Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Tue, 21 Jul 2026 08:45:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 Légitimité https://temoignagefiscal.com/legitimite/ https://temoignagefiscal.com/legitimite/#respond Tue, 21 Jul 2026 08:45:26 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21402 Continuer la lecture de Légitimité ]]> Être compétent, capable de faire et intègre n’est pas suffisant.

Ce sont les autres qui, en réalité, décident de notre “droit de faire”. Sauf à imaginer que ce que vous prévoyez de faire ne les implique pas, que vous allez agir seul, pour un résultat qui ne concernera que vous, sans que jamais personne n’ait à en connaître ou à en juger. Ce qui, convenons-en, est fort peu courant.

Donc, d’une manière ou d’une autre, tous vos actes ont des conséquences sur les autres et de ce fait leur donnent, clairement ou implicitement, un droit de quitus sur vos actions, sur votre vie.

Toute organisation sociale est basée sur ce quitus, qui revient à ce que les autres vous déclarent, ou acceptent, comme “légitime à faire”.

Cette légitimité est le frein social à votre liberté. Elle n’a pas vocation à être juste, majoritaire ou raisonnée, elle suit les règles que votre groupe s’est donné, ses conventions écrites ou tacites, ses lois, sa constitution.

Elle s’impose à vous par le consentement ou par la force. C’est dire son importance.

Plus cette légitimité est accessible facilement, en tout domaines, plus la société est libérale. Plus elle est encadrée, dépendante de quelques-uns, plus la société est privative de liberté, autoritaire, voire dictatoriale.

En France, la légitimité est encadrée, soumise, de plus en plus limitée, donc la France n’est pas un pays libéral, pire elle est au bord de l’autoritarisme tant les Français ne sont pas conscients de la situation et se plient aux folles exigences de la légitimité imposée.

La source principale de cette situation despotique est l’Education Nationale qui tend à octroyer seule , en tout domaine, la légitimité de faire.

Dans la pratique cela revient à privilégier la mémoire et la docilité à toutes les autres potentialités de l’individu. Ce restrictif est grave pour la diversité seul moteur de l’efficacité.

Nous excluons ici tous les artifices de tricherie, que ce soit l’appartenance clanique, le népotisme, le corporatisme, etc… qui existent inévitablement quelque soit le moyen d’accès à la légitimité.

Donc, réformer le droit de l’Education Nationale à délivrer la légitimité de faire est une nécessité absolue, la cantonner à son rôle d’enseignement libre pour tous, à tout moment et en toutes matières, est le chantier de demain pour que chacun puisse accéder à la légitimité de faire sans visa de sa part.

Oui mais, faire sans savoir faire ? Est-ce possible. Oui, évidemment, tous ceux qui découvrent ne savent pas avant de découvrir. Certes, ceux qui se trompent échouent. Ce cycle est naturel et moins dévastateur pour la société que l’atteinte aux libertés de faire.

Préserver jalousement, pour tous, la légitimité de faire, en tout, est la seule voie vers la paix et la prospérité.

Comment éviter triches et tricheurs qui sont légion et discrétion, voire secrets ? Par la transparence et l’acceptation de la différence. Il n’y a pas d’autre solution.

Nous en sommes loin pensez-vous ? Vous avez raison puisque l’égalitarisme qui sévit est le carburant du concept de l’illégitimité de faire imposée, qui ne peut aboutir qu’au non-faire, à la misère matérielle et morale.

Bien à vous.

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Les rentiers de la République https://temoignagefiscal.com/les-rentiers-de-la-republique/ https://temoignagefiscal.com/les-rentiers-de-la-republique/#respond Mon, 20 Jul 2026 06:53:50 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21399 Continuer la lecture de Les rentiers de la République ]]> On connait les « fils et filles de » dans le monde du cinéma avec notamment les dynasties Sardou (Fernand, Michel), Espinasse plus connue sous le nom Brasseur (Pierre, Claude, Alexandre), Berry, Cassel, Gainsbourg, Higelin, Garrel, Bohringer, Giraudeau, Seydoux, Drucker et j’en oublie.

Ce que l’on sait moins c’est que cette tendance dynastique existe aussi au sein de la haute fonction publique avec cette différence que les conséquences sont autrement plus significatives car les acteurs de cinéma n’ont que peu d’influence sur le fonctionnement d’un pays hormis de susciter des fans !

Je vous propose aujourd’hui le portrait emblématique de 2 personnes tout à fait ordinaires qui, du fait de leur naissance, de la situation sociale et professionnelle de leurs parents, des relations et des réseaux professionnels dont elles font parties, ont pu bénéficier d’un cursus professionnel et financier tout à fait hors normes !

Vous me direz que c’est le cas pour toutes les personnes nées dans des familles aisées et faisant partie des classes sociales les plus évoluées mais aussi les mieux informées à propos du fonctionnement du système.

Certes, mais là où je veux en venir, c’est que ces personnes ont fait toute leur carrière au sein de la fonction publique, ont été rémunérées très confortablement par l’Etat, c’est à dire par les impôts des autres, et en ont tiré des avantages matériels plus que substantiels hors de portée d’un vulgum pecus !

Autant dire que l’on sort ici définitivement du cadre normal pour entrer dans celui de l’élite qui choie les siens au-delà de toute normalité. Il ne faut pas hésiter à parler de privilégiés du régime et il ne faut pas non plus hésiter à évoquer le cout exorbitant pour le pays de tous ces avantages qu’ils accumulent sans complexe mais aussi sans véritable mérite autre que celui d’appartenir à certaines familles et certains réseaux professionnels !

Florence Parly,

Née en 1963 à Boulogne Billancourt, elle est la fille de Jeanne-Marie Herland, énarque et conseillère d’Etat, ancienne rectrice de l’académie de Caen, directrice de cabinet de Claude Allègre au ministère de l’Éducation nationale en 2000, et d’Edmond Parly, homme d’affaires

Après un passage par l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), elle est reçue à l’ENA au rang modeste d’administrateur civil (ce sont les moins bien classés). À sa sortie de l’ENA en 1987, elle intègre la direction du budget où elle s’occupe de la création du revenu minimum d’insertion (RMI) puis de la contribution sociale généralisée (CSG).

Elle intègre ensuite plusieurs cabinets ministériels comme conseillère technique, auprès de Michel Durafour au ministère de la Fonction publique en mars 1991, et de Paul Quilès à partir de juin 1991, à l’Équipement et au Logement, puis à l’Intérieur ; ce qui constitue déjà une progression de carrière tout à faire remarquable pour un simple administrateur civil.

Et pourtant, ce n’était qu’un début car, en 1997, elle intègre le cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre, puis devient secrétaire d’Etat au budget de 2000 à 2002 dans le gouvernement Jospin en devenant la benjamine du gouvernement.

Par contre, ses tentatives électorales ne sont pas couronnées de succès puisque candidate aux élections législatives de 2002 dans l’Yonne, elle perd au second tour face à JP Soisson ; ce qui ne l’empêche pas de devenir vice-présidente du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2006, ainsi que présidente du directoire de l’agence régionale de développement économique d’ile de France.

Entre temps, elle a pantouflé dans des entreprises publiques en devenant en juin 2006 directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d’Air France, entreprise connue pour recycler les hauts fonctionnaires,  jusqu’à sa nomination comme directrice générale adjointe d’Air France Cargo en janvier 2009 ; fonction pour laquelle elle est critiquée par la suite par le syndicat des pilotes d’Air France (SPAF), qui considère son bilan comme « funeste ».

