Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Résistants : levez-vous.

Hier, Dimanche 15 Octobre 2017, j’étais au deuxième congrès des Libérés de la Sécu.

Très aimablement invité par Claude Reichman pour faire un exposé sur la zone de non droit des contrôles fiscaux, je me suis retrouvé devant une salle composée de plus de trois cents résistants.

L’âge moyen était de trente à cinquante ans, la pleine force. J’ai ressenti la détermination qui remplissait la salle, j’ai été envoûté.

En même temps, la grande souffrance liée au seul fait de résister était palpable.

J’ai complètement oublié mon sujet.

J’ai voulu parler de résistance, de combat. Y suis-je arrivé ? Je ne sais pas.

Les pillards

Dans un premier temps je me suis employé à définir les pillards, ceux qui nous prennent nos vies et nos biens.

Chaque fois le schéma est le même.

Tout part d’une idée envahissante pour l’homme mais un peu informelle, circonstancielle, par exemple la temporalité.

Cette faculté qui appartient exclusivement aux hommes de comprendre que leur temps personnel a une durée finie pendant qu’ils font partie d’un ensemble qui parait ne pas en avoir, être éternel.

Les hommes appellent ce mystère “Dieu”, il s’agit évidemment d’une abstraction, d’un concept.

Arrivent alors les escrocs, les pillards. Ils se font appeler les hommes de “Dieu”, ils n’hésitent pas à nous dire qu’ils sont en prise directe avec cette abstraction “Dieu”. Ils prétendent alors le connaître au point de nous dicter ses ordres et évidemment nous monnayer leurs informations. Ils prennent au passage notre liberté et nos biens. Ils s’associent à cet effet avec les hommes d’armes.

Ce type de pillage est dépassé dans nos sociétés, mais encore en pleine activité dans d’autres.

Dans notre société l’idée de départ est autre.

Nous savons tous au fond de nous qu’il est des fois où la vie oblige les hommes à se regrouper pour faire face à des difficultés qu’ils ne pourraient pas affronter seuls. Oui mais voilà, en cas de besoin ce regroupement aurait-il lieu naturellement ? L’organisation de ce regroupement potentiellement nécessaire c’est le mystère, l’abstraction, que nous appelons l’Etat.

Ici aussi arrivent les escrocs, les pillards, ils se font appeler les hommes de l’Etat, ils n’hésitent pas à prétendre qu’ils savent de quel regroupement nous avons besoin, qu’ils savent le gérer. Ils nous menacent, si nous ne les écoutons pas, de nous retrouver tout seul et tout nu en cas de besoin d’action de groupe.

Ils nous somment de payer leurs services et nous imposent au passage des contraintes pour entraver notre liberté et augmenter notre dépendance à eux.

Ils sont aujourd’hui au bout de leur escroquerie, la révolte gronde, leurs jours sont comptés, car ils sont démasqués par les résistants et le seront bientôt par le plus grand nombre à l’occasion de leur faillite, qui va être retentissante.

En effet, tous ces escrocs ne peuvent faire que faillite, la raison en est simple : Ils exigent d’être payés d’avance.

Or, la vie ne se comprend que si l’on donne d’abord pour recevoir après. Eux veulent recevoir d’abord et donner après, c’est ce qui fait d’eux des escrocs qui ne peuvent que faillir.

Mais attention déjà se lèvent les prochains.

L’idée sous jacente de ceux-ci est que la planète pourrait devenir invivable. Pourquoi pas ? On voit bien l’angoisse que cela génère. Cette idée se qualifie par une abstraction que l’on appelle l’écologie, qui impute le risque avancé à l’action de l’homme. Ridicule, qu’est-il dans les forces en présence ? Rien.

Aussitôt pourtant arrivent encore les escrocs, les pillards, ils s’appellent maintenant les hommes de l’écologie ou les défenseurs de l’environnement. De quel environnement s’agit-il ? Du cosmos, de l’univers, de mon studio ?

Toujours les même balivernes, soumettez-vous disent-ils et envoyez la monnaie.

La résistance

Alors, lorsque l’on est face à des résistants, une pleine salle, on a envie d’abord de les féliciter tant ils sont une rareté, puis de leur dire qu’il faut non seulement résister mais aussi se préparer à prendre le pouvoir, à protéger la liberté individuelle, la liberté de son être et de son avoir, à repousser les assauts de ces soi-disant initiés de tout poil qui ne sont que de pales escrocs, qu’ils arrivent déguisés en évêques, en énarques, en élus, en écologistes ou autre.

Car, si les résistants ne se lèvent pas pour opposer une fin de non recevoir définitive à tous ces pillards, leur constante succession aura raison de la liberté individuelle, des progrès de l’humanité par le miracle de cette liberté individuelle, seul gage de créativité, de tolérance, de progrès, d’amour.

Bonne chance à Claude Reichman et aux siens, souhaitons-leur tout le succès et la notoriété que mérite leur combat opiniâtre et juste, qui déborde aujourd’hui largement leur sujet initial le RSI, mort et sur le point d’être enterré.

Bien cordialement. H. Dumas

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Rencontre avec Charles GAVE

Toujours à Dax, à l’occasion du huitième Weekend de la liberté organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, j’ai eu l’honneur de rencontrer et d’interviewer Charles GAVE, économiste et homme d’affaire international, pragmatique, qui ne pratique pas la langue de bois.

Le Weekend de la Liberté est une manifestation animée par notre ami Patrick de Casanove, à Dax. Ces rencontres libérales  sont fructueuses et alimentent réellement la réflexion sociétale et politique. Je ne peux que vous conseiller d’y participer l’année prochaine.

Dans cet interview vous serez frappé par deux choses :

  • Charles Gave avait prédit les distorsions ingérables de le monnaie unique — l’€ —  pour des nations aux économies inconciliables.
  • Il propose l’abandon de l’€ et l’interdiction aux fonctionnaires de cumuler la garantie du statut et une fonction élective.

Regardez cette vidéo et faites vous votre avis. Comme pour moi, ça n’engagera que vous.

Cordialement.  H. Dumas

 

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L’imbécile confusion

Il y a une imbécile confusion à confondre les signes extérieurs de richesse avec les signes extérieurs de consommation.

Ce mélange constant entre le capital et la consommation est non seulement insupportable mais socialement suicidaire, d’autant que la foule y croit, aiguisée par son fond hideux d’envie.

D’abord les signes extérieurs

Peut-on vivre sans signe extérieur ? Comment pourrait s’organiser une société sans signe extérieur ? Les tribus les plus primitives cultivent les signes extérieurs.

Car, en réalité, lorsque l’on rencontre son prochain, que voit-on en premier si ce n’est ses signes extérieurs ? Ce sont eux qui le définissent.

Peut-on imaginer un SDF faisant la manche en costume trois pièces impeccable ou un ministre allant à son ministère habillé en SDF ?

Bien plus, une des qualités essentielles pour survivre dans l’organisation des hommes est justement la sensibilité qui permet de reconnaître les signes extérieurs sincères de l’honnête homme de ceux falsifiés de l’escroc.

Donc, nous mettons tous un soin particulier à veiller au bon emploi de nos signes extérieurs. Certains transgressent volontairement leurs règles, d’autres les appliquent avec précision, tous sont jugés par rapport à cela.

Il s’agit d’un premier jugement évidemment, si l’occasion nous est donnée de rentrer en connaissance plus approfondie avec quelqu’un, alors les signes extérieurs qui le définissent seront moins importants à nos yeux, mais ils seront toujours là, en contrepoint s’il le faut.

Pensons aux magistrats et à leurs Palais de Justice, à leurs estrades et à leurs accoutrements nécessaires à leur autorité. Pensons à nos hommes politiques, à leurs mairies, leurs  conseils généraux ou régionaux luxueux, leurs voitures de fonction, leurs huissiers, sans lesquels ils auraient l’impression d’être nus.

Et que dire de nos militaires, de nos gendarmes, de notre police qui pour rien au monde ne se départiraient de leurs uniformes et autres signes extérieurs d’autorité.

Alors pourquoi les rois de l’économie n’auraient-ils pas besoin des signes extérieurs de richesse qui les mettent à la place sociale qu’ils revendiquent dans leur système ?

Que pour chacun d’eux cela soit ou non justifié, là n’est pas le problème.

Pourquoi chaque homme aurait-il la nécessité de signes extérieurs d’existence et pas les acteurs économiques ? C’est absurde.

De la confusion entre les signes extérieurs

Sauf les mythomanes avérés, rares sont ceux qui se déguisent en gendarme, si l’on exclut le sympathique animateur de rue de Saint Tropez.

Tout simplement la chose est totalement interdite, tant la puissance du signe extérieur permettrait alors tous les excès.

Il n’y a pas, dans l’esprit de la population, de confusion entre la jouissance du pouvoir autorisée par l’uniforme et la fonction respectée du gendarme. Personne ne revendique le droit de se déguiser en gendarme le weekend pour satisfaire un souhait de commandement.

Il ne vient pas à l’idée de nos énarques de taxer les signes extérieurs de la maréchaussée.

Pouvoir et signes extérieurs du pouvoir sont acceptés, ne sont pas revendiqués par ceux qui sont extérieurs au pouvoir. Alors que dans l’absolu ils le pourraient, peut-être certains en rêvent-ils d’ailleurs ?

En réalité, personne ne confond le pouvoir qu’il s’octroie personnellement et les signes extérieurs du pouvoir que la société attribue à ceux à qui elle confie officiellement le pouvoir.

Les signes extérieurs de richesse

Ils sont évidemment un étalage de richesse, c’est une évidence.

Tout un chacun est impressionné par le Quatari qui finance le PSG, c’est un signe extérieur de sa richesse. Tout comme l’achat par tel chinois d’une propriété dans le bordelais. Evidemment yachts et jets font partie de cette panoplie sans laquelle un entrepreneur n’est pas reconnu par ses pairs à l’échelle du monde.

Nul ne peut nier qu’une certaine vulgarité, souvent liée à l’exagération, peut entacher les signes extérieurs.

Il en est ainsi, la plupart du temps, des uniformes du pouvoir des dictateurs, ainsi que de certains signes extérieurs de richesse des nouveaux riches.

Mais cela n’a pas d’incidence sur la nécessité des signes extérieurs qui, dans le cas des signes de richesse, lorsqu’ils sont discrets pour les non initiés sont souvent encore plus coûteux pour les initiés.

Le signe extérieur de richesse doit être coûteux, très coûteux, c’est la raison même de son existence. Est-il pour autant un acte de consommation personnelle ?

La réponse est non.  D’abord parce qu’il est une obligation, ensuite parce qu’il est une charge. Il n’est pas libre. Or la consommation, elle, est libre, c’est même sa définition.

Tout comme l’uniforme est une contrainte rapidement plus lourde que ses avantages — Lady Di en souffrait terriblement — les signes extérieurs de richesse sont plus contraignants que gratifiants.

Quel intérêt de les imposer lourdement ?

Absolument aucun.

Pourquoi ne pas imposer les robes des magistrats, l’uniforme des gendarmes, les palais de la république; etc…

L’imposition des signes extérieurs est absurde, cela revient à imposer les signes de reconnaissance dont les hommes ont besoin entre eux pour se retrouver dans le labyrinthe de l’organisation sociale.

Sauf à vouloir volontairement perdre une catégorie sociale dans ce labyrinthe, la neutraliser pour la voir disparaître, il est absurde de l’amputer de ses signes extérieurs.

C’est bien tout le problème soulevé par l’imposition des signes extérieurs de richesse, il ne s’agit pas de justice sociale, mais d’éradication des riches.

Que cela soit dit. Au moins nous saurions où nous en sommes.

Un pays qui voue ses riches à la disparition doit assumer les conséquences pour lui dans le monde, que chacun connait.

Stop donc à l’imbécile confusion. Soyons clairs sur ce sujet.

Cordialement. H. Dumas

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Rencontre avec le professeur Pascal SALIN

Toujours à Dax, à l’occasion du huitième Weekend de la liberté organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, j’ai eu l’honneur de rencontrer et d’interviewer Le Professeur Pascal SALIN.

