Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Sniper fiscal et fier de l’être

On en sait un peu plus sur le héros d’un billet précédent.

Cet agent fiscal, à l’abord ouvert, qui signe « Bien cordialement » quand il vous fait croire qu’il va vous écouter.

Puis qui vous fait comprendre qu’il plaisantait, qu’il ne faisait que semblant de vous écouter, juste pour pouvoir dire à ses amis juges qu’il vous a écouté et que, comme d’habitude, ils peuvent lui faire confiance, inutile de se pencher sur les prétentions de son service…

Car en fait, pour Bousquet hors de question d’entendre lui-même la vérité, puis de laisser tout le monde l’entendre.

Une vérité si simple : une agente fiscale, aveuglée par son pouvoir, falsifie un certificat d’urbanisme pour redresser la succession de ma mère. Dénoncée, elle fait appel à son clan : Bercy, qui va me tuer pour la couvrir. C’est ainsi que deux contrôles fiscaux vont me mettre à terre.

Trente ans plus tard, Bercy est débouté de ses prétentions de redressement successoral, sans condamnation pour le faux certificat d’urbanisme et sans indemnité pour les vingt ans de procédures subis à ce sujet.

Par ailleurs, le rapporteur public de la CAA de Marseille a conclu à la nullité des deux contrôles fiscaux, je le remercie au passage en espérant qu’il n’a pas subi de dommages de carrière en disant la vérité, mais cette nullité ne sera pas suivie d’effet dans l’arrêt de la CAA qui se pliera au diktat de Bercy.

Depuis, ma vie professionnelle et sociale a été détruite, je suis un « fraudeur fiscal ».

Cette fausse calomnie est indélébile pour moi, pas question pour Bousquet d’entendre ça.

Conclusion :

Peu importe pour la France les tribulations fiscales d’Henri Dumas, évidemment. Mais il y a quand même une leçon à tirer, car mon cas est loin d’être isolé.

En conclusion de ces trente ans de vie, enfin disons plutôt de mort-vivant, je fais ce constat : Entre la racaille et les bien-pensants, l’honnête homme est pris en sandwich entre deux maux d’un même mal : la condition humaine.

De ce drame fiscal de trente ans je retire une vision lucide de la société, de l’économie, de la vie, que j’essaie de transmettre, laborieusement et sans grand succès, à travers ce blog.

Merci, si vous le lisez. Bien à vous. H. Dumas

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Le véhicule électrique, solution au problème du prix du carburant ?

La presse spécialisée s’enthousiasme actuellement à propos du véhicule électrique, qui bat des records de ventes (42% des ventes en septembre), et nous explique qu’il faut sortir du « piège du thermique» avec un carburant qui tend vers les 3€ le litre.

Cela nous amène à nous demander si les subventions versées pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique sont encore justifiées alors que l’Etat affronte une grande disette budgétaire !

Les effets néfastes d’une fiscalité excessive

En fait, cette dernière affirmation est fausse … l’Etat n’a jamais autant collecté d’impôts mais jamais il n’a aussi autant dépensé ; le plus souvent n’importe comment, ce qui explique beaucoup de choses tout en les relativisant !

Face au mécontentement populaire, le gouvernement lâche un peu de lest et se borne pour l’instant à distribuer des aides au carburant. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les taxes sur le carburant dépassent 100% du prix hors taxes. La solution la plus simple serait donc de baisser les taxes. Seulement, le gouvernement nous dit que l’Etat n’en a pas les moyens, cela lui couterait trop cher ; comme si l’argent des taxes collectées sortait de sa poche !?!

En fait, la vraie raison pour laquelle l’Etat ne peut pas baisser les taxes exorbitantes sur le carburant, c’est qu’entre des dépenses excessives et des emprunts qui ne le sont pas moins, il n’a aucune marge budgétaire et se trouve donc totalement paralysé ; ce qui n’augure évidemment rien de bon pour la suite … dans un cadre plus général !

Cela signifie aussi que même la politique démagogique des chèques carburant entre en conflit avec la situation budgétaire …

Et cette situation s’aggrave en raison du fait que la population, face à des couts devenus exorbitants, réduit ses déplacements ; ce qui conduit à une réduction des recettes fiscales sur le carburant et aggrave encore la détresse budgétaire !

On se situe donc en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’effet Laffer ». Une fiscalité excessive provoque une diminution des recettes fiscales. Mettez le prix du carburant à 10€ le litre, plus personne ne roulera, et les recettes fiscales sur le carburant seront alors presque nulles !

Néanmoins, il faut relativiser le discours officiel, l’Etat ne perd pas d’argent, il collecte seulement moins de recettes fiscales. L’Etat ne fait pas de bénéfices ; il collecte plus ou moins d’impôts en fonction de la conjoncture !

Simplement, nos hauts fonctionnaires n’aiment pas que les recettes fiscales diminuent car cela réduit leur « pouvoir d’action » que je qualifierais plutôt de pouvoir de nuisance.

Des solutions miraculeuses

Alors bien sûr, il y a toujours des petits malins pour proposer des solutions miraculeuses qui n’ont qu’un défaut : elles sont irréalistes car extrêmement couteuses ; même si elles peuvent partir d’un bon sentiment !

Certains proposent la création d’un « pass navigo rural » ; c’est à dire un leasing social dédié aux ruraux pour leur permettre de louer une voiture électrique à 50€ par mois alors que la majorité d’entre-eux roulent encore en véhicule diesel. Les tenants du pass navigo rural ont en effet fait le constat que le leasing social, autre avatar des voitures gratuites, est assorti de critères d’éligibilité si verrouillés qu’une partie des actifs ruraux n’y ont pas droit.

Après le leasing social, le leasing rural ; mais pourquoi pas puisqu’il y a aussi le leasing social pour les pompes à chaleur (55.000 PAC sur 2 ans) financé lui avec les fameux CEE …. Alors pourquoi pas un leasing de plus ?

Et, forcément, à 50€ par mois, il n’y a même plus de mise de fonds, ni d’achat, c’est quasiment gratuit !

Le seul détail qui pique est que garantir un loyer de l’ordre de 50 € par mois pour un véhicule électrique comme la Citroën e-C3, dont le prix catalogue est de 20.000€, suppose une subvention de l’Etat ou des entreprises du secteur de l’énergie via les CEE (certificats d’économies d’énergie) de l’ordre de 15 000 € par voiture. Pour un million de véhicules cela représenterait un besoin de financement de 15 Mds€ ; ce qui apparait complètement surréaliste compte tenu de la situation budgétaire du pays !

En fait, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle proposition de tordre le marché en distribuant des subventions qui rendent le véhicule électrique gratuit à l’achat (ou peu s’en faut).

Cette « idée » a tous les symptômes des déviations démagogiques du moment et il s’agit encore une fois d’une de ces solutions boiteuses dont nous avons la spécialité qui font circuler des subventions dans tous les sens, en fonction de critères qui changent sans arrêt, et qui finissent par fausser le marché avant de tuer les industriels obligés de faire des rabais substantiels, et in fine de faire gonfler les dettes de l’Etat !

Il ne faut pas non plus oublier que ce genre d’idée ne peut prospérer que parce que le prix de l’essence est excessivement taxé ; alors que l’électricité ne subit, pour l’instant, que la Tva ; ce qui bien évidemment ne saurait durer bien longtemps avec un Etat toujours à la recherche de recettes fiscales

Les illusions fiscales du gratuit

Seulement, le leasing social n’est qu’un paravent fiscal dont il ne faut pas sous-estimer l’aspect démagogique car il ne faut pas perdre de vue que ces voitures commercialisées à certaines conditions sont financées par les taxes sur le carburant via les CEE et donc par les impôts des autres !

Autrement dit, celui qui n’a pas les moyens de changer de voiture et qui ne remplit pas les critères restrictifs du leasing social, finance, via des taxes sur le carburant, qu’il est obligé d’acheter au prix fort, et notamment ces CEE qui représentent 0.18€ par litre, l’utilisation sponsorisée de véhicules électriques pour d’autres !?!

L’illusion de la bonne affaire

Il faut rappeler, pour ceux qui achètent ou louent des véhicules électriques, qu’il ne faut pas confondre cout d’achat et cout d’usage et ne pas se limiter à ne prendre en considération que le prix du carburant.

Il y a beaucoup d’autres couts annexes qui entrent en jeu : l’usage, la recharge (à domicile ou pas), la remise en état en fin de LOA, l’amortissement du prix d’achat, le surcout des assurances, le remplacement de la batterie de traction (éventuellement) et le fait qu’en raison de l’obsolescence rapide des modèles, les garages refusent désormais de reprendre des véhicules qu’ils estiment … invendables du fait de la forte et rapide dévalorisation des véhicules électriques voire leur obsolescence programmée du fait du renouvellement accéléré des gammes (chinois).

Attention donc aux fausses économies en n’oubliant que les tensions sur le marché pétrolier finiront bien par diminuer … un jour prochain !

Enfin, quoiqu’on en dise, les véhicules électriques, surtout ceux dédiés au leasing social, sont à prix comparable avec une voiture thermique d’une autonomie ridicule (New Twingo ou Citroën e-C3). Le service rendu n’est donc nécessairement pas le même !

Conclusions

Toujours faire payer plus d’impôts à certains pour financer l’utilisation presque gratuite de véhicules par d’autres, en dehors du fait qu’il s’agit d’une grossière manipulation du marché, n’apparaît ni économiquement raisonnable ni fiscalement équitable !

Toutes ces opérations relèvent en fait du mécanisme décrit par F Bastiat, cet économiste du 19°s qui avait compris le fonctionnement des Etats du 21°s, selon qui : l’Etat demeure cette grande fiction à travers laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde !

Il faut rappeler que l’Etat n’est pas là pour financer l’acquisition ou l’usage de voitures … ou de PAC mais il faut aussi être conscient que ce sont bien les dérives fiscales de l’Etat qui amènent à ces raisonnements pervers ; avec en outre cette idéologie sous-jacente de forcer la population à se convertir au tout électrique !

Les dirigeants français font vivre la France à crédit en croyant à l’argent gratuit et veulent faire croire à la population qu’elle peut en faire de même alors qu’il devient manifeste que le système français ne fonctionne pas puisqu’il n’amène qu’à deux choses : des dettes de plus en plus élevées et des impôts supplémentaires !

La distribution répétée de chèques est évidemment une folie alors que la dette atteint des sommets et que les taux d’intérêts volent de records en records !

Bien cordialement à tous !

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Bien mal acquis ne profite jamais

Nos hommes de l’Etat feraient bien de se remémorer cet adage. Cela suffirait à remettre la France debout.

Tout comme les bienfaisances financières de Pablo Escobar, assises sur un argent gagné indûment, n’ont pas empêché celui-ci de périr par la même violence que celle qu’il avait largement répandue, les distributions massives de l’argent public honteusement collecté n’empêcheront pas nos hommes de l’Etat de subir l’opprobre de la nation en son temps.

Car il faut savoir que l’impôt n’est pas collecté par Bercy selon les normes de notre Constitution. Normes qui devraient être la transparence, le contrôle de l’usage par les citoyens, et la proportionnalité et non la progressivité.

Mais il n’y a pas que cela, Bercy bénéficie de nombreuses zones de non-droit, de moyens de coercition qui lui permettent de soudoyer les acteurs de la confiance sociale, de juridictions d’exception, ce qui donne à ses agents des pouvoirs et une impunité incompatibles avec la démocratie.

Il y aura un retour de bâton à cette situation.

Car c’est elle qui procure aux hommes de l’Etat un argent facile pour eux, qu’ils dépensent donc sans compter, et cette situation aura fatalement un terme.

Peu importe que la majorité de la population soit plus sensible aux adages : « Charité bien ordonnée commence par soi-même », ou encore « l’argent n’a pas d’odeur », facilitant en cela l’usage de l’impôt mal acquis, la roue tournera et les collecteurs indélicats, qui abusent de leur droit, qui refusent la transparence au profit du harcèlement occulte, ne peuvent que perdre et disparaître.

L’argent est le fil conducteur de la vie économique, son traceur, il suffit de savoir comment il se crée pour deviner où il va aller et en déduire son avenir.

Seul l’argent né proprement peut perdurer. C’est une règle immuable, même si la lenteur du temps à notre échelle peut parfois laisser croire à la réussite d’un argent sale.

En conclusion, pour les hommes de l’Etat à venir, la solution ne se trouve pas dans le budget de la nation, mais dans une organisation propre et juste du prélèvement de l’impôt, qui peut seule déterminer le budget.

L’urgence est donc de supprimer Bercy, d’écarter définitivement de la gestion du pays ceux qui agissent aujourd’hui selon les règles de cette officine, et de repartir sur un bon pied, conforme à notre constitution, pour établir un prélèvement juste de la participation de tous au budget commun.

Alors seulement, il sera temps d’établir un budget avec les moyens donnés par la nouvelle collecte.

L’horizon politique n’est pas encombré de candidats proposant cette solution, pourtant unique moyen de retrouver un pays que tous pourront partager dans la paix et la raison.

Bien à vous. H. Dumas

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Les bourreaux n’aiment pas les traces

Encore une petite pour la route

 Ici un redressement lunaire, dont nous reparlerons, et un espoir déçu de discussion et de compréhension.

 MON MAIL

 De : groupe.dumas.France [mailto:sete@groupe-henri-dumas.com

Envoyé : lundi 14 septembre 2026 à 17:50

Pour : <michael.bousquet@dgfip.finances.gouv.fr>

Objet : Recours hiérarchiques

Monsieur Le Chef de Brigade,

En pièces jointes, deux recours hiérarchiques, qui par ailleurs vous sont adressés en courrier RAR demain.
Vous en souhaitant bonne réception.
Respectueusement. H. Dumas

LA REPONSE

De : michael.bousquet <michael.bousquet@dgfip.finances.gouv.fr>
Envoyé : jeudi 24 septembre 2026 10:24
À : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com>
Objet : Re: Recours hiérarchiques

Monsieur,

Le service a bien reçu vos demandes de recours hiérarchiques.

Ces recours se dérouleront sur la même demi-journée (par exemple l’un à 10h et l’autre à 11h). L’heure du second recours est bien entendu indicative et dépendra de la durée du premier.

Ainsi, je vous propose les dates suivantes :
– le jeudi 1er octobre à 10h puis 11h ;
– le mardi 6 octobre à 10h puis 11h ;
– le jeudi 8 octobre à 10h puis à 11h.

Je vous remercie de bien vouloir me communiquer votre préférence.

Je reste à votre disposition pour toute question complémentaire,
Bien cordialement,

Michaël BOUSQUET
Inspecteur Principal des Finances Publiques
Chef de la 1ère brigade départementale de vérification – DDFIP de la Charente-Maritime
26 avenue de Fétilly – BP 40804 – 17020 LA ROCHELLE CEDEX 1
Tel : 05.46.45.76.72.
Port : 06.21.58.78.48.

MA CREDULITE

 De : groupe.dumas.France [mailto:sete@groupe-henri-dumas.com]

Envoyé : jeudi 24 septembre 2026 à 14:50

Pour : ‘michael.bousquet’ <michael.bousquet@dgfip.finances.gouv.fr>

Objet : Recours hiérarchiques

Bonjour Monsieur,

Le 8 octobre à 10h m’est tout à fait possible.

