Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Tricheurs un jour, tricheurs toujours…

Sous réserve de vérification, 38 des députés s’étant présentés aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été élus et vont être maires.

Dans le cadre du principe de non-cumul des mandats, leur situation est réglée par l’article LO176 du code électoral, repris ci-dessous.

Cet article défini les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vaquant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations d’exception le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc élection partielle.

Enfin une dernière exception à cet article du code électoral est prévue :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

Conclusions :

Les suppléants de nos 38 députés récemment élus ne peuvent pas les remplacer et finir leur mandat, quand bien même la démission d’un député lui serait imposée en cas de non-choix par lui dans les délais impartis.

C’est la loi, votée par les députés de l’Assemblée nationale, ceux-là même qui prétendent s’en affranchir.

En effet, la presse nationale évoque la pratique qui voudrait que, s’il ne donnait pas sa démission et qu’elle lui soit donc imposée, le député élu maire puisse cumuler les deux fonctions à travers le suppléant qui a été élu avec lui au poste de député.

Mais nulle part la loi ne fait une différence entre une démission voulue ou une démission imposée.

Cette tricherie, si elle était avérée, est grave. La démocratie serait affaiblie puisque le même élu va avoir, à travers son suppléant — dont on peut supposer la dépendance – un pouvoir qui dépasse ce que la loi a prévu en interdisant les cumuls d’une façon claire et particulièrement détaillée.

Tricheur un jour, tricheur toujours. Cet épisode, largement désinformé par notre presse nationale toutes tendances confondues, donne une image assez claire de notre démocratie.

Et Bercy ? Et la terreur fiscale ? Qui pour nous défendre de ces tricheurs, voleurs, pillards ? MAIS NOS DÉPUTÉS… CQFD

Bien à vous

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La démocratie est aux abois

En démocratie, le pouvoir politique — en réalité la force : police, armée et justice — est entre les mains de personnes élues, par période de cinq à dix ans selon les constitutions.

Ce pouvoir, flatteur et recherché, impose un travail constant de séduction qui doit étroitement coller à l’émotion majoritaire de la population.

Cet objectif demande un travail à plein temps. Les élus s’y consacrent totalement, ils ne peuvent assumer aucune autre activité. Séducteurs ils sont élus, séducteurs ils doivent rester, à tout jamais.

De ce fait, ils sont obligés de s’assurer la complicité d’autres pouvoirs pour organiser la bonne marche de la société, puisqu’ils sont occupés à plein temps par les serrages de mains et les cirages de pompes de leur clientèle…

Ces autres pouvoirs sont : le capital, l’administratif, le scientifique et le religieux.

L’idéal serait pour les politiques d’arriver à un équilibre de la fraction d’autorité à confier à chacun de ces pouvoirs.

Ce n’est jamais le cas. Le pouvoir n’est pas partageur, surtout quand c’est un autre qui paie les factures de ses excès. Car ce sont les politiques élus qui paient la facture des erreurs ou des excès éventuels des autres pouvoirs, à chaque élection.

D’où la complication, et la difficulté pour les électeurs de comprendre d’où proviennent les abus de pouvoir qui bousculent leurs libertés individuelles, leur vie de tous les jours.

Tout cela n’est évidemment pas un souci pour les sociétés autocrates car, bien qu’elles affrontent les mêmes problèmes, elles ne sont pas soumises aux élections et les contestations s’y règlent par la force, en l’absence d’élections.

On peut constater qu’affronter les élections pose un problème, mais gérer la force sans qu’elle finisse par se retourner contre celui qui l’emploie en pose un autre.

Précision : nous parlons des problèmes de ceux qui sont au pouvoir, pas de ceux qui le subissent — qui ne sont pas l’objet de ce billet.

Attachons-nous aux pouvoirs annexes :

Le pouvoir religieux

C’est le plus facile et le plus dangereux. Le politique qui le prend pour partenaire principal se retrouve face à des croyants. Ils sont naturellement dociles, mais pas les plus adaptables aux errements de la vie, qui demandent beaucoup de réactivité. Ce n’est pas leur point fort…

Le pouvoir scientifique

Rarement sollicité comme partenaire des politiques, il arrive cycliquement à l’improviste et met toujours un bazar monstrueux. On le voit aujourd’hui avec l’écologie et l’informatique. Ce pouvoir est incontrôlable, peu malléable : quand il se trompe, il repart rapidement comme il est arrivé ; quand il a raison, il s’impose définitivement. Il n’est pas un bon complice pour le politique.

Le pouvoir du capital

Nous arrivons là au partenaire traditionnel du politique. Sans lui pas d’économie, et sans économie pas de société. C’est dire à quel point le politique et le capital sont liés. Au point que chacun tente constamment de dévorer l’autre. Mais c’est impossible : il s’agit de deux espaces demandant des qualités et des aptitudes totalement contraires.
Capital et politique sont comme chien et chat, obsédés l’un par l’autre, inséparables et antagonistes.

Le pouvoir administratif

Couramment appelé bureaucratie, il est aussi développé au côté des politiques… qu’au côté du capital. En réalité, il n’est pas un vrai pouvoir. Il est un service.
Mais ce service peut se rendre si indispensable qu’il devient, de fait, le pouvoir.
Chaque fois qu’il subtilise le pouvoir à l’un de ses maîtres, la catastrophe n’est pas loin. N’étant pas fait pour décider mais pour exécuter, au meilleur de sa forme il lui manque toujours l’intuition, l’imagination — qui ne font pas partie de ses ressources.

La situation actuelle

Il n’est pas douteux que l’association des politiques avec le capital a fonctionné de la fin de la guerre aux années 70. Que le capital en a alors pris à son aise, favorisant ainsi son remplacement progressif par l’administratif comme partenaire privilégié du politique.

L’accès à ce pouvoir a gonflé la tête de l’administratif ; ceci ajouté à ses méconnaissances en économie, la faillite nous guette.

Le réflexe des politiques va être — il l’a déjà été aux USA — de se séparer des administratifs pour refaire alliance avec le capital.

Ce mouvement de balancier n’est pas en soi malsain, mais attention à ne pas prendre un escroc en guise de représentant du capital…

Les récentes élections municipales ont tâtonné vers cette voie, la réussite n’a pas été au rendez-vous. Le capital n’est pas encore organisé en responsable civique ; il est toujours à la traîne, dans une posture corruptive adaptée à la survie en situation de soumission aux politico-administratifs.

Peu de politiques évaluent la situation, car la population ne leur renvoie pas encore cette nécessité — ou pas de façon compréhensible — et ils ne sont que la projection de sa pensée.

Il va donc falloir attendre.

Avec le risque de voir la population manœuvrée par ceux pour qui la démocratie n’est pas la solution à leur souhait de pouvoir absolu et définitif — comme si cela pouvait exister…

En attendant, nous sommes à l’arrêt.

Situation de risque extrême dans un monde qui bouge constamment.

Bien à vous.

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La parabole du mouton noir

Les derniers évènements mondiaux ne sont pas de nature très réjouissante … même si les médias main Stream français polarisent leur attention, et celle de leurs lecteurs, sur des élections municipales à l’utilité plus que douteuse compte tenu de la quasi-totale absence de pouvoir des maires hormis … le fait de créer des baronnies locales basées sur le clientélisme !

Un peu de réflexion sur ce qui est en train de se passer …

La guerre au moyen orient :

D Trump, le fabuleux et meilleur président des Etats Unis (comme il se définit lui-même) qui escomptait recevoir le prix Nobel de la paix pour avoir fait stopper 8 guerres dont celle de la Russie contre l’Ukraine qui … dure toujours, a déclenché une guerre contre la mollarchie iranienne dont on commence seulement à mesurer les effets … essentiellement négatifs.

Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, D Trump, dans son génie invincible et furieux, n’avait pas du tout envisagé que les gardiens de la révolution iraniens, qui savent que la mort les attend si le régime s’effondre, puissent résister, refuser de capituler devant l’armada américaine et pire riposter avec des missiles et des drones mais aussi avec des mines afin de bloquer la circulation des cargos et pétroliers dans le détroit d’Ormuz !

D Trump et ses conseillers semblent avoir lourdement sous-estimé la capacité de résistance et de nuisance du régime iranien … qui est en train de prendre le monde en otage.

Cela ne serait pas vraiment grave si cela n’avait pas des incidences néfastes au niveau mondial !

Or, tout le monde sait, que la zone du détroit d’Ormuz est stratégique ; raison pour laquelle d’ailleurs personne n’avait, jusqu’ici,  osé s’attaquer à l’Iran par peur des retombées économiques catastrophiques d’un blocage de la circulation des cargos dans ce détroit qui n’est pas beaucoup plus large que le Pas de Calais (55 km contre 33 km entre Dover et la Cap gris nez) par lequel transite 30% du commerce mondial de pétrole.

Sur de sa supériorité militaire, D Trump et ses conseillers ont pensé que cette affaire serait pliée en 2 ou 3 semaines en provoquant l’effondrement du régime. Nous en sommes désormais à plus de 4 et, au pied du mur, ils ne savent plus comment arrêter cette guerre sans … perdre la face !

Curieusement, c’était le même raisonnement qui avait poussé A Hitler à attaquer l’URSS en 1941 : le régime soviétique allait s’effondrer comme un fruit pourri !

D Trump, qui n’a besoin de personne et méprise tout le monde (sauf V Poutine et B Netanyahu) cherche désormais une solution « honorable » pour son ego et pas trop dévalorisante pour les Etats Unis et a mis demeure, sous la menace, les pays européens, le Canada et le Japon, de contribuer à la réouverture du détroit. Ces derniers n’ont pu que constater qu’ils étaient passés d’alliés à simples et méprisables supplétifs corvéables à merci !

Cela rappelle étrangement l’attaque russe contre l’Ukraine avec cette fameuse opération militaire spéciale qui devait durer une semaine avec la chute rapide de l’Ukraine et qui a entamé, en février dernier, sa 5ème année !

Passons rapidement sur les causes de cette guerre déclenchée par les Etats Unis puisque D Trump change continuellement de version pour nous concentrer sur les effets : l’incidence du prix du baril de pétrole sur l’économie mondiale !

Chaque période tension internationale a provoqué un choc pétrolier avec des conséquences néfastes sur l’économie : inflation, récession, chômage, dettes …

Et ces effets vont devenir de plus en plus négatifs au fur et à mesure que la guerre dure … en raison de l’impossibilité pour les pays du golfe persique d’exporter leur pétrole et pour les pays développés mais aussi tous les autres d’acheter ce fameux or noir … dont on ne peut pas se passer ; et cela sans compter les dégâts occasionnés aux infrastructures de production endommagées par les missiles iraniens. Il faudra sans doute des mois voire des années avant de retrouver une production « normale ».

Car, malgré tous les efforts de nos technocrates bruxellois pour nous convertir à l’électrique éolien ou solaire instable mais grassement subventionné, le pétrole reste encore la principale source d’énergie … essentiellement dans les transports routiers, aériens et maritimes !

Et sans source d’énergie, l’économie mondiale s’effondre !

Nous en subissons aujourd’hui directement les conséquences en tant que consommateurs avec la hausse du cout de l’essence tout en n’oubliant tout de même pas que l’essentiel du prix est constitué par des taxes qui représentent quand même 140% du prix hors taxes !

Certains pays européens ont adopté des mesures pour limiter cette hausse mais en France, Bercy a décidé qu’on ne pouvait pas le faire : on n’en a pas les moyens ; alors qu’à bien y regarder, il s’agit essentiellement pour l’Etat de recettes fiscales supplémentaires puisqu’à chaque fois que l’essence augmente de 0.30€ … 0.18€ vont dans les caisses de l’Etat !

Outre cette escalade des prix de l’or noir, qui est passé en 3 semaines de 60 à 113$ le baril (puis de nouveau à 100$ ce mardi 24 mars en raison des déclarations de D Trump qui commence sans doute à mesurer l’ampleur des dégats occasionnés par sa guerre et fait désormais état de négociations fructueuses avec le régime iranien … démenties par ce dernier) d’autres effets négatifs commencent à apparaître avec notamment l’augmentation sensible des taux d’intérêts !

Et les taux d’intérêts, pour un pays comme la France, complètement surendetté « grâce » à l’irresponsabilité d’un président trop égocentrique pour s’occuper d’autre chose que de son image et à une classe politique d’une nullité absolument lamentable, c’est quelque chose de très important !

Or, ces taux sont en train de monter … très haut !

A ce jour, le taux à 10 ans de la dette française vient d’atteindre 3.8% (avant de se détendre à 3.73%) ; un plus haut depuis 2010 alors qu’il n’y a pas si longtemps la France empruntait à 0% !

Bien évidemment, cette hausse des taux va provoquer un renchérissement du service de la colossale dette de 3.500 Mds € accumulée grâce à l’irresponsabilité d’un président (au sens propre comme au figuré). Il devrait atteindre 70 Mds€ en 2026 puis probablement 100 Mds€ en 2027 ou 2028 !

Autrement dit, le service de la dette (le paiement des intérêts puisque la France ne rembourse pas ses dettes, elle emprunte à nouveau à chaque fois qu’un emprunt vient à échéance et ne paie que les intérêts) va littéralement exploser et devenir le premier poste budgétaire de l’Etat et de très loin !

Et bien évidemment, cette situation ne peut qu’empirer ; ce qui ne pourra que contribuer à fragiliser une situation déjà bien précaire …

En temps normal, alors que la France est pointée du doigt pour ses dérapages budgétaires et fiscaux, ses violations répétées et constantes du pacte de stabilité, une telle situation ne peut qu’amener à des complications sérieuses !

Sauvés par la crise ?

C’est sans doute paradoxal, et les français ne se rendent pas compte, mais cette guerre, et ses conséquences désastreuses, va les sauver, ainsi que les dirigeants français, du moins temporairement, d’une situation qui ne peut amener qu’à une mise sous la tutelle de la fameuse Troïka (BCE, Commission de Bruxelles et FMI) ; laquelle a œuvré en Grèce dans les années 2010-2015 lorsque cette dernière a fait faillite.

Pour bien fixer les choses, rappelons que la France se trouve actuellement à peu près dans la situation de la Grèce en 2010 à propos de laquelle j’ai publié, en 2017, un article qui reste totalement d’actualité car, les mêmes causes produisent … les mêmes effets !

Notre « grande chance » c’est que tout le monde va payer les conséquences de l’inconséquence de D Trump mais cela aura surtout pour mérite de faire passer temporairement au second plan nos errements financiers et budgétaires ; ils seront noyés dans la masse des problèmes économiques mondiaux !

C’est la parabole du mouton noir … ou comment, de près, on voit bien que le mouton est différent et d’ailleurs on ne voit que lui mais de loin on ne voit plus qu’un troupeau de moutons …

Tout cela pour dire que ces problèmes économiques mondiaux vont nous donner quelque répit avant le choc inévitable qui interviendra de manière absolument certaine sur la dette française ; car, il ne faut pas se faire d’illusions, la situation de la France est catastrophique et nous finirons inéluctablement par en payer le prix !

En effet, la BCE, pour amortir le choc, va nécessairement se lancer dans l’émission monétaire comme elle l’a fait à l’occasion de la crise de 2008-2009 (crise des subprimes), de 2010-2015 (crise de la dette européenne), 2020-2021 (Covid) ; et cette « aide » sera distribuée uniformément aux pays membres de la zone € pour leur permettre de faire face à une probable récession économique qui peut s’avérer assez violente si le conflit dure …

Et nos difficultés budgétaires seront noyées dans la masse et nous donneront un peu de répit … car, qui va se soucier des dettes de l’Etat français alors que tout le monde va être en difficulté ?

Ainsi donc et paradoxalement, malgré d’évidents effets négatifs, ces perturbations mondiales liées à l’incidence de la guerre au Moyen Orient vont offrir un répit à la France dans sa course à l’abime … Toutefois, il faut être conscient que les dirigeants français ne mettront absolument pas à profit ce répit, qui ne peut être que temporaire, pour remettre de l’ordre dans les finances publiques. Nous continuerons à nous enfoncer dans des dettes incommensurables ; impossibles à rembourser … sans une réforme de la dépense publique.

Bien évidemment, le jour où tout sera revenu dans l’ordre, on ne manquera pas de voir à nouveau le mouton noir français … et, dans la zone €, on ne verra plus que lui !

Nous y reviendrons dans une série d’articles sur la « faillite inéluctable de la France ».

Bien cordialement à tous !

 

 

 

 

 

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Il n’est pas difficile de prédire le passé…

Puisque tout n’est que renouvellement, les prédictions sont évidemment prises dans ce mouvement et reviennent à prédire le passé. Est-ce pour autant facile ?

Pas vraiment. Lorsqu’il y quatre ans, alors que la Russie s’apprêtait à envahir l’Ukraine, j’évoquais l’idée qu’il s’agissait du début de la troisième guerre mondiale, j’étais très isolé.

Quatre ans plus tard, nous avançons imperturbablement dans cette direction, sans perspective de retour en arrière à ce jour. Le moyen orient n’est qu’une excroissance de la guerre totale en devenir qui, sous des apparences différentielles, répond à une situation globale ordinaire : le besoin de règles identiques pour tous les hommes de toute la planète.

L’accélération des déplacements, mais aussi plus particulièrement de la communication, impliquent la nécessité d’une pensée organisationnelle mondialement structurée.
Nous assistons au début du processus de la disparition des nations, avec toutes les violences qui lui seront inévitablement liées, puisque chacune imagine pouvoir imposer ses règles, ce qui n’a pas de sens.

En réalité deux blocs s’opposent, dont l’un n’a pas la conscience de lui-même.

Le bloc libéralc’est lui qui n’a pas la conscience de lui-même. L’eau du bain à bonne température, ni trop chaude ni trop froide, n’est pas perceptible – est repérable à deux caractéristiques : la liberté individuelle et son moyen d’existence la propriété individuelle.

Le bloc collectif – réel ou simulé – où une élite gouverne une masse domestiquée aux libertés entravées, intégralement soumise au pouvoir, mais susceptible de se satisfaire de cette situation si ses besoins fondamentaux sont satisfaits.

Ces deux blogs sont incompatibles dans le cadre d’une gestion mondiale unifiée, qui s’imposera en parallèle de notre accès à de vastes espaces extraterrestres, dont nous sommes à ce jour sur le seuil d’entrée.

Qu’attendre de cette guerre inévitable ?

D’abord, comme toujours : la misère. La guerre n’est que misère, et ce ne sont pas les décorations ou hochets largement distribués au vainqueur qui peuvent y changer quoi que ce soit.

La misère pour combien de temps ? Je dirais longtemps, très longtemps…

Puis, évidemment, la sortie de cette misère et une organisation plus forte et plus pérenne qui nous permettra les voyages dans l’univers, probablement différents de ce que nous pouvons imaginer à ce jour.

Le libéralisme sera vainqueur, lorsqu’il aura débusqué et maîtrisé ses usurpateurs. Car l’équité sera la maîtresse du monde. Aucune structure organisationnelle collective ne peut survive à l’absence d’équité.

L’équité n’est pas l’égalité, elle est l’acceptation de ce que l’on est et de ce que sont les autres, pour que chacun ait la part qui lui est due, dans les échanges incessants, matériels ou immatériels, qui régissent la vie des hommes.

Le collectivisme n’imagine pas l’équité au niveau de chacun, de ce seul fait il est définitivement discrédité pour gagner le conflit qui s’engage.

L’équité ne vaut que respectueuse de chacun.