En 2013, elle devient directrice générale adjointe de l’activité « Passage Point » à Point Orly et Escales France, chargée du redressement du court-courrier dans le cadre du plan TransForm 2015. À ce titre, elle est membre du comité exécutif du groupe air France. Elle est membre des conseils d’administration d’Air France et d’Ingenico. Elle quitte ses fonctions chez Air France fin août 2014.

Elle passe ensuite à la direction de la SNCF, connue elle aussi pour recycler les hauts fonctionnaires, d’abord comme directrice générale à la stratégie et aux finances du groupe ferroviaire public, avant de devenir directrice générale de l’univers Voyageurs de la branche SNCF Mobilités.

De 2012 à 2017, elle est administratrice indépendante et présidente du Comité des nominations et des rémunérations chez Altran. (Cap Gemini)

Le 18 novembre 2014, elle devient directrice générale déléguée de la SNCF pour « assurer le pilotage stratégique et la cohérence économique » de l’entreprise dans le « contexte de profonde transformation » prévue par la réforme ferroviaire. Elle est chargée de la stratégie et des finances. En mars 2016, elle est propulsée directrice générale de SNCF-Voyageurs.

Elle siège aussi à partir de 2016 au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace comme représentante du Fonds stratégique de participation, géré par le groupe Edmond de Rothschild ainsi qu’aux conseils d’administration d’Altran et d’Ingenico.

Bien évidemment, ces fonctions très marginales sont rémunérées grassement par le biais de jetons de présence.

La consécration a lieu en 2017 lorsqu’elle est nommée ministre des armées dans les gouvernements Philippe puis Castex sous le premier mandat d’E Macron alors qu’elle n’a absolument aucune compétence en matière militaire.

Mieux, en 2020, son nom est régulièrement cité pour succéder à Edouard Philippe comme premier ministre mais reste finalement ministre des Armées dans le gouvernement Castex jusqu’à la nomination de S Lecornu en 2022.

Elle est ensuite nommée présidente du conseil d’administration du conservatoire national des arts et métiers en 2023 puis entre au conseil d’administration de la société Verkor, un constructeur de batteries pour voitures électriques  lié à Renault.

En 2023, année faste, elle est nommée au conseil d’administration de Newcleo, société exerçant dans la technologie nucléaire mais aussi membre de la commission de surveillance de la Caisse des Dépots et consignations (bras armé de l’Etat), en tant que « personnalité qualifiée » désignée par la présidente de l’Assemblée nationale et enfin au conseil d’administration d’Air France « dans la perspective » d’en prendre ensuite la tête, annonce le groupe ce qui arrive en 2025 année où elle est nommée présidente du conseil d’administration d’Air France-KLM.

Evidemment, elle a aussi quelques casseroles …

En 2017, le Canard Enchainé révèle qu’elle est visée par une enquête du PNF (Parquet National Financier) dans une affaire de trucages d’appels d’offres ayant eu lieu à la SNCF au profit de la société IBM. Le Canard la met également en cause dans son rôle concernant la mise au placard de l’un des cadres de la direction des achats, sanctionné pour avoir refusé ces pratiques. Fin 2018, ce cadre de la SNCF porte plainte contre la ministre pour « harcèlement moral, délit d’extorsion de consentement, complicité de malversation et subornation de témoin ».

A la même époque, le journal Marianne révèle que Florence Parly a perçu près de 52 000€ par mois de la SNCF durant le premier semestre 2017. Or, cette rémunération excède les plafonds prévus pour ce poste et provoque une controverse compte tenu de la situation financière dégradée de l’entreprise qui survit sous perfusion de subventions publiques. Mais, cela ne nuit en aucun cas à sa « carrière » car, en 2017, Marianne révèle qu’elle a bénéficié d’un parachute doré de 675 800€ à la suite de son départ d’Air France  en septembre 2014 alors que la situation financière de la société était très dégradée (129 millions € de pertes en 2014) et avait engagé un plan social.

Adepte forcenée du népotisme et des nominations de complaisance, son cursus est exemplaire d’une élite dont l’utilité pour la France s’avère plus que marginale.

Emmanuelle Wargon

Née en 1971 à Neuilly sur Seine, elle est la fille de Lionel Stoléru, polytechnicien et secrétaire d’Etat de 1976 à 1981 sous la présidence de V Giscard d’Estaing puis de 1988 à 1991, sous la seconde présidence de F Mitterrand. Sa mère est énarque et administratrice de la ville de Paris.

Elle est diplômée d’HEC Paris et de Sciences Po Paris. Elle est aussi ancienne élève de l’ENA et commence sa carrière professionnelle en 1997 comme auditrice à la Cour des Comptes.

Nommée, en 2001, conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé, elle rejoint en 2002 l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en qualité d’adjointe au directeur général tout en étant promue, en 2005, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

Elle devient, en 2006, directrice déléguée à la coordination et au contrôle interne de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

De 2007 à 2010, elle est directrice de cabinet de Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités actives dans le gouvernement Fillon puis devient secrétaire générale des ministères sociaux (Santé, Travail, Sport) jusqu’en 2012, puis déléguée générale à la Formation professionnelle et à l’Emploi au ministère du Travail de 2012 à 2015.

Elle quitte, sans démissionner, la fonction publique en 2015 pour rejoindre la société Danone où elle exerce les fonctions de directrice de la communication et des affaires publiques, c’est-à-dire lobbyiste chargée de défendre les intérêts de Danone auprès des pouvoirs publics. Bien évidemment, cette nomination n’est absolument pas due au hasard mais bien à sa connaissance des milieux et des réseaux de la haute fonction publique auprès desquels elle peut intervenir en faveur de son nouvel employeur.

En octobre 2018, lors du remaniement du gouvernement Philippe, alors qu’Emmanuelle Wargon est encore employée chez Danone, elle est nommée secrétaire d’État à l’Écologie auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. En 2019, elle est désignée avec S Lecornu pour animer le grand débat national organisé afin de sortir de la crise engendrée par le mouvement des gilets jaunes.

Entre  2020 et 2022, elle est ministre chargée du logement dans le gouvernement Castex. Elle y connait son « heure de gloire » en déclenchant une polémique pour avoir déclaré que « la maison individuelle plébiscitée par les français, est devenue un non-sens écologique, économique et social » ; proposant plutôt les « maisons de villes groupées » (comprendre  HLM et autres cages à lapins). Déclaration un peu surprenante pour une personne qui est elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans la ville ultra cossue de St Mandé (94) et d’une valeur d’au moins 1.5 million€.

Lors des élections régionales de 2021 en ile de France, elle se présente sur la liste de Laurent Saint Martin dans le département du Val de Marne ; sans succès. En 2022, elle est parachutée aux élections législatives de juin 2022 dans la 8ème circonscription du Val de Marne avec l’investiture LREM mais elle est éliminée dès le premier tour en se plaçant en troisième position.

En 2022, elle est nommée par l’Élysée pour présider la commission de régulation de l’énergie (CRE chargée de contrôler le fonctionnement des marchés du gaz et de l’électricité) malgré l’opposition des parlementaires qui ne parviennent pas à recueillir la majorité suffisante pour l’empêcher.

Points communs à ces carrières

Ces biographies montrent un schéma similaire.

Encore une fois, on découvre, du moins pour ceux qui en doutaient encore, que l’école publique de la République, qui donnait les mêmes chances à tous, n’est plus qu’un lointain souvenir. Désormais, l’école pour tous n’a essentiellement pour but que de donner des notions de base à l’immense majorité de la population pour en faire de bons citoyens, bien obéissants et en aucun cas des meneurs ou les membres d’une élite qui se cantonne de plus en plus dans l’entre soi et l’endogamie, qui connait les réseaux, les filières et sait « ce qu’il faut faire ».