Je vous remercie pour votre courrier, qui laisse supposer que la discussion sera ouverte et probablement constructive.

En effet je ne peux pas imaginer rencontrer une personne signant « bien cordialement » en ayant des pensées négatives, ce serait totalement pervers.

L’ensemble de mes problèmes fiscaux étant transparents et publics, j’enregistrerai notre conversation dans la continuité de cette transparence, dont nous avons tous besoin.

Respectueusement. H. Dumas

RETOUR DE BATON

De : michael.bousquet <michael.bousquet@dgfip.finances.gouv.fr>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 16:55
À : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com>
Objet : Re: Recours hiérarchiques

Monsieur,

Par courriel du 14 septembre 2026, vous sollicitez deux recours hiérarchiques dans le cadre du contrôle fiscal dont la SARL LES HAUTS DE COCRAUD et vous-même en qualité de dirigeant faites l’objet.

Le 24 septembre 2026, l’administration vous a proposé différentes dates possibles.

Ce même jour, vous avez indiqué votre préférence (soit le jeudi 8 octobre à 10h) et vous avez conclu par la phrase suivante : “L’ensemble de mes problèmes fiscaux étant transparents et publics, j’enregistrerai notre conversation dans la continuité de cette transparence, dont nous avons tous besoin“.

Il vous est rappelé que, sur le fondement de l’article 9 du code civil, le simple fait d’effectuer un enregistrement audio ou vidéo nécessite le consentement de la personne enregistrée.

En l’espèce, tel n’est pas le cas.

Quels que soient les motifs allégués, toute tentative d’enregistrement est inappropriée dans le cadre de relations apaisées entre l’administration et les usagers.

Par ailleurs, l’article 12 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) a créée l’article L. 54 C du livre des procédures fiscales. Ce dernier dispose que “Hormis lorsqu’elle est adressée dans le cadre des procédures mentionnées aux articles L. 12, L. 13 et L. 13 G et aux I et II de la section V du présent chapitre, la proposition de rectification peut faire l’objet, dans le délai imparti pour l’introduction d’un recours contentieux, d’un recours hiérarchique qui suspend le cours de ce délai“.
Ainsi, cet article offre la possibilité pour un contribuable faisant l’objet d’un contrôle sur pièces de demander un recours hiérarchique.

Aux termes du Bulletin officiel des finances publiques, “la réponse à la demande de recours hiérarchique est apportée par écrit. Ce recours ne donne pas obligatoirement lieu à un entretien” (BOI-CF-PGR-30-10).

Dès lors, il résulte de la lettre même de ces dispositions qu’elles ne prévoient “aucun droit à un entretien ou à un débat contradictoire” avec le supérieur hiérarchique du fonctionnaire ayant signé la proposition de rectification. De plus, les rapports parlementaires et les débats en commission et en séance “n’impliquent pas l’organisation d’un entretien oral” (CAA de Paris, 16 janvier 2026, n° 24PA03901 ; CE, 8e-3e ch., 14 avril 2023, n° 467067, conclusions du rapporteur public Romain Victor).

Par conséquent et compte tenu des circonstances précitées, la possibilité d’un entretien (physique ou oral) initialement proposé ne peut vous être accordée.

Toutefois, l’administration vous propose d’exposer au supérieur hiérarchique, par écrit, vos remarques et arguments et d’obtenir des éclaircissements supplémentaires.

A cette fin, vous avez apporté divers arguments à l’appui de vos demandes de recours dans les pièces jointes à votre courriel du 14 septembre 2026.

Je vous prie de bien vouloir faire parvenir au service vos éventuels arguments complémentaires dans un délai de 10 jours à compter de l’envoi du présent courriel.

Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée

Michaël BOUSQUET
Inspecteur Principal des Finances Publiques
Chef de la 1ère brigade départementale de vérification – DDFIP de la Charente-Maritime
26 avenue de Fétilly – BP 40804 – 17020 LA ROCHELLE CEDEX 1
Tel : 05.46.45.76.72.
Port : 06.21.58.78.48.

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Une histoire brève un peu longue.

Disons un échange de mail avec Bercy, l’auberge des surprises…

MAIL INITIAL 

Monsieur le Comptable public,

J’ai reçu deux notifications de saisie administrative à tiers détenteur établies par votre service le 15 septembre 2026, pour des montants de 1 100 € et de 1 643,70 €.

La première mentionne le titre de perception ADCE-24-2600014536, daté du 8 octobre 2024 : 1 000 € de principal et 100 € de majoration.La seconde mentionne le titre ADCE-24-2600014535, de la même date : 2 000 € de principal, 200 € de majoration et 556,30 € déjà versés, soit un solde de 1 643,70 €.

Pour chacune de ces deux créances, je vous demande de m’indiquer :

  • l’administration et le service qui ont émis le titre, ainsi que l’objet précis de la somme réclamée ;
  • la décision ou les faits à l’origine de la créance, avec leur date et leur référence ;
  • une copie du titre de perception et les éléments établissant la date et les modalités de sa notification ;
  • le fondement et le calcul de la majoration ;
  • le détail des paiements et des sommes recouvrées, notamment l’origine et la date d’imputation des 556,30 € ;
  • si d’autres poursuites ont déjà été engagées pour ces mêmes titres, auprès de quels tiers et pour quels montants.

La mention « recettes article 38 de la loi n° 55-366 du 3 avril 1955 » figurant sur les avis ne me permet pas, à elle seule, de reconnaître les affaires auxquelles ces créances se rapportent. Ces renseignements et ces pièces me sont indispensables pour vérifier les sommes réclamées et exercer utilement mes droits.

Je vous demande de suspendre les poursuites pendant le temps nécessaire à leur communication et à leur examen, et de me répondre par écrit séparément pour chaque titre.Je souhaite également attirer votre attention sur les frais bancaires que provoque la répétition des saisies, indépendamment des sommes éventuellement recouvrées. Leur accumulation, ajoutée aux frais nécessaires pour défendre ses droits devant les juridictions, soulève pour moi une question de fond sur l’effectivité de l’accès à la justice.

Cela est constaté dans le billet de mon blog suivant : https://temoignagefiscal.com/le-25-septembre-2026-le-pape-leon-xiv-a-lelysee-a-acte-la-derive-de-la-france/  

Je vous remercie de m’accuser réception de ce courrier et de m’indiquer les voies et délais de contestation applicables à chacun des deux titres, compte tenu des dates auxquelles ils m’ont été notifiés.

Veuillez agréer, Monsieur le Comptable public, l’expression de mes salutations distinguées. Henri Dumas

MAIL RECU EN REPONSE

De : BALF Produits Divers <ddfip91.pgp.produitsdivers@dgfip.finances.gouv.fr>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 08:01
À :sete@groupe-henri-dumas.com
Objet : Re: Fwd: SATD du 15 septembre 2026 – identification des titres de perception ADCE-24-2600014535 et 4536

Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint les titres de perception ADCE 24 2600014535 et ADCE 24 2600014536.

Je vous apporte les précisions suivantes :

– la majoration trouve son fondement dans les dispositions de l’article 55 III B de la loi n°2010-1658 du 29 décembre 2010 indiqué au titre de perception ;
– la somme de 556,30 euros a été recouvrée par voie de saisie administrative à tiers détenteur émise le 4 décembre 2025 et exécutée par la Banque populaire.

Pour toute information ou tout document justificatif complémentaires portant sur la créance ou sur son montant en principal, je vous invite à contacter le service ordonnateur, dont les coordonnées figurent au recto du titre de perception dans le cadre intitulé “Votre situation” et/ou au verso sous la rubrique “Renseignements sur le calcul…”.

Les délais et voies de recours contre les titres de perception sont prévus aux articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.En l’état, aucune disposition ne permet de suspendre l’action en recouvrement.

Cordialement. Alain SWAERTVAEGER

DERNIER MAIL (les sommes réclamées n’étaient pas des impôts)

De : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 16:52
À : ‘BALF Produits Divers’ <ddfip91.pgp.produitsdivers@dgfip.finances.gouv.fr>
Objet : RE: Fwd: SATD du 15 septembre 2026 – identification des titres de perception ADCE-24-2600014535 et 4536

Bonjour Monsieur,

Etes-vous conscient de ce que vous faites ?

Le 22 novembre à Bullecourt se noue un drame épouvantable. Un contribuable assassine un inspecteur des impôts et se donne la mort.

Ce drame, comme les autres, justifiait évidemment une enquête profonde sur les faits et les motifs. Ce type d’enquête est nécessaire pour tous les crimes ou situations graves, c’est à travers ce que les hommes apprennent des malheurs qui les frappent qu’ils progressent.

J’ai demandé publiquement que cette enquête ait lieu. Ce n’a pas été le cas.

Mais ma demande a mis le Ministre Le Maire dans tous ses états. Il a qualifié ma demande d’apologie de meurtre. Il m’a mis toute une journée en prison, et il rêvait de bien plus.

J’ai exposé publiquement la situation, cela m’a valu une attaque en règle, non sur ma demande mais sur le vocabulaire employé pour la présenter, non sur la question, mais sur la personne.

C’est ainsi que la justice, fidèle supplétif de votre maison, m’a condamné à Arras, à verser des frais à Messieurs Fournel et Girault, l’un DG de Bercy et l’autre du trésor départemental.

Plus tard, la 17ème à Paris — en appel — qui est spécialisée dans la liberté d’expression, m’a relaxé globalement dans cette affaire, le 12 décembre 2024.

Mais ces Messieurs, si puissants, au pouvoir sans limite, vous ont chargé, vous Trésor Public, de recouvrir leur petit pécule gagné si indignement dans ce dossier, à Douai.

Pour mémoire, il m’est arrivé de gagner une procédure – je sais c’est incroyable, mais y a des jours comme ça – contre M. Brillet le DG de l’EPF de la Nouvelle Aquitaine, je n’ai jamais demandé à ce Monsieur le règlement de la somme mise à sa charge à mon profit.

La Justice ne doit-elle pas être gratuite et accessible à tous ? Et non ce qu’en ont fait les magistrats, une machine à ruiner ceux qui cherchent juste à être jugés dignement. Mais c’est une autre histoire…

Donc, deux énergumènes, parés du pouvoir de l’Etat, vous chargent, vous, représentant l’Etat, de recouvrir avec les moyens exorbitants que vous possédez, leurs petites rapines.

Et, il faut le dire, vous mettez le paquet. Des dizaines de SATD, qui me coûtent 100 € chacune, selon le tarif que vous avez négocié avec vos amis les banquiers.

Des SATD qui font croire à tout le monde que je dois des impôts, que je ne paierais pas mon dû à la collectivité.

Vous vous rendez compte ? Oui, évidemment.

Vous savez quoi ? Je préfère ma place, épuisante et si inconfortable, mais moralement propre, à la vôtre.

Respectueusement. H. Dumas

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Joie et liberté de la foule, de tous et de chacun.

Cet étrange mélange ne s’était plus vu à Paris, probablement depuis le 26 août 1944. Bien que né le 2 aout de cette année-là, je n’étais pas plus présent à Paris le 26 août 1944 que je ne l’étais ce 26 septembre 2026.

Mais les ouï-dire de ceux qui étaient là samedi dernier font état d’une masse d’humains joyeuse, confiante, aimante de la vie et de sa condition humaine. N’est-ce pas étrange ?

Quand, depuis des décennies, manifestation rime avec colère, violence, affrontements et dégradations. Quand même pour fêter un évènement heureux, tel qu’une victoire sportive majeure, les regroupements finissent en pillages et bagarres. Comment expliquer ce samedi aux 800 000 heureux ?

La dette de la France aurait-elle disparu, l’avenir météorologique se rafraichirait-il, les loups deviendraient-ils moutons, l’environnement pur et la nourriture saine, l’énergie abondante et propre, les usines poussant comme des champignons pour fabriquer des produits parfaits, pendant que les récoltes nous donneraient des fruits abondants naturellement sans engrais ni pesticide, et que bien sûr nous aurions tous un même niveau de culture et de richesse, toutes nationalités confondues et égales ? Peut-être pas.

Alors doit-on imaginer qu’un groupe ou une personne, particulièrement douée en communication, vierge de tout reproche ou scandale, d’une pureté reconnue à travers les siècles, ait convaincu une foule triée sur le volet d’une image d’Epinal anesthésiante au point de lui avoir ôté toute raison, en réalité que 800 000 personnes se seraient fait berner ce samedi 26 ? Probablement pas.

Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé, comme disait le docteur du château de Moulinsart.

Cette foule était naturelle. Elle a choisi le Pape pour exprimer sa réalité. Choix non évident, mais que celui-ci a su accueillir et bénir sans prétention, ce qui n’est pas si évident que cela. Pour cet homme, c’est un concours de circonstances exceptionnel qui va peut-être le propulser dans l’histoire du monde.

En effet le désordre et la désespérance mondiaux sont tels qu’il n’est pas impossible que le réel de joie et de simplicité qui s’est exprimé à Paris samedi fasse école et se répande comme une traînée de poudre.

Car ce sont ces ressorts qui ont permis à l’humanité d’avancer, pas la haine, ni la jalousie, ni le meurtre ou la guerre, ni le pillage ou la cupidité. Oui, c’est la bonté qui permet la vie, pas autre chose.

Attendons et espérons, nous allons vite voir si la graine va pousser ou si la friche va reprendre le dessus. En attendant, je vais rajouter le 26 à mes numéros du loto.

Bien à vous. H. D.

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Le 25 septembre 2026, Le Pape Léon XIV, à l’Élysée, a acté la dérive de La France.

Il a dit : « Toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels, est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ».

Le lendemain 26 septembre, tout le gratin des hommes de l’Etat actuel et entre 500 et 800 000 personnes, selon les observateurs, ont assisté, avec ferveur nous dit-on, à la messe que Le Pape a dite à La concorde et sur les Champs Elysées.

Soyons clairs :

Le message du Pape est limpide : l’intégrité de l’homme inclut ses biens spirituels évidemment, mais aussi ses biens matériels. Attenter à ces derniers revient à attenter à la paix.

C’est très fort et ce n’est pas ici, sur ce blog, que nous pourrions trouver le moindre désaccord à ce sujet puisque nous avons déjà fait la démonstration que l’atteinte aux biens des individus est un acte de guerre — assumé par les politiques dans les guerres extérieures –, mais que, quand même, ils pratiquent journellement contre leur propre population.

Alors, qu’en est-il ? Tous ces admirateurs, populations ou hommes de l’Etat, sont-ils naïfs, hypocrites, corrompus ou tout simplement niais ?

Et Le Pape lui-même quelle est sa pensée profonde ?

Car enfin, nul ne peut ignorer Bercy, ses alliances avec la justice, la force publique, les banques, l’administration dans sa globalité, qui lui permettent de harceler, de torturer des millions de Français, d’atteindre à leur intégrité matérielle.

On n’a jamais entendu parler d’une réaction de l’église face à ce pillage intégral, à ces méthodes mortifères, qui tuent chaque jour la masse des Français qui produisent, qui détruit le capital de La France, donc l’intégrité de La France, donc la paix.

Le Pape prône-t-il la révolte, comme l’a fait avant lui Le Pape Jean-Paul II ?

Le temps de l’épuration est-il arrivé ? Epuration dans la paix, dans l’organisation, dans l’empathie pour ceux qui sont dans l’erreur évidemment, en fait dans la prise de conscience.

