Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Sun, 29 Mar 2026 12:10:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 L’explication d’un déclin https://temoignagefiscal.com/lexplication-dun-declin/ https://temoignagefiscal.com/lexplication-dun-declin/#comments Sun, 29 Mar 2026 12:10:19 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21181 Continuer la lecture de L’explication d’un déclin ]]> La carte politique française est extrêmement simple … et se réduit à peu de chose !

Elle se partage entre les étatistes de gauche, les étatistes de droite avec, au milieu, pour les départager, les … étatistes du centre.

Amer constat …

Il existe une telle uniformité politique qu’il n’y a aucune alternative à l’étatisme ; ce qui explique, pour une large part, l’absence de toute réforme d’un système dont on sait pourtant qu’il court à sa perte !

Par étatiste, il faut bien évidemment comprendre qu’il s’agit de personnes qui sont convaincues, ou qui affectent de croire à la supériorité de l’Etat alors que l’on sait que l’organisation étatique est lourde, pesante, couteuse et inefficace.

Et ce consensus politique, spécifiquement français, tend à faire accroire à la population que le libéral est d’extrême droite, en le taxant d’ultra-libéral, voire de fasciste afin de soumettre l’esprit des électeurs à un mur psychologique : le libéral est dangereux pour les libertés alors que c’est bien l’Etat qui est le plus attentatoire aux libertés !

Comment expliquer un tel paradoxe ?

C’est tout simplement parce que ces étatistes de tous bords sont aussi des démagogues, c’est à dire des gens élus, qui ne font rien de concret mais promettent à leurs électeurs des revenus et des avantages sans avoir besoin de travailler en taxant le patrimoine et les revenus que l’on va confisquer aux riches (voir la taxe Zucman).

Le mécanisme est à la fois simple et pervers : il suffit de promettre des avantages à certains en confisquant les biens des autres alors qu’on n’est soi-même pas impacté par ses propres décisions ?

Autrement dit : il suffit de promettre de distribuer aux uns l’argent des autres pour être populaire !

Démonstration : Il suffit que vous confisquiez les revenus d’un entrepreneur pour les distribuer à 5 personnes qui, elles, ne font rien, pour vous assurer une base électorale inexpugnable car, comme le droit de vote est le même pour tout le monde, on comprend très vite que les 5 personnes (qu’on surnommera le Club des cinq), qui ne font rien, voteront toujours  pour ce système alors que l’entrepreneur se retrouve piégé dans un système qui lui est hostile par définition mais qu’il ne pourra jamais changer.

L’entrepreneur, seul créateur de richesses, est donc perdant à tous les coups au jeu du suffrage universel perverti sous sa forme la plus démagogique car les élus démagogues et les hauts fonctionnaires font eux-mêmes partie du Club des cinq … et passent leur temps à expliquer à leurs braves administrés que les entrepreneurs sont des profiteurs, qui ont extorqué l’argent aux travailleurs, des fraudeurs et des exploiteurs, …il n’y a aucune chance que cela change.

Un mensonge, aussi énorme soit-il, répété suffisamment, finit par devenir la vérité et ce mensonge, on l’assène aux français depuis au moins 45 ans !

Ce discours est d’autant plus crédible qu’une majorité de français ne demandent qu’à y croire ; et c’est d’autant plus pervers que l’on a créé chez les bénéficiaires du Club des cinq une illusion de gratuité (notamment sur les transports urbains ou la santé) sur laquelle il est impossible de revenir en arrière !

Cela explique que nous ayions enchainé les mauvaises décisions, toutes très couteuses, depuis 1981 :

-la retraite à 60 ans mais aussi des préretraites financées à prix d’or pour dégager des emplois,

-le maintien à coup de replatrages de la retraite par répartition alors que tout le monde sait qu’elle va dans le mur en raison de la pyramide des âges, mais elle permet de financer les retraites des fonctionnaires qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds € par an !

-la 5ème semaine de Congés Payés,

-les 35 heures et les RTT à l’effet catastrophique, n’en déplaise aux thuriféraires de L Jospin, mais sur lesquels aucun dirigeant n’a osé revenir y compris « l’ultra libéral » en carton bouilli recyclé pro entreprises et spécialiste du « Choose France » qui siège à l’Elysée …

-l’IGF devenu ISF puis IFI qui a institutionnalisé la « chasse aux riches »

A tout cela vous ajoutez :

-la violence fiscale contre les entreprises qui sont prises par l’Etat et ses hauts fonctionnaires  pour une cash machine en oubliant que les impôts qui leur sont appliqués sont nécessairement répercutés sur les consommateurs ; mais cela permet aux petits hommes gris de l’Etat d’affirmer que ce sont les entrepreneurs les fautifs et les français les croient !

-un Etat providence financé à crédit pour « aider » les français avec des subventions pour tout un tas de dépenses qui relèvent … de la vie courante (prime de noël, chèque énergie, ma Prim’rénov, chèque pour le vélo, pour les chaussettes, …) : le règne du tout gratuit payé par l’Etat parce que l’on sait, depuis F Hollande, que quand l’Etat paie ça ne coute rien !?!

Toutes ces mesures, certes très populaires, ont surtout eu pour résultat de fortement dégrader la compétitivité du pays en provoquant délocalisations, faillites ou robotisation et avec pour corollaire un chômage de masse quasiment incompressible et pour effet … d’augmenter inexorablement les membres du Club des cinq !

Fatalement, ce clientélisme démagogique coute très cher ; ce qui explique que toute l’énergie française soit tournée vers la création de nouveaux impôts et non d’emplois !

Mais cet excès de taxation a forcément des effets délétères car, en refusant de voir la réalité des choses, on entraine la France dans un déclin à la fois économique et politique parce qu’il faut être conscient qu’il n’y aura jamais assez d’impôts et de taxes pour assouvir le Moloch étatique qui est en train d’engloutir toute la richesse du pays !

Nous sommes devenus le pays de l’inefficacité bureaucratique avec 400.000 normes, 70 codes, un code du travail de 10.000 articles et 3.600 pages alors que nos voisins en ont 200, 5 strates de collectivités territoriales empilées sans aucune efficacité (pour prendre la moindre décision il faut convoquer une armée d’élus et de fonctionnaires).

Le pire est que l’Etat, dans son jusqu’au-boutisme administratif, a réussi à mettre en place un système d’administration de l’administration ; avec pour corollaire des frais de fonctionnement colossaux de 365 Mds €/an !

Mais, finalement, à quoi sert le fonctionnaire ?

A la mise en place d’une société de surveillance, à contrôler le système, à collecter et diriger les flux d’argent vers les personnes désignées pour les recevoir !

Les conséquences sont malheureusement parfaitement documentées :

-la valeur travail est dévaluée pour ne pas dire dénigrée (il n’y a pas si longtemps les socialistes promettaient même le revenu universel pour tous avec l’argent … des autres !),

-Le refus de travailler pour une part importante de la population … qu’il faut quand même entretenir !

-la mise en place d’une fiscalité confiscatoire qui fait fuir. En 2025, 800 multimillionnaires ont quitté le pays et, ne resteront à la fin que les pauvres car, ceux qui le peuvent quittent le pays ; estimant qu’il n’y a pas d’avenir dans un système où vous ne pouvez rien faire et que le si peu que vous faites est soumis à la confiscation fiscale et à des contrôles tatillons de l’administration.

-un développement inquiétant de la violence et de l’insécurité là encore parfaitement documentée qui fait de la France une zone spéciale en Europe.

