Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Tue, 30 Jun 2026 05:14:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-survivre-au-frexit-part-4/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-survivre-au-frexit-part-4/#respond Tue, 30 Jun 2026 05:14:34 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21370 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4) ]]> Il ne faut jamais oublier que les politiciens n’assument jamais les conséquences de leurs actes. Cela signifie que si les solutions radicales qu’ils proposent aux électeurs échouent, ce sera vous et vous seuls qui en assumerez les conséquences et, eux, continueront à se pavaner sur les médias !

Alors, bien sûr, les pro Frexit n’ont pas tort sur tout et notamment sur les dérives technocratiques de Bruxelles ; mais si l’on regarde bien comment fonctionne Bruxelles, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un copier/coller des pratiques … françaises c’est à dire qu’ils reprochent à l’Union Européenne de faire ce qui se fait en France et qu’ils n’ont pas l’intention de changer !

La dérive technocratique n’est donc pas qu’un concept … exclusivement bruxellois.

Les solutions proposées sont radicales :

-on sort de la zone €

-on sort de l’Union Européenne,

-on reprend notre argent car l’argent des français doit d’abord aller aux français (*)

-on ferme les Frontières (aux étrangers et migrants)

-on applique des droits de douane.

Au-delà de ces affirmations, dont la plus motivante est la N°3 (*), laquelle a d’ailleurs été décisive en faveur du Brexit parce qu’elle suggérait à une population crédule qu’elle allait en retirer des bénéfices financiers conséquents, il faut se poser les bonnes questions !

Avons-nous les moyens de faire un Frexit alors que ce n’est absolument pas une opération neutre et que peut-il nous apporter ; car il faut évidemment que l’on en retire un bénéfice sinon à quoi cela servirait-il de le faire. Quel bénéfice attendre d’un retour au Franc, voire d’une sortie de l’Union Européenne ?

En outre, les problèmes structurels exclusivement franco-français, accumulés depuis 1974, seront-ils résolus avec le Frexit ?

Car, paradoxalement, la question n’est pas tellement de faire ou pas un Frexit mais bien de savoir s’il y a un intérêt à le faire et si nous pourrons … y survivre !

L’exemple britannique

Le retour au souverainisme est présenté comme l’ultime recours, la solution magique qui va nous sauver … et c’est cette solution qui a été avancée aux britanniques à l’occasion du vote du Brexit …. voté à 52%. Seulement, dix ans plus tard, 70% des britanniques le regrettent alors qu’ils n’avaient même pas le même degré d’intégration que nous à l’Union Européenne (ils n’étaient pas dans l’espace Schengen et avaient conservé leur monnaie).

Les Britanniques estiment désormais que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l’économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l’immigration clandestine (56 %) et pour les effets positifs … on les cherche encore !?!

Cette insatisfaction montre donc que le résultat n’est pas à la hauteur des attentes et de fait le Royaume Uni est en train de s’installer dans une économie particulièrement fragile tout en faisant face à une crise politique qui est … la conséquence directe du Brexit !

Les britanniques ont cru aux promesses des politiciens et notamment que le Brexit leur ferait gagner de l’argent (la fameuse proposition N°3) alors qu’il n’a eu pour effet que leur en faire perdre !

Ils ont cru au retour de l’Empire, qui s’est écroulé après la WWII, empire qui leur permettait d’exploiter des colonies grâce à la première flotte au monde. Seulement, les colonies n’existent plus et la flotte britannique appartient désormais au passé …

Ils ont cru aussi qu’ils allaient pouvoir conserver leurs acquis dans l’Union Européenne mais cela n’a évidemment pas été possible avec l’irruption de contrôles, de droits de douanes et autres complications administratives qui bloquent le commerce alors que l’Angleterre du 17° siècle avait été la première à comprendre que le commerce et la libre circulation des marchandises est la source du progrès et de la prospérité !

Il faut donc se méfier des solutions simplistes et l’exemple britannique montre qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut et surtout que les mensonges (et il y en a eu beaucoup) n’ont abouti qu’à tromper la population !

La souveraineté ce n’est pas la toute-puissance de l’Etat

Les souverainistes croient à la supériorité de l’Etat sur le marché, sur la concurrence, sur le libéralisme économique. En fait, la plupart n’ont … aucune notion d’économie.