Le Weekend de la Liberté est une manifestation animée par notre ami Patrick de Casanove, à Dax. Ces rencontres libérales  sont fructueuses et alimentent réellement la réflexion sociétale et politique. Je ne peux que vous conseiller d’y participer l’année prochaine.

Dans cet interview vous serez frappé par deux choses :

  • La tolérance et la confiance en l’homme de cet éminent économiste. Cela nous change vraiment de la suspicion généralisée dans laquelle nous vivons, exacerbée par les politiques et les médias. C’est un grand bol d’air et de respect pour l’individu, sa liberté, la propriété de sa personne et de ses biens.
  • Mon intrusion excessive dans la discussion. Merci d’avoir la bonté de m’en excuser.

Regardez cette vidéo et faites vous votre avis. Comme pour moi, ça n’engagera que vous.

Bien cordialement. H. Dumas

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Quand les mots nous manquent.

Très aimablement invité à Dax au Weekend de la Liberté du Cercle Frédéric Bastiat par notre ami Patrick de Casanove, j’ai dû faire face à la difficulté qu’il y a à expliquer la souffrance générée par les injustices chroniques d’un contrôle fiscal.

J’y ai renoncé me contentant d’indiquer : “Je tiens un blog qui est une sorte de léproserie pour contribuables en stade final”. En quelque sorte j’ai fui face à la difficulté. Comment faire autrement ?

Les mots ne suffisent pas pour imager le gouffre qui s’ouvre sous les pieds du contrôlé fiscal lorsqu’il prend connaissance de sa notification de redressement, qui ne correspond jamais, jamais, à une quelconque réalité.

Ce jour là, il entrevoit sa disparition sociale totale. Il est en état de choc. Et ce n’est qu’un début.

Pour comprendre cette difficulté de communication imaginez, sans télévision, sans image, l’émotion qu’aurait provoquée en vous le cyclone Irma qui a frappé l’île Saint Martin. Probablement une compassion fugace, nuancée par l’idée que le reste du temps ces îles sont paradisiaques, que donc ce n’est que les contraintes de la vie qui passent de l’un à l’autre, un jour pour eux, un jour pour vous. Vous seriez rapidement revenus à vos propres soucis.

Mais là, devant votre écran, face aux images, votre stupéfaction n’a pu être que totale en voyant tant de destruction. Vous avez vu tout détruit, vous n’avez pas cherché à savoir ce que chacun faisait ou était avant, vous avez immédiatement compris que tous ne sont plus rien.

Il est des cas où les mots ne servent à rien pour décrire les choses, il faut soit les vivre soit en voir directement les conséquences.

Il en fut ainsi de l’holocauste, de la famine en Russie en 1931, en Chine en 1958, du génocide Rwandais de 1994, autant de choses que les mots ne peuvent ni raconter ni prévoir, que les hommes constatent toujours après, hébétés et saisis par l’incrédulité face à l’horreur absolue incluse dans ces folies.

C’est le cas du contrôle fiscal.

Prospérant dans une zone de non droit, le contrôle fiscal s’épanouit dans une ambiance assez semblable à celle de l’inquisition.

Il a en effet ses inquisiteurs qui fabriquent de toutes pièces des preuves écrasantes de la culpabilité de personnes la plupart du temps innocentes, mais dont les activités seraient susceptibles de les rendre coupables.

Pourquoi ces inquisiteurs font-ils cela ?  D’abord parce qu’ils aiment le faire, ensuite parce qu’ils y trouvent un intérêt personnel et enfin parce qu’ils finissent par y croire, même s’ils n’y croyaient pas dès le début.

La croyance est essentielle, ici comme ailleurs elle défie la raison.

En conséquence, pour se protéger, tous y croient.

C’est ici que les mots deviennent inutiles, leur subtilité ne peut rien face à la carapace de la croyance. Le contrôlé fiscal ne peut en aucun cas espérer communiquer sa souffrance, et surtout pas évidemment son intensité.

Tous doivent impérativement croire que l’Etat providence est le bonheur sur terre, que le seul obstacle à ce bonheur est la fraude fiscale, que donc son éradication justifie toutes les horreurs.

Alors qu’une simple réflexion de bon sens permettrait de prendre conscience que, quand bien même quelques-uns dissimuleraient une part de leurs bénéfices, ce ne serait pas très grave.

L’important est qu’une économie fasse des bénéfices, ceux-ci constituant le moteur qui lui est essentiel. Pendant que toute destruction des créateurs de bénéfices est un acte suicidaire pour une société.

La fraude fiscale n’étant pas particulièrement répandue, contrairement aux affirmations des inquisiteurs, se sont en réalité eux qui sont les fossoyeurs de notre économie par leurs destructions inconsidérées de nos entrepreneurs innocents.

Cette situation invraisemblable se traduit par une chaine de non-dits, accompagnée d’une inversion des réalités, qui excluent toute communication.

A réception de la notification, le contribuable se trouve projeté dans l’arène où il va trouver la mort. Les avocats fiscalistes seront ses picadors, la justice son matador, les autres son ultime souffrance la raison du spectacle dont il va faire les frais.

Rien ne sera vrai, sauf sa mort sociale.

Comment, dans ces conditions, le contribuable pourrait-il espérer s’en sortir en criant la vérité ?

C’est pourtant ce qu’il va faire, ce que j’ai fait, ce qu’impuissant je vois ce faire aujourd’hui sur mon blog.

Lorsqu’il comprend, trop tard, il est mort.

Et pourtant, tout le rituel est connu, chaque étape de son calvaire est répertoriée, déjà vécue et racontée par des milliers de malheureux avant lui, qu’il n’a pas cru, qu’il ne croit d’ailleurs toujours pas, même à sa dernière heure.

Quand je vous dis que les mots nous manquent…..

Cordialement. H. Dumas

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Agnès Verdier Molinié : première femme Présidente de La République ?

C’est à Dax, à l’occasion du huitième Weekend de la liberté organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, que j’ai eu l’occasion de rencontrer et d’interviewer Madame Agnès Verdier Molinié, Directrice de la fondation iFRAP.

Le Weekend de la Liberté est une manifestation animée par notre ami Patrick de Casanove, à Dax. Ces rencontres libérales  sont fructueuses et alimentent réellement la réflexion sociétale et politique. Je ne peux que vous conseiller d’y participer l’année prochaine.

Après cet interview je me suis dit : “Une femme Présidente de La République en France, ce serait peut-être la fin de ces “ego machos” qui tout doucement nous entraînent vers la violence et nous font passer à côté de la raison. Cette femme pourrait être Agnès Verdier Molinié tant son discours est dépassionné, précis, rationnel, constructif”.

Regardez cette vidéo et faites vous votre avis. Comme pour moi, ça n’engagera que vous.

Bien cordialement. H. Dumas

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Olivier Selmati, un énarque à la tête d’une bande d’escrocs (vidéo).

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Délation et pénurie : les deux virus attachés au collectivisme égalitariste.

Le corps social, tout comme le corps humain, peut attraper de vilaines maladies qui l’affaiblissent, le rendent impotent, puis le tue.

Certaines de ces maladies du corps social présentent des symptômes caractéristiques qui permettent de les diagnostiquer.

Par exemple le communisme, qui se présente comme la version pratique des philosophies collectivistes et égalitaristes, se reconnait à la présence de deux virus particulièrement dangereux : la délation et la pénurie.

La délation            

Ce virus nait dans le cadre classique de la lutte de la raison contre la croyance. Il est essentiellement attaché aux organisations dogmatiques.

Né de la croyance, il envahit et détruit la raison dans les sociétés où l’Etat, cette abstraction bâtie justement sur la croyance, est prépondérant.

Ce type de société, qu’elle soit matérialiste ou religieuse, se structure autour d’un dogme, à laquelle certains croient pendant que d’autres font semblant d’y croire.

L’organisation sociale étant établie par rapport au dogme, celui-ci n’ayant pas de traduction matérielle évaluable, la fidélité à ce dogme prête à interprétation, à évaluation relative.

Dans ces conditions il est intéressant de dénoncer son voisin, deux avantages en sont tirés : d’une part on se débarrasse à bon compte de ce dernier pour peu que l’on ait une dent contre lui, d’autre part on fait preuve de fidélité au dogme par ce biais et l’on peut tirer des avantages substantiels de cette marque de fidélité.

La délation prospère en société dogmatique. Mais la délation détruit totalement le lien social.

Du simple fait que plus personne ne peut faire confiance à qui que ce soit, on comprend aisément à quel point le lien social est rompu par cette suspicion constante entre tous les membres du groupe.

La pénurie

L’organisation sociale par le dogme privilégie l’attachement à celui-ci, même au détriment de l’excellence ou de la compétence.

Quand bien même ils ne sont pas systématiques, la récurrence des conflits entre respect du dogme et créativité ou compétence ainsi que les dégâts personnels qu’ils génèrent font que petit à petit les hommes compétents fuient ou se retirent au maximum  des activités du groupe.

A terme, ces activités pâtissent lourdement de cette situation. C’est alors que la pénurie survient, marqueur inévitable de la disparition des compétences.

Témoignage

A l’occasion du Weekend de la Liberté, organisé tous les ans en Septembre à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, j’ai eu l’occasion d’interviewer M. Nicolas Lecaussin, Directeur de l’IREF (Institut de Recherche Economiques et Fiscal), né en Roumanie.

Il a vécu le régime communiste jusqu’à la chute du mur de Berlin qui a entrainé la fin du communisme dans les pays satellisés, il avait alors 20 ans.

Je vous joins cette vidéo, dont le son fait défaut en ce qui me concerne, mais est parfait pour M. Lecaussin, ce qui est l’essentiel.

Cordialement. H. Dumas

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La misère tue. Donne-t-elle pour autant le droit de tuer ?

La misère détruit l’homme. Les exemples ne manquent pas qui nous permettent de constater la réalité de cet axiome.

Cela peut être le fait de la nature à travers sa dureté ou les catastrophes naturelles, ou encore tout simplement d’une inadaptation, maitrisable ou non maitrisable, de certains à acquérir des biens matériels protecteurs.

Cela peut être aussi le fait du vol ou du pillage par d’autres hommes.

Dans tous les cas la misère fait la démonstration de l’absolue nécessité des biens matériels, de l’impossibilité de les dissocier de la vie des hommes, aussi du fait qu’un homme est composé de son corps, de son esprit et de ses biens.

Toute atteinte à l’une de ces trois composantes est une atteinte à son intégrité d’homme, que rien, en aucun cas, ne peut justifier.

S’il fallait une preuve de la légitimité de la propriété privée, cette démonstration des dégâts irréversibles engendrés par son absence l’apporterait.

Il n’est pas besoin de pousser le raisonnement plus avant, la misère tue, nous le savons tous.

Peut-on légitimement tuer au nom de la misère ?

Ce questionnement porte sur deux aspects du problème, le meurtre direct en tant que légitime défense de la misère, le meurtre indirect par le pillage du bien d’autrui — entraînant sa misère donc sa mort —  au motif de la réduction de la misère du pilleur.

Le meurtre direct

Il est rarement mis en œuvre par le miséreux lui-même. Souvent il le retourne contre lui-même, c’est le suicide. Ou encore, le meurtre direct d’autrui par le miséreux est simplement un dérapage du vol ou du pillage.

Plus globalement le meurtre lié à la misère est rarement imputable aux miséreux eux-mêmes. Il est initié par des hommes de pouvoir qui le pratiquent au nom de la misère, mais à des buts trivialement personnels.

Ainsi par exemple Che Guevara tuait-il à l’unité, sans nécessité, au nom des miséreux qu’il prétendait représenter.

Il faut noter que les hommes de pouvoir qui tuent au nom des miséreux pratiquent en règle générale le meurtre de masse. C’est ici tout particulièrement que va se poser la question de la légitimité du meurtre au nom de la misère.