-comme il n’y a jamais assez d’argent pour satisfaire tout le monde, malgré une pression fiscale tout à fait excessive, la situation se dégrade sans arrêt. Les hommes de l’Etat sont donc obligés d’emprunter l’argent qui manque de manière chronique pour payer ceux qui profitent du système … et c’est comme cela qu’on se retrouve avec 3.500 Mds€ de dettes !

Mais il faut être conscient que ce système vit ses dernières années car nous avons atteint les limites … et les révisions seront brutales !

Définitivement, tout ce qui précède confirme que le socialisme s’arrête quand on a fini de distribuer l’argent des autres !

Bien cordialement à tous !

 

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C’est parti. https://temoignagefiscal.com/cest-parti/ https://temoignagefiscal.com/cest-parti/#respond Fri, 27 Mar 2026 08:45:03 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21177 Continuer la lecture de C’est parti. ]]> Sur BFM TV : https://www.bfmtv.com/politique/parlement/ces-38-deputes-l-ont-emporte-aux-municipales-la-liste-bfm-de-ceux-qui-partent-ou-restent-a-l-assemblee-nationale_AV-202603260507.html

Ma lettre que Le Ministre de l’intérieur recevra lundi, sauf… s’il lit ce blog. Sait-on jamais ?…

Objet : Mise en demeure d’organiser des élections législatives partielles consécutives à des vacances de sièges de députés

Monsieur le Ministre,

À la suite des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, plusieurs députés ont été élus maires.

En application des règles de non-cumul des mandats, ces parlementaires ne peuvent exercer simultanément les fonctions de député et de maire.

Il résulte de cette situation que les sièges de députés concernés sont devenus vacants.

L’article LO176 du code électoral définit les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vacant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc nécessairement élection partielle lorsque le député devient maire.

Par ailleurs, l’article dans son dernier alinéa prévoit très précisément que le suppléant remplace l’élu :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

 Dans le cadre de la loi, un non-choix dans le délai qui est imparti à l’élu ne peut pas être qualifié autrement qu’en démission constatée d’office (article L46-1). Toute autre interprétation, qui viserait à détourner la loi pour ne pas l’appliquer telle qu’elle est établie, ne serait pas conforme aux dispositions du code électoral.

En conséquence, la vacance des sièges concernés impose l’organisation d’élections législatives partielles.

À ce jour, aucune mesure de convocation des électeurs n’a été prise.

Cette abstention constitue une méconnaissance des dispositions du code électoral et du principe de représentation nationale.

Par la présente, je vous mets en demeure de procéder à l’organisation des élections législatives partielles correspondantes dans un délai conforme aux exigences légales.

À défaut d’une telle organisation dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, je me verrai contraint d’en tirer toutes les conséquences contentieuses.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

Nous allons voir la réaction de ces “abstentionnistes de la loi”.

Bien à vous. H. Dumas

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Tricheurs un jour, tricheurs toujours… https://temoignagefiscal.com/tricheurs-un-jour-tricheurs-toujours/ https://temoignagefiscal.com/tricheurs-un-jour-tricheurs-toujours/#respond Wed, 25 Mar 2026 14:35:34 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21170 Continuer la lecture de Tricheurs un jour, tricheurs toujours… ]]> Sous réserve de vérification, 38 des députés s’étant présentés aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été élus et vont être maires.

Dans le cadre du principe de non-cumul des mandats, leur situation est réglée par l’article LO176 du code électoral, repris ci-dessous.

Cet article défini les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vaquant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations d’exception le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc élection partielle.

Enfin une dernière exception à cet article du code électoral est prévue :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

Conclusions :

Les suppléants de nos 38 députés récemment élus ne peuvent pas les remplacer et finir leur mandat, quand bien même la démission d’un député lui serait imposée en cas de non-choix par lui dans les délais impartis.

C’est la loi, votée par les députés de l’Assemblée nationale, ceux-là même qui prétendent s’en affranchir.

En effet, la presse nationale évoque la pratique qui voudrait que, s’il ne donnait pas sa démission et qu’elle lui soit donc imposée, le député élu maire puisse cumuler les deux fonctions à travers le suppléant qui a été élu avec lui au poste de député.

Mais nulle part la loi ne fait une différence entre une démission voulue ou une démission imposée.

Cette tricherie, si elle était avérée, est grave. La démocratie serait affaiblie puisque le même élu va avoir, à travers son suppléant — dont on peut supposer la dépendance – un pouvoir qui dépasse ce que la loi a prévu en interdisant les cumuls d’une façon claire et particulièrement détaillée.

Tricheur un jour, tricheur toujours. Cet épisode, largement désinformé par notre presse nationale toutes tendances confondues, donne une image assez claire de notre démocratie.

Et Bercy ? Et la terreur fiscale ? Qui pour nous défendre de ces tricheurs, voleurs, pillards ? MAIS NOS DÉPUTÉS… CQFD

Bien à vous

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La démocratie est aux abois https://temoignagefiscal.com/la-democratie-est-aux-abois/ https://temoignagefiscal.com/la-democratie-est-aux-abois/#respond Tue, 24 Mar 2026 15:53:40 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21165 Continuer la lecture de La démocratie est aux abois ]]> En démocratie, le pouvoir politique — en réalité la force : police, armée et justice — est entre les mains de personnes élues, par période de cinq à dix ans selon les constitutions.

Ce pouvoir, flatteur et recherché, impose un travail constant de séduction qui doit étroitement coller à l’émotion majoritaire de la population.

Cet objectif demande un travail à plein temps. Les élus s’y consacrent totalement, ils ne peuvent assumer aucune autre activité. Séducteurs ils sont élus, séducteurs ils doivent rester, à tout jamais.

De ce fait, ils sont obligés de s’assurer la complicité d’autres pouvoirs pour organiser la bonne marche de la société, puisqu’ils sont occupés à plein temps par les serrages de mains et les cirages de pompes de leur clientèle…

Ces autres pouvoirs sont : le capital, l’administratif, le scientifique et le religieux.

L’idéal serait pour les politiques d’arriver à un équilibre de la fraction d’autorité à confier à chacun de ces pouvoirs.

Ce n’est jamais le cas. Le pouvoir n’est pas partageur, surtout quand c’est un autre qui paie les factures de ses excès. Car ce sont les politiques élus qui paient la facture des erreurs ou des excès éventuels des autres pouvoirs, à chaque élection.

D’où la complication, et la difficulté pour les électeurs de comprendre d’où proviennent les abus de pouvoir qui bousculent leurs libertés individuelles, leur vie de tous les jours.

Tout cela n’est évidemment pas un souci pour les sociétés autocrates car, bien qu’elles affrontent les mêmes problèmes, elles ne sont pas soumises aux élections et les contestations s’y règlent par la force, en l’absence d’élections.

On peut constater qu’affronter les élections pose un problème, mais gérer la force sans qu’elle finisse par se retourner contre celui qui l’emploie en pose un autre.

Précision : nous parlons des problèmes de ceux qui sont au pouvoir, pas de ceux qui le subissent — qui ne sont pas l’objet de ce billet.

Attachons-nous aux pouvoirs annexes :

Le pouvoir religieux

C’est le plus facile et le plus dangereux. Le politique qui le prend pour partenaire principal se retrouve face à des croyants. Ils sont naturellement dociles, mais pas les plus adaptables aux errements de la vie, qui demandent beaucoup de réactivité. Ce n’est pas leur point fort…

Le pouvoir scientifique

Rarement sollicité comme partenaire des politiques, il arrive cycliquement à l’improviste et met toujours un bazar monstrueux. On le voit aujourd’hui avec l’écologie et l’informatique. Ce pouvoir est incontrôlable, peu malléable : quand il se trompe, il repart rapidement comme il est arrivé ; quand il a raison, il s’impose définitivement. Il n’est pas un bon complice pour le politique.

