République et démocratie

En France, on a un peu tendance à mélanger ces 2 concepts, à assimiler la démocratie à la république surtout que le pays est présenté comme étant celui qui a inventé les droits de l‘homme ; avec ce sous-entendu que nous aurions aussi inventé la démocratie et le respect du citoyen !

Or, république et démocratie sont des concepts fondamentalement différents ; à tel point que nous pouvons avoir une monarchie démocratique et une république autoritaire. Ainsi, le Royaume Uni est une démocratie depuis 1640 bien qu’elle soit une monarchie et la France, depuis 1789, a souvent subi des régimes autoritaires.

Il est donc important de bien comprendre le système dans lequel nous évoluons et nous allons voir que l’utilisation de ces concepts, qui ont imprégné l’inconscient populaire, a tout du roman historique et du mythe fondateur.

La France est une république, c’est écrit dans la Constitution du 04 octobre 1958 en son article 1. La République : c’est le gouvernement par des élus désignée par le peuple ; cela veut dire que le peuple élit des représentants qui vont gouverner à sa place … en principe dans l’intérêt commun.

La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple. Le mot provient de 2 racines grecques : Kratos= pouvoir et Démos= peuple ; ce qui sous-entend que c’est le peuple qui a le pouvoir.

La démocratie peut être directe ou représentative et son concept remonte à la Grèce antique. Néanmoins, on ne peut pas vraiment faire de parallèle avec la démocratie directe pratiquée dans la Grèce classique, car, à l’époque, démocratie ne signifiait nullement que le pouvoir était partagé entre tous. Il était en fait réservé à une élite « éclairée », en fait des nobles, dans le cadre d’une entité relativement petite ; les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves étant exclus de ce système.

En examinant un peu plus précisément les choses, on s’aperçoit que nous sommes en fait confrontés à un roman national qui s’est agrémenté de nombreuses manipulations dont nous allons détailler quelques aspects …

L’illusion de la démocratie : voter c’est décider

Sous la Vème république, le principe du suffrage universel est la règle et les français pensent naïvement qu’en votant, ils décident et donc … qu’ils ont le pouvoir et il faut bien reconnaître que le système a été entièrement conçu pour qu’ils y croient. En fait, c’est surtout l’art des faux semblants et de l’illusion … Le bon peuple doit croire qu’il décide !

Et pourtant, les français font une dramatique erreur : ils votent pour un représentant qui va décider pour eux mais eux ne décident absolument rien !

Vu sous cet angle, on comprend immédiatement que voter ce n’est pas décider ; c’est seulement s’en remettre à des tiers élus qui vont décider pour vous et il peut y avoir un gouffre entre les promesses électorales d’un candidat et son action en tant qu’élu. Par contre, quand une décision est prise, et bien qu’elle ne soit prise que par quelques individus, elle s’applique à tout le monde en vertu du mandat conféré lors du vote électif. L’effet pervers est que les mauvaises décisions et leurs conséquences devront être assumées par la totalité de la population que cela celui lui plaise … ou non !

Evidemment, on nous objectera, non sans quelque raison, qu’avec une population de 68 millions d’habitants, on peut difficilement faire autrement que de mettre en place un système représentatif.

Il faut être conscient que le but de l’accès au pouvoir, c’est le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir et surtout tout faire pour le conserver et l’exercer sans partage car le pouvoir n’est pas une affaire de morale et on aurait même tendance à croire que c’est une affaire d’immoralité !

Différentes techniques sont utilisées … pour séduire l’électeur :

– on veut faire croire que le président de la république est le représentant de tous les français ; son élection au suffrage universel tendant à accréditer ce roman. Or, au mieux, il est le représentant d’une petite minorité d’électeurs, au pire d’un clan ou d’une coterie qui agit en arrière-plan et dont il est chargé de défendre les intérêts.

– on fait croire à une alternance du pouvoir alors qu’en réalité, ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir : les hauts fonctionnaires qui sont les réels décideurs. Cela ramène à la question centrale : qui détient réellement le pouvoir ?

-les candidats font tous croire à leur sacrifice ou à leur abnégation ; car ils sont forcément totalement désintéressés et nous aurons droit à un véritable festival d’hypocrisie de la part des 27 candidats déjà déclarés pour 2027. Le pire dans le genre a été le sinistre maréchal Pétain qui, en son temps, avait fait « don de sa personne à la France » et qui a, pendant quelque temps, fait figure de sauveur pour des français complètement perdus face à une défaite aussi brutale qu’inattendue.

-les candidats prétendent que tout va changer avec eux et qu’ils vont améliorer la vie de leurs électeurs. C’est malheureusement très rarement le cas, c’est même plutôt généralement l’inverse ; malgré que ce soit une vieille ficelle de la gauche marxisante voire … pseudo révolutionnaire.

En fait, la classe politique, les parlementaires et les hauts fonctionnaires, qui agissent en arrière-plan quand ils ne cumulent pas les deux fonctions, sont désormais tellement ancrés dans les structures de pouvoir que les élections n’apportent plus de véritable changement ; sauf … en pire !

Des élections sous influence

Les élections de 2017 ont donné lieu à une manipulation comme on en a rarement vues et qui restera dans les annales.