Et, le système est de plus en plus verrouillé !

Bien évidemment, on se situe bien loin de l’égalitarisme prôné par l’élite puisqu’elle prend bien soin de ne pas se l’appliquer à elle-même !

Les cursus exemplaires de ces personnes montrent qu’elles changent très souvent de postes et font de nombreux aller-retours entre fonction publique et privé ou entreprises du secteur public.Le fameux pantouflage qui devrait être interdit ; alors que ce n’est pas absolument la fonction de fonctionnaires, même hauts, d’intégrer de nombreux  conseils d’administrations.

Ne soyons pas dupes ; ce sont essentiellement des rentes de situation obtenues à bon compte sans aucune considération pour leurs compétences qui leur permettent, discrètement, d’augmenter fortement une rémunération « de base » qui n’est jamais suffisante. Il faut savoir que les jetons de présence pour un membre de conseil d’administration c’est au bas mot 50.000€ par an par siège. Pour 3 sièges : 150.000€ d’argent facilement gagnés pour un travail à peu près inexistant !

L’argent public semble inépuisable et ces rentiers de la République continuent imperturbablement à piocher dans la caisse commune comme si de rien n’était alors que le pays est au bord de l’effondrement financier !

Edith Cresson et JP Raffarin, qui n’a rien à faire mais ne supporte pas de respecter le code de la route, peuvent en témoigner !

Bien cordialement à tous !

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Où es-tu démocratie ? https://temoignagefiscal.com/ou-es-tu-democratie/ https://temoignagefiscal.com/ou-es-tu-democratie/#comments Fri, 17 Jul 2026 11:13:23 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21395 Continuer la lecture de Où es-tu démocratie ? ]]> Personnellement, je suis en capilotade, la France aussi, pendant qu’une majorité de connards trichent comme des malades et sacrifient le pays à leurs privilèges personnels.

Ces tricheurs ont un culot monstre. Au point d’accuser d’être les responsables du massacre qu’ils organisent délibérément, ceux qui comme moi tentent simplement de s’assumer sans emmerder les voisins et de construire, d’avancer, dans l’intérêt bien compris de tous.

Les exemples sont multiples, omniprésents, catastrophiques, mortels, rien n’y fait. La danse funèbre continue inlassablement. Les profiteurs profitent, tout en faisant la morale, avec l’encouragement de leurs complices et sous l’œil bovin de la population qui sent venir l’abattoir et beugle vainement.

On ne peut même pas signaler les responsables tant ils sont nombreux et organisés en corporations sous des formes et des appellations si multiples, si différentes, qu’eux-mêmes finissent par croire que leurs pillages sont légitimes.

Pendant que ceux qui font marcher la machine sous le poids de la concurrence, étant tous isolés et semblables, sont les cibles faciles du pillage général.

Et, bien que leur massacre soit primaire et parfaitement visible de tous, il est perpétué sans aucune réaction ou remord.

Par quel bout prendre le problème pour l’exposer ? Par aucun, personne, absolument personne, n’a les yeux et les oreilles en état de le voir et de l’entendre.

D’où la question : où es-tu démocratie ? Existes-tu telle qu’on te rêve ?

Probablement pas. Tu portes en toi les démons dont tu es la victime, le mensonge et l’hypocrisie, qui te cachent les vérités. Ton incapacité à détecter la vérité t’expose au pire, d’abord à la faillite matérielle et morale, puis à la violence en réaction.

On t’a aimée et tu nous tues. Quel échec.

Le pire est que les causes sont connues, que les solutions sont évidentes, mais tu refuses de les voir, tu les trouves trop simples, trop primaires. Tu préfères les privilèges du mensonge et de l’hypocrisie à ceux de la vérité et de la droiture. Et, pour arriver à cet exploit, tu nous fais croire que tu es capable de supprimer les privilèges. Tu te fous de nous.

Va au bout, tu y es presque.

Vas-y, tue la beauté, l’intelligence, la raison, le mérite, l’intégrité, la mesure, la science, il va te rester ce que tu es devenue, la laideur, la bêtise, la folie, l’injustice, la corruption, les excès, l’obscurantisme, en réalité tes croyances qui sont nos bourreaux.

Salut démocratie, après toi le déluge…

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La médiocrité https://temoignagefiscal.com/la-mediocrite/ https://temoignagefiscal.com/la-mediocrite/#comments Sat, 11 Jul 2026 10:05:35 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21391 Continuer la lecture de La médiocrité ]]> La médiocrité n’est liée à aucune classe sociale. En revanche, les classes sociales sont le produit de la médiocrité.

C’est la médiocrité qui confond le profit avec la cupidité.

La médiocrité est massivement majoritaire. Son principal déguisement est l’injustice, elle-même largement distribuée par le hasard et, de ce fait, fondamentalement incontrôlable.

Telles sont les contraintes auxquelles se heurtent toutes les organisations humaines dès lors qu’il s’agit de vivre ensemble. Or nous sommes des êtres grégaires ; nous ne pouvons échapper à cette nécessité.

Il existe pourtant une exception : la contrainte vitale.

Elle ne triomphe pas toujours, mais elle l’emporte souvent. Lorsqu’un regroupement humain répond à une nécessité vitale, il ne survit qu’à la condition de confier les responsabilités aux meilleurs. Si l’humanité est devenue ce qu’elle est, c’est sans doute parce que, depuis des millénaires, les problèmes essentiels ont, le plus souvent, fini par être pris en charge, d’une manière ou d’une autre, par les plus compétents.

Ce constat devrait conduire à refuser toute organisation collective qui ne répond pas à un besoin vital. En dehors de ces situations, c’est la liberté individuelle qui opère le tri entre les médiocres et les meilleurs.

Or, chacun peut constater qu’il n’en est rien.

Quelle que soit l’excuse avancée, des médiocres séduisent toujours d’autres médiocres afin d’imposer, par la force, une organisation qui leur ressemble et qui finit par gâcher la vie de tous.

C’est ici que le refus de l’État systématique prend tout son sens, tout en admettant la nécessité d’un État temporaire, limité et strictement cantonné aux situations d’absolue nécessité.

Bien à vous.

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Résistance fiscale à Biarritz : La démonstration de l’effet Laffer https://temoignagefiscal.com/resistance-fiscale-a-biarritz-la-demonstration-de-leffet-laffer/ https://temoignagefiscal.com/resistance-fiscale-a-biarritz-la-demonstration-de-leffet-laffer/#respond Sat, 11 Jul 2026 05:33:23 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21389 Continuer la lecture de Résistance fiscale à Biarritz : La démonstration de l’effet Laffer ]]> J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer, à plusieurs reprises, l’effet Laffer ou la Courbe de Laffer ; du nom de cet économiste américain qui a démontré empiriquement que, lorsque les impôts augmentent trop, la collecte fiscale finit par plafonner puis par diminuer.

Autrement dit : « trop d’impôts tuent l’impôt » !

En pareille hypothèse, l’explication tient au fait que le contribuable, au-delà d’un certain niveau de pression fiscale, adopte un comportement que l’on peut qualifier d’évitant en essayant, le plus souvent légalement, de ne pas payer plus d’impôts ; car payer toujours plus d’impôts n’a jamais enrichi personne sauf … ceux qui le collectent !

De fait, nous connaissons tous la propension de nos élus et fonctionnaires à appuyer sur l’accélérateur fiscal pour, prétendument, améliorer les services publics ou donner plus d’avantages de droits à certaines catégories de la population ; ce qui n’est rien moins que du clientélisme en utilisant abusivement les deniers publics, c’est à dire … l’argent des autres !