Seulement, c’est une erreur grave de raisonnement car on sait que l’Etat n’est pas efficace puisqu’il fonctionne sans notion de couts ; contrairement aux entreprises privées. L’Etat n’est pas un gestionnaire ni un stratège, c’est un dépensier qui ne réagit que très tardivement, voire jamais, à ses propres erreurs.

Par contre, là où l’entreprise se limite à perdre l’argent de ses actionnaires, avec l’Etat, c’est bien votre argent qu’il dépense, sans vous demander votre avis ; et, comme il obéit à des considérations politiques, il le dépense mal !

Par ailleurs, la véritable souveraineté ce n’est pas le retour à une monnaie nationale qui ne vaut rien mais bien la maitrise de ses dépenses publiques et de ses dettes, en fait une économie dynamique et puissante et, malheureusement, pour l’instant, c’est le fiasco total en ce qui concerne nos élites et le silence total des souverainistes sur ce sujet !

La souveraineté ne se décrète pas comme l’a fort justement écrit un de nos lecteurs … elle est la conséquence d’une situation donnée.

Pire, la dette publique et la mauvaise gestion ne sont envisagées que sous l’angle du gaspillage européiste mais jamais sous l’angle franco-français … ce qui évince d’entrée toute autocritique et perspective de réforme !

Le retour au Franc

Il faut être conscient qu’avec l’€ nous bénéficions artificiellement d’une ligne de crédit pratiquement illimitée dont d’ailleurs les derniers gouvernements ont largement profité ; ligne de crédit alimentée à la fois par la BCE et la surface financière et économique des autres pays membres de la zone €.

Fatalement, avec le retour au Franc, les choses deviendraient beaucoup plus compliquées puisqu’il faudrait se limiter à notre seul crédit qui n’est pas bien élevé eu égard aux taux d’intérêts qui sont appliqués sur notre dette ; les plus élevés de l’Union Européenne !

Dans ces conditions, pour financer les achats de biens de consommation que nous importons massivement puisque, en raison de la quasi disparition de notre industrie du fait de la politique menée par nos élites bureaucratiques qui ont tout fait pour massacrer les entreprises, nous ne produisons pratiquement plus rien à part des armes et des avions. Même l’automobile, traditionnellement si puissante, est en voie de quasi disparition.

Il faut donc avoir les moyens d’être souverainiste et clairement nous ne les avons pas !

Nous serions, en outre, dans l’obligation, dans la mesure où le Franc ne serait pas accepté dans les règlements internationaux, de constituer des réserves de change en dollars, £GB ou, paradoxe ultime, en € ; ce qui veut dire que nous serions contraints de continuer à utiliser la monnaie que nous venons de rejeter pour des raisons essentiellement idéologiques.

C’est évidement complètement ridicule !

 La sortie de l’Union Européenne

Il faut être conscient qu’il existe une très forte imbrication des économies des pays membres de l’Union Européenne et spécialement celle des pays de l’Europe de l’ouest dans le cadre d’une zone de libre-échange.

Sortir de l’Union Européenne aurait donc pour effet de supprimer tous ces liens et il est facile de comprendre, au regard de ce qui est arrivé au Royaume Uni après le Brexit, comment la sortie d’une vaste zone de libre-échange peut peser sur les ventes, les bénéfices et la croissance.

Mais, bien évidemment, on n’est gagnant, dans une zone de libre-échange, que si l’on a … quelque chose à vendre. A contrario, si l’on n’a rien à vendre, il devient évident que l’on est perdant !

C’est la raison pour laquelle certains souverainistes sont d’ailleurs favorable une zone de libre-échange mais sans la structure bruxelloise ; mais cela nous ne pouvons pas l’imposer aux 26 autres membres de l’Union Européenne !

Le protectionnisme et l’application de droits de douane

Les droits de douane sont une arme politique plus qu’économique qui a eu son heure de gloire au 19°s et, on l’a vu avec D Trump, ils ne font que renchérir le prix des produits importés pour les consommateurs finaux avec le but de protéger les producteurs locaux qui finalement sont avantagés dans le cadre d’un marché faussé.