Le pouvoir du capital

Nous arrivons là au partenaire traditionnel du politique. Sans lui pas d’économie, et sans économie pas de société. C’est dire à quel point le politique et le capital sont liés. Au point que chacun tente constamment de dévorer l’autre. Mais c’est impossible : il s’agit de deux espaces demandant des qualités et des aptitudes totalement contraires.
Capital et politique sont comme chien et chat, obsédés l’un par l’autre, inséparables et antagonistes.

Le pouvoir administratif

Couramment appelé bureaucratie, il est aussi développé au côté des politiques… qu’au côté du capital. En réalité, il n’est pas un vrai pouvoir. Il est un service.
Mais ce service peut se rendre si indispensable qu’il devient, de fait, le pouvoir.
Chaque fois qu’il subtilise le pouvoir à l’un de ses maîtres, la catastrophe n’est pas loin. N’étant pas fait pour décider mais pour exécuter, au meilleur de sa forme il lui manque toujours l’intuition, l’imagination — qui ne font pas partie de ses ressources.

La situation actuelle

Il n’est pas douteux que l’association des politiques avec le capital a fonctionné de la fin de la guerre aux années 70. Que le capital en a alors pris à son aise, favorisant ainsi son remplacement progressif par l’administratif comme partenaire privilégié du politique.

L’accès à ce pouvoir a gonflé la tête de l’administratif ; ceci ajouté à ses méconnaissances en économie, la faillite nous guette.

Le réflexe des politiques va être — il l’a déjà été aux USA — de se séparer des administratifs pour refaire alliance avec le capital.

Ce mouvement de balancier n’est pas en soi malsain, mais attention à ne pas prendre un escroc en guise de représentant du capital…

Les récentes élections municipales ont tâtonné vers cette voie, la réussite n’a pas été au rendez-vous. Le capital n’est pas encore organisé en responsable civique ; il est toujours à la traîne, dans une posture corruptive adaptée à la survie en situation de soumission aux politico-administratifs.

Peu de politiques évaluent la situation, car la population ne leur renvoie pas encore cette nécessité — ou pas de façon compréhensible — et ils ne sont que la projection de sa pensée.

Il va donc falloir attendre.

Avec le risque de voir la population manœuvrée par ceux pour qui la démocratie n’est pas la solution à leur souhait de pouvoir absolu et définitif — comme si cela pouvait exister…

En attendant, nous sommes à l’arrêt.

Situation de risque extrême dans un monde qui bouge constamment.

Bien à vous.

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La parabole du mouton noir https://temoignagefiscal.com/la-parabole-du-mouton-noir/ https://temoignagefiscal.com/la-parabole-du-mouton-noir/#comments Tue, 24 Mar 2026 11:11:13 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21162 Continuer la lecture de La parabole du mouton noir ]]> Les derniers évènements mondiaux ne sont pas de nature très réjouissante … même si les médias main Stream français polarisent leur attention, et celle de leurs lecteurs, sur des élections municipales à l’utilité plus que douteuse compte tenu de la quasi-totale absence de pouvoir des maires hormis … le fait de créer des baronnies locales basées sur le clientélisme !

Un peu de réflexion sur ce qui est en train de se passer …

La guerre au moyen orient :

D Trump, le fabuleux et meilleur président des Etats Unis (comme il se définit lui-même) qui escomptait recevoir le prix Nobel de la paix pour avoir fait stopper 8 guerres dont celle de la Russie contre l’Ukraine qui … dure toujours, a déclenché une guerre contre la mollarchie iranienne dont on commence seulement à mesurer les effets … essentiellement négatifs.

Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, D Trump, dans son génie invincible et furieux, n’avait pas du tout envisagé que les gardiens de la révolution iraniens, qui savent que la mort les attend si le régime s’effondre, puissent résister, refuser de capituler devant l’armada américaine et pire riposter avec des missiles et des drones mais aussi avec des mines afin de bloquer la circulation des cargos et pétroliers dans le détroit d’Ormuz !

D Trump et ses conseillers semblent avoir lourdement sous-estimé la capacité de résistance et de nuisance du régime iranien … qui est en train de prendre le monde en otage.

Cela ne serait pas vraiment grave si cela n’avait pas des incidences néfastes au niveau mondial !

Or, tout le monde sait, que la zone du détroit d’Ormuz est stratégique ; raison pour laquelle d’ailleurs personne n’avait, jusqu’ici,  osé s’attaquer à l’Iran par peur des retombées économiques catastrophiques d’un blocage de la circulation des cargos dans ce détroit qui n’est pas beaucoup plus large que le Pas de Calais (55 km contre 33 km entre Dover et la Cap gris nez) par lequel transite 30% du commerce mondial de pétrole.

Sur de sa supériorité militaire, D Trump et ses conseillers ont pensé que cette affaire serait pliée en 2 ou 3 semaines en provoquant l’effondrement du régime. Nous en sommes désormais à plus de 4 et, au pied du mur, ils ne savent plus comment arrêter cette guerre sans … perdre la face !

Curieusement, c’était le même raisonnement qui avait poussé A Hitler à attaquer l’URSS en 1941 : le régime soviétique allait s’effondrer comme un fruit pourri !

D Trump, qui n’a besoin de personne et méprise tout le monde (sauf V Poutine et B Netanyahu) cherche désormais une solution « honorable » pour son ego et pas trop dévalorisante pour les Etats Unis et a mis demeure, sous la menace, les pays européens, le Canada et le Japon, de contribuer à la réouverture du détroit. Ces derniers n’ont pu que constater qu’ils étaient passés d’alliés à simples et méprisables supplétifs corvéables à merci !

Cela rappelle étrangement l’attaque russe contre l’Ukraine avec cette fameuse opération militaire spéciale qui devait durer une semaine avec la chute rapide de l’Ukraine et qui a entamé, en février dernier, sa 5ème année !

Passons rapidement sur les causes de cette guerre déclenchée par les Etats Unis puisque D Trump change continuellement de version pour nous concentrer sur les effets : l’incidence du prix du baril de pétrole sur l’économie mondiale !

Chaque période tension internationale a provoqué un choc pétrolier avec des conséquences néfastes sur l’économie : inflation, récession, chômage, dettes …

Et ces effets vont devenir de plus en plus négatifs au fur et à mesure que la guerre dure … en raison de l’impossibilité pour les pays du golfe persique d’exporter leur pétrole et pour les pays développés mais aussi tous les autres d’acheter ce fameux or noir … dont on ne peut pas se passer ; et cela sans compter les dégâts occasionnés aux infrastructures de production endommagées par les missiles iraniens. Il faudra sans doute des mois voire des années avant de retrouver une production « normale ».

Car, malgré tous les efforts de nos technocrates bruxellois pour nous convertir à l’électrique éolien ou solaire instable mais grassement subventionné, le pétrole reste encore la principale source d’énergie … essentiellement dans les transports routiers, aériens et maritimes !

Et sans source d’énergie, l’économie mondiale s’effondre !

Nous en subissons aujourd’hui directement les conséquences en tant que consommateurs avec la hausse du cout de l’essence tout en n’oubliant tout de même pas que l’essentiel du prix est constitué par des taxes qui représentent quand même 140% du prix hors taxes !

