Dominique Philos, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/philos/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Tue, 23 Jun 2026 08:45:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Dominique Philos, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/philos/ 32 32 La loi du 03 janvier 1973 a causé la faillite de la France ! https://temoignagefiscal.com/la-loi-du-03-janvier-1973-a-cause-la-faillite-de-la-france/ https://temoignagefiscal.com/la-loi-du-03-janvier-1973-a-cause-la-faillite-de-la-france/#comments Tue, 23 Jun 2026 08:45:53 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21363 Continuer la lecture de La loi du 03 janvier 1973 a causé la faillite de la France ! ]]> Compte tenu la prochaine campagne électorale en vue des élections présidentielles de 2027 et de l’état catastrophique de nos finances publiques, il est probable que la dette publique va en devenir un sujet central de discussion ; et il est à craindre que les candidats, histoire de créer une rupture qui leur serait favorable, ne soient tentés d’utiliser des arguments aussi spectaculaires qu’erronés mais de nature à abuser des électeurs à la recherche de solutions miraculeuses !

Je vois d’ores déjà passer sur les réseaux des infos totalement erronées mais qui, partagées et répétées de boucle en boucle, finissent par acquérir une image de vérité !

C’est le cas de la loi 73-7 du 03 janvier 1973 dont la disposition essentielle stipule : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »

Selon certaines personnes, la loi de 1973 interdirait donc à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France ; et dès lors, le pays n’a pas eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et de payer des intérêts — lesquels expliqueraient donc le niveau actuel de la dette publique et la faillite de l’Etat !

Certains n’hésitent pas à en rajouter en affirmant que le président Pompidou et Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, ont sciemment vendu les intérêts de la France aux banques, dont la banque Rothschild histoire, sans doute d’y ajouter un soupçon d’antisémitisme avec l’idée que les banquiers (forcément juifs) se seraient enrichis sur le dos de l’Etat français et de sa population ; raison pour laquelle cette loi est appelée loi Pompidou-Giscard-Rothschild. (M. Pompidou a travaillé pour la Banque Rothschild avant d’être le premier ministre du gal De Gaulle).

Le discours sous-jacent serait donc que notre dette publique serait de ce fait illégitime et … n’aurait  pas besoin d’être remboursée !

Miracle du verbe, typiquement français, qui permet de se débarrasser d’un trait de plume de 3.500 Mds€ de dette accumulées depuis plus de 50 ans ! Malheureusement pour ceux qui y ont cru, c’est juste une thèse complotiste qui ferait des pauvres français, les victimes du grand capital apatride !

En effet, cette thèse est totalement fausse d’une part  quant aux motivations qui ont poussé à l’adoption de cette loi mais aussi d’autre part en ce qu’elle confond causes et conséquences !

Qu’est-ce que l’escompte ?

Le texte parle d’escompte ; mais qu’est-ce que l’escompte ?

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, » constitue un texte abscons pour la plupart des gens ; surtout pour ceux qui n’ont jamais travaillé dans la banque ou n’ont jamais dirigé une entreprise.

L’escompte n’est pas un emprunt, c’est une facilité de trésorerie et donc une forme de crédit à court terme utilisée par les entreprises.

Le mécanisme est le suivant : Celles-ci remettent, à leur banque, des traites (dites acceptées c’est à dire que la dette est reconnue comme réelle par le débiteur du billet) tirées sur leurs clients avec un paiement à terme (à 30, 60 ou 90 jours) afin d’obtenir l’avance du montant indiqué sur le papier bancaire. La traite c’est l’autre nom de la lettre de change créée au moyen âge par les banquiers italiens pour permettre le paiement de grosses sommes d’argent à longue distance sans avoir à déplacer des quantités importantes de monnaie métallique (or ou argent) susceptibles de faire l’objet d’attaques par des brigands.

La différence entre le chèque et la traite, c’est qu’avec le chèque c’est vous qui reconnaissez devoir une certaine somme tandis qu’avec la traite, vous émettez un papier bancaire sur votre débiteur.

Bien évidemment, la banque prélève une commission sur le montant de la traite et se charge de son encaissement auprès de l’entreprise débitrice.

On comprend donc qu’il s’agit essentiellement d’une technique de gestion de trésorerie.

Quant aux « Effets » du Trésor évoqués par la loi de 1973, il s’agit des bons du Trésor émis par l’Etat ; et donc, « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres Effets à l’escompte de la Banque de France », signifie qu’il ne peut pas émettre une dette sur lui-même et s’en servir ensuite pour la présenter à l’escompte de la Banque de France afin d’obtenir la contre-valeur en monnaie.

En effet, dans le cas de l’Etat, ce serait comme si vous établissiez une reconnaissance de dettes à vous-même et alliez voir ensuite votre banque pour lui demander de vous racheter ce papier et donc de vous faire crédit du montant  indiqué sur le papier.

Le but de la loi de 1973 était donc d’interdire un montage financier parfaitement malsain qui permettait au Trésor public de contourner la législation sur les émissions monétaires et de provoquer non seulement un phénomène inflationniste, à la fois masqué et incontrôlable, mais aussi un transfert de richesse occulte. Car ce crédit, même à court terme, permettait bien une augmentation de la masse monétaire et fatalement l’inflation avec la question sous-jacente de déterminer le plafond admissible de ces escomptes !

Le but sous-jacent de cette loi était d’éviter que le Trésor public ne se livre à la cavalerie financière incontrôlée comme peut être tenté de le faire un Etat aux abois ! (suivez mon regard …).

Rappelons que, selon la constitution de 1958, les dépenses et recettes publiques sont votées par le Parlement !

En outre, en fait de crédit gratuit, il s’avère qu’il y a bien quelqu’un qui paie mais vous n’imaginez pas de qui il s’agit !

Car, il faut être conscient que ce mécanisme de financement de l’Etat étant source d’inflation ; celle-ci était nécessairement subie par les épargnants français, qui payaient, par le biais d’une dévalorisation de leur épargne, les avantages procurés à l’Etat français. Cette miraculeuse gratuité n’était donc qu’un transfert occulte de richesse des épargnants vers les fonctionnaires … dont les salaires indexés progressaient de l’inflation tandis que les économies des épargnants diminuaient d’autant !

L’Etat emprunteur auprès de la Banque de France

En fait, la pratique de l’escompte était proscrite dans les faits depuis le 24 juillet 1936 et le Trésor public n’utilisait déjà plus cette technique de l’escompte que de façon marginale car il réalisait, depuis février 1971, des opérations classiques d’émissions d’emprunts sur les marchés financiers (on ne les appelait pas encore OAT – obligations assimilables du trésor).

La loi de 1973 n’était donc qu’une simple mesure de précaution introduite par la commission des finances du Sénat de l’époque pour réinscrire dans le marbre de la Loi un principe déjà admis par tout le monde depuis au moins 1936.

En outre, cette loi n’a jamais interdit au Trésor public d’emprunter — y compris gratuitement — de l’argent à la Banque de France ;

Ne pas confondre causes et conséquences :

Au-delà du mythe du crédit gratuit, l’endettement de la France n’a absolument rien à voir avec ce texte de Loi ; mais tout à voir avec la gestion calamiteuse des deniers publics par l’élite auto proclamée de la haute fonction publique qui a accumulé depuis plus de 50 ans à peu près toutes les erreurs possibles en matière de gestion budgétaire. En effet, tous nos gouvernements, de droite comme de gauche, sans exception, ont systématiquement fait voter par le Parlement, depuis 1974, des budgets déficitaires.

Ce n’est donc pas parce que l’Etat ne pouvait plus escompter des effets sur lui-même qu’il se retrouve aujourd’hui en faillite mais bien parce que l’Etat a dépensé beaucoup plus que ses recettes fiscales ; et quand on vit au-dessus de ses moyens et qu’on emprunte sans cesse, il y a un moment où vos dettes finissent par dépasser vos capacités de remboursement !

En terme technique cela s’appelle le défaut et pour une entreprise la faillite !

L’évidence est donc que cette loi de 1973 n’est donc absolument pour rien dans notre dette publique car, si on ne voulait pas payer d’intérêts, la solution se résumait à ne pas emprunter !

Créer de la monnaie ne crée pas de richesse

Pour avoir une économie à la Suisse, dont on sait qu’il s’agit d’un pays florissant à haut niveau de revenus, et pas vraiment en raison de son activité bancaire, il faut fatalement que le pays soit géré comme la Suisse ; pays fonctionnant avec des excédents budgétaires et dont le ratio dette/Pib est de 27% alors que celui de la France est de 120% !

Malheureusement, cela n’est jamais arrivé car nos gouvernants, de quelque bord qu’ils soient, ont toujours préféré les expédients budgétaires, l’émission monétaire et l’inflation à toute forme de bonne gestion !

Pourquoi ?

Parce qu’il est plus facile d’émettre de la monnaie fictive et de la distribuer à une population qui en veut toujours plus plutôt que d’expliquer à cette dernière que ce n’est pas possible et qu’elle va devoir travailler et faire des efforts plutôt qu’attendre des aides sociales !

Or, il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où cette loi N°73-7 sur la Banque de France du 3 janvier 1973, a fait l’objet d’une polémique alimentée par les extrêmes, de droite comme de gauche, avec pour principaux acteurs : N Dupont-Aignan, M Le Pen, Alain Soral, F Asselineau, J Cheminade et JL Mélenchon.

Là où c’est inquiétant, c’est que plusieurs d’entre eux sont ou ont été des hauts fonctionnaires et en outre des anciens ou futurs candidats à l’élection de 2027 ; ce qui pose question quant à leur totale incompétence et au pire à leur malhonnêteté.

Il faut donc espérer que cette histoire ne va pas revenir polluer les débats.

Néanmoins, si vous voyez arriver ce sujet dans les débats où les polémiques, vous saurez exactement à quoi vous en tenir.

Bien cordialement à tous !

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Un Frexit sinon rien ! Se méfier des promesses des politiques (Part 3) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-se-mefier-des-promesses-des-politiques-part-3/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-se-mefier-des-promesses-des-politiques-part-3/#comments Sat, 20 Jun 2026 10:09:30 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21355 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! Se méfier des promesses des politiques (Part 3) ]]> On a le droit d’être anti européen, et de vouloir un Frexit ; mais il vaut mieux éviter de formuler des affirmations incantatoires, le plus souvent inexactes, et se demander si c’est une solution viable en évitant les thèses complotistes, les mensonges et les manipulations.

Or, si certains arguments sont justifiés, il est visible que d’autres ont essentiellement pour but d’exacerber la colère populaire afin de lui faire perdre toute pensée rationnelle :

Les arguments erronés :

– Désigner l’Union Européenne comme la responsable de tout ce qui va mal est une vieille technique de manipulation de l’opinion à travers la stigmatisation d’un bouc émissaire ; et c’est d’ailleurs cette même technique qui a été utilisée pour promouvoir le Brexit !