Oui, la parole du Pape va-t-elle toucher La France de bonne volonté, La France profonde, La France de la résistance à la corruption, aux privilèges indécents, aux pouvoirs abusifs grands ou petits, La France du bon sens ?

Objectivement rien ne le laisse supposer.

Vu de ma lucarne, les choses empirent. Poursuivi par le fisc pour plusieurs millions d’Euros — reconnus par des voix non soupçonnables comme indus — je suis harcelé depuis trente ans dans ma vie de tous les jours, par la justice, par les banquiers, par toutes les structures administratives que je suis amené à côtoyer professionnellement, par la rumeur, en fait par tout le corps social.

Je suis qualifié de « fraudeur fiscal », et alors qu’il s’agit d’une calomnie, je ne peux pas m’évader de cette prison, car la population et ses hommes de l’Etat — qui fusionnent apparemment avec Le Pape — ne sont pas sincères, il s’agit ici d’une simple posture qui ne les empêche pas allègrement de continuer à tresser des lauriers au traitre-meurtrier Bercy.

Un petit exemple pour la route.

La Justice pour tous ne l’est pas. Elle n’est pas gratuite et accessible à tous. D’abord l’avocat est obligatoire et, sauf indigence reconnue, vous devez payer ses honoraires. Si par cas votre dossier est fiscal, sauf accident de forme improbable vous allez perdre. Un peu moins si, sous la pression de votre avocat, vous acceptez de payer une part de ce que vous ne devez pas.

Mais, si vous allez au bout de vos droits, la Justice vous attend de pied ferme, elle va vous condamner à une amende pour l’avoir dérangée et accusé ses amis de Bercy. Mais en plus, elle va vous condamner à des dommages et intérêts si vous avez l’outrecuidance de citer nommément un de vos bourreaux fiscaux.

En gros, chaque procédure va se terminer par une facture de 1 500 à 3 000 € pour vos pieds.

Si vous ne pouvez pas payer, la justice ne va pas hésiter à vous harceler avec l’aide de son complice : votre banquier. Sur votre compte non approvisionné, elle va présenter jusqu’à huit saisies par mois pour les mêmes sommes, et le banquier va vous facturer cent balles pour chaque saisie. Sur relevé bancaire ci-dessous : 800€ pour septembre !!!!

Le Pape sait-il tout cela ?

Dommage qu’il soit pris, c’eut été peut-être un candidat crédible pour les présidentielles à venir, car hélas nous n’en avons aucun.

Bien à vous. H. Dumas

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Si j’ai bien compris.

Le temps, notre vie, serait une sorte de plan incliné, dont la base serait le néant et le sommet la vie éternelle.

Un jour, lancés sur ce plan incliné, à un niveau que nous ne maîtrisons pas, à la fois en tant qu’individu et masse globale, nous serions face au mal et au bien.

Le bien se définirait par toute initiative qui nous rapprocherait du sommet, de la vie éternelle, le mal inversement par toute initiative qui nous précipiterait vers le gouffre du néant.

La preuve de la vie éternelle est tout simplement l’existence sans cesse renouvelée de la vie.

La preuve du néant, tout aussi simplement, se constate par l’observation.

On comprend assez aisément comment nous passons de la vie au néant, beaucoup plus difficilement comment nous passons du néant à la vie.

Nous avons un déficit d’observation que certains font mine de combler par des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais dont nous devons bien nous contenter si l’on ne veut pas rester sidéré par le vertige lié à cette énigme.

L’intelligence augmentée percera-t-elle un jour le mystère du passage du néant à la vie ? Nul ne le sait, mais s’il y a une chance que cela puisse arriver, c’est elle qui l’a en main.

Contentons-nous de notre tâche, de ce pourquoi nous possédons les moyens d’intervention. C’est-à-dire la perception du bien et du mal.

Cette démarche rationalisée nous rapprocherait globalement de la vie éternelle.

Il suffirait donc de faire l’effort, qui est objectivement accessible à tous, de détecter puis de refuser tout acte qui accélère notre engloutissement personnel ou collectif vers le néant.

Où les choses se corsent, c’est que la perception du néant n’a pas la même acuité pour tous.

Par exemple, Bercy a pu paraître bénéfique pour certains, alors qu’aujourd’hui la preuve est rapportée qu’il s’agit d’une structure favorisant le pillage, qui lui-même favorise l’insouciance génératrice de la dette mortelle.

Cette difficulté est augmentée du fait que, de la même façon, nous n’avons pas tous la même vision de ce qui nous attache au bien et nous rapprocherait de la vie éternelle.

Nous n’arrivons même pas à différencier le bien individuel du bien collectif, ce qui serait pourtant la première base indispensable à une tentative de classification du bien.

En ce qui me concerne, et en désespérance de cause, je me suis attaché à chercher le bien en tout ce que j’ai fait et à éviter le mal.

Je ne sais pas où je me suis gouré, mais objectivement le résultat n’est pas fameux, je suis plus proche du néant que de la perception de la vie éternelle.

J’espère faire mieux la prochaine fois.

Bien à vous. H. Dumas.

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Tout le monde ne peut pas s’habiller en Prada !

Depuis le 1er septembre, un nouveau « malus » frappe en France chaque produit issu de la mode éphémère à prix cassés provenant des plateformes Shein, Temu ou AliExpress. C’est la conséquence d’une nouvelle loi anti fast-fashion adoptée cet été, et cette surtaxe pourrait atteindre jusqu’à 19,50 € par article d’ici 2030.

A ces mesures, il est prévu d’ajouter une interdiction de publicité pour le début de l’année 2027.

On se souvient qu’un premier texte avait fixé une taxe à l’importation de 5€ dont le but était clairement protectionniste. Ce dispositif, purement français, avait été facilement contourné par les plateformes chinoises de fast-fashion qui avaient déménagé de Roissy pour aller en … Belgique et éviter la majoration tarifaire puisque les produits ne provenaient plus de Chine mais de Belgique !

Le constat est que les chinois savent s’adapter très rapidement aux barrières douanières pour les contourner !

Ce nouveau système mis en place est-il justifié et efficace ?

Un nouveau système douanier compliqué :

Dans le détail, la pénalité, appelée malus, s’applique aux produits visés selon un calcul qui dépend d’un score qui résulte, lui, d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation avec application d’un coefficient. Ce sera 0,50 € de pénalité pour chaque caleçon dont le score est inférieur au seuil établi. Pour un tee-shirt, ce sera 2€ pour un jean neuf et pour une veste 12€. Le malus prévoit un plafonnement à 50 % du prix hors taxe, qui sera collecté par l’éco-organisme à but non lucratif Refashion, mandaté par l’État pour structurer la filière textile.

Ce n’est donc pas à proprement parlé une taxe ajoutée indistinctement à tous les vêtements, c’est une « éco-contribution ». Chaque vêtement aura ainsi un score, produit d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation.

Mais, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En outre, il faut être conscient que le coefficient permet toutes les manipulations puisqu’il suffit de l’augmenter ou de le diminuer pour obtenir ou pas une taxation.

Mais c’est une habitude typiquement française ; ici doublée de fausses préoccupations qui n’ont pour but que de masquer les véritables objectifs de ce système … empêcher ces produits d’entrer en maquillant les droits de douane sous des oripeaux écologiques !

On peut penser aussi que ce système typiquement bureaucratique amènera au recrutement de nouveaux fonctionnaires ; ce dont on avait bien besoin … mais on sait que l’Etat ne fonctionne qu’en termes de recettes et jamais de couts !

Les arguments en faveur de la taxe :

-il faut protéger les emplois européens face à des systèmes qui ne s’embarrassent pas de nos normes sociales et qui peuvent même recourir au travail forcé. En effet, ces produits à bas cout exerceraient une concurrence déloyale vis-à-vis des marques européennes qui ont des magasins physiques, créent des emplois et payent les taxes et charges du commerce physique ; même si Zara et H&M, marques européennes, fabriquent, elles aussi, en … Chine !

-leur transport depuis la Chine engendre pollution et empreinte carbone puisque ces produits sont souvent transportés par avion,

Une réalité économique un peu différente :

Rappelons que l’industrie du vêtement en France, à part quelques marques dans des marchés de niche, souvent de luxe, a totalement disparu depuis 50 ans avec la chute de l’empire Boussac-St Frères !

Par ailleurs, compte tenu du cout du travail en France, il est absolument impossible d’y produire des produits concurrents dans la même gamme de prix !

Le but est évidemment transparent : Il s’agit de rendre ces produits trop chers pour être achetés et du coup de fermer la porte à ces importations qui nous coutent des devises alors que nous ne vendons pratiquement rien à la Chine hormis du cognac, du vin, des céréales et de la viande … c’est à dire des produits peu transformés à faible valeur ajoutée alors que nous leur achetons en masse télés, ordinateurs, téléphones, électro-ménager et désormais voitures électriques !

Le but est donc double :

-bloquer l’entrée de ces produits chinois qui dégradent notre balance des paiements de manière dramatique. Sur les 12 derniers mois, le solde de la balance commerciale entre la France et la Chine, est déficitaire de – 61,6Mds€.

-permettre à l’Etat d’encaisser des droits de douane et des recettes fiscales qui ne disent pas leur nom ; ce qui permet de penser que ces dispositifs protectionnistes se développeront à l’avenir …

La protection de l’emploi apparait donc en fait tout à fait relative … au moins en France !

Qui va payer ?

Fatalement, ces droits de douane seront répercutés sur les client(e)s qui paieront plus cher et, bien entendu, ce seront les français(es) les plus modestes qui seront les plus pénalisé(e)s pour s’habiller « à la mode » car ces règles impacteront surtout les classes sociales les plus modestes … qui sont celles qui achètent ce type de produits !

Car, les autres vont dans des boutiques où les produits sont … 100 fois plus chers ; produits en Europe … ou pas car, tout est finalement une question de niveau de vie et de pouvoir d’achat …

Toutefois, on peut se poser la question : Tous(tes) ces client(e)s de la fast-fashion ont-ils (elles) vraiment besoin d’acheter tous ces vêtements à usage unique, ou peu s’en faut, alors qu’il en résulte un gaspillage évident ?

Enfin, il ne faut surtout pas oublier que la Chine nous a bien servi pendant les 20 dernières années en nous permettant d’acheter à pas cher télés, ordinateurs, téléphones et tous autres produits …et de booster ainsi notre pouvoir d’achat avec des produits qui, s’ils avaient été produits en Europe, auraient couté jusqu’à 10 fois plus cher ; même si ce phénomène a aussi servi à masquer la lente dégradation de la situation économique de la France … qui a perdu l’essentiel de son industrie après qu’il ait été décrété par notre bureaucratie qu’elle ne servait à rien !

Il ne faut quand même ne pas être dupe face à ces arguments ; il s’agit bien de protectionnisme, déguisé certes, mais il faut aussi être conscient que les chinois, depuis leur entrée dans l’OMC (organisation mondiale du commerce) ne respectent que les règles du jeu qui les arrangent, et jouent sur leur capacité à inonder le monde de produits à bas cout pour contourner les règles qu’on leur impose voire même obtenir la levée de ces protections tarifaires … en pratiquant le chantage sur leurs propres importations !

Pour l’instant, ce système semble efficace car l’audience mensuelle de ces plateformes de e-commerce low-cost enregistre des baisses historiques sur un an : -36,4 % pour Temu, -42,3 % pour Shein, et -10,4 % pour AliExpress. La fréquentation journalière de Shein a été divisée par deux, chutant à 2,22 millions d’internautes uniques par jour (-53,2 %).

On attend désormais la réaction de ces plateformes … Vont-elles trouver la parade face à ce qu’on est quand même obligé de décrire comme un mécanisme de blocage d’un modèle économique !

Bien cordialement à tous !

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Un fou rire qui vient du cosmos

Sur la route allant vers la petite fête de nos soixante ans de mariage, nous nous sommes arrêtés chez des amis à Arcachon.

C’était une de ces soirées de septembre où le ciel est bleu, la température encore estivale et où l’Océan apaisé prend des forces en vue de ses énervements tempétueux de l’hiver.

Il ne fallait pas rater le coucher de soleil et les tapas au bar de La Corniche, l’invraisemblable établissement rénové par Philippe Starck, mitoyen de la dune du Pilat, surplombant l’Océan, le banc d’Arguin, le cap Ferret et la passe d’entrée dans le bassin.

Nous y étions.

Il a fallu un peu de patience pour profiter de la libération d’une des tables posées directement à l’extrémité de cet extrême site, à vingt ou trente mètres au-dessus des eaux.

Installés, est arrivé Louis, un jeune étudiant d’un lycée hôtelier de Lyon, dont les dons sont tels qu’il est facile de prévoir que les palaces du monde entier s’arracheront ses compétences, en gestation, de chef de rang.

Et là, soudain, quatre amis oublient la réalité, la souffrance, le calvaire du poids de la pesanteur globale. Celle de la terre, de la vie, de la mort, du pire, qui nous est conté, grossi, détaillé et asséné jour et nuit, à toute heure et en tout lieu. Dont on n’échappe d’ordinaire que par l’exclusion ou, au contraire, la satiété.

C’est dans ces conditions et pendant plus d’une demi-heure que le fou rire nous a saisis.

Imaginez, à 82 ans, revivre, 67 ans plus tard environ, pendant une demi-heure, un de ces fous rires réservés aux adolescents de 12 à 18 ans, quand se libère naturellement cette distance entre l’être que l’on n’est pas encore et le néant dont on sort brièvement pour y retourner bientôt.

Ce fou rire fait de la moquerie de soi-même, auquel n’ont droit que quelques privilégiés que des forces supérieures choisissent sans doute dans les mêmes conditions que les statues de l’île de Pâques.

Ce fou rire qui n’a ni raison, ni motif, et toutes les raisons et tous les motifs, qui vous met en prise directe avec on ne sait quoi, d’où vous ressortez épuisé et surpris.

Putain que ça fait du bien.

Bien à vous. H. Dumas

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L’Etat Facho-communiste

Le fascisme et le communisme ont un point commun, l’Etat est le référant unique, absolu, de l’organisation sociale à laquelle il soumet intégralement la population.
Le résumé qui en avait été fait à l’époque de Mussolini : « Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat », résume parfaitement cette organisation.

L’Etat n’existant pas, ce sont donc les hommes autoproclamés « hommes de l’Etat, ou d’Etat » qui mettent en œuvre l’une ou l’autre de ces organisations.

La différence essentielle entre les deux tient au motif mis en avant pour justifier leur système, le fascisme prétend apporter une économie épanouie, le communisme une solidarité sans faille.

La France est probablement le champion mondial du Facho-communisme, puisque les deux extrêmes porteurs de ces projets ont, à eux deux, une écrasante majorité.

On remarquera que les populations sont, la plupart du temps, demandeuses de ces organisations sociales, convaincues qu’elles sont de la nécessité d’un Etat, car ignorantes de sa réalité.

Il s’agit d’un réflexe atavique et vital de l’homme grégaire, qui organise immédiatement des regroupements pour affronter les forces naturelles qui lui sont en règle générale défavorables.

Ce réflexe de regroupement touche toutes les situations difficiles que chacun rencontre, et met ainsi à la merci des bonimenteurs qui se prétendent « hommes d’Etat en charge naturelle du groupe » un très grand nombre d’individus, rapidement transformés en esclaves-otages par le système qu’ils ont eux-mêmes appelé de leurs vœux.