Certains pays européens ont adopté des mesures pour limiter cette hausse mais en France, Bercy a décidé qu’on ne pouvait pas le faire : on n’en a pas les moyens ; alors qu’à bien y regarder, il s’agit essentiellement pour l’Etat de recettes fiscales supplémentaires puisqu’à chaque fois que l’essence augmente de 0.30€ … 0.18€ vont dans les caisses de l’Etat !

Outre cette escalade des prix de l’or noir, qui est passé en 3 semaines de 60 à 113$ le baril (puis de nouveau à 100$ ce mardi 24 mars en raison des déclarations de D Trump qui commence sans doute à mesurer l’ampleur des dégats occasionnés par sa guerre et fait désormais état de négociations fructueuses avec le régime iranien … démenties par ce dernier) d’autres effets négatifs commencent à apparaître avec notamment l’augmentation sensible des taux d’intérêts !

Et les taux d’intérêts, pour un pays comme la France, complètement surendetté « grâce » à l’irresponsabilité d’un président trop égocentrique pour s’occuper d’autre chose que de son image et à une classe politique d’une nullité absolument lamentable, c’est quelque chose de très important !

Or, ces taux sont en train de monter … très haut !

A ce jour, le taux à 10 ans de la dette française vient d’atteindre 3.8% (avant de se détendre à 3.73%) ; un plus haut depuis 2010 alors qu’il n’y a pas si longtemps la France empruntait à 0% !

Bien évidemment, cette hausse des taux va provoquer un renchérissement du service de la colossale dette de 3.500 Mds € accumulée grâce à l’irresponsabilité d’un président (au sens propre comme au figuré). Il devrait atteindre 70 Mds€ en 2026 puis probablement 100 Mds€ en 2027 ou 2028 !

Autrement dit, le service de la dette (le paiement des intérêts puisque la France ne rembourse pas ses dettes, elle emprunte à nouveau à chaque fois qu’un emprunt vient à échéance et ne paie que les intérêts) va littéralement exploser et devenir le premier poste budgétaire de l’Etat et de très loin !

Et bien évidemment, cette situation ne peut qu’empirer ; ce qui ne pourra que contribuer à fragiliser une situation déjà bien précaire …

En temps normal, alors que la France est pointée du doigt pour ses dérapages budgétaires et fiscaux, ses violations répétées et constantes du pacte de stabilité, une telle situation ne peut qu’amener à des complications sérieuses !

Sauvés par la crise ?

C’est sans doute paradoxal, et les français ne se rendent pas compte, mais cette guerre, et ses conséquences désastreuses, va les sauver, ainsi que les dirigeants français, du moins temporairement, d’une situation qui ne peut amener qu’à une mise sous la tutelle de la fameuse Troïka (BCE, Commission de Bruxelles et FMI) ; laquelle a œuvré en Grèce dans les années 2010-2015 lorsque cette dernière a fait faillite.

Pour bien fixer les choses, rappelons que la France se trouve actuellement à peu près dans la situation de la Grèce en 2010 à propos de laquelle j’ai publié, en 2017, un article qui reste totalement d’actualité car, les mêmes causes produisent … les mêmes effets !

Notre « grande chance » c’est que tout le monde va payer les conséquences de l’inconséquence de D Trump mais cela aura surtout pour mérite de faire passer temporairement au second plan nos errements financiers et budgétaires ; ils seront noyés dans la masse des problèmes économiques mondiaux !

C’est la parabole du mouton noir … ou comment, de près, on voit bien que le mouton est différent et d’ailleurs on ne voit que lui mais de loin on ne voit plus qu’un troupeau de moutons …

Tout cela pour dire que ces problèmes économiques mondiaux vont nous donner quelque répit avant le choc inévitable qui interviendra de manière absolument certaine sur la dette française ; car, il ne faut pas se faire d’illusions, la situation de la France est catastrophique et nous finirons inéluctablement par en payer le prix !

En effet, la BCE, pour amortir le choc, va nécessairement se lancer dans l’émission monétaire comme elle l’a fait à l’occasion de la crise de 2008-2009 (crise des subprimes), de 2010-2015 (crise de la dette européenne), 2020-2021 (Covid) ; et cette « aide » sera distribuée uniformément aux pays membres de la zone € pour leur permettre de faire face à une probable récession économique qui peut s’avérer assez violente si le conflit dure …

Et nos difficultés budgétaires seront noyées dans la masse et nous donneront un peu de répit … car, qui va se soucier des dettes de l’Etat français alors que tout le monde va être en difficulté ?

Ainsi donc et paradoxalement, malgré d’évidents effets négatifs, ces perturbations mondiales liées à l’incidence de la guerre au Moyen Orient vont offrir un répit à la France dans sa course à l’abime … Toutefois, il faut être conscient que les dirigeants français ne mettront absolument pas à profit ce répit, qui ne peut être que temporaire, pour remettre de l’ordre dans les finances publiques. Nous continuerons à nous enfoncer dans des dettes incommensurables ; impossibles à rembourser … sans une réforme de la dépense publique.

Bien évidemment, le jour où tout sera revenu dans l’ordre, on ne manquera pas de voir à nouveau le mouton noir français … et, dans la zone €, on ne verra plus que lui !

Nous y reviendrons dans une série d’articles sur la « faillite inéluctable de la France ».

Bien cordialement à tous !

 

 

 

 

 

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Il n’est pas difficile de prédire le passé… https://temoignagefiscal.com/il-nest-pas-difficile-de-predire-le-passe/ https://temoignagefiscal.com/il-nest-pas-difficile-de-predire-le-passe/#comments Sun, 22 Mar 2026 17:21:12 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21157 Continuer la lecture de Il n’est pas difficile de prédire le passé… ]]> Puisque tout n’est que renouvellement, les prédictions sont évidemment prises dans ce mouvement et reviennent à prédire le passé. Est-ce pour autant facile ?

Pas vraiment. Lorsqu’il y quatre ans, alors que la Russie s’apprêtait à envahir l’Ukraine, j’évoquais l’idée qu’il s’agissait du début de la troisième guerre mondiale, j’étais très isolé.

Quatre ans plus tard, nous avançons imperturbablement dans cette direction, sans perspective de retour en arrière à ce jour. Le moyen orient n’est qu’une excroissance de la guerre totale en devenir qui, sous des apparences différentielles, répond à une situation globale ordinaire : le besoin de règles identiques pour tous les hommes de toute la planète.

L’accélération des déplacements, mais aussi plus particulièrement de la communication, impliquent la nécessité d’une pensée organisationnelle mondialement structurée.
Nous assistons au début du processus de la disparition des nations, avec toutes les violences qui lui seront inévitablement liées, puisque chacune imagine pouvoir imposer ses règles, ce qui n’a pas de sens.

En réalité deux blocs s’opposent, dont l’un n’a pas la conscience de lui-même.

Le bloc libéralc’est lui qui n’a pas la conscience de lui-même. L’eau du bain à bonne température, ni trop chaude ni trop froide, n’est pas perceptible – est repérable à deux caractéristiques : la liberté individuelle et son moyen d’existence la propriété individuelle.

Le bloc collectif – réel ou simulé – où une élite gouverne une masse domestiquée aux libertés entravées, intégralement soumise au pouvoir, mais susceptible de se satisfaire de cette situation si ses besoins fondamentaux sont satisfaits.

Ces deux blogs sont incompatibles dans le cadre d’une gestion mondiale unifiée, qui s’imposera en parallèle de notre accès à de vastes espaces extraterrestres, dont nous sommes à ce jour sur le seuil d’entrée.

Qu’attendre de cette guerre inévitable ?

D’abord, comme toujours : la misère. La guerre n’est que misère, et ce ne sont pas les décorations ou hochets largement distribués au vainqueur qui peuvent y changer quoi que ce soit.

La misère pour combien de temps ? Je dirais longtemps, très longtemps…

Puis, évidemment, la sortie de cette misère et une organisation plus forte et plus pérenne qui nous permettra les voyages dans l’univers, probablement différents de ce que nous pouvons imaginer à ce jour.

Le libéralisme sera vainqueur, lorsqu’il aura débusqué et maîtrisé ses usurpateurs. Car l’équité sera la maîtresse du monde. Aucune structure organisationnelle collective ne peut survive à l’absence d’équité.

L’équité n’est pas l’égalité, elle est l’acceptation de ce que l’on est et de ce que sont les autres, pour que chacun ait la part qui lui est due, dans les échanges incessants, matériels ou immatériels, qui régissent la vie des hommes.

Le collectivisme n’imagine pas l’équité au niveau de chacun, de ce seul fait il est définitivement discrédité pour gagner le conflit qui s’engage.

L’équité ne vaut que respectueuse de chacun.

La collectivité, elle, n’a nul besoin d’équité, mais uniquement d’efficacité : sous réserve du respect qu’elle doit accorder à chacun, elle s’impose naturellement à tous. Mais seulement ponctuellement. Sa nécessité est par essence éphémère, donc ponctuelle.

Dans le cadre de cette pensée on perçoit où sont les antagonismes, comment vont évoluer les forces en présence, ceux qui seront en première ligne et les autres.

Enfin, pas encore très clairement, et les équilibres et alliances évolueront avec le temps, qui sera long. D’autant que les combats ne seront pas fatalement internationaux, ils pourront aussi prendre la forme de guerres civiles, alimentées par les deux organisations antagonistes.

Nous ne verrons pas la fin de tout cela, le temps long pouvant se compter en siècles.

Vous trouvez que je n’ai pas le moral, que ma vision est morbide, gratuitement négative ?

Je ne vois moi que la continuité de ce qui existe depuis fort longtemps, que les progrès fulgurants de la science et de la technique vont pousser à son paroxysme, qui impliquera un terminus, que j’espère heureux.

Bien à vous. H. Dumas

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Quand la planète entre en ébullition ! https://temoignagefiscal.com/quand-la-planete-entre-en-ebullition/ https://temoignagefiscal.com/quand-la-planete-entre-en-ebullition/#respond Sat, 21 Mar 2026 12:50:19 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21152 Continuer la lecture de Quand la planète entre en ébullition ! ]]> Quand la planète entre en ébullition !

Rarement contrastes auront été aussi grands. Les élections municipales françaises se tiennent dans un cadre quai inchangé depuis le Moyen-Âge, tandis qu’une force militaire immense et ultramoderne tente de ramener à des mœurs civilisées une dictature du Proche-Orient se réclamant d’un Prophète mort en l’an 632 de notre ère.

A la Révolution, la France comptait 44 000 paroisses, qui sont devenues 36 000 communes…et le sont restées. On peut oublier les quelques regroupements de communes, qui n’ont fait que compliquer leur nom mais n’ont rien changé à ce fait extraordinaire : la paroisse est le lieu où les Français aiment vivre. Pour être tout à fait juste, il convient de dire que cette extraordinaire organisation de l’Eglise de France n’est rien d’autre que celle de l’Empire romain, auquel elle a succédé quand Constantin est devenu chrétien. Depuis, les Français coulent des jours heureux dans leurs paroisses, à moins que les guerres et les jacqueries ne viennent les rattraper. On pourrait appeler notre histoire « les jours paisibles d’un peuple chrétien », si l’on ne craignait d’être provoquant à l’égard de ce que ce peuple est devenu.

Il reste quelque chose de la vie en paroisse : la maison avec jardin, qui est l’idéal de vie des Français (et de pas mal d’autre peuples). Vivre tranquille est une ambition presque universelle chez homo sapiens, ce qui est finalement très contradictoire avec sa passion pour la guerre et la dispute, mais qu’il lui faudra soutenir encore longtemps, au moins tant qu’il n’aura pas fait la paix avec ses instincts de grand singe. Admettons que l’histoire humaine nous réserve encore de grandes difficultés, mais restons cependant confiants, l’existence de miracles étant avérée, même si leur rareté interroge.

Les projets humains ont quelque chose de confondant. Les compagnies aériennes prévoient de doubler le nombre de leurs avions en vingt ans, tandis que l’on voit s épanouir sur nos mers et nos océans d’immenses paquebots que les villes historiques qui les bordent ne peuvent plus accueillir et interdisent désormais. Le monde est devenu trop petit pour l’homme. C’est sans doute pourquoi il songe à aller voir ailleurs dans l’univers s’il compte des semblables avec qui il pourrait nouer de sympathiques relations, même si aucun être humain n’a jamais fait ce genre de rencontre sauf dans des films américains. Il y a d’ailleurs dans le personnage de Donald Trump quelque chose de ce cinéma qui fait se demander au spectateur s’il rêve éveillé.

En même temps, les hésitations manifestes du président américain ont quelque chose d’humain et de trop humain qui fait planer un climat d’inquiétude sur son entreprise guerrière, que vient cependant contredire la détermination affichée du premier ministre israélien. Si toutefois, en tant qu’Européen, on veut adopter une attitude rationnelle dans le conflit qui vient de se déclencher, on doit se poser quelques questions essentielles. La première concerne évidemment la guerre. Celle-ci a accompagné toute notre histoire, à l’exception de la période récente, depuis la moitié du XXe siècle quand s’est achevée la 2e guerre mondiale et que s’est constituée l’Union européenne. Les Européens ont voulu croire à « la fin de l’Histoire », qui allait leur permettre de vivre dans le confort de l’Etat-providence. Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que cette assistance généralisée des citoyens allait les démobiliser civiquement et leur faire commettre la plus grave imprudence qui soit, celle qui consiste à croire que tout le monde vous aime.

Il n’a cependant pas fallu longtemps aux Européens pour se réveiller. Les gens de l’Est n’avaient pas eu le temps de s’endormir, après un demi-siècle passé dans la rigueur du communisme. Les Scandinaves, eux, malmenés par l’immigration, étaient en cours de réveil et ont poursuivi sur leur lancée, tandis que Macron, qui vit flamberge au vent, a pu continuer à se raconter des histoires et à se mettre en scène, et que les Allemands, qui s’arment comme ils respirent, ont fait comme d’habitude. Nous voilà donc tous ensemble à nouveau debout, même s’il y a encore loin de la posture à l’action et que cela va nous coûter très cher.

Mais le point majeur reste et va rester la qualité des hommes et, bien sûr, celle des femmes. Nos écoles, même les grandes, laissent à désirer. Les meilleures préparent à des fonctions de haut niveau, mais celles-ci se déroulent dans un climat peu réaliste, celui d’un siècle voué au loisirs et non à la construction rude d’un avenir, tandis que parés d’un précieux et illusoire viatique universitaire, beaucoup de nos  jeunes gens sombrent dans la désillusion, l’amertume et la révolte.

J’entends sur les plateaux des discussions entre gens de gauche sur le socialisme. Ils ne se rendent pas compte qu’il ne peut plus y avoir de socialisme dans le monde occidental où toutes les conquêtes matérielles ont été réalisées – et au-delà – alors que là où les milliards d’hommes qui n’ont pas encore accès au progrès matériel, ils n’ont qu’une idée en tête, celle d’y parvenir. La compétition va donc être très rude et les Occidentaux vont faire figure de privilégiés, bien loin de celle de « damnés de la terre » qui les a longtemps désignés. Ils ne devront donc plus songer à se faire plaindre, mais à honorer la condition humaine. C’est un défi autrement plus engageant que la pleurnicherie sociale.

Claude Reichman

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Le bonheur est au pied de l’arc en ciel. https://temoignagefiscal.com/le-bonheur-est-au-pied-de-larc-en-ciel/ https://temoignagefiscal.com/le-bonheur-est-au-pied-de-larc-en-ciel/#comments Tue, 17 Mar 2026 06:14:16 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21147 Continuer la lecture de Le bonheur est au pied de l’arc en ciel. ]]> Amer constat ? Non pas vraiment. Effectivement le bonheur n’existe pas en tant qu’objectif, inutile de courir à sa recherche. Pas plus qu’il ne faut le refuser lorsqu’il surgit soudainement, vous transporte dans un espace éphémère de félicité, pour vous laisser tomber ensuite comme une merde. Si par cas il s’attardait sur vous, comptez sur les autres pour l’éradiquer de votre espace, sans cesse et en toute urgence.

J’ai présent dans ma mémoire, presque dans ma rétine, ce jour d’été du début des années 2000 où, le temps d’une pose, je regardais la mer depuis le balcon de ma maison. Le ciel était bleu. Dans la cour étaient garées la mini décapotable de mon épouse et ma jaguar. Mon compte en banque était correctement rempli et ma conscience était tranquille. J’avais, à la louche, soixante ans.

Nos enfants suivaient un parcours raisonné et raisonnable, mon épouse était, depuis presque quarante ans alors, une personne admirable. Bien sûr nous avions perdu un enfant aimé de 18 ans, à l’occasion d’un accident de la route lié au début de l’usage détourné de la signalisation routière. Un immeuble, dans lequel habitait un élu, avait dérogé aux règles en donnant la priorité à la sortie de son parking sur le boulevard qui le bordait. Le conducteur de la moto sur laquelle avait pris place notre fils a mal apprécié la situation lorsqu’un automobiliste a forcé sa priorité en sortant du parking. Il l’a percuté de plein fouet. Je ne saurai jamais si notre fils aurait pu être sauvé, ses organes ont été prélevés pour distribution, mon consentement volé.

Il a fallu vivre avec ce chagrin incommensurable, sans endosser le rôle de victime sociétale qui nous tendait les bras. Mais c’était lui qui avait perdu la vie, pas nous, nous lui devions de ne pas faiblir, de ne pas utiliser son malheur.

Vu de mon balcon ce jour-là mon bonheur était sans tâche. Tout ce que je possédais était issu d’une vie de travail et de service à mes clients, mais aussi à la société à l’occasion de divers bénévolats. J’avais toujours refusé toute corruption intellectuelle ou matérielle. Je n’étais sans doute pas parfait, évidemment, mais j’avais fait en sorte de respecter les autres et leurs biens, en m’efforçant de lier mes revenus à des prestations ou des enrichissements au profit de mes partenaires, jamais à des situations douteuses ou préjudiciables aux autres.

Ce jour-là, je me sentais heureux et en sécurité.

C’est alors que la société a été prise d’une pulsion destructrice à mon encontre, alors que je l’avais servie efficacement et loyalement.

Une bande de prédateurs psychopathes, domiciliés à Bercy, m’est tombée sur le dos. Mettant en avant des arguments inattaquables de solidarité et de devoirs collectifs, ils inventèrent des dettes artificielles, si irréelles que cela me parut grotesque et de peu d’importance.
Je n’avais pas compris que le problème tenait au fait qu’ils représentaient les autres, pour lesquels mon bonheur était insupportable. Que peu importait la réalité, seul comptait la destruction de mon illusion de bonheur, contrepoint de la médiocrité de leur propre bonheur.

Il n’y avait pas d’issue possible, il n’y en a pas eu.

Ces psychopathes fonctionnent en multitude, ils englobent la force, la violence aveugle, la justice d’Etat, l’Etat lui-même, nul ne peut leur échapper, nous sommes leurs otages, leur ciment est le mensonge. Pour imager la situation disons que vous avez le choix entre Epstein et l’Abbé Pierre, face à eux.

Mais je vais vous faire une confidence. Ces connards s’acharnent sur moi depuis plus de vingt ans, effectivement ils m’ont tout pris, ils mettent ma vie en danger, ils finiront par me tuer sans doute, mais cela n’exerce aucune influence sur mes rapports au bonheur.

J’ai compris que ce sont des malades planétaires, renouvelables et incurables à l’infini, que nul ne peut les éviter. Mais qu’ils ne peuvent pas empêcher le bonheur de frapper à votre porte et de passer un peu de temps avec vous quand il le décide, même au fond du trou.

Le bonheur ne nous appartient pas, mais il ne leur appartient pas non plus. Il est là, quand il le veut et sous la forme qu’il décide, il suffit d’être prêt à le recevoir.

Bon, sur ce, je vous laisse, je vais me préparer, pour le cas où il passerait aujourd’hui… ou demain.

Bien à vous. H. Dumas

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Un modèle … d’incurie administrative ! https://temoignagefiscal.com/un-modele-dincurie-administrative/ https://temoignagefiscal.com/un-modele-dincurie-administrative/#respond Mon, 16 Mar 2026 11:25:21 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21141 Continuer la lecture de Un modèle … d’incurie administrative ! ]]> J’ai eu l’occasion d’évoquer avec vous le problème des fraudes dont sont victimes certains garages automobiles qui agissent en tant qu’opérateurs auprès de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) ; laquelle est chargée de la délivrance des cartes grises des véhicules vendus en France.

Cette affaire a été mise sur le devant de la scène en raison d’un rapport de 64 pages de la Cour des Comptes et la presse, dite spécialisée, s’est évidemment emparée de cette information … notamment en raison de son côté « spectaculaire » !

Ces « spécialistes », qui bénéficient d’une carte de presse et qui nous expliquaient il n’y a pas si longtemps que l’hydrogène était l’avenir automobile avant de rétropédaler piteusement, nous racontent une histoire qui ne recouvre que très partiellement la réalité ; ce qui amène à se poser la question : ont-ils lu le rapport de la Cour des Comptes et ont-ils interprété correctement les conclusions formulées ?

L’essentiel du problème est rapporté in extenso ci-après avec cet extrait du rapport de la Cour :

La suppression des guichets accueillant le public dans le réseau des préfectures, mise en œuvre en 2017 dans le cadre du plan « Préfecture nouvelle génération » (PPNG), a conduit à une dématérialisation complète des démarches d’immatriculation des véhicules et à une externalisation massive des opérations d’enregistrement dans le SIV au profit d’opérateurs privés, professionnels de l’automobile principalement.

Afin de prendre le relais des quelques 1900 agents qui opéraient auparavant dans les guichets « cartes grises » des préfectures, le ministère de l’intérieur a délivré des habilitations d’accès direct au SIV à un nombre très élevé d’opérateurs privés (ils étaient 39000 en 2020 et près de 32000 en 2025) ; cette large ouverture a été opérée au prix de formalités délibérément peu contraignantes et de contrôles sommaires, en vertu d’une logique de « confiance a priori » ; ces professionnels habilités réalisent à ce jour plus des trois quarts des quelque 32 millions d’enregistrements effectués chaque année dans le SIV.

