’une perception erronée des faits. Un excès de cette perception ne modifie pas l’erreur initiale. Alors que la vérité étalonne immédiatement l’excès qui la vise et le rend insupportable. 

C’est ce qui me fait dire que la vulgarité qui n’est qu’une propension à exagérer l’espace que les autres sont prêts à nous accorder n’a rien à voir avec la grossièreté qui est l’absence totale de notion différentielle entre notre espace personnel et celui des autres. 

Le sujet est prégnant dans l’espace politique où l’excès est d’un usage commun. 

Ainsi la politique basée sur le mensonge est plus séduisante que celle issue de la vérité, puisque les excès de la première ne vont pas sauter aux yeux, alors que ceux de la seconde vont nous apparaître en CinémaScope. 

La première permet de sempiternelles discussions, toutes inutiles et nous entraînant vers l’abîme, la seconde déchaîne ironie et sarcasmes alors que c’est elle qui, incluant la vérité, est la route à suivre. 

Tout se noue au moment du mensonge et de sa sincérité. Car, et c’est vraiment le point de bascule, le mensonge est la plupart du temps sincère pour celui qui le prend pour base de départ de son action ou de sa réflexion. 

Seul le déroulement des événements fait, avec le temps, le tri, et encore …

Que dire ? Que bien sûr il ne faut pas confondre excès et mensonge, qu’il s’agit de deux choses bien distinctes qui, malheureusement, engagent dans notre émotionnel les mêmes stimuli. 

Je dois avouer qu’ayant tendance à l’exagération, les vérités que je m’efforce de porter, avec lesquelles je ne transige pas, sont particulièrement lourdes et leur inertie impacte profondément ma vie. 

Pourrais-je mieux les servir discrètement ? Je ne sais pas. 

Ne dit-on pas : « Ceci est criant de vérité » alors que l’on parle plutôt de « discrets mensonges » ?

Compliqué, non ?

Trump et Poutine se rejoignent-ils par le mensonge ou par l’excès ? Je vous pose la question. 

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...
137 vues

Récompense, punition, égalité.

La question est double :

  • Peut-on organiser une société sans récompense et punition ?
  • Que reste-t-il de l’égalité après les récompenses et les punitions ?

Je suppose qu’une grande quantité de personnes autorisées ont déjà réfléchi à la question. Cela n’a pas dû déboucher sur une solution, ou du moins pas à ma connaissance.

Je dois reconnaître que le problème me parait abyssal.

En effet que serait un monde sans récompense. Où chaque action se conclurait par un résultat dont personne ne pourrait jouir ou en être honoré. Où, si une action s’avérait catastrophique pour celui qui l’a entreprise, pour ses proches, voire pour toute l’humanité, personne n’en serait responsable, personne ne serait puni.

C’est difficile à imaginer.

Par ailleurs, on voit bien que chaque récompense ou punition impacte l’égalité, je parle évidemment de l’égalité sociale, celle qui figure au fronton de nos bâtiments publics, dont on nous beurre le nez à longueur de journées, qui est au centre de notre devise. Je ne parle pas de l’égalité naturelle, biologique, qui est inexistante, tout le monde le sait, détourne la tête, personne n’en parle.

Face à ce problème colossal, chacun y va de sa petite combine, en s’efforçant de lui donner une valeur universelle, même d’en faire une croyance qui serait d’origine divine, sachant que le mot « divin » ne définit pas lui-même une réalité.

En fait ces trois points : récompense, punition et égalité, sont la base de tous les conflits et incompréhensions qui explosent régulièrement la communauté des hommes.

Il y aurait un remède : La Justice.

Mais hélas, la justice n’existe pas. Et j’ai payé, cher, pour avoir le droit de l’affirmer. La justice n’est qu’une comédie, dans tous les systèmes.

Elle devrait être intelligente, modeste, jamais irréversible pour limiter les conséquences de ses erreurs, accessible à tous, et gratuite évidemment.

Or, elle est plutôt bornée, prétentieuse, se prétend définitive, non révisable, elle interdit son accès à tout ce qui ne lui est pas soumis imposant donc les avocats, elle prétend être seule à pouvoir décider les faits sur lesquels elle se penche, elle menace financièrement et condamne à tour de bras ceux qui ont cru en elle mais qu’elle veut ignorer.

Donc la justice est une vaste fumisterie au service des pouvoirs qui font croire qu’ils ont une recette magique pour distribuer justement récompenses et punitions en toute égalité.

En réalité la question n’est pas abyssale, elle est vertigineuse, et mon chien a bien de la chance de ne pas se la poser, il s’en fout de l’égalité.

C’est elle qui, régulièrement, nous transforme en êtres mortifères, dévastant tout sur leur passage.

Il faut être un de ces vendeurs de feuilles de chou ou hâbleurs d’écrans pour croire que les guerres sont imputables à tel ou tel personnage, alors qu’elles découlent inévitablement de l’impossibilité qu’il y a de faire cohabiter nos trois démons : récompense, punition et égalité.

Mais alors, pourquoi sommes-nous envahis par eux, s’ils nous entrainent systématiquement dans l’abime ? Et bien, justement, c’est la question que je vous pose.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...
142 vues

Le piège d’un endettement excessif

Alors que de plus en plus de stations-service sont en ruptures de stock, S Lecornu, premier ministre, a déclaré qu’il voulait utiliser les surplus fiscaux pour financer l’électrification.

Nous avons eu droit, au passage, à une pitoyable comédie avec une porte-parole du gouvernement qui avait commencé par nous expliquer, 3 jours auparavant, qu’il n’y avait pas d’excédent … Et désormais le premier ministre déclare vouloir consacrer les excédents aux énergies renouvelables !

Alors bien sûr, les explications du gouvernement ne sont pas totalement fausses mais elles ne sont pas sincères.

La réalité fiscale

Lors de la crise de 2008 le baril de pétrole est monté à 147$ et le prix du carburant a atteint à la pompe 1.35€. Aujourd’hui le baril est à 110$ et le prix du litre d’essence dépasse 2€ ; cherchez l’erreur !

La différence, ce sont évidemment les taxes qui ont augmenté !

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer longuement la « logique » de cette fiscalité qui bien évidemment s’est intensifiée au cours des ans !

Rappelons que sur un litre de carburant, les taxes représentent 60% du TTC c’est à dire plus d’un € avec une TVA assise sur la TICPE laquelle est elle-même une taxe forfaitaire. La réalité économique derrière le prix affiché à la pompe est très simple : pour un litre vendu 2 €, 1,15 € correspond aux taxes, alors que la marge des stations-service est marginale, limitée à quelques centimes.

Autrement dit, avec une fiscalité sur les carburants à l’un des niveaux les plus élevés d’Europe, le premier ministre vient nous expliquer que l’Etat n’a pas les moyens de réduire cette fiscalité et que le manque à gagner serait insupportable alors que les taxes représentent 45 Mds€ de recettes fiscales annuelles !

Ce discours n’est évidemment pas crédible ; surtout lorsque les pays voisins appliquent des mesures de réduction de la fiscalité … et, d’ailleurs, face à des menaces de blocage de la part de certains secteurs d’activité, le premier ministre a bien voulu prévoir des mesures ciblées pour certains secteurs (pêche, agriculture, transports routiers) tout en prétendant qu’elles vont couter plus cher que le surplus fiscal occasionné par la hausse des prix !

Tout ce que l’Etat a “trouvé”, c’est de créer une nouvelle solution bureaucratique pour encore complexifier la situation : La mise en place de prêts « flash » pour les entreprises qui en ont besoin ; c’est à dire que l’on va prêter une partie de l’extorsion fiscale plutôt que de baisser les taxes pour tous …

Le gouvernement vous propose donc d’emprunter pour payer votre carburant pour pouvoir aller travailler !

Voilà bien une solution innovante  … totalement inepte de la part d’un incorrigible Etat fonctionnaire incapable de comprendre la marche du monde mais qui veut garder le contrôle !!?!

Mais, rassurez-vous, ce système de prêt … donnera du travail aux fonctionnaires chargés de le mettre en place !

Rappel de quelques évidences

Le premier ministre a un discours biaisé car il confond (intentionnellement) les gains fiscaux immédiats avec des promesses de mesures d’allègements qui ne sont pour l’instant pas encore engagées. Il accumule aussi, dans ses calculs de charges, le chèque énergie qui est délivré sans lien avec la crise pétrolière.

Prétendre qu’il n’y a pas d’excédent fiscal est évidemment un mensonge car il y a bien des recettes supplémentaires de TVA sur l’essence puisque, c’est mathématique, plus le prix monte, plus la TVA collectée augmente !

Mais alors, pourquoi refuse-t-il de baisser la fiscalité sur les carburants alors qu’elle est l’une des plus lourdes d’Europe et qu’il connait les effets négatifs sur l’économie d’une énergie trop chère ?

La réalité est qu’il est coincé avec un stock de dettes et de déficits chroniques qui ont atteint si ce n’est dépassé les limites du tolérable. Il n’a aucune marge de manœuvre et espère échapper à une chute future des recettes fiscales en escomptant probablement que la guerre va s’arrêter rapidement … et que les français se soumettront !

Car, il n’est pas difficile de prévoir que l’augmentation du prix de l’énergie va avoir, à terme, des effets délétères évidents avec une splendide récession et de moindres rentrées fiscales du fait de la diminution de l’activité économique …

Les revenus des français n’étant pas indéfiniment extensibles, ce qu’ils consacreront au carburant ne sera pas dépensé ailleurs. On estime d’ailleurs que la chute de consommation de carburant s’élève déjà à -26%.

Et si les choses s’aggravent, c’est donc à un effondrement des recettes fiscales que nous assisterons !

L’absence de marge budgétaire

En fait, le gouvernement est coincé par une dette qui étouffe l’Etat et lui retire toute marge de manœuvre et cela prouve de manière éclatante qu’il y a des limites à la dépense publique qui, en France, relève du gaspillage pur et simple !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec un stock de dettes de 3.500 Mds€ et un flux négatif de -5% de déficit sur le PIB de 152 Mds€ (mais en réalité c’est bien un déficit de 50% du budget annuel ce qui est gigantesque), l’Etat français crame, en pure perte, environ 500 millions € par jour !

Compte tenu de cet état de fait, prétendre réorienter les recettes fiscales vers les énergies renouvelables relève juste du vœu pieux en raison de 2 points non résolus :

– les véhicules thermiques qui se comptent en millions ne roulent pas au panneau solaire ou à l’éolien et beaucoup de leurs propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule électrique alors qu’ils sont confrontés à une hausse vertigineuse de leur cout d’utilisation. Le gouvernement s’avère en fait incapable de répondre à l’urgence de la situation …

– le développement de l’électrification est pour l’instant très insuffisant pour faire face au manque de pétrole et prendra beaucoup de temps alors que les données existantes démontrent que cette électrification coute très cher (elle est tellement non compétitive qu’elle n’est basée que sur … des subventions) avec des résultats très mitigés !

Prétendre favoriser une filière (électrique) plutôt qu’une autre va juste pénaliser les plus pauvres et ce n’est évidemment pas une politique de protection ni même une politique socialiste alors que le gouvernement et le président sont pratiquement tous des … socialistes !

C’est en tout cas la preuve évidente que l’Etat n’est pas là, contrairement à ce qui est affirmé, pour protéger les français mais bien pour les rançonner encore et toujours car il est flagrant qu’il ne fait rien pour aider les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et dont les revenus sont les plus faibles alors qu’ils prennent la hausse de plein fouet !

