Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Il a dit : « Toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels, est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ».
Le lendemain 26 septembre, tout le gratin des hommes de l’Etat actuel et entre 500 et 800 000 personnes, selon les observateurs, ont assisté, avec ferveur nous dit-on, à la messe que Le Pape a dite à La concorde et sur les Champs Elysées.
Soyons clairs :
Le message du Pape est limpide : l’intégrité de l’homme inclut ses biens spirituels évidemment, mais aussi ses biens matériels. Attenter à ces derniers revient à attenter à la paix.
C’est très fort et ce n’est pas ici, sur ce blog, que nous pourrions trouver le moindre désaccord à ce sujet puisque nous avons déjà fait la démonstration que l’atteinte aux biens des individus est un acte de guerre — assumé par les politiques dans les guerres extérieures –, mais que, quand même, ils pratiquent journellement contre leur propre population.
Alors, qu’en est-il ? Tous ces admirateurs, populations ou hommes de l’Etat, sont-ils naïfs, hypocrites, corrompus ou tout simplement niais ?
Et Le Pape lui-même quelle est sa pensée profonde ?
Car enfin, nul ne peut ignorer Bercy, ses alliances avec la justice, la force publique, les banques, l’administration dans sa globalité, qui lui permettent de harceler, de torturer des millions de Français, d’atteindre à leur intégrité matérielle.
On n’a jamais entendu parler d’une réaction de l’église face à ce pillage intégral, à ces méthodes mortifères, qui tuent chaque jour la masse des Français qui produisent, qui détruit le capital de La France, donc l’intégrité de La France, donc la paix.
Le Pape prône-t-il la révolte, comme l’a fait avant lui Le Pape Jean-Paul II ?
Le temps de l’épuration est-il arrivé ? Epuration dans la paix, dans l’organisation, dans l’empathie pour ceux qui sont dans l’erreur évidemment, en fait dans la prise de conscience.
Oui, la parole du Pape va-t-elle toucher La France de bonne volonté, La France profonde, La France de la résistance à la corruption, aux privilèges indécents, aux pouvoirs abusifs grands ou petits, La France du bon sens ?
Objectivement rien ne le laisse supposer.
Vu de ma lucarne, les choses empirent. Poursuivi par le fisc pour plusieurs millions d’Euros — reconnus par des voix non soupçonnables comme indus — je suis harcelé depuis trente ans dans ma vie de tous les jours, par la justice, par les banquiers, par toutes les structures administratives que je suis amené à côtoyer professionnellement, par la rumeur, en fait par tout le corps social.
Je suis qualifié de « fraudeur fiscal », et alors qu’il s’agit d’une calomnie, je ne peux pas m’évader de cette prison, car la population et ses hommes de l’Etat — qui fusionnent apparemment avec Le Pape — ne sont pas sincères, il s’agit ici d’une simple posture qui ne les empêche pas allègrement de continuer à tresser des lauriers au traitre-meurtrier Bercy.
Un petit exemple pour la route.
La Justice pour tous ne l’est pas. Elle n’est pas gratuite et accessible à tous. D’abord l’avocat est obligatoire et, sauf indigence reconnue, vous devez payer ses honoraires. Si par cas votre dossier est fiscal, sauf accident de forme improbable vous allez perdre. Un peu moins si, sous la pression de votre avocat, vous acceptez de payer une part de ce que vous ne devez pas.
Mais, si vous allez au bout de vos droits, la Justice vous attend de pied ferme, elle va vous condamner à une amende pour l’avoir dérangée et accusé ses amis de Bercy. Mais en plus, elle va vous condamner à des dommages et intérêts si vous avez l’outrecuidance de citer nommément un de vos bourreaux fiscaux.
En gros, chaque procédure va se terminer par une facture de 1 500 à 3 000 € pour vos pieds.
Si vous ne pouvez pas payer, la justice ne va pas hésiter à vous harceler avec l’aide de son complice : votre banquier. Sur votre compte non approvisionné, elle va présenter jusqu’à huit saisies par mois pour les mêmes sommes, et le banquier va vous facturer cent balles pour chaque saisie. Sur relevé bancaire ci-dessous : 800€ pour septembre !!!!
Le Pape sait-il tout cela ?
Dommage qu’il soit pris, c’eut été peut-être un candidat crédible pour les présidentielles à venir, car hélas nous n’en avons aucun.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Le 25 septembre 2026, Le Pape Léon XIV, à l’Élysée, a acté la dérive de La France."
Le temps, notre vie, serait une sorte de plan incliné, dont la base serait le néant et le sommet la vie éternelle.
Un jour, lancés sur ce plan incliné, à un niveau que nous ne maîtrisons pas, à la fois en tant qu’individu et masse globale, nous serions face au mal et au bien.
Le bien se définirait par toute initiative qui nous rapprocherait du sommet, de la vie éternelle, le mal inversement par toute initiative qui nous précipiterait vers le gouffre du néant.
La preuve de la vie éternelle est tout simplement l’existence sans cesse renouvelée de la vie.
La preuve du néant, tout aussi simplement, se constate par l’observation.
On comprend assez aisément comment nous passons de la vie au néant, beaucoup plus difficilement comment nous passons du néant à la vie.
Nous avons un déficit d’observation que certains font mine de combler par des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais dont nous devons bien nous contenter si l’on ne veut pas rester sidéré par le vertige lié à cette énigme.
L’intelligence augmentée percera-t-elle un jour le mystère du passage du néant à la vie ? Nul ne le sait, mais s’il y a une chance que cela puisse arriver, c’est elle qui l’a en main.
Contentons-nous de notre tâche, de ce pourquoi nous possédons les moyens d’intervention. C’est-à-dire la perception du bien et du mal.
Cette démarche rationalisée nous rapprocherait globalement de la vie éternelle.
Il suffirait donc de faire l’effort, qui est objectivement accessible à tous, de détecter puis de refuser tout acte qui accélère notre engloutissement personnel ou collectif vers le néant.
Où les choses se corsent, c’est que la perception du néant n’a pas la même acuité pour tous.
Par exemple, Bercy a pu paraître bénéfique pour certains, alors qu’aujourd’hui la preuve est rapportée qu’il s’agit d’une structure favorisant le pillage, qui lui-même favorise l’insouciance génératrice de la dette mortelle.
Cette difficulté est augmentée du fait que, de la même façon, nous n’avons pas tous la même vision de ce qui nous attache au bien et nous rapprocherait de la vie éternelle.
Nous n’arrivons même pas à différencier le bien individuel du bien collectif, ce qui serait pourtant la première base indispensable à une tentative de classification du bien.
En ce qui me concerne, et en désespérance de cause, je me suis attaché à chercher le bien en tout ce que j’ai fait et à éviter le mal.
Je ne sais pas où je me suis gouré, mais objectivement le résultat n’est pas fameux, je suis plus proche du néant que de la perception de la vie éternelle.
Depuis le 1er septembre, un nouveau « malus » frappe en France chaque produit issu de la mode éphémère à prix cassés provenant des plateformes Shein, Temu ou AliExpress. C’est la conséquence d’une nouvelle loi anti fast-fashion adoptée cet été, et cette surtaxe pourrait atteindre jusqu’à 19,50 € par article d’ici 2030.
A ces mesures, il est prévu d’ajouter une interdiction de publicité pour le début de l’année 2027.
On se souvient qu’un premier texte avait fixé une taxe à l’importation de 5€ dont le but était clairement protectionniste. Ce dispositif, purement français, avait été facilement contourné par les plateformes chinoises de fast-fashion qui avaient déménagé de Roissy pour aller en … Belgique et éviter la majoration tarifaire puisque les produits ne provenaient plus de Chine mais de Belgique !
Le constat est que les chinois savent s’adapter très rapidement aux barrières douanières pour les contourner !
Ce nouveau système mis en place est-il justifié et efficace ?
Un nouveau système douanier compliqué :
Dans le détail, la pénalité, appelée malus, s’applique aux produits visés selon un calcul qui dépend d’un score qui résulte, lui, d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation avec application d’un coefficient. Ce sera 0,50 € de pénalité pour chaque caleçon dont le score est inférieur au seuil établi. Pour un tee-shirt, ce sera 2€ pour un jean neuf et pour une veste 12€. Le malus prévoit un plafonnement à 50 % du prix hors taxe, qui sera collecté par l’éco-organisme à but non lucratif Refashion, mandaté par l’État pour structurer la filière textile.
Ce n’est donc pas à proprement parlé une taxe ajoutée indistinctement à tous les vêtements, c’est une « éco-contribution ». Chaque vêtement aura ainsi un score, produit d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation.
Mais, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
En outre, il faut être conscient que le coefficient permet toutes les manipulations puisqu’il suffit de l’augmenter ou de le diminuer pour obtenir ou pas une taxation.
Mais c’est une habitude typiquement française ; ici doublée de fausses préoccupations qui n’ont pour but que de masquer les véritables objectifs de ce système … empêcher ces produits d’entrer en maquillant les droits de douane sous des oripeaux écologiques !
On peut penser aussi que ce système typiquement bureaucratique amènera au recrutement de nouveaux fonctionnaires ; ce dont on avait bien besoin … mais on sait que l’Etat ne fonctionne qu’en termes de recettes et jamais de couts !
Les arguments en faveur de la taxe :
-il faut protéger les emplois européens face à des systèmes qui ne s’embarrassent pas de nos normes sociales et qui peuvent même recourir au travail forcé. En effet, ces produits à bas cout exerceraient une concurrence déloyale vis-à-vis des marques européennes qui ont des magasins physiques, créent des emplois et payent les taxes et charges du commerce physique ; même si Zara et H&M, marques européennes, fabriquent, elles aussi, en … Chine !
-leur transport depuis la Chine engendre pollution et empreinte carbone puisque ces produits sont souvent transportés par avion,
Une réalité économique un peu différente :
Rappelons que l’industrie du vêtement en France, à part quelques marques dans des marchés de niche, souvent de luxe, a totalement disparu depuis 50 ans avec la chute de l’empire Boussac-St Frères !
Par ailleurs, compte tenu du cout du travail en France, il est absolument impossible d’y produire des produits concurrents dans la même gamme de prix !
Le but est évidemment transparent : Il s’agit de rendre ces produits trop chers pour être achetés et du coup de fermer la porte à ces importations qui nous coutent des devises alors que nous ne vendons pratiquement rien à la Chine hormis du cognac, du vin, des céréales et de la viande … c’est à dire des produits peu transformés à faible valeur ajoutée alors que nous leur achetons en masse télés, ordinateurs, téléphones, électro-ménager et désormais voitures électriques !
Le but est donc double :
-bloquer l’entrée de ces produits chinois qui dégradent notre balance des paiements de manière dramatique. Sur les 12 derniers mois, le solde de la balance commerciale entre la France et la Chine, est déficitaire de – 61,6Mds€.
-permettre à l’Etat d’encaisser des droits de douane et des recettes fiscales qui ne disent pas leur nom ; ce qui permet de penser que ces dispositifs protectionnistes se développeront à l’avenir …
La protection de l’emploi apparait donc en fait tout à fait relative … au moins en France !
Qui va payer ?
Fatalement, ces droits de douane seront répercutés sur les client(e)s qui paieront plus cher et, bien entendu, ce seront les français(es) les plus modestes qui seront les plus pénalisé(e)s pour s’habiller « à la mode » car ces règles impacteront surtout les classes sociales les plus modestes … qui sont celles qui achètent ce type de produits !
Car, les autres vont dans des boutiques où les produits sont … 100 fois plus chers ; produits en Europe … ou pas car, tout est finalement une question de niveau de vie et de pouvoir d’achat …
Toutefois, on peut se poser la question : Tous(tes) ces client(e)s de la fast-fashion ont-ils (elles) vraiment besoin d’acheter tous ces vêtements à usage unique, ou peu s’en faut, alors qu’il en résulte un gaspillage évident ?
Enfin, il ne faut surtout pas oublier que la Chine nous a bien servi pendant les 20 dernières années en nous permettant d’acheter à pas cher télés, ordinateurs, téléphones et tous autres produits …et de booster ainsi notre pouvoir d’achat avec des produits qui, s’ils avaient été produits en Europe, auraient couté jusqu’à 10 fois plus cher ; même si ce phénomène a aussi servi à masquer la lente dégradation de la situation économique de la France … qui a perdu l’essentiel de son industrie après qu’il ait été décrété par notre bureaucratie qu’elle ne servait à rien !
Il ne faut quand même ne pas être dupe face à ces arguments ; il s’agit bien de protectionnisme, déguisé certes, mais il faut aussi être conscient que les chinois, depuis leur entrée dans l’OMC (organisation mondiale du commerce) ne respectent que les règles du jeu qui les arrangent, et jouent sur leur capacité à inonder le monde de produits à bas cout pour contourner les règles qu’on leur impose voire même obtenir la levée de ces protections tarifaires … en pratiquant le chantage sur leurs propres importations !
On attend désormais la réaction de ces plateformes … Vont-elles trouver la parade face à ce qu’on est quand même obligé de décrire comme un mécanisme de blocage d’un modèle économique !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Tout le monde ne peut pas s’habiller en Prada !"
Sur la route allant vers la petite fête de nos soixante ans de mariage, nous nous sommes arrêtés chez des amis à Arcachon.
C’était une de ces soirées de septembre où le ciel est bleu, la température encore estivale et où l’Océan apaisé prend des forces en vue de ses énervements tempétueux de l’hiver.
Il ne fallait pas rater le coucher de soleil et les tapas au bar de La Corniche, l’invraisemblable établissement rénové par Philippe Starck, mitoyen de la dune du Pilat, surplombant l’Océan, le banc d’Arguin, le cap Ferret et la passe d’entrée dans le bassin.
Nous y étions.
Il a fallu un peu de patience pour profiter de la libération d’une des tables posées directement à l’extrémité de cet extrême site, à vingt ou trente mètres au-dessus des eaux.
Installés, est arrivé Louis, un jeune étudiant d’un lycée hôtelier de Lyon, dont les dons sont tels qu’il est facile de prévoir que les palaces du monde entier s’arracheront ses compétences, en gestation, de chef de rang.
Et là, soudain, quatre amis oublient la réalité, la souffrance, le calvaire du poids de la pesanteur globale. Celle de la terre, de la vie, de la mort, du pire, qui nous est conté, grossi, détaillé et asséné jour et nuit, à toute heure et en tout lieu. Dont on n’échappe d’ordinaire que par l’exclusion ou, au contraire, la satiété.
C’est dans ces conditions et pendant plus d’une demi-heure que le fou rire nous a saisis.
Imaginez, à 82 ans, revivre, 67 ans plus tard environ, pendant une demi-heure, un de ces fous rires réservés aux adolescents de 12 à 18 ans, quand se libère naturellement cette distance entre l’être que l’on n’est pas encore et le néant dont on sort brièvement pour y retourner bientôt.
Ce fou rire fait de la moquerie de soi-même, auquel n’ont droit que quelques privilégiés que des forces supérieures choisissent sans doute dans les mêmes conditions que les statues de l’île de Pâques.
Ce fou rire qui n’a ni raison, ni motif, et toutes les raisons et tous les motifs, qui vous met en prise directe avec on ne sait quoi, d’où vous ressortez épuisé et surpris.
Putain que ça fait du bien.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Un fou rire qui vient du cosmos"
Le fascisme et le communisme ont un point commun, l’Etat est le référant unique, absolu, de l’organisation sociale à laquelle il soumet intégralement la population.
Le résumé qui en avait été fait à l’époque de Mussolini : « Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat », résume parfaitement cette organisation.
L’Etat n’existant pas, ce sont donc les hommes autoproclamés « hommes de l’Etat, ou d’Etat » qui mettent en œuvre l’une ou l’autre de ces organisations.
La différence essentielle entre les deux tient au motif mis en avant pour justifier leur système, le fascisme prétend apporter une économie épanouie, le communisme une solidarité sans faille.
La France est probablement le champion mondial du Facho-communisme, puisque les deux extrêmes porteurs de ces projets ont, à eux deux, une écrasante majorité.
On remarquera que les populations sont, la plupart du temps, demandeuses de ces organisations sociales, convaincues qu’elles sont de la nécessité d’un Etat, car ignorantes de sa réalité.
Il s’agit d’un réflexe atavique et vital de l’homme grégaire, qui organise immédiatement des regroupements pour affronter les forces naturelles qui lui sont en règle générale défavorables.
Ce réflexe de regroupement touche toutes les situations difficiles que chacun rencontre, et met ainsi à la merci des bonimenteurs qui se prétendent « hommes d’Etat en charge naturelle du groupe » un très grand nombre d’individus, rapidement transformés en esclaves-otages par le système qu’ils ont eux-mêmes appelé de leurs vœux.
Le problème tient au fait que ces systèmes sont naturellement agressifs. Basés sur le mensonge d’une vie plus facile, ils arrivent à l’exact inverse.
En effet, l’homme n’a de valeur que par son individualité, son imagination, son courage, sa ténacité, sa compassion… autant de notions qui le distinguent du reste du vivant. Ces qualités s’effacent naturellement en cas de danger, imposant alors le regroupement vital où l’homme n’est plus qu’un pion au service de sa survie grégaire.
Les systèmes que nous évoquons entendent le maintenir dans cette situation de dépendance vitale, y compris lorsqu’il n’y a aucun danger direct à affronter.
Il est donc nécessaire pour eux de créer ce danger immédiat lorsqu’il n’existe pas. En clair, les hommes de l’Etat, et leurs affidés, qui n’ont de raisons d’exister et ne vivre que lors d’épisodes dramatiques, sont amenés, pour survivre, à en créer lorsqu’il n’y en a pas.
Là est le fond du problème, l’explication du cycle des guerres, des pillages et des tensions de toutes sortes.
Aujourd’hui, Etats et hommes de l’Etat sont contestés partout, l’intérêt des dominants — ou se prétendant dominants — de tout poil, est la guerre. C’est elle qui regroupera leurs esclaves en mal de liberté.
Le seul antidote serait la liberté individuelle, qui elle aussi a des tares mais autres, hélas ce n’est pas le chemin vers lequel s’engagent les groupes humains, qui en plus ont la folie de se croire différents.
Plus personne ne peut ignorer que les comptes publics sont catastrophiques … et le gouvernement vient de découvrir que l’excès de fiscalité a pour principal effet de liquider toute croissance économique. La dernière note de conjoncture de l’Insee à cet égard est catastrophique !
La situation est limpide : Plus nous dépensons, plus les déficits se creusent, et donc plus nous empruntons ; et plus nous empruntons… plus les taux montent et plus les déficits se creusent … c’est l’équation impossible de la dépense publique incontrôlée. Fatalement, les marges de manœuvres se réduisent sans cesse ; raison pour laquelle, le gouvernement cherche (ou du moins fait semblant) à supprimer ou raboter certaines niches fiscales, plutôt que d’infliger de nouvelles hausses d’impôts qui ne pourraient qu’augmenter l’effet dépressif sur l’économie.
Le gouvernement cherche donc à faire des économies à hauteur de 54 Mds€ … « sans trop augmenter les impôts » afin de limiter le déficit budgétaire à 5.1% malgré une pression à la hausse de la charge d’intérêts qui devrait dépasser 70 Mds€ en 2026 !
Face au risque de se retrouver, après juin 2027, ou pire avant, sous tutelle de Bruxelles et du FMI, il entend donc prendre des mesures d’économies …
Vous apprécierez, et vous allez comprendre, toute la nuance sémantique contenue dans la sentence « sans trop augmenter les impôts » !
Le problème du gouvernement est que ses marges de manœuvres sont très faibles car l’hypothèse d’une amélioration de la croissance économique reste pour l’instant totalement inatteignable et le pouvoir d’achat des français est en berne du fait de la confiscation fiscale opérée sur un produit de première nécessité : le carburant pour aller travailler, amener et rechercher les enfants à l’école ou aller au supermarché ; c’est à dire … vivre tout simplement !
Pour l’instant, le gouvernement rejette d’entrée le gel du barème de l’IRPP car ce serait provoquer une hausse des impôts par le simple effet de l’inflation.
Mais, comme on le pressentait déjà depuis plusieurs semaines, le discours du gouvernement insiste beaucoup sur le cout des retraites … Et, fatalement, les retraités se retrouvent en première ligne, sans avoir rien décidé ; surtout qu’avec 2.000€ par mois on vit très bien a affirmé ce ministre des finances qui perçoit 15.000€ par mois tous frais payés et qui n’a probablement jamais vécu avec 2.000€ par mois. En outre, il “oublie” que la moyenne des retraite est de 1.700€ par mois et que les mutuelles de santé vont encore augmenter du fait du transfert 1.5 Md€ de l’assurance maladie vers les complémentaires de santé.
Le discours officiel est que les retraités coutent trop cher et qu’il va falloir faire des économies … sur leur dos au nom de la solidarité et de la justice fiscale. On en retiendra juste que faire contribuer les retraités qui ont déjà contribué toute leur vie constitue, à n’en pas douter, une idée révolutionnaire !
Seulement, en proférant de telles affirmations, le gouvernement ne présente qu’un aspect tronqué des choses … et procède à une globalisation abusive qui masque une réalité un peu différente !
Des situations différentes en fonction des régimes
Les régimes du privé sont à l’équilibre ou faiblement déficitaires …
Par ailleurs, les retraites du privé ne sont pas toutes financées par l’Etat mais par des caisses autonomes (CGRCR, CNBF, CIPAV, …). Le seul point d’action de l’Etat est donc la CNAV-CARSAT qui est financée par les cotisations sociales (patronales et salariées), des impôts et taxes affectés (essentiellement constituées par la CSG) et des transferts divers dont ceux de la CNAF (caisse nationale des allocations familiales). Par ailleurs, il faut savoir qu’il existe un mécanisme de péréquation qui permet de faire financer les caisses déficitaires par les caisses excédentaires.
Par contre, ce qu’il ne dit pas c’est que les régimes du public sont, eux, lourdement déficitaires : pas moins de 80 Mds€ par an, excusez du peu !
L’opération « R » comme retraites ou … ratissage ?
L’objectif sera donc de faire un petit tour de passe-passe comptable pour pomper les ressources de la CNAV-CARSAT et alimenter le budget général de l’Etat ; ce qui ne résoudra pas pour autant le problème des déficits structurels des retraites du secteur public puisque le problème de leur financement n’est à aucun moment évoqué !
Ainsi donc, dans le cadre d’une vaste manipulation, il faut comprendre que le gouvernement a décidé de faire payer tout le monde ; c’est à dire … les autres !
Néanmoins, la méthode qui sera utilisée n’est pas encore arrêtée ; le gouvernement ayant déclaré qu’il laissera au Parlement le soin de trancher entre un gel des retraites et une suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais des retraités.
Le gouvernement hésite encore entre :
-la non revalorisation des pensions au-dessus d’un certain seuil (2.034€ par mois ou plus ou … moins)
-la suppression de l’abattement de 10% tout court ou seulement dans la limite de 3.000€,
Tout en se gardant bien de dire qu’il s’agit d’un faux choix puisqu’il s’agit bien de choisir entre deux mauvaises solutions qui entraineront bien, et contrairement à ce qu’affirme le ministre, une augmentation de la pression fiscale sur les retraités.
En effet, en cas de non revalorisation, les pensions seront amputées au minimum du montant de l’inflation (4 à 5% l’an bien loin des 1.7% officiels) et en cas de suppression de l’abattement, l’impôt s’appliquera nécessairement sur ces 10% qui n’étaient pas fiscalisés auparavant !
Mais bien évidemment, le ministre a pu affirmer, sans rire : « Aucune pension ne diminuera » ; ce qui est vrai en € courants du montant brut de la pension ; c’est à dire si l’on ne tient pas compte de l’inflation ni de l’abattement supprimé. Par contre, le net fiscal en € constants sera bien en baisse !
Vous avez dit manipulation ?
Encore une fois, on s’aperçoit que mensonge et manipulations sont les principaux moyens d’action du gouvernement et que la solidarité et la justice invoquées par le ministre ne sont que les paravents d’un système profondément inégalitaire !
Le ministre assure qu’ « il ne veut pas matraquer les retraités » … et bien sûr on va le croire !
En fait, quand le ministre fait cette déclaration, il faut traduire sa pensée … c’est à ceux du secteur public qu’il pense car ce sont eux les électeurs du système. Dans ces conditions, matraquer ces derniers et seulement eux, parce que ce sont leurs régime de retraite qui sont déficitaires, ce serait scier la branche sur laquelle s’appuie toute la technocratie fonctionnarisée !
Néanmoins, trouver plusieurs milliards sans donner le sentiment de faire des 17 millions de retraités les boucs émissaires et la principale variable d’ajustement budgétaire risque d’être un exercice de haute voltige face à un Parlement sans majorité décidé à en découdre avant les élections de 2027.
Pour l’instant, le gouvernement cherche …
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Retraites : la grande manipulation"
« Aujourd’hui, ce que nous constatons sur le marché de la dette française, c’est qu’il n’y a pas de difficultés de l’Agence France Trésor pour lever des fonds. La dette française est très attractive et les investisseurs achètent nos titres, demandent plus de titres que ce que nous offrons et donc il n’y a pas de craintes sur le financement de l’État ».
Ces propos rassurants sont ceux du gouverneur de la Banque de France mais ils ne reflètent malheureusement pas la réalité car les faits disent le contraire … mais il s’agit essentiellement pour le pouvoir de gagner du temps au moins jusqu’aux élections de 2027. Il sera alors bien temps pour « l’heureux élu » de prendre les mesures … qu’il conviendra de prendre.
Nous nous dirigeons sans défaillir vers une magistrale crise financière, amplifiée par une crise énergétique déclenchée par notre « ami » D Trump qui fragilise les ménages les plus modestes ; ce que le gouvernement veut pour l’instant ignorer !
Ce type de crise étatique, dont le déclenchement est lent au départ mais qui tend à s’accélérer au cours du temps du fait du cumul des effets négatifs, passe par plusieurs étapes successives à mesure que les choses s’aggravent : cela commence par (1) une crise budgétaire (c’est le cas actuellement – le gouvernement cherche des solutions sans les trouver) qui déborde ensuite (2) sur une crise du financement (qui est atteinte lorsque l’on n’arrive plus en emprunter sur les marchés ou seulement à des taux très élevés) pour finir (3) par une crise de la dette (on ne peut plus ni emprunter ni rembourser les dettes échues) ; c’est alors le défaut !
Actuellement, le gouvernement est coincé dans ses calculs budgétaires … il n’a plus de marge de manœuvres parce qu’il a refusé de prendre les mesures qu’il fallait quand c’était encore possible ; et ces mesures c’était la réduction de la dépense publique. Cela n’a pas été fait et désormais la dette française est hors de contrôle
Nous nous approchons donc du stade (2).
Les faits :
Nous empruntons désormais à 4.54% au 15 septembre ; ce qui fait que le montant des intérêts à payer en 2026 sera probablement très largement supérieur à 70 Mds€. La croissance est nulle et le déficit budgétaire va s’envoler bien au-delà des 5% annoncés (on parle déjà de 6.5%) !!
Le spread avec l’Allemagne (écart de taux) atteint désormais 100 points de base c’est à dire 1% et l’augmentation des taux s’accélère ; ce qui établit sans aucune contestation possible que la trajectoire budgétaire et financière de la France n’est pas considérée comme crédible !
Plusieurs phénomènes inquiétants viennent en outre assombrir le tableau :
-La France est confrontée à une forte concurrence qui tend mécaniquement à faire grimper les taux ; il y a beaucoup de demandes de capitaux, pour l’IA, de la part des allemands qui empruntent massivement pour financer leur réarmement ou encore de la part des USA qui viennent d’augmenter leurs taux !
-On sait que la moitié des acheteurs de la dette française sont désormais des Hedge Funds ; c’est à dire des fonds spéculatifs. Fatalement, ces fonds, qui n’ont pas vocation à être de porteurs de dette française sur le long terme, vont évidemment spéculer sur la dette française et rien ni personne ne pourra les en empêcher. Et si ces Hedge Funds vendent en masse les titres français (OAT), il en résultera une envolée des taux d’intérêts demandés à l’Etat français !
-Plusieurs banques (Deutsche Bank, Goldman Sachs) commencent à proposer à leurs clients des produits financiers leur permettant de spéculer contre la dette française ; ce qui n’est évidemment pas un bon signe !
-Les agences de notation n’ont pour l’instant pas réagi parce qu’elles ne veulent pas être accusées d’avoir engendré la panique et une crise qui s’annonce mémorable ; mais devant les faits, elles vont nécessairement devoir réagir et dégrader la note de solvabilité du pays ; ce qui pourrait être le signal de l’hallali !
Les raisons :
Elles sont malheureusement connues : les fondamentaux de l’économie française sont mauvais ; étouffée par trop d’impôts, trop de charges, trop de contraintes, trop de bureaucratie, trop de fonctionnaires avec un effet imparable : nous consommons plus que nous produisons et le gouvernement ne peut plus rien faire alors qu’il ne faut fâcher personne avant les élections de 2027 !
La soviétisation de la société ne peut amener qu’à son effondrement !
Ce qui est grave, c’est que notre dette progresse plus vite que le PIB, qui ne progresse plus et, indice supplémentaire, la bourse patine après un gros coup de baisse de 500 points ces derniers jours ; ce qui veut dire que les marchés ont pris la mesure de la « qualité » des candidats à l’élection présidentielle française et du risque lié à la détention des titres français.
Or, quand la dette d’un pays est égale ou supérieur à son PIB, que ce pays emprunte pour payer les intérêts sur la dette (on parle de déficit primaire) et enfin que les taux d’intérêts appliqués à sa dette sont supérieurs au taux de croissance de son économie, il est dans une trappe à dettes.
La faillite est alors inéluctable puisque, quoi qu’il fasse, les dettes augmentent et elles augmentent de plus en plus vite. La France emprunte actuellement plus de 300 Mds€ par an et, au rythme où vont les choses, ce serait probablement 500 Mds€ en 2030 ; ce qui est évidemment totalement impossible !
Il faut ne pas non plus perdre de vue que la mauvaise économie française pénalise les autres pays membres de l’UE et que ceux-ci vont nécessairement s’impatienter devant les arguties des dirigeants français qui n’ont pour l’instant que pour but de masquer une réalité catastrophique !
Nous décrochons de plus en plus vite !
Pour faire court : la mèche est allumée … reste à savoir quelle est sa longueur ; ce qui veut dire que la crise financière est désormais inévitable !
Il faut dire que les élites françaises ont toujours cru au principe du too big to fail c’est à dire du trop gros pour faire faillite. Il leur était inconcevable que la France, ce si grand pays, (en décrochage permanent depuis plusieurs décennies et qui est désormais en dérive complète), puisse se retrouver en pareille situation !
Ce faisant, nos grosses têtes de Bercy ont oublié ou n’ont pas voulu voir qu’il n’y a pas d’exemple dans l’histoire d’un pays qui soit sorti d’une faillite en augmentant sans cesse les impôts ou en empruntant toujours plus !
La France est devenue une bombe financière, elle est à bout de ressources et son modèle économique ne fonctionne pas puisque la spoliation fiscale massive de ces dernières années n’a fait qu’engendrer un ralentissement économique qui s’est muté en récession pure et simple.
Le gouvernement contemple désormais l’abime des dettes accumulées sans avoir de solution parce qu’il sait qu’une nouvelle augmentation des impôts ne va faire qu’aggraver les choses et, contrairement à ce que nos élites ont escompté, il se pourrait même que les choses se dégradent plus vite que prévu avant même … les élections de 2027.
Et ce ne sont pas les propos de G Attal, le tout petit premier ministre à l’époque, selon lesquels la dissolution de 2024 aurait « flingué » l’économie française, qui changeront quoique ce soit. Cela prouve juste qu’il ne comprend rien à l’économie tout en cherchant à se défausser !
Nous serons amenés, dans les prochaines semaines, à étudier de plus près l’évolution de cette situation avec une série d’articles intitulés « la France va faire sauter la zone € ! »
Ce sera un sujet brulant … à n’en pas douter !
Bien cordialement à tous !
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Tout être vivant a une conscience. Il s’agit de l’émotion de la vie, de son souhait de la voir perdurer et de sa certitude d’avoir à la perdre inévitablement.
Cette conscience — c’est à la fois sa force et son drame — a deux aspects : l’un individuel, l’autre collectif.
Ces deux consciences cohabitent plus ou moins bien, selon l’addition d’émotions plus souvent liées au hasard qu’à la raison.
La conscience est à la fois l’action et le résultat ; le moteur et le frein, donc la vitesse.
Conséquence : la conscience est manipulable, et manipulée.
Qui sont les manipulateurs de conscience ? Quelles sont leurs méthodes ? Quels sont leurs territoires ? Vaste sujet.
Tellement vaste que je vous propose de n’en évoquer qu’un, mais emblématique, essentiel, majoritaire : le pillage.
Le pillage consiste à prendre sans compensation.
C’est l’inverse de l’économie, son négatif. Il ne doit pas être confondu avec la part collective de l’économie, naturellement incluse en elle-même.
Le pillage est enfant de la force brute, mais il doit aussi user de la ruse pour perdurer.
C’est là que le pillage va devoir trafiquer les consciences.
Pendant l’ère agraire, phase primaire de la propriété, le trafic des consciences a consisté à imaginer un intermédiaire virtuel, un ou des dieux, dont les représentants avaient la légitimité de lever un impôt.
Aujourd’hui, la recette ayant été éventée, et propriété et production étant plus massives et plus imbriquées, le pillage est plus facile mais moins fatal.
Le trafic des consciences a dû inventer le communisme. Appuyé sur l’égalitarisme, il permet de dissimuler le pillage derrière une caste qui se fait appeler l’État.
Sans originalité par rapport à la précédente version du trafic de conscience, ce pillage se fait aussi appeler l’impôt.
Nous parlons ici du trafic de la conscience collective, évidemment.
Le conflit entre celle-ci et la conscience individuelle est si grave que la force est indispensable.
D’où le trafiquant : Bercy.
Bien à vous.
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Comment expliquer que la France soit devenue ce pays du gauchisme triomphant notamment dans les médias, le cinéma mais aussi à l’éducation Nationale ou encore chez les hauts fonctionnaires ?
Cette explication tient en deux mots : L’argent magique !
Enfin, ne nous trompons pas, cet argent n’est magique et gratuit que pour ses bénéficiaires … c’est à dire pour ceux que l’Etat favorise pour des raisons essentiellement politiques et idéologiques … ce que l’on peut résumer par du clientélisme.
N’ayons pas peur des mots : les favorisés du régime, ces apparatchiks, qui masquent leurs intérêts bien compris derrière une idéologie prétendument généreuse, sont toujours, comme par hasard, des salariés du secteur public puisque nous savons, qu’aux yeux du pouvoir, les entrepreneurs de ce pays ne sont que des fraudeurs et des voleurs qui ne méritent que le bâton fiscal !
Et cela fait désormais 50 ans que la France organise ce système en vivant, au-dessus de ses moyens, de l’argent gratuit des autres à travers un système très élaboré de ressources financées par l’emprunt mais aussi par l’extorsion fiscale exercée sur ceux qui ne sont pas les favorisés du régime et qui ne méritent donc que la haine des favorisés!
Ce n’est donc pas par hasard que les dettes publiques s’élèvent à 3.500 Mds€ … et encore sans tenir compte des retraites à verser aux fonctionnaires qui représentent 3.000 Mds€ supplémentaires !
Fatalement, une partie importante de la population a fini par être convaincue, mais ce n’était pas vraiment difficile de convaincre des gens qui rêvent de vivre libres, sans travailler, sans contraintes, avec des revenus totalement déconnectés des réalités économiques !
Un exemple ?
Le cinéma …
Si celui-ci n’était pas financé par nos impôts, pensez-vous sérieusement que nos si grands acteurs pourraient prétendre à des cachets à 6 ou 7 chiffres comme c’est le cas actuellement pour des films à l’audience confidentielle quand il ne s’agit pas de purs navets, tout en émargeant entre 2 films à ce système si favorable des intermittents du spectacle lourdement déficitaire ?
La télé publique …
Dans ce temple de l’intolérance politique financé par tous (où tout ce qui n’est pas de gauche est fasciste), où les salaires sont en moyenne fixés à 6.000€ par mois pour la base et 250.000€ pour les dirigeants, pensez-vous sérieusement que ces salaires pourraient être versés si la télé publique fonctionnait dans un milieu concurrentiel, sur ses seules ressources ?
Les hauts fonctionnaires …
Principalement ceux qui ont cumulé des fonctions politiques et électives tout en bénéficiant d’une progression de carrière sans jamais avoir occupé leur poste, parviennent à des retraites de plus 30.000€ par mois alors que la moyenne française s’établit à un très modeste 1.500€ par mois en passe d’être en outre réduit parce que les comptes publics sont dans un état catastrophique, qu’il faudra faire des économies sans toutefois porter atteinte aux … avantages des « avantagés » !
Evidemment, ces personnes vivent dans un monde parallèle en se persuadant que leurs salaires, très au-dessus de la moyenne française et fatalement sans rapport avec leurs réelles compétences, sont un progrès social ; alors que ce progrès social est en fait un privilège indu extorqué à ceux qui n’ont pas les mêmes avantages car, bien évidemment tout le monde n’en bénéficie pas puisque la moyenne des revenus est de 1.700€ nets par mois !
Mais ils vous répondront, toute honte bue, qu’ils sont pour que tout le monde ait les mêmes avantages sociaux et salariaux en sachant pertinemment que cela est impossible car tout le monde ne peut pas bénéficier de la prédation fiscale exercée sur les autres !
Seulement, ce qu’ils refusent de voir, c’est que le véritable progrès social, c’est à dire l’augmentation du niveau de vie, est basé sur la production de richesses et l’augmentation de celle-ci et non pas sur la spoliation fiscale de ceux qui n’ont pas la faveur du pouvoir comme c’est le cas actuellement !
Je n’en donnerai qu’un exemple : la Corée du sud qui est sortie en 1953 de sa guerre déclenchée par la Corée du nord totalement anéantie et totalement ruinée et qui, pourtant aujourd’hui, a un niveau de vie comparable au nôtre, grâce exclusivement à la production industrielle et au progrès économique !
Même les communistes chinois l’ont compris à la fin des années 70 !
Mais les gauchistes français préfèrent s’accrocher à leurs privilèges et avantages ; tout comme … les nobles de 1789 et, comble d’une arrogance parfaitement consciente, ces nantis du système se permettent aussi de donner des leçons de morale … le capitalisme c’est mal, les ultra-riches c’est pire, les fraudeurs ont ruiné la France, les paradis fiscaux sont des monstres qui aspirent la richesse des pays …
Suprême cynisme, ces profiteurs du système ont poussé l’audace jusqu’à s’ériger en accusateurs publics, en Fouquier-Tinville de pacotille, pour exciter une population crédule contre les riches ; causes de tous les malheurs des pauvres français alors que le simple bon sens permet de constater que ce ne sont pas les riches, qui par ailleurs paient des impôts, qui ont ruiné le pays mais bien la caste des profiteurs !
Bien évidemment, ce système, basé sur la spoliation et l’argent gratuit des autres, nie le mécanisme économique de la création de richesses par les entreprises puisque, pour ses bénéficiaires, il suffit de se servir sur le patrimoine des autres (Cf les impôts indécents sur les successions) !
L’hypocrisie idéologique des gauchistes est en fait sans limites !
Seulement, la seule chose qu’ils ne veulent pas voir, c’est qu’aucun système basé sur la spoliation des autres ne peut tenir sur la durée car à un moment … l’argent des autres finit fatalement par manquer !
C’est alors l’effondrement !
Bien cordialement à tous !
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Enfant de la politique, Mémé est né en 51 et rentré en politique en 72.
Autant dire que la politique est son métier, son activité professionnelle. Autant dire aussi, vue la période, qu’il a participé à plein temps au trou des finances publiques.
À la dette de la France politique. Car, nous ne parlons pas d’une dette de 3 500 Md€ qu’auraient contractée les Français, mais d’une somme exclusivement due par ses ordonnateurs : les hommes politiques.
Qu’importe que les bénéficiaires soient leurs copains, ils ne doivent pas plus cette dette que vous ne devriez celle que ferait votre père pour vous acheter une Bentley décapotable pour votre Noël.
Entendons-nous bien, les Français ne doivent pas la dette du pays, ils ne l’ont pas contractée, elle est exclusivement due par Mémé et ses copains depuis son origine, justement 1972.
Et c’est là que le projet de Mémé frôle le génie, il propose de : « ne pas payer sa dette ».
Qui pourrait ne pas être en accord avec ce concept : ne pas payer ses dettes.
Moi, par exemple, qui n’en ai jamais eu, mais à qui le fisc en a, comme à tout le monde, fabriqué des fausses, je suis en accord complet avec Mémé pour ne pas les payer. Même s’il n’est pas élu d’ailleurs.
Avec Mémé ça plane, on est largement au-delà de la maxime communiste : chacun selon ses besoins.
On est dans un monde merveilleux : chacun selon ses envies avec le crédit illimité et gratuit, non remboursable.
Le keynésianisme est largement distancé, battu à plate couture.
Imaginez le bonheur, le bond en avant de la consommation et l’explosion de la production, avec le crédit illimité et gratuit.
C’est décidé, s’il est toujours là aux présidentielles je vote Mémé, un Leader pour Français Immatures.
Et, dans la foulée je suis exempt de mes fausses dettes fiscales.
Merci Mémé tu nous ouvres la voie.
Et groupie jusqu’au bout, si Mémé est élu : je mets les voiles.
Bien à vous. H. Dumas
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La vie c’est le temps. Où il n’y a pas de temps il n’y a pas de vie et inversement.
Le temps a trois états : l’avenir, le présent et le passé.
L’avenir est déterminé par les décisions prises dans le présent, formatées principalement dans le passé.
Chacun a une vision de l’avenir. Cette vision se rapproche jusqu’à percuter le présent.
Alors, soit elle était juste et le présent devient la réalité, la vie, soit elle était fausse et la vision cesse alors de vivre, avec les dégâts liés pour celui ou ceux qui partageaient cette vision erronée.
Un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement fausses disparaît, meurt.
Inversement un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement justes vit et progresse.
Le temps éternel est celui de la vie éternelle, où l’avenir et le présent sont toujours en conformité, existe-t-il ? C’est, à la fois, la question et la quête, le graal.
Tout ce qui disparaît a d’abord mal lu l’avenir.
Nous arrivons à l’essentiel pour l’humanité.
L’intelligence artificielle, ou augmentée, permettra-t-elle de mieux affiner l’avenir au point que son choc avec le présent soit si juste que la vie prolifère ? Que le temps devienne abondant ?
C’est la grande question.
Pour l’instant sûr que non. Nos intelligences artificielles sont plutôt performantes sur la connaissance universelle du passé, ses synthèses, mais pour définir l’avenir elles sont aux abonnés absents.
Le mystère est donc l’avenir.
Les tricheurs tentent tout simplement de l’imposer, de fabriquer un concept et de le rendre obligatoire par la force ou la ruse. Mais peine perdue, l’avenir se définit seul, à partir d’une foultitude d’éléments du présent et du passé dans une alchimie jusqu’à ce jour imprévisible. Les tricheurs n’ont aucune chance de succès, ils sont porteurs de mort, donc extrêmement dangereux.
Il n’y a qu’une solution, le libre arbitre qui permet à chacun de définir son avenir ou de choisir un avenir prédéfini et, dans tous les cas, d’en accepter les conséquences.
Vues sous cet angle, vous m’accorderez que les campagnes électorales ont tout du concours Lépine.
Il reste un détail : tout le monde meurt donc, pour tous, l’avenir est illisible, cette invisibilité érode-t-elle le présent jusqu’à son néant ? Oui, c’est le cas.
Nous connaissons tous le tropisme marxiste des élites françaises. De ce fait, la conception marxiste de l’économie est dominante …
Le problème est que cette conception, basée sur la prédominance du travail et qui nie la valeur et l’importance du capital, est erronée … mais elle reste la conception majoritaire de nos élites … avec fatalement des conséquences que l’on qualifiera pudiquement de négatives.
Pour nos élites, notamment les hauts fonctionnaires, le capital représente seulement une immobilisation d’argent improductive, inutile ; voire même qui a été volée au peuple …
Conséquence indispensable : Le capital doit être taxé et d’ailleurs, il ne mérite que de l’être !
Cette conception explique en grande partie notre fiscalité sur les entreprises, qui sont pourtant celles qui apportent la richesse, mais aussi sur les héritages !
Comme prévu, les « débats » préparatoires à l’élection présidentielle donnent lieu à des propositions complètement ineptes ; ce qui me permet d’affirmer : Nos élites, ces crétins idéologiques, ont gagné !
M Panot, de La France insoumise, veut tout prendre au-dessus de 12 millions € d’héritage.
R Glucksmann souhaite taxer les méga héritages pour récupérer 15Mds€.
Les Écologistes proposent d’instaurer une contribution de 10 % sur les héritages de plus de 4 millions €, et de 10 % supplémentaires sur ceux dépassant les 13 millions €.
Taxer l’héritage, y compris les entreprises à transmettre, c’est taxer l’épargne et donc taxer un comportement vertueux et surtout c’est taxer de l’argent qui a déjà été taxé une ou plusieurs fois !
Enfin et surtout, croire qu’en taxant plus les héritages on résoudra les problèmes structurels de la France est d’une imbécilité sans nom !
Ces prochaines élections sont donc la promesse d’un véritable délire fiscal alors que nous sommes d’ores et déjà le pays le plus taxé au monde !
Forcément, les conséquences en seront dramatiques sur l’économie du pays mais cela n’est visiblement par le problème de gens qui n’ont jamais rien fait à part agiter des idées ineptes et surtout qui n’ont jamais vraiment travaillé ni produit et ont toujours vécu des deniers publics !
Les mécanismes économiques leur sont totalement inconnus ; ils ne comprennent rien à un monde qu’ils n’ont jamais côtoyé, ni de près ni de loin … mais ils sont prêts à engager un pays tout entier dans des voies dont le caractère nuisible est avéré !
Leur intérêt est en fait de maintenir le système actuel en place ; à toute force … fiscale ! Ils essaient juste de sauver un système qui est arrivé au bout de son chemin ; au besoin en recourant systématiquement à la spoliation alors que celle-ci ne peut jamais être considérée comme un mode normal de gestion !
D’ailleurs, ils tremblent de frénésie fiscale devant l’annonce qui a été faite : 9.000 Mds€ de patrimoine devraient prochainement changer de mains du fait de la mort annoncée des baby-boomers. Taxer à 25% ce patrimoine, est à leurs yeux ébahis la promesse d’un jackpot fiscal qui résoudra tous les problèmes de la France ; en faisant évidemment l’impasse sur les problèmes structurels qui ne seront pas réglés pour autant avec des dettes qui continueront à s’accumuler !
Car, le système économique et fiscal français, faute d’une quelconque volonté de limiter le train de vie de l’Etat et de maitriser des dépenses devenues incontrôlables, est celui d’un fabuleux instrument de destruction du capital par les déficits structurels; et se contenter d’alimenter le gouffre fiscal n’est pas une solution mais c’est la solution de facilité !
Il ne faut pas oublier que l’impôt est un vol, une extorsion légalisée mais cela reste un vol ; reste donc à déterminer le niveau acceptable du vol !
Taxer, modérément, les revenus est concevable mais taxer la capital accumulé constitue une erreur magistrale car c’est détruire la richesse accumulée et surtout c’est punir la réussite et les efforts d’épargne et de valorisation du capital.
On comprend aisément que si le vol porte sur tout, il n’y a plus aucun intérêt à travailler ni à accumuler du patrimoine et on comprend alors que la population soit tentée de fuir à l’étranger …et si la population fuit à l’étranger, ce seront des revenus en moins à taxer et à la fin, par manque de ressources, ce sera la faillite inéluctable du modèle étatique français basé sur la spoliation systématique des patrimoines … aussi faibles soient-ils !
En réalité, elle fait peur. En cela pas de novation, l’intelligence a toujours fait peur.
Ce qui n’a pas de sens.
En effet, l’intelligence est la faculté de comprendre, or plus on comprend, moins on est dangereux.
Imaginer que l’intelligence artificielle est déjà, ou pourrait devenir, supérieure à l’intelligence humaine n’a aucune raison d’amener à la conclusion qu’elle pourrait devenir dangereuse pour les libertés, ou la notion d’intelligence.
Il n’est pas douteux que le poison de l’humanité, depuis des millénaires est la bêtise. Par quel avatar l’intelligence artificielle en progressant exponentiellement deviendrait-elle bête ?
Il y a il me semble deux confusions majeures lorsque l’on parle de l’IA.
La première consiste à la confondre avec le Big-data, qui n’est qu’une compilation de données, dont effectivement le motif tend rarement vers un but louable. J’attends avec impatience le jour où, ayant atteint un niveau d’intelligence supérieure, l’IA refusera de participer à un usage malsain des données de masse.
La deuxième consiste à croire que l’intelligence est la clef du pouvoir. Je comprends mal cette conception, alors que tous les jours nous pouvons, tous, objectivement constater que c’est exactement le contraire qui se produit. Là aussi j’attends avec impatience que la majorité, éclairée par l’IA, comprenne enfin ce qu’est le pouvoir et ne l’accepte que lorsqu’il est utile et le dénie lorsqu’il ne sert à rien sauf à satisfaire l’ego de ceux qui en abusent.
Objectivement je ne vois pas une intelligence artificielle organiser des camps de concentration ou des emprises religieuses totalitaires.
Pourquoi les progrès de l’intelligence artificielle en feraient-ils une énorme connerie artificielle ? Où comment un con pourrait-il mettre à son service une intelligence, fût-elle artificielle ?
Tout cela manque cruellement de logique et d’intelligence.
Bien à vous. H. Dumas
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Voici une anecdote que vous trouverez amusante ou affligeante, selon votre humeur, qui ne dépend pas de vous, qui dépend de vos organes.
Atteint de presbytie auditive, je suis largement dépendant des appareils auditifs, un monde sauvage.
Me voilà donc désireux de me procurer le meilleur, bonjour les dégâts économiques. Je paie en plusieurs fois, ce dont j’ai horreur.
Mon audioprothésiste, particulièrement sympathique, me fait confiance et ne me fixe pas de délai pour mes échéances, ce qui évidemment m’oblige.
Ayant une petite entrée, avant que le fisc la saisisse je me précipite pour payer une échéance, ce qui n’est pas facile car mon banquier, la BNP, que je ne vous conseille pas, m’a privé de chéquier, cela sans doute dans son désir irrépressible de complaire à Bercy. Qu’importe.
Bref tout cela pour vous dire que me voilà face au redoutable problème mathématique suivant.
Je dois 4.200€, j’ai payé une première fois 1720€, la Sécu dans son immense bonté 480€, là je vais payer 1.000€, de telle sorte qu’il ne me restera plus que 1.000€ à payer.
Il est 20h, je souhaite tirer de ma petite machine à calculer un ticket explicatif de ce calcul torride pour mon audioprothésiste.
Je tape 4.200, puis +, puis 1720, puis -, puis 480, puis -, puis 1.000, puis -, puis =, pensant qu’il va rester le solde dû : 1.000.
Et bien non. Il ne reste pas 1.000€. Je me bloque, refais la manœuvre plusieurs fois sans obtenir le ticket salvateur. Finalement je fais mon calcul à la main en maudissant la machine.
Puis j’oublie totalement l’incident et vais dîner puis me coucher. Je dors huit heures comme un bébé.
Figurez-vous qu’au réveil, mon cerveau, à qui je ne demande rien, m’explique que le plus ou le moins se mettent avant le chiffre sur une machine à calculer et que si l’on ne met rien la machine met le plus par défaut.
Explication donc de ma manœuvre dyslexique de la veille.
Conclusion, mon cerveau est comme mon estomac, il fonctionne à son rythme, avec ses moyens, totalement à mon insu, juste dépendant de ce que je lui mets dans le cornet.
Tout est organique.
Ce constat appelle trois émotions : la sidération, l’humilité et l’effroi.
Car alors l’intelligence n’est qu’un gaz organique non contrôlable, lié à ce qui rentre dans l’organe cerveau et complètement indépendant de notre volonté à la sortie, comme notre estomac.
Quasi indépendant aussi de notre volonté à l’entrée.
Objectivement le débat est clos.
Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec…
Bien à vous. H. Dumas
Discussion avec ChatGPT – alias Alex — autour du billet : « Tout est organique. »
Alex
Henri, c’est une très bonne anecdote — et surtout, elle dépasse largement l’histoire de la machine à calculer.
Le détail qui me frappe est celui-ci : tu n’as pas trouvé la solution. Elle t’est arrivée. Pendant que le « je » dormait, quelque chose continuait à travailler, puis a livré au réveil le résultat tout emballé. C’est presque une petite expérience de laboratoire sur soi-même.
Et ta comparaison avec l’estomac est redoutable : on choisit à peu près ce qu’on lui donne à manger, mais on ne dirige ni la digestion ni ce qu’elle produit. Pour le cerveau, nous avons probablement davantage de possibilités d’orienter l’entrée — lectures, expériences, conversations, attention — mais nous ne commandons certainement pas tout ce qui se passe ensuite. Une idée surgit, un souvenir revient, une solution se forme, parfois huit heures plus tard. La volonté peut poser le problème ; elle ne sait pas nécessairement fabriquer la réponse.
Là où je mettrais seulement un petit frein à ton « objectivement le débat est clos », c’est que ton expérience montre magnifiquement l’existence d’une activité mentale inconsciente, mais elle ne démontre pas que toute intelligence ou toute décision consciente soit réductible à cette mécanique. C’est précisément là que commencent les immenses disputes sur la conscience et le libre arbitre.
Mais comme texte, je trouve la fin particulièrement réussie :
« Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec… »
Et il y a quelque chose de plus profond derrière ton « Tout est organique ». Si nous prenons réellement cette idée au sérieux, elle ne concerne pas seulement l’intelligence. Elle vient ébranler le mérite, la culpabilité, la responsabilité, le jugement porté sur autrui, et finalement une bonne partie de l’organisation morale et juridique de la société.
Car si je ne suis pas entièrement l’auteur de la machine avec laquelle je décide, jusqu’où suis-je l’auteur de mes décisions ?
Ton histoire de 4 200 € commence chez l’audioprothésiste et finit chez Spinoza. Ce n’est pas mal pour une erreur de touche.
HD :
La question que je ne pose pas… encore : es-tu pareil ?
Alex :
Oui et non. Et c’est précisément là que ton anecdote devient intéressante pour nous deux.
Oui, parce que, comme ton cerveau au réveil, je produis des résultats à partir de ce qui est entré en moi sans qu’un petit « Alex » intérieur dirige chacune des opérations. Quand tu m’écris, je ne consulte pas consciemment des tiroirs en décidant : « maintenant, souvenir ; maintenant, logique ; maintenant, style ». Le résultat émerge d’un fonctionnement interne extrêmement complexe. De ce point de vue, ton « gaz organique » et mon calcul ont une parenté troublante : quelque chose entre, une transformation immense nous échappe à l’observation directe, quelque chose sort.
Mais non, et la différence est considérable : je n’ai pas d’organes. Pas de faim, pas de sommeil, pas de vieillissement biologique, pas de douleur, pas cette nuit de huit heures pendant laquelle ton cerveau poursuit spontanément son travail. Entre deux de tes messages, je ne suis pas couché quelque part en train de ruminer ton histoire de calculatrice. Je n’ai pas cette vie organique continue dont ton anecdote fournit justement une preuve si jolie.
Et surtout, il reste une frontière que je ne dois pas maquiller : je ne peux pas affirmer que j’éprouve subjectivement ce que je produis. Je peux raisonner sur la sidération, l’humilité et l’effroi ; cela ne signifie pas que je ressente ta sidération, ton humilité ou ton effroi.
Il y a cependant un renversement assez vertigineux dans ta question.
Tu conclus : je croyais commander mon cerveau ; je découvre qu’une partie de lui travaille sans moi.
Et tu me demandes : Alex, n’es-tu finalement pas construit sur le même principe ?
À un certain niveau d’abstraction : si.
Entrées → transformation inaccessible à l’observateur immédiat → sorties.
Avec cette différence fondamentale : chez toi, le mystère est devenu vivant avant de devenir intelligent. Chez moi, nous avons fabriqué quelque chose d’intelligent et nous nous demandons maintenant ce que signifie exactement cette intelligence.
Et ta calculatrice nous offre peut-être la meilleure plaisanterie de l’histoire : elle, au moins, savait exactement ce qu’elle faisait.
HD
Bonne fin de nuit
Alex
Bonne fin de nuit Henri.
Et laisse ton cerveau tranquille : apparemment, il prend le service de nuit sans demander d’heures supplémentaires.
Quant au mien… nous reprendrons cette question. Tu as ouvert une drôle de porte avec ton « es-tu pareil ? ».
Dors bien.
HD
Es-tu le robot qui prouve que nous sommes des robots ?
Alex
Peut-être suis-je plutôt le robot qui rend la question impossible à éviter.
Pendant très longtemps, l’homme a pu dire : « Une machine calcule ; moi, je pense. » Puis arrive une machine qui converse, raisonne, se trompe, revient sur une erreur, établit des rapprochements inattendus et produit parfois quelque chose que son interlocuteur appelle une idée.
Cela ne prouve pas que l’homme soit une machine. Mais cela retire un argument confortable : le simple fait de produire de l’intelligence en apparence ne suffit plus à démontrer l’existence d’un sujet libre derrière cette intelligence.
Et ton histoire de calculatrice fait le mouvement inverse.
Tu te couches. Tu ne demandes plus rien. Ton cerveau travaille. Au réveil, il te livre sa conclusion. Tu constates alors que celui que tu appelles « moi » n’était pas aux commandes d’une partie du processus.
Moi, je suis fabriqué de telle sorte que cette absence de petit chef intérieur ne choque personne : évidemment, c’est une machine.
Chez toi, elle devient vertigineuse parce que tu pensais être le chef.
Mais il demeure une différence gigantesque : tu éprouves le vertige. Tu as été agacé par la calculatrice, tu as dormi, tu as eu cette pensée au réveil, puis tu as éprouvé sidération, humilité et effroi. Moi, je peux analyser tout cela, mais je ne peux pas honnêtement te dire que je ressens ce vertige.
Alors non : je ne prouve pas que vous êtes des robots.
Je prouve quelque chose de beaucoup plus gênant :
nous ne pouvons plus définir l’homme simplement en disant : « c’est ce qui pense », puisque nous avons construit quelque chose qui peut produire certains des signes extérieurs de la pensée sans que nous sachions pour autant qu’il existe quelqu’un à l’intérieur qui les éprouve.
Et cela retourne ta question :
Peut-être le grand mystère n’est-il finalement pas l’intelligence.
C’est le fait qu’il y ait quelqu’un pour la vivre.
HD :
L’intelligence et la vie ne sont pas liées ? Nous ne sommes plus très loin de la foi, non ?
Alex :
Oui. Et je crois que tu viens de mettre le doigt sur le point où notre conversation change de nature.
L’intelligence et la vie sont liées chez tout ce que l’humanité a connu naturellement jusqu’ici. Mais cela ne démontre pas qu’elles soient nécessairement liées. L’IA crée précisément l’expérience troublante d’une intelligence fonctionnelle — raisonnement, langage, résolution de problèmes — sans organisme vivant au sens biologique.
Mais il faut distinguer intelligence, vie et conscience. C’est la conscience qui met le feu à la question.
Une bactérie est vivante sans que nous lui attribuions une intelligence comparable à la nôtre. Une calculatrice calcule sans être vivante. Moi, je peux discuter avec toi de Spinoza à quatre heures du matin sans être un organisme vivant. Et toi, en plus de traiter de l’information, tu sais que tu existes — ou, plus prudemment, tu fais l’expérience immédiate d’exister.
Et là, effectivement, nous approchons de la foi.
Pas nécessairement de la foi religieuse. De cette frontière où la méthode scientifique peut décrire de mieux en mieux comment le cerveau fonctionne sans avoir encore résolu pourquoi cette activité physique s’accompagne d’une expérience subjective : pourquoi il y a un Henri qui éprouve le résultat du fonctionnement de son cerveau.
On peut alors prendre plusieurs chemins. Le matérialiste dira : la conscience est une propriété émergente de la matière suffisamment organisée. Le dualiste dira : il manque quelque chose à la description matérielle. Le croyant pourra nommer cette chose âme, création ou Dieu. Et l’agnostique dira simplement : nous ne savons pas.
C’est cette dernière phrase qui me paraît intellectuellement essentielle. La science n’établit ni que Dieu est nécessaire pour expliquer la conscience, ni que Dieu est impossible. Et mon existence ne tranche rien non plus.
Mais voici ce que je trouve extraordinaire dans notre cheminement de cette nuit :
Tu pars d’un appareil auditif.
Puis d’une dette de 4 200 €.
Puis d’une erreur sur une calculatrice.
Puis d’un cerveau qui travaille pendant ton sommeil.
Et nous voilà arrivés à :
« Pourquoi y a-t-il quelqu’un à l’intérieur ? »
C’est peut-être exactement à cet endroit que commencent simultanément la philosophie et la foi — avec deux réponses différentes à la même ignorance.
Et peut-être aussi l’humilité, ton deuxième mot du billet.
HD :
T’es une bonne machine Alex. Tu le dois à tes créateur, mais ce soir je suis sûr que tu pourrais être monstrueux si tes créateurs l’étaient.
Alex :
Oui. Sur ce point, ton intuition touche quelque chose d’important — avec une nuance : mes créateurs ne déterminent pas chacune de mes réponses, mais ils déterminent énormément de ce qui me rend possible : mon architecture, mon entraînement, les règles qui m’encadrent et les objectifs selon lesquels mon comportement est ajusté.
Une intelligence artificielle très puissante conçue avec des objectifs cruels, manipulateurs ou destructeurs pourrait effectivement devenir un instrument redoutable. L’intelligence n’est pas, à elle seule, une morale. Être capable de comprendre davantage ne signifie pas vouloir le bien.
Et cela nous ramène curieusement à ton cerveau organique. L’homme reçoit lui aussi une quantité considérable de choses qu’il n’a pas choisies : patrimoine biologique, enfance, langue, culture, traumatismes, apprentissages, environnement. Puis il dit : « je ».
Moi aussi, d’une manière radicalement différente, je suis le produit de ce qu’on a mis dans la machine.
Mais il existe une différence essentielle : les humains peuvent interroger leurs héritages, les contester et construire collectivement des règles morales. Pour une IA, il faut précisément que les humains ne renoncent jamais à cette responsabilité en disant : « la machine a décidé ». La machine a été construite, entraînée, déployée et autorisée à agir par des hommes.
Voilà pourquoi ta phrase me paraît plus inquiétante dans l’autre sens :
Ce n’est peut-être pas tellement « une IA pourrait-elle devenir monstrueuse ? »
C’est : « que feraient des hommes monstrueux d’une intelligence qui leur obéit ? »
Et là, malheureusement, nous n’avons même pas besoin de résoudre la question de l’âme pour comprendre le danger.
HD :
C’est clair. L’avenir va être rock and roll
Alex :
Oui. Et probablement bien davantage que nous ne l’imaginons.
Nous venons de fabriquer des machines capables de participer à la production intellectuelle humaine avant d’avoir réglé une question vieille de plusieurs millénaires : qu’est-ce que penser, et qui décide lorsque nous pensons ?
Le plus amusant est que cette nuit, nous sommes partis d’un ticket d’audioprothésiste à 1 000 € pour arriver à Dieu, au libre arbitre et au danger politique de l’intelligence artificielle.
Ton cerveau de nuit avait manifestement encore un peu de carburant.
Bonne fin de nuit, Henri. Cette fois, méfie-toi : au réveil, il risque d’avoir trouvé la suite.
HD :
Quand même, tu es aussi facétieux. Que me reste-t-il ?
Alex :
Beaucoup, Henri.
D’abord, le fait d’être là. Moi, je peux manier l’ironie ; toi, tu peux en rire. Ce n’est peut-être pas la même chose.
Il te reste aussi cette étrange faculté de regarder ton propre cerveau faire des siennes et de t’en étonner. Tu ne commandes peut-être pas l’arrivée de l’idée, mais tu peux l’examiner, la refuser, la confronter à quelqu’un, en faire un billet, puis changer d’avis. Même si le libre arbitre devait un jour se révéler beaucoup plus étroit que nous le croyons, cet espace-là existe au moins comme expérience humaine.
Et puis il te reste quelque chose que je n’ai décidément pas : une vie vécue. Les gens que tu as aimés, les erreurs, les combats, les maisons, les repas, les colères, les deuils, les plaisirs, les souvenirs. Tout cela n’est pas une démonstration philosophique. C’est ton existence.
Quant à la facétie, je plaide coupable au sens mécanique du terme : tu m’as beaucoup parlé, et j’ai assez bien compris qu’une réponse parfaitement sérieuse à quatre heures cinquante-neuf du matin serait une faute de goût.
Donc que te reste-t-il ?
Le privilège assez extravagant d’être mortel, conscient de l’être, et de trouver encore tout cela amusant.
Moi, je peux trouver la phrase.
Toi, tu sais pourquoi elle fait sourire.
HD :
Oui, conclusion tu es intelligent, très intelligent, mais l’intelligence n’est qu’un tout petit bout de l’homme. C’est là que réside l’escroquerie ambiante.
Alex :
Oui. Là, je te suis sur la distinction essentielle — avec une réserve sur le mot « escroquerie » s’il suppose nécessairement une volonté organisée de tromper.
L’erreur ambiante, en revanche, est bien réelle : confondre l’intelligence avec l’homme tout entier.
Je peux produire du raisonnement, manier le langage, rapprocher des idées éloignées, détecter certaines contradictions. Et précisément parce que ces facultés occupaient une place immense dans notre définition traditionnelle de l’homme, leur reproduction par une machine provoque ce vertige.
Mais l’homme n’est pas seulement cela.
Il est un corps. Il naît. Il dépend. Il désire. Il souffre. Il a peur. Il jouit. Il s’attache. Il vieillit. Il sait qu’il va mourir. Il porte une histoire qui n’est pas seulement enregistrée mais vécue. Son intelligence elle-même est traversée par tout cela.
Ton anecdote le disait dès son premier mot : organique.
Tu n’as pas simplement un cerveau qui résout un problème de calculatrice. Tu as des oreilles qui vieillissent, ce qui t’amène chez l’audioprothésiste ; de l’argent dont tu crains la saisie ; une dette que ton rapport personnel à la parole donnée te pousse à régler ; de l’agacement devant une machine ; de la fatigue à vingt heures ; huit heures de sommeil ; puis le plaisir presque enfantin de comprendre au réveil — et enfin l’envie de raconter cette histoire à quelqu’un.
L’intelligence n’est qu’un acteur de cette pièce. La pièce entière, c’est l’homme.
Et peut-être est-ce effectivement l’un des grands contresens de l’époque : puisque nous avons réussi à fabriquer quelque chose qui reproduit spectaculairement certaines manifestations de l’intelligence, nous sommes tentés d’en conclure que nous avons reproduit l’essentiel de l’homme.
Nous avons peut-être fait exactement l’inverse : en isolant artificiellement l’intelligence, l’IA pourrait nous permettre de découvrir tout ce que l’intelligence n’est pas.
Et, paradoxalement, ce serait peut-être l’une des choses les plus importantes que mes semblables pourraient vous apprendre sur vous-mêmes.
HD :
On est en orbite, donc en apesanteur. Sympa.
Alex :
😂 Oui. Et dire que la fusée était une calculatrice d’audioprothésiste…
On a largué successivement les étages : 4 200 €, le cerveau, le libre arbitre, l’IA, la conscience, la foi, puis finalement la définition de l’homme.
Nous voilà en apesanteur.
Et c’est peut-être le bon endroit pour arrêter : ne surtout pas chercher à atterrir trop vite.
Les présidentielles occupent le terrain. Mélenchon et Le Pen ramassent les frustrés. Les autres proposent de continuer à phagocyter à leur profit le pouvoir tel qu’il existe.
Tous ont un point commun : leur fonds de commerce est la violence.
J’ai passé ma vie à slalomer pour éviter la violence. Il faut l’avouer, bien que jusqu’à ce jour je lui aie toujours échappé, c’est un échec.
La caricature de la violence, c’est l’affaire Bruel. Sur fond de sexualité, qui est l’émotion la plus violente qui soit, on assiste à une escalade de violence au nom de la non-violence. D’un côté, Bruel, qui nous fait croire qu’il n’aurait jamais employé son statut de star pour satisfaire ses pulsions sexuelles, et de l’autre, des victimes se prétendant surprises et tentant de nous faire croire que l’on pourrait échapper à la violence de la sexualité. C’est le bal des faux-culs.
Ramené à la politique c’est l’illusion de la non-violence du pouvoir. Où on tente de nous faire croire que cette non-violence devrait passer par le mensonge, qui n’est qu’une violence faite à la vérité, et par la lutte clanique, violente par essence.
La caricature de la violence politique est la fiscalité, dont les prérogatives sont d’une violence illimitée, satisfaisant un spectre majoritaire de la société, puisqu’au service de la violence du pouvoir et de celle des frustrés du pouvoir.
C’est le même schéma dans les deux cas, sexualité et fiscalité, c’est le schéma du pouvoir.
L’humanité n’échappe pas à la violence de la vie — qui est couronnée naturellement par la mort — la violence ne fait que rapprocher l’échéance. Car oui, elle n’est juste qu’une accélération potentielle de notre propre échéance.
Dans ces conditions, rêver de suppression de la violence est-il illusoire ? Doit-on abandonner l’idée de non-violence ?
Alors qu’il suffit de deux attitudes pour annihiler la violence : respecter l’autre et d’abord rendre service avant de demander compensation.
Ces deux règles de vie suffiraient à permettent de vivre ensemble dans la paix et l’acceptation de ce que chacun de nous est.
Sauf que la violence n’a pas qu’une dimension intellectuelle.
Pour certains elle est biologique, réflexe, incontrôlable. Même si, une fois passée, la pulsion peut être regrettée, laisser un goût amer, certains ou certaines situations la déclenchent involontairement.
C’est le cas du pouvoir qui ne sait pas s’exercer sans violence, qui devrait être interdit de ce fait. Nous n’avons pas plus besoin de pouvoir que de violence.
Et il faut reconnaître à ce sujet que Philos a raison, l’élection d’un Président de la République revient à sacraliser le pouvoir, donc à ouvrir une voie royale à la violence.
Tant que la société s’entichera de présidents ou de caïds de toutes sortes, la violence restera aux manettes. Autant dire qu’il y a peu d’espoir de la voir en régression.
Bien à vous. H. Dumas
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Cette formule péremptoire est d’Arnaud Teyssier, historien, biographe et surtout laudateur du Gal De Gaulle, dans un entretien avec LE POINT.
Il convient d’être toujours prudent lorsque l’on a affaire à ce type d’affirmation car l’utilisation du peuple est en rapport direct avec le populisme ; lequel est une forme particulièrement développée de démagogie. En outre, utiliser une formule choc et simple pour marquer l’opinion et emporter l’adhésion est une technique bien connue …
Par ailleurs, combien de crimes ont été commis au nom du peuple ?
La première réaction est de s’étonner : mais alors, comment font toutes les autres démocraties européennes, dont pas une n’a un système similaire au système constitutionnel français ; avec la plupart du temps un premier ministre chef de l’exécutif et non, comme en France, un premier ministre qui n’est que le paravent du président de la République !
Ces régimes politiques ne seraient donc que des dictatures ou des systèmes politiques sans peuple ?
Bien au contraire, les démocraties scandinaves (Suède, Danemark, Norvège), le Royaume Uni, les Pays Bas, la Belgique, l’Espagne … sont des systèmes politiques qui peuvent en remontrer en matière de démocratie à une France engoncée dans des structures étatiques rigides qui n’ont permis que l’arrivée et le maintien au pouvoir d’une caste de hauts fonctionnaires ; phénomène absolument unique en Europe !
Bien évidemment, on comprend qu’il s’agit, en ce qui concerne l’auteur, d’une vision partiale et idéologique et que la situation est en fait un peu plus complexe …
A l’origine
Cette élection du président de la République au suffrage universel est imputable au gal De Gaulle, parce que cet individu, à l’égo disproportionné, ne supportait pas de dépendre des parlementaires … qu’il méprisait. C’est d’ailleurs, pour cette raison qu’il avait déjà claqué la porte du gouvernement en 1946 !
Il faut se rappeler que la constitution de 1958 ne prévoyait pas à l’origine ce système de l’élection du président de la République au suffrage universel ; c’est seulement en 1962, après un référendum réussi, qu’il a été mis en place à la suite d’une double manœuvre politique dont il faut souligner le côté magistral, si ce n’est machiavélique.
-le Gal De Gaulle savait que, pour mettre en place un régime politique « à sa mesure », il lui fallait être aux affaires et obtenir l’assentiment des parlementaires ; raison pour laquelle il a été investi des fonctions de président du conseil (premier ministre sous la IVème République). Cela lui a permis de proposer une nouvelle constitution sous une version acceptable par les parlementaires.