Rappelons que l’Union Européenne n’est pas un régime politique ni même un système étatique. Ce n’est pas un Etat fédéral ni même une confédération mais c’est quand même un système démocratique avec un exécutif (la commission) et un parlement. Par conséquent, toutes les réponses ne peuvent pas venir de Bruxelles et l’Union Européenne ne peut pas devenir le bouc émissaire de toutes les lâchetés, impuissances et erreurs nationales alors que l’essentiel des décisions relèvent bien des gouvernements nationaux.

-la fiscalité dévastatrice pratiquée en France depuis 50 ans a bien pour origine les différents gouvernements français et sa haute fonction publique. Toutes ces taxes qui nous assomment ont bien été décidées à Paris et il est donc illusoire de croire qu’un Frexit amènera quelque changement que ce soit sur ce plan car les souverainistes n’ont jamais prévu de se débarrasser de la haute fonction publique et de réduire massivement le nombre des fonctionnaires ! Nous savons aussi que l’endettement faramineux qui mine le pays a bien été décidé à Paris car B Le Maire  a balancé sur E Macron en expliquant que ce dernier lui a bien donné l’ordre de ne pas réduire la dépense publique et de laisser filer la dette.

1.200 Mds€ de dette en plus, dix ans plus tard, on est au bout du chemin, mais ni Bruxelles ni la mondialisation ne sont responsables de la situation ! Dès lors, affirmer que la dette publique est due à notre perte de souveraineté au sein de l’Union Européenne est juste ridicule !

-Croire que sortir de l’€ va résoudre tous nos problèmes est la marque d’une méconnaissance totale des mécanismes économiques.

Le premier effet d’un tel évènement serait la fin du crédit international qui nous finance et une très forte dévaluation de la nouvelle monnaie provoquant une envolée du cout des importations alors que nous importons tout … ou presque ! C’est donc la promesse assurée d’une chute vertigineuse de notre niveau de vie et c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle la Grèce a renoncé à la sortie de l’Union Européenne et au retour à la drachme alors qu’elle était pourtant dirigée par Syriza, un parti de la même mouvance que Lfi. Le gouvernement grec a refusé d’endosser la responsabilité de faire faire un bond de 50 ans en arrière et de ruiner d’un trait de plume les 2/3 de la population ; sans aucun gain d’aucune sorte.

Affirmer qu’on a empêché la Grèce de sortir de l’€ est une absurdité totale, et je suis bien placé pour l’affirmer. Elle a « seulement » adopté des mesures d’économies budgétaires qui lui permettent aujourd’hui de rembourser progressivement sa dette publique ; économies budgétaires que la France refuse d’adopter …

En outre, il est complètement illusoire de croire que, parce que l’on va changer de monnaie, les choses vont s’améliorer car, la monnaie n’est que le reflet de l’économie d’un pays ; et quand les bases économiques sont mauvaises, la monnaie s’écroule.

Et, ce n’est pas dévoiler un secret que les bases françaises sont … très mauvaises !

J’aime à rappeler l’exemple allemand qui est très significatif !

Lors de la création de la DM en 1949, elle valait 0.49 Franc c’est à dire pas grand-chose ; le Franc ne valant lui non plus pas grand-chose. En 1990, la DM valait 4 F ! Pourquoi ? En raison de la bonne mine des allemands ? Évidemment non !

La courbe qui suit vaut mieux qu’un long discours et l’argument d’une monnaie nationale n’apparaît vraiment pas justifié !

Evidemment, la réalité est que l’Allemagne est un gros exportateur alors que nous sommes un gros importateur ; ce qui revient à se demander sur quoi pourrait s’appuyer la nouvelle monnaie : sur notre dette publique et nos déficits insondables ?

Pour la France, combien de dévaluations en raison de la mauvaise gestion persistante des finances publiques par nos élites si soucieuses, parait-il, de la population française ?

Rien moins que 17 depuis 1914 et le phénomène ne s’est arrêté qu’avec l’€ en 2002 alors que nul doute qu’en cas de conservation d’une monnaie nationale, nous aurions encore dévalué une bonne dizaine de fois eu égard à la mauvaise gestion persistante de nos finances publiques. Il faut donc être d’une grande naïveté pour croire qu’un changement de monnaie va subitement améliorer une situation désespérée.

Enfin, parler de dévaluation compétitive est juste un argument destiné à faire croire qu’en manipulant la monnaie on peut s’en tirer à bon compte !

Seulement, il n’existe pas de dévaluation compétitive, il existe seulement des dévaluations contraintes qui finissent toujours par ruiner la population car, si vous n’avez rien à vendre, vous n’aurez pas d’argent pour acheter et tout ce que vous pourrez acheter deviendra plus cher !

Alors, certes, on pourrait demander à la Banque de France de financer les déficits budgétaires mais ce serait alors se lancer dans l’émission monétaire massive avec pour corollaire l’hyper inflation dont on sait qu’elle se termine toujours par la ruine de tous … sauf ceux qui sont au pouvoir parce qu’ils auront eu les moyens de déplacer « discrètement » leurs avoirs à l’étranger en monnaie forte !

Cela signifie que le retour à une monnaie nationale entrainerait automatiquement un problème de financement puisque nos dépenses publiques reposent sur l’endettement ; et si les prêteurs n’ont pas confiance dans la nouvelle monnaie, ils ne prêteront pas !

Pour traduire les choses : avec l’€ les taux seront à 5 voire à 7% ce qui est déjà beaucoup trop ; mais avec le Franc les taux seront à 20 voire à 30% si ça se passe mal avec pour effet principal d’asphyxier totalement l’économie qui s’écroulera !

Les conséquences sont connues : Fuite des capitaux, effondrement économique, faillite des entreprises et chômage car il ne faut pas oublier que le Franc serait une mauvaise monnaie en raison du principe universel et intangible : un pays avec une mauvaise économie a une mauvaise monnaie !

Et quels seront les options des gouvernants ?

Augmenter encore la fiscalité jusqu’à la ruine alors qu’il faut être conscient que nous sommes subventionnés indirectement par l’Union Européenne et que sans elle, avec notre niveau de vie et nos dépenses inconsidérées, on nous aurait coupé le crédit depuis longtemps !?

Ainsi donc, le retour à une monnaie nationale est l’assurance d’une chute vertigineuse du niveau de vie … sauf amélioration spectaculaires des comptes publics ; ce qui n’est jamais arrivé sauf lors du retour du Gal de Gaulle en 1958 !

Le seul pays qui avait réussi à gérer la faiblesse de sa monnaie était l’Italie au prix d’une forte inflation et d’un endettement astronomique !

-Affirmer qu’Ursula Von der Leyen, pour laquelle je n’ai aucune sympathie, n’a pas été élue est un mensonge largement utilisé pour justifier le Frexit pour cause de violation de la volonté du peuple ! Certes, elle est spécialement impopulaire mais il faut détruire cette vieille légende de la dictature. Elle a été désignée par les pays membres après avoir été approuvée par le parlement européen. Elle a donc bien été élue … par 383 voix sur 747 en 2019 et réélue en 2024.

-les souverainistes aiment à rappeler que les français ont voté contre l’Union Européenne en 2005 mais qu’on a bafoué leur vote. En fait non, ils ont voté contre l’adoption de la constitution européenne parce qu’on leur a soumis un texte trop complexe et qu’ils ne l’ont pas compris.

-A propos de l’argent versé à l’Ukraine, on comprend que plusieurs étant des agents du Kremlin. Leur but est évidemment de favoriser la victoire de V Poutine en coupant les vivres à Kiev. Par ailleurs, les armes que nous fabriquons sont vendues à l’Ukraine et, si l’on raisonne en pourcentage du PIB, le Danemark arrive en tête au sein de l’Union européenne, avec 3,3 % de sa richesse nationale consacrée à l’Ukraine, suivi de l’Estonie (3 %), de la Lituanie (2,4 %) et de la Lettonie (1,9 %). En valeur absolue, la France figure parmi les principaux contributeurs européens, avec près de 8 Mds€ d’assistance financière recensés. Mais rapportée à la taille de son économie, son aide représente environ 0,3 % du PIB, ce qui la place au treizième rang européen.

-on en arrive à des options idéologiques caricaturales. Quand les élections élisent un type d’extrême droite comme Orban, c’est bien mais quand les mêmes élections élisent son concurrent c’est un coup d’Etat de l’Union Européenne ou de la Cia ou des deux ! Comme si les peuples et les hongrois n’avaient pas le droit du choix de leur vote ; et c‘était déjà le cas pour l’Ukraine !

En fait, les souverainistes n’acceptent pas de perdre les élections et crient au complot ; ce qui montre leur peu d’affinité avec la démocratie !

Orban est un modèle pour les souverainistes alors que son bilan est catastrophique : pas de croissance économique depuis des années (le PIB/hab de la Hongrie a tellement chuté qu’elle est maintenant considérée comme l’un des pays de l’Union européenne où le niveau de vie est le plus bas), inflation, corruption, étatisme, mainmise du parti d’Orban sur des secteurs entiers de l’économie et de la justice… Orban a mis la Hongrie en coupe réglée en favorisant ses copains et sa famille.

La Hongrie d’Orban est en fait le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire tout en vivant sur le dos de l’Europe puisqu’il acceptait les subventions ; ce qui n’est finalement pas terrible pour un souverainiste rejetant l’Union Européenne !?!

Les arguments vrais ou plutôt vrais

Restent quelques arguments justifiés qui … ne sont pas propres aux souverainistes :

-le grand argument des souverainistes concerne la contribution de la France à l’Union Européenne qui devrait atteindre 28 Mds € en 2026 et qui serait, selon eux, trop élevée. Toutefois, il s’agit d’un faux semblant car nous recevons en retour au moins 18 Mds€ ce qui fait que le solde négatif réel s’établit en fait à 10 Mds€. Certes, c’est beaucoup dans l’absolu mais c’est relativement peu en regard des 50 Mds€ distribués par le gouvernement aux innombrables associations sans but et aux 150 Mds€ distribués aux 700 agences de l’Etat (ODAC organismes divers d’administration centrale) qui ont souvent pour fonction de recaser les copains à des postes bien rémunérés mais … inutiles ! S’il y a des économies à faire, elles seront beaucoup plus efficaces en ce qui concerne ces deux derniers postes  à la fois quantitativement et qualitativement !

Par ailleurs, l’Allemagne reste un contributeur beaucoup plus important que la France, et, en outre, l’Union européenne ne se résume pas à des transferts monétaires directs. Il y a des avantages économiques indirects, comme l’accès au marché unique, sans droits de douane, de plus de 445 millions de consommateurs, des projets de coopérations industrielle et enfin la politique agricole commune (PAC), qui représente environ 56% des fonds retournés à la France.

Enfin, l’Union Européenne finance des projets communs en matière d’infrastructures, de recherche, de transition énergétique et de développement régional.

Paris et Bruxelles viennent de signer un accord de prêt de 15,1 Mds€ en faveur de la France qui servira au financement d’achats d’armements conjoints, dans le cadre du programme européen de soutien au réarmement en Europe.