Alimenter le mécontentement

Il est important pour le gouvernement de ne pas apparaître comme un profiteur de la crise énergétique et encore faut-il souligner qu’il a résisté jusqu’ici à la tentation démagogique de vouloir taxer les « supers profits des pétroliers » alors que celui qui fait des super profits est bien l’Etat qui n’achète rien, ne vend rien, ne stocke rien mais encaisse à tous les coups !

L’Etat encaisse pour l’instant une augmentation des recettes de TVA mais il anticipe déjà une grosse baisse de la collecte fiscale dont le montant ne sera connu qu’en décembre prochain car les effets de la crise se font déjà sentir sur le moral des français qui est en chute libre d’une part en raison du tabassage fiscal et d’autre part en raison des mauvaises nouvelles qui s’accumulent … Ils anticipent que ça va se compliquer et … ils ont raison surtout que, malgré les assurances du gouvernement, il y a bien un risque de pénurie !

Ils vont donc adapter leur comportement à … leur budget face à un gouvernement impuissant pris au piège de ses déficits budgétaires et soumis aux aléas géo politiques alors qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre.

Bien évidemment, tous ces indices ne sont que les prémices d’une dégradation plus générale de la situation du pays ; laquelle ne peut qu’empirer jusqu’au désastre final ; même si, pour l’instant, tout va bien, si l’on peut dire, … parce que les préoccupations du monde sont plutôt orientées sur le golfe persique et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz …

Nous y reviendrons …

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (6 avis)
Loading...
163 vues

L’explication d’un déclin

La carte politique française est extrêmement simple … et se réduit à peu de chose !

Elle se partage entre les étatistes de gauche, les étatistes de droite avec, au milieu, pour les départager, les … étatistes du centre.

Amer constat …

Il existe une telle uniformité politique qu’il n’y a aucune alternative à l’étatisme ; ce qui explique, pour une large part, l’absence de toute réforme d’un système dont on sait pourtant qu’il court à sa perte !

Par étatiste, il faut bien évidemment comprendre qu’il s’agit de personnes qui sont convaincues, ou qui affectent de croire à la supériorité de l’Etat alors que l’on sait que l’organisation étatique est lourde, pesante, couteuse et inefficace.

Et ce consensus politique, spécifiquement français, tend à faire accroire à la population que le libéral est d’extrême droite, en le taxant d’ultra-libéral, voire de fasciste afin de soumettre l’esprit des électeurs à un mur psychologique : le libéral est dangereux pour les libertés alors que c’est bien l’Etat qui est le plus attentatoire aux libertés !

Comment expliquer un tel paradoxe ?

C’est tout simplement parce que ces étatistes de tous bords sont aussi des démagogues, c’est à dire des gens élus, qui ne font rien de concret mais promettent à leurs électeurs des revenus et des avantages sans avoir besoin de travailler en taxant le patrimoine et les revenus que l’on va confisquer aux riches (voir la taxe Zucman).

Le mécanisme est à la fois simple et pervers : il suffit de promettre des avantages à certains en confisquant les biens des autres alors qu’on n’est soi-même pas impacté par ses propres décisions ?

Autrement dit : il suffit de promettre de distribuer aux uns l’argent des autres pour être populaire !

Démonstration : Il suffit que vous confisquiez les revenus d’un entrepreneur pour les distribuer à 5 personnes qui, elles, ne font rien, pour vous assurer une base électorale inexpugnable car, comme le droit de vote est le même pour tout le monde, on comprend très vite que les 5 personnes (qu’on surnommera le Club des cinq), qui ne font rien, voteront toujours  pour ce système alors que l’entrepreneur se retrouve piégé dans un système qui lui est hostile par définition mais qu’il ne pourra jamais changer.

L’entrepreneur, seul créateur de richesses, est donc perdant à tous les coups au jeu du suffrage universel perverti sous sa forme la plus démagogique car les élus démagogues et les hauts fonctionnaires font eux-mêmes partie du Club des cinq … et passent leur temps à expliquer à leurs braves administrés que les entrepreneurs sont des profiteurs, qui ont extorqué l’argent aux travailleurs, des fraudeurs et des exploiteurs, …il n’y a aucune chance que cela change.

Un mensonge, aussi énorme soit-il, répété suffisamment, finit par devenir la vérité et ce mensonge, on l’assène aux français depuis au moins 45 ans !

Ce discours est d’autant plus crédible qu’une majorité de français ne demandent qu’à y croire ; et c’est d’autant plus pervers que l’on a créé chez les bénéficiaires du Club des cinq une illusion de gratuité (notamment sur les transports urbains ou la santé) sur laquelle il est impossible de revenir en arrière !

Cela explique que nous ayions enchainé les mauvaises décisions, toutes très couteuses, depuis 1981 :

-la retraite à 60 ans mais aussi des préretraites financées à prix d’or pour dégager des emplois,

-le maintien à coup de replatrages de la retraite par répartition alors que tout le monde sait qu’elle va dans le mur en raison de la pyramide des âges, mais elle permet de financer les retraites des fonctionnaires qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds € par an !

-la 5ème semaine de Congés Payés,

-les 35 heures et les RTT à l’effet catastrophique, n’en déplaise aux thuriféraires de L Jospin, mais sur lesquels aucun dirigeant n’a osé revenir y compris « l’ultra libéral » en carton bouilli recyclé pro entreprises et spécialiste du « Choose France » qui siège à l’Elysée …

-l’IGF devenu ISF puis IFI qui a institutionnalisé la « chasse aux riches »

A tout cela vous ajoutez :

-la violence fiscale contre les entreprises qui sont prises par l’Etat et ses hauts fonctionnaires  pour une cash machine en oubliant que les impôts qui leur sont appliqués sont nécessairement répercutés sur les consommateurs ; mais cela permet aux petits hommes gris de l’Etat d’affirmer que ce sont les entrepreneurs les fautifs et les français les croient !

-un Etat providence financé à crédit pour « aider » les français avec des subventions pour tout un tas de dépenses qui relèvent … de la vie courante (prime de noël, chèque énergie, ma Prim’rénov, chèque pour le vélo, pour les chaussettes, …) : le règne du tout gratuit payé par l’Etat parce que l’on sait, depuis F Hollande, que quand l’Etat paie ça ne coute rien !?!

Toutes ces mesures, certes très populaires, ont surtout eu pour résultat de fortement dégrader la compétitivité du pays en provoquant délocalisations, faillites ou robotisation et avec pour corollaire un chômage de masse quasiment incompressible et pour effet … d’augmenter inexorablement les membres du Club des cinq !

Fatalement, ce clientélisme démagogique coute très cher ; ce qui explique que toute l’énergie française soit tournée vers la création de nouveaux impôts et non d’emplois !

Mais cet excès de taxation a forcément des effets délétères car, en refusant de voir la réalité des choses, on entraine la France dans un déclin à la fois économique et politique parce qu’il faut être conscient qu’il n’y aura jamais assez d’impôts et de taxes pour assouvir le Moloch étatique qui est en train d’engloutir toute la richesse du pays !

Nous sommes devenus le pays de l’inefficacité bureaucratique avec 400.000 normes, 70 codes, un code du travail de 10.000 articles et 3.600 pages alors que nos voisins en ont 200, 5 strates de collectivités territoriales empilées sans aucune efficacité (pour prendre la moindre décision il faut convoquer une armée d’élus et de fonctionnaires).

Le pire est que l’Etat, dans son jusqu’au-boutisme administratif, a réussi à mettre en place un système d’administration de l’administration ; avec pour corollaire des frais de fonctionnement colossaux de 365 Mds €/an !

Mais, finalement, à quoi sert le fonctionnaire ?

A la mise en place d’une société de surveillance, à contrôler le système, à collecter et diriger les flux d’argent vers les personnes désignées pour les recevoir !

Les conséquences sont malheureusement parfaitement documentées :

-la valeur travail est dévaluée pour ne pas dire dénigrée (il n’y a pas si longtemps les socialistes promettaient même le revenu universel pour tous avec l’argent … des autres !),

-Le refus de travailler pour une part importante de la population … qu’il faut quand même entretenir !

-la mise en place d’une fiscalité confiscatoire qui fait fuir. En 2025, 800 multimillionnaires ont quitté le pays et, ne resteront à la fin que les pauvres car, ceux qui le peuvent quittent le pays ; estimant qu’il n’y a pas d’avenir dans un système où vous ne pouvez rien faire et que le si peu que vous faites est soumis à la confiscation fiscale et à des contrôles tatillons de l’administration.

-un développement inquiétant de la violence et de l’insécurité là encore parfaitement documentée qui fait de la France une zone spéciale en Europe.

-comme il n’y a jamais assez d’argent pour satisfaire tout le monde, malgré une pression fiscale tout à fait excessive, la situation se dégrade sans arrêt. Les hommes de l’Etat sont donc obligés d’emprunter l’argent qui manque de manière chronique pour payer ceux qui profitent du système … et c’est comme cela qu’on se retrouve avec 3.500 Mds€ de dettes !

Mais il faut être conscient que ce système vit ses dernières années car nous avons atteint les limites … et les révisions seront brutales !

Définitivement, tout ce qui précède confirme que le socialisme s’arrête quand on a fini de distribuer l’argent des autres !

Bien cordialement à tous !

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...
196 vues

C’est parti.

Sur BFM TV : https://www.bfmtv.com/politique/parlement/ces-38-deputes-l-ont-emporte-aux-municipales-la-liste-bfm-de-ceux-qui-partent-ou-restent-a-l-assemblee-nationale_AV-202603260507.html

Ma lettre que Le Ministre de l’intérieur recevra lundi, sauf… s’il lit ce blog. Sait-on jamais ?…

Objet : Mise en demeure d’organiser des élections législatives partielles consécutives à des vacances de sièges de députés

Monsieur le Ministre,

À la suite des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, plusieurs députés ont été élus maires.

En application des règles de non-cumul des mandats, ces parlementaires ne peuvent exercer simultanément les fonctions de député et de maire.

Il résulte de cette situation que les sièges de députés concernés sont devenus vacants.

L’article LO176 du code électoral définit les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vacant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc nécessairement élection partielle lorsque le député devient maire.

Par ailleurs, l’article dans son dernier alinéa prévoit très précisément que le suppléant remplace l’élu :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

 Dans le cadre de la loi, un non-choix dans le délai qui est imparti à l’élu ne peut pas être qualifié autrement qu’en démission constatée d’office (article L46-1). Toute autre interprétation, qui viserait à détourner la loi pour ne pas l’appliquer telle qu’elle est établie, ne serait pas conforme aux dispositions du code électoral.

En conséquence, la vacance des sièges concernés impose l’organisation d’élections législatives partielles.

À ce jour, aucune mesure de convocation des électeurs n’a été prise.

Cette abstention constitue une méconnaissance des dispositions du code électoral et du principe de représentation nationale.

Par la présente, je vous mets en demeure de procéder à l’organisation des élections législatives partielles correspondantes dans un délai conforme aux exigences légales.

À défaut d’une telle organisation dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, je me verrai contraint d’en tirer toutes les conséquences contentieuses.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

Nous allons voir la réaction de ces “abstentionnistes de la loi”.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (10 avis)
Loading...
277 vues

Tricheurs un jour, tricheurs toujours…

Sous réserve de vérification, 38 des députés s’étant présentés aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été élus et vont être maires.

Dans le cadre du principe de non-cumul des mandats, leur situation est réglée par l’article LO176 du code électoral, repris ci-dessous.

Cet article défini les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vaquant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations d’exception le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc élection partielle.