Tout le monde connait cet adage bien français : aucun problème ne saurait rester sans solution avec une (bonne) augmentation d’impôts !

Pour dire les choses plus crûment : le tabassage fiscal a toujours été la solution adoptée par les hommes de pouvoir … et la France est connue pour sa capacité quasi unique à « lever l’impôt » !

Néanmoins, cette apologie de la fiscalité débridée connait parfois quelques ratés… et le cas de l’immobilier français est particulièrement symptomatique à cet égard dans la mesure où, par définition immobile, il constitue une cible de choix pour une pression fiscale en hausse continue … depuis déjà un bon nombre d’années !

Le propriétaire foncier, désormais souvent stigmatisé lorsqu’il est investisseur/loueur, ne peut rien faire. Il doit supporter la hausse des impôts ou vendre son bien !

Contournement fiscal à Biarritz

Et pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé dans le pays basque et la mairie de Biarritz en a fait les frais … si l’on peut dire !

Un petit retour en arrière s’impose …

E Macron, de manière parfaitement démagogique mais aussi totalement irresponsable, a décidé de supprimer la taxe d’habitation sur les résidences principales ; provoquant ipso facto une forte diminution des recettes fiscales des communes puisque tous les propriétaires habitants et tous les locataires se sont retrouvés du coup exonérés.

C’était, par définition, une décision inappropriée puisque la taxe d’habitation bénéficiait aux communes et servait à payer des services rendus aux habitants ; services qui sont donc devenus gratuits … par le caprice du prince !

Mais pas pour tout le monde car il s’en est suivi une double réaction …

D’une part, les communes ont voulu récupérer l’impôt perdu en augmentant fortement la taxe foncière et c’est effectivement ce qui s’est passé.

D’autre part, l’Etat a modifié son intention initiale en maintenant finalement la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ; ce qui est complètement paradoxal puisque ce sont, par définition, les propriétaires des résidences secondaires qui utilisent le moins les services des communes qui se retrouvent désormais à payer le plus !

Les résidences secondaires restant assujetties à la Taxe d’habitation, les communes s’en sont servi comme d’un levier fiscal à fort rendement ; ce qui explique que la taxe en question a connu une progression phénoménale !

Les propriétaires des résidences secondaires ont fatalement eu le sentiment, évidemment justifié, d’être les dindons d’une mauvaise farce et de payer pour les autres car, en fait de réduction de la pression fiscale, E Macron n’a fait qu’un tour de passe-passe en transférant sur les uns la charge fiscale dont il exonérait les autres !

Effet collatéral, magie des réseaux et des tuyaux amicaux qui passent d’un individu à l’autre par le biais du bouche à oreille, la mairie de Biarritz s’est aperçue que, depuis 2024 plus de 1.000 logements avaient basculé de résidence secondaire à résidence principale avec évidemment exonération de la taxe d’habitation.

La mairie invoque désormais une perte de recettes fiscales de 750.000 € (soit une moyenne de 750€ par logement) ; ce qui représenterait, selon elle, 11.50% de ses recettes.

La loi SRU et le socialisme étatique

A cette diminution de recettes, s’est ajouté un autre effet pervers fiscal : l’application de la loi SRU.

Cette loi, qui a été adoptée en l’an 2000, a pour but de faire financer par le secteur privé la construction de logements sociaux ; c’est-à-dire, pour bien comprendre les choses, de faire assumer la politique du logement social de l’Etat par les propriétaires privés !

Encore un exemple de démagogie électoraliste faite à bon compte avec… l‘argent des autres !

L’Etat, dans sa bienveillance légendaire, a donc mis en place une obligation pour les communes de construire un certain nombre de logements sociaux  ou, à défaut, de payer une … pénalité (en bon français une amende).

C’est d’ailleurs exactement le même mécanisme que celui des Certificats d’économie d’énergie (dits CEE), financés par les entreprises productrices d’énergie, et qui permettent de financer les cadeaux fiscaux consentis par l’Etat aux acheteurs ou locataires de véhicules électriques !

L’effet pervers, encore, de ce genre de procédé est qu’inévitablement, il y a quelqu’un paie pour que ces avantages soient consentis : pour les logements ce sont les propriétaires fonciers et, pour les certificats d’énergie, c’est le consommateur final sur sa facture d’électricité, de fuel domestique, de gaz ou de carburant pour sa voiture !

La politique française du logement, qui est une véritable aberration économique notamment en raison du matraquage systématique des propriétaires aussi bien par le biais de la fiscalité que par le biais de contraintes administratives dont l’exemple le plus criant est le désormais fameux DPE, plusieurs fois remanié en raison des effets indésirables constatés, a provoqué une envolée du prix de l’immobilier avec fatalement un blocage à l’accession à la propriété pour nombre de primo-accédant !

Seulement, la logique bureaucratique de toujours augmenter les contraintes et les taxes finit forcément par trouver, à un moment ou à un autre, ses limites car c’est sans compter sur la nature humaine qui adapte son comportement face aux contraintes qui lui sont imposées …

Encore une fois, plutôt que de laisser faire le marché, l’Etat bienveillant a préféré matraquer les propriétaires immobiliers de toutes les manières possibles avec pour conséquence de provoquer une crise du marché car plus personne ne veut investir dans l’immobilier locatif pour n’avoir à la fin que des ennuis et une absence totale de rendement du fait d’une fiscalité abusive !

L’effet Laffer

Ainsi donc, entre la hausse du prix des résidences principales, lequel a une incidence sur le pourcentage de logements sociaux imposés par la loi SRU que la ville ne peut pas satisfaire, et la conversion en résidences principales d’un millier de logement, c’est un million d’€ de recettes en moins pour la commune se répartissant en 750.000€ sur la taxe d’habitation et 250.000€ pour la loi SRU !

Il s’agit, à n’en pas douter, d’un désaveu cinglant de la « politique fiscale locale » … face à une augmentation abusive de la pression fiscale car la mairie a quand même oublié de préciser que la cause essentielle de ce « mouvement de résistance fiscale » qui ne dit pas son nom, tient au fait qu’elle a augmenté la taxe d’habitation sur les résidences secondaires de… 60% !

Evidemment, la mairie n’a pas manqué de réagir et a utilisé un langage menaçant en parlant ouvertement de fraude fiscale et de représailles sanglantes contre les intéressés !

De fait, la mairie, pour mettre fin à cette jacquerie fiscale a sollicité l’aide des services fiscaux afin d’engager des poursuites et de sanctionner ces odieux fraudeurs, qui risquent un redressement rétroactif sur les trois dernières années.

Visiblement, le dialogue et la compréhension du marché ne font pas partie des éléments de langage des élus locaux … mais cela n’a rien de vraiment surprenant car, dans notre jolie France si éprise de liberté, l’individu n’a pas le droit d’échapper à la confiscation fiscale.

Nos « élites » qui ne connaissent que cette solution, parce qu’ils n’en ont aucune autre, matraquent dans tous les sens tout en mettant en place des barrières et des contraintes règlementaires supplémentaires pour empêcher toute échappatoire fiscale …

C’est évidemment le contraire absolu de la liberté et du consentement à l’impôt !

La mairie évoque la fraude fiscale, j’y verrais plutôt de la résistance fiscale face à un système qui ne fait que changer les règles, et toujours au désavantage du contribuable, lequel finit par être saturé et réagir !

En outre, il n’est pas sûr que ces menaces soient très efficaces car quand un Etat ne fait que menacer, les habitants finissent pas prendre l’habitude de contourner les menaces et s’adaptent pour éviter les sanctions.