La question de savoir si la France donne « trop » à l’UE dépend donc de la perspective adoptée et de l’impact que l’on veut diffuser dans l’opinion qui reste toujours manipulable. Une analyse purement comptable peut suggérer un déséquilibre, mais un regard plus large sur les retours stratégiques, politiques et économiques donne une vision beaucoup plus nuancée et globale des relations entre la France et l’Union européenne.

– l’administration est totalement dépassée par une invasion migratoire devenue incontrôlable mais elle n’exécute quasiment jamais les ordonnances d’expulsion des OQTF (4% du total),

-Il faut reconnaitre que 50 ans de construction européenne ne nous ont pas objectivement menés à plus de prospérité. L’Europe, même si elle a adopté une cohésion quasi parfaite face à l’agression russe (à l’exception notable de la Hongrie), reste un nain géopolitique et militaire. Par contre, Bruxelles nous impose des options idéologiques dévastatrices en ce qui concerne la décarbonation forcée, sous la pression à la fois de lobbies écologistes et de l’Allemagne dont le programme énergétique, décidé sous Angela Merkel, s’avère être un fiasco total !

Conclusion qui s’impose, les arguments développés par les souverainistes ne sont pas du tout convaincants !

Les grandes incantations sont sans doute spectaculaires mais il faut se méfier des solutions miraculeuses proposées par des gens qui ont toujours vécu de l’argent public et qui n’ont aucune notion d’économie ! On le sait, leur solution est toujours l’augmentation de la pression fiscale !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un Frexit sinon rien ! La vision du monde par les souverainistes (Part 2) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-la-vision-du-monde-par-les-souverainistes-part-2/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-la-vision-du-monde-par-les-souverainistes-part-2/#respond Thu, 18 Jun 2026 08:55:54 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21350 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! La vision du monde par les souverainistes (Part 2) ]]> Les souverainistes attribuent nos difficultés aux abandons de souveraineté consentis au profit de l’Union Européenne. Selon eux, nous avons perdu notre souveraineté du fait de Maastricht et de la perte de notre monnaie nationale le Franc.

Ils affirment la primauté de la souveraineté nationale, à gauche comme à droite, comme principe fondamental de l’organisation politique d’un État. Selon eux, le pouvoir politique suprême doit appartenir au peuple d’une nation et être exercé par des institutions nationales, sans transfert contraignant ou irréversible de compétences vers des instances supranationales ou étrangères.

Le problème est que cette vision « idéale » est en complet déphasage avec une réalité constante de la Vème République : L’aristocratie administrative, qui tient le pays depuis une cinquantaine d’années, méprise le peuple et le récent rétablissement des ZFE, malgré le vote du parlement qui les avait supprimées, en est la démonstration évidente. Dans ces conditions, l’argument utilisé par les souverainistes à propos d’un peuple souverain ne correspond pas à la pratique du pouvoir français et ils ne peuvent donc s’en prévaloir, si ce n’est pour … appâter l’électeur.

De plus, depuis 2005, on sait que le référendum est une arme bien trop dangereuse et trop imprévisible pour être mise à la disposition de l’électeur. En fait, les souverainistes, comme les autres politiciens d’ailleurs, n’aiment pas les décisions qu’ils n’ont pas choisies et qui limitent leur « liberté » d’action ; ce qui a tout d’un vertige du pouvoir illimité et sans contrôle. Le RIC, référendum d’initiative populaire, n’apparait donc finalement que comme un hochet destiné à amuser (abuser) le bon peuple.

Vous en doutez ? Quel est ce ministre de l’intérieur qui a affirmé : « la démocratie s’arrête là où commence l’intérêt de l’Etat » ? Charles Pasqua, souverainiste s’il en est !

Il faut aussi avoir conscience que les arguments utilisés sont essentiellement destinés à susciter la méfiance, la colère, le rejet et à décrédibiliser les institutions en place !

Petit florilège …

Les élites européistes voudraient détruire la France, E Macron  ne serait que le petit télégraphiste des ordres de Bruxelles. Ces européistes ne sont que les défenseurs du grand capital apatride et de toutes ces horreurs que sont l’€, l’Europe, le libéralisme, le marché, la déréglementation (lire La cour des miracles de Michel Onfray) !?!

J’aime bien M Onfray en tant que philosophe mais sur l’économie, il est nul !

Natacha Polony adopte carrément une vision complotiste en accusant, pèle mêle, la dérégulation financière, la financiarisation de l’économie, la libre circulation des capitaux et des marchandises. Le tout aurait provoqué la désindustrialisation, la paupérisation des Français, l’affaiblissement de l’Etat et la montée du Rassemblement national (elle est souverainiste mais tendance Chevènement). Selon elle, il y aurait eu un contournement systématique de la volonté des peuples pour édifier un grand marché de consommateurs au profit des multinationales.

Nous aurions donc d’’un côté, la souveraineté nationale et le bon peuple français qui a été trompé, et de l’autre, le méchant libéralisme et la mondialisation qui nous a ruinés.

Ce ne sont que des visions simplistes des réalités économiques  et concernant E Macron la négation d’une réalité beaucoup plus prosaïque : Il est juste le défenseur des intérêts d’une caste à travers une structure étatique qui n’a absolument rien de libérale. Rappelons que 6 des 8 présidents de la République sont issus de la haute fonction publique ainsi que 21 des 28 premiers ministres !

Mais lors, pourquoi les arguments des souverainistes portent-ils et ne doutons pas qu’ils auront une place importante au sein des prochaines élections présidentielles ?

Tout simplement parce que la population est en attente de l’amélioration de son niveau de vie alors qu’elle constate qu’il baisse puisque tout devient de plus en plus cher tandis que les impôts augmentent sans arrêt. Un sentiment de victimisation apparaît de manière quasi automatique tout en espérant, naïvement, des solutions efficaces, rapides et surtout indolores !

Et c’est là où les promesses des candidats prennent tout leur sens entre celles de gauche et mélenchoniste qui promettent de voler « les riches » puis … tous les autres et celles des souverainistes qui proposent des solutions de « rupture ».

En effet, il ne faut pas perdre de vue que les politiciens professionnels, qui tous, sans exception, vivent de l’argent public gratuit versé avec prodigalité,  c’est à dire des impôts collectés qui écrasent la population, sont prêts à toutes les promesses pour séduire l’électeur !

Les uns et les autres n’hésitent d’ailleurs pas à verser dans le populisme en prétendant défendre les pauvres et les plus faibles face à l’Europe libérale alors qu’il s’agit essentiellement d’un argument électoral qui d’ailleurs a un certain écho dans une population qui reste très dépendante des aides sociales et craint que le libéralisme ne les leur supprime.

Or, là où ce discours n’est pas crédible c’est que c’est pourtant bien l’étatisme forcené de nos élites qui nous amenés à la faillite !

Par ailleurs, il est faut être conscient que les solutions miraculeuses n’existent pas !

On paie toujours les conséquences de sa mauvaise gestion ; mais évidemment c’est d’autant plus dur lorsque les conséquences que vous supportez sont le fait de la mauvaise gestion des autres. D’où un rejet évident de la classe politique considérée comme profiteuse et irresponsable, voire même incompétente, et un intérêt pour des solutions hétérodoxes non encore explorées !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un Frexit sinon rien ! (Part 1) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-part-1/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-part-1/#comments Wed, 27 May 2026 12:06:59 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21298 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! (Part 1) ]]> Les difficultés économiques de la France s’accumulent et, en naviguant sur les réseaux, on s’aperçoit que les anti-européens s’agitent beaucoup et que leur crédo est : tout ce qui arrive à la France est la faute d’E Macron, de l’Europe et des mondialistes !

Il est vrai qu’E Macron n’a eu aucune réussite pendant ses deux mandats, la réindustrialisation tant mise en avant est ratée, les comptes publics sont dans un état lamentable. La seule chose qui ait progressé c’est la dette publique ; c’est donc l’échec total et son image est très négative !

Parallèlement, l’évènement le plus important de la Vème république se profile : l’élection du président de la République. Nous allons donc dans les prochains mois avoir sous les yeux le spectacle pitoyable et affligeant de tous ces candidats à la magistrature suprême, dont la caractéristique commune est la médiocrité, pour ne pas dire la nullité, qui vont venir nous proposer leurs recettes ; qui pour redresser le pays qui pour améliorer la vie des plus pauvres !

Au gré de la campagne électorale, il est à craindre que les solutions les plus farfelues soient proposées à des français dépassés par les évènements avec une mise en accusation des hauts fonctionnaires, des politiciens véreux, de l’Europe bruxelloise, de la mondialisation, des Etats Unis avec leur guerre contre l’Iran, des multinationales, du capitalisme, etc …

Les candidats vont inévitablement exploiter le mécontentement populaire pour mettre en avant des solutions aussi miraculeuses que … simplistes ; avec cette caractéristique que, plus la situation devient mauvaise, plus les solutions extrémistes prennent corps et deviennent crédibles au sein d’une population qui cherche une issue de secours à ses problèmes quotidiens !

C’est d’ailleurs dans de telles circonstances, conséquences de la crise économique de 1929, qu’un individu comme A Hitler a pu arriver au pouvoir en 1933 !

Seulement, il faut se méfier des solutions miraculeuses ou de l’homme fort providentiel qui va sauver le pays car ce n’est en fait qu’une illusion …

Parmi tous ces candidats, la voix des souverainistes, de droite, commence à porter au sein d’une population qui voit les difficultés économiques s’accumuler sans espoir d’amélioration.

Et ces souverainistes ont la solution : le Frexit c’est à dire la version française du Brexit !

Leurs arguments, souvent « percutants », sont les suivants :

-on dépense notre argent pour l’Ukraine, on paie trop à Bruxelles, nous subissons le pillage de nos impôts au profit des autres et d’ailleurs si le pays est endetté c’est à cause de l’argent qu’on donne aux autres ; on nous parle d’Euro goulag !?!

-notre agriculture est liquidée par Bruxelles,

-il faut résister à l’élite mondialiste qui a coulé le pays

-les peuples sont victimes des élites et notamment des hauts fonctionnaires et des élus corrompus,

-si les comptes sont dans le rouge c’est à cause de l’immigration qui nous est imposée par l’Union Européenne

-Von der Leyen n’a pas été élue, c’est un dictateur, Bruxelles est un repaire de fascistes,

-il faut mettre en place le RIC  (référendum d’initiative citoyenne) pour redonner la parole au peuple,

-les français ont voté contre l’Union Européenne en 2005 mais on a bafoué leur vote,

-il faut engager un plan de redressement national,

-si on continue comme cela, la France va disparaître,

-on a empêché la Grèce de sortir de l’€ mais nous nous pourrons faire le Frexit,

Et il est vrai que Bruxelles se voit désormais attribuée l’image d’un système de fonctionnaires européens, aux revenus indécents, détachés des contingences matérielles, prenant en violation du droit des peuples des décisions inutiles, incompréhensibles, voire néfastes et souvent contestées par les populations ; quitte à  aboutir à de regrettables confusions, et l’épisode des ZFE en est la confirmation car une partie de la population exige le Frexit pour y échapper alors que ces ZFE … n’ont pas été décidées à Bruxelles mais bien  à Paris par A Juppé alors ministre de l’environnement puis par A Borloo dans le cadre du Grenelle de l’environnement !