Enfin une dernière exception à cet article du code électoral est prévue :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

Conclusions :

Les suppléants de nos 38 députés récemment élus ne peuvent pas les remplacer et finir leur mandat, quand bien même la démission d’un député lui serait imposée en cas de non-choix par lui dans les délais impartis.

C’est la loi, votée par les députés de l’Assemblée nationale, ceux-là même qui prétendent s’en affranchir.

En effet, la presse nationale évoque la pratique qui voudrait que, s’il ne donnait pas sa démission et qu’elle lui soit donc imposée, le député élu maire puisse cumuler les deux fonctions à travers le suppléant qui a été élu avec lui au poste de député.

Mais nulle part la loi ne fait une différence entre une démission voulue ou une démission imposée.

Cette tricherie, si elle était avérée, est grave. La démocratie serait affaiblie puisque le même élu va avoir, à travers son suppléant — dont on peut supposer la dépendance – un pouvoir qui dépasse ce que la loi a prévu en interdisant les cumuls d’une façon claire et particulièrement détaillée.

Tricheur un jour, tricheur toujours. Cet épisode, largement désinformé par notre presse nationale toutes tendances confondues, donne une image assez claire de notre démocratie.

Et Bercy ? Et la terreur fiscale ? Qui pour nous défendre de ces tricheurs, voleurs, pillards ? MAIS NOS DÉPUTÉS… CQFD

Bien à vous

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (8 avis)
Loading...
166 vues

La démocratie est aux abois

En démocratie, le pouvoir politique — en réalité la force : police, armée et justice — est entre les mains de personnes élues, par période de cinq à dix ans selon les constitutions.

Ce pouvoir, flatteur et recherché, impose un travail constant de séduction qui doit étroitement coller à l’émotion majoritaire de la population.

Cet objectif demande un travail à plein temps. Les élus s’y consacrent totalement, ils ne peuvent assumer aucune autre activité. Séducteurs ils sont élus, séducteurs ils doivent rester, à tout jamais.

De ce fait, ils sont obligés de s’assurer la complicité d’autres pouvoirs pour organiser la bonne marche de la société, puisqu’ils sont occupés à plein temps par les serrages de mains et les cirages de pompes de leur clientèle…

Ces autres pouvoirs sont : le capital, l’administratif, le scientifique et le religieux.

L’idéal serait pour les politiques d’arriver à un équilibre de la fraction d’autorité à confier à chacun de ces pouvoirs.

Ce n’est jamais le cas. Le pouvoir n’est pas partageur, surtout quand c’est un autre qui paie les factures de ses excès. Car ce sont les politiques élus qui paient la facture des erreurs ou des excès éventuels des autres pouvoirs, à chaque élection.

D’où la complication, et la difficulté pour les électeurs de comprendre d’où proviennent les abus de pouvoir qui bousculent leurs libertés individuelles, leur vie de tous les jours.

Tout cela n’est évidemment pas un souci pour les sociétés autocrates car, bien qu’elles affrontent les mêmes problèmes, elles ne sont pas soumises aux élections et les contestations s’y règlent par la force, en l’absence d’élections.

On peut constater qu’affronter les élections pose un problème, mais gérer la force sans qu’elle finisse par se retourner contre celui qui l’emploie en pose un autre.

Précision : nous parlons des problèmes de ceux qui sont au pouvoir, pas de ceux qui le subissent — qui ne sont pas l’objet de ce billet.

Attachons-nous aux pouvoirs annexes :

Le pouvoir religieux

C’est le plus facile et le plus dangereux. Le politique qui le prend pour partenaire principal se retrouve face à des croyants. Ils sont naturellement dociles, mais pas les plus adaptables aux errements de la vie, qui demandent beaucoup de réactivité. Ce n’est pas leur point fort…

Le pouvoir scientifique

Rarement sollicité comme partenaire des politiques, il arrive cycliquement à l’improviste et met toujours un bazar monstrueux. On le voit aujourd’hui avec l’écologie et l’informatique. Ce pouvoir est incontrôlable, peu malléable : quand il se trompe, il repart rapidement comme il est arrivé ; quand il a raison, il s’impose définitivement. Il n’est pas un bon complice pour le politique.

Le pouvoir du capital

Nous arrivons là au partenaire traditionnel du politique. Sans lui pas d’économie, et sans économie pas de société. C’est dire à quel point le politique et le capital sont liés. Au point que chacun tente constamment de dévorer l’autre. Mais c’est impossible : il s’agit de deux espaces demandant des qualités et des aptitudes totalement contraires.
Capital et politique sont comme chien et chat, obsédés l’un par l’autre, inséparables et antagonistes.

Le pouvoir administratif

Couramment appelé bureaucratie, il est aussi développé au côté des politiques… qu’au côté du capital. En réalité, il n’est pas un vrai pouvoir. Il est un service.
Mais ce service peut se rendre si indispensable qu’il devient, de fait, le pouvoir.
Chaque fois qu’il subtilise le pouvoir à l’un de ses maîtres, la catastrophe n’est pas loin. N’étant pas fait pour décider mais pour exécuter, au meilleur de sa forme il lui manque toujours l’intuition, l’imagination — qui ne font pas partie de ses ressources.

La situation actuelle

Il n’est pas douteux que l’association des politiques avec le capital a fonctionné de la fin de la guerre aux années 70. Que le capital en a alors pris à son aise, favorisant ainsi son remplacement progressif par l’administratif comme partenaire privilégié du politique.

L’accès à ce pouvoir a gonflé la tête de l’administratif ; ceci ajouté à ses méconnaissances en économie, la faillite nous guette.

Le réflexe des politiques va être — il l’a déjà été aux USA — de se séparer des administratifs pour refaire alliance avec le capital.

Ce mouvement de balancier n’est pas en soi malsain, mais attention à ne pas prendre un escroc en guise de représentant du capital…

Les récentes élections municipales ont tâtonné vers cette voie, la réussite n’a pas été au rendez-vous. Le capital n’est pas encore organisé en responsable civique ; il est toujours à la traîne, dans une posture corruptive adaptée à la survie en situation de soumission aux politico-administratifs.

Peu de politiques évaluent la situation, car la population ne leur renvoie pas encore cette nécessité — ou pas de façon compréhensible — et ils ne sont que la projection de sa pensée.

Il va donc falloir attendre.

Avec le risque de voir la population manœuvrée par ceux pour qui la démocratie n’est pas la solution à leur souhait de pouvoir absolu et définitif — comme si cela pouvait exister…

En attendant, nous sommes à l’arrêt.

Situation de risque extrême dans un monde qui bouge constamment.

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
121 vues

La parabole du mouton noir

Les derniers évènements mondiaux ne sont pas de nature très réjouissante … même si les médias main Stream français polarisent leur attention, et celle de leurs lecteurs, sur des élections municipales à l’utilité plus que douteuse compte tenu de la quasi-totale absence de pouvoir des maires hormis … le fait de créer des baronnies locales basées sur le clientélisme !

Un peu de réflexion sur ce qui est en train de se passer …

La guerre au moyen orient :

D Trump, le fabuleux et meilleur président des Etats Unis (comme il se définit lui-même) qui escomptait recevoir le prix Nobel de la paix pour avoir fait stopper 8 guerres dont celle de la Russie contre l’Ukraine qui … dure toujours, a déclenché une guerre contre la mollarchie iranienne dont on commence seulement à mesurer les effets … essentiellement négatifs.

Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, D Trump, dans son génie invincible et furieux, n’avait pas du tout envisagé que les gardiens de la révolution iraniens, qui savent que la mort les attend si le régime s’effondre, puissent résister, refuser de capituler devant l’armada américaine et pire riposter avec des missiles et des drones mais aussi avec des mines afin de bloquer la circulation des cargos et pétroliers dans le détroit d’Ormuz !

D Trump et ses conseillers semblent avoir lourdement sous-estimé la capacité de résistance et de nuisance du régime iranien … qui est en train de prendre le monde en otage.

Cela ne serait pas vraiment grave si cela n’avait pas des incidences néfastes au niveau mondial !

Or, tout le monde sait, que la zone du détroit d’Ormuz est stratégique ; raison pour laquelle d’ailleurs personne n’avait, jusqu’ici,  osé s’attaquer à l’Iran par peur des retombées économiques catastrophiques d’un blocage de la circulation des cargos dans ce détroit qui n’est pas beaucoup plus large que le Pas de Calais (55 km contre 33 km entre Dover et la Cap gris nez) par lequel transite 30% du commerce mondial de pétrole.

Sur de sa supériorité militaire, D Trump et ses conseillers ont pensé que cette affaire serait pliée en 2 ou 3 semaines en provoquant l’effondrement du régime. Nous en sommes désormais à plus de 4 et, au pied du mur, ils ne savent plus comment arrêter cette guerre sans … perdre la face !

Curieusement, c’était le même raisonnement qui avait poussé A Hitler à attaquer l’URSS en 1941 : le régime soviétique allait s’effondrer comme un fruit pourri !

D Trump, qui n’a besoin de personne et méprise tout le monde (sauf V Poutine et B Netanyahu) cherche désormais une solution « honorable » pour son ego et pas trop dévalorisante pour les Etats Unis et a mis demeure, sous la menace, les pays européens, le Canada et le Japon, de contribuer à la réouverture du détroit. Ces derniers n’ont pu que constater qu’ils étaient passés d’alliés à simples et méprisables supplétifs corvéables à merci !

Cela rappelle étrangement l’attaque russe contre l’Ukraine avec cette fameuse opération militaire spéciale qui devait durer une semaine avec la chute rapide de l’Ukraine et qui a entamé, en février dernier, sa 5ème année !

Passons rapidement sur les causes de cette guerre déclenchée par les Etats Unis puisque D Trump change continuellement de version pour nous concentrer sur les effets : l’incidence du prix du baril de pétrole sur l’économie mondiale !

Chaque période tension internationale a provoqué un choc pétrolier avec des conséquences néfastes sur l’économie : inflation, récession, chômage, dettes …

Et ces effets vont devenir de plus en plus négatifs au fur et à mesure que la guerre dure … en raison de l’impossibilité pour les pays du golfe persique d’exporter leur pétrole et pour les pays développés mais aussi tous les autres d’acheter ce fameux or noir … dont on ne peut pas se passer ; et cela sans compter les dégâts occasionnés aux infrastructures de production endommagées par les missiles iraniens. Il faudra sans doute des mois voire des années avant de retrouver une production « normale ».

Car, malgré tous les efforts de nos technocrates bruxellois pour nous convertir à l’électrique éolien ou solaire instable mais grassement subventionné, le pétrole reste encore la principale source d’énergie … essentiellement dans les transports routiers, aériens et maritimes !

Et sans source d’énergie, l’économie mondiale s’effondre !

Nous en subissons aujourd’hui directement les conséquences en tant que consommateurs avec la hausse du cout de l’essence tout en n’oubliant tout de même pas que l’essentiel du prix est constitué par des taxes qui représentent quand même 140% du prix hors taxes !

Certains pays européens ont adopté des mesures pour limiter cette hausse mais en France, Bercy a décidé qu’on ne pouvait pas le faire : on n’en a pas les moyens ; alors qu’à bien y regarder, il s’agit essentiellement pour l’Etat de recettes fiscales supplémentaires puisqu’à chaque fois que l’essence augmente de 0.30€ … 0.18€ vont dans les caisses de l’Etat !