L’homme de l’Etat pratique assez facilement le meurtre de masse, il en est même fier. Il le déguise sous forme de guerres qu’il prétend justes, d’ordre indispensable, de punition des asociaux, d’avènement de l’homme nouveau, etc…

Mais, et c’est là que la question trouve toute sa légitimité, le meurtre de masse est pardonné, voire glorifié, lorsqu’il s’habille de l’image de la défense du miséreux, il est banni pour tout autre motif.

Il s’agit là d’une réaction commune, pour moi énigmatique.

Le meurtre indirect

C’est le plus courant. Il s’agit de plonger dans la misère des hommes et des femmes qui ne demandaient rien à personne et organisaient par eux-mêmes l’environnement matériel nécessaire à leur protection vitale, sans motif réel autre que par exemple la redistribution ou la participation à l’effort national, la création d’un homme nouveau, d’une société nouvelle, etc…

C’est ainsi que Staline d’abord puis Mao ensuite ont pillé leurs agriculteurs au point d’entrainer leur mort, par millions.

Ce type de meurtre date de la nuit des temps, il est imagé dans la parabole de Job où Satan et Dieu complices dépossèdent le riche Job sans que personne n’y trouve à redire. Ils le laissent pour mort, détruit par la misère, jusqu’à l’extrême limite.

Quand le tueur est Bercy

Bercy agit ainsi avec nous. Bercy nous dépossède, laisse certains si faibles que la mort les attend. N’hésite pas à ruiner des familles entières sur plusieurs générations, pratiquant ainsi le meurtre familial.

Bercy se cache pour piller derrière l’idée d’éradiquer la misère par la redistribution.

Evidemment la misère demeure, le troc est dur pour celui qui y est plongé sans raison autre que les baïonnettes de Bercy, mais la combine marche.

Les meurtres indirects de Bercy passent pour autant d’actes de bravoure, la foule applaudit.

C’est par centaines de milliers, voire par millions avec le temps, que Bercy ruine et tue au nom de la misère.

Conclusion

Oui, l’expérience prouve que la misère a le droit de tuer.

Du fait qu’elle ne peut pas être éradiquée pour de multiples raisons, vivre demande beaucoup de discrétion et de prudence pour ne pas devenir la cible des miséreux tueurs ou de leurs représentants autoproclamés.

Cordialement. H. Dumas

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Weekend de la liberté

RAPPEL POUR LES LIBÉRAUX. 

LE WEEKEND PROCHAIN SE TIENT À DAX, SOUS L’ÉGIDE DU CLUB FREDERIC BASTIAT, LE WEEKEND LIBÉRAL QU’IL NE FAUT PAS RATER. 

LE NIVEAU DES CONFÉRENCIERS EST EXCEPTIONNEL. 

INSCRIVEZ-VOUS SI CE N’EST PAS ENCORE FAIT. 

NOUS NOUS Y RETROUVERONS  

BIEN CORDIALEMENT  

 

 

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L’Ouragan Bercy, classé 5 puissance x

Au départ, il y a un peu plus de cinquante ans, dans les années 1960, la France vivait une météo politique classique faite de compromis, d’échanges, de faveurs et de soumissions, sous le regard et l’autorité paternaliste d’un général de brigade.

Vents capricieux de la démocratie, clapot pas toujours confortable de l’océan social, mais la pêche était abondante et la mer nourricière paraissait suffisante.

C’est en 1968 qu’une perturbation a pris naissance, initialement jolie brise contestataire se transformant rapidement en futur ouragan sous les vents violents de la haine et de la jalousie.

Au début des années 1980, cet ouragan en formation se stabilisait sur l’Elysée.

C’est vers 1990 que les forces conjointes de l’égalitarisme et de l’Etat providence se renforçant vinrent se rajouter aux vents déjà à l’œuvre et que l’ouragan, dénommé alors Bercy, fut définitivement repéré sur les bords de Seine.

Il a très vite atteint la classification maximum de 5 sur l’échelle des ouragans, sans que l’on sache alors qu’elle direction il allait prendre, ni si son intensité allait baisser ou au contraire augmenter.

A la stupéfaction générale sa puissance a crû sans limite, ce qui a obligé les experts à rajouter au 5 une puissance x, sans plus de précision.

Puis, au lieu de se déplacer il a fait du surplace tout en continuant à devenir monstrueux et dévastateur.

Toujours basé sur les bords de la Seine, aujourd’hui l’ouragan Bercy 5x sème la mort et la désolation sur toute la France.

Nul ne sait s’il s’arrêtera un jour, si même il peut s’arrêter.

Aux vents de la jalousie et de la haine sont venus s’ajouter ceux de la délation, du non droit, de la loi du plus fort, du plus cupide, de l’irresponsabilité, de la démagogie, du mensonge, autant de forces qui alimentent le monstre.

La France n’est que désolation.

Tous sont atteints, chaque foyer voit ses biens s’envoler, les institutions sont anéanties, même ceux qui au départ espéraient un peu d’air frais favorable sont à leur tour pris dans l’ouragan.

L’ouragan Bercy rase tout, il passe et repasse sans cesse. Ce qu’il ne détruit pas immédiatement ne tarde pas pourtant à trépasser du fait de son renforcement constant.

Peut-être qu’une gigantesque explosion pourrait le souffler, mais ou trouver l’énergie nécessaire ?

Une fuite massive le priverait de son carburant fait des vents mauvais de l’âme humaine, mais comment fuir ?

La misère répandue par l’ouragan Bercy est totale, pas un brin de vie n’est épargné, pas un seul recoin du pays n’est à l’abri.

Il faut reconnaître que Bercy n’est pas le seul ouragan en activité sur terre. L’Europe est particulièrement touchée par le phénomène, d’autres endroits dans le monde sont pour l’instant à l’abri de ce type de dévastation.

L’avenir pour nous n’est pas réjouissant. El Niño vient d’être élu à l’Elysée, alors que les politico-météorologues pointent du doigt sa possible responsabilité.

Ceux qui, naïfs pour toujours, comptent sur l’Etat pour maîtriser l’ouragan Bercy, puis réparer ses dégâts, ne perçoivent pas très bien ce qu’est l’Etat.

Ils imaginent que les hommes politiques pour qui ils ont voté représenteraient l’Etat, rien n’est moins vrai

L’Etat n’existe pas, l’Etat ce sont eux pas ceux qu’ils ont élus qui ne sont, comme l’a compris et démontré Mélenchon, que des hologrammes.

L’Ouragan Bercy ne faiblira pas autrement que par la volonté des français, ce n’est donc pas demain la veille, puisqu’ils n’ont même pas conscience que c’est de leur souffle que Bercy se nourrit sans rien leur apporter en échange, sauf son éternel accroissement de puissance dévastateur.

Dommage. Cordialement. H. Dumas

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L’Etat providence : cette abstraction qu’un ouragan emporte.

L’Etat providence n’est qu’une apparence, un tour de magie qui ne résiste pas aux problèmes que chacun de nous doit affronter dans sa vie.

La difficulté tient au fait que, lorsque les problèmes de la vie se présentent à nous, nous sommes la plupart du temps seuls concernés pendant que la croyance en l’Etat providence est, au même moment, partagée par le plus grand nombre.

Notre solitude alors nous condamne.

C’est nous face à la réalité et tous les autres vautrés dans l’illusion. Le match est perdu d’avance.

Mais aussi, la résilience de l’homme est telle qu’en plus, même s’il a été précédemment lui-même seul dans une situation difficile il l’oublie, et sa raison du moment se laisse berner par la magie de l’Etat providence.

Ce que j’appelle la raison serait la conscience de l’infiniment petit de la condition humaine, adossée à l’immensité de sa solitude.

Cette prise de conscience devrait avoir pour effet que chacun trouve en lui-même les forces nécessaires pour exister l’espace de son instant.

Ce n’est pas le cas. Le plus grand nombre abandonne et confie sa vie à des escrocs qui se nomment eux-mêmes l’Etat. Ils prennent en fonction de l’environnement des apparences diverses – royauté, démocratie, folle dictature, dérive religieuse, etc… —  dont le but dissimulé est toujours le même : se servir des faibles comme bouclier moral et matériel face à l’univers impitoyable.

Cette analyse de la vie, que je crois objective, fait apparaître pour chacun la primauté pour sa survie de ses propres forces, mais aussi des moyens matériels qu’il est personnellement capable de leur adjoindre.

En résumé, face à la vie chacun est seul et ne peut compter que sur lui-même et les outils qu’il s’est forgé. Donc, toute atteinte portée à une personne ou à ses biens est un acte de grande gravité qui met en péril sa survie.  

Lorsque les escrocs de l’Etat providence prétendent redistribuer les biens de chacun, ils réclament alors ni plus ni moins que le droit de vie ou de mort sur chacun. A quel titre ? La question est d’autant plus pertinente que le fumeux Etat providence n’a aucune réalité.

S’il en fallait une preuve l’Ouragan Irma en serait une, irréfutable.

L’île de Saint Martin a été ravagée par l’ouragan Irma, malgré les plans prévus pour les catastrophes naturelles, dont cependant on peut admettre qu’ils soient relativement récents, pas à l’échelle du temps d’urbanisation des lieux.

Mais, et là l’échec est patent, au-delà des biens matériels c’est l’organisation sociale qui a explosé. Comment, en 48 heures, une société peut passer de la civilisation à la jungle, si ce n’est parce que la civilisation était en fait absente avant, n’était qu’une illusion, l’illusion de l’Etat providence, de la déresponsabilisation personnelle.

Le pire est de voir les grands prêtres de l’Etat providence prétendre que la catastrophe ne serait pas naturelle, que donc de facto le chaos social qui s’en suit ne leur serait pas imputable.

Bien plus, ceux qui veulent s’assumer, organiser leur vie matérielle seuls, qui refusent de se faire plumer par les dignes représentants de l’Etat providence, sont indirectement montrés du doigt, de la façon la plus perverse qui soit.

Puisque, les escrocs de l’Etat providence sous-entendent qu’en s’efforçant de consolider leurs défenses personnelles les humains responsables affaibliraient les défenses collectives. CQFD.

Pas grand-chose de plus pervers, en dehors peut-être de quelques gourous d’églises plus ou moins reconnues.

Nous sommes au fond du trou de l’Etat providence, d’autres catastrophes naturelles ou humaines nous frapperons inévitablement, nous seront sans défense, nos champions sont à terre dépouillés par l’Etat providence, la destruction sera totale.

Dommage. Cordialement. H. Dumas

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La Justice se remettrait-elle en cause ? (vidéo)

Bonjour,

Le billet de M. Sacha Benhamou, paru dans Contre-Point

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

 

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Macron est le Gorbatchev du communisme à la française.

Nous n’allons pas tarder à voir tomber le mur.

Le mur de la honte du communisme français c’est la sécurité sociale. Boutique communiste s’il en est, de sa naissance à aujourd’hui elle a été placée sous le signe du dogme collectiviste et non de l’efficacité réaliste et humaniste.

La Sécu ne doit sa survie qu’aux formidables progrès mondiaux de la santé et au mensonge de gratuité qui lui ont permis de se faire passer pour la quadrature du cercle, alors que son rapport coût-qualité est désespérant pour tous ceux qui dépendent d’elle.

La Sécu a communiqué en trichant, exactement comme l’URSS a profité de la progression mondiale de l’industrie pour faire croire que l’imbécile et mortifère idéologie communiste, qui broie les individus au profit d’une abstraction collective, pouvait exister.

L’homme en son unicité est la base de tout, ne pas le respecter est suicidaire et amoral. Les abstractions collectivistes, quelles qu’elles soient, échouent partout dans le monde, ne répandant que misère, pénuries et esclavage.

Considérés comme pas assez collectivistes, en 2005 les travailleurs indépendants du secteur privé ont été regroupés dans le RSI, une sorte de Sécu à eux.

Assez rapidement, contrairement à la masse soumise des français, ils se sont intéressés à la gestion de ce truc collectiviste, qui, sans surprise, s’est avérée catastrophique.

Claude Reichman, résistant de la première heure, a impulsé une dissidence légale en profitant de l’ouverture libérale de l’Europe débutante, tout particulièrement de sa Cour de Justice.

C’est ainsi qu’il a fait la démonstration juridique de la nécessité de l’établissement d’un marché pour la santé, avec concurrence pour les assurances et les prestations.