Bien cordialement à tous !

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2027 : Tout se déroule selon les plans ! https://temoignagefiscal.com/2027-tout-se-deroule-selon-les-plans/ https://temoignagefiscal.com/2027-tout-se-deroule-selon-les-plans/#comments Thu, 09 Jul 2026 05:10:45 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21385 Continuer la lecture de 2027 : Tout se déroule selon les plans ! ]]> Ce qui est fabuleux avec la vie politique française, c’est que l’on arrive à prédire très précisément le comportement des hommes de pouvoir lorsque l’on a compris comment ils fonctionnent !

Une décision judiciaire parfaitement prévisible

La Cour d’Appel vient de me donner raison sur tous les points à propos d’une stratégie purement réfléchie et face à laquelle les français vont être dans l’incapacité absolue de réagir !

La peine de M Le Pen a été réduite à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 € d’amende. Les juges ont réduit la peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis ; ce qui fait que cette peine a déjà été exécutée.

La question du bracelet sera résolue sans problème car le JAP (juge d’application des peines) ne va jamais prendre sur lui d’empêcher M Le Pen de faire campagne (et de sortir de chez elle) et cette dernière vient de former un pourvoi en cassation dont l’effet est suspensif concernant ce bracelet !

Elle pourra donc se présenter car M Le Pen ne va évidemment pas laisser passer sa chance. Il s’agit pour elle d’une question d’égo et de fierté. Laisser sa place à J Bardella aurait été un aveu d’échec et d’abandon qui la décrédibiliserait et signifierait la fin de sa vie politique; surtout que l’on sait que le Rassemblement National est en tête dans tous les sondages et que son candidat à toutes les chances d’être présent au second tour !

Elle pourra donc se présenter une nouvelle fois et être battue … à la loyale.

Enfin, pas tout à fait …

Le piège se referme !

Alors, bien évidemment, avec cette décision, on va nous parler d’indépendance de la justice, qui se désavoue elle-même, mais il ne faut pas être dupe et l’exemple de 2017 a démontré l’évidence d’une collusion entre presse, pouvoir politique, haute fonction publique et justice.

En 2017, le coup avait été préparé de longue date car il faut être conscient que l’on n’a pas pu « découvrir » comme cela, tout d’un coup, tous ces éléments à charge contre F Fillon ; d’autant plus qu’il ne s’agissait pas seulement de révélations mais aussi de poursuites immédiates et totalement inédites par le PNF (parquet national financier) !

Il faut donc rappeler les principes de la “démocratie française” :

-il est exclu que l’élite actuellement au pouvoir lâche quoique ce soit. Le candidat adoubé doit être élu ; et ce candidat c’est Edouard Philippe tout comme le candidat de cette même élite, en 2017 et 2022, était E Macron ! Laurent Wauquiez l’a d’ailleurs bien compris en appelant à se rallier au candidat.

Bien évidemment, on nous refera le coup du « Edouard Philippe ou le chaos » même s’il va falloir faire avaler aux français son passif politique particulièrement lourd … et son impopularité !

-il aurait été délicat de faire croire à cette démocratie si M Le Pen n’avait pas pu se présenter. Il y avait un risque, certes faible, d’une radicalisation de son électorat avec de possibles conséquences incontrôlables. Or, la règle du pouvoir c’est le contrôle de telle manière que des évènements imprévus et incontrôlables tels que les gilets jaunes ne puissent pas se produire ou se reproduire !

Alors, bien sûr, on va nous servir le discours « officiel » selon lequel la candidature de M Le Pen n’arrange personne ; alors qu’en fait, elle en arrange à l’évidence certains.

Bien entendu, elle n’arrange pas le populiste Mélenchon, dangereux pour les institutions et pour la survie du système, car M Le Pen et lui draguent dans les mêmes eaux électorales alors qu’il était susceptible de renverser le système … car de gauche ; c’est à dire situé du “bon côté” de la barrière politique !

Évidemment, comme il faut faire croire à la démocratie, qui en France n’est qu’un leurre, les médias, du moins ceux proches du pouvoir, vont nous sur jouer le coup ” M Le Pen le retour c’est le retour de la bête immonde et il faut faire front (républicain)” !

Restera aussi à faire avaler aux électeurs le fait que les deux finalistes sont impliqués dans des affaires judiciaires (M Le Pen déjà condamnée et Edouard Philippe pas encore condamné) ce qui n’est quand même pas très glorieux !

Conclusion

Dans mon article précédent, j’avais prévu ce cas de figure et il s’est produit !

Hasard heureux ?

On pourra me rétorquer que, finalement, je n’avais qu’une chance sur deux de me tromper ?

En fait non, l’échéance de 2027 est beaucoup trop importante pour laisser tout ça dans l’incertitude et dépendre de l’aléa d’un vote des électeurs !

Autrement dit, les français ont le droit de voter mais seulement dans le sens qui est prévu par l’élite et celle-ci s’arrange pour que les français n’aient pas le choix. Le stratagème de 2017 s’est avéré gagnant puisque le candidat favori a été littéralement abattu en plein vol et il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas réutilisé !

Certes, il reste quand même une petite incertitude : celle que M Le Pen franchisse le cap du deuxième tour et soit élue ; mais ce risque reste extrêmement faible et on peut considérer que c’est un risque calculé puisque, jusqu’ici, les français ont toujours “bien voté” !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Résistance https://temoignagefiscal.com/resitance/ https://temoignagefiscal.com/resitance/#comments Wed, 08 Jul 2026 17:54:37 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21381 Continuer la lecture de Résistance ]]> Il est clair que les deux films sur l’épopée de De Gaulle interpellent.

« L’âge de fer » et « j’écris ton nom » font partie de ces œuvres où chacun peut puiser leçons ou convictions en si grand nombre qu’il est peu probable que l’auteur des œuvres les y ait glissées en toute lucidité. C’est en cela qu’il s’agit probablement de chefs-d’œuvre.

En ce qui me concerne, j’ai vu une œuvre sur la résistance et non sur la vie de De Gaulle. Ici comme ailleurs, la vie de De Gaulle reste discrète, voire inexistante, il n’est que l’incarnation de la résistance, il n’est même pas cette résistance active.

Il est l’incarnation qui dissimule la lâcheté de la population, donc de la nation, alors qu’il prétend représenter la résistance de cette population, de cette nation.

Il est, dans ces films, l’otage permanent, le sacrifié perpétuel, mais le sauveur final. Il n’est pas étonnant qu’il ait engendré une sorte de religiosité autour de sa personne.

Il est présenté comme sûr de son choix et subissant les outrages liés à ce choix complètement décalé par rapport à la réalité.

Ses stratégies sont esquissées, mais à peine, alors qu’il était avant tout un stratège, un intuitif particulièrement affuté. Sa vie au pouvoir, volontairement retardée pour être libre, prouvera de façon indéniable ses qualités de stratège, aussi bien dans ses réussites que dans ses échecs, les deux ne devant rien au hasard.

En fait tout amène à réfléchir à la résistance à la fin des films, pas à De Gaulle.

On y voit qu’il s’agit d’une posture de principe. Que les principes mis en œuvre sont simples, la liberté, le courage et la responsabilité pouvant aller rapidement jusqu’à la mort, qui paradoxalement reste ressentie comme improbable par le résistant.

La résistance aurait selon le film, où ce que j’en ai retiré, deux pôles, l’un théorique qui s’exprime par la volonté inébranlable mais impuissante, l’autre pratique qui s’exprime par l’action souvent irrationnelle mais toujours décisive. C’est la réunion des deux qui emporte la victoire. L’une sans l’autre est inopérante.

Enfin le désordre, sous la forme du refus de l’ordre, qui n’est pas exactement la désobéissance, est inévitable.

Je suis rentré en résistance fiscale il y a vingt ans.

Oserai-je comparer ces deux résistances ? Oui.

Quand en 1940 la France s’abandonne, se laisse envahir et fuit, un certain nombre de Français se révoltent. Mais très vite ils se heurtent à la masse qui alors a perdu de vue la liberté, la responsabilité envers soi-même que personne ne peut abandonner sans préjudice.

Aujourd’hui la masse des Français ne résiste pas, elle réclame, cela n’a rien à voir. Elle a perdu sa soif de liberté et n’envisage aucune responsabilité personnelle face aux problèmes de sa décrépitude, que pourtant tout le monde, sans exception, constate et clame haut et fort.

Bercy, avec la complicité du système, est le bras armé qui dépossède les Français de leurs biens, des fruits de leur travail, donc de leur liberté.

Comment fonctionne le processus ?

C’est très simple. Des techniciens, surinformés, sur-compétents, ont complexifié notre environnement. L’instruction égalitaire et laïque a failli à sa tâche qui est de permettre à la population d’accéder à la compréhension de son environnement.

Donc nous sommes arrivés à une nation composée d’une élite informée dominant une population infantilisée, illettrée en quelque sorte.

L’organisation législative a entériné cette situation en donnant aux élus un pouvoir apparent incompatible avec leur compétence, les livrant ainsi à une dépendance totale aux techniciens.

Les élus sacrifiés à l’apparence sont devenus des experts en mensonge et racolage, bénéficiant à ce sujet des largesses financières des techniciens à travers Bercy et ses délires fiscaux, leur assurant l’achat des suffrages par la redistribution et les cadeaux personnels ou catégoriels, par une corruption électorale à très grande échelle.

La démocratie n’existe plus, elle n’est qu’une apparence. Pour qu’elle revive, pour que le peuple reprenne le pouvoir, la résistance passe par le démantèlement de l’organisation actuelle de Bercy et de son pouvoir, comme la résistance militaire passait par la neutralisation des chars de Rommel.

Mais la population ne le souhaite pas.

Dans le deuxième film, à la fin, les images historiques chevauchent celles du film, mais peut-on oublier que beaucoup de ceux qui acclamaient la Libération avaient auparavant applaudi Pétain. Les foules changent plus vite que les convictions.

Bien à vous. H. Dumas

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Ça sent l’embrouille … https://temoignagefiscal.com/ca-sent-lembrouille/ https://temoignagefiscal.com/ca-sent-lembrouille/#comments Mon, 06 Jul 2026 14:44:13 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21376 Continuer la lecture de Ça sent l’embrouille … ]]> Les dix prochains mois de la vie française vont être totalement monopolisés par la future élection présidentielle de 2027 ; dont on sait qu’il s’agit de l’évènement le plus important du pays car il décide de son avenir pour au moins les cinq prochaines années.

Sauf à être complètement sourd et aveugle, ou vivre au milieu des bois, tout le monde a remarqué que le candidat de l’élite bureaucratique autoproclamée est entré en campagne et, désormais, on le voit partout sur toutes les chaines de télé et sur les réseaux !

Les médias sont aussi entré en campagne …

Je veux bien entendu parler d’Edouard Philippe … l’homme des 80 Km/h et des gilets jaunes !

Au regard des exigences de l’élite qui tient le pays, il coche en effet toutes les cases : il est énarque, il est élu (maire du Havre mais le fait qu’il ait mis la ville en faillite n’est pas la question tout comme le fait qu’il soit poursuivi pour des faits de corruption), il a été premier ministre, il ressasse les poncifs habituels et ne va évidemment pas remettre en cause le système  …

Mon petit doigt me dit, mais je peux me tromper, que notre énarchie qui s’accroche au pouvoir comme une moule sur le rocher, va se lancer dans un magistrale manipulation de l’électorat ; quelque chose du même acabit que lors des élections présidentielles de 2017 lorsque le candidat de la droite (F Fillon) a été littéralement descendu en plein vol, en pleine campagne, à la suite de « révélations » curieusement concomitantes et successives qui ont permis de porter au pouvoir un illustre inconnu qui n’avait jamais été élu ; je veux bien évidemment parler d’E Macron …

Nous avons eu droit, à ce moment-là, à une magistrale manipulation judiciaire doublée d’un assassinat médiatique grâce à la participation d’active d’une presse littéralement aux ordres !

Cette nouvelle manipulation pourra effectivement prendre tout son sens si la Cours d’appel supprime l’inéligibilité de Marine Le Pen prononcée en première instance car elle aura alors un double effet positif ; si l’on peut dire …

-d’une part, une telle décision serait de nature à satisfaire l’électorat du Rassemblement National qui y verra un signe favorable puisque son candidat pourrait enfin se présenter à la magistrature suprême ; sans voir que le but réel n’est pas de permettre son élection ou sa participation aux élections mais bien de favoriser sa présence au second tour de telle manière que, comme en 2022, elle soit rejetée par un électorat finalement très conformiste pour ne pas dire obéissant ! L’électorat de la droite nationaliste ne pourrait donc pas en appeler au complot politique ; même si effectivement il y en a un !

Mais encore faut-il en convaincre les juges dont on sait qu’une bonne part est politisée et idéologiquement portée à gauche ….

A ce stade nous ne connaissons pas l’état des négociations forcément extrêmement discrètes qui peuvent avoir lieu !

-d’autre part, de tout faire, comme en 2022, pour amener M Le Pen au second tour face à Edouard Philippe ; de telle manière que joue à nouveau la règle du rejet du fascisme, du racisme et de l’extrèèème drouate … notamment en utilisant la vieille technique du front républicain et autres billevesées de nature à manipuler l’électeur …

Ce serait évidemment un coup sensationnel même s’il s’agit d’une basse manœuvre politicienne n’ayant pour but que de fausser le jeu des élections … car le choix véritable des électeurs se résumerait à un choix entre Edouard Philippe et … Edouard Philippe !

Nous saurons ce mardi ce qu’il en est mais ce serait évidemment un coup magistral …

Bon évidemment, il ne faut pas rêver, Edouard Philippe est le candidat d’une élite qui tient le pouvoir et il n’a aucune intention d’engager les réformes nécessaires pour redresser le pays hormis une nouvelle augmentation des impôts et l’introduction de nouvelles contraintes qui ne concerneront évidemment que la vile populace ; l’essentiel étant surtout de ne pas porter atteinte aux avantages de notre élite bureaucratique auto proclamée.

Toutefois, celle-ci fait l’impasse sur quelques éléments relativement importants…

Edouard Philippe est extrêmement impopulaire et il faudra donc une sacrée dose de propagande, voire de promesses électorales, pour le faire admettre par une population française particulièrement remontée contre ses élus.

Par ailleurs, la situation budgétaire et financière de la France reste extrêmement préoccupante et rien ne dit qu’il va faire le job autrement qu’en écrasant une nouvelle fois les classes moyennes tout en protégeant les membres de l’élite énarchique … mais il est vrai que le véritable enjeu est bien de garder le pouvoir et non de redresser le pays !

Autrement dit, rien ne dit qu’à la fin le FMI et la BCE n’interviendront pas pour stopper les dérives budgétaires d’un pays qui tire depuis bien trop longtemps sur la corde !

Les prochains mois nous  diront ce qu’il en est …

Bien cordialement à tous !