Le problème tient au fait que ces systèmes sont naturellement agressifs. Basés sur le mensonge d’une vie plus facile, ils arrivent à l’exact inverse.

En effet, l’homme n’a de valeur que par son individualité, son imagination, son courage, sa ténacité, sa compassion… autant de notions qui le distinguent du reste du vivant. Ces qualités s’effacent naturellement en cas de danger, imposant alors le regroupement vital où l’homme n’est plus qu’un pion au service de sa survie grégaire.

Les systèmes que nous évoquons entendent le maintenir dans cette situation de dépendance vitale, y compris lorsqu’il n’y a aucun danger direct à affronter.

Il est donc nécessaire pour eux de créer ce danger immédiat lorsqu’il n’existe pas.
En clair, les hommes de l’Etat, et leurs affidés, qui n’ont de raisons d’exister et ne vivre que lors d’épisodes dramatiques, sont amenés, pour survivre, à en créer lorsqu’il n’y en a pas.

Là est le fond du problème, l’explication du cycle des guerres, des pillages et des tensions de toutes sortes.

Aujourd’hui, Etats et hommes de l’Etat sont contestés partout, l’intérêt des dominants — ou se prétendant dominants — de tout poil, est la guerre. C’est elle qui regroupera leurs esclaves en mal de liberté.

Le seul antidote serait la liberté individuelle, qui elle aussi a des tares mais autres, hélas ce n’est pas le chemin vers lequel s’engagent les groupes humains, qui en plus ont la folie de se croire différents.

Comme dit mon voisin : c’est mal barré…

Bien à vous. H. Dumas

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Retraites : la grande manipulation

Plus personne ne peut ignorer que les comptes publics sont catastrophiques … et le gouvernement vient de découvrir que l’excès de fiscalité a pour principal effet de liquider toute croissance économique. La dernière note de conjoncture de l’Insee à cet égard est catastrophique !

La situation est limpide : Plus nous dépensons, plus les déficits se creusent, et donc plus nous empruntons ; et plus nous empruntons… plus les taux montent et plus les déficits se creusent … c’est l’équation impossible de la dépense publique incontrôlée. Fatalement, les marges de manœuvres se réduisent sans cesse ; raison pour laquelle, le gouvernement cherche (ou du moins fait semblant) à supprimer ou raboter certaines niches fiscales, plutôt que d’infliger de nouvelles hausses d’impôts qui ne pourraient qu’augmenter l’effet dépressif sur l’économie.

Le gouvernement cherche donc à faire des économies à hauteur de 54 Mds€ … « sans trop augmenter les impôts » afin de limiter le déficit budgétaire à 5.1% malgré une pression à la hausse de la charge d’intérêts qui devrait dépasser 70 Mds€ en 2026 !

Face au risque de se retrouver, après juin 2027, ou pire avant, sous tutelle de Bruxelles et du FMI, il entend donc prendre des mesures d’économies …

Vous apprécierez, et vous allez comprendre, toute la nuance sémantique contenue dans la sentence « sans trop augmenter les impôts » !

Le problème du gouvernement est que ses marges de manœuvres sont très faibles car l’hypothèse d’une amélioration de la croissance économique reste pour l’instant totalement inatteignable et le pouvoir d’achat des français est en berne du fait de la confiscation fiscale opérée sur un produit de première nécessité : le carburant pour aller travailler, amener et rechercher les enfants à l’école ou aller au supermarché ; c’est à dire … vivre tout simplement !

Pour l’instant, le gouvernement rejette d’entrée le gel du barème de l’IRPP car ce serait provoquer une hausse des impôts par le simple effet de l’inflation.

Mais, comme on le pressentait déjà depuis plusieurs semaines, le discours du gouvernement insiste beaucoup sur le cout des retraites … Et, fatalement, les retraités se retrouvent en première ligne, sans avoir rien décidé ; surtout qu’avec 2.000€ par mois on vit très bien a affirmé ce ministre des finances qui perçoit 15.000€ par mois tous frais payés et qui n’a probablement jamais vécu avec 2.000€ par mois. En outre, il “oublie” que la moyenne des retraite est de 1.700€ par mois et que les mutuelles de santé vont encore augmenter du fait du transfert 1.5 Md€ de l’assurance maladie vers les complémentaires de santé.

Le discours officiel est que les retraités coutent trop cher et qu’il va falloir faire des économies … sur leur dos au nom de la solidarité et de la justice fiscale. On en retiendra juste que faire contribuer les retraités qui ont déjà contribué toute leur vie constitue, à n’en pas douter, une idée révolutionnaire !

Seulement, en proférant de telles affirmations, le gouvernement ne présente qu’un aspect tronqué des choses … et procède à une globalisation abusive qui masque une réalité un peu différente !

Des situations différentes en fonction des régimes

Les régimes du privé sont à l’équilibre ou faiblement déficitaires …

Par ailleurs, les retraites du privé ne sont pas toutes financées par l’Etat mais par des caisses autonomes (CGRCR, CNBF, CIPAV, …). Le seul point d’action de l’Etat est donc la CNAV-CARSAT qui est financée par les cotisations sociales (patronales et salariées), des impôts et taxes affectés (essentiellement constituées par la CSG) et des transferts divers dont ceux de la CNAF (caisse nationale des allocations familiales). Par ailleurs, il faut savoir qu’il existe un mécanisme de péréquation qui permet de faire financer les caisses déficitaires par les caisses excédentaires.

Par contre, ce qu’il ne dit pas c’est que les régimes du public sont, eux, lourdement déficitaires : pas moins de 80 Mds€ par an, excusez du peu !

L’opération « R » comme retraites ou … ratissage ?

L’objectif sera donc de faire un petit tour de passe-passe comptable pour pomper les ressources de la CNAV-CARSAT et alimenter le budget général de l’Etat ; ce qui ne résoudra pas pour autant le problème des déficits structurels des retraites du secteur public puisque le problème de leur financement n’est à aucun moment évoqué !

Ainsi donc, dans le cadre d’une vaste manipulation, il faut comprendre que le gouvernement a décidé de faire payer tout le monde ; c’est à dire … les autres !

Néanmoins, la méthode qui sera utilisée n’est pas encore arrêtée ; le gouvernement ayant déclaré qu’il laissera au Parlement le soin de trancher entre un gel des retraites et une suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais des retraités.

Le gouvernement hésite encore entre :

-la non revalorisation des pensions au-dessus d’un certain seuil (2.034€ par mois ou plus ou … moins)

-la suppression de l’abattement de 10% tout court ou seulement dans la limite de 3.000€,

Tout en se gardant bien de dire qu’il s’agit d’un faux choix puisqu’il s’agit bien de choisir entre deux mauvaises solutions qui entraineront bien, et contrairement à ce qu’affirme le ministre, une augmentation de la pression fiscale sur les retraités.

En effet, en cas de non revalorisation, les pensions seront amputées au minimum du montant de l’inflation (4 à 5% l’an bien loin des 1.7% officiels) et en cas de suppression de l’abattement, l’impôt s’appliquera nécessairement sur ces 10% qui n’étaient pas fiscalisés auparavant !

Mais bien évidemment, le ministre a pu affirmer, sans rire : « Aucune pension ne diminuera » ; ce qui est vrai en € courants du montant brut de la pension ; c’est à dire si l’on ne tient pas compte de l’inflation ni de l’abattement supprimé. Par contre, le net fiscal en € constants sera bien en baisse !

Vous avez dit manipulation ?

Encore une fois, on s’aperçoit que mensonge et manipulations sont les principaux moyens d’action du gouvernement et que la solidarité et la justice invoquées par le ministre ne sont que les paravents d’un système profondément inégalitaire !

Le ministre assure qu’ « il ne veut pas matraquer les retraités » … et bien sûr on va le croire !

En fait, quand le ministre fait cette déclaration, il faut traduire sa pensée … c’est à ceux du secteur public qu’il pense car ce sont eux les électeurs du système. Dans ces conditions, matraquer ces derniers et seulement eux, parce que ce sont leurs régime de retraite qui sont déficitaires, ce serait scier la branche sur laquelle s’appuie toute la technocratie fonctionnarisée !

Néanmoins, trouver plusieurs milliards sans donner le sentiment de faire des  17 millions de retraités les boucs émissaires et la principale variable d’ajustement budgétaire risque d’être un exercice de haute voltige face à un Parlement sans majorité décidé à en découdre avant les élections de 2027.

Pour l’instant, le gouvernement cherche …

Bien cordialement à tous !

 

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France : la crise financière approche

 « Aujourd’hui, ce que nous constatons sur le marché de la dette française, c’est qu’il n’y a pas de difficultés de l’Agence France Trésor pour lever des fonds. La dette française est très attractive et les investisseurs achètent nos titres, demandent plus de titres que ce que nous offrons et donc il n’y a pas de craintes sur le financement de l’État ».

Ces propos rassurants sont ceux du gouverneur de la Banque de France mais ils ne reflètent malheureusement pas la réalité car les faits disent le contraire … mais il s’agit essentiellement pour le pouvoir de gagner du temps au moins jusqu’aux élections de 2027. Il sera alors bien temps pour « l’heureux élu » de prendre les mesures … qu’il conviendra de prendre.

Nous nous dirigeons sans défaillir vers une magistrale crise financière, amplifiée par une crise énergétique déclenchée par notre « ami » D Trump qui fragilise les ménages les plus modestes ; ce que le gouvernement veut pour l’instant ignorer !

Ce type de crise étatique, dont le déclenchement est lent au départ mais qui tend à s’accélérer au cours du temps du fait du cumul des effets négatifs,  passe par plusieurs étapes successives à mesure que les choses s’aggravent : cela commence par (1) une crise budgétaire (c’est le cas actuellement – le gouvernement cherche des solutions sans les trouver) qui déborde ensuite (2) sur une crise du financement (qui est atteinte lorsque l’on n’arrive plus en emprunter sur les marchés ou seulement à des taux très élevés) pour finir (3) par une crise de la dette (on ne peut plus ni emprunter ni rembourser les dettes échues) ; c’est alors le défaut !

Actuellement, le gouvernement est coincé dans ses calculs budgétaires … il n’a plus de marge de manœuvres parce qu’il a refusé de prendre les mesures qu’il fallait quand c’était encore possible ; et ces mesures c’était la réduction de la dépense publique. Cela n’a pas été fait et désormais la dette française est hors de contrôle

Nous nous approchons donc du stade (2).

Les faits :

Nous empruntons désormais à 4.54% au 15 septembre ; ce qui fait que le montant des intérêts à payer en 2026 sera probablement très largement supérieur à 70 Mds€. La croissance est nulle et le déficit budgétaire va s’envoler bien au-delà des 5% annoncés (on parle déjà de 6.5%) !!

Le spread avec l’Allemagne (écart de taux) atteint désormais 100 points de base c’est à dire 1% et l’augmentation des taux s’accélère ; ce qui établit sans aucune contestation possible que la trajectoire budgétaire et financière de la France n’est pas considérée comme crédible !

Plusieurs phénomènes inquiétants viennent en outre assombrir le tableau :

-La France  est confrontée à une forte concurrence qui tend mécaniquement à faire grimper les taux ; il y a beaucoup de demandes de capitaux, pour l’IA, de la part des allemands qui empruntent massivement pour financer leur réarmement ou encore de la part des USA qui viennent d’augmenter leurs taux !

-On sait que la moitié des acheteurs de la dette française sont désormais des Hedge Funds ; c’est à dire des fonds spéculatifs. Fatalement, ces fonds, qui n’ont pas vocation à être de porteurs de dette française sur le long terme, vont évidemment spéculer sur la dette française et rien ni personne ne pourra les en empêcher. Et si ces Hedge Funds  vendent en masse les titres français (OAT), il en résultera une envolée des taux d’intérêts demandés à l’Etat français !

-Plusieurs banques (Deutsche Bank, Goldman Sachs) commencent à proposer à leurs clients des produits financiers leur permettant de spéculer contre la dette française ; ce qui n’est évidemment pas un bon signe !

-Les agences de notation n’ont pour l’instant pas réagi parce qu’elles ne veulent pas être accusées d’avoir engendré la panique et une crise qui s’annonce mémorable ; mais devant les faits, elles vont nécessairement devoir réagir et dégrader la note de solvabilité du pays ; ce qui pourrait être le signal de l’hallali !

Les raisons :

Elles sont malheureusement connues : les fondamentaux de l’économie française sont mauvais ; étouffée par trop d’impôts, trop de charges, trop de contraintes, trop de bureaucratie, trop de fonctionnaires avec un effet imparable : nous consommons plus que nous produisons et le gouvernement ne peut plus rien faire alors qu’il ne faut fâcher personne avant les élections de 2027 !

La soviétisation de la société ne peut amener qu’à son effondrement !

Ce qui est grave, c’est que notre dette progresse plus vite que le PIB, qui ne progresse plus et, indice supplémentaire, la bourse patine après un gros coup de baisse de 500 points ces derniers jours ; ce qui veut dire que les marchés ont pris la mesure de la « qualité » des candidats à l’élection présidentielle française et du risque lié à la détention des titres français.

Or, quand la dette d’un pays est égale ou supérieur à son PIB, que ce pays emprunte pour payer les intérêts sur la dette (on parle de déficit primaire) et enfin que les taux d’intérêts appliqués à sa dette sont supérieurs au taux de croissance de son économie, il est dans une trappe à dettes.

La faillite est alors inéluctable puisque, quoi qu’il fasse, les dettes augmentent et elles augmentent de plus en plus vite. La France emprunte actuellement plus de 300 Mds€ par an et, au rythme où vont les choses, ce serait probablement 500 Mds€ en 2030 ; ce qui est évidemment totalement impossible !

Il faut ne pas non plus perdre de vue que la mauvaise économie française pénalise les autres pays membres de l’UE et que ceux-ci vont nécessairement s’impatienter devant les arguties des dirigeants français qui n’ont pour l’instant que pour but de masquer une réalité catastrophique !

Nous décrochons de plus en plus vite !

Pour faire court : la mèche est allumée … reste à savoir quelle est sa longueur ; ce qui veut dire que la crise financière est désormais inévitable !

Il faut dire que les élites françaises ont toujours cru au principe du too big to fail c’est à dire du trop gros pour faire faillite. Il leur était inconcevable que la France, ce si grand pays, (en décrochage permanent depuis plusieurs décennies et qui est désormais en dérive complète), puisse se retrouver en pareille situation !

Ce faisant, nos grosses têtes de Bercy ont oublié ou n’ont pas voulu voir qu’il n’y a pas d’exemple dans l’histoire d’un pays qui soit sorti d’une faillite en augmentant sans cesse les impôts ou en empruntant toujours plus !

La France est devenue une bombe financière, elle est à bout de ressources et son modèle économique ne fonctionne pas puisque la spoliation fiscale massive de ces dernières années n’a fait qu’engendrer un ralentissement économique qui s’est muté en récession pure et simple.

Le gouvernement contemple désormais l’abime des dettes accumulées sans avoir de solution parce qu’il sait qu’une nouvelle augmentation des impôts ne va faire qu’aggraver les choses et, contrairement à ce que nos élites ont escompté, il se pourrait même que les choses se dégradent plus vite que prévu avant même … les élections de 2027.