Outre cette escalade des prix de l’or noir, qui est passé en 3 semaines de 60 à 113$ le baril (puis de nouveau à 100$ ce mardi 24 mars en raison des déclarations de D Trump qui commence sans doute à mesurer l’ampleur des dégats occasionnés par sa guerre et fait désormais état de négociations fructueuses avec le régime iranien … démenties par ce dernier) d’autres effets négatifs commencent à apparaître avec notamment l’augmentation sensible des taux d’intérêts !

Et les taux d’intérêts, pour un pays comme la France, complètement surendetté « grâce » à l’irresponsabilité d’un président trop égocentrique pour s’occuper d’autre chose que de son image et à une classe politique d’une nullité absolument lamentable, c’est quelque chose de très important !

Or, ces taux sont en train de monter … très haut !

A ce jour, le taux à 10 ans de la dette française vient d’atteindre 3.8% (avant de se détendre à 3.73%) ; un plus haut depuis 2010 alors qu’il n’y a pas si longtemps la France empruntait à 0% !

Bien évidemment, cette hausse des taux va provoquer un renchérissement du service de la colossale dette de 3.500 Mds € accumulée grâce à l’irresponsabilité d’un président (au sens propre comme au figuré). Il devrait atteindre 70 Mds€ en 2026 puis probablement 100 Mds€ en 2027 ou 2028 !

Autrement dit, le service de la dette (le paiement des intérêts puisque la France ne rembourse pas ses dettes, elle emprunte à nouveau à chaque fois qu’un emprunt vient à échéance et ne paie que les intérêts) va littéralement exploser et devenir le premier poste budgétaire de l’Etat et de très loin !

Et bien évidemment, cette situation ne peut qu’empirer ; ce qui ne pourra que contribuer à fragiliser une situation déjà bien précaire …

En temps normal, alors que la France est pointée du doigt pour ses dérapages budgétaires et fiscaux, ses violations répétées et constantes du pacte de stabilité, une telle situation ne peut qu’amener à des complications sérieuses !

Sauvés par la crise ?

C’est sans doute paradoxal, et les français ne se rendent pas compte, mais cette guerre, et ses conséquences désastreuses, va les sauver, ainsi que les dirigeants français, du moins temporairement, d’une situation qui ne peut amener qu’à une mise sous la tutelle de la fameuse Troïka (BCE, Commission de Bruxelles et FMI) ; laquelle a œuvré en Grèce dans les années 2010-2015 lorsque cette dernière a fait faillite.

Pour bien fixer les choses, rappelons que la France se trouve actuellement à peu près dans la situation de la Grèce en 2010 à propos de laquelle j’ai publié, en 2017, un article qui reste totalement d’actualité car, les mêmes causes produisent … les mêmes effets !

Notre « grande chance » c’est que tout le monde va payer les conséquences de l’inconséquence de D Trump mais cela aura surtout pour mérite de faire passer temporairement au second plan nos errements financiers et budgétaires ; ils seront noyés dans la masse des problèmes économiques mondiaux !

C’est la parabole du mouton noir … ou comment, de près, on voit bien que le mouton est différent et d’ailleurs on ne voit que lui mais de loin on ne voit plus qu’un troupeau de moutons …

Tout cela pour dire que ces problèmes économiques mondiaux vont nous donner quelque répit avant le choc inévitable qui interviendra de manière absolument certaine sur la dette française ; car, il ne faut pas se faire d’illusions, la situation de la France est catastrophique et nous finirons inéluctablement par en payer le prix !

En effet, la BCE, pour amortir le choc, va nécessairement se lancer dans l’émission monétaire comme elle l’a fait à l’occasion de la crise de 2008-2009 (crise des subprimes), de 2010-2015 (crise de la dette européenne), 2020-2021 (Covid) ; et cette « aide » sera distribuée uniformément aux pays membres de la zone € pour leur permettre de faire face à une probable récession économique qui peut s’avérer assez violente si le conflit dure …

Et nos difficultés budgétaires seront noyées dans la masse et nous donneront un peu de répit … car, qui va se soucier des dettes de l’Etat français alors que tout le monde va être en difficulté ?

Ainsi donc et paradoxalement, malgré d’évidents effets négatifs, ces perturbations mondiales liées à l’incidence de la guerre au Moyen Orient vont offrir un répit à la France dans sa course à l’abime … Toutefois, il faut être conscient que les dirigeants français ne mettront absolument pas à profit ce répit, qui ne peut être que temporaire, pour remettre de l’ordre dans les finances publiques. Nous continuerons à nous enfoncer dans des dettes incommensurables ; impossibles à rembourser … sans une réforme de la dépense publique.

Bien évidemment, le jour où tout sera revenu dans l’ordre, on ne manquera pas de voir à nouveau le mouton noir français … et, dans la zone €, on ne verra plus que lui !

Nous y reviendrons dans une série d’articles sur la « faillite inéluctable de la France ».

Bien cordialement à tous !

 

 

 

 

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
151 vues

Il n’est pas difficile de prédire le passé…

Puisque tout n’est que renouvellement, les prédictions sont évidemment prises dans ce mouvement et reviennent à prédire le passé. Est-ce pour autant facile ?

Pas vraiment. Lorsqu’il y quatre ans, alors que la Russie s’apprêtait à envahir l’Ukraine, j’évoquais l’idée qu’il s’agissait du début de la troisième guerre mondiale, j’étais très isolé.

Quatre ans plus tard, nous avançons imperturbablement dans cette direction, sans perspective de retour en arrière à ce jour. Le moyen orient n’est qu’une excroissance de la guerre totale en devenir qui, sous des apparences différentielles, répond à une situation globale ordinaire : le besoin de règles identiques pour tous les hommes de toute la planète.

L’accélération des déplacements, mais aussi plus particulièrement de la communication, impliquent la nécessité d’une pensée organisationnelle mondialement structurée.
Nous assistons au début du processus de la disparition des nations, avec toutes les violences qui lui seront inévitablement liées, puisque chacune imagine pouvoir imposer ses règles, ce qui n’a pas de sens.

En réalité deux blocs s’opposent, dont l’un n’a pas la conscience de lui-même.

Le bloc libéralc’est lui qui n’a pas la conscience de lui-même. L’eau du bain à bonne température, ni trop chaude ni trop froide, n’est pas perceptible – est repérable à deux caractéristiques : la liberté individuelle et son moyen d’existence la propriété individuelle.

Le bloc collectif – réel ou simulé – où une élite gouverne une masse domestiquée aux libertés entravées, intégralement soumise au pouvoir, mais susceptible de se satisfaire de cette situation si ses besoins fondamentaux sont satisfaits.

Ces deux blogs sont incompatibles dans le cadre d’une gestion mondiale unifiée, qui s’imposera en parallèle de notre accès à de vastes espaces extraterrestres, dont nous sommes à ce jour sur le seuil d’entrée.

Qu’attendre de cette guerre inévitable ?

D’abord, comme toujours : la misère. La guerre n’est que misère, et ce ne sont pas les décorations ou hochets largement distribués au vainqueur qui peuvent y changer quoi que ce soit.

La misère pour combien de temps ? Je dirais longtemps, très longtemps…

Puis, évidemment, la sortie de cette misère et une organisation plus forte et plus pérenne qui nous permettra les voyages dans l’univers, probablement différents de ce que nous pouvons imaginer à ce jour.

Le libéralisme sera vainqueur, lorsqu’il aura débusqué et maîtrisé ses usurpateurs. Car l’équité sera la maîtresse du monde. Aucune structure organisationnelle collective ne peut survive à l’absence d’équité.

L’équité n’est pas l’égalité, elle est l’acceptation de ce que l’on est et de ce que sont les autres, pour que chacun ait la part qui lui est due, dans les échanges incessants, matériels ou immatériels, qui régissent la vie des hommes.

Le collectivisme n’imagine pas l’équité au niveau de chacun, de ce seul fait il est définitivement discrédité pour gagner le conflit qui s’engage.

L’équité ne vaut que respectueuse de chacun.

La collectivité, elle, n’a nul besoin d’équité, mais uniquement d’efficacité : sous réserve du respect qu’elle doit accorder à chacun, elle s’impose naturellement à tous. Mais seulement ponctuellement. Sa nécessité est par essence éphémère, donc ponctuelle.

Dans le cadre de cette pensée on perçoit où sont les antagonismes, comment vont évoluer les forces en présence, ceux qui seront en première ligne et les autres.

Enfin, pas encore très clairement, et les équilibres et alliances évolueront avec le temps, qui sera long. D’autant que les combats ne seront pas fatalement internationaux, ils pourront aussi prendre la forme de guerres civiles, alimentées par les deux organisations antagonistes.

Nous ne verrons pas la fin de tout cela, le temps long pouvant se compter en siècles.

Vous trouvez que je n’ai pas le moral, que ma vision est morbide, gratuitement négative ?

Je ne vois moi que la continuité de ce qui existe depuis fort longtemps, que les progrès fulgurants de la science et de la technique vont pousser à son paroxysme, qui impliquera un terminus, que j’espère heureux.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 3,86 sur 5 (7 avis)
Loading...
156 vues

Quand la planète entre en ébullition !

Quand la planète entre en ébullition !

Rarement contrastes auront été aussi grands. Les élections municipales françaises se tiennent dans un cadre quai inchangé depuis le Moyen-Âge, tandis qu’une force militaire immense et ultramoderne tente de ramener à des mœurs civilisées une dictature du Proche-Orient se réclamant d’un Prophète mort en l’an 632 de notre ère.

A la Révolution, la France comptait 44 000 paroisses, qui sont devenues 36 000 communes…et le sont restées. On peut oublier les quelques regroupements de communes, qui n’ont fait que compliquer leur nom mais n’ont rien changé à ce fait extraordinaire : la paroisse est le lieu où les Français aiment vivre. Pour être tout à fait juste, il convient de dire que cette extraordinaire organisation de l’Eglise de France n’est rien d’autre que celle de l’Empire romain, auquel elle a succédé quand Constantin est devenu chrétien. Depuis, les Français coulent des jours heureux dans leurs paroisses, à moins que les guerres et les jacqueries ne viennent les rattraper. On pourrait appeler notre histoire « les jours paisibles d’un peuple chrétien », si l’on ne craignait d’être provoquant à l’égard de ce que ce peuple est devenu.

Il reste quelque chose de la vie en paroisse : la maison avec jardin, qui est l’idéal de vie des Français (et de pas mal d’autre peuples). Vivre tranquille est une ambition presque universelle chez homo sapiens, ce qui est finalement très contradictoire avec sa passion pour la guerre et la dispute, mais qu’il lui faudra soutenir encore longtemps, au moins tant qu’il n’aura pas fait la paix avec ses instincts de grand singe. Admettons que l’histoire humaine nous réserve encore de grandes difficultés, mais restons cependant confiants, l’existence de miracles étant avérée, même si leur rareté interroge.

Les projets humains ont quelque chose de confondant. Les compagnies aériennes prévoient de doubler le nombre de leurs avions en vingt ans, tandis que l’on voit s épanouir sur nos mers et nos océans d’immenses paquebots que les villes historiques qui les bordent ne peuvent plus accueillir et interdisent désormais. Le monde est devenu trop petit pour l’homme. C’est sans doute pourquoi il songe à aller voir ailleurs dans l’univers s’il compte des semblables avec qui il pourrait nouer de sympathiques relations, même si aucun être humain n’a jamais fait ce genre de rencontre sauf dans des films américains. Il y a d’ailleurs dans le personnage de Donald Trump quelque chose de ce cinéma qui fait se demander au spectateur s’il rêve éveillé.

