Empathie : charité ou répartition.

L’empathie est, selon Larousse : « la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. »

Cette faculté intuitive tout le monde la vit, plus ou moins, et dans des espaces différents.

Une étude sociologique : « le paradoxe du privilège », se prétendant largement documentée, affirme que l’empathie serait inversement proportionnelle à la richesse.

Les pillages du 17 octobre sont la démonstration du contraire.

Je ne prétends pas que la misère diminuerait l’empathie, je crois simplement qu’étant génétique elle ne dépend pas de circonstances extérieures mais du hasard génétique qui ferait que certains seraient dépourvus d’empathie et que, chez les autres, elle serait plus ou moins développée.

L’indifférence est l’inverse de l’empathie.

Le pillage, puis le meurtre qui selon Balzac est sa suite logique, sont les marqueurs du manque d’empathie économique.

L’observation la plus criante depuis le 17 octobre est le déclenchement collectif de l’empathie, en fait la résonance collective de ce sentiment génétiquement individuel, qui peut s’énoncer ainsi : le pillage individuel est révoltant, le pillage collectif est séduisant.

Les gamins de banlieue sont fiers de leurs pillages collectifs. Leurs victimes sont évidemment détruites, l’empathie à leur égard n’est qu’une façade.

Bercy est fier de ses pillages collectifs, ses victimes sont aussi détruites, il n’y a même pas d’empathie de façade à leur égard.

L’empathie ne se traduit pas par une attitude mais par des actes dans la durée.

Nous arrivons, dans le cadre de l’empathie économique, aux deux outils que sont la charité et la répartition.

La première est une réponse individuelle aux détresses individuelles. Rarement ostentatoire du côté du demandeur, elle vit les statistiques de l’empathie du côté du donneur. Elle n’est pas un sujet de société, elle est l’humanité.

La seconde est aujourd’hui l’arme absolue du pouvoir. Elle est manipulée, empathie caricaturée elle fait beaucoup plus de dégâts qu’elle n’apporte de solutions. Elle a la prétention de réguler l’empathie, ce qui est un non-sens. Les qualités génétiques ne se régulent pas, tout au plus peut-on les comprendre et les contenir ou les favoriser. Elle crée un droit à la charité, jamais suffisant, dont l’exigence génère les pillages que nous connaissons, occasionnels ou institutionnels.

Nous en sommes là. La situation n’est pas nouvelle, elle est cyclique et banale. On connaît la fin, c’est celle de toutes les civilisations.

Bien à vous. H. Dumas

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À propos de Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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