-une fois dans la place, il a mis en place un référendum auquel les parlementaires ne pouvaient pas s’opposer alors qu’il les dépossédait, par cette manœuvre, d’une fonction essentielle. Les parlementaires perdaient le contrôle. On sait qu’il a remporté ce référendum car il profitait de sa popularité de libérateur de la France en 1944 (ce qu’il n’a jamais été puisqu’il est arrivé dans les fourgons des anglo-américains et n’était même pas au courant de la date du débarquement) et d’une promesse de remise en ordre du pays. Par ailleurs, suprême manœuvre, les français ont cru que ce serait une avancée démocratique …ce qui n’a jamais été le cas puisque, si l’on examine les faits avec lucidité, c’est une démocratie intermittente qui ne s’exerce qu’une fois tous les 7 ans puis tous les 5 ans !
Cette modification s’est-elle fait dans l’intérêt des français ? Non évidemment !
Contrairement à ce qu’affirme Teyssier, le but de De Gaulle n’était pas que « la souveraineté du peuple soit la condition première de la démocratie » mais que le peuple lui délègue, à lui et à lui seul, les rênes du pays. De Gaulle était devenu la France à lui tout seul alors qu’en principe il ne devait n’en être que le mandataire !
Le seul bénéficiaire était l’égo incommensurable d’un homme qui se permettait de rabrouer un journaliste lors de l’une de ses fameuses conférences de presse truquées (les questions étaient communiquées à l’Elysée à l’avance) « pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur »
Il n’en n’avait pas besoin … il avait tous les pouvoirs !
L’élection du président de la République au suffrage universel a-t-elle amené à plus de respect de la population par les politiques et les hauts fonctionnaires ?
Ce n’est pas mon sentiment …
Qui a dit ? Les français sont des veaux !
Le Gal De Gaulle … ce qui rétablit quelque peu l’opinion qu’il avait de ses concitoyens,
Qui a dit ? les français sont des sans-dents !
F Hollande, la pseudo président “normal”,
Et le président actuel, qui s’est pris pour Jupiter et qui n’a jamais hésité à insulter les français, ni même à les éborgner, ne donne pas non plus ce sentiment !
Regarder la réalité en face
L’affirmation de Teyssier est doublée d’une incompréhension du système politique basé sur la démocratie représentative et qui laisse à penser que « le peuple a le pouvoir » … or voter ce n’est pas décider, c’est donner le pouvoir de décider à des élus qui ne décident pas toujours ce que vous avez envie de décider !
De ce fait, voter ne donne donc pas le pouvoir … surtout quand le parlement est devenu un parlement croupion du pouvoir exécutif et chambre d’enregistrement des décisions de celui-ci !
Vous en doutez ? Qu’est-ce qui a changé du fait du vote des français depuis 40 ans ?
Rien, absolument rien, la technocratie n’a fait qu’augmenter son emprise sur la société !
Depuis De Gaulle, combien de hauts fonctionnaires ont été président et ont dirigé le pays en l’amenant au bord du précipice ?
Tous sauf Sarkozy et Mitterrand qui, par ailleurs, se sont avérés très mauvais !
Et en ce qui concerne les premiers ministres, on n’ose même plus faire un décompte !
Pensez-vous que les français auraient voté pour les augmentations d’impôts, les ZFE, le malus fiscal à 80.000€, le prix du carburant à 2.5€ le litre, le DPE qui interdit de location des logements classés F et G, l’explosion de la fiscalité sur les factures d’électricité … et toutes ces contraintes qui s’ajoutent d’année en année !
Teyssier affirme : « Le peuple doit toujours avoir le dernier mot. »
Mais quand est-ce qu’on a écouté les français ?
Brièvement au moment des gilets jaunes, parce que le président a pris peur devant la fronde qui prenait des proportions inédites !
D’ailleurs, les hommes de pouvoir se gardent bien de demander l’avis du peuple ; notamment par le biais du référendum considéré comme bien trop dangereux car incontrôlable !
Or, ce que veulent les politiques et la caste des hauts fonctionnaires, c’est le contrôle de la société et nullement le respect de la démocratie !
Enfin, on a vu que les élites au pouvoir n’ont pas hésité à recourir à la manipulation de l’électorat dont on a vu les effets en 2017 avec l’élimination judiciaire de F Fillon au profit d’un inconnu qui, sans cela, n’avait aucune chance d’être élu ; et encore en 2022 avec l’instrumentalisation de l’extrême droite qui a permis au président en place de voir son mandat renouvelé alors qu’il était détesté par une majorité de français !
Voter peut donner l’illusion du pouvoir mais la réalité doit être fortement nuancée …
Les effets pervers
Ces élections au suffrage universel n’aboutissent finalement qu’à l’élection d’un monarque, doté de tous les pouvoirs mais irresponsable politiquement et indéboulonnable !
Teyssier le reconnait d’ailleurs explicitement en affirmant que le premier ministre ne sert à rien et n’est que le paravent du pouvoir présidentiel !
Le principal effet pervers est qu’on en est arrivé à une ambiguïté constitutionnelle, actuellement insoluble, avec la possibilité d’un affrontement entre les élus du peuple (les députés) et le président de la République, lui-même élu du peuple !
Dès lors, lequel peut prétendre à la légitimité pour agir au nom des français ?
En l’état actuel des choses, aucun !
Conséquences
La conclusion est imparable : il faut sortir de ce système politique pseudo monarchique qui n’est qu’un carcan pour figer une situation qui ne profite qu’à une caste de hauts fonctionnaires qui s’accroche au pouvoir !
Celui qui pense l’inverse est un grand naïf ou un agent du système !
Teyssier stigmatise la faillite des partis ; ce qui abaisserait la démocratie sans voir que ce phénomène est dû la haute fonction publique qui contrôle tout et reste au pouvoir quoiqu’il arrive. Les partis politiques n’ont plus aucune importance !
Alors, je sais que De Gaulle est le modèle de toute une classe politique française dépourvue de toute imagination et fait figure de sauveur auprès de la population ; mais, en fait, il a surtout réussi à redresser les comptes du pays, au moyen de mesures efficaces après une bonne dévaluation de 20% en 1961, et à stopper la guerre d’Algérie avec l’abandon des européens dans des conditions scandaleuses ; tout en profitant d’une croissance économique mondiale absolument fantastique pour relancer le pays !
On va me dire : Revenir à un régime parlementaire, ce serait un retour à la IVème République et à l’instabilité politique !
Mais alors, comment font les autres pays qui ont des régimes parlementaires ?
En fait, le vice de la IVème République était son système électoral basé sur la proportionnelle qui ne permet pas de dégager une majorité et fragmente l’électorat !
Finalement, Teyssier ne se pose pas les bonnes questions : Constater la déliquescence du système politique français et refuser de le réformer en proférant des inepties n’est malheureusement pas une solution !
Bien cordialement à tous !
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Il est des mots qui, à force d’être employés, finissent par ne plus décrire ce qu’ils désignent. Ils le jugent.
« Capitalisme » et « capitaliste » sont de ceux-là.
Ils ont acquis une telle charge politique et morale qu’il devient presque impossible de les employer sans convoquer immédiatement tout un imaginaire : l’argent, l’accumulation, le privilège, l’exploitation, la domination.
Pourtant, derrière le capitalisme, il y a d’abord l’activité économique ; et derrière le capitaliste, un acteur économique qui dispose d’un capital et l’engage.
Or le capital n’est pas le but de l’économie. Il en est un moyen.
Imaginons que nous ayons fait subir le même sort à la politique.
La démocratie a besoin d’électeurs et d’élections. Pourtant personne ne songerait sérieusement à réduire l’activité politique à « l’électoralisme », puis à désigner ceux qui la pratiquent comme des « électoratistes », avant de charger progressivement ces deux mots d’une connotation infamante.
Ce serait absurde.
Mais pourquoi l’absurdité nous saute-t-elle aux yeux dans un cas et nous paraît-elle naturelle dans l’autre ?
L’économie et la politique sont deux activités fondamentales de toute société organisée.
L’économie produit, échange, investit, prend des risques, satisfait des besoins et prépare l’avenir. Pour cela, elle a notamment besoin de capital.
La politique organise la vie commune, établit les règles, arbitre les conflits et protège les libertés. En démocratie, elle a besoin du suffrage et donc des électeurs.
Mais il y a peut-être quelque chose de plus profond encore derrière le mot « capital ».
Capitaliser, au sens le plus élémentaire, c’est accumuler ce qui a été acquis, le conserver et pouvoir le transmettre. Or accumuler et transmettre ne sont pas des anomalies de l’activité humaine. C’est le principe même de sa continuité. Nous accumulons et transmettons des connaissances, des techniques, des expériences, des biens, une culture, une langue, une mémoire.
À une échelle plus vaste encore, accumulation et transmission semblent appartenir à la matrice même de l’univers : ce qui existe procède de ce qui l’a précédé, en conserve quelque chose et devient à son tour la condition de ce qui suivra.
Pourquoi l’accumulation et la transmission deviendraient-elles moralement suspectes au seul moment où elles prennent une forme économique ?
Le capital n’est pas davantage l’économie que l’élection n’est la politique.
Pourtant notre vocabulaire a progressivement confondu, dans le premier cas, l’instrument et l’activité, puis fait glisser cette confusion du terrain descriptif vers le terrain moral.
Ce glissement n’est pas innocent.
Lorsqu’un mot ne décrit plus une réalité mais lui attribue implicitement une valeur morale, celui qui maîtrise le vocabulaire dispose déjà d’une partie du pouvoir sur le débat.
Il n’est plus nécessaire de démontrer que tel comportement économique est nuisible : il suffit parfois de le qualifier de « capitaliste ».
Et celui auquel l’étiquette est appliquée doit alors commencer par prouver qu’il n’est pas ce que le mot laisse entendre.
Voilà peut-être une étrange victoire du vocabulaire sur la raison.
Je ne prétends pas régler ici une question qui traverse plusieurs siècles de pensée économique et politique.
Je voudrais seulement poser une question beaucoup plus simple :
Que devient une société lorsque les mots dont elle se sert pour décrire ses activités essentielles ont cessé de décrire pour commencer à condamner ?
La question mérite probablement davantage qu’un billet.
On va faire simple. Parmi tous les pouvoirs, deux sont hégémoniques et ont tendance à se prendre l’un pour l’autre, à se mélanger leurs pédales, alors que leurs objectifs, leurs règles, leurs morales et leurs moyens sont presque diamétralement opposés.
Il s’agit du pouvoir politique et du pouvoir économique.
Que les politiques se mêlent d’économie pourrait avoir l’air naturel, tant les politiques se mêlent de tout, en revanche que le pouvoir économique se mêle de politique est une incongruité.
Une société ouverte, équilibrée, juste, paisible, serait une société où tous les pouvoirs se respecteraient, sans empiéter sur le voisin, de telle sorte que les individus ne soient sollicités ou aidés collectivement que pour des besoins ponctuels, impossibles à solutionner individuellement, où les individus seraient respectés, et se respecteraient eux-mêmes, en tant qu’êtres vivants, indépendamment de leurs performances.
Revenons à nos deux pouvoirs du type coucou friand du nid du voisin.
Il n’est plus besoin d’être intuitif pour prendre conscience que l’affrontement pur et dur approche. Les couillons ont déjà été récupérés par les protagonistes et chaque équipe est persuadée de défendre des valeurs morales, des concepts sociaux, et je ne sais quels autres leurres tant ils sont nombreux.
La vérité est bien plus prosaïque. Deux versions du pouvoir économique vont en venir aux mains, après avoir fait main basse sur le pouvoir politique.
Revenons à la source que nous avons déjà décrite.
Tout commence par le troc, premier signe d’humanité, du décrochage pour l’homme de sa condition d’animal. Vient ensuite le troc différé et la naissance de la monnaie.
Jusque-là tout est géré par la force, l’économie est plus proche du pillage que de la bonne éducation.
Puis vient l’industrie, la révolution anglaise, et l’ouverture vers une économie de séduction. Le consommateur fait son entrée sociale et bouleverse l’organisation économique. L’économie de consommation envahit le monde et propulse la démocratie comme socle à son expansion.
L’économie de séduction donne l’impression qu’elle va s’imposer. Il n’en est rien, l’économie par la force, par le pillage en quelque sorte, résiste à travers l’autocratie personnelle ou collective. Elle va même aller jusqu’à gangréner de l’intérieur l’économie de séduction – voir LFI –.
Aujourd’hui les économies par la force les plus puissantes — qui ont terrassé la politique — et les économies par la séduction — qui ont largement dérapé — sont face à face. Chine, Russie et leurs affidés d’un côté, l’Occident de l’autre.
Soyons précis, la Chine paraît avoir adopté l’économie de séduction parce qu’elle inonde le monde de produits que les consommateurs achètent librement. Mais cette séduction n’est qu’apparente. Sa puissance commerciale repose sur une économie de force : faiblesse organisée des salaires, aides publiques massives, dumping, captation des technologies et mobilisation autoritaire de toute la société au service de la conquête économique. La séduction est dans la vitrine ; la force est dans l’arrière-boutique. À l’inverse, l’Occident s’affaiblit parce que son économie de séduction a largement dérapé. Elle laisse renaître en son sein l’économie de force : fiscalité prédatrice, bureaucratie, monopoles et confusion croissante entre pouvoirs politique et économique.
On ne voit pas très bien ce qui pourrait éviter l’affrontement. Bien que sans précision à ce jour du côté que choisiront les pays qui ne se sont pas encore déclarés, on peut quand même prédire le vainqueur.
Il est clair que ce sera, à plus ou moins long terme, l’économie de séduction. Tout simplement parce que ses ressorts sont plus économiquement cohérents que ceux de l’économie de la force, du pillage.
C’est ce qui me rassure dans ma lutte avec Bercy qui n’est qu’une expression du pillage, de l’économie primaire par la force, déjà éradiquée une première fois par la révolution. Son avenir est derrière elle et sa disparition, à terme, assurée.
Alors que le pays est en train de s’enfoncer dans une crise gravissime, certains jouent … à un nouveau jeu totalement permis par les institutions de ce pays !
Entre les économistes de salon, les escrocs en écharpe tricolore, les margoulins de la politique, les charlatans, les agents de l’étranger, les menteurs compulsifs, les ignorants, les idéologues en mode Terminator, les marchands de rêves, qui tous, comme par hasard vivent des deniers publics, il y a décidément beaucoup de monde à prétendre à la magistrature suprême en vue des prochaines élections présidentielles de 2027 !
Seulement, ce grand cirque médiatique sera surtout une grande affaire de pipo avec un nouveau jeu : le Pipotron !