En même temps, les hésitations manifestes du président américain ont quelque chose d’humain et de trop humain qui fait planer un climat d’inquiétude sur son entreprise guerrière, que vient cependant contredire la détermination affichée du premier ministre israélien. Si toutefois, en tant qu’Européen, on veut adopter une attitude rationnelle dans le conflit qui vient de se déclencher, on doit se poser quelques questions essentielles. La première concerne évidemment la guerre. Celle-ci a accompagné toute notre histoire, à l’exception de la période récente, depuis la moitié du XXe siècle quand s’est achevée la 2e guerre mondiale et que s’est constituée l’Union européenne. Les Européens ont voulu croire à « la fin de l’Histoire », qui allait leur permettre de vivre dans le confort de l’Etat-providence. Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que cette assistance généralisée des citoyens allait les démobiliser civiquement et leur faire commettre la plus grave imprudence qui soit, celle qui consiste à croire que tout le monde vous aime.

Il n’a cependant pas fallu longtemps aux Européens pour se réveiller. Les gens de l’Est n’avaient pas eu le temps de s’endormir, après un demi-siècle passé dans la rigueur du communisme. Les Scandinaves, eux, malmenés par l’immigration, étaient en cours de réveil et ont poursuivi sur leur lancée, tandis que Macron, qui vit flamberge au vent, a pu continuer à se raconter des histoires et à se mettre en scène, et que les Allemands, qui s’arment comme ils respirent, ont fait comme d’habitude. Nous voilà donc tous ensemble à nouveau debout, même s’il y a encore loin de la posture à l’action et que cela va nous coûter très cher.

Mais le point majeur reste et va rester la qualité des hommes et, bien sûr, celle des femmes. Nos écoles, même les grandes, laissent à désirer. Les meilleures préparent à des fonctions de haut niveau, mais celles-ci se déroulent dans un climat peu réaliste, celui d’un siècle voué au loisirs et non à la construction rude d’un avenir, tandis que parés d’un précieux et illusoire viatique universitaire, beaucoup de nos  jeunes gens sombrent dans la désillusion, l’amertume et la révolte.

J’entends sur les plateaux des discussions entre gens de gauche sur le socialisme. Ils ne se rendent pas compte qu’il ne peut plus y avoir de socialisme dans le monde occidental où toutes les conquêtes matérielles ont été réalisées – et au-delà – alors que là où les milliards d’hommes qui n’ont pas encore accès au progrès matériel, ils n’ont qu’une idée en tête, celle d’y parvenir. La compétition va donc être très rude et les Occidentaux vont faire figure de privilégiés, bien loin de celle de « damnés de la terre » qui les a longtemps désignés. Ils ne devront donc plus songer à se faire plaindre, mais à honorer la condition humaine. C’est un défi autrement plus engageant que la pleurnicherie sociale.

Claude Reichman

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,56 sur 5 (9 avis)
Loading...
142 vues

Le bonheur est au pied de l’arc en ciel.

Amer constat ? Non pas vraiment. Effectivement le bonheur n’existe pas en tant qu’objectif, inutile de courir à sa recherche. Pas plus qu’il ne faut le refuser lorsqu’il surgit soudainement, vous transporte dans un espace éphémère de félicité, pour vous laisser tomber ensuite comme une merde. Si par cas il s’attardait sur vous, comptez sur les autres pour l’éradiquer de votre espace, sans cesse et en toute urgence.

J’ai présent dans ma mémoire, presque dans ma rétine, ce jour d’été du début des années 2000 où, le temps d’une pose, je regardais la mer depuis le balcon de ma maison. Le ciel était bleu. Dans la cour étaient garées la mini décapotable de mon épouse et ma jaguar. Mon compte en banque était correctement rempli et ma conscience était tranquille. J’avais, à la louche, soixante ans.

Nos enfants suivaient un parcours raisonné et raisonnable, mon épouse était, depuis presque quarante ans alors, une personne admirable. Bien sûr nous avions perdu un enfant aimé de 18 ans, à l’occasion d’un accident de la route lié au début de l’usage détourné de la signalisation routière. Un immeuble, dans lequel habitait un élu, avait dérogé aux règles en donnant la priorité à la sortie de son parking sur le boulevard qui le bordait. Le conducteur de la moto sur laquelle avait pris place notre fils a mal apprécié la situation lorsqu’un automobiliste a forcé sa priorité en sortant du parking. Il l’a percuté de plein fouet. Je ne saurai jamais si notre fils aurait pu être sauvé, ses organes ont été prélevés pour distribution, mon consentement volé.

Il a fallu vivre avec ce chagrin incommensurable, sans endosser le rôle de victime sociétale qui nous tendait les bras. Mais c’était lui qui avait perdu la vie, pas nous, nous lui devions de ne pas faiblir, de ne pas utiliser son malheur.

Vu de mon balcon ce jour-là mon bonheur était sans tâche. Tout ce que je possédais était issu d’une vie de travail et de service à mes clients, mais aussi à la société à l’occasion de divers bénévolats. J’avais toujours refusé toute corruption intellectuelle ou matérielle. Je n’étais sans doute pas parfait, évidemment, mais j’avais fait en sorte de respecter les autres et leurs biens, en m’efforçant de lier mes revenus à des prestations ou des enrichissements au profit de mes partenaires, jamais à des situations douteuses ou préjudiciables aux autres.

Ce jour-là, je me sentais heureux et en sécurité.

C’est alors que la société a été prise d’une pulsion destructrice à mon encontre, alors que je l’avais servie efficacement et loyalement.

Une bande de prédateurs psychopathes, domiciliés à Bercy, m’est tombée sur le dos. Mettant en avant des arguments inattaquables de solidarité et de devoirs collectifs, ils inventèrent des dettes artificielles, si irréelles que cela me parut grotesque et de peu d’importance.
Je n’avais pas compris que le problème tenait au fait qu’ils représentaient les autres, pour lesquels mon bonheur était insupportable. Que peu importait la réalité, seul comptait la destruction de mon illusion de bonheur, contrepoint de la médiocrité de leur propre bonheur.

Il n’y avait pas d’issue possible, il n’y en a pas eu.

Ces psychopathes fonctionnent en multitude, ils englobent la force, la violence aveugle, la justice d’Etat, l’Etat lui-même, nul ne peut leur échapper, nous sommes leurs otages, leur ciment est le mensonge. Pour imager la situation disons que vous avez le choix entre Epstein et l’Abbé Pierre, face à eux.

Mais je vais vous faire une confidence. Ces connards s’acharnent sur moi depuis plus de vingt ans, effectivement ils m’ont tout pris, ils mettent ma vie en danger, ils finiront par me tuer sans doute, mais cela n’exerce aucune influence sur mes rapports au bonheur.

J’ai compris que ce sont des malades planétaires, renouvelables et incurables à l’infini, que nul ne peut les éviter. Mais qu’ils ne peuvent pas empêcher le bonheur de frapper à votre porte et de passer un peu de temps avec vous quand il le décide, même au fond du trou.

Le bonheur ne nous appartient pas, mais il ne leur appartient pas non plus. Il est là, quand il le veut et sous la forme qu’il décide, il suffit d’être prêt à le recevoir.

Bon, sur ce, je vous laisse, je vais me préparer, pour le cas où il passerait aujourd’hui… ou demain.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (8 avis)
Loading...
187 vues

Un modèle … d’incurie administrative !

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec vous le problème des fraudes dont sont victimes certains garages automobiles qui agissent en tant qu’opérateurs auprès de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) ; laquelle est chargée de la délivrance des cartes grises des véhicules vendus en France.

Cette affaire a été mise sur le devant de la scène en raison d’un rapport de 64 pages de la Cour des Comptes et la presse, dite spécialisée, s’est évidemment emparée de cette information … notamment en raison de son côté « spectaculaire » !

Ces « spécialistes », qui bénéficient d’une carte de presse et qui nous expliquaient il n’y a pas si longtemps que l’hydrogène était l’avenir automobile avant de rétropédaler piteusement, nous racontent une histoire qui ne recouvre que très partiellement la réalité ; ce qui amène à se poser la question : ont-ils lu le rapport de la Cour des Comptes et ont-ils interprété correctement les conclusions formulées ?

L’essentiel du problème est rapporté in extenso ci-après avec cet extrait du rapport de la Cour :

La suppression des guichets accueillant le public dans le réseau des préfectures, mise en œuvre en 2017 dans le cadre du plan « Préfecture nouvelle génération » (PPNG), a conduit à une dématérialisation complète des démarches d’immatriculation des véhicules et à une externalisation massive des opérations d’enregistrement dans le SIV au profit d’opérateurs privés, professionnels de l’automobile principalement.

Afin de prendre le relais des quelques 1900 agents qui opéraient auparavant dans les guichets « cartes grises » des préfectures, le ministère de l’intérieur a délivré des habilitations d’accès direct au SIV à un nombre très élevé d’opérateurs privés (ils étaient 39000 en 2020 et près de 32000 en 2025) ; cette large ouverture a été opérée au prix de formalités délibérément peu contraignantes et de contrôles sommaires, en vertu d’une logique de « confiance a priori » ; ces professionnels habilités réalisent à ce jour plus des trois quarts des quelque 32 millions d’enregistrements effectués chaque année dans le SIV.

La Cour des Comptes agit normalement dans le cadre de sa mission en dénonçant les erreurs, fautes ou insuffisances de l’administration … Seulement, quand on lit ce rapport, ce qui frappe les esprits, c’est la vision technocratique des problèmes abordés qui évoque les dérives d’une externalisation non maîtrisée et l’impératif d’une reprise en main urgente par l’État.

Les articles de presse nous parlent de fraude fiscale, de recrudescence des grands excès de vitesse, etc. … Tous les poncifs de nature à exciter le pauvre contribuable de base y passent !

Mais, ce qui est encore plus impressionnant, ce sont les commentaires des internautes en réaction à cet article.

La réaction est quasi unanime et fustige la privatisation du service et la renonciation, pour des motifs d’économies, aux guichets assurés par les fonctionnaires des préfectures …

Autrement dit, les chiffres les plus fous circulent, personne ne vérifie rien mais le réflexe bien français s’exprime chez les lecteurs : si ça fonctionne si mal, c’est à cause de la privatisation du service et, conclusion imparable, il faut plus de fonctionnaires. Il est à noter que certains commentaires font une analogie avec la privatisation de l’exploitation des autoroutes avec la vieille antienne : l’Etat s’est fait arnaquer par Vinci et autres consorts !

Ainsi donc, alors que nous savons que la France est un pays suradministré, qui étouffe sous les contraintes et qui est littéralement ruiné par son administration, la seule conclusion est qu’il faut encore plus de fonctionnaires !

Cela en dit long à propos du réflexe étatiste de la mentalité française et explique quelque peu l’impossibilité de toute réforme …

Car, il faut souligner que pas un seul des 58 commentateurs n’a pris la peine de vérifier ce qu’il affirme et que, du coup, tous, sans exception, affirment … n’importe quoi. A leur décharge, on peut juste reconnaitre, que l’article ne contient pas de lien renvoyant au rapport de la Cour des Comptes. Toutefois, cela ne constitue pas une raison ou une justification suffisante car le rapport est très facile à retrouver en utilisant l’adresse internet de la Cour des Comptes.

Autrement dit, il suffit d’utiliser quelques termes bien choisis pour que les commentateurs plongent, par réflexe, dans des arguments erronés que  personne ne viendra  contredire !