La collectivité, elle, n’a nul besoin d’équité, mais uniquement d’efficacité : sous réserve du respect qu’elle doit accorder à chacun, elle s’impose naturellement à tous. Mais seulement ponctuellement. Sa nécessité est par essence éphémère, donc ponctuelle.

Dans le cadre de cette pensée on perçoit où sont les antagonismes, comment vont évoluer les forces en présence, ceux qui seront en première ligne et les autres.

Enfin, pas encore très clairement, et les équilibres et alliances évolueront avec le temps, qui sera long. D’autant que les combats ne seront pas fatalement internationaux, ils pourront aussi prendre la forme de guerres civiles, alimentées par les deux organisations antagonistes.

Nous ne verrons pas la fin de tout cela, le temps long pouvant se compter en siècles.

Vous trouvez que je n’ai pas le moral, que ma vision est morbide, gratuitement négative ?

Je ne vois moi que la continuité de ce qui existe depuis fort longtemps, que les progrès fulgurants de la science et de la technique vont pousser à son paroxysme, qui impliquera un terminus, que j’espère heureux.

Bien à vous. H. Dumas

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Quand la planète entre en ébullition !

Quand la planète entre en ébullition !

Rarement contrastes auront été aussi grands. Les élections municipales françaises se tiennent dans un cadre quai inchangé depuis le Moyen-Âge, tandis qu’une force militaire immense et ultramoderne tente de ramener à des mœurs civilisées une dictature du Proche-Orient se réclamant d’un Prophète mort en l’an 632 de notre ère.

A la Révolution, la France comptait 44 000 paroisses, qui sont devenues 36 000 communes…et le sont restées. On peut oublier les quelques regroupements de communes, qui n’ont fait que compliquer leur nom mais n’ont rien changé à ce fait extraordinaire : la paroisse est le lieu où les Français aiment vivre. Pour être tout à fait juste, il convient de dire que cette extraordinaire organisation de l’Eglise de France n’est rien d’autre que celle de l’Empire romain, auquel elle a succédé quand Constantin est devenu chrétien. Depuis, les Français coulent des jours heureux dans leurs paroisses, à moins que les guerres et les jacqueries ne viennent les rattraper. On pourrait appeler notre histoire « les jours paisibles d’un peuple chrétien », si l’on ne craignait d’être provoquant à l’égard de ce que ce peuple est devenu.

Il reste quelque chose de la vie en paroisse : la maison avec jardin, qui est l’idéal de vie des Français (et de pas mal d’autre peuples). Vivre tranquille est une ambition presque universelle chez homo sapiens, ce qui est finalement très contradictoire avec sa passion pour la guerre et la dispute, mais qu’il lui faudra soutenir encore longtemps, au moins tant qu’il n’aura pas fait la paix avec ses instincts de grand singe. Admettons que l’histoire humaine nous réserve encore de grandes difficultés, mais restons cependant confiants, l’existence de miracles étant avérée, même si leur rareté interroge.

Les projets humains ont quelque chose de confondant. Les compagnies aériennes prévoient de doubler le nombre de leurs avions en vingt ans, tandis que l’on voit s épanouir sur nos mers et nos océans d’immenses paquebots que les villes historiques qui les bordent ne peuvent plus accueillir et interdisent désormais. Le monde est devenu trop petit pour l’homme. C’est sans doute pourquoi il songe à aller voir ailleurs dans l’univers s’il compte des semblables avec qui il pourrait nouer de sympathiques relations, même si aucun être humain n’a jamais fait ce genre de rencontre sauf dans des films américains. Il y a d’ailleurs dans le personnage de Donald Trump quelque chose de ce cinéma qui fait se demander au spectateur s’il rêve éveillé.

En même temps, les hésitations manifestes du président américain ont quelque chose d’humain et de trop humain qui fait planer un climat d’inquiétude sur son entreprise guerrière, que vient cependant contredire la détermination affichée du premier ministre israélien. Si toutefois, en tant qu’Européen, on veut adopter une attitude rationnelle dans le conflit qui vient de se déclencher, on doit se poser quelques questions essentielles. La première concerne évidemment la guerre. Celle-ci a accompagné toute notre histoire, à l’exception de la période récente, depuis la moitié du XXe siècle quand s’est achevée la 2e guerre mondiale et que s’est constituée l’Union européenne. Les Européens ont voulu croire à « la fin de l’Histoire », qui allait leur permettre de vivre dans le confort de l’Etat-providence. Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que cette assistance généralisée des citoyens allait les démobiliser civiquement et leur faire commettre la plus grave imprudence qui soit, celle qui consiste à croire que tout le monde vous aime.

Il n’a cependant pas fallu longtemps aux Européens pour se réveiller. Les gens de l’Est n’avaient pas eu le temps de s’endormir, après un demi-siècle passé dans la rigueur du communisme. Les Scandinaves, eux, malmenés par l’immigration, étaient en cours de réveil et ont poursuivi sur leur lancée, tandis que Macron, qui vit flamberge au vent, a pu continuer à se raconter des histoires et à se mettre en scène, et que les Allemands, qui s’arment comme ils respirent, ont fait comme d’habitude. Nous voilà donc tous ensemble à nouveau debout, même s’il y a encore loin de la posture à l’action et que cela va nous coûter très cher.

Mais le point majeur reste et va rester la qualité des hommes et, bien sûr, celle des femmes. Nos écoles, même les grandes, laissent à désirer. Les meilleures préparent à des fonctions de haut niveau, mais celles-ci se déroulent dans un climat peu réaliste, celui d’un siècle voué au loisirs et non à la construction rude d’un avenir, tandis que parés d’un précieux et illusoire viatique universitaire, beaucoup de nos  jeunes gens sombrent dans la désillusion, l’amertume et la révolte.

J’entends sur les plateaux des discussions entre gens de gauche sur le socialisme. Ils ne se rendent pas compte qu’il ne peut plus y avoir de socialisme dans le monde occidental où toutes les conquêtes matérielles ont été réalisées – et au-delà – alors que là où les milliards d’hommes qui n’ont pas encore accès au progrès matériel, ils n’ont qu’une idée en tête, celle d’y parvenir. La compétition va donc être très rude et les Occidentaux vont faire figure de privilégiés, bien loin de celle de « damnés de la terre » qui les a longtemps désignés. Ils ne devront donc plus songer à se faire plaindre, mais à honorer la condition humaine. C’est un défi autrement plus engageant que la pleurnicherie sociale.

Claude Reichman

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Le bonheur est au pied de l’arc en ciel.

Amer constat ? Non pas vraiment. Effectivement le bonheur n’existe pas en tant qu’objectif, inutile de courir à sa recherche. Pas plus qu’il ne faut le refuser lorsqu’il surgit soudainement, vous transporte dans un espace éphémère de félicité, pour vous laisser tomber ensuite comme une merde. Si par cas il s’attardait sur vous, comptez sur les autres pour l’éradiquer de votre espace, sans cesse et en toute urgence.

J’ai présent dans ma mémoire, presque dans ma rétine, ce jour d’été du début des années 2000 où, le temps d’une pose, je regardais la mer depuis le balcon de ma maison. Le ciel était bleu. Dans la cour étaient garées la mini décapotable de mon épouse et ma jaguar. Mon compte en banque était correctement rempli et ma conscience était tranquille. J’avais, à la louche, soixante ans.

Nos enfants suivaient un parcours raisonné et raisonnable, mon épouse était, depuis presque quarante ans alors, une personne admirable. Bien sûr nous avions perdu un enfant aimé de 18 ans, à l’occasion d’un accident de la route lié au début de l’usage détourné de la signalisation routière. Un immeuble, dans lequel habitait un élu, avait dérogé aux règles en donnant la priorité à la sortie de son parking sur le boulevard qui le bordait. Le conducteur de la moto sur laquelle avait pris place notre fils a mal apprécié la situation lorsqu’un automobiliste a forcé sa priorité en sortant du parking. Il l’a percuté de plein fouet. Je ne saurai jamais si notre fils aurait pu être sauvé, ses organes ont été prélevés pour distribution, mon consentement volé.

Il a fallu vivre avec ce chagrin incommensurable, sans endosser le rôle de victime sociétale qui nous tendait les bras. Mais c’était lui qui avait perdu la vie, pas nous, nous lui devions de ne pas faiblir, de ne pas utiliser son malheur.

Vu de mon balcon ce jour-là mon bonheur était sans tâche. Tout ce que je possédais était issu d’une vie de travail et de service à mes clients, mais aussi à la société à l’occasion de divers bénévolats. J’avais toujours refusé toute corruption intellectuelle ou matérielle. Je n’étais sans doute pas parfait, évidemment, mais j’avais fait en sorte de respecter les autres et leurs biens, en m’efforçant de lier mes revenus à des prestations ou des enrichissements au profit de mes partenaires, jamais à des situations douteuses ou préjudiciables aux autres.

Ce jour-là, je me sentais heureux et en sécurité.

C’est alors que la société a été prise d’une pulsion destructrice à mon encontre, alors que je l’avais servie efficacement et loyalement.

Une bande de prédateurs psychopathes, domiciliés à Bercy, m’est tombée sur le dos. Mettant en avant des arguments inattaquables de solidarité et de devoirs collectifs, ils inventèrent des dettes artificielles, si irréelles que cela me parut grotesque et de peu d’importance.
Je n’avais pas compris que le problème tenait au fait qu’ils représentaient les autres, pour lesquels mon bonheur était insupportable. Que peu importait la réalité, seul comptait la destruction de mon illusion de bonheur, contrepoint de la médiocrité de leur propre bonheur.

Il n’y avait pas d’issue possible, il n’y en a pas eu.

Ces psychopathes fonctionnent en multitude, ils englobent la force, la violence aveugle, la justice d’Etat, l’Etat lui-même, nul ne peut leur échapper, nous sommes leurs otages, leur ciment est le mensonge. Pour imager la situation disons que vous avez le choix entre Epstein et l’Abbé Pierre, face à eux.

Mais je vais vous faire une confidence. Ces connards s’acharnent sur moi depuis plus de vingt ans, effectivement ils m’ont tout pris, ils mettent ma vie en danger, ils finiront par me tuer sans doute, mais cela n’exerce aucune influence sur mes rapports au bonheur.

J’ai compris que ce sont des malades planétaires, renouvelables et incurables à l’infini, que nul ne peut les éviter. Mais qu’ils ne peuvent pas empêcher le bonheur de frapper à votre porte et de passer un peu de temps avec vous quand il le décide, même au fond du trou.

Le bonheur ne nous appartient pas, mais il ne leur appartient pas non plus. Il est là, quand il le veut et sous la forme qu’il décide, il suffit d’être prêt à le recevoir.

Bon, sur ce, je vous laisse, je vais me préparer, pour le cas où il passerait aujourd’hui… ou demain.

Bien à vous. H. Dumas

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Un modèle … d’incurie administrative !

J’ai eu l’occasion d’évoquer avec vous le problème des fraudes dont sont victimes certains garages automobiles qui agissent en tant qu’opérateurs auprès de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) ; laquelle est chargée de la délivrance des cartes grises des véhicules vendus en France.

Cette affaire a été mise sur le devant de la scène en raison d’un rapport de 64 pages de la Cour des Comptes et la presse, dite spécialisée, s’est évidemment emparée de cette information … notamment en raison de son côté « spectaculaire » !

Ces « spécialistes », qui bénéficient d’une carte de presse et qui nous expliquaient il n’y a pas si longtemps que l’hydrogène était l’avenir automobile avant de rétropédaler piteusement, nous racontent une histoire qui ne recouvre que très partiellement la réalité ; ce qui amène à se poser la question : ont-ils lu le rapport de la Cour des Comptes et ont-ils interprété correctement les conclusions formulées ?

L’essentiel du problème est rapporté in extenso ci-après avec cet extrait du rapport de la Cour :

La suppression des guichets accueillant le public dans le réseau des préfectures, mise en œuvre en 2017 dans le cadre du plan « Préfecture nouvelle génération » (PPNG), a conduit à une dématérialisation complète des démarches d’immatriculation des véhicules et à une externalisation massive des opérations d’enregistrement dans le SIV au profit d’opérateurs privés, professionnels de l’automobile principalement.

Afin de prendre le relais des quelques 1900 agents qui opéraient auparavant dans les guichets « cartes grises » des préfectures, le ministère de l’intérieur a délivré des habilitations d’accès direct au SIV à un nombre très élevé d’opérateurs privés (ils étaient 39000 en 2020 et près de 32000 en 2025) ; cette large ouverture a été opérée au prix de formalités délibérément peu contraignantes et de contrôles sommaires, en vertu d’une logique de « confiance a priori » ; ces professionnels habilités réalisent à ce jour plus des trois quarts des quelque 32 millions d’enregistrements effectués chaque année dans le SIV.

La Cour des Comptes agit normalement dans le cadre de sa mission en dénonçant les erreurs, fautes ou insuffisances de l’administration … Seulement, quand on lit ce rapport, ce qui frappe les esprits, c’est la vision technocratique des problèmes abordés qui évoque les dérives d’une externalisation non maîtrisée et l’impératif d’une reprise en main urgente par l’État.

Les articles de presse nous parlent de fraude fiscale, de recrudescence des grands excès de vitesse, etc. … Tous les poncifs de nature à exciter le pauvre contribuable de base y passent !

Mais, ce qui est encore plus impressionnant, ce sont les commentaires des internautes en réaction à cet article.

La réaction est quasi unanime et fustige la privatisation du service et la renonciation, pour des motifs d’économies, aux guichets assurés par les fonctionnaires des préfectures …

Autrement dit, les chiffres les plus fous circulent, personne ne vérifie rien mais le réflexe bien français s’exprime chez les lecteurs : si ça fonctionne si mal, c’est à cause de la privatisation du service et, conclusion imparable, il faut plus de fonctionnaires. Il est à noter que certains commentaires font une analogie avec la privatisation de l’exploitation des autoroutes avec la vieille antienne : l’Etat s’est fait arnaquer par Vinci et autres consorts !

Ainsi donc, alors que nous savons que la France est un pays suradministré, qui étouffe sous les contraintes et qui est littéralement ruiné par son administration, la seule conclusion est qu’il faut encore plus de fonctionnaires !

Cela en dit long à propos du réflexe étatiste de la mentalité française et explique quelque peu l’impossibilité de toute réforme …

Car, il faut souligner que pas un seul des 58 commentateurs n’a pris la peine de vérifier ce qu’il affirme et que, du coup, tous, sans exception, affirment … n’importe quoi. A leur décharge, on peut juste reconnaitre, que l’article ne contient pas de lien renvoyant au rapport de la Cour des Comptes. Toutefois, cela ne constitue pas une raison ou une justification suffisante car le rapport est très facile à retrouver en utilisant l’adresse internet de la Cour des Comptes.

Autrement dit, il suffit d’utiliser quelques termes bien choisis pour que les commentateurs plongent, par réflexe, dans des arguments erronés que  personne ne viendra  contredire !

Il n’en demeure pas moins que les conclusions de la Cour des Comptes sont cataclysmiques en évoquant une fraude massive portant sur plus d’un million de véhicules ( !?!), des fausses cartes grises en quantité industrielle et un manque à gagner pour l’Etat estimé de 550 Millions € se ventilant entre 255 millions€ de contraventions pour excès de vitesse et d’amendes de stationnement non réglées et près de 300 millions € de taxes d’immatriculation non perçues.

Et pourtant, il apparaît évident que ce qui est publié ne constitue qu’une estimation au doigt mouillé : on nous annonce qu’un million de voitures munies de fausses cartes grises auraient été mises en circulation à partir de 291 faux garages ce qui fait rien moins de 3.400 voitures immatriculées par faux garage sur la seule période 2022-2024 !

La Cour des Comptes évoque le cas d’un professionnel habilité qui, à lui seul, a enregistré près de 265 000 opérations dans le SIV au profit de garages fictifs au cours des trois dernières années !?!

A ce stade, il convient d’opérer un partage entre les faux garages et les vrais garages piratés.

Concernant les faux garages, on n’est plus dans la fraude, on se situe dans l’industrie et, chose incroyable, personne n’aurait rien vu au sein de l’ANTS alors que les cartes grises ne peuvent être émises que contre paiement ; lequel a priori ne peut évidemment pas intervenir. Et pourtant, on a évoqué l’émission de plusieurs milliers de fausses cartes grises en une nuit !

Concernant les garages piratés, ceux-ci n’ont évidemment pas manqué d’avertir l’autorité administrative eu égard aux tentatives de prélèvements infructueuses donnant lieu à des incidents bancaires (pour l’un c’est 830.000 €) ! Cet aspect n’est d’ailleurs pas évoqué par le rapport de la Cour des Comptes qui apparaît très incomplet à cet égard.

En tout état de cause, la seule conclusion véritable utile que l’on peut en tirer est que les mesures de cyber sécurité de l’ANTS ont été absolument lamentables et on ne peut parler que d’incurie administrative ! La Cour des Comptes écrit d’ailleurs : « Des fraudes massives nourries par l’inaction de l’État » !

Il convient donc de rétablir quelque peu les faits même si nous ne disposons pas de tous les éléments :

-le rapport nous parle de 30.000 opérateurs privés mais ce que ne dit pas clairement le rapport, c’est que ce ne sont pas eux qui délivrent les cartes grises. Ces opérateurs ne sont que les intermédiaires habilités entre l’acheteur d’une voiture et l’ANTS comme c’était déjà le cas avec les garages lorsque vous achetiez une voiture neuve (ou d’occasion) auprès de ces entreprises et qu’il fallait passer par les services de la préfecture.

-par voie de conséquence, ces garages ne contrôlent pas le SIV (système d’immatriculation des véhicules qui est la base de données gérée par  l’ANTS) et d’ailleurs la Cour des Comptes parle de « Cette large privatisation des accès directs au SIV a ouvert des brèches qui ont permis à tout le spectre de la criminalité (de la petite délinquance au crime organisé) de pénétrer avec facilité dans ce système d’information » ce qui ne veut absolument pas dire que le service a été privatisé !

-ainsi donc, contrairement à ce que laissent penser les articles, et contrairement à ce que pensent les commentateurs, il n’y a pas eu de privatisation et l’ANTS n’est pas une société privée. L’ANTS est bien un établissement public … c’est un organisme administratif dont les dirigeants successifs sont d’ailleurs tous des hauts fonctionnaires. Cet aspect, qui peut paraitre normal pour un établissement public, ne préjuge toutefois en aucun cas de la compétence de ces personnes à gérer un tel organisme ! (Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc , Jérôme Letier, Xavier Brunetière tous énarques, hauts fonctionnaires, anciens préfets) ; lesquels n’ont évidemment pas été sanctionnés pour leur incurie …

Et c’est bien là le fond du problème car, visiblement, ils ont été incapables de prendre les mesures suffisantes pour assurer la sécurité du SIV !

-en fait, si l’on se donne la peine de lire le rapport de la Cour des Comptes, on  comprend qu’en fait, au-delà d’une phraséologie typique de l’administration française, ce sont bien les services de l’Etat qui n’ont pas fait leur travail du fait d’une absence de sécurisation des services du SIV car : « l’État n’a pas souhaité mettre en place des contrôles en amont des enregistrements dans le SIV, afin de donner la priorité à une délivrance rapide des certificats d’immatriculation ». Au-delà du fait que la rapidité n’a jamais été de mise (avec des délais d’instruction parfois de plusieurs semaines), cela prouve surtout l’incompétence, encore une fois, à la fois de l’Etat et de ses hauts fonctionnaires qui n’ont pas su prendre les mesures nécessaires pour endiguer la fraude ; surtout lorsque l’on apprend, par ailleurs, que les identifiants pour se connecter au SIV n’étaient que des codes à 4 chiffres qui peuvent être crackés en moins d’une minute avec un logiciel spécialisé !