Et il faut reconnaitre que certains arguments sont percutants !

Conclusion indispensable : Seul un Frexit nous permettrait de retrouver la souveraineté perdue, d’avoir une monnaie nationale, pour ne plus obéir à Bruxelles, pour ne plus être dans la mondialisation. On sort de l’Union Européenne, de la zone €, de l’Otan, de l’Oms et tout ira mieux !

Seulement, il faut se méfier des solutions simplistes essentiellement fondée sur l’idéologie ou la croyance irrationnelle ; mais aussi du discours des hommes politiques qui sont, par nature, des menteurs et des manipulateurs. Il ne faut jamais oublier que leur but essentiel est la conquête du pouvoir avant toute autre priorité et que l’électeur n’est donc perçu, dans ce cadre, que comme un vecteur ou un simple moyen pour atteindre ce but !

Les chantres du Frexit sont connus : de Villiers, Dupont Aignan, Nikonoff, Asselineau, Philippot ; le plus médiatique étant sans doute Philippe de Villiers, ce vieux politicien roublard de la vieille France réactionnaire maurrassienne qui a écumé les ministères avant d’en être évincé et qui cherche désormais une voie politique de retour.  Asselineau ajoute une « touche personnelle » en étant renvoyé en correctionnelle pour harcèlement sexuel sur un de ses collaborateurs (masculin).

En outre, plusieurs d’entre-eux sont clairement des agents de l’étranger et plus particulièrement des instruments au service de la propagande du Kremlin lequel se livre sans arrêt à des attaques contre les Etats européens.

Leur caractéristique commune, qui interpelle au-delà des idées, est que ce sont tous d’anciens hauts fonctionnaires qui n’ont jamais vécu d’autre chose que des deniers publics ; c’est à dire que ce sont des gens qui personnifient l’Etat prédateur, la fiscalité abusive, l’élite abhorrée qui se gave et qui n’a jamais rien produit.

Tous Etatistes pur jus, qui n’ont vécu que de l’argent des autres, ils viennent donc nous donner des leçons de gestion en matière de deniers publics et vont sauver le pays ?

L’analyse de leur discours, essentiellement basé sur la critique et le discrédit, apparaît en fait très peu crédible …mais il peut avoir de l’écho auprès d’une population en colère et au bord de la révolte.

Promettent-ils plus de liberté, moins de taxes et moins de contraintes ?

Non évidemment … ils se contentent de désigner des ennemis et des responsables dans le but évident de canaliser à leur profit la colère populaire …et ils utilisent volontiers le complotisme dont on sait qu’il s’agit d’un mélange de vérités et d’affabulations ; avec pour effet de donner une apparence de crédibilité à des affirmations douteuses !

Ils se présentent comme des patriotes, ce qui, en soi, ne sert à rien, mais l’essentiel est qu’ils ne changeront pas de modèle. Ils restent des étatistes qui vendent du rêve, des promesses de grandeur, la glorification de l’Etat stratège tout puissant ainsi qu’une promotion d’eux-mêmes présentés en avatars glorieux du gal De Gaulle.

Or, on sait désormais, sans aucune ambiguïté, que l’Etat n’est surtout pas un stratège et n’est même pas un bon gestionnaire ; en fait c’est même un très mauvais gestionnaire. La solution du toujours plus d’Etat n’est donc envisageable !

Il faut en fait se poser les bonnes questions :

-Ces membres actifs d’un système qui a ruiné le pays font-ils une analyse correcte des causes de la situation française et sont-ils capables de prendre les mesures indispensables pour redresser le pays ?

-Le souverainisme  va-t-il supprimer la dette, va-t-il abandonner l’étatisme et adopter des mesures libérales qui permettront de libérer l’économie, va-t-il licencier les fonctionnaires et supprimer le statut des hauts fonctionnaires qui contrôlent le pays, va-t-il réformer le système des retraites, va-t-il stopper les aides sociales en tous genres ?

-Glorifier l’Etat et désigner un ennemi extérieur est-ce suffisant pour résoudre les problèmes du pays ?

-Comment se fait-il qu’il y ait des pays de l’Union Européenne qui s’en sortent (et pas nous) alors que les règles sont les mêmes pour tous ; parce que ce n’est pas l’Union Européenne qui a recruté les fonctionnaires français, qui a créé l’Ena, qui a mis en place les aides sociales et  une fiscalité confiscatoire.

Car, il ne faut pas se tromper : Le déclin français n’est pas le résultat d’un complot européen ou le produit de la mondialisation. Il est le fruit de l’action délibérée d’une élite incompétente de hauts fonctionnaires français, dont les souverainistes font partie, qui tiennent le pays depuis 1974 et qui ont décidé de se gaver sur le dos de la bête tout en accumulant des erreurs dramatiques dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences !

Nous ferons prochainement une analyse critique de leurs propositions.

Bien cordialement à tous !

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La France finance un système gérontocratique https://temoignagefiscal.com/la-france-finance-un-systeme-gerontocratique/ https://temoignagefiscal.com/la-france-finance-un-systeme-gerontocratique/#comments Thu, 21 May 2026 08:45:26 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21295 Continuer la lecture de La France finance un système gérontocratique ]]> Nous allons aborder un aspect particulièrement déplaisant de la vie publique française : les leçons de morale faites par les nantis de la haute fonction publique aux français de la classe moyenne à propos d’une situation que ces derniers subissent et dont ils ne sont pas responsables !

De quoi s’agit-il ?

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a adressé, le 04 mai, comme tous les ans, une lettre au président de la République ; lettre sur la situation économique du pays dans laquelle il affirme : « Nos arbitrages collectifs ont été jusqu’à présent en faveur des seniors : dépenses de retraite et de santé, et financement par le déficit, … Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir. »

Il est donc explicitement affirmé que nous sacrifierions notre jeunesse au profit des vieux !

Suivent des chiffres qui décrivent une réalité … tronquée : Les dépenses de retraite représentent plus de 14 % du PIB, soit 445 Mds€ environ. C’est 2,3 points de PIB en plus par rapport à la moyenne européenne (12,5 %). Surtout, c’est nettement supérieur aux trois pays les plus performants sur le sujet en Europe : la Suède (11,1 % du PIB), le Danemark (7,2 %) et les Pays-Bas (6,1 %) ; pays du nord de l’Europe où, en outre, l’âge effectif de la retraite est proche de 65 ans.

Il s’agit toutefois d’une vision très décalée par rapport à la réalité qui ne prend pas en compte les éléments suivants :

-Le système économique français, ce n’est pas les jeunes d’un côté et les retraités de l’autre !

-Fustiger les retraités, certes, mais de quels retraités parle-t-on, avec quel niveau de pension ? A ce propos, le rapport est … muet car il se livre à une globalisation trompeuse alors qu’il existe de fortes disparités entre la masse des retraités qui perçoivent moins de 1.500€ par mois et d’autres qui culminent à des plus de 10.000€ par mois ; les recordmen étant, comme par hasard les hauts fonctionnaires avec des champions comme MM Hollande, Ayrault, Fabius, Juppé, qui culminent, sans complexe, à des 30.000€ par mois !?!

-évidemment, Villeroy de Galhau oublie d’évoquer, à propos du différentiel de cotisations, que les pays nordiques ont une composante de capitalisation dans les retraites, ce qui fatalement modifie les données brutes !

-le rapport ne parle pas non plus de la génèse du système par répartition créé en 1946 avec le choix déjà démagogique, à l’époque, de faire payer les cotisations par les entreprises à travers un système étatique, opaque et peu efficient ! Cette option a fatalement eu des effets catastrophiques sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises !

-En outre, il occulte une réalité incontournable : D’une part les retraites du public sont plus avantageuses que celles du privé et d’autre part les régimes de retraite sont en déséquilibre en raison du poids des retraites du secteur public qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds€ par an c’est à dire que, sur 10 ans, ces régimes du public ont accumulé entre 500 et 800 Mds€ de déficit ! L’incertitude quant aux montants est due aux dissimulations de l’administration … très discrète sur ces chiffres évidemment catastrophiques !

-la lettre évince le problème de la charge désormais intolérable d’un secteur public disproportionné par rapport à nos moyens économiques avec des fonctionnaires beaucoup trop nombreux (6 millions) et très peu productifs,

-au milieu des satisfécits concernant la situation du pays qu’il estime globalement bonne, alors qu’elle est tout simplement catastrophique, il élude la question de la fiscalité trop lourde qui pénalise les entreprises avec pour conséquence un faible niveau de créations d’emplois ni le fait que la création de richesses est faite par les entreprises ; car l’Etat, lui, n’est qu’un prédateur !

-on ne parle pas du refus de la part de la haute fonction publique d’adopter la capitalisation parce qu’elle est la première bénéficiaire du système par répartition alors que l’on sait que c’est un système de Ponzi qui n’a aucun avenir parce qu’il ne pouvait tenir que tant que le nombre de cotisants était supérieur à 4 pour un retraité. L’autre réalité, totalement occultée, est que les hauts fonctionnaires, compte tenu de leurs niveaux élevés à très élevés de retraites devraient cotiser beaucoup plus avec un système par capitalisation et ça … ils n’en ont pas envie !

-Notre système de retraite par répartition souffre en fait d’un manque de cotisants du fait d’un chômage de masse, d’une part importante de la population qui est inemployable et d’une anémie économique qui sont le résultat de la politique décidée par les hauts fonctionnaires qui tiennent le pays et massacrent les entreprises !

-Pas un mot du rapport sur le fait que les moins de 40 ans subissent légalement une escroquerie en devant cotiser à un système qui ne pourra pas leur payer quoique ce soit dans 25 ans !

-On ne parle pas de la dégradation constante de la situation économique française avec une production de richesse qui fonctionne très mal ; notamment en raison d’une fiscalité et de charges sociales excessives. La meilleure preuve est que le Pib par tête chute sans cesse depuis 40 ans. En 1980, le Pib était le même en Allemagne, aux Etats Unis et en France. En 2024 en France il est de 46.000$, en Allemagne de 56.000 et Etats Unis de 80.000 ! Le salaire médian français est de 1.800€ par mois, aux Etats Unis c’est 1.500$ par semaine !  La vérité est donc que la France coule lentement on était 4ème en 1980 on est 28ème en 2024 ; sacrée dégringolade !

On sait qu’il est facile de manipuler les chiffres et nul doute qu’en le faisant, on cherche à préparer l’opinion à une compression des retraites versées en France et d’ailleurs un  « sondage » avait fait dire que les retraités étaient prêts à réduire leurs pensions.

Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité ahurissante à l’amnésie et au déni des dirigeants de ce pays et de ceux qui ont participé au système ; et nous avons bien affaire ici à un individu faisant partie du système qui a causé la situation et qui ne supportera jamais les conséquences des mesures qu’il propose, qui vient donner des leçons de morale et de gestion !?!

Alors, qui est Villeroy de Galhau ?

C’est un haut fonctionnaire de 67 ans,  qui devrait être à la retraite mais qui continue à profiter de la rente d’un emploi à la Banque de France payé 33.000€ par mois au minimum et on ne parle pas de la voiture de fonction et des autres avantages en nature non divulgués (appartement de fonction) !

C’est donc l’histoire du type qui se fait payer son train de vie ultra confortable par les autres et qui explique à ces derniers qu’ils vont devoir se serrer la ceinture parce que leurs retraites coutent trop cher !

Et ce comportement n’est pas propre à Villeroy de Galhau, c’est celui de toute la haute fonction publique qui vit dans le déni et l’inconscience … jusqu’au bout !

Jamais responsable de quoique ce soit et d’ailleurs le rapport n’est pas sans être empreint d’une certaine dose d’autocongratulation !?!

Car, on a bien compris que l’affirmation sous-jacente est que c’est le retraité à 1.200€ par mois, qui peine à survivre, le responsable d’un système qu’on lui a imposé tandis que les hauts fonctionnaires qui perçoivent sans complexe des retraites de plus de 5.000€ par mois (et Galhau va probablement dépasser les 20.000€) n’y sont pour rien.

La réalité est que l’on sait que le système par répartition est compromis (je le savais depuis 1991 !). Mais qu’ont fait les hauts fonctionnaires à ce propos ces 30 dernières années ? Rien, ils ont continué à se servir dans la caisse et à accumuler les avantages payés par les autres parce que ce système leur était extrêmement favorable. Et maintenant ils assènent leurs reproches en expliquant à ceux qui perçoivent 1.200€/mois qu’ils vont devoir se serrer la ceinture.

Ce n’est pas une prise de conscience, c’est de l’indécence doublée de malhonnêteté car  ce sont ceux qui ont causé le problème !

Et vous savez pourquoi ?

Parce qu’il y a beaucoup plus de retraités à 1.200€ que de retraités à 30.000€ et que fatalement c’est la forêt des pauvres qui cache le buisson de nantis qui préfèrent conserver leurs avantages et que ce soient … les autres qui fassent des efforts !

Et le pire, c’est que ce discours se met à tourner en boucle sur les médias, repris par des personnages souhaitant briller en public en utilisant des chiffres « chocs » ; sans toutefois réfléchir aux causes réelles du problème ni vérifier au préalable le bienfondé de ces affirmations !

Finalement, il faut prendre ce rapport pour ce qu’il est : Grace à des manipulations statistiques, ce n’est rien moins qu’une ode à la politique économique du président de la République ; lequel a dû, sous la pression, suspendre la « réforme des retraites » qui consistait avant tout en une main mise sur les réserves des caisses de retraites du secteur privé.

Finalement, il n’y a jamais de hasard …

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un pays qui court après sa dette court à sa perte ! https://temoignagefiscal.com/un-pays-qui-court-apres-sa-dette-court-a-sa-perte/ https://temoignagefiscal.com/un-pays-qui-court-apres-sa-dette-court-a-sa-perte/#comments Mon, 18 May 2026 08:21:26 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21288 Continuer la lecture de Un pays qui court après sa dette court à sa perte ! ]]> Les services de l’Etat, sont aux abois et sont entrés dans un tunnel psychologique qui leur interdit d’envisager toute autre solution que l’augmentation des impôts ; raison pour laquelle le harcèlement fiscal s’accentue. Il faut absolument trouver des recettes pour boucher des trous budgétaires gigantesques.

Ce recours à la fiscalité a semblé d’ailleurs payer puisqu’il a permis une augmentation des recettes fiscales de 7% en 2025 avec une palme de +10% pour l’impôt sur le revenu.

Ce faisant, on n’hésite pas à tomber dans la mesquinerie d’une chasse fiscale pour des montants marginaux : Après la traque des abris de jardins et des piscines non déclarés, ce sont désormais les serres et les poulaillers qui sont dans le viseur avec des amendes de 1 200 à 6 000€ par m2 non déclaré.

Néanmoins, il faut être conscient qu’en procédant ainsi les services fiscaux ne font qu’enfoncer les derniers clous dans le cercueil de l’enfer fiscal français car la fiscalité atteint désormais des niveaux délirants ainsi que le prouve une étude sur le malus fiscal pratiqué en Europe. Elle confirme que nous détenons la palme d’or d’une fiscalité idéologique qui n’a pour résultat que de détruire, sans aucun bénéfice d’aucune sorte, un tissu industriel construit depuis plus de 100 ans dans l’automobile !

Évidemment, dans l’idéal fiscal, le meilleur des impôts serait celui payé par les étrangers et il faut bien dire que nos services fiscaux s’y sont attelés consciencieusement avec des résultats pour le moins mitigés … car, malheureusement, les acteurs économiques étrangers ont les moyens de contourner ou d’échapper à une fiscalité abusive.

Ainsi, la taxe sur les petits colis chinois qui devait rapporter 400 M€ a fait un flop monumental puisque, désormais, les colis arrivent en Pologne ou en Belgique ; c’est à dire que non seulement on n’a pas les recettes fiscales attendues mais les plateformes de Roissy et autres Vatry dédiées à ces colis ont fermé avec de nombreux licenciements à la clé !

Le fisc avait aussi essayé de taxer lourdement les grands yachts ancrés dans les eaux françaises sans voir que ces bateaux pouvaient quitter les eaux françaises, ce qu’ils ont fait ; annulant de ce fait irrémédiablement les espoirs de tonte fiscale !

Dans ces conditions, on comprend que l’Etat fiscal ne peut se retourner que contre les français moyens coincés dans leur pays en utilisant des manipulations fiscales qui ont eu pour effet de faire rentrer dans l’impôt plusieurs millions de foyers auparavant non imposables ou en réduisant les aides pour l’emploi d’une aide à domicile pour les moins de 80 ans mais aussi avec l’intensification des contrôles fiscaux pour faire rentrer, à toute force, l’argent dont on manque tant !

On sait que le gouvernement a déclaré qu’il n’avait pas les moyens de réduire la fiscalité confiscatoire sur le carburant et c’était vrai mais pas pour les raisons que l’on croit et en tout cas pas pour faire des économies !

Son refus de réduire les taxes était essentiellement motivé par le fait qu’il pensait pouvoir profiter de l’aubaine pour augmenter les recettes. Et c’est bien ce qui s’est passé durant les mois de mars et d’avril ; les recettes attribuées aux taxes des carburants ont augmenté de 190 M€.

Seulement, cela n’a pas duré car le gouvernement constate désormais que les recettes baissent de 105 M€ en avril/mai ; c’est à dire que même en percevant mécaniquement plus de taxes par litre de carburant, il collecte moins de taxes !

C’est la démonstration éclatante de la courbe de Laffer : les recettes augmentent dans un premier temps puis baissent car … trop d’impôts tuent l’impôt !

Aussi curieux que cela puisse paraître, les hauts fonctionnaires n’ont pas envisagé que les revenus des français ne sont pas indéfiniment extensibles et qu’ils doivent donc faire des arbitrages au niveau de leurs dépenses. Fatalement, face à l’augmentation des prix, les français roulent moins !

De plus, tout le monde a remarqué une envolée de l’inflation qui sera au minimum de 4% pour 2026, officiellement, mais qui sera en fait beaucoup plus importante sur les produits de la vie courante (alimentation, énergie, carburants, …) qui sont les principaux postes de dépenses des classes sociales les moins aisées.

Ce sera un frein supplémentaire à la consommation !

Les français sont en fait très inquiets pour l’avenir ; surtout que, pendant ce temps, les faillites d’entreprises continuent (Bouchara, Minelli…) et que le chômage augmente fortement !

Et pourtant, clientélisme politique oblige, les dépenses publiques continuent d’augmenter. On vient ainsi d’apprendre que les salaires des fonctionnaires ont progressé 3 fois plus vite que ceux du privé en 2024 compte non tenu du fait que l’Etat employeur continue à distribuer à ses fonctionnaires des avantages sociaux (congés spéciaux pour mariage, naissance, décès, congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption alors que d’un autre côté on sait que le régime des retraites du public est déficitaire de 50 à 80 Mds€ par an pour lequel … rien n’est fait).

Cela explique d’ailleurs notamment l’explosion des couts de fonctionnement de l’Etat (+24% depuis 2021, soit 106 Mds€, alors que le PIB n’a progressé que de 5%, au mieux) ; l’administration coute de plus en plus cher tout en étant de moins en moins efficace !

La réalité, pour l’instant rejetée par le gouvernement, est que la France est entrée en récession avec, à la clé, des recettes fiscales en chute libre. On s’attend à 200 Mds€ de déficit sur l’année 2026 ; et ça pourrait être encore pire alors que le régime de la sécurité sociale est au bord de la banqueroute !

La dette de l’Etat français atteint 3.500 Mds€, soit 116 % du PIB et le service annuel de cette dette requiert 70 Mds€ par an et bientôt 100 en 2027.

La France emprunte à tout va sur les marchés mais malheureusement, les taux d’intérêts montent et ont atteint un record, ce 18 mai, à 3.82% pour l’emprunt à 10 ans alors qu’il y a quelques années les taux étaient à 0%. Il est probable qu’en raison de la dégradation de la situation, les taux vont dépasser 4% d’ici 2 ou 3 mois ; aggravant encore une situation déjà largement compromise !

Il devient flagrant que la France court après sa dette alors qu’elle fait exploser sa fiscalité et ses emprunts ; ce qui pose un double problème :

-un pays qui court après sa dette court à sa perte car il n’y aura jamais assez d’impôts pour boucher les trous qui se creusent sans cesse ! Il ne faut jamais perdre de vue que l’impôt est un prélèvement sur la richesse produite et que si, comme c’est le cas lorsqu’il y a récession, la richesse produite diminue, la fiscalité perd en efficacité.

-Le raisonnement est le même pour l’emprunt qui n’est jamais qu’un impôt différé avec pour conséquence qu’on ne peut pas emprunter indéfiniment car la charge fiscale nécessaire pour rembourser va forcément s’alourdir jusqu’à devenir intolérable !

La réalité est que nous sommes face à un système miné par le clientélisme et la corruption qui refuse de se remettre en cause alors qu’il nous a menés à la faillite !

Le psychodrame autour du rapport parlementaire sur l’audiovisuel public, lequel a failli ne pas être publié sous la pression des bien-pensants moralisateurs soucieux que leurs petits et grands intérêts restent discrets, est là pour le démontrer !