Il n’en demeure pas moins que les conclusions de la Cour des Comptes sont cataclysmiques en évoquant une fraude massive portant sur plus d’un million de véhicules ( !?!), des fausses cartes grises en quantité industrielle et un manque à gagner pour l’Etat estimé de 550 Millions € se ventilant entre 255 millions€ de contraventions pour excès de vitesse et d’amendes de stationnement non réglées et près de 300 millions € de taxes d’immatriculation non perçues.

Et pourtant, il apparaît évident que ce qui est publié ne constitue qu’une estimation au doigt mouillé : on nous annonce qu’un million de voitures munies de fausses cartes grises auraient été mises en circulation à partir de 291 faux garages ce qui fait rien moins de 3.400 voitures immatriculées par faux garage sur la seule période 2022-2024 !

La Cour des Comptes évoque le cas d’un professionnel habilité qui, à lui seul, a enregistré près de 265 000 opérations dans le SIV au profit de garages fictifs au cours des trois dernières années !?!

A ce stade, il convient d’opérer un partage entre les faux garages et les vrais garages piratés.

Concernant les faux garages, on n’est plus dans la fraude, on se situe dans l’industrie et, chose incroyable, personne n’aurait rien vu au sein de l’ANTS alors que les cartes grises ne peuvent être émises que contre paiement ; lequel a priori ne peut évidemment pas intervenir. Et pourtant, on a évoqué l’émission de plusieurs milliers de fausses cartes grises en une nuit !

Concernant les garages piratés, ceux-ci n’ont évidemment pas manqué d’avertir l’autorité administrative eu égard aux tentatives de prélèvements infructueuses donnant lieu à des incidents bancaires (pour l’un c’est 830.000 €) ! Cet aspect n’est d’ailleurs pas évoqué par le rapport de la Cour des Comptes qui apparaît très incomplet à cet égard.

En tout état de cause, la seule conclusion véritable utile que l’on peut en tirer est que les mesures de cyber sécurité de l’ANTS ont été absolument lamentables et on ne peut parler que d’incurie administrative ! La Cour des Comptes écrit d’ailleurs : « Des fraudes massives nourries par l’inaction de l’État » !

Il convient donc de rétablir quelque peu les faits même si nous ne disposons pas de tous les éléments :

-le rapport nous parle de 30.000 opérateurs privés mais ce que ne dit pas clairement le rapport, c’est que ce ne sont pas eux qui délivrent les cartes grises. Ces opérateurs ne sont que les intermédiaires habilités entre l’acheteur d’une voiture et l’ANTS comme c’était déjà le cas avec les garages lorsque vous achetiez une voiture neuve (ou d’occasion) auprès de ces entreprises et qu’il fallait passer par les services de la préfecture.

-par voie de conséquence, ces garages ne contrôlent pas le SIV (système d’immatriculation des véhicules qui est la base de données gérée par  l’ANTS) et d’ailleurs la Cour des Comptes parle de « Cette large privatisation des accès directs au SIV a ouvert des brèches qui ont permis à tout le spectre de la criminalité (de la petite délinquance au crime organisé) de pénétrer avec facilité dans ce système d’information » ce qui ne veut absolument pas dire que le service a été privatisé !

-ainsi donc, contrairement à ce que laissent penser les articles, et contrairement à ce que pensent les commentateurs, il n’y a pas eu de privatisation et l’ANTS n’est pas une société privée. L’ANTS est bien un établissement public … c’est un organisme administratif dont les dirigeants successifs sont d’ailleurs tous des hauts fonctionnaires. Cet aspect, qui peut paraitre normal pour un établissement public, ne préjuge toutefois en aucun cas de la compétence de ces personnes à gérer un tel organisme ! (Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc , Jérôme Letier, Xavier Brunetière tous énarques, hauts fonctionnaires, anciens préfets) ; lesquels n’ont évidemment pas été sanctionnés pour leur incurie …

Et c’est bien là le fond du problème car, visiblement, ils ont été incapables de prendre les mesures suffisantes pour assurer la sécurité du SIV !

-en fait, si l’on se donne la peine de lire le rapport de la Cour des Comptes, on  comprend qu’en fait, au-delà d’une phraséologie typique de l’administration française, ce sont bien les services de l’Etat qui n’ont pas fait leur travail du fait d’une absence de sécurisation des services du SIV car : « l’État n’a pas souhaité mettre en place des contrôles en amont des enregistrements dans le SIV, afin de donner la priorité à une délivrance rapide des certificats d’immatriculation ». Au-delà du fait que la rapidité n’a jamais été de mise (avec des délais d’instruction parfois de plusieurs semaines), cela prouve surtout l’incompétence, encore une fois, à la fois de l’Etat et de ses hauts fonctionnaires qui n’ont pas su prendre les mesures nécessaires pour endiguer la fraude ; surtout lorsque l’on apprend, par ailleurs, que les identifiants pour se connecter au SIV n’étaient que des codes à 4 chiffres qui peuvent être crackés en moins d’une minute avec un logiciel spécialisé !

-la nécessité d’une reprise en main par les services de l’Etat porte en fait sur la sécurisation des accès au SIV car les failles proviennent exclusivement d’un défaut de sécurisation d’accès au SIV qui était ouvert à trop d’intervenants sans véritable vérification préalable. La Cour demande une « Réduction drastique des habilitations et mise en place d’un contrôle automatique en amont des demandes d’immatriculation »:

-on ne peut pas faire d’analogie avec les sociétés concessionnaires des autoroutes qui sont bien, elles, des sociétés privées ; et si elles gagnent de l’argent c’est qu’elles sont bien gérées alors qu’a contrario la gestion des autoroutes par l’Etat était absolument calamiteuse ! Mais, bien évidemment, l’automobiliste de base ne voit que le montant des péages qu’il doit acquitter en mettant leur montant sur le dos des concessionnaires assimilés à des profiteurs. Enfin, que les contrats de concessions aient été mal négociés par les représentants de l’Etat est probablement une évidence mais on n’attire pas des investisseurs ou des exploitants avec l’assurance de faire des pertes et d’expérience il s’avère que les fonctionnaires sont très souvent de très mauvais négociateurs car ils interviennent pour le compte d’une puissance publique ; sans considération réelle pour les aspects économiques et financiers puisque l’argent qu’ils gèrent n’est pas le leur et que jamais ils ne seront responsables de leur mauvaise gestion ! Précision importante destinée à dissiper toute ambiguïté : l’Etat reste toujours le propriétaire des autoroutes ; seule leur exploitation a été confiée à des sociétés privées pour une durée déterminée.

Enfin, d’un point de vue plus général, il faut aussi souligner que ce sont les excès fiscaux de l’Etat fonctionnaire qui sont souvent la cause de la fraude car la tentation est forcément grande de tenter d’échapper au malus fiscal à 80.000 €, à l’omniprésence des radars ou encore aux frais de carte grise qui s’élèvent désormais à 60€ par cheval fiscal ; ce qui amène la moindre immatriculation à plus 500 € de taxes !

Conclusion qui s’impose : il convient donc toujours de faire attention à ce que l’on lit … car de l’information à la manipulation, le fossé est quelque fois bien étroit !

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
142 vues

Pour en finir avec les guerres de religion !

Pour en finir avec les guerres de religion !

Sur les 8 milliards d’êtres humains qui vivent sur terre, 5 milliards sont des adeptes de ce qu’on appelle les grandes religions (Christianisme, Islam, Hindouisme, Bouddhisme). Et les autres hommes, sont-ils athées ? Pas du tout. Ils appartiennent à des religions de moindre effectif, mais pas de moindre foi. Le fait religieux est donc universel. Ce qui a fait dire à Mark Twain que « l’homme est un animal religieux et qu’il est même le seul à l’être ». Il est de fait que votre chien ou votre chat ne pratique aucune religion, même s’il vous est fidèle.

Huit milliards d’hommes religieux sur huit milliards d’habitants sur la planète, c’est la garantie de conflits perpétuels pour l’humanité. Et il est de fait que dans les temps historiques, les guerres de religion n’ont pas cessé, et qu’elles se poursuivent allègrement aujourd’hui. La guerre que mènent les Américains et les Israéliens contre les Iraniens et leurs alliés du Liban peut passer pour être géostratégique, mais le fait qu’elle oppose des chrétiens alliés à des juifs à des chiites musulmans ne peut être ignoré. Le fait fondateur des relations humaines est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité pour les hommes de vivre ensemble. Ils le font très bien, depuis les origines, mais à condition d’être semblables. Aux temps préhistoriques, être semblables signifiait qu’on habitait le même village et qu’on massacrait les habitants du village voisin si on les rencontrait par hasard. Les religions se sont presque toujours surajoutées aux ethnies, ce qui a donné aux guerres un caractère sacré et beaucoup plus de sauvagerie, car rien ne vaut un conflit religieux pour atteindre les sommets de l’horreur.

Je me souviens d’une pièce de Jean-Claude Grumberg, auteur juif militant, qui racontait la vie d’une famille immigrée confrontée à l’arrivée de cousins étrangers s’invitant chez eux et qui leur envoyait une lettre disant qu’ils les accueilleraient avec plaisir « pendant quelque temps », ce qui signifiait « pas trop longtemps ». L’auteur n’était pas dupe de son militantisme. Les exemples abondent de ces cohabitations non souhaitées et qui se terminent mal. Tant qu’elles sont contenues dans une société qui a fait de la tolérance et de l’inclusion ses valeurs de référence, les choses se passent à peu près bien, mais il ne faut pas grand chose pour les faire déraper. Et ces fameuses valeurs ne pèsent pas lourd quand elles sont confrontées à de vifs conflits d’intérêt ou de caractère.

C’est tout le problème de l’immigration. Qui est avant tout dominé par le nombre. Et qui n’est d’ailleurs que le problème des foules. Ayant créé un syndicat médical libéral, je demandai un entretien au ministre des affaires sociales afin de m’assurer des conditions de la représentativité. Le ministre me fit recevoir par son directeur de cabinet, un énarque fort aimable, qui me délivra ainsi sa leçon : « A cinq pour cent de l’effectif professionnel, vous ne pouvez prétendre à la représentativité. A dix pour cent, vous êtes incontournable. A vingt pour cent, vous êtes le patron ». Cet homme avait un beau destin devant lui, puisqu’il devint un important ministre de la République. Je me demande souvent, quand je constate le caractère brûlant de l’immigration en France et les troubles soulevés, comment ce garçon qui a été présent dans la plupart des gouvernements ayant autorisé ces mouvements de population, avait pu rester indifférent aux problèmes ainsi créés, alors qu’il en mesurait parfaitement les conséquences. Mystère du pouvoir.

L’essentiel ne demeure pas moins le choc des religions. Les rendre paisibles ne paraît pas hors de portée pour celles qui se sont assagies avec le temps et grâce à leur substratum fondamental. Le christianisme ne pose ainsi plus aucun problème de violence ni d’intolérance. Il n’en est pas de même pour l’islam, qui n’a jamais rompu avec son refus violent d’admettre les non-musulmans et sa volonté farouche de les conquérir pour en faire des « dhimmis », des soumis. Musulmans et hindouistes se battent inlassablement en Inde, et ainsi de suite. La tentation est forte de dire avec accablement : « Mais cela ne s’arrêtera donc jamais ! » Je vais risquer une hypothèse, et je comprendrai très bien qu’elle suscite l’incompréhension de mes lecteurs.