-la nécessité d’une reprise en main par les services de l’Etat porte en fait sur la sécurisation des accès au SIV car les failles proviennent exclusivement d’un défaut de sécurisation d’accès au SIV qui était ouvert à trop d’intervenants sans véritable vérification préalable. La Cour demande une « Réduction drastique des habilitations et mise en place d’un contrôle automatique en amont des demandes d’immatriculation »:

-on ne peut pas faire d’analogie avec les sociétés concessionnaires des autoroutes qui sont bien, elles, des sociétés privées ; et si elles gagnent de l’argent c’est qu’elles sont bien gérées alors qu’a contrario la gestion des autoroutes par l’Etat était absolument calamiteuse ! Mais, bien évidemment, l’automobiliste de base ne voit que le montant des péages qu’il doit acquitter en mettant leur montant sur le dos des concessionnaires assimilés à des profiteurs. Enfin, que les contrats de concessions aient été mal négociés par les représentants de l’Etat est probablement une évidence mais on n’attire pas des investisseurs ou des exploitants avec l’assurance de faire des pertes et d’expérience il s’avère que les fonctionnaires sont très souvent de très mauvais négociateurs car ils interviennent pour le compte d’une puissance publique ; sans considération réelle pour les aspects économiques et financiers puisque l’argent qu’ils gèrent n’est pas le leur et que jamais ils ne seront responsables de leur mauvaise gestion ! Précision importante destinée à dissiper toute ambiguïté : l’Etat reste toujours le propriétaire des autoroutes ; seule leur exploitation a été confiée à des sociétés privées pour une durée déterminée.

Enfin, d’un point de vue plus général, il faut aussi souligner que ce sont les excès fiscaux de l’Etat fonctionnaire qui sont souvent la cause de la fraude car la tentation est forcément grande de tenter d’échapper au malus fiscal à 80.000 €, à l’omniprésence des radars ou encore aux frais de carte grise qui s’élèvent désormais à 60€ par cheval fiscal ; ce qui amène la moindre immatriculation à plus 500 € de taxes !

Conclusion qui s’impose : il convient donc toujours de faire attention à ce que l’on lit … car de l’information à la manipulation, le fossé est quelque fois bien étroit !

Bien cordialement à tous !

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Pour en finir avec les guerres de religion !

Pour en finir avec les guerres de religion !

Sur les 8 milliards d’êtres humains qui vivent sur terre, 5 milliards sont des adeptes de ce qu’on appelle les grandes religions (Christianisme, Islam, Hindouisme, Bouddhisme). Et les autres hommes, sont-ils athées ? Pas du tout. Ils appartiennent à des religions de moindre effectif, mais pas de moindre foi. Le fait religieux est donc universel. Ce qui a fait dire à Mark Twain que « l’homme est un animal religieux et qu’il est même le seul à l’être ». Il est de fait que votre chien ou votre chat ne pratique aucune religion, même s’il vous est fidèle.

Huit milliards d’hommes religieux sur huit milliards d’habitants sur la planète, c’est la garantie de conflits perpétuels pour l’humanité. Et il est de fait que dans les temps historiques, les guerres de religion n’ont pas cessé, et qu’elles se poursuivent allègrement aujourd’hui. La guerre que mènent les Américains et les Israéliens contre les Iraniens et leurs alliés du Liban peut passer pour être géostratégique, mais le fait qu’elle oppose des chrétiens alliés à des juifs à des chiites musulmans ne peut être ignoré. Le fait fondateur des relations humaines est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité pour les hommes de vivre ensemble. Ils le font très bien, depuis les origines, mais à condition d’être semblables. Aux temps préhistoriques, être semblables signifiait qu’on habitait le même village et qu’on massacrait les habitants du village voisin si on les rencontrait par hasard. Les religions se sont presque toujours surajoutées aux ethnies, ce qui a donné aux guerres un caractère sacré et beaucoup plus de sauvagerie, car rien ne vaut un conflit religieux pour atteindre les sommets de l’horreur.

Je me souviens d’une pièce de Jean-Claude Grumberg, auteur juif militant, qui racontait la vie d’une famille immigrée confrontée à l’arrivée de cousins étrangers s’invitant chez eux et qui leur envoyait une lettre disant qu’ils les accueilleraient avec plaisir « pendant quelque temps », ce qui signifiait « pas trop longtemps ». L’auteur n’était pas dupe de son militantisme. Les exemples abondent de ces cohabitations non souhaitées et qui se terminent mal. Tant qu’elles sont contenues dans une société qui a fait de la tolérance et de l’inclusion ses valeurs de référence, les choses se passent à peu près bien, mais il ne faut pas grand chose pour les faire déraper. Et ces fameuses valeurs ne pèsent pas lourd quand elles sont confrontées à de vifs conflits d’intérêt ou de caractère.

C’est tout le problème de l’immigration. Qui est avant tout dominé par le nombre. Et qui n’est d’ailleurs que le problème des foules. Ayant créé un syndicat médical libéral, je demandai un entretien au ministre des affaires sociales afin de m’assurer des conditions de la représentativité. Le ministre me fit recevoir par son directeur de cabinet, un énarque fort aimable, qui me délivra ainsi sa leçon : « A cinq pour cent de l’effectif professionnel, vous ne pouvez prétendre à la représentativité. A dix pour cent, vous êtes incontournable. A vingt pour cent, vous êtes le patron ». Cet homme avait un beau destin devant lui, puisqu’il devint un important ministre de la République. Je me demande souvent, quand je constate le caractère brûlant de l’immigration en France et les troubles soulevés, comment ce garçon qui a été présent dans la plupart des gouvernements ayant autorisé ces mouvements de population, avait pu rester indifférent aux problèmes ainsi créés, alors qu’il en mesurait parfaitement les conséquences. Mystère du pouvoir.

L’essentiel ne demeure pas moins le choc des religions. Les rendre paisibles ne paraît pas hors de portée pour celles qui se sont assagies avec le temps et grâce à leur substratum fondamental. Le christianisme ne pose ainsi plus aucun problème de violence ni d’intolérance. Il n’en est pas de même pour l’islam, qui n’a jamais rompu avec son refus violent d’admettre les non-musulmans et sa volonté farouche de les conquérir pour en faire des « dhimmis », des soumis. Musulmans et hindouistes se battent inlassablement en Inde, et ainsi de suite. La tentation est forte de dire avec accablement : « Mais cela ne s’arrêtera donc jamais ! » Je vais risquer une hypothèse, et je comprendrai très bien qu’elle suscite l’incompréhension de mes lecteurs.

Je pense que le principal facteur de l’évolution des sociétés humaines est la télévision. Elle montre à  tous le mode de vie occidental. Certes, celui-ci est loin de n’avoir que des qualités, mais il offre le spectacle de sociétés le plus souvent tolérantes et ouvertes aux évolutions du monde moderne. Avec le prestige qui s’attache à l’aisance matérielle et à la séduction de relations charmantes entre les hommes et les femmes. Je sais que les violences existent entre les sexes et que les conduites responsables ne sont pas toujours la règle, mais comme le dit un jeune humoriste, « Vous connaissez beaucoup de gens qui, à la chute du mur de Berlin, se sont enfuis à l’Est ? ». Alors qu’on me permette de citer une des meilleures répliques du cinéma américain. A Robert Mitchum détective privé, qui lui donne un baiser fougueux, sa partenaire, qui ne l’a pas engagé pour cela, demande : « Et que faites-vous quand vous n’embrassez pas les jeunes femmes ? », Mitchum répond : « Je prie, avec les autres moines. »

Claude Reichman

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On nous rejoue le coup du pétrole.

En 1973 : « j’étais là », quand l’inflation a frappé. Quand pendant des années toute l’activité économique a vécu au rythme de contrats indexés, quand les taux bancaires caressaient les 15 %.

A cette époque la consommation dépassait largement les possibilités de la production, ce qui était dû à la vogue du Keynésianisme qui prétendait que l’économie est basée sur la consommation et non sur la production.

Une demande folle, ne reposant que sur les vannes ouvertes du crédit, non satisfaite, généra l’inflation, qui pénalisa le pouvoir d’achat des producteurs de pétrole, alors en pleine ascension. Ils augmentèrent leurs prix. Conséquence et non cause.

Les politiques, qui probablement avaient compris que ce soufflet artificiel allait rapidement retomber, firent porter le chapeau de leur démagogie Keynésienne aux monarchies pétrolières, qui, et c’est amusant, en furent fières. L’histoire était écrite, la vérité encore une fois tordue.

Aujourd’hui : rebelotte.

Poutine engage la troisième guerre mondiale. Mais il se casse le nez sur une population déterminée à ne plus être les esclaves des Russes. Qu’importe qui est qui, c’est là le nœud.

Poutine est en échec relatif, il a le nombre et le fric pour lui à travers ses matières premières. Mais il s’affaiblit.

L’Occident pense pouvoir en profiter pour se refaire une santé, notamment en reprenant la main sur le pétrole du moyen Orient. Oui mais, une bande d’escrocs a déjà mis la main sur ce pétrole, en effaçant sa population à l’aide d’obscurantisme et de violences. Ces escrocs pensent se maintenir jusqu’à la faillite annoncée de l’occident toujours vautré dans son Keynésianisme, qui a muté en techno-égalitarisme.

Ce n’est pas impossible.

D’où alors, effondrement de la monnaie. Situation qui ressemble de l’extérieur à l’inflation par la rareté des biens, mais qui est ici en réalité  liée à la dévalorisation monétaire par la dette non remboursable. Les conséquences sont beaucoup plus graves.

Et, nouvelle entourloupe, les politiques dont la responsabilité dans la dette, démesurément amplifiée par la guerre, est colossale, se défaussent auprès de leur population en prétendant que c’est la faute du pétrole.

Notez, ils auraient tort de se priver de ce mensonge qui les absout, puisque la population en redemande.

Nous sommes de nouveau au fameux point d’énigme : quel que soit le régime, qui a le pouvoir ? Dirigeants ou population ?

Bien à vous. H. Dumas

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L’essence du gouvernement

La guerre en Iran embarrasse fortement les hommes au pouvoir car elle met en évidence deux faiblesses criantes … particulièrement désagréables !

-la guerre s’est déclenchée sans que le gouvernement français en ait été averti.

Il a donc été mis devant le fait accompli. Il faut être conscient que tout le monde s’attendait à l’attaque américano-israélienne, moi le premier, donc personne n’a vraiment été surpris.

Néanmoins, là où les autorités françaises estiment avoir subi un affront relevant essentiellement de l’égotisme, c’est en raison du fait qu’on ne leur en a pas parlé avant et que, d’évidence, elles ont été tenues pour quantité négligeable par D Trump et les israéliens. Cela évidemment marque mal vis-à-vis de la population française même si la côte d’E Macron est légèrement remontée depuis le début de cette guerre.

Évidemment, l’image de la France, de sa force et de sa crédibilité internationales en ont pris un coup … de plus !

Notre président a donc décidé de rattraper le coup en se rendant, à grands frais, sur le porte-avions Charles de Gaulle pour … n’y faire que de la comm’ car son utilité locale y est absolument nulle … ne lui en déplaise. Mais on sait qu’en raison de son impopularité, il préfère s’intéresser à des sujets extérieurs ou de politique étrangère pour lesquels il rencontre moins d’hostilité.

-L’autre volet est l’envolée des prix du carburant.

Elle démontre l’impuissance d’un pouvoir qui refuse d’assumer ses responsabilités et qui, dès lors, se lance dans des effets de manche bien peu crédibles …

Le gouvernement vient de proclamer bruyamment qu’il va faire faire par la DGCCRF (Direction de la concurrence et des prix – annexe de Bercy) 500 contrôles dans les stations-service et la presse aux ordres renchérit sur ce narratif … vengeur vis-à-vis de ces profiteurs de guerre …

J’en veux pour preuve le chapeau racoleur de cet article qui évoque gaillardement des stations contrôlées à cause de prix trop élevés alors que ce narratif ne se retrouve pas dans le corps de l’article qui n’évoque en fin de compte que des … défauts d’affichage !

Mais, il faut absolument contrer les propos de ceux qui fustigent l’impuissance de l’Etat et il est toujours utile de désigner un responsable aux problèmes de la population : Les stations-service sont, d’évidence, responsables de la hausse du carburant et, promis juré, on va leur faire rendre gorge d’abuser ainsi des pauvres automobilistes !

Toutefois, s’il est vrai que les tarifs à la pompe se sont envolés rapidement sans réelle justification, il faut ramener les choses à une réalité … beaucoup plus terre à terre.

1-la réalité des opérations militaires

Nous ne sommes pas partie prenante à un conflit qui ne nous concerne pas directement et nous n’avons aucune raison de nous en mêler. La guerre est une opération couteuse et dangereuse  … On sait quand commence une guerre mais on ne sait jamais quand elle va finir !

Par contre, il est évident que nous en subissons les conséquences parce qu’elle a lieu dans une région qui produit une part conséquente du pétrole et du gaz que nous utilisons ;

Nous sommes liés par des traités internationaux vis-à-vis des membres de l’Union Européenne mais aussi vis-à-vis de la Grèce par un accord de défense. Notre flotte aéronavale va donc se rendre au large de Chypre pour protéger l’ile des agressions iraniennes … lesquelles seront, somme toute, très modestes … les iraniens n’ayant pas les moyens d’intervenir en Méditerranée autrement qu’en lançant quelques missiles …

On se situe, en ce qui concerne le narratif gouvernemental, en fait en pleine gesticulation médiatique dans le but de valoriser le pouvoir exécutif français à la fois vis-à-vis des français eux-mêmes mais aussi vis-à-vis des pays tiers.

La grandeur de la France …

Toutefois, il faut être lucide, notre utilité sera … absolument nulle et il n’est nullement question, comme certains l’affirment, de passer le canal de Suez pour aller se colleter avec les iraniens !

2-le prix des carburants

C’est évidemment un sujet sensible … et même extrêmement sensible si l’on se souvient que le mouvement des gilets jaunes a eu pour origine le prix du carburant (via la taxe carbone).

Le gouvernement, dont on sait qu’il est composé de gens qui ont peur de leur ombre, est donc extrêmement motivé à ce propos … mais évidemment pas du tout pour les raisons officiellement mises en avant !

En préambule, il faut rappeler que depuis 1981, le prix de l’essence est librement fixé par son revendeur en fonction du marché et de la concurrence. Celui-ci peut donc vendre le carburant à 2€ ou à 3€ le litre si cela lui chante. La seule limite est la concurrence c’est à dire que s’il vend trop cher … les clients iront voir ailleurs ; sauf lorsque les conditions du marché sont perturbées comme c’est le cas actuellement !

Par ailleurs, il faut savoir qu’en ce qui concerne les distributeurs locaux de marque, ils ne sont absolument pas libres de fixer le prix de vente. Celui-ci leur est communiqué, pour la journée, tous les matins. Que ce soit Total, Shell, le pompiste n’est qu’un exécutant.

Les stations de supermarchés dépendent elles, des prix pratiqués par les grossistes et bien souvent elles ne font que répercuter les augmentations de prix de ces derniers. Leur marge de manœuvre est donc extrêmement faible surtout que le carburant constitue, la plupart du temps pour les supermarchés, un produit d’appel sur lequel les marges restent très faibles !

Enfin, il ne faut pas oublier que le prix du carburant, hormis l’E85 composé d’éthanol, est essentiellement composé de … taxes (pour plus de 60%). En y regardant de plus près, on s’aperçoit que le prix du litre est majoré par l’Etat glouton d’environ 120 à 130% ; ce qui fait que lorsque vous faites le plein, vous faites essentiellement le plein … de taxes !

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer cette question.

Par conséquent, le premier gagnant de la hausse du prix des carburants est l’Etat fiscal puisque 60% au moins de toute augmentation du prix va dans ses poches !

Fatalement, proclamer bruyamment que les services de la DGCCRF allaient diligenter, toute séance tenante, des contrôles musclés relève de l’enfumage médiatique si ce n’est de la provocation pure et simple !

Evidemment, on en est réduit à se demander s’ils le font exprès ?

En fait, les contrôles portent essentiellement sur le contrôle de l’affichage des prix et, ce faisant, l’administration et le gouvernement montrent que leur capacité d’action se limite à interdire, taxer et règlementer …

Une première solution serait de fixer un plafond sur le prix de vente du carburant … avec l’assurance de provoquer une pénurie à brève échéance si le prix d’achat au niveau du grossiste vient à dépasser le prix de revente aux stations !

L’autre solution serait de diminuer le montant des taxes ; mais cela, les spécialistes de l’Etat fiscal ne le peuvent pas car, faute de volonté de réduire les dépenses publiques, les services de l’Etat sont bloqués dans une spirale de hausse fiscale sans fin.

Le surendettement de l’Etat aboutit à l’impuissance !

On rassure donc la population avec des messages lénifiants qui ont surtout le mérite de rassurer ceux qui les profèrent :

-la guerre ne va pas durer alors qu’on n’en sait absolument rien d’autant que la mollarchie iranienne refuse de capituler face aux menaces américaines et met à exécution ses déclarations de bloquer tout trafic maritime dans le détroit d’Ormuz en le minant. Cette option militaire, qui est pratiquée depuis longtemps dans toutes les guerres modernes, était d’ailleurs tellement évidente (car à la fois peu couteuse et très efficace) qu’elle ne peut pas ne pas avoir été pris en compte par les dirigeants américains avant d’engager les hostilités !

-on va débloquer des stocks stratégiques ; ce qui fera sans doute redescendre temporairement la tension sur les prix avant une évidente remontée si la guerre dure,

On essaie aussi, si j’en juge par le contenu de la presse, d’occuper l’esprit de la population avec les prochaines élections municipales qui n’ont pas l’air d’intéresser grand monde !

En fait, sauf mouvements de foule intenses et protestations violentes, le gouvernement va donc tabler d’une part sur la passivité des français et d’autre part sur une fin rapide de la guerre qui permettra de revenir à la normale ; mais, malgré des effets de manche médiatiques, les hommes de pouvoir ne sont que les spectateurs impuissants de la situation actuelle !

On peut donc résumer la situation en l’adaptant aux circonstances : « Mensonges et manipulations pétrolières » … car il est absolument fondamental que la population ne soit pas consciente de cette impuissance !

En effet, il n’y a rien de plus dangereux qu’une population qui ne craint plus ses dirigeants voire, pire, qui les méprise ou les déteste !

Enfin, s’il voulait vraiment être efficace, le gouvernement ferait mieux de faire des contrôles en ce qui concerne les hausses abusives d’impôts !

Bien cordialement à tous !

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Une grille de lecture

Ce billet s’adresse à la jeunesse. Précision : à la jeunesse éternelle, celle qui ne vieillit pas, qui est en constant renouvellement, pour qui rien n’est acquis, qui cherche…

À qui, aujourd’hui, la jeunesse d’hier a apporté une technologie si puissante qu’elle pourrait s’y perdre.

En fait, qu’elle s’y perd, à tel point qu’elle est au bord du chaos.

À cette jeunesse, qu’on pourrait appeler simplement la vie, je dis ceci : il y a ceux qui trichent et ceux qui ne trichent pas. C’est aussi simple que ça.