 

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La bataille De Gaulle https://temoignagefiscal.com/la-bataille-de-gaulle/ https://temoignagefiscal.com/la-bataille-de-gaulle/#comments Thu, 02 Jul 2026 15:53:05 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21372 Continuer la lecture de La bataille De Gaulle ]]> Je suis allé voir la bataille De Gaulle partie 1. Bon.

Evidemment on connait le fil de l’histoire, il n’est pas critiquable. Mais là, condensé en trois heures, il n’est pas facile de regarder et de réfléchir. On est un peu embarqué émotionnellement. Mais, dans le fond, n’est-ce pas le principe du cinéma, sa force ?

Donc je dirais que sur ce point, même s’il manque de moyens comparé aux grandes productions américaines — ce qui a dû énerver Charles, qui voit tout d’où il est – le film s’en sort bien. J’irai voir le deuxième volet.

Pour celui-ci une chose m’a marqué.

De Gaulle investit le bureau de Darlan le lendemain de son assassinat. Outre que ce n’est pas conforme à la réalité historique et que Giraud ne méritait peut-être pas ce violent coup de gomme, cela m’a amené à réfléchir.

Et, à la réflexion, Darlan et De Gaulle me sont apparus comme deux hommes à l’hubris démesurée, mais dont l’ambition s’exerce par procuration.

Il me semble que c’est cette procuration qui change leur destin. Les deux commettent des erreurs, l’un est banni de l’histoire, l’autre l’envahit. Sans que l’on sache si c’est leur choix de transfert qui en est la cause, où si ce choix est clairement fait en toute connaissance de cause.

L’un emprunte sa légitimité à l’Etat, l’autre l’emprunte à la Nation.

Là est toute la différence.

L’État n’existe pas comme réalité autonome. Il n’est que l’organisation momentanée du pouvoir.

Ici la compromission est la règle, les principes sont relatifs, car les ambitions et les moyens ne sont limités que par les lois, qui elles-mêmes sont justement faites par ceux qui sont au pouvoir. Donc Darlan n’a pas de sens précis à donner à son ambition, elle s’oriente au fil des vents, et quand la violence est là, ce manque de direction devient vite extrêmement dangereux, voire contraire au bon sens.

De Gaulle de son côté veut incarner la nation, et ça change tout. La Nation existe, elle représente un territoire et tout ce qui va avec d’émotions et de règles millénaires. De Gaulle a un fil conducteur. Le fil d’Ariane qui va le ramener sur la route après chaque erreur, qui va transformer ses excès et ses ambitions en raisons polies par la râpe des réalités.

Les deux acteurs rendent bien cette opposition, si l’on est très attentif. Quatre vingt six ans plus tard, cette dimension humaine, qui illustre le risque de servir le mauvais choix, l’ombre au lieu de la proie, aurait pu être davantage traitée.

Mais cela aurait sans doute produit un autre film.

Bien à vous. H. Dumas

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Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-survivre-au-frexit-part-4/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-survivre-au-frexit-part-4/#comments Tue, 30 Jun 2026 05:14:34 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21370 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4) ]]> Il ne faut jamais oublier que les politiciens n’assument jamais les conséquences de leurs actes. Cela signifie que si les solutions radicales qu’ils proposent aux électeurs échouent, ce sera vous et vous seuls qui en assumerez les conséquences et, eux, continueront à se pavaner sur les médias !

Alors, bien sûr, les pro Frexit n’ont pas tort sur tout et notamment sur les dérives technocratiques de Bruxelles ; mais si l’on regarde bien comment fonctionne Bruxelles, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un copier/coller des pratiques … françaises c’est à dire qu’ils reprochent à l’Union Européenne de faire ce qui se fait en France et qu’ils n’ont pas l’intention de changer !

La dérive technocratique n’est donc pas qu’un concept … exclusivement bruxellois.

Les solutions proposées sont radicales :

-on sort de la zone €

-on sort de l’Union Européenne,

-on reprend notre argent car l’argent des français doit d’abord aller aux français (*)

-on ferme les Frontières (aux étrangers et migrants)

-on applique des droits de douane.

Au-delà de ces affirmations, dont la plus motivante est la N°3 (*), laquelle a d’ailleurs été décisive en faveur du Brexit parce qu’elle suggérait à une population crédule qu’elle allait en retirer des bénéfices financiers conséquents, il faut se poser les bonnes questions !

Avons-nous les moyens de faire un Frexit alors que ce n’est absolument pas une opération neutre et que peut-il nous apporter ; car il faut évidemment que l’on en retire un bénéfice sinon à quoi cela servirait-il de le faire. Quel bénéfice attendre d’un retour au Franc, voire d’une sortie de l’Union Européenne ?

En outre, les problèmes structurels exclusivement franco-français, accumulés depuis 1974, seront-ils résolus avec le Frexit ?

Car, paradoxalement, la question n’est pas tellement de faire ou pas un Frexit mais bien de savoir s’il y a un intérêt à le faire et si nous pourrons … y survivre !

L’exemple britannique

Le retour au souverainisme est présenté comme l’ultime recours, la solution magique qui va nous sauver … et c’est cette solution qui a été avancée aux britanniques à l’occasion du vote du Brexit …. voté à 52%. Seulement, dix ans plus tard, 70% des britanniques le regrettent alors qu’ils n’avaient même pas le même degré d’intégration que nous à l’Union Européenne (ils n’étaient pas dans l’espace Schengen et avaient conservé leur monnaie).

Les Britanniques estiment désormais que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l’économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l’immigration clandestine (56 %) et pour les effets positifs … on les cherche encore !?!

Cette insatisfaction montre donc que le résultat n’est pas à la hauteur des attentes et de fait le Royaume Uni est en train de s’installer dans une économie particulièrement fragile tout en faisant face à une crise politique qui est … la conséquence directe du Brexit !

Les britanniques ont cru aux promesses des politiciens et notamment que le Brexit leur ferait gagner de l’argent (la fameuse proposition N°3) alors qu’il n’a eu pour effet que leur en faire perdre !

Ils ont cru au retour de l’Empire, qui s’est écroulé après la WWII, empire qui leur permettait d’exploiter des colonies grâce à la première flotte au monde. Seulement, les colonies n’existent plus et la flotte britannique appartient désormais au passé …

Ils ont cru aussi qu’ils allaient pouvoir conserver leurs acquis dans l’Union Européenne mais cela n’a évidemment pas été possible avec l’irruption de contrôles, de droits de douanes et autres complications administratives qui bloquent le commerce alors que l’Angleterre du 17° siècle avait été la première à comprendre que le commerce et la libre circulation des marchandises est la source du progrès et de la prospérité !

Il faut donc se méfier des solutions simplistes et l’exemple britannique montre qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut et surtout que les mensonges (et il y en a eu beaucoup) n’ont abouti qu’à tromper la population !

La souveraineté ce n’est pas la toute-puissance de l’Etat

Les souverainistes croient à la supériorité de l’Etat sur le marché, sur la concurrence, sur le libéralisme économique. En fait, la plupart n’ont … aucune notion d’économie.

Seulement, c’est une erreur grave de raisonnement car on sait que l’Etat n’est pas efficace puisqu’il fonctionne sans notion de couts ; contrairement aux entreprises privées. L’Etat n’est pas un gestionnaire ni un stratège, c’est un dépensier qui ne réagit que très tardivement, voire jamais, à ses propres erreurs.

Par contre, là où l’entreprise se limite à perdre l’argent de ses actionnaires, avec l’Etat, c’est bien votre argent qu’il dépense, sans vous demander votre avis ; et, comme il obéit à des considérations politiques, il le dépense mal !

