LA FISCALOCRATIE

Notre pays vit sous le régime de la Fiscalocratie.

Son organisation est tout à fait comparable à la Théocratie iranienne, telle que décrite dans Wikipédia : « Le système institutionnel iranien, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, présente l’originalité de faire cohabiter deux légitimités. Une légitimité démocratique et politique, d’une part, issue du suffrage populaire et une légitimité religieuse, d’autre part, incarnée en priorité par le Guide de la Révolution. »

Notre Fiscalocratie fonctionne de la même manière. Nous avons d’un côté tous les attributs d’une démocratie, avec des élus et des élections et de l’autre un pouvoir absolu basé sur une croyance imposée, dont les représentants, autoproclamés entre eux, sont bunkérisés à Bercy et exercent seuls le pouvoir absolu, légalement et factuellement.

Le résultat est le même qu’en Iran. Les Français pensent, agissent et votent inutilement. Le pouvoir fiscal absolu est servi par ses penseurs qu’il est interdit de contrer en parole ou en écrit, par ses gardiens que sont les agents du fisc, la justice et les forces de l’ordre. La société est noyautée par la délation obligatoire à tous les niveaux.
L’ordre fiscal règne en maître absolu. Chacun de nos actes, chacune de nos libertés sont suspendus à des conditions — non ou difficilement accessibles, souvent carrément inventées pour la cause — entrainant systématiquement des sanctions fiscales.

Tout comme en Iran, cette organisation génère une dictature, chez eux théologique, chez nous fiscale, qui détruit les libertés et par voie de conséquence la société. Il n’est pas de société sans protection des libertés individuelles. La preuve en est rapportée sur notre terre depuis des siècles, en fait des millénaires.

Dans la pratique tout cela est anticonstitutionnel, et pourtant cela est.

Les fiscalocrates basent leur pouvoir sur la trahison des articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ils la justifient par une interprétation dénaturée d’une pulsion humaine noble : la charité, qu’ils rabaissent à une utopie — malsaine parce qu’empreinte d’envie et de jalousie – baptisée l’égalitarisme.

Il n’est pas de porte de sortie.

En effet notre justice n’échappe pas au pouvoir absolu des fiscalocrates. Comme toutes les justices qui ne sont, la plupart du temps, que l’incarnation du pouvoir, la nôtre, entre l’apparente démocratie et la réalité fiscalocrate de notre pays, a choisi son camp : la fiscalocratie.

D’ailleurs, il n’est pratiquement plus possible de la saisir puisque l’avocat est devenu obligatoire, ce qui pose deux problèmes : le premier, ses honoraires élevés qui limitent drastiquement sa collaboration ; le deuxième, son évidente dépendance aux jugements des magistrats pour ses clients qui limite forcément sa liberté d’expression.

Par ailleurs, si par cas vous pensiez pouvoir quand même saisir la justice, si votre naïveté était à ce point intense, cela vous couterait, comme on dit : un bras.

Car la justice, non seulement vous oblige à prendre un avocat couteux, mais elle vous punit de la déranger, indirectement, à travers le fameux article 700, qui vous est mis sur le dos chaque fois que vous êtes perdant. Et, contre la fiscalocratie, vous êtes TOUJOURS perdant. Notre Justice se prétend au service de tous, ce n’est pas le cas, seuls ceux qui sont capables d’en payer le prix peuvent la solliciter.

Je vais vous donner un exemple qui va vous faire sourire sans doute, hélas pas moi.

Le 22 novembre 2022, je publiais sur ce site un billet dont le titre était : « Le brocanteur de Bullecourt était-il en état de légitime défense ? » Le fameux Bruno Lemaire, alors chef incontesté de la fiscalocratie, m’a immédiatement embastillé et poursuivi !!!

J’ai été assigné en urgence absolue, je mettais le pays en danger… Je me suis défendu… j’ai perdu, coût : 1 500 €.

J’ai fait appel (mes conclusions d’appel)j’ai perdu, coût : 4 000 €. J’ai été en cassation… j’ai perdu, coût : 3 000 €.

Vous ne vous trompez pas, total : 8 500 €, plus les frais d’avocats, soit 12 000 €, la routine.  

Mais, car il y a un « mais ».

Dans le même temps que Bruno, le chef des fiscalocrates, me poursuivait au civil — pour bien enfoncer le clou et dans l’espoir sans doute de me voir en prison hors de sa vue et de celle de ses acolytes — pour le même motif : le fameux billet du 22 novembre 2022, il me poursuivait en correctionnelle.

Et là, le miracle qui maintient la petite lueur d’espoir, qui nous ramène à la constitution, à l’article 11 de la DDHC : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » La Cour d’appel de Paris confirme que ce que j’ai écrit dans mon billet du  22 novembre 2022 n’est pas délictuel, ce dont tout le monde, sauf les fiscalocrates, était convaincu.

La morale :

Je me fais voler ici, par les fiscalocrates, 12 000 €, pour un motif jugé inexistant, avec l’aide de leur justice captive. Et si ce n’était que ça.

En réalité c’est plus de 2,5 M€ qu’ils me volent, me mettant à 82 ans en pure faillite et dans le plus grand dénuement. Après une vie d’intégrité professionnelle et sociale absolue.

Alors oui, je me considère en état de légitime défense par rapport à ces fiscalocrates.

La suite à venir avec vous, si vous entrevoyez la réalité.

Bien à vous. H. Dumas

PS : Les pièces s’ouvrent en cliquant dessus, elles sont signalées en gras et en couleur…

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...
112 vues

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Une réflexion sur « LA FISCALOCRATIE »

  1. Je cite : Le 22 novembre 2022, je publiais sur ce site un billet dont le titre était : « Le brocanteur de Bullecourt était-il en état de légitime défense ? »

    Vous avez exprimé une opinion, la vôtre. Etait-elle diffamatoire vis à vis de quiconque et donc en risque de délit puni par la loi ? A priori non, ce qu’a confirmé la Cour d’appel de Paris à votre encontre.

    En fait, par votre billet, vous avez dérangé un séant bien en place qui a décidé de vous punir, non par la loi, en empruntant toutefois les canaux de la “justice” pour vous faire taire. Et faire taire l’opinion qui respecte le droit, par d’abord la censure puis le refus de débattre n’est pas synonyme d’une bonne santé de la démocratie.

    Nous le voyons aujourd’hui avec le cas de Jacques Baud au niveau de l’UE, celle qui nous gouverne en fait : https://www.lecourrierdesstrateges.fr/comment-jacques-baud-experimente-la-mort-sociale-injectee-par-lue-par-thibault-de-varenne/

    Evidemment, je connais aussi cette cette affaire qui fait le tour du monde en ce moment par d’autres canaux instruits, c’est à dire intelligents. Je vous invite à là suivre, tant elle ressemble en beaucoup de points à ce vous subissez depuis de longues années.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *