La démocratie otage des faibles incohérents et des forts arrogants.

Les faibles sont incohérents parce que, victimes des forts arrogants, ils imaginent retrouver un peu d’espace en mettant à leur tête plus fort et plus arrogant. Ce n’est pas banal un tel cheminement, et pourtant c’est la norme.

Les forts sont arrogants inutilement et dangereusement. Nous sommes tous forts en quelque chose et faibles en autre chose. Donc bien placés pour connaître les émotions et les problématiques de ces deux conditions. Or, il suffit que l’organisation sociale décrète de donner le pouvoir, donc la force, à une catégorie particulière pour que ceux qui en ont l’aptitude par le fait du hasard deviennent arrogants.

Il suffirait d’un soupçon de lucidité et un zeste de modestie pour éviter ces deux écueils.

Et pourtant, plus le temps passe plus les faibles se jettent dans les bras de forts qui ne pensent qu’à les trahir et les forts affichent leur arrogance sans limite et sans respect pour les faibles, donc pour eux-mêmes en partie.

Comment cela est-il possible ?

Il me semble que les hommes refusent simplement d’accepter leur condition d’homme.

Certes elle est vertigineuse et objectivement elle finit mal, du moins à ce que l’on en connaît.

Mais est-ce une raison suffisante pour se mentir ? Le mensonge n’empire-t-il pas la situation ?

Probablement, notamment parce qu’il ne permet pas à la démocratie de s’épanouir telle qu’elle devrait être, telle qu’elle est dans l’absolu.

En réalité la démocratie est la victime de comportements individuels qui sont autant de non-sens contre lesquels elle est désarmée.

Inutile donc d’espérer des solutions, des améliorations, puisque tous les discours, sans exception, incitent à plus de règles collectives alors que le problème est individuel et demande simplement plus de liberté et plus de responsabilité.

Cette collectivisation, contraire aux nécessités de la vie, exacerbe les tensions et ne peut aboutir qu’à des conflits de masse qui, comme les incendies, ne s’éteignent que quand il ne reste plus rien à brûler.

La paix et la sérénité ne sont pas pour demain, la démocratie ne prend pas le chemin d’une adhésion volontaire et massive.

Et avec tout ça, on vous donne en étrenne, Bercy qui se déchaîne et qui n’en finit pas…

Bien à vous. H. Dumas.

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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