Oui mais, comment savoir ? D’abord par rapport à quoi ? Puis comment les reconnaître ?

Effectivement c’est le problème, et malheureusement il ne me semble pas qu’il ait de solution scientifique. Et ce n’est pas l’Education Nationale qui me contredira.

Une piste empirique.

Nous avons tous un déguisement. Certains sont codifiés, dans l’apparence, dans la réflexion ou dans la posture. Je veux parler des uniformes, des écoles de penser ou des hiérarchies sociales. D’autres sont plus improvisés, donc moins codifiés et moins immédiatement détectables.

Mais nous avons tous un déguisement derrière lequel se protège notre fragilité d’homme, qui elle est absolument identique pour tous.

Ces déguisements ont une utilité, ils nous permettent l’entrée dans la comédie humaine, ce vaste spectacle qui nous occupe un certain temps, jusqu’au moment où nous sommes appelés ailleurs.

Chaque déguisement correspond à un rôle, chaque rôle a sa place et l’ensemble est naturellement en équilibre, en harmonie.

Et puis, il y a ceux qui trichent, qui se déguisent pour jouer un rôle qui n’est pas le leur.

Ceux-là biaisent la comédie qu’ils transforment en tragédie, il faut les fuir.

Oui, mais comment les reconnaître ?

Je dirais que c’est assez facile. Il suffit d’admettre que nous sommes tous des déguisés pour voir apparaître derrière chacun l’homme identique. Alors, avec un peu d’habitude, il est assez facile de voir s’il est à l’aise avec son déguisement ou si au contraire il le gêne.

S’il est à l’aise il ne triche pas, s’il ne triche pas l’homme qu’il est derrière son déguisement reste accessible, rien n’est perdu, la vérité reste accessible, la vie est possible.

S’il n’est pas à l’aise, s’il triche, il va s’enfoncer dans le mensonge, l’homme derrière le déguisement est éteint, alors rien n’est possible, il faut fuir ou combattre.

Suis-je sur de la méthode ? Oui. En ai-je la preuve ? Non.

Mais vous pouvez toujours essayer. Puis nous en reparlerons.

Bien à vous.

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Les charmes si particuliers d’une administration inquisitoriale

On connait cette détestable habitude de l’administration française de constituer des fichiers pour tout et sur tout le monde ; cette violation de votre vie privée étant officiellement faite évidemment pour votre sécurité …

A se demander comment on avait pu s’en passer avant ? Mais, bien évidemment, ce genre de promesse n’engage que ceux qui y croient !

Le problème est que les fichiers de l’Etat sont piratés les uns derrière les autres et l’un des derniers en date est Ficoba (acronyme de Fichier des Comptes Bancaires).

Utilité de Ficoba

Ce fichier a été créé en 1970 pour recenser tous les comptes bancaires ouverts en France. Son utilité est à peu près nulle mais elle a le mérite de satisfaire la paranoïa de l’administration fiscale française qui voit des fraudeurs fiscaux partout !

Néanmoins, grâce à Ficoba, vous pouvez obtenir la liste de vos comptes bancaires par le biais du portail impots.gouv.fr pour le cas où vous auriez oublié que vous en aviez un !?!

Ficoba liste tous les comptes bancaires ouverts en France (comptes courants, comptes d’épargne, comptes-titres, mais aussi les coffres forts loués en France) et il indique les opérations d’ouverture, de modification et de clôture d’un compte, en précisant les Nom et adresse de la banque qui gère le compte, l’identité et l’adresse du ou des titulaires, les caractéristiques du compte (numéro, type de compte, etc.), la date et la nature de l’opération déclarée (ouverture, clôture, modification).

Il n’indique pas les opérations effectuées et le solde des comptes car ça c’est le travail de Tracfin ; autre organisme chargé de traquer les fraudeurs fiscaux et les terroristes !!!

Les informations sont conservées pendant toute la durée de vie du compte et 10 ans après sa clôture.

Bien évidemment, comme pour tous ces fichiers dont le but est évidemment de surveiller la population, vous ne pouvez pas vous opposer à votre inscription dans Ficoba car, au nom de la « lutte contre la fraude fiscale » comprise dans son acception la plus large possible, l’administration française tient pour un fraudeur potentiel ou avéré tout français qui ouvre un compte bancaire !?!

Ficoba est en fait l’expression la plus aboutie de la police fiscale à la française …

La conclusion qui s’impose est que l’Etat, dans sa bienveillance protectrice, oblige à la déclaration des comptes bancaires mais il doit évidemment aussi sécuriser ses fichiers de manière absolue …ce qui n’est visiblement pas le cas !

Le problème avec ces méga fichiers qui contiennent beaucoup de renseignements sensibles, c’est qu’ils attirent les hackers comme les mouches sur … le miel !

Le piratage aurait permis d’obtenir tous les renseignements d’1.2 million de comptes bancaires et nul doute que les fichiers volés vont se retrouver sur le dark web … Une tentative de phishing vient d’ailleurs d’apparaître avec de pseudo mails du Trésor Public faisant état de menaces de saisie bancaire ; sans que l’on puisse savoir, pour l’instant, si cela est en rapport avec ce piratage.

D’autres techniques sont à craindre et notamment des tentatives d’escroquerie au faux conseiller bancaire (qui disposera alors de toutes les informations vous concernant) ou encore des usurpations d’identités basées sur les données dérobées avec souscription d’un emprunt bancaire à votre nom ou même d’un abonnement à des services (Amazon a été piraté avec succès) ou enfin des home jacking à partir de données désignant certaines banques privées réservées aux plus fortunés.

Les conséquences de ce piratage sont, pour l’instant, difficiles à évaluer et normalement, la DGFIP devrait vous avertir par message personnel si votre compte bancaire fait partie de ceux piratés … mais on connait les pudeurs de jouvencelle de cette administration dès lors qu’il s’agit de communiquer autre chose que des avis de redressement fiscal ….

Une question de responsabilité

Vous avez sans doute remarqué que tous les professionnels et personnes « habilitées » vous expliquent comment faire pour éviter de se faire pirater … sans toutefois envisager les conséquences d’un piratage réussi !?!

Et surtout, personne ne parle de responsabilité …

En principe, les mesures de sécurité bancaire, avec la double authentification, ne permettent pas de faire des paiements par carte bancaire ou des virements à partir des données dérobées mais l’IBAN suffit par contre pour mettre en place des mandats de prélèvement automatique frauduleux !

Et un piratage réussi peut être extrêmement dommageable … parce que les pirates ne s’embarrassent pas de morale et il ne peut être exclu que votre banque se fasse prier pour prendre en charge les détournements effectués … pour des motifs forcément justifiés surtout si les sommes en jeu sont relativement importantes !

La question qui se pose et qui n’est jamais évoquée est : qui est responsable d’un piratage réussi à partir des données subtilisées ?

Responsabilité des banques ou responsabilité de l’Etat ?

En principe, en cas de prélèvement frauduleux avéré, vous devez impérativement demander à votre banque de vous rembourser et elle est tenue de le faire sous 24 heures, sans attendre la conclusion de son enquête interne.

La loi penche donc pour la responsabilité des banques voire même de l’opérateur de téléphone en cas de spoofing (décision du TGI de Paris) c’est à dire en cas d’arnaque au faux conseiller bancaire.

Mais que se passe-t-il si la banque refuse de prendre en charge les sommes subtilisées notamment parce qu’elle estime que le caractère frauduleux du prélèvement n’est pas avéré (ici il faut comprendre « évident ») ou si elle estime ne pas devoir être responsable pour des détournements dont le fait générateur ne lui est pas imputable ?

Car, si ces piratages se multiplient, le cout financer risque de devenir très lourd …

Il ne vous restera plus qu’à vous retourner contre l’Etat, car la DGFIP est le bras armé fiscal de l’Etat, et vous n’avez pas à subir les conséquences des manquements de sécurité à propos de fichiers « obligatoires » dans lesquels vous figurez sans que vous ayiez, à quelque moment que ce soit, donné votre consentement !

Seulement, un exemple récent tend à démontrer que l’administration française n’hésite pas à user de sa capacité de nuisance pour rejeter ses propres fautes sur autrui :

L’ANTS, agence nationale des titres sécurisés en charge de la délivrance des cartes grises de véhicules, a été aussi piratée en raison de mesures de sécurité notoirement insuffisantes. Cela s’est traduit par des émissions anormales de fausses cartes grises à des niveaux tels qu’ils auraient dû alerter immédiatement les services concernés !

Or, comme pour les amendes routières, le processus a été entièrement automatisé, sans aucun contrôle en amont, et … personne n’a rien vu !

Le résultat est que des garages automobiles se voient désormais réclamer des sommes astronomiques (entre 100.000 et 830.000 €) pour des cartes grises qu’ils n’ont jamais commandées !

Comment pensez-vous que l’administration ait réagi ?

Les garages piratés doivent payer car, aux yeux de l’administration, la victime (le garage) est la seule responsable des insuffisances de l’administration qui n’a pas sécurisé les accès à ses fichiers qui sont obligatoires puisqu’il n’y a aucune alternative !?!

Un seul mot vient à l’esprit : stupéfiant !

Cela s’explique par le fait que, dans un système administratif où personne n’est jamais responsable, personne ne veut endosser la responsabilité d’une boulette magistrale qui doit se chiffrer à plusieurs millions € compte non tenu du fait que ces « vraies fausses cartes grises » vont concerner des véhicules volés dont les acquéreurs abusés vont sans doute rencontrer quelques difficultés lorsque le compte sera fait des cartes grises litigieuses !

Il est probable que les garages se retourneront contre l’administration qui refuse de reconnaître sa responsabilité mais ce sera long et difficile car il faudra en passer par la justice administrative qui n’est pas connue pour sa complaisance envers ceux qui osent s’attaquer à l’Etat !

Quant aux propriétaires des voitures disposant de « vraies fausses cartes grises » on n’ose imaginer les difficultés qu’ils vont rencontrer (interdiction de rouler, annulation des cartes grises, obligation de restituer les véhicules, procédure pénale pour déterminer leur niveau d’implication …).

Bon, pas trop d’inquiétudes quand même pour ce qui concerne vos comptes bancaires, les petits hommes gris de l’Etat feront pression sur les banques pour qu’elles prennent en charge les dossiers litigieux mais peut-être les banques seront-elles amenées elles aussi à se retourner contre l’Etat qui a un peu trop tendance à se défausser sur les autres de ses propres manquements !

Bien cordialement à tous !

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Les Européens n’ont pas prévu qu’ils devraient se défendre !

Les Européens n’ont pas prévu qu’ils devraient se défendre !

Les pères fondateurs de l’Europe avaient une idée forte : empêcher les guerres entre Etats européens. Ils y sont parvenus. Mais ils n’avaient pas prévu qu’il pouvait y avoir des guerres en dehors de l’Europe, et que les Européens en seraient forcément affectés. C’est ce qui se passe en ce moment. Tout occupés à leurs échanges commerciaux et à leurs systèmes sociaux, les Européens n’imaginaient pas que les Etats-Unis allaient leur faire défaut et qu’ils se retrouveraient dans l’obligation de se défendre eux-mêmes. C’est-à-dire de se réarmer et, à cette fin, de dépenser moins en avantages sociaux. Le débat est tranché en théorie, mais en fait il est loin de l’être, car rien n’est plus difficile que de priver des peuples de commodités qu’ils croyaient là pour l’éternité.

Il est probable que l’Union européenne ne résistera pas à la nouvelle donne politique et diplomatique. Chaque Etat voudra réarmer l’ensemble à sa manière, et on se disputera sans cesse jusqu’au moment où les uns et les autres partiront chacun de leur côté. C’en sera fini de l’Europe puissance, qui n’a jamais existé mais qui aurait pu voir le jour si les Etats s’étaient débarrassés du fardeau social, qu’ils trainaient inutilement depuis un siècle et demi et que les dirigeants de l’Union avaient décidé de déposer en signant, en 1986, le traité dit de l’Acte unique, parce qu’il rassemblait tous les traités précédents en un seul, et surtout qui créait un grand marché intérieur où régnait la concurrence dans tous les domaines, y compris en matière sociale, ce qui mettait un terme au monopole des organismes sociaux et libérait l’économie de l’Union.

L’Europe puissance pouvait donc naître à partir de la signature de ce traité, et s’il n’en fut rien, c’est à la France qu’on le doit. C’est bien le pire cadeau que notre pays ait jamais fait à ses partenaires. Pourtant, nous avions pris le bon tournant en adoptant l’ordonnance du 1er décembre 1986 qui traduisait en termes nationaux les dispositions européennes de l’Acte unique. Mais c’était sans compter sur la haute administration française, en la personne d’Edouard Balladur, énarque et ministre des finances, qui, par une nuit sans lune, fit adopter au Sénat un texte qui excluait la Sécurité sociale des atteintes de l’ordonnance sur les prix et préservait donc son précieux monopole. J’organisai une gigantesque fronde des députés, qui avaient été élus pour en finir avec ce monopole,  mais rien n’y fit. En France, un député ne peut rien contre un fonctionnaire.

Le danger, pour l’administration française, résidait dans l’éventuelle action de la Commission européenne, qui devait veiller à l’application des directives issues du Traité, ce qui condamnerait forcément le monopole. Une discrète négociation bruxelloise aboutit au compromis suivant : la France transposerait les directives, mais ne les appliquerait pas, ce qui permettrait à la Commission de répondre à nos protestations et à la presse qu’elle laissait les tribunaux français juger de la violation des dispositions européennes. C’était évidemment contraire au cahier des charges de l’exécutif bruxellois, mais cela lui permettait de botter en touche sans encourir de sanction.

Depuis, ceux qui se libèrent du joug social – et ils sont nombreux – doivent en passer par les persécutions administratives et judiciaires que la France a su si parfaitement organiser. Sans notre soutien, beaucoup auraient dû renoncer, mais notre combat était efficace et a sauvé des centaines de milliers d’entreprises. Pendant ce temps, les autres Etats européens profitaient de la mauvaise foi des gouvernements français pour appliquer les directives à la petite semaine. La France avait gagné contre l’Europe, mais l’Europe était foutue !

Evidemment, je n’avais pas prévu trente ans à l’avance que Donald Trump deviendrait président des Etats-Unis et bouleverserait la donne politique, mais même si je l’avais prévu, personne ne m’aurait cru. Et le règne de la Sécurité sociale put se poursuivre sans autre difficulté que notre opposition acharnée qui n’avait pas d’autre motif que l’instauration en Europe d’une économie et une société libérées du fardeau insensé que le communisme l’avait obligée à supporter.

La dissidente roumaine Doina Cornea disait que si les opposants au communisme avaient été non pas mille, ni cent, mais cinq, ils auraient gagné beaucoup plus tôt. Nous, nous ne nous sommes pas frottés au communisme proprement dit, mais à sa version orchestrée par l’administration française. Nous étions beaucoup plus de mille, et même que cent mille, mais en France, pour vaincre définitivement l’administration, il faut une révolution féroce. A défaut, il nous a fallu une immense détermination et aussi beaucoup de patience. Mais aujourd’hui, le but est atteint, l’instance judiciaire suprême ayant fini par céder.

Un de mes amis m’a demandé : « Si ton combat était à refaire, est-ce- que tu le referais ? » Je lui répondis : « Hélas oui ! Non par entêtement, mais par amour pour mon pays, qui mérite mieux que ce système primitif et mortifère. Et surtout qui ne conservera ses chances dans le monde moderne que si des citoyens courageux le débarrassent de tout ce qu’il trimbale de vieillot et d’inadapté ! »

Claude Reichman

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C’est chaud…

Samedi 28 février, vers 7h, Israël et les Etats Unis d’Amérique bombardent Téhéran, et donc entrent en guerre.

Vu là, comme ça, sur une ligne d’un écran, bof…

Oui mais, quand même, certains l’ont vu différemment, soit de façon plus ou moins rapprochée, soit carrément dessous.

Quoiqu’il en soit, en une fraction de seconde, tout a changé. Chacun le ressent au fond de lui. Ce changement est lui aussi lié à la proximité. On pourrait en conclure que l’intensité émotionnelle d’un départ de guerre est directement liée à la proximité avec le premier acte de ce départ. Simple mais probable.

On peut aussi voir le problème différemment.

La guerre n’est que le point ultime d’un désaccord, politique dirait Clausewitz. Pas que… de mon point de vue.

De la même manière que l’étincelle est un feu en puissance, il me semble que chaque désaccord qui se cristallise faute d’issue raisonnée est une guerre en puissance.

Oui mais, disent les spécialistes, le mot guerre suppose des armes létales. Si on veut. Mais le rouleau à pâtisserie est-il une arme létale ? La bagnole lancée à 200 km/h aussi ? Oui répondent les magistrats et les gens raisonnables. Alors ?

Donc, la restriction des spécialistes concernant la présence d’armes létales pèse peu, en réalité la guerre est tout de suite sur le point d’être là, avec nous, tous les jours, partout. Que ceux qui ne se sont jamais sentis contrariés, voire outragés, s’engagent dans un effort de mémoire, merci.

Ce que je veux dire c’est que l’être humain est en état constant de guerre larvée.

Et que même, dès l’enfance et partout, il lui est conseillé de peaufiner ses réflexes néolithiques pour avancer dans la jungle sociale. Alors il se bat, il tempête, bosse ou défile selon son tempérament, roule les mécaniques, transcende sa mauvaise foi, triche, ment, se drape dans sa dignité, son honneur, sa susceptibilité, fuit ou se cache, toutes les postures sont possibles, mais une seule constatation : personne n’est jamais d’accord avec tous et sur tout.

C’est donc la guerre potentielle à chaque instant sur cette terre.

Cela acquis, il est des guerres sans conséquence globale, qui laissent indifférent le voisinage, qui ne changent pas le schéma social en cours. Il en est d’autres qui bouleversent tout, qui lorsqu’elles éclatent puis cessent plus rien n’est jamais pareil.

Voyez, je suis né en 44, juste à la fin de la deuxième guerre mondiale, je n’ai rien connu qui fut semblable aux années précédant cette guerre, et je n’ai jamais eu l’impression non plus que toutes les guerres qui ont eu lieu depuis cette date, et il n’en n’a pas manqué, aient eu un impact sur l’évolution de la part de l’humanité que je connais.

Ma conclusion est qu’une guerre est mondiale quand elle véhicule une émotion à travers le monde entier, qui fait que tous vont être happés par cette émotion et la partager au point de finalement entrer en guerre physiquement ou intellectuellement.

Et, je crois que cette émotion universelle s’est déclenchée le samedi 28 février à 7H.
Bien à vous. H. Dumas

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Catastrophe : les Français ne consomment pas assez d’électricité !

L’Etat veut favoriser la filière électrique ; dans le but d’amener la population à consommer une énergie qui ne soit pas importée (pétrole et gaz), que nous serions obligés de payer en dollars et qui ne soit pas susceptible de subir une rupture d’approvisionnement … du fait d’une guerre notamment.

Le but initial, louable, est donc de ne pas déséquilibrer les comptes publics, d’assurer la sécurité énergétique et, même mieux, d’obtenir des devises grâce à l’exportation d’électricité.