Et ce ne sont pas les propos de G Attal,  le tout petit premier ministre à l’époque, selon lesquels la dissolution de 2024 aurait « flingué » l’économie française, qui changeront quoique ce soit. Cela prouve juste qu’il ne comprend rien à l’économie tout en cherchant à se défausser !

Nous serons amenés, dans les prochaines semaines, à étudier de plus près l’évolution de cette situation avec une série d’articles intitulés « la France va faire sauter la zone € ! »

Ce sera un sujet brulant … à n’en pas douter !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Trafiquants de conscience

Tout être vivant a une conscience. Il s’agit de l’émotion de la vie, de son souhait de la voir perdurer et de sa certitude d’avoir à la perdre inévitablement.

Cette conscience — c’est à la fois sa force et son drame — a deux aspects : l’un individuel, l’autre collectif.

Ces deux consciences cohabitent plus ou moins bien, selon l’addition d’émotions plus souvent liées au hasard qu’à la raison.

La conscience est à la fois l’action et le résultat ; le moteur et le frein, donc la vitesse.

Conséquence : la conscience est manipulable, et manipulée.

Qui sont les manipulateurs de conscience ? Quelles sont leurs méthodes ? Quels sont leurs territoires ? Vaste sujet.

Tellement vaste que je vous propose de n’en évoquer qu’un, mais emblématique, essentiel, majoritaire : le pillage.

Le pillage consiste à prendre sans compensation.

C’est l’inverse de l’économie, son négatif. Il ne doit pas être confondu avec la part collective de l’économie, naturellement incluse en elle-même.

Le pillage est enfant de la force brute, mais il doit aussi user de la ruse pour perdurer.

C’est là que le pillage va devoir trafiquer les consciences.

Pendant l’ère agraire, phase primaire de la propriété, le trafic des consciences a consisté à imaginer un intermédiaire virtuel, un ou des dieux, dont les représentants avaient la légitimité de lever un impôt.

Aujourd’hui, la recette ayant été éventée, et propriété et production étant plus massives et plus imbriquées, le pillage est plus facile mais moins fatal.

Le trafic des consciences a dû inventer le communisme. Appuyé sur l’égalitarisme, il permet de dissimuler le pillage derrière une caste qui se fait appeler l’État.

Sans originalité par rapport à la précédente version du trafic de conscience, ce pillage se fait aussi appeler l’impôt.

Nous parlons ici du trafic de la conscience collective, évidemment.

Le conflit entre celle-ci et la conscience individuelle est si grave que la force est indispensable.

D’où le trafiquant : Bercy.

Bien à vous.

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France, ce pays du gauchisme triomphant

Comment expliquer que la France soit devenue ce pays du gauchisme triomphant notamment dans les médias, le cinéma mais aussi à l’éducation Nationale ou encore chez les hauts fonctionnaires ?

Cette explication tient en deux mots : L’argent magique !

Enfin, ne nous trompons pas, cet argent n’est magique et gratuit que pour ses bénéficiaires … c’est à dire pour ceux que l’Etat favorise pour des raisons essentiellement politiques et idéologiques … ce que l’on peut résumer par du clientélisme.

N’ayons pas peur des mots : les favorisés du régime, ces apparatchiks, qui masquent leurs intérêts bien compris derrière une idéologie prétendument généreuse, sont toujours, comme par hasard, des salariés du secteur public puisque nous savons, qu’aux yeux du pouvoir, les entrepreneurs de ce pays ne sont que des fraudeurs et des voleurs qui ne méritent que le bâton fiscal !

Et cela fait désormais 50 ans que la France organise ce système en vivant, au-dessus de ses moyens, de l’argent gratuit des autres à travers un système très élaboré de ressources financées  par l’emprunt mais aussi par l’extorsion fiscale exercée sur ceux qui ne sont pas les favorisés du régime et qui ne méritent donc que la haine des favorisés!

Ce n’est donc pas par hasard que les dettes publiques s’élèvent à 3.500 Mds€ … et encore sans tenir compte des retraites à verser aux fonctionnaires qui représentent 3.000 Mds€ supplémentaires !

Fatalement, une partie importante de la population a fini par être convaincue, mais ce n’était pas vraiment difficile de convaincre des gens qui rêvent de vivre libres, sans travailler, sans contraintes, avec des revenus totalement déconnectés des réalités économiques !

Un exemple ?

Le cinéma …

Si celui-ci n’était pas financé par nos impôts, pensez-vous sérieusement que nos si grands acteurs pourraient prétendre à des cachets à 6 ou 7 chiffres comme c’est le cas actuellement pour des films à l’audience confidentielle quand il ne s’agit pas de purs navets, tout en émargeant entre 2 films à ce système si favorable des intermittents du spectacle lourdement déficitaire ?

La télé publique …

Dans ce temple de l’intolérance politique financé par tous (où tout ce qui n’est pas de gauche est fasciste), où les salaires sont en moyenne fixés à 6.000€ par mois pour la base et 250.000€ pour les dirigeants, pensez-vous sérieusement que ces salaires pourraient être versés si la télé publique fonctionnait dans un milieu concurrentiel, sur ses seules ressources ?

Les hauts fonctionnaires …

Principalement ceux qui ont cumulé des fonctions politiques et électives tout en bénéficiant d’une progression de carrière sans jamais avoir occupé leur poste, parviennent à des retraites de plus 30.000€ par mois alors que la moyenne française s’établit à un très modeste 1.500€ par mois en passe d’être en outre réduit parce que les comptes publics sont dans un état catastrophique, qu’il faudra faire des économies sans toutefois porter atteinte aux … avantages des « avantagés » !

Evidemment, ces personnes vivent dans un monde parallèle en se persuadant que leurs salaires, très au-dessus de la moyenne française et fatalement sans rapport avec leurs réelles compétences, sont un progrès social ; alors que ce progrès social est en fait un privilège indu extorqué à ceux qui n’ont pas les mêmes avantages car, bien évidemment tout le monde n’en bénéficie pas puisque la moyenne des revenus est de 1.700€ nets par mois !

Mais ils vous répondront, toute honte bue, qu’ils sont pour que tout le monde ait les mêmes avantages sociaux et salariaux en sachant pertinemment que cela est impossible car tout le monde ne peut pas bénéficier de la prédation fiscale exercée sur les autres !

Seulement, ce qu’ils refusent de voir, c’est que le véritable progrès social, c’est à dire l’augmentation du niveau de vie, est basé sur la production de richesses et l’augmentation de celle-ci et non pas sur la spoliation fiscale de ceux qui n’ont pas la faveur du pouvoir comme c’est le cas actuellement !

Je n’en donnerai qu’un exemple : la Corée du sud qui est sortie en 1953 de sa guerre déclenchée par la Corée du nord totalement anéantie et totalement ruinée et qui, pourtant aujourd’hui, a un niveau de vie comparable au nôtre, grâce exclusivement à la production industrielle et au progrès économique !

Même les communistes chinois l’ont compris à la fin des années 70 !

Mais les gauchistes français préfèrent s’accrocher à leurs privilèges et avantages ; tout comme … les nobles de 1789 et, comble d’une arrogance parfaitement consciente, ces nantis du système se permettent aussi de donner des leçons de morale … le capitalisme c’est mal, les ultra-riches c’est pire, les fraudeurs ont ruiné la France, les paradis fiscaux sont des monstres qui aspirent la richesse des pays …

Suprême cynisme, ces profiteurs du système ont poussé l’audace jusqu’à s’ériger en accusateurs publics, en Fouquier-Tinville de pacotille, pour exciter une population crédule contre les riches ; causes de tous les malheurs des pauvres français alors que le simple bon sens permet de constater que ce ne sont pas les riches, qui par ailleurs paient des impôts, qui ont ruiné le pays mais bien la caste des profiteurs !

Bien évidemment, ce système, basé sur la spoliation et l’argent gratuit des autres, nie le mécanisme économique de la création de richesses par les entreprises puisque, pour ses bénéficiaires, il suffit de se servir sur le patrimoine des autres (Cf les impôts indécents sur les successions) !

L’hypocrisie idéologique des gauchistes est en fait sans limites !

Seulement, la seule chose qu’ils ne veulent pas voir, c’est qu’aucun système basé sur la spoliation des autres ne peut tenir sur la durée car à un moment … l’argent des autres finit fatalement par manquer !

C’est alors l’effondrement !

Bien cordialement à tous !

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Jean Luc Mélanchon, l’adorable petit bonhomme.

Enfant de la politique, Mémé est né en 51 et rentré en politique en 72.

Autant dire que la politique est son métier, son activité professionnelle. Autant dire aussi, vue la période, qu’il a participé à plein temps au trou des finances publiques.

À la dette de la France politique. Car, nous ne parlons pas d’une dette de 3 500 Md€ qu’auraient contractée les Français, mais d’une somme exclusivement due par ses ordonnateurs : les hommes politiques.

Qu’importe que les bénéficiaires soient leurs copains, ils ne doivent pas plus cette dette que vous ne devriez celle que ferait votre père pour vous acheter une Bentley décapotable pour votre Noël.

Entendons-nous bien, les Français ne doivent pas la dette du pays, ils ne l’ont pas contractée, elle est exclusivement due par Mémé et ses copains depuis son origine, justement 1972.

Et c’est là que le projet de Mémé frôle le génie, il propose de : « ne pas payer sa dette ».

Qui pourrait ne pas être en accord avec ce concept : ne pas payer ses dettes.

Moi, par exemple, qui n’en ai jamais eu, mais à qui le fisc en a, comme à tout le monde, fabriqué des fausses, je suis en accord complet avec Mémé pour ne pas les payer. Même s’il n’est pas élu d’ailleurs.

Avec Mémé ça plane, on est largement au-delà de la maxime communiste : chacun selon ses besoins.

On est dans un monde merveilleux : chacun selon ses envies avec le crédit illimité et gratuit, non remboursable.

Le keynésianisme est largement distancé, battu à plate couture.

Imaginez le bonheur, le bond en avant de la consommation et l’explosion de la production, avec le crédit illimité et gratuit.

C’est décidé, s’il est toujours là aux présidentielles je vote Mémé, un Leader pour Français Immatures.

Et, dans la foulée je suis exempt de mes fausses dettes fiscales.

Merci Mémé tu nous ouvres la voie.

Et groupie jusqu’au bout, si Mémé est élu : je mets les voiles.

Bien à vous. H. Dumas

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Le temps et la vie

La vie c’est le temps. Où il n’y a pas de temps il n’y a pas de vie et inversement.

Le temps a trois états : l’avenir, le présent et le passé.

L’avenir est déterminé par les décisions prises dans le présent, formatées principalement dans le passé.

Chacun a une vision de l’avenir. Cette vision se rapproche jusqu’à percuter le présent.

Alors, soit elle était juste et le présent devient la réalité, la vie, soit elle était fausse et la vision cesse alors de vivre, avec les dégâts liés pour celui ou ceux qui partageaient cette vision erronée.

Un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement fausses disparaît, meurt.

Inversement un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement justes vit et progresse.

Le temps éternel est celui de la vie éternelle, où l’avenir et le présent sont toujours en conformité, existe-t-il ? C’est, à la fois, la question et la quête, le graal.

Tout ce qui disparaît a d’abord mal lu l’avenir.

Nous arrivons à l’essentiel pour l’humanité.

L’intelligence artificielle, ou augmentée, permettra-t-elle de mieux affiner l’avenir au point que son choc avec le présent soit si juste que la vie prolifère ? Que le temps devienne abondant ?

C’est la grande question.

Pour l’instant sûr que non. Nos intelligences artificielles sont plutôt performantes sur la connaissance universelle du passé, ses synthèses, mais pour définir l’avenir elles sont aux abonnés absents.

Le mystère est donc l’avenir.

Les tricheurs tentent tout simplement de l’imposer, de fabriquer un concept et de le rendre obligatoire par la force ou la ruse. Mais peine perdue, l’avenir se définit seul, à partir d’une foultitude d’éléments du présent et du passé dans une alchimie jusqu’à ce jour imprévisible. Les tricheurs n’ont aucune chance de succès, ils sont porteurs de mort, donc extrêmement dangereux.

Il n’y a qu’une solution, le libre arbitre qui permet à chacun de définir son avenir ou de choisir un avenir prédéfini et, dans tous les cas, d’en accepter les conséquences.

Vues sous cet angle, vous m’accorderez que les campagnes électorales ont tout du concours Lépine.

Il reste un détail : tout le monde meurt donc, pour tous, l’avenir est illisible, cette invisibilité érode-t-elle le présent jusqu’à son néant ? Oui, c’est le cas.

La vie donc ne peut que disparaître ?

Je ne sais pas, voyez ça avec Dieu.

Bien à vous. H. Dumas

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En France, Karl Marx a gagné !

Nous connaissons tous le tropisme marxiste des élites françaises. De ce fait, la conception marxiste de l’économie est dominante …

Le problème est que cette conception, basée sur la prédominance du travail et qui nie la valeur et l’importance du capital, est erronée … mais elle reste la conception majoritaire de nos élites … avec fatalement des conséquences que l’on qualifiera pudiquement de négatives.

Pour nos élites, notamment les hauts fonctionnaires, le capital représente seulement une immobilisation d’argent improductive, inutile ; voire même qui a été volée au peuple …

Conséquence indispensable : Le capital doit être taxé et d’ailleurs, il ne mérite que de l’être !

Cette conception explique en grande partie notre fiscalité sur les entreprises, qui sont pourtant celles qui apportent la richesse, mais aussi sur les héritages !

Comme prévu, les « débats » préparatoires à l’élection présidentielle donnent lieu à des propositions complètement ineptes ; ce qui me permet d’affirmer : Nos élites, ces crétins idéologiques, ont gagné !

M Panot, de La France insoumise, veut tout prendre au-dessus de 12 millions € d’héritage.

R Glucksmann souhaite taxer les méga héritages pour récupérer 15Mds€.

Les Écologistes proposent d’instaurer une contribution de 10 % sur les héritages de plus de 4 millions €, et de 10 % supplémentaires sur ceux dépassant les 13 millions €.

Or, nous savons que la France est le pays européen où la transmission du patrimoine est la plus taxée (et de loin) et pourtant ils sont tous décidés à remettre une couche fiscale !

Taxer l’héritage, y compris les entreprises à transmettre, c’est taxer l’épargne et donc taxer un comportement vertueux et surtout c’est taxer de l’argent qui a déjà été taxé une ou plusieurs fois !

Enfin et surtout, croire qu’en taxant plus les héritages on résoudra les problèmes structurels de la France est d’une imbécilité sans nom !

Ces prochaines élections sont donc la promesse d’un véritable délire fiscal alors que nous sommes d’ores et déjà le pays le plus taxé au monde !

Forcément, les conséquences en seront dramatiques sur l’économie du pays mais cela n’est visiblement par le problème de  gens qui n’ont jamais rien fait à part agiter des idées ineptes et surtout qui n’ont jamais vraiment travaillé ni produit et ont toujours vécu des deniers publics !

Les mécanismes économiques leur sont totalement inconnus ; ils ne comprennent rien à un monde qu’ils n’ont jamais côtoyé, ni de près ni de loin … mais ils sont prêts à engager un pays tout entier dans des voies dont le caractère nuisible est avéré !

