Ce que l’opposition lui reproche, ce n’est que d’avoir appartenu à la défunte majorité.
« Le braillard », président de la commission des finances, s’y serait bien vu. Obsédé par l’idée de ruiner la France pour mieux la soumettre, le chantre de LFI ne supporte pas l’idée qu’une jeune femme compétente, talentueuse et opiniâtre vienne barrer la route à l’un des adeptes du surendettement, n’importe lequel, plutôt qu’elle.
Au fond, ce que l’opposition voudrait à la tête de la Cour des Comptes, c’est un Premier Président qui rabâcherait l’antienne des cancres de tous bords selon laquelle il faut emprunter plus, dépenser plus et ajouter du déficit au déficit.
On sait qu’Amélie de Montchalin n’est pas de ce bois-là.
Elle sera « Energie et Franchise ». Elle rompra avec les radotages du passé et, à coup sûr, donnera à la Cour la crédibilité qui lui fait défaut.
Peut-être finira-t-on de moquer « ces avis qui ne servent à rien » et ces « juges que personne n’entend ni n’écoute ».
Et, non, elle n’hésitera pas à dire que le budget de 2026 était un mauvais budget voté sous la contrainte de maîtres-chanteurs.
Elle en connaît la genèse, le dénouement et le prix payé pour conjurer le chaos.
La politique lui a appris à éviter les chausse-trappes. Elle aura besoin de cette expérience.
Dans un an, elle sera seule à se débattre contre ceux qui, jour après jour, voudront anéantir la France.
Parions que, ce jour-là, on entendra sa voix.
4 vues