La Cour des Comptes agit normalement dans le cadre de sa mission en dénonçant les erreurs, fautes ou insuffisances de l’administration … Seulement, quand on lit ce rapport, ce qui frappe les esprits, c’est la vision technocratique des problèmes abordés qui évoque les dérives d’une externalisation non maîtrisée et l’impératif d’une reprise en main urgente par l’État.

Les articles de presse nous parlent de fraude fiscale, de recrudescence des grands excès de vitesse, etc. … Tous les poncifs de nature à exciter le pauvre contribuable de base y passent !

Mais, ce qui est encore plus impressionnant, ce sont les commentaires des internautes en réaction à cet article.

La réaction est quasi unanime et fustige la privatisation du service et la renonciation, pour des motifs d’économies, aux guichets assurés par les fonctionnaires des préfectures …

Autrement dit, les chiffres les plus fous circulent, personne ne vérifie rien mais le réflexe bien français s’exprime chez les lecteurs : si ça fonctionne si mal, c’est à cause de la privatisation du service et, conclusion imparable, il faut plus de fonctionnaires. Il est à noter que certains commentaires font une analogie avec la privatisation de l’exploitation des autoroutes avec la vieille antienne : l’Etat s’est fait arnaquer par Vinci et autres consorts !

Ainsi donc, alors que nous savons que la France est un pays suradministré, qui étouffe sous les contraintes et qui est littéralement ruiné par son administration, la seule conclusion est qu’il faut encore plus de fonctionnaires !

Cela en dit long à propos du réflexe étatiste de la mentalité française et explique quelque peu l’impossibilité de toute réforme …

Car, il faut souligner que pas un seul des 58 commentateurs n’a pris la peine de vérifier ce qu’il affirme et que, du coup, tous, sans exception, affirment … n’importe quoi. A leur décharge, on peut juste reconnaitre, que l’article ne contient pas de lien renvoyant au rapport de la Cour des Comptes. Toutefois, cela ne constitue pas une raison ou une justification suffisante car le rapport est très facile à retrouver en utilisant l’adresse internet de la Cour des Comptes.

Autrement dit, il suffit d’utiliser quelques termes bien choisis pour que les commentateurs plongent, par réflexe, dans des arguments erronés que  personne ne viendra  contredire !

Il n’en demeure pas moins que les conclusions de la Cour des Comptes sont cataclysmiques en évoquant une fraude massive portant sur plus d’un million de véhicules ( !?!), des fausses cartes grises en quantité industrielle et un manque à gagner pour l’Etat estimé de 550 Millions € se ventilant entre 255 millions€ de contraventions pour excès de vitesse et d’amendes de stationnement non réglées et près de 300 millions € de taxes d’immatriculation non perçues.

Et pourtant, il apparaît évident que ce qui est publié ne constitue qu’une estimation au doigt mouillé : on nous annonce qu’un million de voitures munies de fausses cartes grises auraient été mises en circulation à partir de 291 faux garages ce qui fait rien moins de 3.400 voitures immatriculées par faux garage sur la seule période 2022-2024 !

La Cour des Comptes évoque le cas d’un professionnel habilité qui, à lui seul, a enregistré près de 265 000 opérations dans le SIV au profit de garages fictifs au cours des trois dernières années !?!

A ce stade, il convient d’opérer un partage entre les faux garages et les vrais garages piratés.

Concernant les faux garages, on n’est plus dans la fraude, on se situe dans l’industrie et, chose incroyable, personne n’aurait rien vu au sein de l’ANTS alors que les cartes grises ne peuvent être émises que contre paiement ; lequel a priori ne peut évidemment pas intervenir. Et pourtant, on a évoqué l’émission de plusieurs milliers de fausses cartes grises en une nuit !

Concernant les garages piratés, ceux-ci n’ont évidemment pas manqué d’avertir l’autorité administrative eu égard aux tentatives de prélèvements infructueuses donnant lieu à des incidents bancaires (pour l’un c’est 830.000 €) ! Cet aspect n’est d’ailleurs pas évoqué par le rapport de la Cour des Comptes qui apparaît très incomplet à cet égard.

En tout état de cause, la seule conclusion véritable utile que l’on peut en tirer est que les mesures de cyber sécurité de l’ANTS ont été absolument lamentables et on ne peut parler que d’incurie administrative ! La Cour des Comptes écrit d’ailleurs : « Des fraudes massives nourries par l’inaction de l’État » !

Il convient donc de rétablir quelque peu les faits même si nous ne disposons pas de tous les éléments :

-le rapport nous parle de 30.000 opérateurs privés mais ce que ne dit pas clairement le rapport, c’est que ce ne sont pas eux qui délivrent les cartes grises. Ces opérateurs ne sont que les intermédiaires habilités entre l’acheteur d’une voiture et l’ANTS comme c’était déjà le cas avec les garages lorsque vous achetiez une voiture neuve (ou d’occasion) auprès de ces entreprises et qu’il fallait passer par les services de la préfecture.

-par voie de conséquence, ces garages ne contrôlent pas le SIV (système d’immatriculation des véhicules qui est la base de données gérée par  l’ANTS) et d’ailleurs la Cour des Comptes parle de « Cette large privatisation des accès directs au SIV a ouvert des brèches qui ont permis à tout le spectre de la criminalité (de la petite délinquance au crime organisé) de pénétrer avec facilité dans ce système d’information » ce qui ne veut absolument pas dire que le service a été privatisé !

-ainsi donc, contrairement à ce que laissent penser les articles, et contrairement à ce que pensent les commentateurs, il n’y a pas eu de privatisation et l’ANTS n’est pas une société privée. L’ANTS est bien un établissement public … c’est un organisme administratif dont les dirigeants successifs sont d’ailleurs tous des hauts fonctionnaires. Cet aspect, qui peut paraitre normal pour un établissement public, ne préjuge toutefois en aucun cas de la compétence de ces personnes à gérer un tel organisme ! (Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc , Jérôme Letier, Xavier Brunetière tous énarques, hauts fonctionnaires, anciens préfets) ; lesquels n’ont évidemment pas été sanctionnés pour leur incurie …

Et c’est bien là le fond du problème car, visiblement, ils ont été incapables de prendre les mesures suffisantes pour assurer la sécurité du SIV !

-en fait, si l’on se donne la peine de lire le rapport de la Cour des Comptes, on  comprend qu’en fait, au-delà d’une phraséologie typique de l’administration française, ce sont bien les services de l’Etat qui n’ont pas fait leur travail du fait d’une absence de sécurisation des services du SIV car : « l’État n’a pas souhaité mettre en place des contrôles en amont des enregistrements dans le SIV, afin de donner la priorité à une délivrance rapide des certificats d’immatriculation ». Au-delà du fait que la rapidité n’a jamais été de mise (avec des délais d’instruction parfois de plusieurs semaines), cela prouve surtout l’incompétence, encore une fois, à la fois de l’Etat et de ses hauts fonctionnaires qui n’ont pas su prendre les mesures nécessaires pour endiguer la fraude ; surtout lorsque l’on apprend, par ailleurs, que les identifiants pour se connecter au SIV n’étaient que des codes à 4 chiffres qui peuvent être crackés en moins d’une minute avec un logiciel spécialisé !