Son mouvement, sans échapper aux conflits internes traditionnels à tout regroupement d’hommes libres – ce qui est la faiblesse des libéraux par rapport aux collectivistes –, a su porter des coups fatals au concept d’une Sécu communiste singé par le RSI.

Ses troupes ont démasqué les incohérences et les coûts d’une gestion mensongère et démagogique — petit bras cependant par rapport à la vraie Sécu —

Mis à la vue de tous, le problème du RSI – ou petite Sécu – est devenu politique.

Ici, l’histoire devient très intéressante.

Macron, dans sa campagne présidentielle “je ramasse très large”, n’a pas pu passer à côté du combat des indépendants contre le RSI.

Une fois élu, sa politique s’est prétendue “je fais ce que je dis”. Mais voilà, que faire du RSI ? Cependant, il ne pouvait pas laisser les choses en l’état.

Il avait deux possibilités :

            – Donner raison à Reichman, qui était prêt, et libérer les indépendants du système de santé collectiviste. Chacun s’organisant alors librement, comme le font d’ores et déjà les “libérés de la Sécu”. Mais alors, le différentiel qui se serait créé entre ceux-ci et la Sécu aurait été vertigineux, au détriment de la Sécu évidemment.

            – Supprimer le RSI et absorber les indépendants dans la Sécu. C’est ce qu’il a choisi. C’est-à-dire faire disparaître les effets sans soigner la cause.

C’est en cela qu’il est semblable à Gorbatchev. Sensible à la justice et à la liberté individuelle, il la comprend, la souhaiterait, mais les structures du système sont plus fortes que son courage ou sa détermination.

La Sécu peut-elle absorber les indépendants ?

Ils sont trop nombreux a avoir gouté à la liberté à travers “les libérés de la sécu” pour accepter les contraintes de l’URSSAF qui sont bien plus lourdes que ne l’étaient celles du RSI.

Sauf à les interner tous, leur sens critique et leur curiosité va se pencher sur cette pauvre Sécu qui ne peut pas exister sans adhérents soumis et aveugles.

Or, la résistance des indépendants ne peut plus être soumise.

En incorporant les indépendants au régime général Macron tue le régime général. Tout comme en laissant sortir les allemands hors du mur de Berlin Gorbatchev acceptait la disparition du système communiste de l’URSS.

Il est des gestes dont le symbolisme caché emporte tout.

Demain des milliers de gens vont refuser de payer des prestations trois fois leur prix, pour une santé dont un bon tiers d’officiants administratifs sont des poids morts.

Comment justifier qu’élu un Dimanche un homme ordinaire puisse dans le même temps devenir par ce simple fait le président du directoire de l’hôpital de la ville ? C’est absurde. La santé est une affaire de professionnels, pas de charlatans politiques.

Que l’Etat et l’impôt aident les indigents à avoir accès aux soins est naturel. Mais, cela ne peut pas justifier que l’ensemble de la filière de santé échappe aux rigueurs de la qualité, de la compétence, de l’économie et de la concurrence.

Moi-même et Claude Reichman sommes trop âgés pour espérer connaître le système de santé qui sera issu de l’effondrement imminent de celui-ci, mais par contre l’initiative de Macron devrait nous permettre d’assister à cet effondrement qui ne devrait pas tarder après l’absorption du RSI par la Sécu.

Cerise sur le gâteau, l’effondrement de la Sécu entrainera rapidement l’effondrement général du communisme à la française qui régit ce pays depuis 1945.

Quelle bouffée d’oxygène alors. Probablement des problèmes ensuite, mais quel système n’en n’a pas.

La liberté que nous sommes sur le point de conquérir n’a pas de prix. Si nous pouvons laisser cela à nos enfants, ce sera une compensation à tous nos crédits qu’ils vont devoir payer.

Cordialement. H. Dumas

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Mélenchon et la Corée du Nord

Ce titre légèrement provoquant peut paraître farfelu, je pense sincèrement que ce n’est pas le cas.

Il y a une synergie probable entre, d’un côté la nouvelle pensée économique de gauche conceptualisée par le référent intellectuel Jacques Généreux et portée publiquement par M. Mélenchon, de l’autre le capitalisme sauvage des pays communistes Russie et Chine, et enfin le leader fou – ou peut-être pas — de la Corée du Nord Kim Jong-Un.

Pour comprendre cette synergie il faut d’abord fixer notre pensée :

Oui, l’économie libérale impose des règles. Donc, oui le libéralisme économique n’est pas la jungle, ses stimuli ne sont pas la loi du plus fort et la violence.

L’occident est le détenteur le plus avancé de ces règles qui émanent de son long passé économique. Ces règles tournent autour de trois points : la liberté d’entreprendre,  la propriété privée, le respect du consommateur.

Ces règles sont constamment trahies par les hommes politiques d’Etat envahissant le monde économique alors qu’ils répondent à d’autres stimuli.

Par exemple, la notion de consommateur, de propriété privée et de liberté d’entreprendre n’est pas la même pour un aménageur privé que pour une société d’économie mixte détenue par les pouvoirs publics, ceux qui ont eu à s’intéresser à l’urbanisme le savent. Les français qui ne trouvent plus à se loger aussi.

Par exemple aussi la dérive des banques vient de leur connivence avec les hommes de l’Etat, qui sont leurs principaux emprunteurs garantis par l’impôt. La crise des “subprimes” a été induite par les facilités d’emprunts immobiliers exigées des banques par les politiques.

Ces trahisons répétées des règles fondamentales de l’économie du fait des politiques ont perverti la pensée des dirigeants de nos entreprises, le plus souvent simples cadres supérieurs peu enclins à se sacrifier pour défendre un concept.

Ce point fondamental précisé, continuons la réflexion.

La pensée économique de la gauche communiste portée par Jacques Généreux est assez simple :

Elle ne renie plus l’économie, c’est-à-dire la nécessité du capital, du marché, de l’entreprise, ce qu’ils appellent le capitalisme en quelque sorte.

Elle se contente de trois affirmations :

            -1- Les détenteurs du capital sont malfaisants, c’est donc l’Etat qui doit le détenir en sa plus grande part, donc eux les dirigeants de l’Etat.

            -2- Les frontières sont essentielles, elles servent à protéger et non à isoler. Sur ce point notons un peu de retard à l’allumage. Quel entrepreneur aujourd’hui ne pense pas en termes de consommation mondiale, de séduction de sept milliards et demi de consommateurs ?

            -3- Le marché est destructeur. Le peuple est naturellement honnête et travailleur, inutile de l’encadrer, de le motiver, mais il faut le protéger de ses envies de consommation qu’il ne peut pas gérer seul par manque d’information. L’ancienne rengaine : “chacun donne en fonction de ce qu’il gagne et chacun reçoit en fonction de ses besoins”, n’est plus à l’ordre du jour. Le matérialisme communiste pur et dur, le transfert de richesse immédiat, laisse la place à une morale faites de croyances et d’affirmations hasardeuses.

Nous l’appellerons morale, mais en fait c’est un dogme dont l’observance est laissée à l’appréciation des chefs, sans référence objective.

Tout n’est donc que morale. Morale d’Etat évidemment. D’un Etat de gauche bien sûr. Que chacun doit respecter. Tous seront fatalement classés en fonction de ce respect. Très important donc.

Nous arrivons au point global où la morale de l’Etat de gauche, morale imposée, dogmatique, tient de lieu de sélection à la place de la compétence, du travail, de l’efficacité. Cela vaut évidemment pour l’économie.

Tout régime dogmatique agit ainsi.

Nous pourrions par exemple nous reporter aux désastres de l’URSS face aux armées Hitlériennes quand Staline au moment de l’attaque purgeât son armée de ses généraux de valeur, pas assez fidèles au dogme de son point de vue, pour les remplacer par des membres du parti malheureusement incompétents militairement. Ce détail coutât aux russes des milliers de morts inutiles.

Le capitalisme sauvage Russe et Chinois

La sélection sociale par le respect de la morale imposée, du dogme, dont nous venons de parler, tient lieu d’organisation sociale en Russie et en Chine depuis des décennies.

Dans ce contexte l’économie, contrairement au monde occidental, n’est plus un des piliers moraux de la société qui est entièrement bâtie sur le dogme moral de l’Etat.

Du coup, l’économie n’a plus lieu d’être morale, libérale selon nos critères.

Finis le respect du consommateur, la liberté d’entreprendre pour tous, la propriété privée garantie, puisque l’Etat et sa morale régissent tout.

Il suffit alors que l’Etat ne se sente plus tenu par une philosophie égalitariste, qu’au nom de la rationalisation économique il ne soit plus la propriété affichée du prolétariat, pour que ceux qui prétendent le représenter puissent agir en capitalistes tout en s’affranchissant des règles que le capitalisme occidental a mis plusieurs siècles à édifier.

C’est ainsi qu’est né, en Russie et en Chine, le capitalisme sauvage qui ravage le monde.

C’est un déplacement artificiel de la morale économique naturelle vers une morale dogmatique artificielle qui permet de libérer l’activité économique de toute morale. C’est la voie royale vers le capitalisme sauvage. Avec la même méthode, le Christianisme a collé ça sur le dos de l’Occident  pendant presque deux mille ans.

Pendant combien de temps la Russie et la Chine vont nous le faire subir ?

Nous arrivons à la Corée du Nord.

Qui peut croire que ce pays de misère serait capable de fabriquer une bombe atomique ?

Personne. Et surtout pas ceux qui se rappellent comment un autre va-nu-pieds, Mao Tsé Toung, a pu être armé jusqu’aux dents par Staline dans le dos de Tchang Kaï-Chek, au nez et à la barbe des américains et du monde occidental.

A cette époque aussi la morale économique occidentale était battue en brèche. La morale dogmatique de l’époque était déjà le communisme, mais dans sa version primaire. La Chine pro-occidentale avait été corrompue d’un côté et infiltrée de l’autre. Bilan 50 millions de morts.

Aujourd’hui Chine et Russie, filles du communisme primaire, sont donc devenues des capitalistes sauvages, gageons qu’elles sont toujours, comme par le passé, complices pour tenter de dominer le monde.

A l’aune de cette analyse la complicité entre la Corée du Nord, la Russie et la Chine, ne fait pas de toute. Elle explique le rire moqueur du petit Kim Jong-Un.

Récapitulons

Déplacement en catimini d’armes de la Chine et de la Russie vers la Corée du Nord.

Critiques morales des dirigeants de la Corée du Sud et des autres pays liés au monde économique occidental en Asie.

Infiltration et corruption de ces pays, suivies d’une inévitable déstabilisation politique intérieure. Culpabilisation des occidentaux.

Souhaits hégémoniques traditionnels des communistes, aujourd’hui qui plus est devenus des capitalistes sauvages.

Exactement la stratégie de Mao. La messe est dite, l’invasion en marche, la guerre va suivre. M. Mélenchon s’en réjouit sans doute, c’est son camp qui avance, hélas.

Cordialement. H. Dumas

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Mettons qu’elle s’appelait Georgette…

Elle est arrivée vers 17h le 2 Août, je m’en rappelle parfaitement c’est le jour de mon anniversaire.

Très adroitement elle a esquivé mes premières réactions pourtant vives et décidées. J’avoue que sa maîtrise m’a surpris. Surtout la quatrième fois où ma détermination et mon engagement étaient total, j’avais posé mon livre pour plus de concentration.

Puis elle a disparu. J’ai repris ma lecture.

Moins d’une page plus tard je l’ai surprise hors de ma vue, sur mon mollet, en plein boulot.

Je l’ai écrasée comme une merde.

Elle n’a laissé qu’une petite traînée de mon sang sur ma jambe liée au travail qu’elle avait entamé.

C’est ainsi que Georgette est morte, en plein boulot, sans même laisser une cloque pour signaler son passage.

Plusieurs de ses congénères ont eu plus de chance pendant l’été, des boursouflures sur mes bras et mes jambes en ont témoigné.

Je pense à la vie de Georgette, quelle fragilité, en même temps quel courage.