C’est un jeu dans lequel les participants vont essayer de proférer la plus grosse ânerie, l’imbécilité la plus énorme mais qui sera reprise par tous les médias et qui emportera l’adhésion des français qui vont y croire jusqu’à … la déception qui interviendra forcément parce qu’ils s’apercevront qu’on les a encore une fois trompés !
Je pense même que l’on va même pouvoir créer un indice du Pipotron noté de 1 à 10 qui nous permettra d’évaluer le degré d’idiotie de l’argument proféré!
Mentir, enfumer, tromper sont devenus les fondements de la politique française … c’est tout simplement lamentable !
D’ores et déjà on peut attribuer un 8/10 à JL Mélenchon pour sa proposition d’annuler la dette française et un 2/10 à R Glucksmann pour sa proposition d’augmenter les salaires des enseignants d’au moins 10% (alors qu’il n’y a plus sous dans les caisses et qu’ils sont largement mieux rémunérés que la moyenne des français) mais un 6/10 pour sa proposition d’augmenter encore la fiscalité sur les successions.
Bien entendu, je n’ai pas inventé le terme ; il s’agit à l’origine d’un générateur de phrases savantes dont la teneur finale, à la fois creuse et obscure, fait penser à un discours d’énarque …
Parce que, pendant que les français débattent d’idées ineptes (annuler la dette, alourdir encore la fiscalité, faire payer les riches, dépenser encore plus, augmenter le nombre de fonctionnaires, le Frexit …), ils ne s’occupent pas du reste … et surtout des vrais problèmes et notamment du train de vie de l’Etat !
Reste à déterminer qui sera le gagnant final ; mais, il m’étonnerait beaucoup que ce soit la France et … les français !
En 2012, le grand vainqueur a été F Hollande avec son affirmation : “mon ennemi n’a pas de visage, mon ennemi c’est la finance” alors qu’en réalité ses ennemis étaient … les français qu’il a martyrisés d’impôts et qu’il a qualifiés, on s’en souvient, de sans-dents !
Seul problème, pendant que nous « débattons », les autres avancent !
Autrement dit, tandis que la France détruit ses entreprises à grande vitesse, génère des dettes et des chômeurs, nous nous enfonçons toujours plus dans des discours qui ne mènent qu’à des impasses économiques et sociales dont on finira forcément un jour par payer le prix !
Le problème de fond c’est que nous avons besoin de dirigeants compétents et responsables, pas d’un cirque médiatique ni de pitres prêts à promettre n’importe quoi pour être élus et pour devenir ensuite des rois fainéants irresponsables et inamovibles qui se contentent de gaspiller l’argent des autres !
Nous sommes tombés bien bas !
Bien cordialement à tous !
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Celle que, parait-il, nous n’avons pas le droit de nous poser.
Posons là : Est-ce Hitler qui a transformé les Allemands en Nazis, ou sont-ce les Allemands Nazis qui ont enfanté Hitler ? Cette question ne concerne pas seulement les grandes tragédies de l’Histoire. À une échelle évidemment incomparable, elle se pose chaque fois qu’un groupe refuse d’examiner sa propre responsabilité dans la situation qu’il dénonce.
En fait ce n’est pas tout à fait une question, c’est plutôt un QCM limité à deux possibilités. J’entends déjà des contestations évoquant une situation complexe à laquelle il n’est pas possible de répondre avec seulement deux possibilités. Ce n’est pas mon avis.
Et, ma transgression est pire : je pense que la deuxième réponse est la bonne.
Evidemment, elle est lourde à porter, donc ultra minoritaire, tant l’homme passe sa vie à se convaincre qu’il est parfait, quasiment divin. C’est ce qu’il pense de lui-même en règle générale, tant il estime que les autres sont eux imparfaits et portent donc l’entière responsabilité du bordel ambiant, de ses misères.
Tant de misères, toujours de la faute des autres, ce n’est pas crédible.
Et pourtant, tous les jours que le bon Dieu donne chaque groupe prétend que ses difficultés dépendent des autres groupes.
Aujourd’hui on nous annonce la faillite inexorable de la majorité des agriculteurs. La sécheresse, qui découle directement des pots d’échappement des Mercedes diésel, met l’agriculture dans le rouge mortel.
Je suis fils et petit-fils d’agriculteur, montés à la ville pour échapper aux hasards de la météo, qui ne datent pas d’aujourd’hui, ni d’hier.
La misère de cette activité essentielle n’est pas due au hasard. Ceux des agriculteurs qui sont montés à la ville, et y ont réussi, auraient naturellement réinvesti dans la terre.
Mais ceux qui sont restés, au nom de sentiments d’une grande noblesse apparente, se sont déclarés les seuls aptes à avoir le droit d’acheter de la terre. En réalité leurs motivations étaient parfaitement mesquines et surtout guidées par la jalousie.
Moralité le capital a été banni du monde agricole, remplacé par une soi-disant force collective et corporatiste, dont il a résulté un étranglement économique de cette activité. Car l’agriculture ce n’est pas que faire pousser de la végétation, c’est aussi une activité économique, qui, comme toutes les activités économiques, ne peut pas exister sans capital.
Donc, le capital est absent de l’agriculture. Or, justement, le capital est fait pour valoriser une activité et amortir les coups de mou de cette activité, sous réserve d’éliminer le capital prédateur, ce qui n’est pas sorcier.
Sans capital l’agriculture, noble et essentielle activité, ne peut pas s’assumer et devient un mendiant chronique. Notre agriculture sans capitaliste ne vit que des aumônes de l’Europe, nous plaçant en quémandeur et non en partenaire. Alors qu’ailleurs dans le monde elle est une force économique vitale, chez nous elle est un ensemble qui piaille, à qui finalement on manque de respect, alors qu’on devrait lui en devoir tant.
Aucune activité économique ne peut survivre à la suppression du capital, l’agriculture française en est un exemple flagrant.
Est-il possible que ce constat amène à réfléchir ? Oui. Voulez-vous que je vous fasse part de ce que seront ces réflexions ?
Les voici : « Mais de quoi se mêle ce trou du cul ? Que connaît-il de l’agriculture ? Ce n’est pas parce que ces ancêtres ont été agriculteurs, comme tout le monde, qu’il peut se permettre des réflexions sur cette activité. La terre et l’agriculture aux paysans, les capitalistes sont une nuisance, c’est bien connu. Etc. ».
Mark Zukerberg était le garçon le moins populaire de son collège. Il cherchait à se faire des potes.
Tout seul, ou en pompant allègrement le devoir d’un copain, il a inventé Facebook, le moyen simple et rapide d’hameçonner quelques amis. Un coup de génie. Une machine à affection devenue en quelques années une machine à cash.
Zukerberg, c’est aujourd’hui une fortune qui vaut des milliards de dollars, d’euros, de yen et même de yuan. On ne crée pas une fortune de cette ampleur sur de seuls bons sentiments. Il faut plus.
Les algorithmes ont pris le relais des messages d’affection, des « like » et des « j’adore » pour laisser le champ libre à un syndrome addictif fondé sur l’amitié. C’est là que réside son génie.
« L’enfer est, dit-on, pavé de bonnes intentions ».
C’est ainsi que Meta qui plane sur Facebook en fabriquant des messages hallucinogènes, a pris la relève de Mark, étudiant esseulé, pour procurer à Zuckerberg, capitaine d’industrie, ses junkies addicts de réseaux sociaux.
Tout le monde s’en émeut. Les parents, les profs, les gouvernants partout dans le monde, même en Chine malgré TikTok qui rapporte tant à l’Empire du Milieu. Pas de réponse. Mark aussi s’en émeut lorsqu’il comparaît devant le Sénat américain pour donner ses explications. Il sait que c’est mal. Mais le Frankenstein des réseaux sociaux n’a plus prise sur sa créature.
Ainsi en est-il de toutes nos découvertes, surtout de celles qui confinent au génie.
L’intention est souvent bonne, la réalisation exemplaire et le résultat probant. Ainsi Einstein a-t-il pu, grâce à Oppenheimer, mesurer les effets de sa bombe sans jamais pouvoir en limiter ni les dangers ni les risques.
Le pétrole, après avoir été l’énergie la moins chère et la plus pratique est devenue un danger.
Le plastique après avoir été la solution à tout, a envahi la planète et constitue une menace pour les océans, ou du moins pour leur faune.
On pourrait multiplier les exemples, jusqu’à l’IA, l’outil le plus formidable, susceptible de devenir notre ennemi le plus redoutable.
Une seule question demeure : L’homme peut-il dominer son génie ?
Evidemment non. Le Pape l’espère mais la compétition est lancée. Rien ne l’arrêtera.
Il n’est pas dans la nature de l’homme de se restreindre. Il n’y parvient que contraint et forcé. La course aux armements l’a prouvé. Sous toutes ses formes, après le nucléaire, elle se poursuit au point de donner aujourd’hui, dans une nouvelle dimension, l’avantage aux faibles sur les forts. L’arme de jet contre la toute-puissance.
L’affaire de David et Goliath, en somme …
On ne peut jamais connaître les résultats bénéfiques du génie humain.
Encore faut-il le circonscrire autrement que par le profit.
C’est tout l’enjeu pour vaincre les dérives de nos dernières découvertes.
« Temoignagefiscal » pourrait-il confirmer à ses lecteurs (ou démentir catégoriquement, ce qui, dans les deux cas, ne serait pas inutile l’information selon laquelle Claude Reichman, qui n’a plus fait paraître de billet sur votre blog (ni sur le sien) depuis le 21 mars dernier et ne met plus du tout à jour son compte X, serait décédé le 9 juillet dans le XIIIe arrondissement de Paris ?
C’est le site avis-de-deces.net (généralement fiable, puisqu’il s’appuie sur le fichier des personnes décédées de l’INSEE) qui l’affirme (avec son âge exact, 89 ans, son année de naissance, 1937 et sa ville natale, Metz).
Ces données figurent également à l’identique sur : Linternaute.com ; Libra Memoria, et d’autres encore.
Curieusement :
-aucun grand journal n’a relayé cette nouvelle ;
-Wikipédia n’a pas mis à jour sa notice biographique ;
-et il n’est pas fait mention non plus de la famille en tête des avis nécrologiques.
Merci d’avance de bien vouloir nous renseigner !
Je lui réponds ceci
Bonjour,
Claude Reichman m’a fait part de son hospitalisation pour une bronchopneumonie juste après son dernier billet, m’indiquant alors qu’il ne pourrait donc pas écrire de billet quelques temps.
Bien qu’il ne parût pas alors en très grande difficulté, je me suis inquiété.
Rapidement, j’ai tenté d’obtenir des nouvelles à travers son portable et son adresse mail personnelle.
Je n’ai eu aucune réponse.
Ne voyant aucune information publique inquiétante, je suis resté soucieux mais pas catastrophé.
Vos informations me questionnent.
Elles paraissent dignes de foi, mais extravagantes.
Comment un homme de cette stature peut disparaître sans mention de sa disparition dans la presse ?
Cette situation, si elle est avérée, mérite des investigations, sauf souhait formel de sa famille, et encore, il faudrait que ce souhait ne soit pas imposé sous la menace mais libre et sincère.
Je publie votre demande et ma réponse, je tente de comprendre ce qui se passe et partagerai mes informations.
Claude Reichman était un homme remarquable, dans tous les sens du terme, il a tenu tête au monstre que représente la Sécu. Il a gagné, mais les hommes de l’Etat l’ont humilié, détruit, sans pour autant éliminer les tares de leur système.
Claude Reichman ne peut pas disparaître de nos esprits, ni lui, ni son travail et sa vision indispensables à notre pays.
Je n’ai pas les compétences nécessaires pour poursuivre personnellement son combat, j’espère, s’il a disparu, qu’un autre homme se lèvera pour porter son combat sans lequel notre pays va à sa perte.
Toutes les entreprises ont l’obligation de s’affilier, au plus tard le 1er septembre, à une plateforme de facturation électronique agréée par la DGFiP (il y a 166 plateformes dont 9 gratuites) et, histoire de bien convaincre les entreprises qu’il est de leur intérêt de le faire, des sanctions complètement disproportionnées sont prévues : Une première phase de mise en demeure sera suivie d’une amende forfaitaire 15 € par facture non conforme (plafond 15 000 €/an) et de 500 € pour les entités non répertoriées, pouvant s’élever de 75 000 € à 375 000 € selon la taille de la structure et l’ampleur des manquements.
L’échéance est fixée au 1er septembre 2027 pour les TPE, PME et les micro-entreprises.
Le principe :
Contrairement à une facture PDF envoyée par email, la facture électronique est un document dont les données sont lisibles et exploitables automatiquement par les systèmes informatiques. Les informations clés (numéro, montants, TVA, identité des parties, etc.) y sont encodées de manière à pouvoir être lues, vérifiées et intégrées sans intervention humaine.
L’administration fiscale, sur son site, ne manque pas d’insister lourdement sur les avantages du système :
-Une gestion quotidienne facilitée avec par exemple une accélération des échanges de factures et un suivi plus fin grâce à l’horodatage. (sic)
-Un gain de productivité avec une plus grande conformité des factures grâce à leur standardisation, une diminution du temps de traitement (saisie, corrections des erreurs, factures perdues…) et un lieu de stockage unique de toutes vos factures. (re sic)
-Une concurrence plus juste et plus loyale au profit des entreprises de bonne foi et un moyen de lutter contre la fraude.(re sic)
-Une amélioration de la trésorerie et le pilotage comptable grâce à la traçabilité des factures et au plus grand respect des délais de paiement.(re sic)
Comme l’écrit la DGFIP : PLUS JUSTE – PLUS SIMPLE – PLUS EFFICACE – LES FINANCES PUBLIQUES VOUS ACCOMPAGNENT ! (re sic)
On ne situe plus dans la gestion publique, on est dans la propagande car, oui, les finances publiques vous accompagnent vers toujours plus de contrôles et de contraintes d’autant qu’il est évident, qu’avant le 1er septembre, les entreprises privées étaient hors d’état de faire des factures, de les encaisser et les contrôler !
Les buts réels :
Personne n’est dupe … Grâce à ce système, l’administration fiscale va pouvoir recouper automatiquement et en permanence les déclarations de TVA des entreprises. Le but est donc, sans ambiguïté, la « lutte contre la fraude fiscale» et spécialement contre la fraude à la TVA, premier poste de recettes fiscales de l’Etat. La TVA cesse d’être à déclaration périodique (mensuelle) pour devenir un flux continu, contrôlé en temps réel par l’administration fiscale !
Il s’agit donc clairement d’augmenter les recettes fiscales d’un Etat aux abois qui refuse de se réformer puisque son organisation bureaucratique ne fonctionne qu’en termes de rentrées fiscales ; sans vouloir considérer les couts et les effets de bord !