En outre, le protectionnisme favorise le capitalisme de connivence, c’est à dire celui dans lequel les entrepreneurs influent les décisions des hommes politiques afin d’obtenir ou de conserver leurs privilèges et autres passe-droits.

Lee protectionnisme ne représente pas tant une arme économique qu’une arme politique et fiscale dont la victime est, encore une fois, le consommateur local qui va payer plus cher des produits susceptibles par surcroît d’être de moins bonne qualité. Ajoutons que le protectionnisme est totalement irréaliste dans ce monde contemporain, où les produits finaux peuvent avoir été conçus dans un pays et être constitués de composants issus d’une multitude d’autres. (c’est le cas notamment du désormais incontournable Iphone d’Apple).

La fermeture des frontières

Le but évident est de stopper l’immigration et de protéger les intérêts des nationaux.

Il faut être conscient que les populations exogènes qui cherchent à venir en Europe le font essentiellement pour des motivations économiques sur la foi de renseignements vrais ou faux qui leur sont diffusés sur place et que la fermeture des frontières n’est pas pour elles une raison suffisante pour les empêcher de venir.

Ainsi, le Royaume Uni malgré sa sortie de l’Union Européenne et surtout malgré le fait qu’il n’ait jamais fait partie de l’espace Schengen est toujours confronté à une immigration que la traversée du Channel n’a jamais empêché.

Le problème est que la légende n’est pas toujours en rapport avec la réalité mais le résultat est quand même que des populations étrangères, qui ont beaucoup de mal à s’intégrer, profitent, à un moment ou à un autre, du système social français dont on sait qu’il est au bord du précipice.

Dès lors, sauf à ériger des barbelés et des miradors tout autour du pays, ne reste donc que la solution policière de la traque et de la reconduite à la frontière ; ce qui n’est pas toujours possible notamment parce que ces populations jettent leurs papiers d’identité et mentent sur leur pays d’origine ; ce qui peut rendre très difficile la détermination du pays de retour. Le tout sans préjuger du cout de cette traque et de la réprobation qui y serait attachée.

Conclusions immédiates : il n’y a pas de solution facile

Le souverainisme se confond avec le populisme c’est à dire avec une prétendue défense des intérêts du peuple et d’ailleurs il promeut des idées simples faciles à comprendre car le cerveau humain préfère une illusion confortable et des idées faciles à comprendre à des concepts compliqués.

Seulement, on se rend compte rapidement qu’un Frexit est très loin d’être aussi facile qu’on le croit et que les bénéfices attendus ou suggérés sont bien loin d’être certains ; ceci compte non tenu des nombreux problèmes qui ne manqueraient pas de surgir à la suite de cette opération et ceci sans aucune certitude quant à un bénéfice.

En outre, si c’était aussi facile qu’annoncé, vous pensez bien que nos chers politiciens l’auraient déjà fait … notamment pour effacer leurs erreurs dont nous payons et allons payer les conséquences !

Encore une fois, il est trompeur de croire que tout ce qui arrive à la France est la faute des autres, de l’Union Européenne, des multinationales, des fraudeurs ou des paradis fiscaux ; et s’enfermer dans un réduit franco-français est une solution sans lendemain !

La vérité est que nous sommes seuls responsables de notre chute en ayant élu de manière constante des individus qui ont accumulé des erreurs catastrophiques depuis 50 ans avec pour ingrédients des dépenses excessives, une fiscalité abusive, des normes administratives en contradiction avec la réalité économique ; ces erreurs ayant provoqué  un affaiblissement économique et une désindustrialisation, des faillites d’entreprises, une hausse du chômage.

Nous avons là tous les ingrédients de la courbe de Laffer qui pour l’instant n’est compensée que par une hausse périlleuse des impôts !

Malheureusement, cette « stratégie » est nécessairement vouée à l’échec car on ne développe pas une économie en l’asphyxiant, mais bien en la libérant pour lui permettre de se développer. L’économie, c’est un comportement rationnel et non pas des slogans idéologiques qui peuvent en outre être fondées sur des croyances erronées !

Bien cordialement à tous !

 

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Coup de froid https://temoignagefiscal.com/coup-de-froid/ https://temoignagefiscal.com/coup-de-froid/#comments Tue, 23 Jun 2026 16:50:23 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21367 Continuer la lecture de Coup de froid ]]> Parler du temps est de saison. Parler de la pluie et du beau temps n’engage que la conversation. Pas la polémique. Mieux vaut, selon les principes de bonne éducation, s’en tenir en société à de vagues considérations météorologiques qu’aborder des sujets politiques, religieux ou sociaux.

Encore que… Le temps qu’il fait et surtout celui auquel on peut s’attendre, est devenu matière à discorde. La météo fait monter dans les tours.

Par ces temps de surchauffe entretenus par d’interminables conversations sur le passage du fuel, du brut et du raffiné par le détroit d’Ormuz – bref tout ce qui réchauffe – on rêve de fraîcheur et d’apaisement. Et pourtant, on s’échauffe !

Celsius et Fahrenheit, stars incontestées du début de l’été 2026, offrent à nos commentateurs un nouveau marronnier, un monstre du Loch Ness à portée de main.

Tout juste, après le meurtre de Lyhanna, accorde-t-on un appendice de chronique, à l’impotence d’une magistrature confinée dans la morgue de son statut. Et à Trump, un simple flash d’une image composée à l’aide de l’IA.

Il n’y en a que pour la météo.

L’imprudence ne serait plus la cause des noyades accidentelles, mais la chaleur, cause indirecte d’une baignade sans précaution.

Nous sommes bien sûr les seuls responsables de la situation.

Rien à voir, d’après les écolos, avec les cycles météorologiques de réchauffement et de refroidissement connus depuis des millénaires.

  • Ce sont les hommes, l’industrialisation, les progrès qui sont cause de notre fin prochaine.
  • Quoi faire ?
  • Entamer le chemin de notre décroissance. Pénitence ! Pénitence !
  • Mais cela suffira-t-il pour revenir à des températures normales ?
  • Sûrement pas ! C’est trop tard ! La température va continuer de monter !
  • Jusqu’à quand ?
  • On ne sait pas.
  • En tout cas, ce ne sera pas notre génération qui risquera de prendre un coup de froid !
  • On attendra la prochaine ère glaciaire.
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La loi du 03 janvier 1973 a causé la faillite de la France ! https://temoignagefiscal.com/la-loi-du-03-janvier-1973-a-cause-la-faillite-de-la-france/ https://temoignagefiscal.com/la-loi-du-03-janvier-1973-a-cause-la-faillite-de-la-france/#comments Tue, 23 Jun 2026 08:45:53 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21363 Continuer la lecture de La loi du 03 janvier 1973 a causé la faillite de la France ! ]]> Compte tenu la prochaine campagne électorale en vue des élections présidentielles de 2027 et de l’état catastrophique de nos finances publiques, il est probable que la dette publique va en devenir un sujet central de discussion ; et il est à craindre que les candidats, histoire de créer une rupture qui leur serait favorable, ne soient tentés d’utiliser des arguments aussi spectaculaires qu’erronés mais de nature à abuser des électeurs à la recherche de solutions miraculeuses !

Je vois d’ores déjà passer sur les réseaux des infos totalement erronées mais qui, partagées et répétées de boucle en boucle, finissent par acquérir une image de vérité !

C’est le cas de la loi 73-7 du 03 janvier 1973 dont la disposition essentielle stipule : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »

Selon certaines personnes, la loi de 1973 interdirait donc à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France ; et dès lors, le pays n’a pas eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et de payer des intérêts — lesquels expliqueraient donc le niveau actuel de la dette publique et la faillite de l’Etat !

Certains n’hésitent pas à en rajouter en affirmant que le président Pompidou et Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, ont sciemment vendu les intérêts de la France aux banques, dont la banque Rothschild histoire, sans doute d’y ajouter un soupçon d’antisémitisme avec l’idée que les banquiers (forcément juifs) se seraient enrichis sur le dos de l’Etat français et de sa population ; raison pour laquelle cette loi est appelée loi Pompidou-Giscard-Rothschild. (M. Pompidou a travaillé pour la Banque Rothschild avant d’être le premier ministre du gal De Gaulle).

Le discours sous-jacent serait donc que notre dette publique serait de ce fait illégitime et … n’aurait  pas besoin d’être remboursée !