Cette stratégie pourrait se comprendre si l’Etat faisait en sorte de rendre le prix de l’électricité compétitif ; c’est à dire de faire en sorte que le consommateur y trouve son intérêt. Et cela est tout à fait possible puisque 75% de notre électricité est d’origine nucléaire et qu’elle est produite à un cout extrêmement compétitif puisque les centrales sont amorties. En outre, ces centrales appartiennent aux français qui les ont payées avec leurs impôts. Le niveau d’électricité non carbonée atteint même 95,2 % si l’on comptabilise les barrages et les énergies renouvelables déjà installées et la France fait figure de modèle en Europe à cet égard !

Malheureusement, ce n’est pas du tout comme cela que les choses ont été envisagées par les petits hommes gris de l’Etat !

L’Etat fonctionnaire, qui met ses gros doigts crochus partout, préfère manipuler le marché en imposant l’électricité aux consommateurs tout en augmentant massivement les taxes (TVA et taxe carbone sous diverses formes) ; en partant du principe, puisqu’il s’agit d’une énergie indispensable et que tout fonctionne à l’électricité, que la population ne pourra pas s’en passer … quoiqu’il arrive !

Et c’est ainsi qu’une source d’énergie est devenue un gisement fiscal ; l’Etat ayant fait passer EDF de producteur d’énergie à … collecteur d’impôts. Pour 100€ de facture, vous payez 33 € d’électricité et le reste, soit quand même les 2/3, ce sont des taxes, sous une forme ou sous une autre !

Le résultat ne s’est pas fait attendre : Le prix final en € courants de l’électricité a doublé depuis 2009 (alors que l’inflation s’est établie officiellement à 28%) et c’est évidemment tout sauf innocent alors que de braves âmes nous expliquent que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe !

Et, lorsqu’il suffit d’appuyer sur le bouton fiscal pour augmenter la récolte de blé, on sait que même un pigeon (à peine dressé) sait le faire ; alors vous pensez bien que les petits fonctionnaires de l’Etat appuient sans arrêt sur le bouton « taxes » car :

-il faut payer de plantureuses subventions pour les énergies renouvelables alors que l’on sait que non seulement elles sont extrêmement couteuses mais qu’en plus elles ne servent à rien !

-il faut aussi trouver des ressources pour boucher des trous budgétaires qui commencent à poser de sérieux problèmes et il est donc tentant de fiscaliser la consommation d’électricité !

En outre, il faut savoir qu’EDF, en tant qu’entreprise d’Etat, a un statut particulier qui l’oblige à exécuter, sans discussion, les ordres venant du pouvoir politique dont on connait la légendaire incompétence en matière de direction d’entreprises !

De ce fait, en pratique, votre facture d’électricité est pour ainsi dire rédigée dans les bureaux du premier ministre avec cet effet désastreux : L’énergie électrique a pris la forme d’une véritable pompe à fric !

Alors, oui, les couts de production de l’électricité nucléaire française sont parmi les plus faibles d’Europe, mais la facture finale, elle, se situe dans la moyenne haute … alors que l’on sait que si l’on veut favoriser l’économie, les investissements et les emplois il faut disposer d’une énergie abondante, stable et bon marché.

Toutefois, cette « stratégie » est pour l’instant tenue en échec car … la consommation d’électricité n’augmente pas ; au contraire même, elle baisse et fatalement les rentrées fiscales attendues ne sont pas là !

Je livre à votre sagacité la conclusion qu’en ont tirée les « responsables » : « Cette stagnation confirme le retard du pays dans la transition énergétique et la sortie des énergies fossiles » ; et cette transition sera opérée dans le cadre de la récente PPE3 (programmation pluriannuelle de l’énergie n°3).

Ici, on ne confond même pas cause et conséquence, on attribue la stagnation de la consommation au fait qu’il n’y a pas assez d’énergies renouvelables implantées dans le pays alors que, 3 ans après la crise énergétique, la France fait face à un problème inverse : elle produit trop d’électricité pour sa consommation actuelle !?!

L’hypothèse d’un cout de l’électricité trop élevé n’est même pas envisagée alors que cette augmentation tarifaire a des conséquences parfaitement documentées :

-concernant les entreprises : délocalisations et chute de la consommation électrique de 16% depuis 2018.

-concernant les ménages : comme les revenus des français stagnent, voire régressent du fait de la pression fiscale, la population en est réduite à moins consommer pour diminuer la facture ; et effectivement la consommation d’électricité des ménages a diminué de 9 % depuis 2018.

On a donc fait le choix, à l’encontre de toute logique économique, dans un but exclusivement fiscal maquillé sous des arguties écologistes, d’une énergie artificiellement chère (3 fois plus qu’aux Etats Unis) qui handicape nos entreprises et pénalise les ménages.

C’est la même chose pour les carburants pour lesquels la France se situe dans la barre haute de la fiscalité européenne ou encore le tabassage fiscal des véhicules thermiques afin de d’imposer des véhicules électriques qui ne se vendent pas ; et là aussi les ventes de voitures neuves s’effondrent !

Car, aussi bête que cela puisse paraître, les taxes sur la consommation ne rapportent que s’il y a … consommation !

L’Etat a pris le contrôle de l’énergie et il a décidé de vous la faire payer … au prix fort en mentant effrontément sur la réalité du marché !

Il n’y a que 2 explications :

-accentuer la transition sur l’électrique et principalement sur les véhicules électriques alors que les industriels, face à un échec patent, ont déjà réagi et reviennent en arrière ; les consommateurs ayant très vite compris que le véhicule électrique avait tout du combo perdant (pas d’autonomie, cher à l’achat, cher à l’usage (assurances), cher en réparations et décote énorme en occasion).

-On savait que la fiscalité sur les carburants servait à abonder le budget général de l’Etat mais, avec le développement escompté des véhicules électriques, il devient indispensable de redéployer cette fiscalité sur l’électricité qui est devenue un nouveau « gisement fiscal » !

Du coup, les petits hommes de l’Etat, qui n’arrivent pas à maitriser cette chute de la consommation, se lancent dans une fuite en avant avec la PPE3 dont le but n’est pas de favoriser l’usage d’une électricité au moyen de tarifs compétitifs mais bien de forcer l’usage d’une électricité artificiellement chère par des contraintes toujours plus fortes !

Vous saisissez la nuance ?

Le gouvernement et l’administration française ont en fait « inventé » un mécanisme pervers partant du principe que si les français sont obligés de consommer de l’électricité et si l’on applique des taxes « appropriées » sur cette consommation, on allait augmenter les recettes fiscales !

Je suis toujours impressionné par l’aveuglement de ces «responsables» qui ne sont d’ailleurs jamais responsables de rien lorsque vient la facture colossale de leurs erreurs …et il ne faut pas se tromper quant à ce qu’il va se passer !

Cela pose en fait le question des convictions de certaines personnes qui disposent, de manière légitime … ou non, d’un fragment de pouvoir alors qu’ils sont absolument persuadés d’avoir raison ; ce qui leur confère, du moins à leurs yeux, toute légitimité pour imposer aux autres des conceptions qui … ne sont absolument pas partagées par le reste de la population !

On peut difficilement faire pire !

Cette « stratégie » avait d’ailleurs été soulevée devant l’assemblée nationale qui avait voté pour une suspension de la PPE3 dans l’attente d’éclaircissements … mais le gouvernement a décidé de contourner cet obstacle démocratique en adoptant cette PPE3 par décret.

Le paradoxe est donc que la France se retrouve avec un parc de production d’électricité décarbonnée  structurellement sur capacitaire qui s’est traduit en 2025 par un volume d’exportation record (plus de 90 TWh) mais qu’elle continue de dépenser inutilement de l’argent, que nous n’avons pas, pour accroitre nos capacités basées sur des énergies renouvelables qui ne servent à rien tout en tabassant fiscalement les clients français !

Et le pire, c’est que si nous n’avons jamais autant vendu d’électricité à l’étranger notamment dans les phases de surproduction, c’est souvent à des prix négatifs puisque c’est de l’électricité issue des énergies renouvelables qui produisent toutes, trop en même temps …

Toutefois, il ne vous a pas échappé que le consommateur français est le dindon de cette farce car, lui, il paie toujours au prix fort et ne bénéficie jamais de l’électricité gratuite ou à prix négatif ?

Nous avons affaire à une bureaucratie qui ne comprend le marché de l’énergie qu’en termes de contraintes, de taxes et d’interdictions, qui est incapable de reconnaître ses erreurs et de faire machine arrière ; surtout lorsqu’elle est composée de gens qui ne comprennent absolument rien à l’économie et ne perçoivent à aucun moment les conséquences désastreuses des décisions qu’ils imposent à la population.

On va donc continuer dans cette voie avec pour résultat un nouveau doublement du prix de l’électricité d’ici 2035 ; sans aucune utilité !

Pourtant, tout le monde sait que l’économie d’un pays c’est de l’énergie et que, si l’on veut que l’économie d’un pays fonctionne, il faut de l’énergie bon marché pour limiter les couts de production ; car quand les couts de production sont trop élevés, les entreprises non seulement ne viennent pas en France, mais elles fuient ou ferment !

Et c’est exactement ce qui se passe …

Les consommateurs refusent pour l’instant de rentrer dans ce cadre précontraint mais l’administration, telle le Titanic, continue à foncer droit devant !

Un Etat bureaucratique qui méconnait les règles du marché concurrentiel, qui n’obéit qu’à ses propres impératifs sans relâche et sans se préoccuper de la réalité va fatalement entrainer le pays à sa perte !

Car, il est évident que tout cela va bien se terminer … Mais, bien entendu, on vous expliquera que la faute en incombera à ces vilains gaulois récalcitrants qui ne comprennent rien et ne voient pas tout le bien qu’on leur veut !

Bien cordialement à tous !

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Ça se complique sévère

Une précision. J’écris sur ce blog par nécessité vitale. C’était la seule solution pour survivre aux agressions du fisc, que personne ne peut imaginer, tant elles sont violentes, destructrices et aveugles. Ce blog m’a permis de rester vivant, dans des conditions sociétales mortelles où l’Etat, la justice et la rumeur – c’est-à-dire la population – se liguent pour tuer.

Je remercie ceux qui ont eu la patience et l’ouverture d’esprit nécessaires pour lire mes pensées mises ici brutes, puisque leur objet est en réalité au seul usage de mon équilibre. Mais peut-on écrire sans lecteur ? Probablement pas. Alors merci à vous qui lisez ce blog, j’espère sincèrement qu’il vous apporte quelque chose, même si ce n’est pas son objectif.

Ceci posé.  Ce que je pense de Trump.

Je le prends pour un homme complexé, cupide et fleur bleue. Mais je ne le crois ni méchant ni malhonnête.

Ce que je pense de l’Iran.

Depuis toujours je me demande : si l’attentat contre Hitler avait réussi, aurait-il sonné le glas du nazisme et la fin de la guerre ? Je penche pour la négative, sans certitude évidemment.

Je pense que le peuple Allemand s’était laissé convaincre par l’idée qu’il était supérieur et que cette idée aveuglait sa conscience.

Pris dans le piège de l’œuf et de la poule, j’hésite : est-ce le peuple qui crée le chef, ou est-ce le chef qui façonne le peuple ? Et systématiquement, je penche pour la première hypothèse, même lorsqu’il apparait que le chef martyrise son peuple, ce qui n’est que la logique du pouvoir.

Donc oui, l’Iran se prend pour l’élite du monde musulman, sa minorité lui fait croire à ce destin, les Ayatollahs ne font que flatter cet égo.

Conclusion

Je prends encore des précautions : ceci n’est qu’une idée, pas une certitude ou une prétention.
L’Iran ne va pas changer, ses structures de pouvoir vont chercher et trouver des alliances mondiales, ou au moins des connivences, nous sommes entrés dans une phase de tensions systémiques dangereuses

La question est : la bombe atomique sera-t-elle utilisée ?

Hélas, je crois que oui. C’est effrayant, mais l’homme n’a pas de limite, que ce soit dans le mieux ou dans le pire.

Bien à vous. H. Dumas

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Le double tri

Résultante du temps individuel, l’âge modifie et classe les perceptions.

Notamment celles qui sont liées aux autres. Ces autres dont nous avons tant besoin et dont nous aimerions tant pouvoir nous passer, à l’exception de ceux que nous aimons.

Au moment où les interactions avec les autres diminuent — que nous le voulions ou non, puisqu’il suffit qu’eux le veuillent — soudain ils deviennent transparents, non agissants sur notre raisonnement.

Cet état de fait simplifie énormément l’observation.

En ce qui me concerne je suis stupéfait de me rendre compte que l’homme, être vivant original, est organisé en fonction de deux tris d’une grande simplicité.

Il y a d’abord ceux qui cherchent et ceux qui ne cherchent pas. Puis il y a ceux qui trouvent et ceux qui ne trouvent pas.

Où ça se complique c’est que ce tri existe en toutes choses, c’est à dire en une multitude de situations et d’émotions, matérielles ou intellectuelles.

Et, cerise sur le gâteau, il n’y a pas d’arbitre capable de départager les cherchants et les non cherchants, pas plus que les trouvants et les non trouvants.

Ceux qui n’ont jamais cherché doivent se demander de quoi je parle. Mais sont-ils des êtres humains vivants ?

Ceux qui n’ont jamais trouvé, qui cherchent toujours en vain, en sont-ils conscients ? Sont-ils simplement malheureux ou plus prosaïquement dangereux ?

Ceux qui ont trouvé m’intéressent.

Comment savent-ils qu’ils ont trouvé ? Ont-ils trouvé à chacune de leur recherche ? Qu’ont-ils fait de leur découverte vraie ? Pensent-ils que leur découverte est exclusivement due à eux, ou un peu aussi aux autres, voire carrément au hasard ? Savent-ils que, même s’ils n’ont pas conscience d’avoir trouver, l’humanité en garde la trace ?

Je n’ai probablement pas fait le tour du problème, et je n’envisage pas de le faire là, ici, tout de suite.

Mais simplement je vous propose d’adopter cette grille de lecture quelque temps, puis nous en reparlerons.

Bien à vous.

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Cette guerre que nous regardons !

Cette guerre que nous regardons !

La décision conjointe des Etats-Unis et d’Israël de frapper l’Iran n’est pas une surprise, même si les atermoiements de Donald Trump avaient pu donner l’impression qu’il hésitait à s’engager dans une guerre. L’Iran, depuis 47 ans, est un facteur de déstabilisation du monde. On ne compte plus les actions terroristes fomentées par le régime des mollahs. Sa destruction, qui est désormais le but de guerre de l’Amérique et d’Israël, ne pourra être que bénéfique pour la paix dans le monde.

L’islam est divisé depuis la mort de Mahomet, en 632 de notre ère. Les sunnites sont majoritaires depuis l’origine, mais les chiites, qui se réclament d’Ali, gendre et cousin du Prophète, n’ont jamais désarmé. Leur affrontement retentit très au-delà du Proche-Orient, puisqu’il y a des musulmans dans de très nombreuses régions de la planète et que certaines puissances qui, comme la Russie, ont des composantes musulmanes à leurs marges, prennent des positions qui tiennent compte de ce voisinage, par exemple en soutenant des régimes chiites au Proche-Orient.

La paix entre Israël et les Etats Arabes  est le principal enjeu des affrontements actuels.  Les accords d’Abraham, qui restent encore à l’état de projet, ont tout pour affoler l’Iran, qui se voit gravement isolé au Proche-Orient et qui, pour les faire capoter, a lancé le Hamas contre Israël le 7 octobre. Le résultat a été l’inverse de ce qu’espérait Téhéran, puisque l’armée israélienne a non seulement écrasé le Hamas à Gaza, mais aussi décapité le Hezbollah au Liban et les Houtis au Yemen, et fait tomber le régime syrien, se débarrassant ainsi d’un coup de tous ses adversaires. C’est dire si les mollahs ont été mal inspirés en lançant l’offensive de Gaza.

La guerre étant l’état habituel de l’humanité, il n’y a pas lieu de s’étonner des évènements actuels, même si l’on peut légitimement s’en inquiéter. Mais pour nous Européens, une première conclusion s’impose : nous avons quasiment disparu du paysage politique mondial. Certes nous sommes devenus une puissance économique de premier plan, avec nos 450 millions de consommateurs, mais il ne reste debout que deux Etats, la France et la Grande-Bretagne, capables de peser sur le plan militaire, car dotés l’un et l’autre de l’arme nucléaire et d’armées classiques dignes de ce nom, même si elles sont réduites en nombre.

La décision des Etats-Unis de Trump de faire cavalier seul dans le monde a frappé de stupeur les gouvernements européens. Hâtivement, ils ont voté des crédits budgétaires pour renforcer leurs armées, mais il faudra du temps pour qu’ils représentent une force qui compte, à supposer qu’ils y parviennent. Le moment d’une vraie réflexion semble venu sur le vieux continent. Nous avons confié les rênes de notre Union à une commission non élue et sans mandat, qui ne fait que ce qu’elle veut, tandis que les Etats membres obéissent le doigt sur la couture du pantalon. C’est une situation inacceptable pour une nation comme la France, dont le passé historique et la capacité militaire méritent une vraie considération. Pour autant, les erreurs économiques commises par notre pays le handicapent lourdement dans une compétition mondiale qui ne va pas disparaître. Il suffit de voir comment des entreprises comme Stellantis et Seb sont malmenées pour comprendre que nous allons être balayés économiquement comme nous ne l’avons jamais été.

Puisque nous n’allons être que spectateurs de la guerre qui commence au Proche-Orient, profitons-en au moins pour réformer nos processus économiques et notamment pour en finir avec l’Etat providence qui condamne notre économie. Quand on écoute les médias français, et notamment les chaînes d’information, on a l’impression qu’ils sont frappés d’une paralysie mentale. Ils détaillent avec précision les handicaps et les échecs de nos entreprises, mettent en cause l’excès d’impôts et de charges qui les frappent, et se gardent bien d’aborder le seul sujet qui vaille, celui de l’Etat providence. Il faut dire que la Sécurité sociale est devenue notre nouveau dieu et qu’y porter atteinte relève de l’apostasie. Or c’est pourtant bien ce qu’il faut faire. La protection sociale européenne a été façonnée au 19e siècle et son principe n’a pas changé depuis. Il s’agit toujours de protéger les travailleurs de la maladie, de la vieillesse et du chômage, et l’on a chargé l’Etat de le faire, même si au début c’était sur la mutualité qu’on comptait. Le résultat est une incroyable gabegie, assortie de déficits monstrueux et de passe-droits généralisés. Le diagnostic est clair : il faut enlever à l’Etat la protection sociale et la rendre aux citoyens, par les biais qu’ils choisiront, qu’il s’agisse de l’assurance ou des mutuelles. Ainsi seront éliminées du même coup l’irresponsabilité générale et les dépenses inconsidérées, et rétablies la responsabilité individuelle et la saine gestion.

L’heure est venue pour les vrais penseurs de notre pays de se faire entendre. La France a toujours guidé les nations. Il serait insensé qu’elle renonce à se guider elle-même. Au 6e siècle avant notre ère, à Milet en Ionie, il a suffi de cinq ou six philosophes pour ouvrir à l’humanité le chemin de la réflexion. Aujourd’hui, cinq ou six Français aptes à réfléchir, cela ne doit pas être impossible à trouver !

Claude Reichman

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Lettre ouverte à Madame Amélie Verdier, DG de Bercy (DGFIP)

Madame,

Vous avez entre vos mains le destin de notre pays. Enfin, la part maîtrisable qui, comme pour un simple individu, n’est pas essentielle. Disons qu’elle est de l’ordre de 20%, pour donner un chiffre, le reste étant le fruit du hasard non maîtrisable par nos moyens limités d’êtres humains.