On ne me retirera pas de l’idée qu’E Macron a été élu à la suite d’un coup d’état judiciaire et politique et administratif en sabotant la campagne électorale de F Fillon avec l’irruption, sur la place publique et de manière concomitante, de faits gênants qui  sont venus ruiner sa campagne.

Du coup, E Macron, qui sortait de nulle part, qui n’avait pas de passé, qui n’avait jamais été élu et n’avait d’ailleurs jamais vu un électeur de près, était devenu le sauveur du pays !?! Il était surtout  … le candidat de l’élite administrative ; celui qui s’était engagé à ne rien changer au système alors que F Fillon avait ce défaut de ne pas être du sérail, de ne pas être un haut fonctionnaire et de vouloir s’en prendre au système politico-administratif français ; ce qui évidemment était intolérable.

La manipulation a fonctionné au-delà de toute espérance puisque E Macron a été élu, puis réélu, face à Marine Le Pen en 2022 parce que tout a été fait pour la faire monter pour la propulser au 2ème tour afin de pouvoir ensuite agiter la menace fasciste d’une extrême droite … pas vraiment extrémiste !

Les français ont fait barrage de leur crédulité et les élections se sont avérées être, par deux fois ces dix dernières années, une véritable manipulation de la part d’une certaine élite qui s’en est tapé sur les cuisses de bonheur !

Machiavel est bien au pouvoir et agit dans l’ombre !

L’Etat bienveillant

Les concepts de démocratie et de république sont en fait fondus, en France, dans un système plus général qui glorifie la toute-puissance d’un Etat omnipotent qui organise la société, protège les citoyens, agit pour le bien de tous et autres poncifs : L’Etat bienveillant !

Seulement, ce n’est qu’une image car le but du système est essentiellement de contrôler la population par l’intérêt (aides sociales)ou la menace (amendes, prison). Il ne s’agit en aucun cas de chercher le bien être de la population mais juste d’obtenir la paix sociale par sa soumission au système. On s’arrange donc pour donner les apparences de la bienveillance mais on n’hésite pas à éborgner la population contestataire à coups de LBD si elle se montre trop agressive (gilets jaunes).

Ce n’est pas par hasard que la radio télé d’Etat est outrageusement de gauche et sectaire ; elle agit dans le sens du pouvoir qui veut exclure une certaine forme de parole considérée comme trop dangereuse pour le système ; tout comme ce n’est pas par hasard que le gouvernement veut réguler la parole sur les réseaux sociaux et  protéger les jeunes pour, finalement, contrôler tout le monde !

Car, qui contrôle l’information détient le pouvoir en tant qu’instrument de persuasion quitte, si ce n’est pas suffisant, à user de la peur et de la menace pour que la population se soumette. Autrement dit, la fin justifie des moyens ; le but étant de conserver le pouvoir … quitte à manipuler le système en invoquant des arguments qui ne sont que des faux semblants.

En fait, l’appareil d’Etat, qui n’a aucun respect pour l’individu, se méfie de la population et de ses mouvements incontrôlables ; raison pour laquelle, il exerce, par derrière, une surveillance de masse en y consacrant tous les moyens et une forme de contrôle social qui ne dit pas encore son nom ; mais toujours pour votre bien et votre sécurité.

Conclusion :

En France, il existe, depuis fort longtemps, une conception verticale et hiérarchique du pouvoir qui évidemment s’oppose à toutes les « lubies démocratiques de certains illuminés irresponsables » !

Le pouvoir est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au peuple ; raison pour laquelle nos élites ne veulent pas d’un système de RIC (référendum d’initiative citoyenne), ou de votation à la Suisse qui les bloquerait dans leurs décisions ; raison pour laquelle il convient aussi d’éviter les référendums aux résultats aléatoires car le bon peuple ne vote pas toujours dans le sens voulu par le pouvoir ; et ça le pouvoir, il n’aime pas !

Bien cordialement à tous !

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A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, diplomé de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage ma vie entre la France et la Grèce. Pour moi, le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

Une réflexion sur « République et démocratie »

  1. “Je ne suis pas le roi de France.

    Je ne suis pas la Sainte Eglise.

    C’est vous tous qui êtes le roi et la Sainte Eglise.”

    AUTHENTIQUES PAROLES DE SAINT LOUIS, prononcées sur son vaisseau “La

    Montjoie”, avant d’arriver à Damiette.

    (TOUT LE CONTRAIRE, COMME VOUS LE VOYEZ,

    DU SATANISTE…”MANU-MACHIAVEL” ;

    “L’IMPOSTEUR-FAUX MONARQUE”

    ET “LE VAMPIRE” DE CLAUDE REICHMAN,

    DONT IL A PRIS LES ATOURS BLEUS ET LA “REVOLUTION EN MARCHE”,

    POUR RUINER LA FRANCE… AU LIEU DE L’ENRICHIR !!!)

    AUSSI, POUR SAUVER LE PAYS AVANT 2027,

    PRENONS MAINTENANT LE CHAOS DE VITESSE

    ET C’EST “IN EXTREMIS”…QUE LES ESCROCS TOMBERONT !

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