En fait, tout le monde sait que le pays doit réduire ses dépenses mais personne ne veut le faire et surtout pas les principaux bénéficiaires du système qui, comme par hasard, sont ceux qui appellent à la sauvegarde du service public ; lequel s’apparente de plus en plus à celui de la dépense publique sans limites ! La fuite en avant fiscale ne sera jamais suffisante pour nous sauver d’une dette d’ores et déjà hors de contrôle ; surtout qu’il n’y a pas plus démotivant dans la vie qu’un excès d’impôts dont on se demande à quoi il sert alors que l’on voit par ailleurs que tout se dégrade …

Clairement, l’option du tout fiscal ne peut mener qu’au désastre car, s’il n’y a plus aucun intérêt à travailler en France, soit les gens partiront à l’étranger soit ils ne feront plus rien ce qui signifie que la création de richesse va fortement s’essouffler et, s’il n’y a pas de richesse créée, il n’y aura pas d’impôt à prélever ….

La morale de cette histoire est que, quand vos dépenses dépassent vos revenus, votre train de vie va causer votre perte et il s’applique de manière indiscutable à la France !

Bien cordialement à tous !

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Le business des voitures radar : la confirmation par les acteurs eux-mêmes ! https://temoignagefiscal.com/le-business-des-voitures-radar-la-confirmation-par-les-acteurs-eux-memes/ https://temoignagefiscal.com/le-business-des-voitures-radar-la-confirmation-par-les-acteurs-eux-memes/#comments Fri, 15 May 2026 09:58:00 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21284 Continuer la lecture de Le business des voitures radar : la confirmation par les acteurs eux-mêmes ! ]]> On sait que l’Etat accentue le développement des contrôles routiers par le biais de voitures radar parce qu’elles sont pratiquement indétectables malgré un cout d’exploitation relativement important.

L’administration a décidé, pour cela, de sous-traiter cette activité à des sociétés privées et, à ma connaissance, il y a 2 sociétés : Mobium et Securitas-Engie Solutions qui ont été retenues.

Il faut savoir aussi que les contrats, apparemment très secrets, passés avec ces sociétés se chiffrent en dizaines de millions d’€ !

Nous avons eu l’occasion de dénoncer, à maintes reprises, les abus de l’Etat et de son administration mais il y a un moment où le lecteur peut se poser la question de la légitimité des affirmations faites en pensant : il exagère, il se trompe, c’est faux surtout que désormais on sait que les fake news constituent l’essentiel des informations diffusées ; notamment sur les réseaux !

Seulement, en l’espèce et sur le sujet des voitures radar, nous venons d’en obtenir une confirmation éclatante par les acteurs eux-mêmes !

Oh, bien évidemment ce ne sera pas par les hauts fonctionnaires ou les dirigeants des sociétés impliquées mais bien par le « petit personnel » qui est utilisé pour effectuer cette répression !

Dans un article de Caradisiac paru hier 14 mai, un employé est venu « dénoncer », sous le sceau de l’anonymat, les agissements de ces sociétés exploitant des voitures radar.

Que dit-il ?

En gros, que la sécurité routière n’a jamais été abordée par un employeur qui a surtout mis la pression sur les employés pour faire une course au chiffre et au kilométrage et flasher le plus grand nombre de conducteurs en excès de vitesse.

On n’en saura pas beaucoup plus, parce qu’en fait, l’essentiel des révélations de cette personne est constitué par … des plaintes à propos des conditions de travail qui sont imposées aux chauffeurs et par les menaces de mort qu’il aurait reçues à propos d’un métier choisi, selon lui, par nécessité économique !

Pas un mot sur les techniques franchement illégales utilisées pour piéger les automobilistes et qui ont pourtant été constatées ; notamment la conduite en « accordéon » juste en dessous de la limite légale pour inciter aux dépassements.

Pas un mot pour regretter rien moins qu’une collaboration à un système vicieux et malhonnête à propos d’un emploi présenté comme alimentaire et presque contraint ; qu’il a quand même quitté mais probablement plus par peur des menaces reçues que par scrupule éthique ou pénibilité !

Pas un mot sur l’état des voitures qui seraient « usées jusqu’à la corde » et en mauvais état pour certaines !

Pour le reste, on « apprend » que les chauffeurs doivent rouler 10 h par jour et rapporter 700.000€ par an et par voiture ; ce qui représente, quand même, rien moins que 15.600 flashes à 45€ par an, soit pour 260 jours ouvrés dans l’année, un minimum de 60 flashes par jour !

L’article se termine en fustigeant une logique productiviste qui place l’automobiliste moyen en situation de délinquant permanent dans un seul but de rentabilité à la fois pour l’Etat et pour les sociétés exploitantes.

On savait, qu’avec ce système, on se situe à l’extrême limite de la légalité et de l’abus de pouvoir et que sa justification réelle est essentiellement financière plutôt que motivée par la sécurité routière; on vient d’en avoir une confirmation explicite interne au système !

Bien cordialement à tous !

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https://temoignagefiscal.com/le-business-des-voitures-radar-la-confirmation-par-les-acteurs-eux-memes/feed/ 1
Un business bien juteux https://temoignagefiscal.com/un-business-bien-juteux/ https://temoignagefiscal.com/un-business-bien-juteux/#comments Tue, 12 May 2026 09:36:41 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21276 Continuer la lecture de Un business bien juteux ]]> Les amendes liées aux infractions routières auraient rapporté 2 Mds€ en 2025 ; dont 1 Md€ pour les seuls radars automatiques et vous allez voir qu’on ne joue pas « petit bras » dans cette affaire car le système des amendes routières représente un véritable pactole financier et … pas que pour l’Etat !

Des données fragmentaires à propos d’un système machiavélique

Il existe des statistiques sur le sujet, mais on se garde bien de nous en donner le détail car il est probable que ces statistiques soient totalement faussées pour des raisons que vous allez vite comprendre …

L’information officielle, qui se veut sans doute rassurante, est que 30% des PV seraient annulés sans que l’on donne plus d’explications. Mais on peut supposer qu’il s’agit essentiellement d’annulations de poursuites liées à un changement de propriétaire du véhicule incriminé,  d’un vol, d’un prêt avec tiers identifié … ou pas.

Par contre, aucune donnée n’est disponible à propos des erreurs matérielles commises par les appareils de mesure dont certains pourtant font la une de la presse compte tenu de leur aspect « spectaculaire ».

C’est  évidemment ce dernier aspect qui pose problème car rien n’interdit de penser que vous vous soyez fait flasher, par un appareil déréglé ; et il est très peu probable que l’administration reconnaisse spontanément son erreur ; d’autant plus qu’elle vit dans le mythe de son infaillibilité face à des individus perçus comme des délinquants !

Mon exemple personnel est là pour démontrer que si vous n’arrivez pas à démontrer à l’administration qu’elle se trompe, vous n’avez aucune chance d’obtenir gain de cause face à un appareil conçu pour être essentiellement répressif !

Or, j’évalue pour ma part, certes de manière totalement subjective, que 20% des avis de contraventions expédiés sont abusifs mais que leurs destinataires les paient par peur des poursuites eu égard aux menaces proférées dans les documents administratifs ; impression confortée par les déclarations de certains avocats spécialisés dans le droit routier selon lesquelles il vaut mieux payer, même si c’est injuste, pour éviter les ennuis !?!

Car, il faut savoir que l’administration n’hésite pas à engager des poursuites abusives ; notamment avec la délivrance d’avis à tiers détenteur (équivalent d’une saisie) sur les comptes bancaires ; même si les avis de contraventions n’ont jamais été reçus par leurs destinataires (vécu) !

La conclusion inéluctable est que le radar se trompe mais que l’Etat, qui encaisse illégalement des sommes indues, lui, ne se trompe pas de cible et, à ce stade, l’automobiliste n’est rien moins qu’un pigeon. Vous pouvez aisément imaginer que si 20% des amendes sont abusives cela fait rien moins que 200 millions € de recettes fiscales supplémentaires, bienvenues, mais reposant sur des infractions inexistantes  ; ce qui représente, on a du mal à le visualiser, plusieurs milliers de PV abusifs PAR JOUR !

Autant dire que l’on ne se situe plus dans le cadre d’un effet de bord marginal mais bien dans celui d’une action frauduleuse totalement délibérée ;  l’essentiel étant que les victimes ne s’aperçoivent pas de la supercherie ou de … l’escroquerie !

Car, le fait d’obtenir un paiement au moyen d’un stratagème correspond à la qualification de l’escroquerie !

Au-delà des apparences, il s’agit d’un système bien rodé mais parfaitement inéquitable et se situant à la frontière de la légalité qui utilise tous les artifices pour atteindre son but : le recouvrement d’un maximum d’impôts déguisés sous une autre appellation et vous observerez qu’aucune des « plus hautes autorités de l’Etat » ne s’est saisie ou n’a été saisie de cet aspect pour le moins attentatoire aux libertés et à la légalité.

C’est encore une fois la preuve que les hommes de l’Etat se moquent complètement de l’équité et de la justice !

Et si, par chance, vous avez gain de cause dans votre contestation, vous saurez que le remboursement de votre consignation (obligatoire) se fera à perte de vue car, encore une fois, l’Etat est non seulement un mauvais joueur mais aussi un mauvais payeur ; et c’est le pire des mauvais payeurs !

Le détournement de la manne financière

Détail particulièrement sordide et conforme aux méthodes de l’Etat, le mécanisme de la consignation obligatoire, en cas de contestation, permet à l’Etat de bénéficier gratuitement d’une énorme trésorerie car si 30% des amendes automatiques sont annulées … et si 1 Md€ représente le montant des amendes définitives, une simple règle de trois montre que c’est 300 millions€ d’argent gratuit qu’il conserve dans ses caisses, en plus des 200 millions indument perçus, qui sont ainsi conservés abusivement, pendant plusieurs mois, par la DGFIP. Bien évidemment, on en a compris le but : les victimes d’un système inéquitable et abusif, obligées de consigner pour faire valoir leurs droits, deviennent à leur insu les banquiers bénévoles et gratuits de l’Etat car il est probable que la DGFIP utilise, en toute discrétion mais en toute illégalité, l’argent de ces consignations, qui ne lui appartient pas, pour « soulager » la trésorerie ordinaire de l’Etat.

Nous avons affaire à une administration dans ce qu’elle a de pire, tatillonne et impitoyable lorsqu’il s’agit d’appliquer les règles aux autres, mais extrêmement tolérante avec ses propres dérives qui relèvent parfois de l’illégalité la plus flagrante !

Un professionnel, avocat ou notaire, qui ferait la même chose, c’est à dire qui utiliserait les sommes d’argent appartenant à ses clients pour sa trésorerie personnelle serait condamné immédiatement pour abus de confiance et radié mais … pas l’Etat qui, décidément, franchit toutes les limites et s’autorise tous les excès ; en toute impunité puisqu’il n’y a aucun contrôle !

L’Etat et l’administration vous contrôlent mais qui contrôle l’administration ?