Cependant, cette part de responsabilité vous engage vous et les quelques cent mille agents que vous avez sous vos ordres. Prendre la direction d’une institution, c’est en accepter l’héritage. Si cet héritage comporte des dérives, les ignorer revient à les valider. Dès lors, la responsabilité du passé devient celle de la continuité, et la responsabilité de l’avenir celle du choix de ne pas corriger.

Pourquoi portez-vous cette responsabilité ?

C’est extrêmement simple, cela tient au théorème suivant : il n’est pas d’effet sans cause.

Qui en matière de pouvoir décisionnel peut être ramenée à : il n’est pas de conséquence décisionnelle sans responsable de la décision.

Remonter à la décision initiale pour établir les responsabilités n’est pas si facile. Les apparences sont souvent trompeuses.

L’absurdité de notre démocratie est de véhiculer l’idée que les élus — représentant soi-disant le peuple — ne seraient pas responsables, que ce serait de ce fait le peuple lui-même qui serait responsable de la politique engagée par ses élus.

C’est évidemment absolument faux, puisque le peuple est en réalité cantonné au rôle éventuel de juge tous les cinq ou six ans. Rôle qu’en plus les mensonges dont on l’abreuve rendent impossible.

En réalité, juridiquement, le mandat donné aux élus devrait engager leur responsabilité. Mais ce n’est pas ainsi que la loi est établie. Les élus étant donc légalement irresponsables, la responsabilité de leurs décisions se déplace inévitablement, elle vient naturellement se poser sur ceux qui proposent et concrétisent ces décisions.

Or, c’est vous Madame qui vous trouvez — que ce soit lors de leur préparation ou lors de leur exécution — au point de départ de la mise en œuvre matérielle de toutes les décisions qui organisent notre collectivité.

Ainsi donc, par le jeu de la loi, mais aussi finalement par la réalité construite par cette loi, vous portez personnellement, avec tous vos agents, la responsabilité de l’état de notre collectivité.

À ce jour, force est de constater que nous sommes dans une situation globalement précaire, quasiment en faillite, qui génère des tensions sociales qui exposent notre démocratie à une violence inquiétante.

Qui plus est, votre pouvoir s’est anormalement étendu sur la sphère privée, qu’il a gravement détériorée.

Il va bien falloir engager votre responsabilité, puisqu’il est malheureusement exclu de pouvoir discuter de tout cela avec vous, de remettre les choses en place par la concertation, par la démocratie défaillante, pulvérisée par la désinformation.

Je vais donc m’y coller à mon petit niveau.

J’ai été englouti dans le pillage que vous avez organisé sur l’immobilier depuis plus de cinquante ans,

Assez inélégamment vous m’avez en plus collé des redressements indus, qui ont bien failli m’emporter.

Heureusement, il me reste encore un peu d’énergie, et peut-être de temps, pour vous poursuivre en responsabilité en compagnie de vos agents qui sont vos bras armés.

Nous allons donc nous retrouver dans les prétoires, où il faudra bien qu’un jour les responsabilités soient sanctionnées, si l’on veut repartir avec une constitution rectifiée où chacun sera responsable de ses décisions.

Respectueusement.

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Une petite victoire contre l’administration !

J’ai eu l’occasion de vous raconter mes péripéties judiciaires à propos de mes excès de vitesse réels ou supposés  …

Le lundi 16 février 2026 doit être marqué d’une petite pierre blanche car c’est le jour d’une petite victoire contre un arbitraire administratif qui est désormais devenu la norme !

Etat de la procédure (rappel) :

-j’ai reçu un AVIS DE CONTRAVENTION daté du 15 juin 2024 m’informant que j’avais été flashé (à 90 au lieu de 70) par une voiture radar sur la route entre Niort et St Jean d’Angély ; avis dont je n’ai pris connaissance qu’en novembre à mon retour de Grèce.

-à l’examen de cette lettre je me suis aperçu, (au moyen de Google Maps) que les données de géolocalisation indiquées étaient fausses (de plusieurs km), et que, par conséquent, l’infraction reprochée n’était pas constituée. Je n’ai donc pas reconnu l’infraction et j’ai contesté ; ce qui était difficile car, étant absent de France pendant 5 à 6 mois dans l’année, il faut impérativement avoir recours au Code de Procédure Pénale dont les dispositions sont très restrictives ! Précision importante : si vous appelez l’ANTAI, il n’y a qu’une seule issue : s’incliner et payer. Toutefois, il existe un numéro spécial pour accéder à la DGFIP et consigner mais le service est très difficile à obtenir (comme par hasard)!

-Pour pouvoir contester, et parce que ma contestation a été faite au-delà du délai de 45 jours, j’ai dû payer l’amende majorée de 180€, à titre de consignation.

-après bien des discussions épistolaires, l’officier du ministère public (c’est un simple policier) du CACIR, qui est dissimulé à Rennes derrière l’ANTAI (laquelle n’est qu’un simple guichet d’encaissement), et qu’on ne peut joindre que par courrier, a bien voulu reconnaitre ma présence à l’étranger. Il a donc reconnu la validité de ma contestation mais seulement en ce qui concerne la majoration de l’amende en me faisant la « faveur » de ramener  l’amende à 45€ et 1 point de permis de conduire,

– je pouvais donc obtenir la restitution de 135€ sur les 180€ payés mais je restais quand même coupable à ses yeux, malgré l’évidence d’une géolocalisation erronée, puisque le représentant du CACIR refusait d’endosser la responsabilité d’un abandon des poursuites  ou avait reçu des instructions à ce propos.

-cette restitution s’est avérée difficile en raison des « justifications » fournies par les services de la DGFIP pour … ne pas payer ! Il a fallu que je leur expédie un mail particulièrement agressif pour obtenir la restitution de ces 135€. Il semblerait que les services de la DGFIP utilisent l’argent des consignations, qui ne leur appartient pas, pour faire rouler la trésorerie d’un Etat impécunieux,

-à ce stade de la procédure, j’avais le choix entre soit accepter l’amende à 45€ et le retrait d’un point en me disant que j’avais sauvé l’essentiel ( !?!) soit de continuer à contester …

-devant mon refus obstiné d’accepter une décision ne reposant sur aucun fondement, l’officier du ministère public du CACIR  a décidé, par courrier du 07 mars 2025, de se débarrasser du dossier et de le transférer au Tribunal de Police compétent (St Malo) … pour « appréciation » des suites à donner,

L’affaire semblait s’enliser depuis cette date ; étant entendu que je gardais néanmoins ce dossier sous le coude, bien décidé à ne pas laisser les choses en rester là et à attaquer de nouveau en argumentant sur la base de la prescription pénale (qui intervient un an sans acte d’instruction) si le dossier restait sans évolution.

Je n’ai pas eu à le faire.

La décision finale :

Je viens en effet de recevoir un courrier daté du 04 février 2026 émanant de l’officier du ministère public près le Tribunal de Police qui m’informe du classement sans suite des poursuites pénales ; ce qui met fin définitivement à la procédure.

Autrement dit, l’administration laisse tomber !

C’est donc seulement un an plus tard que je reçois la notification attendue, et c’est assez rare pour le souligner, il y a au moins une personne qui a compris qu’ils allaient à la déroute en cas d’audiencement d’une  affaire aussi mal embarquée.

Il faut dire aussi que j’avais fait part de mon ancienne qualité d’avocat. Je ne suis pas sûr que cela ait joué mais cela a incontestablement influencé mes interlocuteurs qui ont été contraints de se poser la question de la validité de mes arguments et des preuves avancées car … on ne sait jamais et un camouflet à l’audience … ça marque mal !

Je peux donc demander la restitution du solde de la consignation obligatoire effectuée par mes soins ; à condition de … produire les pièces justifiant de mon paiement !

10 observations s’imposent :

1-on arrive encore à faire plier la machine administrative dans un système qui n’a de justice que le nom ; mais c’est de plus en plus dur tant le système est organisé pour faire échouer toute contestation. En droit, vous avez le droit de contester (la France est un pays de droit …) mais dans les faits, le plus souvent, ça ne sert à rien car tout est organisé pour y faire échec.

2-je n’ai pu gagner que parce que le vice était flagrant mais il faut être conscient qu’en la matière, le doute bénéficie rarement à l’accusé …

3-si vous examinez avec attention Formulaire de remboursement, vous constaterez que malgré que le parquet n’ait pas pu prouver ma culpabilité, il est écrit sur le formulaire de demande de remboursement, « Etat civil du contrevenant ». C’est une formule malheureuse qui ne relève pas du hasard alors qu’en l’espèce, faute de preuve, je suis innocent. Mais je reste quand même un délinquant aux yeux d’une administration qui vit dans l’illusion de son infaillibilité. C’est la preuve évidente qu’il existe une présomption de culpabilité totalement contraire au droit pénal français et que l’administration ne tient en aucun cas compte des textes qui s’imposent à elle !

4-Un tel système ne peut tenir que sous la contrainte et que tant que la population ne se révolte pas …

5-il faut toujours examiner l’avis d’infraction pour essayer de trouver le défaut qui permet d’en contester la validité ; mais je reconnais que c’est très difficile surtout pour un non spécialiste. Attention aussi à bien conserver tous les documents et à les scanner ou les photocopier car bien souvent on vous demandera de produire plusieurs fois les  documents du dossier ; formalisme administratif oblige …

6-on ne peut que constater la lourdeur invraisemblable de cette machinerie administrative et qu’il ne s’agit en aucun cas de « justice » puisqu’à aucun moment n’est intervenu un magistrat !

7-Si l’administration faisait son travail, une vérification en amont aurait permis d’éviter toute cette procédure. Malheureusement, dans l’administration, d’une part il n’y a aucune notion de cout et de prix de revient, (on ne regarde que les recettes, ce qui explique entre-autre le recrutement incessant de fonctionnaires), et d’autre part il est certain que seule une très faible partie des poursuites sont classées sans suite ; ce qui ne représente aux yeux de l’administration qu’un cout négligeable. Le but est bien d’encaisser les amendes et non de les restituer y compris lorsqu’il s’agit de fausses infractions !

8-je ne suis pas remboursé des frais de LRAR postaux de contestation, et comme d’habitude, s’il est très facile de payer l’amende indue il est très compliqué de se faire rembourser ; seulement par courrier postal et documents à l’appui !

9-Une contestation fondée sur la géolocalisation ne peut fonctionner qu’avec les voitures radar et c’est d’ailleurs la faille d’un système qui se veut imparable car pratiquement indétectable ; elles se déplacent en permanence mais le GPS dont elles sont équipées peut se tromper. Il peut y avoir aussi une erreur de retranscription des données de géolocalisation mais, là encore, il s’agit d’un vice qui invalide les poursuites ; raison pour laquelle il faut bien conserver tous les documents reçus qui sont des moyens de preuve contre vous mais aussi contre le ministère public.

10-Par contre, une contestation sur le fondement de la géolocalisation est strictement impossible avec les radars fixes. Je pense qu’il est encore possible de contester les interceptions à la volée mais à la seule condition que la personne qui vous arrête ne soit pas celle qui a constaté l’infraction. Dans ce cas, il faut demander à l’officier qui a relevé l’infraction de répéter à haute voix, dans le téléphone ou le walkie-talkie, le numéro. Dans la plupart des cas, il ne le peut pas parce qu’il est embusqué trop loin de la route et que l’identification du véhicule ne se fait que sur la couleur et éventuellement le type et la marque et il n’est pas rare qu’une erreur soit commise surtout lorsque plusieurs véhicules de même type circulent en même temps. Néanmoins, attendez-vous à une réaction très agressive et à des menaces de la part de la police/gendarmerie. Un refus d’y procéder est d’ailleurs possible mais il faut alors le faire consigner dans le PV qui va être établi. A défaut, il faut refuser de signer le PV mais vos chances de succès sont pratiquement nulles, faute de preuve !

Les gendarmes connaissent les ficelles et n’hésitent à fausser les règles du jeu d’une part pour ne pas perdre la face mais aussi d’autre part pour ne pas être mal notés par leur hiérarchie. Ainsi,  le comité d’accueil peut communiquer votre numéro d’immatriculation à l’agent contrôleur situé en amont avant que vous ayez eu le temps de sortir de votre voiture. Ainsi ce dernier peut-il «miraculeusement » indiquer votre numéro !

Je me souviens ainsi d’une interception sur une route à 4 voies dans les années 90. J’avais pu observer que le radar, de type barbecue, avait été implanté derrière la glissière de sécurité, sous un pont, alors que le mode d’emploi de ce type d’appareil prévoyait explicitement que cela faussait la mesure. J’ai donc pris mon appareil photo (il n’y avait pas de smartphone) et j’ai remonté la route sur 2 km à pied pour prendre la photo de l’installation. Bien évidemment, le comité d’accueil a averti les embusqués qui … se sont empressés de démonter leur  installation avant mon arrivée sur les lieux parce qu’ils savaient que l’installation n’était pas conforme.

Je n’ai pas pu faire la photo et j’ai été contraint de payer l’amende mais les gendarmes ont été gentils, ils m’ont ramené à mon véhicule ; bien contents du tour qu’ils venaient de me jouer.

Néanmoins, il arrive encore que la ténacité contre l’Etat finisse par payer !

Il s’agit bien entendu d’une petite victoire face à une administration qui refuse systématiquement d’avoir tort. Elle prouve aussi que les outils mis en place relèvent du monde d’Orwell et de la violation les plus élémentaires des droits de la défense car si je n’avais pas résisté, que ce serait-il passé à votre avis ?

Bien cordialement à tous !

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Les millionnaires invisibles

Pour rebondir sur les excellents billets de Philos, une démonstration mathématique.

Un couple de retraités de la fonction publique perçoit 30 000 € par an de pension de retraite. Ce n’est pas une fortune. C’est même souvent présenté comme modeste.

Pourtant, raisonnons froidement.

La capitalisation réelle d’un flux de 30 000 €

Si un particulier souhaite percevoir 30 000 € par an grâce à un capital immobilier, quel patrimoine doit-il posséder ?

Prenons un rendement réaliste : Immobilier de qualité, 2,5 % brut, sans effet de levier.

Calcul : 30 000 ÷ 0,025 = 1 200 000 €

Il faut 1 200 000 € de patrimoine immobilier pour produire 30 000 € annuels.

Autrement dit : Un couple percevant 30 000 € de retraite bénéficie d’un flux équivalent à celui procuré par un capital privé d’environ 1,2 million d’euros.

En économie, un flux se capitalise. En politique, on fait mine de l’oublier.

Comparaison fiscale complète

Comparons maintenant les deux situations.

A – Le couple retraité de la fonction publique

Pension : 30 000 €

Impôt sur le revenu : ≈ 300 à 700 €

Pas de prélèvements sociaux de 17,2 %

Pas de taxe foncière liée à ce revenu

Pas d’IFI

Aucun risque ; Aucun entretien ; Aucun impayé

Flux garanti par le budget de l’État. Ce revenu est financé par l’impôt général.

Il n’est pas issu d’un capital constitué. Il n’est pas capitalisé.

Il repose sur la contrainte fiscale.

B – Le propriétaire immobilier

Loyers : 30 000 €

IR : ≈ 300 à 800 €

Prélèvements sociaux : 17,2 % = 5 160 €

Taxe foncière (ordre de grandeur) : 6 000 à 8 000 €

Entretien et travaux ; Vacance locative ; Risque réglementaire ; IFI possible si patrimoine > seuil

Charge fiscale annuelle typique :

Poste                                                    Montant

IR                                                                   600 €

Prélèvements sociaux                       5 160 €

Taxe foncière (moyenne)                 7 000 €

                                   Total fiscal ≈    12 760 €    Sur 30 000 € bruts.

Le revenu net peut tomber autour de 17 000 €, soit environ 1,4 % net réel sur 1,2 M€ immobilisés.

Ce que révèle la comparaison

Nous avons donc :

D’un côté, un flux équivalent à un capital de 1,2 M€, non qualifié de richesse.

De l’autre, un capital réel de 1,2 M€, qualifié de fortune et lourdement taxé.

Dans un cas, la richesse est invisible. Dans l’autre, elle est suspecte.

La question sensible

Il ne s’agit pas d’attaquer les retraités, il s’agit de poser une question d’équité fiscale.

Pourquoi le capital privé, constitué après impôts, est-il : surtaxé annuellement, soumis aux prélèvements sociaux, exposé à l’IFI, pénalisé à la transmission ?

Alors que le capital implicite que représente une pension publique garantie : n’est jamais qualifié de patrimoine, n’est jamais intégré dans l’assiette d’un impôt sur le capital, n’est jamais évoqué dans les débats sur les “millionnaires”.

Le capital implicite n’est pas transmissible. Certes, mais ses zélateurs argumentent constamment en vue de neutraliser le droit à la succession du capital privé.

L’angle politique

Une partie significative des bénéficiaires de retraites budgétaires est également favorable à une taxation accrue du “capital dormant”.

Mais si l’on applique la logique économique pure : un flux garanti de 30 000 € correspond à un capital d’environ 1,2 M€.

Si l’on taxe le capital au nom de l’équité, alors il faudrait intégrer tous les capitaux, y compris implicites.

Si on ne le fait pas, alors il faut reconnaître que l’impôt sur le capital n’est pas une règle économique neutre, mais un choix politique ciblé.

La vraie question

L’équité fiscale signifie-t-elle : taxer toute richesse équivalente, ou taxer seulement la richesse indépendante de l’État, libre ?

Autrement dit : taxe-t-on un capital, ou taxe-t-on une autonomie ?

Cette question et sa réponse destructrice de l’économie empêche-t-elle nos fonctionnaires de dormir ?

Bien à vous

 PS

Nous ne parlons pas ici des retraites les plus élevées.

Certaines pensions d’anciens responsables politiques ou de hauts fonctionnaires peuvent atteindre 120 000 € par an.

Appliquons la même logique de capitalisation :

À 2,5 % de rendement :120 000 € ÷ 0,025 = 4 800 000 €

Une pension annuelle de 120 000 € correspond économiquement à un capital d’environ 4,8 millions d’euros.

Si l’on retenait un rendement plus prudent de 2 %, le capital équivalent dépasserait 6 millions d’euros.

Ces flux sont garantis par l’impôt, sans risque de marché, sans gestion, sans vacance, sans travaux.

Et ce sont souvent ces mêmes responsables qui élaborent ou renforcent l’impôt sur le capital privé, qualifié de “dormant”. N’est-ce pas Mrs Hollande et Mélenchon et autres ?…

La question est morale et structurelle. Elle est réaliste, dissimulée par le mensonge de l’égalitarisme.

En réalité, peut-on durablement taxer le capital visible tout en considérant comme neutre le capital invisible dont on bénéficie soi-même ?

Oui à condition d’emprunter pour pallier au capital fictif — qui n’accompagne pas ces rentes — et d’habiller l’escroquerie d’un mensonge démagogique, mais pas pour toujours. Un jour les chiffres apparaissent. Ce jour n’est pas loin. Que feront les coupables ? Ils appelleront à la pagaille mortelle pour dissimuler leur escroquerie, CQFD.

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Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous !

Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous !

L’image m’a frappé. En voyant ce groupe de jeunes gens vêtus de noir en poursuivant un autre, lui aussi tout en noir, j’ai revu en pensée ce groupe de chimpanzés qui en poursuivait un autre dans la jungle. Dans les deux cas, la mort fut au rendez-vous. L’humanité a gardé des traces indélébiles de son passé animal. Il faut admettre que notre civilisation comporte beaucoup trop de lacunes pour que notre espèce soit à l’abri de la sauvagerie.