Elle avait sans doute des enfants, un mari, qu’elle a laissés peut-être dans la peine. Qui s’en soucie ? Certainement pas moi son exterminateur.

Ce n’est pas tant le sang qu’elle m’aurait pris qui m’a motivé, ni les petits dégâts sur ma peau imputables à son activité, pas même à y bien réfléchir sa propension à transmettre de graves maladies, non c’est tout simplement qu’elle et les siens m’agacent. Je ne leur accorde aucune place sur cette terre, la gêne qu’ils m’occasionnent est un motif suffisant, ce sont des profiteurs.

En un mot, je ne peux pas les piffrer. J’ai l’impression qu’ils me narguent, qu’ils profitent de moi sans vergogne, qu’ils vivent sur mon dos, qu’ils me volent mon sang sans mon accord, même si je reconnais qu’ils ne font que leur boulot, finalement sans grande nuisance.

Mais bon, chaque fois que je le peux je les écrase ou les détruits sans remord, les voir ou les entendre m’insupporte et cela seul suffit.

Juste un petit problème, intellectuel et pratique, c’est lorsque moi-même je suis le moustique d’un autre, par exemple de Bercy.

Cordialement. H. Dumas

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A questions connes, réponses connes.

La presse nous dit que le jeune Macron aurait pris conscience que la France n’est pas réformable. Dont acte.

Après une danse du ventre convenue, il accouche de réformettes qui vont évidemment enclencher des mouvements politiques dont le volume va être inversement proportionnel à l’efficience de ces réformettes.

Il le sait, alors il laisse planer le doute sur la personnalité globale des français qui pourrait, dit-il, être l’obstacle aux évolutions qu’il considère comme nécessaires.

Ce faisant, ou il ne comprend rien ce qui est troublant au vue de son cursus universitaire, ou il triche, il se cherche des excuses pour l’échec à venir.

Car enfin, en affirmant que les français seraient un peuple particulièrement difficile à réformer il fait œuvre de racisme, de classification globale de population que l’on pensait révolue, de fermeture et non d’ouverture d’esprit, de populisme.

Allons, n’hésitons pas à l’affirmer, les français ne sont que des êtres humains. Or les êtres humains sont tous les mêmes sur toute la terre, étant uniquement différenciés par l’organisation sociale qu’ils se donnent ou qui leur est imposée et la géographie qui les entoure.

Réfléchissons comme si nous étions libres de le faire, comme pourrait le faire Macron s’il était un esprit libre.

Quel est le problème ?

Il est très simple : la France est un pays démocratique.

Le principe de la démocratie est que ceux qui la composent votent à la majorité pour trouver des solutions aux problèmes collectifs qu’ils rencontrent.

Donc, une société démocratique présuppose que les questions soumises au vote visent des problèmes collectifs.

Or, en France, ce n’est pas du tout le cas.

Chaque français va voter dans l’espoir de régler son problème personnel.

Au final : à question conne, réponse conne.

Je veux dire qu’une démocratie ne peut pas être efficiente si elle soumet au vote du groupe des problèmes d’ordre personnel.

Il y a une incompatibilité naturelle entre les réalités collectives objet de la démocratie et les réalités personnelles de chaque individu.

C’est-à-dire que, lorsque vous convoquez 40 millions de personnes à un vote sur un sujet autre que collectif et que de ce fait toutes ces personnes votent chacune pour son intérêt personnel, vous trahissez complètement l’idée de démocratie, vous créez la chienlit.

Les intérêts de chacun ne peuvent pas dépendre de la démocratie, ils sont du ressort de la responsabilité et de la décision de chacun. Alors que les intérêts collectifs sont, par essence, du ressort des décisions collectives, donc de la démocratie.

Si vous me suivez et si vous acceptez l’idée que la démocratie est la gestion par le vote de l’organisation des affaires du groupe, que c’est sa limite, tout devient plus simple, une conséquence s’impose : l’outil pratique de la démocratie pour transposer les votes dans le réel, que l’on appelle l’Etat, ne peut s’occuper que des problèmes du groupe.

Si par cas l’Etat se mêle, pour une raison ou pour une autre, de vouloir régler des problèmes individuels, il ne peut en aucun cas le faire à l’aide de la démocratie. Car dans ce cas il présente au vote collectif des problèmes que celui-ci ne peut pas régler.

Donc, lorsque les français souhaitent que l’Etat prenne en mains leurs problèmes personnels, ils ne peuvent pas alors espérer une démocratie mais un Etat intervenant dans le domaine privé, tels que sont une royauté, une dictature civile, militaire ou religieuse, ou tout autre Etat interventionniste.

Tout le monde peut faire le constat de la tendance dictatoriale de tous les partis politiques qui prétendent régler la vie personnelle de leurs adhérents.

Vouloir mandater l’Etat pour régler des problèmes personnels, c’est de facto renoncer à la démocratie.

Revenons à Macron, aux réformes et à la France.

Depuis des décennies qu’en France la politique prétend gérer les détails de la vie de chacun,  la démocratie n’a plus sa place. Tous s’en étonnent !!!

Normal, la surprise tient au fait que l’autorité non démocratique, totalitaire, qui régule les intérêts personnels dans le pays avance masquée, elle s’appelle la bureaucratie et, effectivement, elle ignore les libertés individuelles et ne fonctionne pas démocratiquement.

Le pourrait-elle ?

Bien sur que non, puisqu’elle se prétend responsable des individus.

Cela confirme le constat qui s’impose : un Etat démocratique ne peut le rester que s’il limite son intervention à des problèmes strictement collectifs, à l’exclusion de tous les problèmes personnels qui ne peuvent pas trouver de solution dans le vote global démocratique.

Conclusion 

M. Macron : la France est parfaitement gérable et réformable, il suffit de ramener l’Etat français dans les limites de la démocratie.

De faire cesser cette mascarade de démocratie qui dissimule une dictature administrative qui abuse les français, les maintient en situation d’esclaves et les manipule en leur faisant croire que cette situation serait issue de la démocratie, alors que cette dernière leur a été volée, que leurs votes sont pipés puisque trahis par les questions proposées au vote qui visent des problèmes individuels et non collectifs.

La démocratie est un système politique inévitablement limité aux problèmes du groupe, au-delà elle est contre-productive et mène au pire.

Donc, ramener l’Etat à ses missions régaliennes n’est pas une vue de l’esprit “néolibérale” comme prétendent certains, mais un simple bon sens démocratique visant à permettre des votes utiles et sincères.

Le reste n’est que foutaise, charlatanisme de médiocres qui cherchent à prendre le pouvoir sur les individus par la bureaucratie, ce nouveau dictateur qui n’a même pas le courage d’afficher ses ambitions.

A vrai dire, la démocratie ne devrait avoir à connaître que des besoins collectifs comme l’armée, la police, la sécurité civile et la justice, qui justifient des décisions collectives. Ceux qui en seraient chargés ne devraient pas avoir le droit de voter, il n’est jamais sain d’être juge et partie. Les Grecs, inventeurs de la démocratie, pensaient ainsi.

On peut certes aussi penser que la démocratie n’est pas la bonne organisation politique, mais c’est un autre problème, qu’il faut alors affronter, il ne faut pas le cacher et avancer masqué.

Cordialement.

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La propriété privée

Chacun peut, s’il le désire, passer des jours et des nuits blanches à théoriser sur la propriété privée, à étudier les multiples auteurs et ouvrages évoquant le sujet.

En agissant ainsi il est possible d’arriver à l’idée que la propriété privée serait une conséquence politique de la volonté des hommes, organisée au cours de l’histoire à partir de lois émanant d’eux, donc modifiable par ceux qui s’en arrogeraient le droit.

Je ne crois pas que ce soit le cas.

Je crois que la propriété privée est naturelle, universelle, qu’elle touche l’intégralité du monde vivant, hommes compris mais pas que.

La vie

De mon point de vue, chaque être vivant est le propriétaire exclusif de sa vie physique, lui seul en est le garant. Toute atteinte portée par une volonté extérieure à cette propriété privée est une agression, depuis la soumission jusqu’au meurtre. Cela vaut aussi bien pour les hommes que pour tout être vivant.

L’ambiguïté tient au fait que les conflits ou luttes pour la vie — le fait que certains en dévorent d’autres — sont d’apparence si naturelle que l’on finit par oublier qu’il s’agit du premier accroc dans la propriété privée de chaque être vivant. Cet oubli permet de dissocier ces accrocs d’autres plus sophistiqués qui vont nous intéresser. Il permet  de faire croire que l’immense douleur que par exemple le meurtre ou les tortures infligent ne serait pas liée à une transgression de la propriété privée, serait d’un autre ordre

La pensée

Je prends aussi pour hypothèse que la pensée est la propriété exclusive de l’être vivant qui la conceptualise.

Toute interférence dans la pensée d’autrui est une atteinte à sa propriété privée. Encore plus commune qu’en matière physique, l’invasion de la propriété privée intellectuelle — que ce soit chez les animaux ou chez les hommes — est si habituelle qu’elle parait naturelle. Là encore, la banalisation va permettre d’occulter le fait que les souffrances induites par ces effractions sont bien le résultat d’une agression à la propriété privée.

Les biens matériels

Chaque être vivant possède — même éventuellement en infime quantité ou pour un temps très bref — des biens matériels. Certains indispensables à la vie, d’autres superflus.

L’absence totale de possession matérielle entraine la mort. Il n’est donc pas faux d’affirmer que les biens matériels de chacun font partie intégrante de sa propriété privée. Une agression à ces biens est inacceptable et génère les douleurs intolérables de toute atteinte à la propriété privée.

Conséquences

Cette vision universelle de la propriété privée — largement perdue de vue ou contestée — fait apparaitre clairement que le plus grand prédateur de la propriété privée est l’Etat.

N’est-ce pas lui qui nous demande régulièrement de donner notre vie pour lui ? Qui façonne nos pensées par son enseignement ou ses propagandes ? Qui enfin nous dépouille de nos biens pour des motifs de plus en plus fumeux ?

Nous pouvons objectivement affirmer que l’Etat est le plus grand destructeur de la propriété privée, dont paradoxalement il se prétend le défenseur.

Arrivé à ce point de la réflexion trois questions s’imposent.

Qu’est-ce que l’Etat ?

Il faut bien avoir à l’esprit que l’Etat est une abstraction. Cette abstraction prend une apparence de réalité uniquement parce qu’un certain nombre de personnes se déclarent représentants de l’Etat, leur nombre et leur simple présence finissent par faire croire à la réalité d’un l’Etat.

Ensuite, à partir de cette réalité apparente dans un espace clos défini par elles, ces personnes utilisent la force — dont l’Etat prétend être le légitime dépositaire — pour imposer leur pouvoir personnel aux autres.

L’Etat c’est cela, rien de plus.  Une confusion issue de la nécessité ponctuelle de se regrouper pour se défendre, qui est liée à la grégarité de l’homme.

En clair, c’est sans aucune légitimité réelle que les représentants autoproclamés d’une abstraction étatique envahissent nos propriétés privées. Cela est si fou que tous les excès sont possibles à l’aide de cette machination, jusqu’à Hitler, Staline, Mao, Pol Pot ou Daech.

Ce constat fait, nous arrivons à la deuxième question induite par la tarte à la crème utilisée pour porter atteinte à notre propriété privée matérielle : l’égalité.

Qu’est-ce que l’égalité ?

C’est la résultante imaginaire de l’émotion engendrée par la compassion naturelle de l’homme face à la souffrance d’un autre être vivant. Face à l’immense difficulté de la vie l’homme a tendance à imaginer, pour lui et pour tous les autres êtres vivants, un monde de bonheur dont le socle serait l’égalité.

Il fut un temps où cette égalité n’était qu’hypothèse,  promise uniquement dans l’au-delà.

Puis, témérairement, elle fut promise dynamiquement ici-bas par les communistes avec le succès que l’on connait.

Aujourd’hui, elle est encore promise, à minima par écrêtement, toujours par les communistes relookés en écologistes ou insoumis, mais aussi par la majorité des représentants autoproclamés de l’abstraction Etat Français.