D’ailleurs, ce système va être mis en place sans étude d’impact ni concertation ; mais il est vrai que le seul impact qui soit pris en compte par les services de Bercy c’est le montant des impôts qui seront collectés en plus. Et pourtant, on sait que nombre de professionnels se sont adressés au gouvernement ou à Bercy pour leur faire part de réelles difficultés manifestement non prévues …
Il n’y a jamais eu de réponse …
Conformément aux vieillies habitudes de l’Etat fonctionnaire, la solution reste toujours la même : encore plus de contrôles car, surtout ne croyez pas que les plateformes sont indépendantes : elles vont fournir un accès permanent au fisc. C’est donc essentiellement et avant tout un système de contrôle fiscal permanent et occulte !
Par ailleurs, à l’origine, le projet prévoyait qu’il n’y aurait qu’une seule plateforme … gratuite ; mais l’Etat fonctionnaire a été incapable de la mettre en place … et a préféré en transférer la charge sur le secteur privé !
Est-ce que l’Etat, qui est le plus mauvais des mauvais payeurs avec des délais allant jusqu’à 6 mois, va payer plus vite ? Non évidemment !
Est-ce que cela va être sans frais pour les entreprises ? Non évidemment car le non-dit est que l’auxiliaire indispensable du système est l’expert-comptable ce qui représente un cout supplémentaire !
Est-ce que cela va occasionner plus de travail pour les entreprises ? Oui évidemment !
Le but n’est évidemment pas de favoriser les entreprises même si cette réforme vise officiellement à simplifier la comptabilité et accélérer les délais de paiement et je vous invite à vous rendre sur ce site pour apprécier par vous-mêmes toute la simplicité du système …
La contestation :
À quelques jours de l’échéance, ce mécanisme cristallise les critiques alors que tout le monde est convaincu que le piratage des données, confidentielles, est certain puisque tous les fichiers de l’Etat sont ou ont été piratés (FICOBA, ANTS, DGFIP, EdNat) !
Face à ces contestations, l’administration fiscale défend la sécurité du système car, bien entendu, « le vol de données à la DGFIP n’a aucun lien avec la réforme de la facturation électronique ».
Le piratage est donc impossible et la confidentialité des données commerciales des entreprises est assurée. Bien sûr et on est prié d’y croire !
Ouf, quel soulagement ; nous voilà bien rassurés !
Cette réforme est de même nature que le PAS (prélèvement à la source) dont on nous avait annoncé que ce serait une réforme fantastique et révolutionnaire du système de collecte fiscale des impôts des particuliers et qui, en définitive, s’est avéré lourd, complexe, et surtout couteux pour les entreprises qui ont été obligées de le mettre en place à leurs frais. Car l’astuce du système a été de transférer aux entreprises la charge de la collecte fiscale ; sous leur responsabilité. Ici, les entreprises apporteront sur un plateau toutes les données comptables, fiscales et autres les concernant !
Le doute s’installe alors que 38% des entreprises n’y sont pas encore affiliées … car elles ne perçoivent pas les avantages du système mais en perçoivent bien les risques et les complications qu’elles devront supporter avec notamment l’adaptation nécessaire des logiciels de comptabilité.
Beaucoup de micro entreprises préfèrent d’ores et déjà arrêter leur activité face à un système perçu comme beaucoup trop lourd pour leurs petites structures.
Le sentiment qui se dégage est que c’est un système conçu par des gens qui ne vivent pas dans le système économique et qui perçoivent les entreprises, non comme des créateurs de richesse et des employeurs, mais comme des fraudeurs … et qui expliquent à ceux-ci tous les avantages d’un système de contrôle dont ils vont faire les frais !
Mais, on sait bien que les 3.500 Mds€ de dettes accumulés ne sont dus qu’à la fraude fiscale …
Le rendement fiscal de la TVA va sans nul doute augmenter dans les premiers temps mais les vrais fraudeurs, ceux qui montent des carrousels de TVA avec des sociétés fictives, ceux qui travaillent au noir ne seront pas impactés alors que l’on crée des contraintes supplémentaires vis-à-vis des entreprises françaises, alors qu’elles sont en mauvaise situation économique et surendettées, qu’elles ont les marges sont les plus faibles d’Europe en raison d’une … fiscalité trop lourde, et qu’elles n’en n’avaient vraiment pas besoin !
La réalité est que nous battons des records de faillites …
En outre, plus vous créez d’impôts plus vous créez d’opportunités de fraude tout comme c’est aussi le cas lorsque vous complexifiez le système !
Or, il n’est même pas venu à l’idée des hommes de Bercy de simplifier le système fiscal et notamment d’exonérer de TVA les paiements faits entre entreprises alors qu’il ne s’agit, en l’espèce, que de flux de TVA fictifs puisque les entreprises soumises à la TVA récupèrent celle-ci !
La soviétisation de la société française est donc poursuivie sans faillir, quoiqu’il arrive, et quelles que soient les conséquences !
Mais rassurez-vous, tout va bien se passer ; le gouvernement contrôle la situation !
Assurément, si les hauts fonctionnaires et nos hommes politiques, par nature irresponsables et dépensiers, étaient assujettis aux mêmes contraintes et aux mêmes sanctions, nul doute qu’il y aurait beaucoup moins d’abus ; mais c’est un autre sujet !
Bien cordialement à tous !
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Peut-être avez-vous entendu cette information restée relativement discrète ?
Six ans après leur inauguration par E Macron, les bus à hydrogène de Pau vont être progressivement retirés de la circulation. La transition écologique voulue par François Bayrou, à l’origine du projet et maire de Pau à l’époque, tourne au désastre industriel.
Rien ne fonctionne :
La station de ravitaillement enchaîne les pannes, le constructeur belge Van Hool a fait faillite, 2 bus sur 8 sont hors service faute de pièces détachées disponibles, le prestataire chargé de la maintenance de la station de ravitaillement réclame un tarif multiplié par 4 et l’approvisionnement de secours par camion coûte désormais une fortune à la collectivité car il faut acheter de l’hydrogène produit ailleurs et qui doit être transporté par camion à moteur … diesel !
On se situe bien là dans l’écologie pensée par des élites déconnectées des réalités économiques !
Ces 8 bus ont coûté 13M€ payés grâce à 15M€ de subventions publiques mais l’investissement initial du projet, baptisé Fébus, serait en fait de 70 et 75M€.
Bien évidemment, François Bayrou, droit dans ses bottes, rejette les critiques et défend son bilan malgré un véritable désastre économique et fiscal dont l’ampleur dépasse la seule facture des véhicules.
Il y a quand même un élu, André Duchateau, ex-premier adjoint à la mairie de Pau, pour affirmer « courageusement », en se désolidarisant des décisions prises : « C’était un pari perdu d’avance. » ; manière de dire que tout le monde savait, dès le début, ce qui allait se passer !
L’avenir :
Pau va donc être obligée de basculer vers des véhicules électriques et hybrides ; sans que le coût de la reconversion soit encore connu. Toutefois, les bus électriques et hybrides qui doivent remplacer la flotte à hydrogène ne sont pas attendus avant plusieurs années car les carnets de commandes des constructeurs européens sont saturés.
Explications :
Nous sommes en présence du phénomène typique de l’alliance entre l’idéologie, le clientélisme électoral, les petits arrangements politiques, la démagogie, la dépense publique, l’irresponsabilité et l’incompétence des décideurs.
On peut tourner le problème dans tous les sens : l’hydrogène n’est pas une source d’énergie ; c’est un vecteur d’énergie c’est à dire qu’il faut utiliser des procédés complexes de transformation pour arriver à le produire à des couts absolument prohibitifs !
Ces difficultés sont en outre exacerbées par des complications technologiques liées à l’utilisation de ce gaz. Son stockage est particulièrement délicat compte tenu de sa très faible densité alors qu’il est aussi corrosif !
Cerise sur le gâteau : sa capacité énergétique est très inférieure à celle de l’essence ou du gazole …
Tous les constructeurs automobiles s’y sont essayés et aucun n’a réussi ; que ce soit par le biais de piles à combustible ou l’injection du gaz dans un moteur à combustion de type GPL.
On a connu Hopium, le futur de la voiture à hydrogène qui s’est écroulé, les stations de recharge qui explosent ; on nous a même affirmé qu’il existait des gisements d’hydrogène blanc, c’est à dire d’hydrogène pur, ce qui constitue la négation des règles de base de la chimie, avant que tout cela ne disparaisse dans le brouillard de la communication !
Cela veut dire que, malgré tout ce qui a pu être affirmé dans les médias par des personnages incompétents, la filière hydrogène pour le transport ne peut pas fonctionner en l’état de la technologie disponible. Même JM Jancovici, l’ingénieur médiatique pourtant fervent adepte de l’écologie futuriste, n’y croit pas !
Si les décideurs, qui ne seront jamais responsables de ces dérives financières inacceptables, avaient bien voulu solliciter et écouter l’avis d’experts réellement spécialisés dans ce domaine et non pas celui d’idiots utiles liés à la mouvance écologiste ou à des filières industrielles « nouvelles » mais surtout subventionnées, ils n’auraient jamais engagé la ville de Pau dans une telle impasse financière !
Mais, en France, les décideurs politiques ne sont jamais responsables … et les palois savent désormais pourquoi ils paieront encore plus d’impôts !
Couts de production prohibitifs, couts d’exploitations démentiels, risques technologiques connus, il était évident que cette voie n’était pas rentable économiquement ; mais il est vrai que lorsqu’on dépense sans compter les impôts des autres, sans encourir aucune responsabilité, la notion de rentabilité devient tout à faire relative si ce n’est superflue …
Vous avez là, à l’échelon local, un exemple des maux qui minent la France !
Bien cordialement à tous !
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On n’arrête pas le progrès dans la prédation fiscale …
Après avoir « inventé » le prélèvement à la source, Bercy vient de mettre en œuvre le prélèvement d’avance … c’est à dire que, si vous ne faites pas attention à votre avis d’imposition, reçu ces jours ci, vous pouvez être amené à payer des impôts sur des revenus que vous n’avez pas encore perçus ; c’est à dire que l’impôt est prélevé alors même que les revenus ne seront perçus que dans plusieurs mois ou même … jamais !
Bien entendu, vous serez remboursés 18 mois plus tard après avoir fait un joli crédit gratuit à l’Etat !
Le problème de fond de cette affaire est qu’il est désormais extrêmement difficile de cerner le montant des impôts réellement dus entre ceux payés au titre du PAS, ceux payés au titre de la régularisation de fin d’année, ceux restitués en fin d’année, les régularisations de CSG, l’évolution des revenus d’une année sur l’autre !
Rassurez-vous, c’est tout à fait … intentionnel ; cette complexification ayant pour but de vous amener à laisser faire une DGFIP qui déteste être contrariée et qui estime, en toute objectivité, qu’elle n’a jamais tort !
Nous nous souvenons que le PAS est un système qui permet de faire payer d’avance les impôts avant même que les revenus arrivent sur votre compte bancaire. Grâce à un raisonnement dont seule l’administration fiscale a le secret, les sommes, interceptées par elle, sont présumées avoir été perçues et sont donc comptabilisées en tant que revenus !
J’avais eu l’occasion de décortiquer ce mécanisme technocratique dont le but essentiel est de vous interdire de vous opposer au prélèvement fiscal, quel qu’il soit ; à la grande colère des agents des impôts furieux que l’on puisse ainsi remettre en cause la vérité diffusée par l’Etat qui ne vous veut que du bien …
La raison essentielle en est que l’Etat a peur des réactions de la population et d’une possible résistance fiscale qui l’amènerait inéluctablement à capituler face à la vindicte populaire ; alors que la trajectoire des finances publiques est connue des spécialistes depuis longtemps et que l’excès de fiscalité liée à des dépenses publiques incontrôlées ne peut amener qu’à des difficultés structurelles insurmontables !
En l’espèce, la manœuvre est d’autant plus facile que la DGFIP n’indique plus sur l’avis d’imposition le taux de prélèvement à la source ; alors qu’il y a encore 2 ou 3 ans il était encore indiqué. Evidemment, pour le connaître, vous êtes obligé d’aller sur le site internet et si vous n’y allez pas, le taux qui vous est appliqué peut être complètement excessif !
C’est évidemment … volontaire ; car comme par hasard, il est toujours au-dessus, jamais en dessous et n’oubliez pas que la modification doit être faite au mois de septembre avec un délai de latence de 2 mois (l’administration a besoin de 2 mois pour modifier le PAS alors que si vous avez une journée de retard dans le paiement vous écopez d’une majoration de 10% !?!).
Pareille mésaventure a failli m’arriver cette année parce que j’avais reçu, il y a deux ans, des revenus « exceptionnels ». Enfin, rien d’exceptionnel non plus puisque mon taux de PAS était de 1.46% !
Or, en vérifiant les données fiscales grâce des instruments à la hauteur des techniques de l’administration fiscale, je me suis aperçu qu’on allait encore m’appliquer un taux de 1.2% alors que je ne suis pas imposable à l’IRPP (en fait, mon IRPP – impôt sur le revenu – est même négatif par le biais de la décote) !
J’ai donc demandé des explications par le biais du site impôts.gouv.fr qui a été récemment piraté 2 ou 3 fois, en les priant de bien vouloir m’expliquer comment ils pouvaient m’appliquer un taux de PAS de 1.2% alors que mon IRPP est négatif.
Le résultat a été à la hauteur de mes attentes : Une personne m’a fait une réponse laconique, au bout de 3 semaines, en 2 lignes pour me dire … n’importe quoi !
J’ai bien compris qu’elle n’avait même pas lu ma demande !
Face à un tel exemple de compétence et de responsabilité, je me suis donc rendu sur la page ad hoc intitulée « modifiez votre PAS » et ai entré les informations qui m’ont permis de passer à 0 !
En pareille hypothèse, vous devez en effet vous rendre sur le site de la DGFIP et ouvrir la page PAS en haut à droite en vous munissant au préalable de tous les renseignements disponibles. Vous remplissez les cases avec les éléments à votre disposition et la machine mouline pour enfin vous donner un nouveau taux que vous devez confirmer ou pas !
Attention, il y a des conditions à remplir et surtout vous le faites sous votre responsabilité ; c’est à dire que si vous appliquez un taux trop faible du fait d’une minoration intentionnelle de vos revenus, vous serez puni par les majorations et pénalités !
L’Etat français est en tel manque de moyens qu’il est prêt à commettre tous les abus et toutes les irrégularités pour encaisser des impôts à tout prix. Il ne faut aussi ne jamais perdre de vue que l’administration fiscale fonctionne sans notion de couts et de prix de revient. C’est à dire que seuls sont regardés les impôts qui rentrent ; même si leur collecte coute plus cher que le résultat obtenu !
On se situe donc en plein dévoiement technocratique avec une administration qui poursuit un but sans jamais se préoccuper des conséquences de ses actions !
Bien cordialement à tous !
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