De même l’accès à des fonctions de commandement comporte trop de traces de la lutte des mâles dominants, dans les espèces animales, pour que nous la considérions avec bienveillance. Rien ne dit que l’homme sera capable de maîtriser son passé. Mais rien ne lui interdit de s’atteler à ce défi. Seul l’exemple de la vertu pourra nous sauver de la dérive animale. Il faut reconnaître que les bons comportements sont rares. On ne cite par exemple qu’un seul cas dans l’histoire où un gouvernant se soit retiré de lui-même. Il s’agit de Cincinnatus, qui préféra sa charrue aux honneurs du consulat romain.

Où que l’on regarde, en Occident comme en Orient, on ne voit que des hommes (ou des femmes) se battant pour le pouvoir. Et d’autres qui, faute d’y être parvenus, se vautrent dans les délices de la corruption. Voyez ce qui se passe en Chine. Xi Jinping est en train d’éliminer un à un tous ses rivaux potentiels. Imaginez qu’il nous fasse demain une crise cardiaque. Tout cela pour rien, dira-t-on. Mais pas les éliminés qui y verront le doigt de Dieu et se lanceront avec une force démultipliée par la bonne fortune à l’assaut du trône.

L’Angleterre a régné sur le monde au 19e siècle. Sa monarchie jouit d’un prestige inégalé. Sa reine, Elizabeth II, fut une souveraine exemplaire qui, jusqu’au bout de son règne, conserva une dignité que tous ont admirée. Or qu’apprend-on ? Que son fils préféré, né d’un regain de désir de Philip d’Edimbourg, n’est qu’un petit voyou pour n’avoir pas été éduqué convenablement. Il n’a pas hésité à se jeter dans la triste débauche organisée par un autre triste voyou, né dans une banlieue new-yorkaise et enrichi par des milliardaires charmés de ses audaces. Et le voilà cueilli par la police au saut du lit, comme n’importe quel malfaiteur. Tremblez puissants ? Non. Sale type !

Chez nous, un Macron se démène pour conserver du pouvoir quand le sien se sera achevé. Alors que tout le monde l’a assez vu et ne rêve que de ne plus le voir. Mais que va-t-on en faire ? Une excellence européenne ? Un bouddha onusien ?  Et pourquoi pas le maire d’un petit village où il aurait pris ses habitudes ? C’est vrai, il n’a jamais été élu local, ni soldat, ni père. Des tas de choses à essayer !

Le général de Gaulle n’a conservé, des innombrables cadeaux qu’il a reçus du monde entier, qu’une lampe de mineur du Nord. Quand une brassée de présents arrivait à l’Elysée, il ordonnait : « Foutez-moi tout ça au grenier ! » Mme de Gaulle faisait ses courses au Bon Marché, comme toutes les dames de la bonne société du siècle dernier, sauf quand elle demandait d’arrêter la voiture à Troyes afin d’y acheter de la volaille pour le week-end à Colombey. Ce qui lui fit dire, quand la voiture présidentielle fut visée par un attentat : « J’espère que les poulets n’ont rien ». Contrairement à ce que l’on crut, il ne s’agissait pas des policiers de l’escorte.

Jean Moncorgé, qui choisit son deuxième prénom, Gabin, comme nom de scène, fut une grande vedette de music-hall avant la guerre. Il s’engagea dans l’armée en 1940 et fit une belle guerre comme conducteur de char. Démobilisé, il devint une immense vedette du cinéma, séduisit Marlène Dietrich, puis la rejeta comme « boche », et quand son épouse le conduisit en voiture à l’hôpital où il allait s’éteindre, il lui demanda de passer devant la tour Eiffel qu’il voulait revoir une dernière fois. A part cela, ses plaisirs consistaient à faire un bon dîner avec ses partenaires et copains, Lino Ventura et Bernard Blier. Je ne me souviens pas qu’à sa disparition on lui ait rendu le moindre honneur, en ce temps où l’on emplit le Panthéon.

En classe de sixième, un de nos professeurs eut l’idée saugrenue de faire voter la classe pour décider si l’un de nous avait triché. Je fus le seul à voter non. Personne ne savait s’il y avait eu triche, mais je ne comprenais pas qu’on nous transformât en dénonciateurs. Le copain incriminé me fut reconnaissant toute sa vie. Je n’avais rien fait d’admirable. Sauf preuve d’un petit peu de courage. Il est vrai qu’on était au lendemain de la guerre !

Je ne veux rien dire d’autre que, si modeste que l’on soit, on doit ne pas être indigne aux yeux de la société où l’on vit. C’est la condition de survie de notre espèce. Sinon, nous périrons dans le désordre et la violence générale. Le rôle essentiel revient aux élus. Si on les a choisis, c’est parce qu’on les considérait comme les meilleurs d’entre nous. Or trop souvent, ils se révèlent les pires. C’est cela qu’il ne faut pas admettre !

Claude Reichman

 

 

 

 

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Quentin Deranque est mort.

Un jeune homme de 23 ans tué par d’autres jeunes gens.

C’est pour lui que c’est terrible. Il est mort, il ne vivra pas les 60 ans que lui promettait l’espérance de vie de notre société. Il n’aimera pas, il ne sentira pas, il ne regardera pas, il ne goutera pas, il ne touchera pas, il ne réfléchira pas, il ne s’exprimera pas… Peut-on ressentir au fond de nous tout ce que représente le fait de perdre la vie ? Rien n’est moins sûr.

Pour les proches c’est le chagrin, cet immense chagrin, sans limite pour les parents accompagné de la sidération totale. Chagrin qui perd un peu en intensité pour ceux qui le connaissaient moins ou peu, qui fait place au fait divers pour ceux qui ne le connaissaient pas.

Les deux questions que pose ce fait divers :

A – Comment peut-on frapper à terre, de coups de pied, à plusieurs, un homme, seul après qu’il a été isolé, jusqu’à le tuer… au lieu de lui tendre la main ?

On parle de lynchage parce que les coups ont été portés individuellement, lâchement, par des agresseurs sortant du groupe et s’éloignant aussitôt après.

Le lynchage est l’expression ultime de la haine, de la lâcheté, de la bête ignoble qui existe au fond de nous tous, qu’il faut maîtriser toute sa vie.

Le constat n’est pas d’aujourd’hui : « Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre. » — Jean 8,7

Avant le lynchage, au départ, il y a la haine.

Chacun fabrique la sienne en terrain connu, entre voisins ou connaissances, et généralement elle est contenue, quoique…

Mais la vraie haine, celle qui dévaste tout sur son passage, c’est celle qui est activée par la croyance, la rumeur, l’apparence, la vengeance, celle qu’on partage à plusieurs. C’est elle qui finit en lynchage, puis en guerre totale puisque le lynchage n’est que le premier pas vers la guerre.

Ainsi la responsabilité de ceux qui divisent, puis excitent la division pour assoir leur pouvoir, ou qui martyrisent et humilient pour conserver leur pouvoir, est écrasante. Tout comme ceux qui réfutent la raison et manipulent des croyances, qui abusent des esprits faibles.

Cette responsabilité n’a d’égale que leur hypocrisie insondable quand il s’agit pour eux de pousser des cris d’offrais face aux résultats de leurs manipulations.

Notre Assemblée nationale, qui prétend nous représenter, qui exige notre confiance, a donné à ce sujet un aperçu catastrophique.

Ce sont eux, pas uniquement mais significativement, qui dressent les Français les uns contre les autres, à chaque élection, à seule fin de leur soutirer le titre qui leur permettra, entre chaque élection, de les diviser encore et encore…

Chacun de nous connait la haine, évidemment, il peut donc mesurer l’immense responsabilité d’exciter celle des autres. C’est un jeu auquel personne ne peut s’adonner par erreur ou par hasard. Tous ceux qui s’y amusent sont donc lucides et responsables.

Force est de constater que non seulement nos élus entretiennent la division, attisant ainsi la haine, mais qu’en plus ils en sont fiers. Quand même…

B – L’informatique et notre société.

Qui aurait été frappé par ce fait divers, par les problèmes humains qu’il soulève, sans le ou les films réalisés et immédiatement portés à la connaissance de tous ?

Il est clair que la vérité gagne énormément avec l’accélération de la communication entre nous, même si elle génère aussi des fake news, toujours postérieures aux faits.

Qui peut aujourd’hui raisonnablement douter de l’impérative nécessité de l’utilisation libre des moyens d’enregistrement qui permettent de saisir la vérité dans son instantanéité, sa réalité éphémère.

Conclusions

Les méthodes pour diviser sont là, utilisant : des croyances, des passés revisités, des présents agités par la jalousie où des faux spectaculaires, ou encore l’avenir qualifié d’inquiétant, d’angoissant.

Il ne manque pas de sujet pour diviser et enclencher les haines qui mènent aux lynchages. Ah, si les oppresseurs et les diviseurs voulaient bien nous lâcher la grappe… Je suis sûr que nous arriverions à nous supporter, nous ne sommes pas si méchants que ça…

Bien à vous. H. Dumas

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Surprise,  le serpent de mer de la fraude fiscale refait surface ! (3)

Décidément, il est des hasards qui n’en sont pas et le sujet de la fraude fiscale, surtout lorsqu’il est agité de manière constante par les hommes de l’Etat, eux-mêmes, devient un débat récurrent dans une France en pleine dérive !

C’est évidemment malsain …

J’en veux pour preuve cet article de 20 minutes qui proclame cette incroyable information : Il y aurait en France plus de 13.000 millionnaires qui ne paient pas d’impôt sur le revenu.

L’origine de cette « information » provient du quotidien du soir Le Monde, dont on connait la ligne politique très à gauche, qui relaierait les propos d’E Lombard, l’ancien ministre des finances de F Bayrou et, signe qui ne trompe pas quant à l’intention, cette information se propage désormais sur les réseaux … avec, bien entendu, les commentaires vengeurs à propos des salauds de riches qui en plus ne paient pas d’impôts !

Pour vous dire, même France Culture, rempart ultime du communisme à la française, parle ouvertement, sur Facebook, d’évasion fiscale ….

On observe immédiatement qu’il est fait une confusion intentionnelle entre patrimoine et revenus pour s’en prendre à des personnes qui disposent d’un patrimoine immobilier supérieur à 1 million € au motif qu’ils ne paieraient aucun impôt !

L’injustice fiscale dans toute son horreur !

Les explications tournent autour de 3 hypothèses :

-des revenus faibles,

-des revenus exonérés ou réduits par des crédits d’impôts

-l’optimisation fiscale qui est clairement assimilée à la fraude dans l’esprit de nombre de personnes.

C’est en fait, le système fiscal français qui est comme cela … et il y a une hypothèse non énoncée : l’augmentation des prix du fait de l’inflation ou de la pression foncière ou encore d’investissements faits par des personnes qui veulent contourner les risques monétaires en investissant dans le foncier.

Pour information il y a environ 3 millions de millionnaires en France. Rapporté aux 13 000 millionnaires qui ont un RFR de zéro, cela ne représente que  0.45 % des millionnaires.

Rien d’anormal ou d’extraordinaire donc …

Par ailleurs, ces personnes paient bien l’IFI si l’immeuble dépasse l’évaluation de 1.3 Million. Ils paient bien un impôt sur le capital et ils paient cet impôt même s’ils ont des revenus très faibles … car il n’y a aucun incohérence ni incompatibilité à ce que vous soyez propriétaire d’une maison d’un million € mais que vos revenus soient très faibles et de ce fait non imposables.

C’est l’occasion de se souvenir de ces paysans de l’ile de Ré qui se sont retrouvés, à l’insu de leur plein gré, millionnaires et assujetti à l’ISF (IGF à l’époque) en raison d’une spéculation foncière à laquelle ils n’avaient pas pris part ; se retrouvant obligés de vendre leurs terres pour payer l’impôt !

Il suffit donc de se trouver dans une zone urbaine ou à forte demande pour que le prix de votre patrimoine immobilier s’envole sans que vous n’y puissiez rien; que vous ayiez des revenus … ou pas  !

En outre, il faut savoir que l’IFI, cet impôt qui remplace l’ISF, n’a pas vu son plafond réévalué depuis sa création  en 2018 alors que les prix de l’immobilier ont augmenté d’au moins 30% depuis. Afin de tenir compte de l’inflation, il faudrait donc que le seuil d’imposition soit porté au minimum à 1.7 Million € mais Bercy, afin d’augmenter discrètement la pression fiscale, ne l’a pas fait !

C’est d’ailleurs exactement la même chose pour les donations dont le plafond d’exonération reste fixé à 100.000€ par enfant tous les 15 ans depuis … 2011 date de fixation de cette règle par l’article 790 du CGI (Code Général des Impôts). Et ici, c’est un doublement des prix dont il s’agit puisqu’on remonte à plus de 15 ans !

En fait, il est très facile de devenir millionnaire dans l’immobilier puisque les prix montent sans que vous fassiez quoique ce soit … et si vous possédez une maison ou appartement à Versailles, Meudon, Neuilly, Cannes, Nice  ou Paris vous dépassez ce montant très facilement !

Il suffit pour cela d’en avoir hérité ou de l’avoir acheté il y a 30 ans !

Enfin, il n’échappera à personne que le seuil fixé est parfaitement arbitraire : Pourquoi  1.3 Million ? Pourquoi pas 1.5 Million ou 2 Millions ou … 0.5 Million ?

Et, évidemment, on n’évoque nullement les frais d’entretien et les taxes qu’il faut payer … même si on a peu de revenus !

Il n’est pas explicitement dit que ces personnes sont des fraudeurs mais alors pourquoi faire paraître ce genre d’information qui n’apporte strictement rien ; sauf s’il y a une arrière-pensée en rapport avec la situation budgétaire absolument catastrophique du pays.

On notera avec intérêt que la stigmatisation est passée, sans transition, des ultra riches à 100 Millions visés par la taxe Zucman aux simplement aisés à 1 Million !

En fait de pavé dans la mare, il s’agit juste de propagande dont le but est bien, à un moment ou à un autre, de s’en prendre à certaines catégories de la population au motif que ce seraient des profiteurs, voire des fraudeurs ; bref de mauvais français qu’il faudra punir !

Nous sommes bien en pleine manipulation idéologique, de la part d’une administration qui connait la réalité de ces situations mais l’utilise à des fins que je n’ose imaginer et qui sont en rapport avec des mesures gravissimes de spoliation pour “mobiliser l’épargne des français” qui pourraient être utilisées en vue d’empêcher le défaut de l’Etat sur sa dette !

Enfin, je vous invite à vous reporter au chapeau de l’article du Monde pour lire le nom de l’auteur de l’article en question ; j’y vois pour ma part une provocation supplémentaire …

En France, on a visiblement un problème avec l’argent et le patrimoine mais on en connait désormais l’origine : c’est l’administration elle-même qui sème la haine, la discorde et l’envie au sein de la population à des fins bassement matérialistes de spoliation fiscale car, quand vous avez une caste au pouvoir qui vit sur le reste de la population, son seul but est de s’y maintenir au besoin en divisant ses assujettis afin d’en réduire la puissance de nuisance et d’augmenter toujours plus ses bénéfices !

Pour finir et pour dissiper toute ambiguïté, je ne prêche pas pour ma chapelle car je n’ai pas de maison d’une valeur de 1 million € ni même de la moitié de ce montant.

Bien cordialement à tous !

 

 

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BERCY : le centre actif du mal absolu

J’ignore combien de lecteurs iront au bout de cet énorme billet. Peut-être une heure de lecture, j’imagine.

J’arrive au terme de l’expérience entreprise il y a vingt-cinq ans.

Elle fait la démonstration du mensonge global dans lequel nous font vivre quelques acteurs lucides, véritables Ayatollahs du collectivisme déviant qui se cache derrière un égalitarisme uniquement destiné à priver les individus que nous sommes de leur liberté, en échange d’un esclavage, finalement consenti par aveuglement, au profit de ces Ayatollahs.

Je vais vous en apporter la preuve, que j’ai payée de notre destruction, moi et mon épouse incroyablement courageuse et fidèle.

Certains parmi les lecteurs habituels de ce blog — que je remercie, ils m’ont aidé à vivre jusqu’à aujourd’hui — connaissent l’histoire que je vais résumer. Peut-être qu’une infime minorité complémentaire va en prendre connaissance en lisant ces lignes. Mais la grande masse va l’ignorer, car cette histoire est inaccessible tant elle est initiatique et fragmentée.

Et pourtant, tous sont concernés.

Cette histoire est celle de la marche ordinaire vers la ruine, puis le génocide, de toute une nation.

Histoire connue, qui pourtant se reproduit partout et toujours. C’est l’histoire d’un mensonge fondateur qui génère ruine et mort, que ce soit au Venezuela, à Cuba, en Iran, en Corée du Nord ou ailleurs.

C’est un mensonge qui prétend à la nécessité de réduire la liberté des individus pour obtenir en échange un bonheur collectif. Qui s’avère toujours inexistant. En fait, le résultat est un pillage et une mise en esclavage bien réels de chacun, au profit de quelques-uns. 

Cela depuis que le monde existe. Chaque fois, dans le même temps pareillement et différemment, ce qui est la caractéristique du mal absolu.

LE FAUX

Tout commence après le décès de ma mère. Elle me laisse une maison et son jardin, en fait une garrigue, de 4 500 m² environ. Je fais ma déclaration de succession régulièrement, évaluant l’ensemble 1 500 000 Frs, nous sommes encore en francs.

Cette valeur est réelle et sincère.

C’est alors que, le 16 mars 2000, une dénommée Jourdes, agent influente des services fiscaux de Sète, va décider un redressement fiscal de la succession en prétendant valoriser le terrain en trois lots, un attaché à la maison et deux autres appréciés comme terrains à bâtir.

Or cela n’est pas possible, les deux lots ainsi formés sont enclavés, donc inconstructibles. Je fournirai deux certificats d’urbanisme négatifs constatant cette réalité.

Les services fiscaux vont falsifier la réalité et obtenir un certificat d’urbanisme positif. Pour cela, ils ne vont pas faire part de leur but lors de la demande : qui est de distraire deux parcelles constructibles de l’ensemble.

Ils vont demander un CU de la propriété en un seul lot, qui indiquera qu’elle est effectivement en zone constructible.

Informé de cette tricherie, Le maire de Sète va rapporter le certificat d’urbanisme du fisc, considéré comme faux, puisque demandé en détournement de l’objectif réel pour lequel il sera utilisé.

Ce faux est stupéfiant, il est la base de 26 ans de malheur, de harcèlements, de coups bas, d’association de voyous pour tuer ou faire disparaître celui qui se dresse contre ce mensonge : moi, poussière insignifiante.

Comment et pourquoi je suis encore là ? Je me le demande tous les jours… Je pense que votre compassion y est pour beaucoup…

Le 19 février 2019, soit 19 ans plus tard, la justice cassera ce redressement frauduleux.

Le magistrat ne prononcera aucun dommages et intérêts pour ces 19 ans de harcèlements, de saisies, y compris sur les comptes de mes enfants alors étudiants, dont une mineure, au contraire il précisera : « La demande d’Henri Dumas en paiement de la somme de 3 millions d’euros à titre de dommages et intérêts ne peut être regardée comme une demande nouvelle irrecevable en application de l’article 564 du code de procédure civile, puisque une telle demande avait été présentée par celui-ci en première instance, qu’il n’a fait qu’augmenter devant la cour de renvoi ; pour autant, l’administration fiscale a engagé une procédure de redressement dans des conditions régulières et si le bien-fondé de la contestation est finalement retenu, cette circonstance n’est pas en soit de nature à caractériser un recours abusif à une telle procédure, alors que l’administration fiscale est dans son rôle lorsqu’elle procède au recouvrement de l’impôt et que la détermination du montant des droits de mutation effectivement dû procède, en l’occurrence, d’une simple divergence quant à l’évaluation des biens soumis à l’imposition, peu important que la procédure de redressement et les procédures judiciaires, qui l’ont suivie, durent depuis près de 19 ans maintenant ; c’est donc à juste titre que le premier juge a débouté Henri Dumas de sa demande en paiement de dommages et intérêts. »

L’acharnement, puis la destruction systématique

Rentrer en résistance n’est pas toujours un acte héroïque.

Au départ, la résistance peut en fait n’être qu’une simple contestation face à une injustice. Puis, selon la réaction de l’auteur de l’injustice, ici le fisc, son impunité, sa mauvaise foi et ses pouvoirs, ses croyances réelles ou apparentes, son esprit de meute, son orgueil, les mensonges qu’il couvre, et bien encore, le résistant peut être malmené, détruit matériellement, puis carrément physiquement… directement ou par les conséquences de la façon dont on va lui imposer le silence.

Contre moi, qui a résisté, les services fiscaux vont employer leur arme habituelle : le redressement.

Qui, évidemment, sera lui aussi falsifié, inventé, fictif. D’abord parce que je ne suis pas une grosse entreprise, ensuite parce que je n’ai jamais triché fiscalement.

La SARL Les Hauts de Cocraud

Le 14 novembre 2007, deux agents de la DNVSF, qui est une brigade parisienne attachée aux grandes fortunes, Mrs Martino « le chef bavard » et Collineau « le mystérieux muet comme une carpe », viennent depuis Paris, en avion, pour contrôler ma société la SARL Les Hauts de Cocraud.

Société dont le chiffre d’affaires est de l’ordre de 50 000 € par an, absolument pas dans leurs attributions. Ce seul fait prouve qu’il s’agit d’une manœuvre préméditée.

La SARL Les Hauts de Cocraud est une société, initialement SCI de construction vente, devenue hôtelière contre son gré du fait de la mévente de 79 lots sur les 100 de la résidence hôtelière qu’elle a conçue dans l’île de Ré. (LIEN)

Réalisée en 1993, elle a subi de plein fouet la crise de l’immobilier de 92 à 98 et vacille toujours en 2007, cherchant un équilibre que lui aurait permis une mise en défaisance, mais pour cela il eut fallu être un gros poisson, ce qui n’était pas son cas…

Il est net que ces messieurs n’avaient aucune raison objective de venir à Sète, contrôler cette minuscule société. Ils ne pouvaient être là que sur ordre, pour tuer.

La preuve en est rapportée.

En effet, pour essayer de comprendre cette venue incongrue, je demande mon dossier fiscal. Il m’est refusé…

Je l’ai demandé en préalable à la venue des agents, ce qui me paraissait plus correct. Non seulement la hiérarchie refuse de me le donner, mais les agents sur place, face à mon insistance, établissent un procès-verbal d’opposition à contrôle fiscal, après être parti de mon bureau sans m’avoir remis le dossier demandé.

Ce PV prouvera deux choses : d’abord qu’ils ne souhaitaient pas ouvrir le débat oral et contradictoire, ensuite qu’ils n’avaient aucune raison de venir à Sète puisqu’ils ont établi le redressement sans avoir vu la comptabilité, redressement donc déjà prêt avant leur venue.

Ce montage pervers leur a permis d’appliquer 100% de pénalités du fait de l’opposition à contrôle fiscal fictive, et donc d’éviter le débat oral et contradictoire dont Bercy fait pourtant les louanges.

Pour moi : mort subite, et aucune chance de survie pour ma société.

Mais, j’ai saisi la CADA (Commission d’Accès aux Actes Administratifs) qui m’a donné raison le 6 décembre 2007, en affirmant que mon dossier fiscal devait m’être communiqué.

Les contrôleurs ont été un peu perturbés… Pas longtemps, mais quand même, la notification de redressement ne m’a été adressée que le 4 février 2010, soit plus de deux ans plus tard…. Ils ont donc hésité deux ans…

Ce coup fatal, prémédité, a été éventé par le Rapporteur public de La Cour administrative d’appel de Marseille, il a décortiqué ses incohérences (LIEN).

Inutilement, La Cour a maintenu le redressement dans son arrêt du 15/01/2015.

La SCI Mirabeau

Dès après la notification mortelle, le 4 février 2010, du redressement de la SARL Les Hauts de Cocraud, les services fiscaux décident de clouer le cercueil.

Ils viennent, le 3 mars 2011, vérifier ma deuxième société la SCI Le Mirabeau, qui elle aussi a eu bien du mal à traverser la crise immobilière des année 90. Encore une société en carafe, au chiffre d’affaires ridicule. Je ne suis pas le seul en France dans ce cas à l’époque.

Concernant cette société, le Crédit Foncier, en faillite, préteur du programme, m’a sollicité pour me rétrocéder le crédit promoteur, moyennant 50% de son montant. C’est dire l’ambiance catastrophique du marché immobilier à cette époque.

Je vais donc racheter le crédit promoteur et dévaluer logiquement le stock en adéquation avec cette valorisation négative décidée par le Crédit Foncier.

C’est ce qui attire Bercy. Ses agents, deux, refusent que le contrôle soit filmé.

Pourtant l’enregistrement en matière de contrôle fiscal est une protection essentielle à la vérité. Pour les deux parties.

On peut le constater récemment, en comparant la vidéo (LIEN)de ma conversation récente avec une supérieure hiérarchique dans la cadre du nouveau redressement dont Bercy veut accabler ma SARL Les Hauts de Cocraud et le compte rendu LIEN que cette personne — ou ce robot je ne saurais dire – a établi

Revenons au contrôle de la SCI Le Mirabeau en 2011.

Refusant que le contrôle soit filmé (LIEN), alors que j’ai pris la précaution de protéger leur image en fonction de leurs remarques à ce sujet, un constat d’huissier en fait foi (LIEN), les agents vont quitter les lieux, sur ordre de Bercy diront-ils, sans réaliser le contrôle.

Ils s’en vont sans raison et, comble de mauvaise foi, ils établissent un procès-verbal d’opposition à contrôle fiscal !!!

Ce faux est farfelu, inventé de toute pièce, irréel.

Mais, rebelotte, un redressement est déjà prêt, donc il s’agit en fait d’une visite pipeau. Conclusion : encore un fausse opposition à contrôle fiscal, donc  pas de débat oral et contradictoire et 100% de majoration.

Total de la facture, le 17 juin 2011 : 390 544 €.

Une paille… basée sur un refus d’acter la dévaluation du stock, pourtant parfaitement réelle, liée à la proposition du Crédit Foncier.

En réalité, le fait du prince… l’appréciation sans justificatif des agents vérificateurs… du vent…

LES CONSEQUENCES GLOBALES

Le 4 février 2010, puis le 17 juin 2011, c’est 2 500 000 € qui me sont réclamés, dont la moitié de majorations liées aux fausses oppositions à contrôle fiscal.

Le solde bâti sur des rejets arbitraires visant des écritures parfaitement justifiées, déclarées non recevables par le fisc, qui a préalablement contourné le débat oral et contradictoire à l’aide de fausses oppositions à contrôle fiscal.

En clair, aucune fraude fiscale avérée, uniquement des interprétations biaisées, relevant à ce niveau du faux.

Il s’agit de 2 500 000 €. Nous parlons bien d’actes de destruction totale.

Dans la pratique.

Dès que les notifications sont délivrées, les sommes indiquées sont exigibles, sans que les recours changent quoique ce soit à cette exigibilité.

Donc, depuis 2010 et sans interruption, Bercy va me harceler.

Ce sera d’abord une hypothèque générale sur tous mes biens et ceux de mes sociétés. Un signalement au Registre du commerce. Puis des saisies, « SATD », sur tous mes comptes en banque. En pratique une trentaine par an. Accompagnées d’une facture du banquier de 100€ par SATD, facturation de la circulaire qu’il m’adresse pour me signaler le passage de l’huissier sur mon compte.

Mon banquier, depuis 30 ans, va me mettre dehors. Je suis alors obligé de faire nommer, par La Banque de France, une autre banque, qui va avoir l’obligation de me prendre comme client. Chaude ambiance… découvert et crédit : zéro.

Puis des procédures sans fin, espoir en la justice. Mais, toutes perdues, et générant des articles 700 de 1500€ à 3 000€, voire plus. Mettons une vingtaine, soit 50 000 € perdus, à la louche.

Et, évidemment, je ne peux plus travailler depuis 15 ans. D’abord une grande partie de l’économie est dépendante de ceux qui me nuisent, les hommes de l’Etat. Et, qui voudrait travailler avec un zombi économique, qui n’a plus un sous disponible ?

Aujourd’hui, là, au moment où je vous écris, les tortionnaires ont gagné. Je vais vous expliquer un peu plus loin leur dernier forfait. Mais avant, il est temps d’évoquer les causes de tout cela.

LES CAUSES

D’abord un irrespect total, un manquement grave à notre constitution, qui prévoit que l’impôt doit être librement consenti.

Article 14 de la DDHC : Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Ensuite un débordement du pouvoir politique sur le pouvoir économique, dicté chez nous par la corruption électorale, qui consiste à prendre chez ceux qui possèdent plus pour acheter les voix de ceux qui possèdent moins. En subtilisant au passage de lourdes commissions au profit de ceux qui organisent cette redistribution arbitraire.

Ce même débordement pourrait avoir des moteurs pires, tels que la religion, la force brute, etc… cela ne change rien au résultats et aux méthodes.

Comme les cerfs reproducteurs tentent constamment de détrôner le mâle dominant, les humains tentent constamment de dépouiller les possédants, qu’ils soient détenteurs de richesse, d’intelligence, de beauté, de force, de pouvoir, etc… acquis naturellement ou par le travail.

Cela vient-il du fait que tous les puissants seraient sans compassion pour les médiocres ? Même pas. Il s’agit d’un réflexe pavlovien chez certains membres de tout groupe humain.

Puis un enchainement grégaire, qui touche les agents du fisc, qui émulent entre eux leurs instincts de chasse et de captation des proies, sans doute favorisé par l’isolement social lié à leur profession.

Enfin la crainte des contribuables, proportionnelle à la somme des injustices qu’ils subissent ou constatent autour d’eux, et leur enchainement à une croyance factice de justice en remplacement de l’ordre naturel qui serait injuste, ce qui est totalement faux.

Et, in fine, le morcellement.

En réalité les causes que je viens de vous exposer relient les membres et les rouages de la machine mortelle sans que chaque partie en soit consciente.

Chaque redressement fiscal, chaque impôt même, n’a de conséquence que pour celui qui le subit. Il est édité, contesté et jugé individuellement.

C’est pour cela que la population ne peut pas prendre conscience de la forme globale de la terreur fiscale, c’est pour cela qu’elle ne sort pas ses fourches pour aller raser Bercy.

Sur ce blog vous trouverez ces liaisons et ces buts qui donnent corps à la terreur fiscale. Ce sera mon apport à notre société, mais je vais en crever, là, demain.

Car, pour collecter, réunir et comprendre, il a fallu accepter de subir et de résister au-delà du raisonnable.

Tout cela vaut-il la peine que Bercy tue ? Car c’est de cela qu’il s’agit. Quand vous prenez ses biens à un homme ou à un groupe d’hommes, vous prenez la vie. C’est la leçon des guerres en cours autour de nous.

Le contexte

Je veux que vous sachiez que je crois être un homme droit. Que je me suis efforcé d’être ainsi dans ma vie professionnelle. Ce LIEN vous enverra vers un résumé, que j’espère objectif.

L’ESTOCADE

Là, vous allez voir, on touche le fond.

Bercy a commencé l’estocade, par deux bouts, comme le chacal ou la hyènes face au gnou blessé.

D’abord en vendant aux enchères un morceau du terrain de ma maison, la vente devenant sans doute définitive ces jours-ci, par un arrêt de la Cour de cassation en cours de prononciation. Cette vente va alimenter les fausses créances fiscales que nous avons évoquées…

Au passage, saluons cette digne assemblée de privilégiés aux ordres du pouvoir, qui se donne pour mission de faire appliquer, par la force, la loi… du pouvoir évidement, et qui usurpe le nom de : « justice » ; participant ainsi à la confusion qui occulte à la population la réalité de sa condition.

Ensuite en tentant de vendre aux enchères publiques la totalité des lots appartenant à ma société la SARL Les Hauts de Cocraud.

Cette vente forcée portait en elle tous les stigmates de l’estocade :

  • 7 lots mis à la vente à 103 626 €, face à une créance de 1 M€.

Naufrageurs et cupides se précipitèrent, dont les autres copropriétaires de la résidence en masse, générant des troubles psychologiques graves dans la copropriété, qui perdurent encore aujourd’hui.

C’est alors qu’une formation judiciaire humaine, ça existe, mais il faut du pot pour la rencontrer, a cassé le projet de vente forcée pour défaut de publicité. Ayons ici une pensée émue pour ces magistrats qui ont certainement payé une facture pour un tel écart.

Du coup, j’ai pu vendre librement ces 7 maisons. Ce n’était ni utile ni judicieux pour la société, mais c’était cela ou une nouvelle vente forcée — sans doute alors parfaite dans la forme — aurait été engagée par le fisc. Je n’avais pas le choix. Ce fut une vente forcée, mais hors du hasard lié aux enchères.

Ces 7 maisons se sont vendues 2 150 000 €. Cette somme s’est répartie en deux dépenses immédiates : la fausse créance fiscale 1 000 000 €, et le reste consistant en un rattrapage des dettes ou retards accumulés en 15 ans de gestion, sans revenus, de mes activités professionnelles.

Donc, au terme de ces ventes aucune trésorerie pour la société. On notera que je dispose quand même, à mon âge, de ma retraite professionnelle, insaisissable : 500€ par mois.

C’est dans ces conditions que les agents de Bercy se signalent, craignant sans doute que je pense pendant quelques minutes à autre chose qu’à eux.

Ils m’adressent une notification de redressement sur examen des déclarations, c’est-à-dire sans venue sur place.

J’ai, très légitimement, déclaré ces ventes hors plus-value, puisque forcées. Pour qu’il y ait impôt il faut qu’il y ait bénéfice. Ici ce n’est pas le cas, puisque le fruit des ventes a été absorbé entièrement par de fausses créances fiscales et les pertes, sur 25 ans, qu’ont engendré ces fausses créances fiscales.

La facture est de 500 000 €.

Evidemment cela entrainera aussi une conséquence sur ma fiscalité personnelle de 400 000€. Dont ils ne parlent pas ?

Donc, récapitulons la vraie situation comptable de tout cela :

  • En négatif 1 000 000 € d’une créance ayant déclenché les ventes, plus 900 000 € de ce nouveau redressement, cela fait 1 900 000 € de ponction fiscale.
  • En positif 2 150 000 € de ventes.

Reste donc un solde positif de 250 000 €, soit sur 25 ans 833 € par mois.

Mais, pour payer 900 000 € du nouveau redressement il faudrait vendre trois maisons. Ce qui, vu par Bercy, générera 450 000 € de plus-values, ce qui représente environ le solde des deux studios et de la maison qui restent, accompagnés de la dernière plus-value. Disparition totale de ces biens.

RESUME

Tout commence par un faux certificat d’urbanisme, dont les conséquences catastrophiques ne coutent rien au fisc faussaire. Toute la casse est pour moi, alors que la preuve est rapportée par la justice que c’était bien un faux, même si elle a refusé de le juger formellement comme tel.

Pour se venger de ma dénonciation de ce faux, le fisc invente deux redressements sur la SARL Les Hauts de Cocraud et sur la SCI Le Mirabeau, dont il double le faux montant à l’aide de fausses déclarations d’oppositions à contrôles fiscaux.

In fine, la contestation étant insupportable à Bercy, surtout si elle est fondée et apporte une vue d’ensemble des méthodes qui composent la terreur fiscale, ses tortures et ses harcèlements, Bercy décide d’éliminer.

CAR ET C’EST IMPORTANT

Le dernier redressement de la SARL Les Hauts de Cocraud est indécent, il me ruine à 82 ans, il m’humilie me faisant passer pour un fraudeur fiscal, ce qui est faux.

Alors que la SARL Les Hauts de Cocraud n’est qu’une société imposée par la crise des années 90 et les méventes induites. Ce n’est pas ce que l’on entend par « une société commerciale ».

C’est une transformation d’une SCI, c’est une société familiale composée exclusivement de mon épouse et de moi-même et, depuis le début, le fisc ne la traite pas comme une société commerciale puisqu’il refuse de lui rembourser la TVA.

A ce sujet, voyez ce qu’en dit le TA de Poitiers, dans son jugement du 30/052015, il s’agit de 456 502 € de TVA, qui seront payes aux autres copropriétaires, pas à la société d’Henri Dumas.

L’argumentation des juges risque de vous rendre manchot… pas mal le coup de « l’exacte application de la loi fiscale » …

En réalité, que ce soit par le biais du droit à liquider sans plus-value pour un artisan ou une profession libérale, ou par le droit à ne plus avoir à subir de plus-value du fait la prescription trentenaire, La SARL Les Hauts de Cocraud n’a pas à être ainsi massacrée, en lui imposant une plus-value qui n’a pas eu lieu dans la réalité.

Je n’ai pas à être ruiné de la sorte à 82 ans.

Ces procédés qui consistent à interpréter, transformer les situations pour leur appliquer des taxations provoquant la ruine, l’ensemble présenté comme une bonne action, avec la complicité de la justice et la désinformation de la population écrasée par un mensonge constant, sont révoltants.

Mais en plus, ils nous amènent tous dans le mur.

Macron rêve s’il croit noyer notre dette de 3 500 Mds dans une autre plus grande que contacterait nos amis européens. Il ne va trouver que la ruine, et la violence qui est la réaction naturelle face à la ruine.

QUE FAIRE ?

En ce qui me concerne, pas grand-chose, je pense. J’ai du mal à imaginer qu’une formation judiciaire prendrait le temps d’analyser la réalité de mon combat, aurait la volonté et la possibilité d’accepter la réalité des méthodes de Bercy, de nommer et de condamner ses intentions, ses stratégies pernicieuses et ses faux directs ou indirects.

Il y a trop d’intérêts en jeu, trop de personnes impliqués dans le partage du pillage.

Donc, les carottes sont cuites, je n’y survivrai pas.

En ce qui vous concerne. Ouvrez les yeux. C’est vous le peuple de notre nation qui avez le vrai pouvoir. C’est vous qui devez analyser les mensonges que Bercy vous présente comme des hochets pour vous distraire et vous déstabiliser.

Enfin c’est vous qui êtes dépossédés, contrairement à ce que vous fait croire Bercy, qui prétend piller le capital à votre profit. C’est faux. Le capital, aussi injuste qu’il puisse être, doit être confié à ceux dont le métier et la passion sont de le faire fructifier, sans quoi il périclite. Et tous alors en souffrent.

Espérez que, l’an prochain, une personnalité de qualité se présente à l’élection présidentielle et sauve ce pays.

Bien à vous. H. Dumas

 

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