Peut-elle voir le jour, l’égalité ? Evidemment non, pas plus en ce qui concerne les possessions matérielles qu’en ce qui concerne les caractéristiques personnelles de chacun de nous. C’est une utopie sympathique, en apparence seulement parce que mortifère dans la réalité.

Tout cela nous amène au capital.

Qu’est-ce que le capital ?

C’est l’objet de l’écrêtement, avec pour objectif final l’égalité.

L’imbécilité de cette éventualité saute rapidement aux yeux pour qui réfléchit cinq minutes.

Capitaliser consiste à accumuler puis à transmettre. En toute activité c’est cette capacité qui a permis à l’homme de quitter le monde animal pour un monde au moins différent si ce n’est meilleur.

Le progrès est fils de la capitalisation, en sciences, en culture, en art, etc… et évidemment en économie.

Ecrêter le capital au motif d’égalité est stupide en toute discipline.

En ce qui concerne l’économie et la propriété privée du capital je ramènerai les écrêteurs à leurs propres déclarations qui consistent à prétendre que l’Etat français ne peut pas être mis en faillite du fait de la richesse des français, de leurs capitaux personnels. C’est ici l’aveu que la propriété privée et le capital sont bien le socle de l’économie d’un pays, que les détruire ou les rogner engendre surement un affaiblissement économique du pays.

Conclusion

J’espère avoir fait la démonstration que la propriété privée, sous tous ses aspects, est universelle et exclusive à chacun de nous, que son respect par les autres est la base incontournable de la vie pour tous.

Que donc, tout penseur qui tend à vouloir détruire, intégralement ou partiellement, la propriété privée, tout acteur politique ou individuel qui porte atteinte à la propriété privée, sont des êtres malfaisants qu’il convient de contrer avec tous les moyens nécessaires.

Suivez entre autre mon regard tourné vers Bercy.

Cordialement. H. Dumas

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Les insoumis sont capitalistes

N’est-ce pas un scoop : les insoumis sont capitalistes.

J’espère que vous m’accordez le crédit de ne pas lancer cet apparent “gros mot” en l’air, sans biscuit.

Voici donc les éléments qui m’ont amené à cette conclusion.

Jacques Généreux, éminent professeur d’économie à Sciences Po, est un homme que je ne connais pas. Il parait qu’il passe souvent à la télévision, mais je n’ai pas la télévision. Je ne le connais que par ses livres, je sais aussi que c’est l’économiste reconnu de M. Mélenchon, donc l’économiste des insoumis.

Cet homme est intelligent, c’est indéniable. Il est cultivé, au moins dans son domaine, c’est évident. Il est probablement ambitieux. Mais, il avance masqué.

J’ai en cours la lecture de son ouvrage “Jacques Généreux explique l’économie à tout le monde”, le titre manque de courage. Du style du livre il ressort qu’à l’évidence il veut dire dans son titre “Jacques Généreux explique l’économie aux cons”.

Bon, nous sommes tous le con d’un autre, ce n’est pas bien grave.

Par contre la “daube” vendue dans cet ouvrage est plus grave.

Encore une harangue à la gloire du peuple, de l’égalitarisme, dénonçant pèle-mêle le capital, les banques et les riches. Le bon truc fourre-tout qui plait à ceux qui se sentent une âme de pilleur, de profiteur, plutôt que de travailleur ou de créateur.

Mais, attention, le tout traité délicatement, intellectuellement, avec abondance de sophismes pouvant être ravageurs sur les lecteurs ciblés.

Venons-en au capitalisme affirmé de M. Généreux, qui dit ceci :

“Si vous distribuez 100 M€ de prestations sociales supplémentaires et augmentez d’autant les cotisations sociales, le revenu net des ménages reste inchangé…. Les charges courantes de fonctionnement des services publics doivent normalement être couvertes par des recettes courantes. Si l’Etat s’endette pour financer sa consommation annuelle de papier et d’électricité, c’est de la pure folie qui mène à la banqueroute…” le bon sens.

Pus il dit : “L’essentiel est donc ici de faire la distinction entre la bonne dette et la mauvaise dette. La bonne dette publique, assurément, est celle qui finance des investissements vraiment utiles et prépare un avenir meilleur…..Il faut par ailleurs éviter l’emballement incontrôlé de la dette, le fameux “effet boule de neige” : de nouveaux emprunts se révèlent nécessaires uniquement pour assurer la charge annuelle de la dette qui, du coup, ne cesse de croitre et de susciter de nouveaux emprunts”, l’évidence.

Par ailleurs, dans son ouvrage M. Généreux dénonce le collectivisme, il se réclame du keynésianisme, hypothèse économique qui se propose d’éradiquer les amplitudes fastes et néfastes de l’économie par une recette miracle qui consisterait à continuer de consommer uniformément, que l’économie aille bien ou mal.

En réalité, il s’agit de remette au goût du jour la méthode du bas de laine de nos grand’mère qui permettait de vivre les périodes difficiles en puissant dans les économies mises dans le bas de laine pendant les périodes fastes, mais, et c’est là l’astuce du jour, sans avoir à alimenter préalablement le fameux bas de laine.

Donc, quand tout va bien on craque le fric, et quand tout va mal on continue. Pas besoin d’être prof à sciences po pour comprendre le charme électoral d’un tel discours.

Mais comme justement M. Généreux est prof à sciences po il faut bien un minimum de sérieux apparent.

Alors…. La recette ? Eh bien, retour à la tarte à la crème : l’emprunt.

Comment faire autrement quand on a grillé ses précédents revenus alors tout allait bien ? Quand l’impôt a pompé le capital ?

Suivez-moi bien.

En exposant que pour relancer l’économie par le biais de l’Etat celui-ci doit emprunter, M. Généreux ne fait que confirmer la nécessité du capital pour l’économie, ici sous la forme d’un emprunt. Mais, évidemment dit-il, du bon emprunt, de la bonne dette.

Ce point acquis, restent toutes les énigmes auxquelles il n’apporte aucune réponse.

Qu’est-ce qui nous garantit que l’Etat saurait — à travers cette abstraction qu’il prétend représenter, qu’il appelle le peuple — trouver l’usage économiquement intelligent de l’emprunt qu’il nous foutrait sur le dos, dont il saurait que les revenus à terme nous enrichiraient tous ?

Le recul que j’en ai ce sont : les centrales nucléaires contestées, les campagnes pour les voitures au diesel, le chauffage électrique, les tramways que j’ai vu disparaître puis réapparaître, les grands ensembles des villes nouvelles, le concorde, le France, toutes ces choses aux coûts faramineux et aux échecs flagrants. Et encore, je ne parle pas du rapport qualité prix de l’Education Nationale, de la Sécu, de la SNCF, ni des avions renifleurs de tous acabits etc…

Evidemment, j’ai eu connaissance aussi de quelques capitalistes privés aux mauvais choix qui durent déposer leur bilan. Mais, outre que cela ne m’a rien coûté personnellement contrairement aux errements étatiques, ils sont infiniment moins nombreux — presque l’exception — que ceux qui réussissent au point d’être globalement jalousés. Alors que, pour l’Etat, la faillite de ce qu’il entreprend économiquement serait en quelque sorte la règle.

Généreux ne propose aucune solution, aucune science, pour détecter la bonne dette, le bon investissement du capital mis à la disposition de l’Etat par l’emprunt. Si encore c’était après avoir fait des économies qu’il proposait le risque de les craquer bêtement, ce ne serait pas grave, on pourrait lui pardonner, mais là, il emprunte…. Ça c’est grave.

Finalement, dans son hypothèse, le décideur de notre avenir économique ce serait le peuple, qui évidemment aurait voté pour lui et pour Mélenchon au vu de ses promesses.

Ce serait donc lui et Mélenchon les nouveaux capitalistes, ceux qui disposeraient du capital pour faire joujou avec notre économie en  décidant de nos investissements.

Je serais lui, j’aurais une trouille d’enfer de prendre une telle responsabilité.

Car, ayant son intelligence, je ne pourrais me cacher qu’in fine je deviendrais une sorte de Staline. Seule la force me permettrait d’aller au bout d’un truc aussi con, je le saurais. Ils le savent, lui probablement, Mélenchon assurément.

A quel bonheur le capitalisme avec l’argent des autres soutiré par la force, et à l’abri des responsabilités quant aux résultats, pas vrai M. Généreux, M. Mélenchon ?

Ce qui est un peu dommage, c’est à ce stade philosophique le dégât de ce discours sur les jeunes étudiants, et au stade réel à venir éventuellement la certitude d’une misère rapide pour tous.

Cordialement. H. Dumas

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Sans retour (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Le rejet du tourisme…

L’Europe sature, l’Europe ne veut plus du tourisme de masse. Ah bon ???

Un peu partout des manifestations de refus du tourisme agitent les populations. Tiens, tiens !!!

L’Europe ne veut plus que les gens s’amusent, notamment chez les autres. Allons bon….

Voilà qui est intéressant, car il en est du tourisme comme de la connerie, on est toujours le touriste d’un autre, sauf à rester enfermé chez soi.

Sans être “complotiste”, essayons d’y voir clair.

Lorsque je suis un touriste est-il légitime que les autochtones me stigmatisent ? Inversement, lorsque je suis l’autochtone ai-je envie de virer les touristes qui sont proches, qui sont dans mon environnement habituel ?

Bof, cela pour moi ne coule pas de source, pas d’évidence à ce sujet. Mais, en effet, un trouble.

Par contre, je ressens un malaise précis quand je lis que les barcelonais, voisins sympathiques de ma jeunesse, se vantent d’agresser les touristes, d’espérer les chasser, d’avoir par exemple jugulé “Airbnb” grand facilitateur du tourisme de masse.

Ma suspicion s’éveille.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces utopies qui pour conquérir un pays instaurent — à partir d’une infime minorité — préalablement la haine, puis la dénonciation, puis la terreur et enfin leurs folles utopies meurtrières.

Je me remémore comment Staline ou Mao, totalement inconnus de leurs populations, en restant invisibles, les ont d’abord trahies pour détruire tout le système social — existant ou naissant — avant d’implanter une utopie aujourd’hui reconnue comme mortifère – plus de 70 millions de morts –, pour ensuite apparaître au grand jour et être admis dans le cercle des dirigeants planétaires. Tout cela sur la souffrance de leurs peuples.

Les choses sont abominablement simples, la méthode :

            1- Partir d’une envie, ou d’une frustration, plus ou moins ressentie par le plus grand nombre, en règle générale à base d’avantages matériels.

            2- Dénoncer comme ennemis ceux qui peuvent être considérés comme ayant ou pouvant accéder à l’objet de cette frustration.

            3-  Instaurer à haute dose la délation. L’homme n’aime rien plus que dénoncer. Il aime l’acte en lui-même et encore plus les conséquences visibles de cet acte.

            4- En accompagnement direct de la dénonciation il suffit alors d’installer la terreur par la violence, visible, publique, afin que les délateurs se sentent récompensés et les victimes impuissantes.

La boucle est bouclée.

Une petite minorité intégriste d’utopistes va, à l’aide de la méthode que nous venons de voir, déstructurer complètement une société. Puis, y installer sa démence sociétale par la délation, la violence et la coercition . C’est imparable. La masse ne réagira pas si le choix de la frustration initiale a été judicieux, les victimes ne peuvent espérer aucune compassion à l’occasion d’une telle manipulation du pouvoir politique qui détient la loi et donc la force.

Le lien avec la phobie naissante du tourisme.

Il n’est pas direct, l’affaire est globale.

J’ignore qui est à la manœuvre, mais je connais les troupes et la frustration mise en avant : ce sont les écolos et la peur d’un environnement hostile dont l’autre serait évidemment responsable.

Les dénonciations sont globales et rattachées plus ou moins directement à l’utopie écologiste.

Le clivage est partout, brebis contre loup, voiture contre vélo, agriculture intensive contre agriculture extensive ou bio, énergie fossile ou nucléaire contre énergie renouvelable, économie globale contre économie personnelle, etc… et évidemment touristes contre autochtones.

Nous sommes donc dans une petite partie du schéma global de destruction de notre société.