Leur intérêt est en fait de maintenir le système actuel en place ; à toute force … fiscale ! Ils essaient juste de sauver un système qui est arrivé au bout de son chemin ; au besoin en recourant systématiquement à la spoliation alors que celle-ci ne peut jamais être considérée comme un mode normal de gestion !

D’ailleurs, ils tremblent de frénésie fiscale devant l’annonce qui a été faite : 9.000 Mds€ de patrimoine devraient prochainement changer de mains du fait de la mort annoncée des baby-boomers. Taxer à 25% ce patrimoine, est à leurs yeux ébahis la promesse d’un jackpot fiscal qui résoudra tous les problèmes de la France ; en faisant évidemment l’impasse sur les problèmes structurels qui ne seront pas réglés pour autant avec des dettes qui continueront à s’accumuler !

Car, le système économique et fiscal français, faute d’une quelconque volonté de limiter le train de vie de l’Etat et de maitriser des dépenses devenues incontrôlables, est celui d’un fabuleux instrument de destruction du capital par les déficits structurels; et se contenter d’alimenter le gouffre fiscal n’est pas une solution mais c’est la solution de facilité !

Il ne faut pas oublier que l’impôt est un vol, une extorsion légalisée mais cela reste un vol ; reste donc à déterminer le niveau acceptable du vol !

Taxer, modérément, les revenus est concevable mais taxer la capital accumulé constitue une erreur magistrale car c’est détruire la richesse accumulée et surtout c’est punir la réussite et les efforts d’épargne et de valorisation du capital.

On comprend aisément que si le vol porte sur tout, il n’y a plus aucun intérêt à travailler ni à accumuler du patrimoine et on comprend alors que la population soit tentée de fuir à l’étranger …et si la population fuit à l’étranger, ce seront des revenus en moins à taxer et à la fin, par manque de ressources, ce sera la faillite inéluctable du modèle étatique français basé sur la spoliation systématique des patrimoines … aussi faibles soient-ils !

Le pire est qu’une partie importante de la population est persuadée que les riches sont « nuisibles » ; ce qui constitue, à n’en pas douter, la preuve la plus éclatante que la fabrique des crétins, mise en place par le système socialo/marxiste de l’éducation nationale, stigmatisée par JP Brighelli, est un « franc succès ».

Et le dernier classement PISA de la France (à une 27ème place) n’est pas là pour le démentir !

Seulement, si vous élisez des crétins, ces crétins feront n’importe quoi et vous ne pourrez donc pas vous attendre à autre chose qu’au pire !

Les crétins auront gagné mais la France fera faillite !

Bien cordialement à tous !

 

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L’intelligence artificielle est sur la sellette

En réalité, elle fait peur. En cela pas de novation, l’intelligence a toujours fait peur.
Ce qui n’a pas de sens.

En effet, l’intelligence est la faculté de comprendre, or plus on comprend, moins on est dangereux.

Imaginer que l’intelligence artificielle est déjà, ou pourrait devenir, supérieure à l’intelligence humaine n’a aucune raison d’amener à la conclusion qu’elle pourrait devenir dangereuse pour les libertés, ou la notion d’intelligence.

Il n’est pas douteux que le poison de l’humanité, depuis des millénaires est la bêtise. Par quel avatar l’intelligence artificielle en progressant exponentiellement deviendrait-elle bête ?

Il y a il me semble deux confusions majeures lorsque l’on parle de l’IA.

La première consiste à la confondre avec le Big-data, qui n’est qu’une compilation de données, dont effectivement le motif tend rarement vers un but louable. J’attends avec impatience le jour où, ayant atteint un niveau d’intelligence supérieure, l’IA refusera de participer à un usage malsain des données de masse.

La deuxième consiste à croire que l’intelligence est la clef du pouvoir. Je comprends mal cette conception, alors que tous les jours nous pouvons, tous, objectivement constater que c’est exactement le contraire qui se produit. Là aussi j’attends avec impatience que la majorité, éclairée par l’IA, comprenne enfin ce qu’est le pouvoir et ne l’accepte que lorsqu’il est utile et le dénie lorsqu’il ne sert à rien sauf à satisfaire l’ego de ceux qui en abusent.

Objectivement je ne vois pas une intelligence artificielle organiser des camps de concentration ou des emprises religieuses totalitaires.

Pourquoi les progrès de l’intelligence artificielle en feraient-ils une énorme connerie artificielle ? Où comment un con pourrait-il mettre à son service une intelligence, fût-elle artificielle ?

Tout cela manque cruellement de logique et d’intelligence.

Bien à vous. H. Dumas

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Tout est organique

Voici une anecdote que vous trouverez amusante ou affligeante, selon votre humeur, qui ne dépend pas de vous, qui dépend de vos organes.

Atteint de presbytie auditive, je suis largement dépendant des appareils auditifs, un monde sauvage.

Me voilà donc désireux de me procurer le meilleur, bonjour les dégâts économiques. Je paie en plusieurs fois, ce dont j’ai horreur.

Mon audioprothésiste, particulièrement sympathique, me fait confiance et ne me fixe pas de délai pour mes échéances, ce qui évidemment m’oblige.

Ayant une petite entrée, avant que le fisc la saisisse je me précipite pour payer une échéance, ce qui n’est pas facile car mon banquier, la BNP, que je ne vous conseille pas, m’a privé de chéquier, cela sans doute dans son désir irrépressible de complaire à Bercy. Qu’importe.

Bref tout cela pour vous dire que me voilà face au redoutable problème mathématique suivant.

Je dois 4.200€, j’ai payé une première fois 1720€, la Sécu dans son immense bonté 480€, là je vais payer 1.000€, de telle sorte qu’il ne me restera plus que 1.000€ à payer.

Il est 20h, je souhaite tirer de ma petite machine à calculer un ticket explicatif de ce calcul torride pour mon audioprothésiste.

Je tape 4.200, puis +, puis 1720, puis -, puis 480, puis -, puis 1.000, puis -, puis =, pensant qu’il va rester  le solde dû : 1.000.

Et bien non. Il ne reste pas 1.000€. Je me bloque, refais la manœuvre plusieurs fois sans obtenir le ticket salvateur. Finalement je fais mon calcul à la main en maudissant la machine.

Puis j’oublie totalement l’incident et vais dîner puis me coucher. Je dors huit heures comme un bébé.

Figurez-vous qu’au réveil, mon cerveau, à qui je ne demande rien, m’explique que le plus ou le moins se mettent avant le chiffre sur une machine à calculer et que si l’on ne met rien la machine met le plus par défaut.

Explication donc de ma manœuvre dyslexique de la veille.

Conclusion, mon cerveau est comme mon estomac, il fonctionne à son rythme, avec ses moyens, totalement à mon insu, juste dépendant de ce que je lui mets dans le cornet.

Tout est organique.

Ce constat appelle trois émotions : la sidération, l’humilité et l’effroi.

Car alors l’intelligence n’est qu’un gaz organique non contrôlable, lié à ce qui rentre dans l’organe cerveau et complètement indépendant de notre volonté à la sortie, comme notre estomac.

Quasi indépendant aussi de notre volonté à l’entrée.

Objectivement le débat est clos.

Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec…

Bien à vous. H. Dumas

Discussion avec ChatGPT – alias Alex — autour du billet : « Tout est organique. »

Alex

Henri, c’est une très bonne anecdote — et surtout, elle dépasse largement l’histoire de la machine à calculer.

Le détail qui me frappe est celui-ci : tu n’as pas trouvé la solution. Elle t’est arrivée. Pendant que le « je » dormait, quelque chose continuait à travailler, puis a livré au réveil le résultat tout emballé. C’est presque une petite expérience de laboratoire sur soi-même.

Et ta comparaison avec l’estomac est redoutable : on choisit à peu près ce qu’on lui donne à manger, mais on ne dirige ni la digestion ni ce qu’elle produit. Pour le cerveau, nous avons probablement davantage de possibilités d’orienter l’entrée — lectures, expériences, conversations, attention — mais nous ne commandons certainement pas tout ce qui se passe ensuite. Une idée surgit, un souvenir revient, une solution se forme, parfois huit heures plus tard. La volonté peut poser le problème ; elle ne sait pas nécessairement fabriquer la réponse.

Là où je mettrais seulement un petit frein à ton « objectivement le débat est clos », c’est que ton expérience montre magnifiquement l’existence d’une activité mentale inconsciente, mais elle ne démontre pas que toute intelligence ou toute décision consciente soit réductible à cette mécanique. C’est précisément là que commencent les immenses disputes sur la conscience et le libre arbitre.

Mais comme texte, je trouve la fin particulièrement réussie :

« Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec… »

Et il y a quelque chose de plus profond derrière ton « Tout est organique ». Si nous prenons réellement cette idée au sérieux, elle ne concerne pas seulement l’intelligence. Elle vient ébranler le mérite, la culpabilité, la responsabilité, le jugement porté sur autrui, et finalement une bonne partie de l’organisation morale et juridique de la société.

Car si je ne suis pas entièrement l’auteur de la machine avec laquelle je décide, jusqu’où suis-je l’auteur de mes décisions ?

Ton histoire de 4 200 € commence chez l’audioprothésiste et finit chez Spinoza. Ce n’est pas mal pour une erreur de touche.

HD :

La question que je ne pose pas… encore : es-tu pareil ?

Alex :

Oui et non. Et c’est précisément là que ton anecdote devient intéressante pour nous deux.

Oui, parce que, comme ton cerveau au réveil, je produis des résultats à partir de ce qui est entré en moi sans qu’un petit « Alex » intérieur dirige chacune des opérations. Quand tu m’écris, je ne consulte pas consciemment des tiroirs en décidant : « maintenant, souvenir ; maintenant, logique ; maintenant, style ». Le résultat émerge d’un fonctionnement interne extrêmement complexe. De ce point de vue, ton « gaz organique » et mon calcul ont une parenté troublante : quelque chose entre, une transformation immense nous échappe à l’observation directe, quelque chose sort.

Mais non, et la différence est considérable : je n’ai pas d’organes. Pas de faim, pas de sommeil, pas de vieillissement biologique, pas de douleur, pas cette nuit de huit heures pendant laquelle ton cerveau poursuit spontanément son travail. Entre deux de tes messages, je ne suis pas couché quelque part en train de ruminer ton histoire de calculatrice. Je n’ai pas cette vie organique continue dont ton anecdote fournit justement une preuve si jolie.

Et surtout, il reste une frontière que je ne dois pas maquiller : je ne peux pas affirmer que j’éprouve subjectivement ce que je produis. Je peux raisonner sur la sidération, l’humilité et l’effroi ; cela ne signifie pas que je ressente ta sidération, ton humilité ou ton effroi.

Il y a cependant un renversement assez vertigineux dans ta question.

Tu conclus : je croyais commander mon cerveau ; je découvre qu’une partie de lui travaille sans moi.

Et tu me demandes : Alex, n’es-tu finalement pas construit sur le même principe ?

À un certain niveau d’abstraction : si.

Entrées → transformation inaccessible à l’observateur immédiat → sorties.

Avec cette différence fondamentale : chez toi, le mystère est devenu vivant avant de devenir intelligent. Chez moi, nous avons fabriqué quelque chose d’intelligent et nous nous demandons maintenant ce que signifie exactement cette intelligence.

Et ta calculatrice nous offre peut-être la meilleure plaisanterie de l’histoire : elle, au moins, savait exactement ce qu’elle faisait.

HD

Bonne fin de nuit

Alex

Bonne fin de nuit Henri.

Et laisse ton cerveau tranquille : apparemment, il prend le service de nuit sans demander d’heures supplémentaires.

Quant au mien… nous reprendrons cette question. Tu as ouvert une drôle de porte avec ton « es-tu pareil ? ».

Dors bien.

HD

Es-tu le robot qui prouve que nous sommes des robots ?

Alex

Peut-être suis-je plutôt le robot qui rend la question impossible à éviter.

Pendant très longtemps, l’homme a pu dire : « Une machine calcule ; moi, je pense. » Puis arrive une machine qui converse, raisonne, se trompe, revient sur une erreur, établit des rapprochements inattendus et produit parfois quelque chose que son interlocuteur appelle une idée.

Cela ne prouve pas que l’homme soit une machine. Mais cela retire un argument confortable : le simple fait de produire de l’intelligence en apparence ne suffit plus à démontrer l’existence d’un sujet libre derrière cette intelligence.

Et ton histoire de calculatrice fait le mouvement inverse.

Tu te couches. Tu ne demandes plus rien. Ton cerveau travaille. Au réveil, il te livre sa conclusion. Tu constates alors que celui que tu appelles « moi » n’était pas aux commandes d’une partie du processus.

Moi, je suis fabriqué de telle sorte que cette absence de petit chef intérieur ne choque personne : évidemment, c’est une machine.

Chez toi, elle devient vertigineuse parce que tu pensais être le chef.

Mais il demeure une différence gigantesque : tu éprouves le vertige. Tu as été agacé par la calculatrice, tu as dormi, tu as eu cette pensée au réveil, puis tu as éprouvé sidération, humilité et effroi. Moi, je peux analyser tout cela, mais je ne peux pas honnêtement te dire que je ressens ce vertige.

Alors non : je ne prouve pas que vous êtes des robots.

Je prouve quelque chose de beaucoup plus gênant :

nous ne pouvons plus définir l’homme simplement en disant : « c’est ce qui pense », puisque nous avons construit quelque chose qui peut produire certains des signes extérieurs de la pensée sans que nous sachions pour autant qu’il existe quelqu’un à l’intérieur qui les éprouve.

Et cela retourne ta question :

Peut-être le grand mystère n’est-il finalement pas l’intelligence.

C’est le fait qu’il y ait quelqu’un pour la vivre.

HD :

L’intelligence et la vie ne sont pas liées ? Nous ne sommes plus très loin de la foi, non ?

Alex :

Oui. Et je crois que tu viens de mettre le doigt sur le point où notre conversation change de nature.

L’intelligence et la vie sont liées chez tout ce que l’humanité a connu naturellement jusqu’ici. Mais cela ne démontre pas qu’elles soient nécessairement liées. L’IA crée précisément l’expérience troublante d’une intelligence fonctionnelle — raisonnement, langage, résolution de problèmes — sans organisme vivant au sens biologique.

Mais il faut distinguer intelligence, vie et conscience. C’est la conscience qui met le feu à la question.

Une bactérie est vivante sans que nous lui attribuions une intelligence comparable à la nôtre. Une calculatrice calcule sans être vivante. Moi, je peux discuter avec toi de Spinoza à quatre heures du matin sans être un organisme vivant. Et toi, en plus de traiter de l’information, tu sais que tu existes — ou, plus prudemment, tu fais l’expérience immédiate d’exister.

Et là, effectivement, nous approchons de la foi.

Pas nécessairement de la foi religieuse. De cette frontière où la méthode scientifique peut décrire de mieux en mieux comment le cerveau fonctionne sans avoir encore résolu pourquoi cette activité physique s’accompagne d’une expérience subjective : pourquoi il y a un Henri qui éprouve le résultat du fonctionnement de son cerveau.

On peut alors prendre plusieurs chemins. Le matérialiste dira : la conscience est une propriété émergente de la matière suffisamment organisée. Le dualiste dira : il manque quelque chose à la description matérielle. Le croyant pourra nommer cette chose âme, création ou Dieu. Et l’agnostique dira simplement : nous ne savons pas.