Par ailleurs, la véritable souveraineté ce n’est pas le retour à une monnaie nationale qui ne vaut rien mais bien la maitrise de ses dépenses publiques et de ses dettes, en fait une économie dynamique et puissante et, malheureusement, pour l’instant, c’est le fiasco total en ce qui concerne nos élites et le silence total des souverainistes sur ce sujet !

La souveraineté ne se décrète pas comme l’a fort justement écrit un de nos lecteurs … elle est la conséquence d’une situation donnée.

Pire, la dette publique et la mauvaise gestion ne sont envisagées que sous l’angle du gaspillage européiste mais jamais sous l’angle franco-français … ce qui évince d’entrée toute autocritique et perspective de réforme !

Le retour au Franc

Il faut être conscient qu’avec l’€ nous bénéficions artificiellement d’une ligne de crédit pratiquement illimitée dont d’ailleurs les derniers gouvernements ont largement profité ; ligne de crédit alimentée à la fois par la BCE et la surface financière et économique des autres pays membres de la zone €.

Fatalement, avec le retour au Franc, les choses deviendraient beaucoup plus compliquées puisqu’il faudrait se limiter à notre seul crédit qui n’est pas bien élevé eu égard aux taux d’intérêts qui sont appliqués sur notre dette ; les plus élevés de l’Union Européenne !

Dans ces conditions, pour financer les achats de biens de consommation que nous importons massivement puisque, en raison de la quasi disparition de notre industrie du fait de la politique menée par nos élites bureaucratiques qui ont tout fait pour massacrer les entreprises, nous ne produisons pratiquement plus rien à part des armes et des avions. Même l’automobile, traditionnellement si puissante, est en voie de quasi disparition.

Il faut donc avoir les moyens d’être souverainiste et clairement nous ne les avons pas !

Nous serions, en outre, dans l’obligation, dans la mesure où le Franc ne serait pas accepté dans les règlements internationaux, de constituer des réserves de change en dollars, £GB ou, paradoxe ultime, en € ; ce qui veut dire que nous serions contraints de continuer à utiliser la monnaie que nous venons de rejeter pour des raisons essentiellement idéologiques.

C’est évidement complètement ridicule !

 La sortie de l’Union Européenne

Il faut être conscient qu’il existe une très forte imbrication des économies des pays membres de l’Union Européenne et spécialement celle des pays de l’Europe de l’ouest dans le cadre d’une zone de libre-échange.

Sortir de l’Union Européenne aurait donc pour effet de supprimer tous ces liens et il est facile de comprendre, au regard de ce qui est arrivé au Royaume Uni après le Brexit, comment la sortie d’une vaste zone de libre-échange peut peser sur les ventes, les bénéfices et la croissance.

Mais, bien évidemment, on n’est gagnant, dans une zone de libre-échange, que si l’on a … quelque chose à vendre. A contrario, si l’on n’a rien à vendre, il devient évident que l’on est perdant !

C’est la raison pour laquelle certains souverainistes sont d’ailleurs favorable une zone de libre-échange mais sans la structure bruxelloise ; mais cela nous ne pouvons pas l’imposer aux 26 autres membres de l’Union Européenne !

Le protectionnisme et l’application de droits de douane

Les droits de douane sont une arme politique plus qu’économique qui a eu son heure de gloire au 19°s et, on l’a vu avec D Trump, ils ne font que renchérir le prix des produits importés pour les consommateurs finaux avec le but de protéger les producteurs locaux qui finalement sont avantagés dans le cadre d’un marché faussé.

En outre, le protectionnisme favorise le capitalisme de connivence, c’est à dire celui dans lequel les entrepreneurs influent les décisions des hommes politiques afin d’obtenir ou de conserver leurs privilèges et autres passe-droits.

Lee protectionnisme ne représente pas tant une arme économique qu’une arme politique et fiscale dont la victime est, encore une fois, le consommateur local qui va payer plus cher des produits susceptibles par surcroît d’être de moins bonne qualité. Ajoutons que le protectionnisme est totalement irréaliste dans ce monde contemporain, où les produits finaux peuvent avoir été conçus dans un pays et être constitués de composants issus d’une multitude d’autres. (c’est le cas notamment du désormais incontournable Iphone d’Apple).

La fermeture des frontières

Le but évident est de stopper l’immigration et de protéger les intérêts des nationaux.

Il faut être conscient que les populations exogènes qui cherchent à venir en Europe le font essentiellement pour des motivations économiques sur la foi de renseignements vrais ou faux qui leur sont diffusés sur place et que la fermeture des frontières n’est pas pour elles une raison suffisante pour les empêcher de venir.

Ainsi, le Royaume Uni malgré sa sortie de l’Union Européenne et surtout malgré le fait qu’il n’ait jamais fait partie de l’espace Schengen est toujours confronté à une immigration que la traversée du Channel n’a jamais empêché.

Le problème est que la légende n’est pas toujours en rapport avec la réalité mais le résultat est quand même que des populations étrangères, qui ont beaucoup de mal à s’intégrer, profitent, à un moment ou à un autre, du système social français dont on sait qu’il est au bord du précipice.

Dès lors, sauf à ériger des barbelés et des miradors tout autour du pays, ne reste donc que la solution policière de la traque et de la reconduite à la frontière ; ce qui n’est pas toujours possible notamment parce que ces populations jettent leurs papiers d’identité et mentent sur leur pays d’origine ; ce qui peut rendre très difficile la détermination du pays de retour. Le tout sans préjuger du cout de cette traque et de la réprobation qui y serait attachée.

Conclusions immédiates : il n’y a pas de solution facile

Le souverainisme se confond avec le populisme c’est à dire avec une prétendue défense des intérêts du peuple et d’ailleurs il promeut des idées simples faciles à comprendre car le cerveau humain préfère une illusion confortable et des idées faciles à comprendre à des concepts compliqués.

Seulement, on se rend compte rapidement qu’un Frexit est très loin d’être aussi facile qu’on le croit et que les bénéfices attendus ou suggérés sont bien loin d’être certains ; ceci compte non tenu des nombreux problèmes qui ne manqueraient pas de surgir à la suite de cette opération et ceci sans aucune certitude quant à un bénéfice.

En outre, si c’était aussi facile qu’annoncé, vous pensez bien que nos chers politiciens l’auraient déjà fait … notamment pour effacer leurs erreurs dont nous payons et allons payer les conséquences !

Encore une fois, il est trompeur de croire que tout ce qui arrive à la France est la faute des autres, de l’Union Européenne, des multinationales, des fraudeurs ou des paradis fiscaux ; et s’enfermer dans un réduit franco-français est une solution sans lendemain !

La vérité est que nous sommes seuls responsables de notre chute en ayant élu de manière constante des individus qui ont accumulé des erreurs catastrophiques depuis 50 ans avec pour ingrédients des dépenses excessives, une fiscalité abusive, des normes administratives en contradiction avec la réalité économique ; ces erreurs ayant provoqué  un affaiblissement économique et une désindustrialisation, des faillites d’entreprises, une hausse du chômage.

Nous avons là tous les ingrédients de la courbe de Laffer qui pour l’instant n’est compensée que par une hausse périlleuse des impôts !

Malheureusement, cette « stratégie » est nécessairement vouée à l’échec car on ne développe pas une économie en l’asphyxiant, mais bien en la libérant pour lui permettre de se développer. L’économie, c’est un comportement rationnel et non pas des slogans idéologiques qui peuvent en outre être fondées sur des croyances erronées !

Bien cordialement à tous !

 

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