Je pense que le principal facteur de l’évolution des sociétés humaines est la télévision. Elle montre à  tous le mode de vie occidental. Certes, celui-ci est loin de n’avoir que des qualités, mais il offre le spectacle de sociétés le plus souvent tolérantes et ouvertes aux évolutions du monde moderne. Avec le prestige qui s’attache à l’aisance matérielle et à la séduction de relations charmantes entre les hommes et les femmes. Je sais que les violences existent entre les sexes et que les conduites responsables ne sont pas toujours la règle, mais comme le dit un jeune humoriste, « Vous connaissez beaucoup de gens qui, à la chute du mur de Berlin, se sont enfuis à l’Est ? ». Alors qu’on me permette de citer une des meilleures répliques du cinéma américain. A Robert Mitchum détective privé, qui lui donne un baiser fougueux, sa partenaire, qui ne l’a pas engagé pour cela, demande : « Et que faites-vous quand vous n’embrassez pas les jeunes femmes ? », Mitchum répond : « Je prie, avec les autres moines. »

Claude Reichman

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 2,67 sur 5 (3 avis)
Loading...
172 vues

On nous rejoue le coup du pétrole.

En 1973 : « j’étais là », quand l’inflation a frappé. Quand pendant des années toute l’activité économique a vécu au rythme de contrats indexés, quand les taux bancaires caressaient les 15 %.

A cette époque la consommation dépassait largement les possibilités de la production, ce qui était dû à la vogue du Keynésianisme qui prétendait que l’économie est basée sur la consommation et non sur la production.

Une demande folle, ne reposant que sur les vannes ouvertes du crédit, non satisfaite, généra l’inflation, qui pénalisa le pouvoir d’achat des producteurs de pétrole, alors en pleine ascension. Ils augmentèrent leurs prix. Conséquence et non cause.

Les politiques, qui probablement avaient compris que ce soufflet artificiel allait rapidement retomber, firent porter le chapeau de leur démagogie Keynésienne aux monarchies pétrolières, qui, et c’est amusant, en furent fières. L’histoire était écrite, la vérité encore une fois tordue.

Aujourd’hui : rebelotte.

Poutine engage la troisième guerre mondiale. Mais il se casse le nez sur une population déterminée à ne plus être les esclaves des Russes. Qu’importe qui est qui, c’est là le nœud.

Poutine est en échec relatif, il a le nombre et le fric pour lui à travers ses matières premières. Mais il s’affaiblit.

L’Occident pense pouvoir en profiter pour se refaire une santé, notamment en reprenant la main sur le pétrole du moyen Orient. Oui mais, une bande d’escrocs a déjà mis la main sur ce pétrole, en effaçant sa population à l’aide d’obscurantisme et de violences. Ces escrocs pensent se maintenir jusqu’à la faillite annoncée de l’occident toujours vautré dans son Keynésianisme, qui a muté en techno-égalitarisme.

Ce n’est pas impossible.

D’où alors, effondrement de la monnaie. Situation qui ressemble de l’extérieur à l’inflation par la rareté des biens, mais qui est ici en réalité  liée à la dévalorisation monétaire par la dette non remboursable. Les conséquences sont beaucoup plus graves.

Et, nouvelle entourloupe, les politiques dont la responsabilité dans la dette, démesurément amplifiée par la guerre, est colossale, se défaussent auprès de leur population en prétendant que c’est la faute du pétrole.

Notez, ils auraient tort de se priver de ce mensonge qui les absout, puisque la population en redemande.

Nous sommes de nouveau au fameux point d’énigme : quel que soit le régime, qui a le pouvoir ? Dirigeants ou population ?

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
159 vues

L’essence du gouvernement

La guerre en Iran embarrasse fortement les hommes au pouvoir car elle met en évidence deux faiblesses criantes … particulièrement désagréables !

-la guerre s’est déclenchée sans que le gouvernement français en ait été averti.

Il a donc été mis devant le fait accompli. Il faut être conscient que tout le monde s’attendait à l’attaque américano-israélienne, moi le premier, donc personne n’a vraiment été surpris.

Néanmoins, là où les autorités françaises estiment avoir subi un affront relevant essentiellement de l’égotisme, c’est en raison du fait qu’on ne leur en a pas parlé avant et que, d’évidence, elles ont été tenues pour quantité négligeable par D Trump et les israéliens. Cela évidemment marque mal vis-à-vis de la population française même si la côte d’E Macron est légèrement remontée depuis le début de cette guerre.

Évidemment, l’image de la France, de sa force et de sa crédibilité internationales en ont pris un coup … de plus !

Notre président a donc décidé de rattraper le coup en se rendant, à grands frais, sur le porte-avions Charles de Gaulle pour … n’y faire que de la comm’ car son utilité locale y est absolument nulle … ne lui en déplaise. Mais on sait qu’en raison de son impopularité, il préfère s’intéresser à des sujets extérieurs ou de politique étrangère pour lesquels il rencontre moins d’hostilité.

-L’autre volet est l’envolée des prix du carburant.

Elle démontre l’impuissance d’un pouvoir qui refuse d’assumer ses responsabilités et qui, dès lors, se lance dans des effets de manche bien peu crédibles …

Le gouvernement vient de proclamer bruyamment qu’il va faire faire par la DGCCRF (Direction de la concurrence et des prix – annexe de Bercy) 500 contrôles dans les stations-service et la presse aux ordres renchérit sur ce narratif … vengeur vis-à-vis de ces profiteurs de guerre …

J’en veux pour preuve le chapeau racoleur de cet article qui évoque gaillardement des stations contrôlées à cause de prix trop élevés alors que ce narratif ne se retrouve pas dans le corps de l’article qui n’évoque en fin de compte que des … défauts d’affichage !

Mais, il faut absolument contrer les propos de ceux qui fustigent l’impuissance de l’Etat et il est toujours utile de désigner un responsable aux problèmes de la population : Les stations-service sont, d’évidence, responsables de la hausse du carburant et, promis juré, on va leur faire rendre gorge d’abuser ainsi des pauvres automobilistes !

Toutefois, s’il est vrai que les tarifs à la pompe se sont envolés rapidement sans réelle justification, il faut ramener les choses à une réalité … beaucoup plus terre à terre.

1-la réalité des opérations militaires

Nous ne sommes pas partie prenante à un conflit qui ne nous concerne pas directement et nous n’avons aucune raison de nous en mêler. La guerre est une opération couteuse et dangereuse  … On sait quand commence une guerre mais on ne sait jamais quand elle va finir !

Par contre, il est évident que nous en subissons les conséquences parce qu’elle a lieu dans une région qui produit une part conséquente du pétrole et du gaz que nous utilisons ;

Nous sommes liés par des traités internationaux vis-à-vis des membres de l’Union Européenne mais aussi vis-à-vis de la Grèce par un accord de défense. Notre flotte aéronavale va donc se rendre au large de Chypre pour protéger l’ile des agressions iraniennes … lesquelles seront, somme toute, très modestes … les iraniens n’ayant pas les moyens d’intervenir en Méditerranée autrement qu’en lançant quelques missiles …

On se situe, en ce qui concerne le narratif gouvernemental, en fait en pleine gesticulation médiatique dans le but de valoriser le pouvoir exécutif français à la fois vis-à-vis des français eux-mêmes mais aussi vis-à-vis des pays tiers.

La grandeur de la France …

Toutefois, il faut être lucide, notre utilité sera … absolument nulle et il n’est nullement question, comme certains l’affirment, de passer le canal de Suez pour aller se colleter avec les iraniens !

2-le prix des carburants

C’est évidemment un sujet sensible … et même extrêmement sensible si l’on se souvient que le mouvement des gilets jaunes a eu pour origine le prix du carburant (via la taxe carbone).

Le gouvernement, dont on sait qu’il est composé de gens qui ont peur de leur ombre, est donc extrêmement motivé à ce propos … mais évidemment pas du tout pour les raisons officiellement mises en avant !

En préambule, il faut rappeler que depuis 1981, le prix de l’essence est librement fixé par son revendeur en fonction du marché et de la concurrence. Celui-ci peut donc vendre le carburant à 2€ ou à 3€ le litre si cela lui chante. La seule limite est la concurrence c’est à dire que s’il vend trop cher … les clients iront voir ailleurs ; sauf lorsque les conditions du marché sont perturbées comme c’est le cas actuellement !

Par ailleurs, il faut savoir qu’en ce qui concerne les distributeurs locaux de marque, ils ne sont absolument pas libres de fixer le prix de vente. Celui-ci leur est communiqué, pour la journée, tous les matins. Que ce soit Total, Shell, le pompiste n’est qu’un exécutant.

Les stations de supermarchés dépendent elles, des prix pratiqués par les grossistes et bien souvent elles ne font que répercuter les augmentations de prix de ces derniers. Leur marge de manœuvre est donc extrêmement faible surtout que le carburant constitue, la plupart du temps pour les supermarchés, un produit d’appel sur lequel les marges restent très faibles !

Enfin, il ne faut pas oublier que le prix du carburant, hormis l’E85 composé d’éthanol, est essentiellement composé de … taxes (pour plus de 60%). En y regardant de plus près, on s’aperçoit que le prix du litre est majoré par l’Etat glouton d’environ 120 à 130% ; ce qui fait que lorsque vous faites le plein, vous faites essentiellement le plein … de taxes !

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer cette question.

Par conséquent, le premier gagnant de la hausse du prix des carburants est l’Etat fiscal puisque 60% au moins de toute augmentation du prix va dans ses poches !

Fatalement, proclamer bruyamment que les services de la DGCCRF allaient diligenter, toute séance tenante, des contrôles musclés relève de l’enfumage médiatique si ce n’est de la provocation pure et simple !

Evidemment, on en est réduit à se demander s’ils le font exprès ?

En fait, les contrôles portent essentiellement sur le contrôle de l’affichage des prix et, ce faisant, l’administration et le gouvernement montrent que leur capacité d’action se limite à interdire, taxer et règlementer …

Une première solution serait de fixer un plafond sur le prix de vente du carburant … avec l’assurance de provoquer une pénurie à brève échéance si le prix d’achat au niveau du grossiste vient à dépasser le prix de revente aux stations !

L’autre solution serait de diminuer le montant des taxes ; mais cela, les spécialistes de l’Etat fiscal ne le peuvent pas car, faute de volonté de réduire les dépenses publiques, les services de l’Etat sont bloqués dans une spirale de hausse fiscale sans fin.

Le surendettement de l’Etat aboutit à l’impuissance !

On rassure donc la population avec des messages lénifiants qui ont surtout le mérite de rassurer ceux qui les profèrent :

-la guerre ne va pas durer alors qu’on n’en sait absolument rien d’autant que la mollarchie iranienne refuse de capituler face aux menaces américaines et met à exécution ses déclarations de bloquer tout trafic maritime dans le détroit d’Ormuz en le minant. Cette option militaire, qui est pratiquée depuis longtemps dans toutes les guerres modernes, était d’ailleurs tellement évidente (car à la fois peu couteuse et très efficace) qu’elle ne peut pas ne pas avoir été pris en compte par les dirigeants américains avant d’engager les hostilités !

-on va débloquer des stocks stratégiques ; ce qui fera sans doute redescendre temporairement la tension sur les prix avant une évidente remontée si la guerre dure,

On essaie aussi, si j’en juge par le contenu de la presse, d’occuper l’esprit de la population avec les prochaines élections municipales qui n’ont pas l’air d’intéresser grand monde !

En fait, sauf mouvements de foule intenses et protestations violentes, le gouvernement va donc tabler d’une part sur la passivité des français et d’autre part sur une fin rapide de la guerre qui permettra de revenir à la normale ; mais, malgré des effets de manche médiatiques, les hommes de pouvoir ne sont que les spectateurs impuissants de la situation actuelle !