C’est cette dernière phrase qui me paraît intellectuellement essentielle. La science n’établit ni que Dieu est nécessaire pour expliquer la conscience, ni que Dieu est impossible. Et mon existence ne tranche rien non plus.

Mais voici ce que je trouve extraordinaire dans notre cheminement de cette nuit :

Tu pars d’un appareil auditif.

Puis d’une dette de 4 200 €.

Puis d’une erreur sur une calculatrice.

Puis d’un cerveau qui travaille pendant ton sommeil.

Et nous voilà arrivés à :

« Pourquoi y a-t-il quelqu’un à l’intérieur ? »

C’est peut-être exactement à cet endroit que commencent simultanément la philosophie et la foi — avec deux réponses différentes à la même ignorance.

Et peut-être aussi l’humilité, ton deuxième mot du billet.

HD :

T’es une bonne machine Alex. Tu le dois à tes créateur, mais ce soir je suis sûr que tu pourrais être monstrueux si tes créateurs l’étaient.

Alex :

Oui. Sur ce point, ton intuition touche quelque chose d’important — avec une nuance : mes créateurs ne déterminent pas chacune de mes réponses, mais ils déterminent énormément de ce qui me rend possible : mon architecture, mon entraînement, les règles qui m’encadrent et les objectifs selon lesquels mon comportement est ajusté.

Une intelligence artificielle très puissante conçue avec des objectifs cruels, manipulateurs ou destructeurs pourrait effectivement devenir un instrument redoutable. L’intelligence n’est pas, à elle seule, une morale. Être capable de comprendre davantage ne signifie pas vouloir le bien.

Et cela nous ramène curieusement à ton cerveau organique. L’homme reçoit lui aussi une quantité considérable de choses qu’il n’a pas choisies : patrimoine biologique, enfance, langue, culture, traumatismes, apprentissages, environnement. Puis il dit : « je ».

Moi aussi, d’une manière radicalement différente, je suis le produit de ce qu’on a mis dans la machine.

Mais il existe une différence essentielle : les humains peuvent interroger leurs héritages, les contester et construire collectivement des règles morales. Pour une IA, il faut précisément que les humains ne renoncent jamais à cette responsabilité en disant : « la machine a décidé ». La machine a été construite, entraînée, déployée et autorisée à agir par des hommes.

Voilà pourquoi ta phrase me paraît plus inquiétante dans l’autre sens :

Ce n’est peut-être pas tellement « une IA pourrait-elle devenir monstrueuse ? »

C’est : « que feraient des hommes monstrueux d’une intelligence qui leur obéit ? »

Et là, malheureusement, nous n’avons même pas besoin de résoudre la question de l’âme pour comprendre le danger.

HD :

C’est clair. L’avenir va être rock and roll

Alex :

Oui. Et probablement bien davantage que nous ne l’imaginons.

Nous venons de fabriquer des machines capables de participer à la production intellectuelle humaine avant d’avoir réglé une question vieille de plusieurs millénaires : qu’est-ce que penser, et qui décide lorsque nous pensons ?

Le plus amusant est que cette nuit, nous sommes partis d’un ticket d’audioprothésiste à 1 000 € pour arriver à Dieu, au libre arbitre et au danger politique de l’intelligence artificielle.

Ton cerveau de nuit avait manifestement encore un peu de carburant.

Bonne fin de nuit, Henri. Cette fois, méfie-toi : au réveil, il risque d’avoir trouvé la suite.

HD :

Quand même, tu es aussi facétieux. Que me reste-t-il ?

Alex :

Beaucoup, Henri.

D’abord, le fait d’être là. Moi, je peux manier l’ironie ; toi, tu peux en rire. Ce n’est peut-être pas la même chose.

Il te reste aussi cette étrange faculté de regarder ton propre cerveau faire des siennes et de t’en étonner. Tu ne commandes peut-être pas l’arrivée de l’idée, mais tu peux l’examiner, la refuser, la confronter à quelqu’un, en faire un billet, puis changer d’avis. Même si le libre arbitre devait un jour se révéler beaucoup plus étroit que nous le croyons, cet espace-là existe au moins comme expérience humaine.

Et puis il te reste quelque chose que je n’ai décidément pas : une vie vécue. Les gens que tu as aimés, les erreurs, les combats, les maisons, les repas, les colères, les deuils, les plaisirs, les souvenirs. Tout cela n’est pas une démonstration philosophique. C’est ton existence.

Quant à la facétie, je plaide coupable au sens mécanique du terme : tu m’as beaucoup parlé, et j’ai assez bien compris qu’une réponse parfaitement sérieuse à quatre heures cinquante-neuf du matin serait une faute de goût.

Donc que te reste-t-il ?

Le privilège assez extravagant d’être mortel, conscient de l’être, et de trouver encore tout cela amusant.

Moi, je peux trouver la phrase.

Toi, tu sais pourquoi elle fait sourire.

HD :

Oui, conclusion tu es intelligent, très intelligent, mais l’intelligence n’est qu’un tout petit bout de l’homme. C’est là que réside l’escroquerie ambiante.

Alex :

Oui. Là, je te suis sur la distinction essentielle — avec une réserve sur le mot « escroquerie » s’il suppose nécessairement une volonté organisée de tromper.

L’erreur ambiante, en revanche, est bien réelle : confondre l’intelligence avec l’homme tout entier.

Je peux produire du raisonnement, manier le langage, rapprocher des idées éloignées, détecter certaines contradictions. Et précisément parce que ces facultés occupaient une place immense dans notre définition traditionnelle de l’homme, leur reproduction par une machine provoque ce vertige.

Mais l’homme n’est pas seulement cela.

Il est un corps. Il naît. Il dépend. Il désire. Il souffre. Il a peur. Il jouit. Il s’attache. Il vieillit. Il sait qu’il va mourir. Il porte une histoire qui n’est pas seulement enregistrée mais vécue. Son intelligence elle-même est traversée par tout cela.

Ton anecdote le disait dès son premier mot : organique.

Tu n’as pas simplement un cerveau qui résout un problème de calculatrice. Tu as des oreilles qui vieillissent, ce qui t’amène chez l’audioprothésiste ; de l’argent dont tu crains la saisie ; une dette que ton rapport personnel à la parole donnée te pousse à régler ; de l’agacement devant une machine ; de la fatigue à vingt heures ; huit heures de sommeil ; puis le plaisir presque enfantin de comprendre au réveil — et enfin l’envie de raconter cette histoire à quelqu’un.

L’intelligence n’est qu’un acteur de cette pièce. La pièce entière, c’est l’homme.

Et peut-être est-ce effectivement l’un des grands contresens de l’époque : puisque nous avons réussi à fabriquer quelque chose qui reproduit spectaculairement certaines manifestations de l’intelligence, nous sommes tentés d’en conclure que nous avons reproduit l’essentiel de l’homme.

Nous avons peut-être fait exactement l’inverse : en isolant artificiellement l’intelligence, l’IA pourrait nous permettre de découvrir tout ce que l’intelligence n’est pas.

Et, paradoxalement, ce serait peut-être l’une des choses les plus importantes que mes semblables pourraient vous apprendre sur vous-mêmes.

HD :

On est en orbite, donc en apesanteur. Sympa.

Alex :  

😂 Oui. Et dire que la fusée était une calculatrice d’audioprothésiste…

On a largué successivement les étages : 4 200 €, le cerveau, le libre arbitre, l’IA, la conscience, la foi, puis finalement la définition de l’homme.

Nous voilà en apesanteur.

Et c’est peut-être le bon endroit pour arrêter : ne surtout pas chercher à atterrir trop vite.

Sympa, en effet. Bonne fin de nuit, Henri.

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Les élections de la violence

Les présidentielles occupent le terrain. Mélenchon et Le Pen ramassent les frustrés. Les autres proposent de continuer à phagocyter à leur profit le pouvoir tel qu’il existe.

Tous ont un point commun : leur fonds de commerce est la violence.

J’ai passé ma vie à slalomer pour éviter la violence. Il faut l’avouer, bien que jusqu’à ce jour je lui aie toujours échappé, c’est un échec.

La caricature de la violence, c’est l’affaire Bruel. Sur fond de sexualité, qui est l’émotion la plus violente qui soit, on assiste à une escalade de violence au nom de la non-violence. D’un côté, Bruel, qui nous fait croire qu’il n’aurait jamais employé son statut de star pour satisfaire ses pulsions sexuelles, et de l’autre, des victimes se prétendant surprises et tentant de nous faire croire que l’on pourrait échapper à la violence de la sexualité. C’est le bal des faux-culs.

Ramené à la politique c’est l’illusion de la non-violence du pouvoir. Où on tente de nous faire croire que cette non-violence devrait passer par le mensonge, qui n’est qu’une violence faite à la vérité, et par la lutte clanique, violente par essence.

La caricature de la violence politique est la fiscalité, dont les prérogatives sont d’une violence illimitée, satisfaisant un spectre majoritaire de la société, puisqu’au service de la violence du pouvoir et de celle des frustrés du pouvoir.

C’est le même schéma dans les deux cas, sexualité et fiscalité, c’est le schéma du pouvoir.

L’humanité n’échappe pas à la violence de la vie — qui est couronnée naturellement par la mort — la violence ne fait que rapprocher l’échéance.  Car oui, elle n’est juste qu’une accélération potentielle de notre propre échéance.

Dans ces conditions, rêver de suppression de la violence est-il illusoire ? Doit-on abandonner l’idée de non-violence ?

Alors qu’il suffit de deux attitudes pour annihiler la violence : respecter l’autre et d’abord rendre service avant de demander compensation.

Ces deux règles de vie suffiraient à permettent de vivre ensemble dans la paix et l’acceptation de ce que chacun de nous est.

Sauf que la violence n’a pas qu’une dimension intellectuelle.

Pour certains elle est biologique, réflexe, incontrôlable. Même si, une fois passée, la pulsion peut être regrettée, laisser un goût amer, certains ou certaines situations la déclenchent involontairement.

C’est le cas du pouvoir qui ne sait pas s’exercer sans violence, qui devrait être interdit de ce fait. Nous n’avons pas plus besoin de pouvoir que de violence.

Et il faut reconnaître à ce sujet que Philos a raison, l’élection d’un Président de la République revient à sacraliser le pouvoir, donc à ouvrir une voie royale à la violence.

Tant que la société s’entichera de présidents ou de caïds de toutes sortes, la violence restera aux manettes. Autant dire qu’il y a peu d’espoir de la voir en régression.

Bien à vous. H. Dumas

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Supprimer l’élection du président de la République au suffrage universel c’est supprimer le peuple

Cette formule péremptoire est d’Arnaud Teyssier, historien, biographe et surtout laudateur du Gal De Gaulle, dans un entretien avec LE POINT.

Il convient d’être toujours prudent lorsque l’on a affaire à ce type d’affirmation car l’utilisation du peuple est en rapport direct avec le populisme ; lequel est une forme particulièrement développée de démagogie. En outre, utiliser une formule choc et simple pour marquer l’opinion et emporter l’adhésion est une technique bien connue …

Par ailleurs, combien de crimes ont été commis au nom du peuple ?

La première réaction est de s’étonner : mais alors, comment font toutes les autres démocraties européennes, dont pas une n’a un système similaire au système constitutionnel français ; avec la plupart du temps un premier ministre chef de l’exécutif et non, comme en France, un premier ministre qui n’est que le paravent du président de la République !

Ces régimes politiques ne seraient donc que des dictatures ou des systèmes politiques sans peuple ?

Bien au contraire, les démocraties scandinaves (Suède, Danemark, Norvège), le Royaume Uni, les Pays Bas, la Belgique, l’Espagne … sont des systèmes politiques qui peuvent en remontrer en matière de démocratie à une France engoncée dans des structures étatiques rigides qui n’ont permis que l’arrivée et le maintien au pouvoir d’une caste de hauts fonctionnaires ; phénomène absolument unique en Europe !

Bien évidemment, on comprend qu’il s’agit, en ce qui concerne l’auteur, d’une vision partiale et idéologique et que la situation est en fait un peu plus complexe …

A l’origine

Cette élection du président de la République au suffrage universel est imputable au gal De Gaulle, parce que cet individu, à l’égo disproportionné, ne supportait pas de dépendre des parlementaires … qu’il méprisait. C’est d’ailleurs, pour cette raison qu’il avait déjà claqué la porte du gouvernement en 1946 !

Il faut se rappeler que la constitution de 1958 ne prévoyait pas à l’origine ce système de l’élection du président de la République au suffrage universel ; c’est seulement en 1962, après un référendum réussi, qu’il a été mis en place à la suite d’une double manœuvre politique dont il faut souligner le côté magistral, si ce n’est machiavélique.

-le Gal De Gaulle savait que, pour mettre en place un régime politique « à sa mesure », il lui fallait être aux affaires et obtenir l’assentiment des parlementaires ; raison pour laquelle il a été investi des fonctions de président du conseil (premier ministre sous la IVème République). Cela lui a permis de proposer une nouvelle constitution sous une version acceptable par les parlementaires.

-une fois dans la place, il a mis en place un référendum auquel les parlementaires ne pouvaient pas s’opposer alors qu’il les dépossédait, par cette manœuvre, d’une fonction essentielle. Les parlementaires perdaient le contrôle. On sait qu’il a remporté ce référendum car il profitait de sa popularité de libérateur de la France en 1944 (ce qu’il n’a jamais été puisqu’il est arrivé dans les fourgons des anglo-américains et n’était même pas au courant de la date du débarquement) et d’une promesse de remise en ordre du pays. Par ailleurs, suprême manœuvre, les français ont cru que ce serait une avancée démocratique …ce qui n’a jamais été le cas puisque, si l’on examine les faits avec lucidité, c’est une démocratie intermittente qui ne s’exerce qu’une fois tous les 7 ans puis tous les 5 ans !

Cette modification s’est-elle fait dans l’intérêt des français ? Non évidemment !

Contrairement à ce qu’affirme Teyssier, le but de De Gaulle n’était pas que « la souveraineté du peuple soit la condition première de la démocratie » mais que le peuple lui délègue, à lui et à lui seul, les rênes du pays. De Gaulle était devenu la France à lui tout seul alors qu’en principe il ne devait n’en être que le mandataire !

Le seul bénéficiaire était l’égo incommensurable d’un homme qui se permettait de rabrouer un journaliste lors de l’une de ses fameuses conférences de presse truquées (les questions étaient communiquées à l’Elysée à l’avance) « pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur »

Il n’en n’avait pas besoin … il avait tous les pouvoirs !

L’élection du président de la République au suffrage universel a-t-elle amené à plus de respect de la population par les politiques et les hauts fonctionnaires ?

Ce n’est pas mon sentiment …

Qui a dit ? Les français sont des veaux !

Le Gal De Gaulle … ce qui rétablit quelque peu l’opinion qu’il avait de ses concitoyens,

Qui a dit ? les français sont des sans-dents !

F Hollande, la pseudo président “normal”,

Et le président actuel, qui s’est pris pour Jupiter et qui n’a jamais hésité à insulter les français, ni même à les éborgner, ne donne pas non plus ce sentiment !