-la nécessité d’une reprise en main par les services de l’Etat porte en fait sur la sécurisation des accès au SIV car les failles proviennent exclusivement d’un défaut de sécurisation d’accès au SIV qui était ouvert à trop d’intervenants sans véritable vérification préalable. La Cour demande une « Réduction drastique des habilitations et mise en place d’un contrôle automatique en amont des demandes d’immatriculation »:

-on ne peut pas faire d’analogie avec les sociétés concessionnaires des autoroutes qui sont bien, elles, des sociétés privées ; et si elles gagnent de l’argent c’est qu’elles sont bien gérées alors qu’a contrario la gestion des autoroutes par l’Etat était absolument calamiteuse ! Mais, bien évidemment, l’automobiliste de base ne voit que le montant des péages qu’il doit acquitter en mettant leur montant sur le dos des concessionnaires assimilés à des profiteurs. Enfin, que les contrats de concessions aient été mal négociés par les représentants de l’Etat est probablement une évidence mais on n’attire pas des investisseurs ou des exploitants avec l’assurance de faire des pertes et d’expérience il s’avère que les fonctionnaires sont très souvent de très mauvais négociateurs car ils interviennent pour le compte d’une puissance publique ; sans considération réelle pour les aspects économiques et financiers puisque l’argent qu’ils gèrent n’est pas le leur et que jamais ils ne seront responsables de leur mauvaise gestion ! Précision importante destinée à dissiper toute ambiguïté : l’Etat reste toujours le propriétaire des autoroutes ; seule leur exploitation a été confiée à des sociétés privées pour une durée déterminée.

Enfin, d’un point de vue plus général, il faut aussi souligner que ce sont les excès fiscaux de l’Etat fonctionnaire qui sont souvent la cause de la fraude car la tentation est forcément grande de tenter d’échapper au malus fiscal à 80.000 €, à l’omniprésence des radars ou encore aux frais de carte grise qui s’élèvent désormais à 60€ par cheval fiscal ; ce qui amène la moindre immatriculation à plus 500 € de taxes !

Conclusion qui s’impose : il convient donc toujours de faire attention à ce que l’on lit … car de l’information à la manipulation, le fossé est quelque fois bien étroit !

Bien cordialement à tous !

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Pour en finir avec les guerres de religion ! https://temoignagefiscal.com/pour-en-finir-avec-les-guerres-de-religion/ https://temoignagefiscal.com/pour-en-finir-avec-les-guerres-de-religion/#comments Sat, 14 Mar 2026 12:40:07 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21139 Continuer la lecture de Pour en finir avec les guerres de religion ! ]]> Pour en finir avec les guerres de religion !

Sur les 8 milliards d’êtres humains qui vivent sur terre, 5 milliards sont des adeptes de ce qu’on appelle les grandes religions (Christianisme, Islam, Hindouisme, Bouddhisme). Et les autres hommes, sont-ils athées ? Pas du tout. Ils appartiennent à des religions de moindre effectif, mais pas de moindre foi. Le fait religieux est donc universel. Ce qui a fait dire à Mark Twain que « l’homme est un animal religieux et qu’il est même le seul à l’être ». Il est de fait que votre chien ou votre chat ne pratique aucune religion, même s’il vous est fidèle.

Huit milliards d’hommes religieux sur huit milliards d’habitants sur la planète, c’est la garantie de conflits perpétuels pour l’humanité. Et il est de fait que dans les temps historiques, les guerres de religion n’ont pas cessé, et qu’elles se poursuivent allègrement aujourd’hui. La guerre que mènent les Américains et les Israéliens contre les Iraniens et leurs alliés du Liban peut passer pour être géostratégique, mais le fait qu’elle oppose des chrétiens alliés à des juifs à des chiites musulmans ne peut être ignoré. Le fait fondateur des relations humaines est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité pour les hommes de vivre ensemble. Ils le font très bien, depuis les origines, mais à condition d’être semblables. Aux temps préhistoriques, être semblables signifiait qu’on habitait le même village et qu’on massacrait les habitants du village voisin si on les rencontrait par hasard. Les religions se sont presque toujours surajoutées aux ethnies, ce qui a donné aux guerres un caractère sacré et beaucoup plus de sauvagerie, car rien ne vaut un conflit religieux pour atteindre les sommets de l’horreur.

Je me souviens d’une pièce de Jean-Claude Grumberg, auteur juif militant, qui racontait la vie d’une famille immigrée confrontée à l’arrivée de cousins étrangers s’invitant chez eux et qui leur envoyait une lettre disant qu’ils les accueilleraient avec plaisir « pendant quelque temps », ce qui signifiait « pas trop longtemps ». L’auteur n’était pas dupe de son militantisme. Les exemples abondent de ces cohabitations non souhaitées et qui se terminent mal. Tant qu’elles sont contenues dans une société qui a fait de la tolérance et de l’inclusion ses valeurs de référence, les choses se passent à peu près bien, mais il ne faut pas grand chose pour les faire déraper. Et ces fameuses valeurs ne pèsent pas lourd quand elles sont confrontées à de vifs conflits d’intérêt ou de caractère.

C’est tout le problème de l’immigration. Qui est avant tout dominé par le nombre. Et qui n’est d’ailleurs que le problème des foules. Ayant créé un syndicat médical libéral, je demandai un entretien au ministre des affaires sociales afin de m’assurer des conditions de la représentativité. Le ministre me fit recevoir par son directeur de cabinet, un énarque fort aimable, qui me délivra ainsi sa leçon : « A cinq pour cent de l’effectif professionnel, vous ne pouvez prétendre à la représentativité. A dix pour cent, vous êtes incontournable. A vingt pour cent, vous êtes le patron ». Cet homme avait un beau destin devant lui, puisqu’il devint un important ministre de la République. Je me demande souvent, quand je constate le caractère brûlant de l’immigration en France et les troubles soulevés, comment ce garçon qui a été présent dans la plupart des gouvernements ayant autorisé ces mouvements de population, avait pu rester indifférent aux problèmes ainsi créés, alors qu’il en mesurait parfaitement les conséquences. Mystère du pouvoir.

L’essentiel ne demeure pas moins le choc des religions. Les rendre paisibles ne paraît pas hors de portée pour celles qui se sont assagies avec le temps et grâce à leur substratum fondamental. Le christianisme ne pose ainsi plus aucun problème de violence ni d’intolérance. Il n’en est pas de même pour l’islam, qui n’a jamais rompu avec son refus violent d’admettre les non-musulmans et sa volonté farouche de les conquérir pour en faire des « dhimmis », des soumis. Musulmans et hindouistes se battent inlassablement en Inde, et ainsi de suite. La tentation est forte de dire avec accablement : « Mais cela ne s’arrêtera donc jamais ! » Je vais risquer une hypothèse, et je comprendrai très bien qu’elle suscite l’incompréhension de mes lecteurs.

Je pense que le principal facteur de l’évolution des sociétés humaines est la télévision. Elle montre à  tous le mode de vie occidental. Certes, celui-ci est loin de n’avoir que des qualités, mais il offre le spectacle de sociétés le plus souvent tolérantes et ouvertes aux évolutions du monde moderne. Avec le prestige qui s’attache à l’aisance matérielle et à la séduction de relations charmantes entre les hommes et les femmes. Je sais que les violences existent entre les sexes et que les conduites responsables ne sont pas toujours la règle, mais comme le dit un jeune humoriste, « Vous connaissez beaucoup de gens qui, à la chute du mur de Berlin, se sont enfuis à l’Est ? ». Alors qu’on me permette de citer une des meilleures répliques du cinéma américain. A Robert Mitchum détective privé, qui lui donne un baiser fougueux, sa partenaire, qui ne l’a pas engagé pour cela, demande : « Et que faites-vous quand vous n’embrassez pas les jeunes femmes ? », Mitchum répond : « Je prie, avec les autres moines. »

Claude Reichman

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