Si j’ai bien compris.

Le temps, notre vie, serait une sorte de plan incliné, dont la base serait le néant et le sommet la vie éternelle.

Un jour, lancés sur ce plan incliné, à un niveau que nous ne maîtrisons pas, à la fois en tant qu’individu et masse globale, nous serions face au mal et au bien.

Le bien se définirait par toute initiative qui nous rapprocherait du sommet, de la vie éternelle, le mal inversement par toute initiative qui nous précipiterait vers le gouffre du néant.

La preuve de la vie éternelle est tout simplement l’existence sans cesse renouvelée de la vie.

La preuve du néant, tout aussi simplement, se constate par l’observation.

On comprend assez aisément comment nous passons de la vie au néant, beaucoup plus difficilement comment nous passons du néant à la vie.

Nous avons un déficit d’observation que certains font mine de combler par des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais dont nous devons bien nous contenter si l’on ne veut pas rester sidéré par le vertige lié à cette énigme.

L’intelligence augmentée percera-t-elle un jour le mystère du passage du néant à la vie ? Nul ne le sait, mais s’il y a une chance que cela puisse arriver, c’est elle qui l’a en main.

Contentons-nous de notre tâche, de ce pourquoi nous possédons les moyens d’intervention. C’est-à-dire la perception du bien et du mal.

Cette démarche rationalisée nous rapprocherait globalement de la vie éternelle.

Il suffirait donc de faire l’effort, qui est objectivement accessible à tous, de détecter puis de refuser tout acte qui accélère notre engloutissement personnel ou collectif vers le néant.

Où les choses se corsent, c’est que la perception du néant n’a pas la même acuité pour tous.

Par exemple, Bercy a pu paraître bénéfique pour certains, alors qu’aujourd’hui la preuve est rapportée qu’il s’agit d’une structure favorisant le pillage, qui lui-même favorise l’insouciance génératrice de la dette mortelle.

Cette difficulté est augmentée du fait que, de la même façon, nous n’avons pas tous la même vision de ce qui nous attache au bien et nous rapprocherait de la vie éternelle.

Nous n’arrivons même pas à différencier le bien individuel du bien collectif, ce qui serait pourtant la première base indispensable à une tentative de classification du bien.

En ce qui me concerne, et en désespérance de cause, je me suis attaché à chercher le bien en tout ce que j’ai fait et à éviter le mal.

Je ne sais pas où je me suis gouré, mais objectivement le résultat n’est pas fameux, je suis plus proche du néant que de la perception de la vie éternelle.

J’espère faire mieux la prochaine fois.

Bien à vous. H. Dumas.

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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