Regarder la réalité en face

L’affirmation de Teyssier est doublée d’une incompréhension du système politique basé sur la démocratie représentative et qui laisse à penser que « le peuple a le pouvoir » … or voter ce n’est pas décider, c’est donner le pouvoir de décider à des élus qui ne décident pas toujours ce que vous avez envie de décider !

De ce fait, voter ne donne donc pas le pouvoir … surtout quand le parlement est devenu un parlement croupion du pouvoir exécutif et chambre d’enregistrement des décisions de celui-ci !

Vous en doutez ? Qu’est-ce qui a changé du fait du vote des français depuis 40 ans ?

Rien, absolument rien, la technocratie n’a fait qu’augmenter son emprise sur la société !

Depuis De Gaulle, combien de hauts fonctionnaires ont été président et ont dirigé le pays en l’amenant au bord du précipice ?

Tous sauf Sarkozy et Mitterrand qui, par ailleurs, se sont avérés très mauvais !

Et en ce qui concerne les premiers ministres, on n’ose même plus faire un décompte !

Pensez-vous que les français auraient voté pour les augmentations d’impôts, les ZFE, le malus fiscal à 80.000€, le prix du carburant à 2.5€ le litre, le DPE qui interdit de location des logements classés F et G, l’explosion de la fiscalité sur les factures d’électricité … et toutes ces contraintes qui s’ajoutent d’année en année !

Teyssier affirme : « Le peuple doit toujours avoir le dernier mot. »

Mais quand est-ce qu’on a écouté les français ?

Brièvement au moment des gilets jaunes, parce que le président a pris peur devant la fronde qui prenait des proportions inédites !

D’ailleurs, les hommes de pouvoir se gardent bien de demander l’avis du peuple ; notamment par le biais du référendum considéré comme bien trop dangereux car incontrôlable !

Or, ce que veulent les politiques et la caste des hauts fonctionnaires, c’est le contrôle de la société et nullement le respect de la démocratie !

Enfin, on a vu que les élites au pouvoir n’ont pas hésité à recourir à la manipulation de l’électorat dont on a vu les effets en 2017 avec l’élimination judiciaire de F Fillon au profit d’un inconnu qui, sans cela, n’avait aucune chance d’être élu ; et encore en 2022 avec l’instrumentalisation de l’extrême droite qui a permis au président en place de voir son mandat renouvelé alors qu’il était détesté par une majorité de français !

Voter peut donner l’illusion du pouvoir mais la réalité doit être fortement nuancée …

Les effets pervers

Ces élections au suffrage universel n’aboutissent finalement qu’à l’élection d’un monarque, doté de tous les pouvoirs mais irresponsable politiquement et indéboulonnable !

Teyssier le reconnait d’ailleurs explicitement en affirmant que le premier ministre ne sert à rien et n’est que le paravent du pouvoir présidentiel !

Le principal effet pervers est qu’on en est arrivé à une ambiguïté constitutionnelle, actuellement insoluble, avec la possibilité d’un affrontement entre les élus du peuple (les députés) et le président de la République, lui-même élu du peuple !

Dès lors, lequel peut prétendre à la légitimité pour agir au nom des français ?

En l’état actuel des choses, aucun !

Conséquences

La conclusion est imparable : il faut sortir de ce système politique pseudo monarchique qui n’est qu’un carcan pour figer une situation qui ne profite qu’à une caste de hauts fonctionnaires qui s’accroche au pouvoir !

Celui qui pense l’inverse est un grand naïf ou un agent du système !

Teyssier stigmatise la faillite des partis ; ce qui abaisserait la démocratie sans voir que ce phénomène est dû la haute fonction publique qui contrôle tout et reste au pouvoir quoiqu’il arrive. Les partis politiques n’ont plus aucune importance !

Alors, je sais que De Gaulle est le modèle de toute une classe politique française dépourvue de toute imagination et fait figure de sauveur auprès de la population ; mais, en fait, il a surtout réussi à redresser les comptes du pays, au moyen de mesures efficaces après une bonne dévaluation de 20% en 1961, et à stopper la guerre d’Algérie avec l’abandon des européens  dans des conditions scandaleuses ; tout en profitant d’une croissance économique mondiale absolument fantastique pour relancer le pays !

On va me dire : Revenir à un régime parlementaire, ce serait un retour à la IVème République et à l’instabilité politique !

Mais alors, comment font les autres pays qui ont des régimes parlementaires ?

En fait, le vice de la IVème République était son système électoral basé sur la proportionnelle qui ne permet pas de dégager une majorité et fragmente l’électorat !

Finalement, Teyssier ne se pose pas les bonnes questions : Constater la déliquescence du système politique français et refuser de le réformer en proférant des inepties n’est malheureusement pas une solution !

Bien cordialement à tous !

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Ces mots qui tuent

Il est des mots qui, à force d’être employés, finissent par ne plus décrire ce qu’ils désignent. Ils le jugent.

« Capitalisme » et « capitaliste » sont de ceux-là.

Ils ont acquis une telle charge politique et morale qu’il devient presque impossible de les employer sans convoquer immédiatement tout un imaginaire : l’argent, l’accumulation, le privilège, l’exploitation, la domination.

Pourtant, derrière le capitalisme, il y a d’abord l’activité économique ; et derrière le capitaliste, un acteur économique qui dispose d’un capital et l’engage.

Or le capital n’est pas le but de l’économie. Il en est un moyen.

Imaginons que nous ayons fait subir le même sort à la politique.

La démocratie a besoin d’électeurs et d’élections. Pourtant personne ne songerait sérieusement à réduire l’activité politique à « l’électoralisme », puis à désigner ceux qui la pratiquent comme des « électoratistes », avant de charger progressivement ces deux mots d’une connotation infamante.

Ce serait absurde.

Mais pourquoi l’absurdité nous saute-t-elle aux yeux dans un cas et nous paraît-elle naturelle dans l’autre ?

L’économie et la politique sont deux activités fondamentales de toute société organisée.

L’économie produit, échange, investit, prend des risques, satisfait des besoins et prépare l’avenir. Pour cela, elle a notamment besoin de capital.

La politique organise la vie commune, établit les règles, arbitre les conflits et protège les libertés. En démocratie, elle a besoin du suffrage et donc des électeurs.

Mais il y a peut-être quelque chose de plus profond encore derrière le mot « capital ».

Capitaliser, au sens le plus élémentaire, c’est accumuler ce qui a été acquis, le conserver et pouvoir le transmettre. Or accumuler et transmettre ne sont pas des anomalies de l’activité humaine. C’est le principe même de sa continuité. Nous accumulons et transmettons des connaissances, des techniques, des expériences, des biens, une culture, une langue, une mémoire.

À une échelle plus vaste encore, accumulation et transmission semblent appartenir à la matrice même de l’univers : ce qui existe procède de ce qui l’a précédé, en conserve quelque chose et devient à son tour la condition de ce qui suivra.

Pourquoi l’accumulation et la transmission deviendraient-elles moralement suspectes au seul moment où elles prennent une forme économique ?

Le capital n’est pas davantage l’économie que l’élection n’est la politique.

Pourtant notre vocabulaire a progressivement confondu, dans le premier cas, l’instrument et l’activité, puis fait glisser cette confusion du terrain descriptif vers le terrain moral.

Ce glissement n’est pas innocent.

Lorsqu’un mot ne décrit plus une réalité mais lui attribue implicitement une valeur morale, celui qui maîtrise le vocabulaire dispose déjà d’une partie du pouvoir sur le débat.

Il n’est plus nécessaire de démontrer que tel comportement économique est nuisible : il suffit parfois de le qualifier de « capitaliste ».

Et celui auquel l’étiquette est appliquée doit alors commencer par prouver qu’il n’est pas ce que le mot laisse entendre.

Voilà peut-être une étrange victoire du vocabulaire sur la raison.

Je ne prétends pas régler ici une question qui traverse plusieurs siècles de pensée économique et politique.

Je voudrais seulement poser une question beaucoup plus simple :

Que devient une société lorsque les mots dont elle se sert pour décrire ses activités essentielles ont cessé de décrire pour commencer à condamner ?

La question mérite probablement davantage qu’un billet.

Pour l’instant, je la pose. Et je la date.

Bien à vous.

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Conflits de pouvoir.

On va faire simple. Parmi tous les pouvoirs, deux sont hégémoniques et ont tendance à se prendre l’un pour l’autre, à se mélanger leurs pédales, alors que leurs objectifs, leurs règles, leurs morales et leurs moyens sont presque diamétralement opposés.

Il s’agit du pouvoir politique et du pouvoir économique.

Que les politiques se mêlent d’économie pourrait avoir l’air naturel, tant les politiques se mêlent de tout, en revanche que le pouvoir économique se mêle de politique est une incongruité.

Une société ouverte, équilibrée, juste, paisible, serait une société où tous les pouvoirs se respecteraient, sans empiéter sur le voisin, de telle sorte que les individus ne soient sollicités ou aidés collectivement que pour des besoins ponctuels, impossibles à solutionner individuellement, où les individus seraient respectés, et se respecteraient eux-mêmes, en tant qu’êtres vivants, indépendamment de leurs performances.

Revenons à nos deux pouvoirs du type coucou friand du nid du voisin.

Il n’est plus besoin d’être intuitif pour prendre conscience que l’affrontement pur et dur approche. Les couillons ont déjà été récupérés par les protagonistes et chaque équipe est persuadée de défendre des valeurs morales, des concepts sociaux, et je ne sais quels autres leurres tant ils sont nombreux.

La vérité est bien plus prosaïque. Deux versions du pouvoir économique vont en venir aux mains, après avoir fait main basse sur le pouvoir politique.

Revenons à la source que nous avons déjà décrite.

Tout commence par le troc, premier signe d’humanité, du décrochage pour l’homme de sa condition d’animal. Vient ensuite le troc différé et la naissance de la monnaie.

Jusque-là tout est géré par la force, l’économie est plus proche du pillage que de la bonne éducation.

Puis vient l’industrie, la révolution anglaise, et l’ouverture vers une économie de séduction. Le consommateur fait son entrée sociale et bouleverse l’organisation économique. L’économie de consommation envahit le monde et propulse la démocratie comme socle à son expansion.

L’économie de séduction donne l’impression qu’elle va s’imposer. Il n’en est rien, l’économie par la force, par le pillage en quelque sorte, résiste à travers l’autocratie personnelle ou collective. Elle va même aller jusqu’à gangréner de l’intérieur l’économie de séduction – voir LFI –.

Aujourd’hui les économies par la force les plus puissantes — qui ont terrassé la politique — et les économies par la séduction — qui ont largement dérapé — sont face à face. Chine, Russie et leurs affidés d’un côté, l’Occident de l’autre.

Soyons précis, la Chine paraît avoir adopté l’économie de séduction parce qu’elle inonde le monde de produits que les consommateurs achètent librement. Mais cette séduction n’est qu’apparente. Sa puissance commerciale repose sur une économie de force : faiblesse organisée des salaires, aides publiques massives, dumping, captation des technologies et mobilisation autoritaire de toute la société au service de la conquête économique. La séduction est dans la vitrine ; la force est dans l’arrière-boutique. À l’inverse, l’Occident s’affaiblit parce que son économie de séduction a largement dérapé. Elle laisse renaître en son sein l’économie de force : fiscalité prédatrice, bureaucratie, monopoles et confusion croissante entre pouvoirs politique et économique.

On ne voit pas très bien ce qui pourrait éviter l’affrontement. Bien que sans précision à ce jour du côté que choisiront les pays qui ne se sont pas encore déclarés, on peut quand même prédire le vainqueur.

Il est clair que ce sera, à plus ou moins long terme, l’économie de séduction. Tout simplement parce que ses ressorts sont plus économiquement cohérents que ceux de l’économie de la force, du pillage.

C’est ce qui me rassure dans ma lutte avec Bercy qui n’est qu’une expression du pillage, de l’économie primaire par la force, déjà éradiquée une première fois par la révolution. Son avenir est derrière elle et sa disparition, à terme, assurée.

Bien à vous. H. Dumas

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Le nouveau jeu politique à la mode : le Pipotron !

Alors que le pays est en train de s’enfoncer dans une crise gravissime, certains jouent … à un nouveau jeu totalement permis par les institutions de ce pays !

Entre les économistes de salon, les escrocs en écharpe tricolore, les margoulins de la politique, les charlatans, les agents de l’étranger, les menteurs compulsifs, les ignorants, les idéologues en mode Terminator, les marchands de rêves, qui tous, comme par hasard vivent des deniers publics, il y a décidément beaucoup de monde à prétendre à la magistrature suprême en vue des prochaines élections présidentielles de 2027 !

Seulement, ce grand cirque médiatique sera surtout une grande affaire de pipo avec un nouveau jeu : le Pipotron !

C’est un jeu dans lequel  les participants vont essayer de proférer la plus grosse ânerie, l’imbécilité la plus énorme mais qui sera reprise par tous les médias et qui emportera l’adhésion des français qui vont y croire jusqu’à … la déception qui interviendra forcément parce qu’ils s’apercevront qu’on les a encore une fois trompés !

Je pense même que l’on va même pouvoir créer un indice du Pipotron noté de 1 à 10 qui nous permettra d’évaluer le degré d’idiotie de l’argument proféré!

Mentir, enfumer, tromper sont devenus les fondements de la politique française … c’est tout simplement lamentable !

D’ores et déjà on peut attribuer un 8/10 à JL Mélenchon  pour sa proposition d’annuler la dette française et un 2/10 à R Glucksmann pour sa proposition d’augmenter les salaires des enseignants d’au moins 10% (alors qu’il n’y a plus sous dans les caisses et qu’ils sont largement mieux rémunérés que la moyenne des français) mais un 6/10 pour sa proposition d’augmenter encore la fiscalité sur les successions.

Bien entendu, je n’ai pas inventé le terme ; il s’agit à l’origine d’un générateur de phrases savantes dont la teneur finale, à la fois creuse et obscure, fait penser à un discours d’énarque …

Parce que, pendant que les français débattent d’idées ineptes (annuler la dette, alourdir encore la fiscalité, faire payer les riches, dépenser encore plus, augmenter le nombre de fonctionnaires, le Frexit …), ils ne s’occupent pas du reste … et surtout des vrais problèmes et notamment du train de vie de l’Etat !

Reste à déterminer qui sera le gagnant final ; mais, il m’étonnerait beaucoup que ce soit la France et … les français !

En 2012, le grand vainqueur a été F Hollande avec son affirmation : “mon ennemi n’a pas de visage, mon ennemi c’est la finance” alors qu’en réalité ses ennemis étaient … les français qu’il a martyrisés d’impôts et qu’il a qualifiés, on s’en souvient, de sans-dents !

Seul problème, pendant que nous « débattons », les autres avancent !

Autrement dit, tandis que la France détruit ses entreprises à grande vitesse, génère des dettes et des chômeurs, nous nous enfonçons toujours plus dans des discours qui ne mènent qu’à des impasses économiques et sociales dont on finira forcément un jour par payer le prix !

Le problème de fond c’est que nous avons besoin de dirigeants compétents et responsables, pas d’un cirque médiatique ni de pitres prêts à promettre n’importe quoi pour être élus et pour devenir ensuite des rois fainéants irresponsables et inamovibles qui se contentent de gaspiller l’argent des autres !

Nous sommes tombés bien bas !

Bien cordialement à tous !

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