Et la supercherie continue lorsque l’on sait que 30% des sommes encaissées servent à payer les dettes de l’Etat au lieu d’être alloués, comme promis, à la sécurité routière et au réseau routier !

Ce détournement des fonds étant la preuve que l’Etat, aux abois, utilise de plus en plus ce type d’expédients pour sauver une situation financière extrêmement compromise et cette situation est indirectement rapportée par la Cour des Comptes qui souligne que les services de l’Etat se plaignent désormais des moindres rentrées fiscales sur les radars du fait des dégradations de plus en plus nombreuses causées aux appareils.

Un système ouvert à la corruption

Vous pouvez aisément imaginer que l’odeur de l’argent gratuit des autres ramassé à pleines brassées attire nécessairement les convoitises … et il y a beaucoup de candidats désireux d’accéder au pactole !

L’un des grands bénéficiaires du système est Atos,  société d’informatique qui gère le réseau des radars.

Vous saurez ainsi qu’Edouard Philippe, l’ancien premier ministre d’E Macron qui se voit un destin présidentiel en 2027 et qui semble d’ailleurs être le candidat adoubé par l’élite politico-administrative qui avait propulsé E Macron, a été intégré, juste après la fin de ses fonctions ministérielles, au conseil d’administration d’Atos !

Faut-il y avoir un remerciement ou un renvoi d’ascenseur alors que l’on sait que la diminution de la vitesse, couplée avec l’augmentation du nombre de radars, a essentiellement permis d’augmenter fortement le nombre des amendes et les  rentrées financières pour l’Etat et … pour les vendeurs de radars ?

La question reste posée surtout que, en sa qualité de haut fonctionnaire, membre du conseil d’Etat,  E Philippe n’a évidemment absolument aucune espèce de compétence en matière de technologie des radars. Par contre, il avait bien les capacités pour encaisser les 50.000 € de rémunération annuelle qui lui étaient allouées par Atos !

On se situe là, à l’extrême limite de la corruption pure et dure ; mais l’Etat, très indulgent avec sa propre organisation oligarchique, n’a engagé aucune poursuite contre E Philippe qui s’est pourtant bien rendu coupable de recel de corruption. La meilleure des preuves est qu’il a discrètement démissionné en 2023 de son poste à Atos en raison des risques de poursuites judiciaires engagées par l’association anti-corruption Anticor !

Mais, cela n’a pas été suffisant car ce n’est pas la seule casserole attachée aux basques de ce personnage …  puisqu’il est quand même poursuivi pour corruption et détournements de fonds publics !

Il y a des hasards qui … n’en sont pas ; mais rien d’étonnant finalement puisque Atos fait pour sa part aussi l’objet d’une enquête pour corruption … il n’y a jamais de fumée sans feu !

Et vous savez quelles conclusions en ont tiré les services de l’Etat ?

Ils vont corriger ces méthodes qui relèvent du banditisme étatique ?

Non, bien évidemment, ils ont prévu de doubler le nombre des radars ; pour augmenter la sécurité routière … bien évidemment !

Bien cordialement à tous !

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République et démocratie https://temoignagefiscal.com/republique-et-democratie/ https://temoignagefiscal.com/republique-et-democratie/#comments Fri, 08 May 2026 10:08:07 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21266 Continuer la lecture de République et démocratie ]]> En France, on a un peu tendance à mélanger ces 2 concepts, à assimiler la démocratie à la république surtout que le pays est présenté comme étant celui qui a inventé les droits de l‘homme ; avec ce sous-entendu que nous aurions aussi inventé la démocratie et le respect du citoyen !

Or, république et démocratie sont des concepts fondamentalement différents ; à tel point que nous pouvons avoir une monarchie démocratique et une république autoritaire. Ainsi, le Royaume Uni est une démocratie depuis 1640 bien qu’elle soit une monarchie et la France, depuis 1789, a souvent subi des régimes autoritaires.

Il est donc important de bien comprendre le système dans lequel nous évoluons et nous allons voir que l’utilisation de ces concepts, qui ont imprégné l’inconscient populaire, a tout du roman historique et du mythe fondateur.

La France est une république, c’est écrit dans la Constitution du 04 octobre 1958 en son article 1. La République : c’est le gouvernement par des élus désignée par le peuple ; cela veut dire que le peuple élit des représentants qui vont gouverner à sa place … en principe dans l’intérêt commun.

La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple. Le mot provient de 2 racines grecques : Kratos= pouvoir et Démos= peuple ; ce qui sous-entend que c’est le peuple qui a le pouvoir.

La démocratie peut être directe ou représentative et son concept remonte à la Grèce antique. Néanmoins, on ne peut pas vraiment faire de parallèle avec la démocratie directe pratiquée dans la Grèce classique, car, à l’époque, démocratie ne signifiait nullement que le pouvoir était partagé entre tous. Il était en fait réservé à une élite « éclairée », en fait des nobles, dans le cadre d’une entité relativement petite ; les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves étant exclus de ce système.

En examinant un peu plus précisément les choses, on s’aperçoit que nous sommes en fait confrontés à un roman national qui s’est agrémenté de nombreuses manipulations dont nous allons détailler quelques aspects …

L’illusion de la démocratie : voter c’est décider

Sous la Vème république, le principe du suffrage universel est la règle et les français pensent naïvement qu’en votant, ils décident et donc … qu’ils ont le pouvoir et il faut bien reconnaître que le système a été entièrement conçu pour qu’ils y croient. En fait, c’est surtout l’art des faux semblants et de l’illusion … Le bon peuple doit croire qu’il décide !

Et pourtant, les français font une dramatique erreur : ils votent pour un représentant qui va décider pour eux mais eux ne décident absolument rien !

Vu sous cet angle, on comprend immédiatement que voter ce n’est pas décider ; c’est seulement s’en remettre à des tiers élus qui vont décider pour vous et il peut y avoir un gouffre entre les promesses électorales d’un candidat et son action en tant qu’élu. Par contre, quand une décision est prise, et bien qu’elle ne soit prise que par quelques individus, elle s’applique à tout le monde en vertu du mandat conféré lors du vote électif. L’effet pervers est que les mauvaises décisions et leurs conséquences devront être assumées par la totalité de la population que cela celui lui plaise … ou non !

Evidemment, on nous objectera, non sans quelque raison, qu’avec une population de 68 millions d’habitants, on peut difficilement faire autrement que de mettre en place un système représentatif.

Il faut être conscient que le but de l’accès au pouvoir, c’est le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir et surtout tout faire pour le conserver et l’exercer sans partage car le pouvoir n’est pas une affaire de morale et on aurait même tendance à croire que c’est une affaire d’immoralité !

Différentes techniques sont utilisées … pour séduire l’électeur :

– on veut faire croire que le président de la république est le représentant de tous les français ; son élection au suffrage universel tendant à accréditer ce roman. Or, au mieux, il est le représentant d’une petite minorité d’électeurs, au pire d’un clan ou d’une coterie qui agit en arrière-plan et dont il est chargé de défendre les intérêts.

– on fait croire à une alternance du pouvoir alors qu’en réalité, ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir : les hauts fonctionnaires qui sont les réels décideurs. Cela ramène à la question centrale : qui détient réellement le pouvoir ?

-les candidats font tous croire à leur sacrifice ou à leur abnégation ; car ils sont forcément totalement désintéressés et nous aurons droit à un véritable festival d’hypocrisie de la part des 27 candidats déjà déclarés pour 2027. Le pire dans le genre a été le sinistre maréchal Pétain qui, en son temps, avait fait « don de sa personne à la France » et qui a, pendant quelque temps, fait figure de sauveur pour des français complètement perdus face à une défaite aussi brutale qu’inattendue.

-les candidats prétendent que tout va changer avec eux et qu’ils vont améliorer la vie de leurs électeurs. C’est malheureusement très rarement le cas, c’est même plutôt généralement l’inverse ; malgré que ce soit une vieille ficelle de la gauche marxisante voire … pseudo révolutionnaire.

En fait, la classe politique, les parlementaires et les hauts fonctionnaires, qui agissent en arrière-plan quand ils ne cumulent pas les deux fonctions, sont désormais tellement ancrés dans les structures de pouvoir que les élections n’apportent plus de véritable changement ; sauf … en pire !

Des élections sous influence

Les élections de 2017 ont donné lieu à une manipulation comme on en a rarement vues et qui restera dans les annales.

On ne me retirera pas de l’idée qu’E Macron a été élu à la suite d’un coup d’état judiciaire et politique et administratif en sabotant la campagne électorale de F Fillon avec l’irruption, sur la place publique et de manière concomitante, de faits gênants qui  sont venus ruiner sa campagne.

Du coup, E Macron, qui sortait de nulle part, qui n’avait pas de passé, qui n’avait jamais été élu et n’avait d’ailleurs jamais vu un électeur de près, était devenu le sauveur du pays !?! Il était surtout  … le candidat de l’élite administrative ; celui qui s’était engagé à ne rien changer au système alors que F Fillon avait ce défaut de ne pas être du sérail, de ne pas être un haut fonctionnaire et de vouloir s’en prendre au système politico-administratif français ; ce qui évidemment était intolérable.

La manipulation a fonctionné au-delà de toute espérance puisque E Macron a été élu, puis réélu, face à Marine Le Pen en 2022 parce que tout a été fait pour la faire monter pour la propulser au 2ème tour afin de pouvoir ensuite agiter la menace fasciste d’une extrême droite … pas vraiment extrémiste !

Les français ont fait barrage de leur crédulité et les élections se sont avérées être, par deux fois ces dix dernières années, une véritable manipulation de la part d’une certaine élite qui s’en est tapé sur les cuisses de bonheur !

Machiavel est bien au pouvoir et agit dans l’ombre !

L’Etat bienveillant

Les concepts de démocratie et de république sont en fait fondus, en France, dans un système plus général qui glorifie la toute-puissance d’un Etat omnipotent qui organise la société, protège les citoyens, agit pour le bien de tous et autres poncifs : L’Etat bienveillant !

Seulement, ce n’est qu’une image car le but du système est essentiellement de contrôler la population par l’intérêt (aides sociales)ou la menace (amendes, prison). Il ne s’agit en aucun cas de chercher le bien être de la population mais juste d’obtenir la paix sociale par sa soumission au système. On s’arrange donc pour donner les apparences de la bienveillance mais on n’hésite pas à éborgner la population contestataire à coups de LBD si elle se montre trop agressive (gilets jaunes).

Ce n’est pas par hasard que la radio télé d’Etat est outrageusement de gauche et sectaire ; elle agit dans le sens du pouvoir qui veut exclure une certaine forme de parole considérée comme trop dangereuse pour le système ; tout comme ce n’est pas par hasard que le gouvernement veut réguler la parole sur les réseaux sociaux et  protéger les jeunes pour, finalement, contrôler tout le monde !

Car, qui contrôle l’information détient le pouvoir en tant qu’instrument de persuasion quitte, si ce n’est pas suffisant, à user de la peur et de la menace pour que la population se soumette. Autrement dit, la fin justifie des moyens ; le but étant de conserver le pouvoir … quitte à manipuler le système en invoquant des arguments qui ne sont que des faux semblants.