On peut donc résumer la situation en l’adaptant aux circonstances : « Mensonges et manipulations pétrolières » … car il est absolument fondamental que la population ne soit pas consciente de cette impuissance !

En effet, il n’y a rien de plus dangereux qu’une population qui ne craint plus ses dirigeants voire, pire, qui les méprise ou les déteste !

Enfin, s’il voulait vraiment être efficace, le gouvernement ferait mieux de faire des contrôles en ce qui concerne les hausses abusives d’impôts !

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,71 sur 5 (7 avis)
Loading...
159 vues

Une grille de lecture

Ce billet s’adresse à la jeunesse. Précision : à la jeunesse éternelle, celle qui ne vieillit pas, qui est en constant renouvellement, pour qui rien n’est acquis, qui cherche…

À qui, aujourd’hui, la jeunesse d’hier a apporté une technologie si puissante qu’elle pourrait s’y perdre.

En fait, qu’elle s’y perd, à tel point qu’elle est au bord du chaos.

À cette jeunesse, qu’on pourrait appeler simplement la vie, je dis ceci : il y a ceux qui trichent et ceux qui ne trichent pas. C’est aussi simple que ça.

Oui mais, comment savoir ? D’abord par rapport à quoi ? Puis comment les reconnaître ?

Effectivement c’est le problème, et malheureusement il ne me semble pas qu’il ait de solution scientifique. Et ce n’est pas l’Education Nationale qui me contredira.

Une piste empirique.

Nous avons tous un déguisement. Certains sont codifiés, dans l’apparence, dans la réflexion ou dans la posture. Je veux parler des uniformes, des écoles de penser ou des hiérarchies sociales. D’autres sont plus improvisés, donc moins codifiés et moins immédiatement détectables.

Mais nous avons tous un déguisement derrière lequel se protège notre fragilité d’homme, qui elle est absolument identique pour tous.

Ces déguisements ont une utilité, ils nous permettent l’entrée dans la comédie humaine, ce vaste spectacle qui nous occupe un certain temps, jusqu’au moment où nous sommes appelés ailleurs.

Chaque déguisement correspond à un rôle, chaque rôle a sa place et l’ensemble est naturellement en équilibre, en harmonie.

Et puis, il y a ceux qui trichent, qui se déguisent pour jouer un rôle qui n’est pas le leur.

Ceux-là biaisent la comédie qu’ils transforment en tragédie, il faut les fuir.

Oui, mais comment les reconnaître ?

Je dirais que c’est assez facile. Il suffit d’admettre que nous sommes tous des déguisés pour voir apparaître derrière chacun l’homme identique. Alors, avec un peu d’habitude, il est assez facile de voir s’il est à l’aise avec son déguisement ou si au contraire il le gêne.

S’il est à l’aise il ne triche pas, s’il ne triche pas l’homme qu’il est derrière son déguisement reste accessible, rien n’est perdu, la vérité reste accessible, la vie est possible.

S’il n’est pas à l’aise, s’il triche, il va s’enfoncer dans le mensonge, l’homme derrière le déguisement est éteint, alors rien n’est possible, il faut fuir ou combattre.

Suis-je sur de la méthode ? Oui. En ai-je la preuve ? Non.

Mais vous pouvez toujours essayer. Puis nous en reparlerons.

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
176 vues

Les charmes si particuliers d’une administration inquisitoriale

On connait cette détestable habitude de l’administration française de constituer des fichiers pour tout et sur tout le monde ; cette violation de votre vie privée étant officiellement faite évidemment pour votre sécurité …

A se demander comment on avait pu s’en passer avant ? Mais, bien évidemment, ce genre de promesse n’engage que ceux qui y croient !

Le problème est que les fichiers de l’Etat sont piratés les uns derrière les autres et l’un des derniers en date est Ficoba (acronyme de Fichier des Comptes Bancaires).

Utilité de Ficoba

Ce fichier a été créé en 1970 pour recenser tous les comptes bancaires ouverts en France. Son utilité est à peu près nulle mais elle a le mérite de satisfaire la paranoïa de l’administration fiscale française qui voit des fraudeurs fiscaux partout !

Néanmoins, grâce à Ficoba, vous pouvez obtenir la liste de vos comptes bancaires par le biais du portail impots.gouv.fr pour le cas où vous auriez oublié que vous en aviez un !?!

Ficoba liste tous les comptes bancaires ouverts en France (comptes courants, comptes d’épargne, comptes-titres, mais aussi les coffres forts loués en France) et il indique les opérations d’ouverture, de modification et de clôture d’un compte, en précisant les Nom et adresse de la banque qui gère le compte, l’identité et l’adresse du ou des titulaires, les caractéristiques du compte (numéro, type de compte, etc.), la date et la nature de l’opération déclarée (ouverture, clôture, modification).

Il n’indique pas les opérations effectuées et le solde des comptes car ça c’est le travail de Tracfin ; autre organisme chargé de traquer les fraudeurs fiscaux et les terroristes !!!

Les informations sont conservées pendant toute la durée de vie du compte et 10 ans après sa clôture.

Bien évidemment, comme pour tous ces fichiers dont le but est évidemment de surveiller la population, vous ne pouvez pas vous opposer à votre inscription dans Ficoba car, au nom de la « lutte contre la fraude fiscale » comprise dans son acception la plus large possible, l’administration française tient pour un fraudeur potentiel ou avéré tout français qui ouvre un compte bancaire !?!

Ficoba est en fait l’expression la plus aboutie de la police fiscale à la française …

La conclusion qui s’impose est que l’Etat, dans sa bienveillance protectrice, oblige à la déclaration des comptes bancaires mais il doit évidemment aussi sécuriser ses fichiers de manière absolue …ce qui n’est visiblement pas le cas !

Le problème avec ces méga fichiers qui contiennent beaucoup de renseignements sensibles, c’est qu’ils attirent les hackers comme les mouches sur … le miel !

Le piratage aurait permis d’obtenir tous les renseignements d’1.2 million de comptes bancaires et nul doute que les fichiers volés vont se retrouver sur le dark web … Une tentative de phishing vient d’ailleurs d’apparaître avec de pseudo mails du Trésor Public faisant état de menaces de saisie bancaire ; sans que l’on puisse savoir, pour l’instant, si cela est en rapport avec ce piratage.

D’autres techniques sont à craindre et notamment des tentatives d’escroquerie au faux conseiller bancaire (qui disposera alors de toutes les informations vous concernant) ou encore des usurpations d’identités basées sur les données dérobées avec souscription d’un emprunt bancaire à votre nom ou même d’un abonnement à des services (Amazon a été piraté avec succès) ou enfin des home jacking à partir de données désignant certaines banques privées réservées aux plus fortunés.

Les conséquences de ce piratage sont, pour l’instant, difficiles à évaluer et normalement, la DGFIP devrait vous avertir par message personnel si votre compte bancaire fait partie de ceux piratés … mais on connait les pudeurs de jouvencelle de cette administration dès lors qu’il s’agit de communiquer autre chose que des avis de redressement fiscal ….

Une question de responsabilité

Vous avez sans doute remarqué que tous les professionnels et personnes « habilitées » vous expliquent comment faire pour éviter de se faire pirater … sans toutefois envisager les conséquences d’un piratage réussi !?!

Et surtout, personne ne parle de responsabilité …

En principe, les mesures de sécurité bancaire, avec la double authentification, ne permettent pas de faire des paiements par carte bancaire ou des virements à partir des données dérobées mais l’IBAN suffit par contre pour mettre en place des mandats de prélèvement automatique frauduleux !

Et un piratage réussi peut être extrêmement dommageable … parce que les pirates ne s’embarrassent pas de morale et il ne peut être exclu que votre banque se fasse prier pour prendre en charge les détournements effectués … pour des motifs forcément justifiés surtout si les sommes en jeu sont relativement importantes !

La question qui se pose et qui n’est jamais évoquée est : qui est responsable d’un piratage réussi à partir des données subtilisées ?

Responsabilité des banques ou responsabilité de l’Etat ?

En principe, en cas de prélèvement frauduleux avéré, vous devez impérativement demander à votre banque de vous rembourser et elle est tenue de le faire sous 24 heures, sans attendre la conclusion de son enquête interne.

La loi penche donc pour la responsabilité des banques voire même de l’opérateur de téléphone en cas de spoofing (décision du TGI de Paris) c’est à dire en cas d’arnaque au faux conseiller bancaire.

Mais que se passe-t-il si la banque refuse de prendre en charge les sommes subtilisées notamment parce qu’elle estime que le caractère frauduleux du prélèvement n’est pas avéré (ici il faut comprendre « évident ») ou si elle estime ne pas devoir être responsable pour des détournements dont le fait générateur ne lui est pas imputable ?

Car, si ces piratages se multiplient, le cout financer risque de devenir très lourd …

Il ne vous restera plus qu’à vous retourner contre l’Etat, car la DGFIP est le bras armé fiscal de l’Etat, et vous n’avez pas à subir les conséquences des manquements de sécurité à propos de fichiers « obligatoires » dans lesquels vous figurez sans que vous ayiez, à quelque moment que ce soit, donné votre consentement !

Seulement, un exemple récent tend à démontrer que l’administration française n’hésite pas à user de sa capacité de nuisance pour rejeter ses propres fautes sur autrui :

L’ANTS, agence nationale des titres sécurisés en charge de la délivrance des cartes grises de véhicules, a été aussi piratée en raison de mesures de sécurité notoirement insuffisantes. Cela s’est traduit par des émissions anormales de fausses cartes grises à des niveaux tels qu’ils auraient dû alerter immédiatement les services concernés !

Or, comme pour les amendes routières, le processus a été entièrement automatisé, sans aucun contrôle en amont, et … personne n’a rien vu !

Le résultat est que des garages automobiles se voient désormais réclamer des sommes astronomiques (entre 100.000 et 830.000 €) pour des cartes grises qu’ils n’ont jamais commandées !

Comment pensez-vous que l’administration ait réagi ?

Les garages piratés doivent payer car, aux yeux de l’administration, la victime (le garage) est la seule responsable des insuffisances de l’administration qui n’a pas sécurisé les accès à ses fichiers qui sont obligatoires puisqu’il n’y a aucune alternative !?!

Un seul mot vient à l’esprit : stupéfiant !

Cela s’explique par le fait que, dans un système administratif où personne n’est jamais responsable, personne ne veut endosser la responsabilité d’une boulette magistrale qui doit se chiffrer à plusieurs millions € compte non tenu du fait que ces « vraies fausses cartes grises » vont concerner des véhicules volés dont les acquéreurs abusés vont sans doute rencontrer quelques difficultés lorsque le compte sera fait des cartes grises litigieuses !

Il est probable que les garages se retourneront contre l’administration qui refuse de reconnaître sa responsabilité mais ce sera long et difficile car il faudra en passer par la justice administrative qui n’est pas connue pour sa complaisance envers ceux qui osent s’attaquer à l’Etat !

Quant aux propriétaires des voitures disposant de « vraies fausses cartes grises » on n’ose imaginer les difficultés qu’ils vont rencontrer (interdiction de rouler, annulation des cartes grises, obligation de restituer les véhicules, procédure pénale pour déterminer leur niveau d’implication …).

Bon, pas trop d’inquiétudes quand même pour ce qui concerne vos comptes bancaires, les petits hommes gris de l’Etat feront pression sur les banques pour qu’elles prennent en charge les dossiers litigieux mais peut-être les banques seront-elles amenées elles aussi à se retourner contre l’Etat qui a un peu trop tendance à se défausser sur les autres de ses propres manquements !

Bien cordialement à tous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
206 vues