En ce qui concerne le tourisme, l’étape ultime devrait être une propagande continue affirmant la nuisance du tourisme, donc des résidences secondaires. Puis, une hypothèse pour  leur trouver une nouvelle utilité, par exemple : le logement des immigrés.

Voilà une idée qu’elle est bonne pour participer à la désagrégation de notre société et prétendre en implanter une nouvelle, n’est-ce pas ?

Les questions

Qu’elle est exactement la société de remplacement imaginée par les démolisseurs ? Je ne suis pas sûr que ces apprentis sorciers en aient imaginé une. Staline et Mao avaient un semblant de but le communisme, dont ils se foutaient éperdument, mais l’apparence était sauve.

Aujourd’hui, ceux qui sont à la manœuvre n’ont même pas de projet de société, leur cynisme est total, ils ne visent que le pouvoir, qu’ils comptent établir uniquement sur la peur et par la peur.

Qui sont-ils ? Se connaissent-ils eux-mêmes ? Rien n’est moins sûr.

Leurs armes sont multiples, avec entre autres les agitateurs professionnels, les couillons de service, la presse et Bercy.

La lutte est mondiale, Bercy est en pointe.

Cet aspect mondial est essentiel et, dans ce cadre, Bercy ainsi que globalement tous les services fiscaux occidentaux sont à la manœuvre pour détruire leur propre société.

Je veux dire par là que, comme les occidentaux corrupteurs de Kadhafi qui après l’avoir corrompu l’ont dénoncé et abattu pour le voir remplacé par des voyous, Bercy et ses amis ont corrompu notre société pour faire aujourd’hui chorus avec les voyous qui veulent la détruire pour s’en emparer sans autre but que d’accéder au pouvoir.

Mao n’aurait jamais pris le pouvoir sans l’aide des Américains. Les chinois ne voulaient pas de lui. Mais les américains voulaient châtier Tchang Kaï-chek le corrompu, dont ils étaient les corrupteurs. Ils se sont entichés de Mao et l’ont aidé.

C’est la même émotion stupide de culpabilité qui amène notre trop riche société à avoir honte de ses propres richesses et à favoriser la prise du pouvoir par des voyous, encore inconnus mais à la manœuvre, espérant ainsi se faire pardonner on ne sait quoi.

Quelle dérive fantasmagorique. La phobie touristique n’est qu’une poussée de fièvre de cette dérive qui ne peut finir qu’en massacre vain et stupide.

Ah les écolos ! Tout un programme d’horreurs à venir. Bien le bonjour M. Hulot.

Cordialement. H. Dumas

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Le Conservatoire du Littoral.

Voilà un truc dont il est interdit de dire du mal.

D’abord des souvenirs…..

Vers 1980, Monsieur Lamay, président de La Henin, alors puissante banque spécialisée dans l’immobilier, rachète les Salins du Midi.

Évidemment, cela coule de source, la suite ne manquera pas de sel.

Lors de cet achat, il ne vise pas spécifiquement la production de sel dans les salines mais l’exposition en bord de mer de ces établissements.

Je serai tout particulièrement concerné par son établissement sétois qui s’étend entre mer et étang sous la forme d’une plage en bordure de la méditerranée de 15 km de long.

Nous sommes en 1981, l’époque est encore imaginative et optimiste. Je proposerai sur le site un grand projet dénommé “Atolis”, qui correspondait aux espoirs d’économie touristique de la ville de Sète à l’époque encore ambitieuse, pas prête  à devenir ce qu’elle est devenue : une carte postale vide d’avenir pour feuilletons télévisés, une réserve de gentils primitifs.

Hélas pour M. Lamay la philosophie destructrice d’une certaine façon de voir le monde, représentée alors par sa majesté Mitterrand 1°, inventa le Conservatoire du Littoral, dont les terrains des Salins du Midi furent la première cible.

Ainsi, tout projet d’activité touristique le long de ces 15 kms de plage furent bannis , la nature devant s’imposer à tous, les estivants étant priés d’aller s’entasser ailleurs.

Qui pouvait s’insurger face à la dimension planétaire d’une telle ambition nihiliste? Personne évidemment. Donc, exit “Atolis”.

Ici, grâce au Conservatoire du Littoral, à l’Europe et à je ne sais quelles autorités supérieures, la nature sera totalement refaite. Un lifting géant, une plage de sable fabriquée à partir d’une ancienne route et de ses fondations broyées dans une machine gigantesque pendant des mois prendra la place de la plage précédente pourtant si naturelle, si aimante.

Des ouvrages en bois sont chargés de retenir le sable qui se faisait la malle, tout ça grillagé façon parc à bestiaux pour être sûr que le pas de l’homme n’y mettra pas les pieds. L’ensemble a coûté une fortune, ces 15 km de plage qui faisaient le bonheur d’êtres humbles, hélas humains, leur sont pratiquement interdits d’accès. C’est le désert.

Je me rappelle avec émotion les feux de camp nocturnes et les grillades que nous faisions sur cette même plage les soirs d’été de ma jeunesse, immanquablement suivis de bains de minuit soft où il arrivait que par forte chaleur le plancton s’étant emparé de la mer nous nagions dans un océan de bulles argentées par le reflet de la lune.

Soyons sérieux, cela ne pouvait pas durer.

Aujourd’hui la nature artificielle est “conservatoire-littorisée”. L’homme, cette engeance, en a été, Dieu soit loué, définitivement banni. Au lieu de se répandre librement sur ces 15 km de plage, il est prié de bien vouloir rejoindre le troupeau et de se contenter d’un m² de plage par personne, là où on lui dit et quand on lui dit.

J’espère que tout le monde a compris que c’est la moindre des choses pour ceux qui aiment la nature de ne pas avoir le droit d’y aller…. dans la nature.

C’est à ça que sert la nature.

Il faut bien comprendre que la conquête de l’ouest c’est terminé. La nature c’est pour les loups et pour les moustiques, pas pour les hommes. A eux  restent les villes et leurs égouts.

Au fait, la banque La Henin…  ça a fait faillite. Vive la nature.

Ainsi donc, cahin-caha, tous les ans nous payons largement le Conservatoire du Littoral pour qu’il nous interdise de profiter de la nature, notamment des bords de mer.

Qui voudrait que le pourtour de nos mers ressemble à la Côte d’Azur… qui attire le monde entier. Pas de ça chez nous.

Interdisons, interdisons, n’est ce pas la principale activité d’un Etat qui se respecte, ici ou ailleurs, en cela ou en autre chose ?

Vive le Conservatoire du Littoral, même si c’est le truc le plus con du monde.

Dommage que les amoureux de la nature aient honte des hommes. Ils aiment les bouses et les pets des vaches, ils détestent le CO² et la merde des hommes. C’est ainsi, rien n’y peut.

Cordialement. H. Dumas

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L’imbécile impôt progressif sur le revenu.

Rien n’est sans doute plus nuisible à une société que l’impôt progressif sur le revenu.

Il déresponsabilise de la dépense publique une grande partie de la population — plus de 50% de celle-ci en France — ce qui rend, dans une démocratie où la majorité s’impose, tout contrôle de la dépense publique impossible.

Il sert de protection aux fortunes en place qui elles seules peuvent le reporter sur leur clientèle la plupart du temps captive. Il ne gêne donc pas ces fortunes.

Il massacre les jeunes pousses économiques en les privant du réinvestissement indispensable de leur bénéfice, excessivement capté par l’impôt progressif pendant leur phase ascensionnelle.

Enfin, au motif de redistribuer le capital il le terrasse puisqu’il produit de la pauvreté que, in fine, les plus humbles partagent plus que les autres.

Tout faux.

Pourquoi, dans ces conditions, cet impôt imbécile est-il si prisé des économistes ? C’est une question qui me fascine.

Que les politiques le soutiennent, je peux le comprendre. Son aspect démagogique, son apparence d’équité, mais surtout la fausse gratuité qu’il fait miroiter aux humbles alors qu’il est évidemment inclus dans les produits ou services que leur procurent ceux qui le subissent, ont tout pour plaire aux prestidigitateurs professionnels de la politique.

Bien que comparaison ne soit pas raison, je vous propose d’imager mon propos.

Nous sommes en 1968, un homme qui sera mon ami créé son premier Centre Leclerc. J’assiste et je participerai intensément, en tant qu’architecte, à cet extraordinaire évènement que sera l’arrivée de la grande distribution.

A cette époque, l’organisation de la distribution vit encore sur les traces de la pénurie liée à la guerre. Grossistes, demi-grossistes et intermédiaires divers s’interposent entre le producteur et le consommateur. Cette chaine lourde coute environ 30% du prix des produits de consommation.

La grande distribution explose le système. Ce n’est pas sans violence, politique bien sûr, mais aussi physique. Les Centres Leclerc sont réputés à cette époque pour ne pas fuir le coup de poing, d’abord contre les extrémistes du petit commerce, puis contre les pétroliers.

Laissons là l’aspect sociétal, évoqué simplement au titre d’exemple d’une novation majeure non organisée à sa naissance comme toutes les novations, revenons à ce qui nous intéresse : l’économie et l’impôt progressif sur le revenu.

Le succès alors de la grande distribution est phénoménal, un magasin normal voit son stock tourner en une semaine et demie. Or, à cette époque les fournisseurs, après avoir d’abord refusé d’alimenter en produit les grandes surfaces, finissent par les livrer et leur appliquent les conditions de paiement en vigueur, c’est-à-dire règlement des produits livrés à 90 jours.

En 90 jours le stock va tourner six fois. Le commerçant, 90 jours après l’ouverture de son établissement possédera une trésorerie de six fois son stock, c’est un levier de trésorerie énorme.

A cette époque le fisc n’est pas ce qu’il est devenu, c’est donc en moyenne une caisse par semaine dont les résultats seront soustraits du chiffre d’affaires global, ils seront plus tard mis dans la colonne “perte pour vol” des bilans.

Voilà nos jeunes acteurs des Centres Leclerc riches, souvent les plus riches de leur ville. Imaginez le même résultat multiplié pour ceux qui ont alors mis en place un système pyramidal de succursales comme Auchan, Carrefour, etc…

Que se passe-t-il alors ?

De renégats qu’ils étaient, assoiffés de libertés et de conquêtes, ils vont devenir, en moins de dix ans, des acteurs actifs des connivences économiques et politiques, sur le dos évidement des consommateurs et des producteurs.

Tout d’abord Royer va leur créer une rente de situation en régulant les implantations de commerce, alors qu’un homme comme Edouard Leclerc avait basé tout son combat contre justement les rentes de situation géographique.

Ces rentes de situation, en liant l’implantation d’un commerce à une autorisation administrative, ont provoqué le plus grand scandale de pots-de-vin qu’ai connu la France, qui perdure mais sous des formes si sophistiquées qu’il est devenu complètement intégré à notre société et invisible, bien que nous en payons toujours la facture en tant que consommateurs.

La richesse des opérateurs de la grande distribution n’a connu aucune limite. Leur monopole non plus.

C’est ici que la charge fiscale progressive est pour eux une garantie de monopole.

Elle interdit à de nouveaux opérateurs, en admettant qu’ils puissent passer à travers le filtre administratif des implantations que la grande distribution maitrise totalement, de thésauriser les sommes nécessaires à un développement.

Un concours de circonstance particulier a permis aux premiers opérateurs de la grande distribution de capter des sommes énormes, on constate qu’ils les ont, pour leur plus grande part et pour le bénéfice de toute la société française, réinvesties.

Donc, l’entrepreneur qui dispose de fonds importants a la particularité de les remettre dans le circuit plutôt que de simplement les consommer personnellement. C’est pour cela qu’il est entrepreneur.

Arrivé à un certain niveau de puissance et de richesse que lui importe alors de payer 70% d’impôt sur le revenu. Il vous les refacturera parce qu’il vous est devenu indispensable. Par ailleurs cet impôt appliqué à ses jeunes concurrents les étouffera dans l’œuf.

Voilà pourquoi la grande distribution a perdu son intérêt sociétal, rente de situation et délire fiscal de l’impôt progressif lui assurent un fromage, pourquoi ferait-elle un effort pour vous, ses clients ?