En fait, l’appareil d’Etat, qui n’a aucun respect pour l’individu, se méfie de la population et de ses mouvements incontrôlables ; raison pour laquelle, il exerce, par derrière, une surveillance de masse en y consacrant tous les moyens et une forme de contrôle social qui ne dit pas encore son nom ; mais toujours pour votre bien et votre sécurité.

Conclusion :

En France, il existe, depuis fort longtemps, une conception verticale et hiérarchique du pouvoir qui évidemment s’oppose à toutes les « lubies démocratiques de certains illuminés irresponsables » !

Le pouvoir est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au peuple ; raison pour laquelle nos élites ne veulent pas d’un système de RIC (référendum d’initiative citoyenne), ou de votation à la Suisse qui les bloquerait dans leurs décisions ; raison pour laquelle il convient aussi d’éviter les référendums aux résultats aléatoires car le bon peuple ne vote pas toujours dans le sens voulu par le pouvoir ; et ça le pouvoir, il n’aime pas !

Bien cordialement à tous !

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France : Un système mafieux au pouvoir https://temoignagefiscal.com/france-un-systeme-mafieux-au-pouvoir/ https://temoignagefiscal.com/france-un-systeme-mafieux-au-pouvoir/#comments Sun, 03 May 2026 09:19:31 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21259 Continuer la lecture de France : Un système mafieux au pouvoir ]]> Les français, dans leur immense majorité, perçoivent E Macron comme une nuisance, une personnalité toxique mais rien ni personne ne peut le démettre. Fatalement, le mécontentement monte et les partis extrémistes en tirent parti car l’opposition se radicalise lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas d’issue raisonnable à une question politique qui est celle de la responsabilité des hommes de pouvoir.

Pire, au sommet de son impopularité, non seulement il s’accroche à ses fonctions … mais, imperturbable, il organise son départ en mettant en place une structure informelle lui permettant de garder, plus ou moins, le contrôle et éventuellement de revenir en 2032.

La France est un Etat de droit mais, visiblement, les droits ne sont pas les mêmes pour tout le monde !

Un pouvoir sans limites et sans contrôle

Le seul rempart aux dérives du pouvoir est le Conseil Constitutionnel qui, contrairement à la Cour suprême des Etats Unis ou à la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, est un organe politique composé des copains du pouvoir nommés, de manière discrétionnaire, par le président de la république, le président du sénat et le président de l’assemblée nationale ; sans aucune exigence de compétence et de probité et fatalement avec pour conséquence d’agir de manière constante en faveur de celui-ci et … contre toute tentative de contestation de nature à remettre en cause le système.

Le constat est que nous sommes clairement face à un déficit démocratique dont il faut être conscient qu’il est … totalement volontaire. C’est évidemment choquant mais c’est l’histoire de la Vème République ; cette fausse démocratie devenue une république de hauts fonctionnaires qui verrouillent le système afin de mieux le contrôler.

Cette situation provient d’un déséquilibre voulu dans les institutions ; lesquelles fonctionnent sans contre-pouvoir et sans réel contrôle. C’était totalement volontaire de la part du gal De Gaulle et les choses se sont aggravées avec le référendum du 28 octobre 1962 par lequel il a obtenu des français qu’il soit élu au suffrage universel.

On aurait pu penser qu’il s’agissait d’un pas vers plus de démocratie ?

Pas du tout, il s’agissait en fait, pour lui, de ne pas dépendre des élus de la nation (dans sa version initiale, la Constitution prévoyait que les députés et sénateurs élisaient le président) qu’il méprisait au plus haut point parce qu’il refusait, selon la version officielle, de se soumettre à leurs petites combines politiciennes !

Misant sur sa popularité, perçu comme le libérateur de la France, ce qu’il n’a jamais été, puis ayant réussi à mettre un terme à la désastreuse guerre d’Algérie, bien que ce le soit dans des conditions extrêmement douteuses, il a fait le calcul qu’il obtiendrait facilement l’assentiment des français !

Son calcul s’est avéré exact …

Seulement, le gal De Gaulle a créé, à son seul bénéfice personnel narcissique, une ambiguïté constitutionnelle dans la mesure où le président de la république peut prétendre agir sans contrôle, en se basant sur cette légitimité électorale, en ne rendant de comptes qu’à tous les français c’est à dire à … personne, et bafouer le mandat donné à des députés qui finalement ne servent plus à rien !

Il est devenu le personnage central du système politique français ; véritable potentat, irresponsable politiquement, au-dessus des lois. Il est devenu un monarque en parfaite … violation avec l’esprit républicain !

Et cette dérive anti démocratique et anti républicaine s’est accentuée au cours du temps …

Le président est même devenu inexpugnable dans son château puisqu’il n’a pas été possible d’y pénétrer pour procéder à une perquisition concernant ses proches collaborateurs ; sans aucun recours et sans que personne au sein de l’autorité judiciaire (en France, la justice n’est pas un pouvoir comme l’exécutif ou le législatif c’est une simple autorité dont le garant est … le président de la république art 64) ne s’en émeuve même s’il s’agit d’une interprétation abusive de la Constitution.

Tout ce qui concerne, de près ou de loin, le pouvoir présidentiel, est devenu intouchable !

La Cour de cassation avait pourtant affirmé que l’irresponsabilité présidentielle ne s’étendait pas à l’ensemble des personnes qui concourent à l’exercice de la fonction présidentielle, et ne s’étendait certainement pas aux collaborateurs du président de la République.

Le verrouillage des institutions

Dans toutes les démocraties parlementaires, lorsque le chef de l’exécutif perd la majorité au parlement, il démissionne et l’opposition désigne un remplaçant.

Mais, pas en France car ce processus démocratique n’intervient pas !

E Macron a pu procéder, du fait de son statut, prétendument au-dessus des partis, à la nomination de premiers ministres issus de son camp et non de la majorité parlementaire malgré la perte des élections. En France, miracle constitutionnel totalement anti démocratique, les choses continuent sans aucun problème … jusqu’à la révolte d’une population qui se sent méprisée et bafouée ?

Peut-être faut-il y voir un début d’explication de l’émergence de tous ces partis politiques et de ces élus aux idées aussi extrémistes que farfelues pour ne pas dire ineptes ?

Et cela déborde évidemment le « jeu » parlementaire car ce système s’organise pour se maintenir quoiqu’il arrive …

Le mandat du président de la république prend fin en juin 2027 et il prépare sa sortie … mais pas pour cultiver son jardin !

Tous les postes importants sont soumis à la discrétion du président de la république qui y nomme, sans contrôle ni contre-pouvoir, ses copains politiques ou des gens qui lui seront redevables ; phagocytant ainsi les institutions par des procédés que personne ne dénonce. C’est même devenu une pratique constante et admise par nos élites qui espèrent bien en profiter, elles aussi, à un moment ou à un autre!

Amélie de Montchalin, ancienne ministre du budget, est devenue présidente de la Cour des Comptes et de ce fait sera appelée à contrôler ses propres actes de gestion en tant que ministre. On se trouve évidemment en plein conflit d’intérêts et cela ne choque personne !

-Le général Mandon a été désigné chef d’Etat major des armées à compter du 1er septembre 2025 après avoir été chef d’Etat-major particulier du président de la république.

Nous avons vu aussi la nomination, au tour extérieur, des copains politiques dans des administrations pour lesquels ils n’ont aucune qualification. Le tour extérieur est le droit discrétionnaire du chef de l’Etat de nommer à des postes de hauts fonctionnaires des personnes qui n’ont pas les diplômes nécessaires et qui n’ont pas passé le concours de l’ENA.

Najat Belkacem, nommée au conseil d’Etat,

Richard Ferrand, à la présidence du Conseil constitutionnel,

Emmanuelle Wargon, haut fonctionnaire, nommée à la tête de la CRE (commission de régulation de l’énergie – machin administratif inutile destiné à recaser les errants du système),

S Séjourné recasé à la Commission européenne

Clément Beaune, recasé au haut-commissaire au plan

Olivier Dussopt qui, bien que condamné pour favoritisme et prise illégale d’intérêts, recasé à la présidence d’Orpea (qui gère des maisons de retraite) et ne supportera donc pas les conséquences de sa condamnation.

Et la Banque de France attend aussi son nouveau gouverneur.

Pensez-vous que ces pratiques soient faites dans l’intérêt du pays et de la population ou que cela relève  du népotisme, du clientélisme, du favoritisme et, pour tout dire, de l’ancien régime dont l’aspect mafieux peut fonctionner sans aucun complexe parce qu’il n’y a rien pour l’empêcher ?

Profiter du système à tout prix

Ces dérives ne s’arrêtent pas à la nomination des copains en déshérence à la suite de la perte d’une élection ; recasés dans des machins administratifs (comités, haut conseil …) grassement rémunérés pour n’y accomplir absolument rien (CESE).

-Les membres du Conseil Constitutionnel, ces gardiens de la constitution, se sont octroyé de très confortables rémunérations totalement illégales ; sans que personne n’y trouve quoique ce soit à redire !

-La commission d’enquête sur l’audio-visuel public a mis au jour des pratiques mafieuses, des détournements de fonds, des contrats léonins, des frais de bouche et des avantages en nature dispendieux … le tout aux frais du contribuable. Et le pire c’est que les acteurs de ces pratiques, surs de leur impunité, ont souvent refusé de répondre aux questions, ont menacé, insulté ceux qui posaient des questions trop gênantes, brandi le complot d’extrême droite, pratiqué l’obstruction systématique à propos de l’usage des deniers publics ou, pire, se sont faits passés pour les victimes d’une inquisition abominable alors qu’il s’agissait seulement de leur demander des explications !

Et pourtant, l’Article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ; laquelle a valeur constitutionnelle rappelle : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Mais, bien sûr, nos élites s’estiment au-dessus des dispositions constitutionnelles !

Personne ne rend de comptes, personne n’est responsable de rien et il faut s’étonner que tout aille mal !?!

Et, pire, dans un tel système, l’incompétence n’est même pas sanctionnée.

A preuve, le récent piratage de l’ANTS, établissement public chargé de la délivrance des documents d’identité et documents administratifs, dont les directeurs, tous issus de l’ENA n’auront jamais à rendre de comptes … à propos de systèmes de sécurité qui se sont avérés être totalement défaillants avec un cout estimé par la Cour des Comptes à un Md€ !

On fait croire à la population à la supériorité de l’administration qui serait efficace et désintéressée alors que bien souvent elle est inefficace, couteuse et que ses membres font surtout la chasse aux bons postes, aux prébendes et aux avantages en tous genres.

Evidemment, tout cela n’a rien à voir avec la démocratie, il s’agit d’un dévoiement institutionnel en faveur d’une caste et d’affidés qui ont détourné le système à leur profit mais à vos frais !

Bien cordialement à tous !

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