Force est quand même de constater que la belle endormie sur son tas d’or, à notre détriment, en association étroite avec les élus, mais aussi avec vous qui défendez l’impôt progressif sur le revenu, est soudain exposée à une novation imprévue : la vente en ligne.

Cela jusqu’à que cette dernière pactise avec vous et les politiques à travers une organisation limitative mais exclusive quelconque, et bien sûr toujours l’impôt progressif sur le revenu pour neutraliser les jeunes concurrents.

Sommes-nous destinés à être des éternels dindons ? Alors qu’il suffirait de revenir à la liberté d’installation et à l’impôt proportionnel, les deux grandes conquêtes de la révolution française, pour que les activités économiques nous apportent à tous richesse et liberté.

Cordialement.

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Le collectivisme ne nourrit pas son homme

Un peu avant la révolution de 1789, le “divin docteur Quesnay” initie une pensée oubliée aujourd’hui : la physiocratie.

A cette époque 4/5 — soit 80% — de la population vit de l’agriculture. On peut dire que depuis des siècles l’économie est exclusivement agricole. Le capital — ici comme ailleurs indispensable à l’économie — se trouve donc concentré dans la propriété foncière.

Nous sommes au début d’une mutation qui verra le pouvoir économique et le capital passer du monde agricole au monde artisanal et industriel.

Les physiocrates sont les résistants de la dernière heure, ils perdront et seront emportés par la révolution bourgeoise de 1789. Mais avant cette absorption par l’histoire ils représenteront une certaine modernité et surtout ils auront raison avant l’heure, sans le faire vraiment exprès, en affirmant la primauté incontournable de l’agriculture sur tout le reste.

Quesnay croit à la propriété privée, à l’idée que telle qu’elle est imposée elle est juste et nécessaire puisque découlant naturellement des droits sociétaux édictés par la puissance qui gouverne le monde.

Cette propriété privée représente pour lui le capital, au point qu’il propose que l’impôt soit prélevé exclusivement sur la propriété foncière. Fiscalement donc rien de neuf en ce qui concerne le capital, tout comme aujourd’hui nous sommes loin de son acceptation comme unité d’accumulation et de transfert indispensable en tout sans lequel aucun progrès n’est possible.

Cependant, Quesnay trouve tout à fait normal que ce capital foncier, la terre, rapporte à son propriétaire. Ce qu’il refuse, qui fait son originalité, c’est que ses bénéfices soient réinvestis dans le commerce ou l’industrie qu’il considère comme stériles, inutiles.

On voit que la lutte pour le pouvoir économique et politique entre la bourgeoisie commerciale et industrielle et la noblesse propriétaire terrienne est en route.

En 1789 les terriens perdent, les bourgeois et leurs troupes gagnent. Aujourd’hui nous sommes encore, pour peu de temps, sous leur régime.

Que devient alors l’économie agricole ?

Les grandes propriétés sont dans un premier temps pour partie émiettées. Le pays reste majoritairement agricole, rapidement la taille des exploitations ne permet plus aux familles propriétaires d’en vivre correctement. Une profonde saignée sera faite au cours du temps dans la population jeune des campagnes pour les besoins humains de l’industrie et des guerres. A vil prix, les jeunes fuyant la campagne appauvrie.

Très rapidement le monde agricole n’aura plus les moyens d’assumer les capitaux nécessaires à l’acquisition du foncier qui lui est indispensable. Pour se défendre contre les capitaux flottants, ce monde agricole va se collectiviser.

Aujourd’hui cette collectivisation a transféré les ressources de l’agriculture vers le monde bureaucratique des coopératives qui la gouverne, depuis si longtemps que les agriculteurs qui n’ont pas eu la chance de pouvoir revenir à de vastes exploitations de terres riches sont dans la plus totale misère.

Parce que sans agriculture on meurt tout simplement de faim, le pouvoir économique de nos sociétés accepte de payer, à travers les subventions agricoles, les pots qu’il a lui-même cassés.

Cette paupérisation de l’activité agricole a permis de nourrir grassement et sans limite les armées du capitalisme industriel et commercial.

Cependant, pour éviter que le foncier agricole soit capté par ce nouveau capital et que l’agriculteur soit totalement ramené au rang d’esclave, un système de blocage des prix et des attributions du foncier  agricole a dû être mis en œuvre.

Aujourd’hui, sauf par exemple pour des territoires comme les vignes du bordelais, le foncier agricole est complètement déconnecté de sa valeur réelle. Cela permet de maintenir des prix de production bas et de larges marges pour la bureaucratie des coopératives agricoles et pour les commerçants ou transformateurs intermédiaires.

Ceci étant.

Ayons ici une pensée émue pour tous les morts de faim liés à une folie politique issue des rangs du capitalisme industriel, le communisme. Je veux parler, vous l’aurez compris, des carnages liés à l’irrespect de l’agriculture, par exemple du fait de Staline ou de Mao Tsé-Toung.

Interrogeons nous sur le dernier avatar intellectuel de ce capitalisme industriel et commercial : l’écologie.

La situation est tragique

Le blocage artificiel du prix du foncier agricole permet toutes les dérives irrationnelles de rentabilité pour cette activité vitale. Dans ces conditions une folie utopique peut s’emparer de ce monde ou lui être imposée.

C’est le cas aujourd’hui avec l’agriculture écologique qui bien qu’en recul scientifique et technique de plusieurs décennies, peut imaginer un avenir économique du fait de la dévalorisation artificielle du foncier agricole.

L’idée que cette vision écologique de l’agriculture pourrait prendre de l’ampleur s’accompagne raisonnablement du constat que la production en sera si perturbée que la famine est au bout du chemin.

Ainsi nous aurons à penser à Quesnay, à son constat de la prédominance de l’agriculture sur tout le reste. Peut-être devrons-nous revenir à sa pensée économique, un comble.

Pourtant, remarquons que la situation globale est assez semblable à celle de son époque, aux environs de 1770.

En effet, la puissance du capital industriel et commercial est aujourd’hui contestée. Tout comme à l’époque le capital agricole a dû laisser la place au capital industriel et commercial, ce dernier devra sans doute demain laisser sa place au capital des activités de service.

Et ce dernier devra, comme son prédécesseur a financé l’agriculture qu’il avait détrônée, être capable de financer l’industrie et le commerce alors en difficulté mais qui resteront indispensables.

Si pour arriver à cela ce nouveau capital est obligé d’arrêter de financer l’agriculture, quelles que soient les excuses ou explications qu’il donnera —  écologie en tête — nous mourrons de faim, de façon beaucoup plus certaine que de l’élévation de la température ou des océans.

Cordialement. H. Dumas

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Conseils pour organiser une escroquerie

L’escroquerie, à condition d’être dans le sens de l’histoire, est le moyen le plus fabuleux pour s’enrichir sans trop travailler. Si elle est parfaitement organisée elle pourra même, cerise sur le gâteau, vous apporter honneur et notoriété.

En voici les bases :

            – 1° Définir une inquiétude découlant d’un problème dont l’existence n’est pas prouvée et qui n’a aucune chance de trouver une solution raisonnée.

            -2° Exciter cette inquiétude par une communication adaptée, vers le plus grand nombre possible de cibles.

            -3° Imaginer une solution dont personne ne pourra prouver la performance en bien ou en mal. Engager les services d’autorités autoproclamées pour vanter votre solution.

            -4° Mettre en avant les premiers couillons convaincus, soit en les flattant, soit — ce qui est encore plus performant — en les faisant martyriser, voir assassiner, par des pouvoirs qui vous sont supérieurs. Vous recherchez ici la compassion comme fédérateur et l’effroi comme garantie de réalisme.

            -5° Enfin, stade ultime, si votre escroquerie est réussie vous pourrez l’imposer aux réfractaires par la force.

Quelques exemples d’escroqueries historiques, que nos sociétés ont vécues ou vivent.

La religion catholique

Basée sur l’inquiétude liée à la mort et sur la suite, cette escroquerie  a tenu le haut du pavé deux mille ans. Elle est encore vivace par endroit.

Le problème soulevé concernait l’au-delà. Evidemment peu d’information sur le sujet.

Située à l’époque dans le ciel, dont alors le mystère paraissait insoluble, l’escroquerie consistait à permettre d’y mériter une place privilégiée.

Les organisateurs de cette escroquerie particulièrement réussie avaient eu le géni de monopoliser l’information par la confession, le pouvoir par la désignation des meneurs, la soumission par la menace de l’enfer — au ciel et sur terre aussi —

Un coup parfaitement joué. On ne peut que les saluer.

L’idée qui se répand que la vie serait éphémère et que la mort serait définitive n’est plus propice à cette escroquerie, qui est à la peine.

Le communisme

Basé sur l’envie et la jalousie le plan était foireux dès le départ. De plus il affirmait qu’il pouvait parvenir à un résultat tangible, vérifiable. Grave erreur.

Le problème initial n’était pas assez global, trop réductif. Malgré une communication mondiale particulièrement dynamique, de nombreux sacrifices voulus ou subis, l’emploi sans limite de la force, ce fut un échec total.

Le résultat vérifié fut catastrophique, cette escroquerie portant très prisée pendant un temps est aujourd’hui condamnée.

L’égalitarisme

Il s’agit d’une variante du communisme. Cette escroquerie a le même moteur que le communisme, à savoir la problématique de l’envie et de la jalousie, du mal-être, mais elle n’annonce pas de résultat.

Personne n’imagine qu’un jour les hommes soient égaux. Donc, aucune chance que le problème posé trouve une solution. C’est bon ça.

Bercy, l’autorité autoproclamée, peut s’en donner à cœur joie : propagande, menace et emploi de la force, tout lui est permis.

Cette escroquerie emporte une adhésion majoritaire. Il y aura toujours un laissé-pour-compte pour démontrer que l’égalité n’est pas encore atteinte.

Ceux qui sont du bon côté de cette escroquerie moderne sont tranquilles pour un moment.

Sauf que, comme toute escroquerie, elle met en danger l’ensemble du système. Si elle finit par détruire le système, tout comme la cellule cancéreuse elle mourra avec lui. Ce n’est sans doute pas demain la veille, les escrocs de Bercy ont de beaux jours devant eux.

L’écologie

Dernière née des escroqueries à la mode, c’est la plus sophistiquée.

Basée sur la disparition de l’homme, c’est du solide. En fait, pourquoi l’homme ne disparaitrait-il pas un jour ? D’autres espèces vivantes ont déjà disparu ou sont en cours de disparition. Le problème est donc parfaitement crédible.

Toute l’astuce consiste à prétendre que la disparition de l’homme serait causée par lui-même, que donc il possède en lui les moyens de ne pas disparaitre.

La ficelle est un peu grosse pour celui qui regarde l’univers avec objectivité.

Mais qui le regarde ainsi ? N’est-ce pas pour beaucoup trop vertigineux ou désespérant ? Se croire personnellement important dans ce chaos est plus valorisant.

La communication est tonitruante et la solution si simple qu’elle en est presque débile. Mais rappelons qu’il ne s’agit que d’une escroquerie, il ne faut pas trop en demander.

Pour l’instant les organisateurs marchent sur un petit nuage. La propagande est relayée à outrance, les premiers couillons sont prêts au sacrifice ultime.

L’emploi de la force monte en puissance.

Cette escroquerie a de l’avenir, beaucoup. Elle reprend à son compte les caprices de l’univers et Dieu sait qu’il en a, elle en fait des preuves à bon compte.

Conclusion

L’escroquerie réussie emporte tout. Et, au moment où elle échoue, car évidemment elle échoue un jour, ses animateurs ne sont jamais sanctionnés, quelque soit le nombre de victimes qu’ils aient pu faire. C’est d’ailleurs à cette spécificité que l’on reconnait une escroquerie parfaitement réussie.

L’imagination des escrocs est si fertile que chaque époque a son escroquerie, il est illusoire d’espérer vivre une période sans escroquerie. Y échapper demande beaucoup de courage et de vigilence.

Bien cordialement. H. Dumas

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