Miracle du verbe, typiquement français, qui permet de se débarrasser d’un trait de plume de 3.500 Mds€ de dette accumulées depuis plus de 50 ans ! Malheureusement pour ceux qui y ont cru, c’est juste une thèse complotiste qui ferait des pauvres français, les victimes du grand capital apatride !

En effet, cette thèse est totalement fausse d’une part  quant aux motivations qui ont poussé à l’adoption de cette loi mais aussi d’autre part en ce qu’elle confond causes et conséquences !

Qu’est-ce que l’escompte ?

Le texte parle d’escompte ; mais qu’est-ce que l’escompte ?

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, » constitue un texte abscons pour la plupart des gens ; surtout pour ceux qui n’ont jamais travaillé dans la banque ou n’ont jamais dirigé une entreprise.

L’escompte n’est pas un emprunt, c’est une facilité de trésorerie et donc une forme de crédit à court terme utilisée par les entreprises.

Le mécanisme est le suivant : Celles-ci remettent, à leur banque, des traites (dites acceptées c’est à dire que la dette est reconnue comme réelle par le débiteur du billet) tirées sur leurs clients avec un paiement à terme (à 30, 60 ou 90 jours) afin d’obtenir l’avance du montant indiqué sur le papier bancaire. La traite c’est l’autre nom de la lettre de change créée au moyen âge par les banquiers italiens pour permettre le paiement de grosses sommes d’argent à longue distance sans avoir à déplacer des quantités importantes de monnaie métallique (or ou argent) susceptibles de faire l’objet d’attaques par des brigands.

La différence entre le chèque et la traite, c’est qu’avec le chèque c’est vous qui reconnaissez devoir une certaine somme tandis qu’avec la traite, vous émettez un papier bancaire sur votre débiteur.

Bien évidemment, la banque prélève une commission sur le montant de la traite et se charge de son encaissement auprès de l’entreprise débitrice.

On comprend donc qu’il s’agit essentiellement d’une technique de gestion de trésorerie.

Quant aux « Effets » du Trésor évoqués par la loi de 1973, il s’agit des bons du Trésor émis par l’Etat ; et donc, « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres Effets à l’escompte de la Banque de France », signifie qu’il ne peut pas émettre une dette sur lui-même et s’en servir ensuite pour la présenter à l’escompte de la Banque de France afin d’obtenir la contre-valeur en monnaie.

En effet, dans le cas de l’Etat, ce serait comme si vous établissiez une reconnaissance de dettes à vous-même et alliez voir ensuite votre banque pour lui demander de vous racheter ce papier et donc de vous faire crédit du montant  indiqué sur le papier.

Le but de la loi de 1973 était donc d’interdire un montage financier parfaitement malsain qui permettait au Trésor public de contourner la législation sur les émissions monétaires et de provoquer non seulement un phénomène inflationniste, à la fois masqué et incontrôlable, mais aussi un transfert de richesse occulte. Car ce crédit, même à court terme, permettait bien une augmentation de la masse monétaire et fatalement l’inflation avec la question sous-jacente de déterminer le plafond admissible de ces escomptes !

Le but sous-jacent de cette loi était d’éviter que le Trésor public ne se livre à la cavalerie financière incontrôlée comme peut être tenté de le faire un Etat aux abois ! (suivez mon regard …).

Rappelons que, selon la constitution de 1958, les dépenses et recettes publiques sont votées par le Parlement !

En outre, en fait de crédit gratuit, il s’avère qu’il y a bien quelqu’un qui paie mais vous n’imaginez pas de qui il s’agit !

Car, il faut être conscient que ce mécanisme de financement de l’Etat étant source d’inflation ; celle-ci était nécessairement subie par les épargnants français, qui payaient, par le biais d’une dévalorisation de leur épargne, les avantages procurés à l’Etat français. Cette miraculeuse gratuité n’était donc qu’un transfert occulte de richesse des épargnants vers les fonctionnaires … dont les salaires indexés progressaient de l’inflation tandis que les économies des épargnants diminuaient d’autant !

L’Etat emprunteur auprès de la Banque de France

En fait, la pratique de l’escompte était proscrite dans les faits depuis le 24 juillet 1936 et le Trésor public n’utilisait déjà plus cette technique de l’escompte que de façon marginale car il réalisait, depuis février 1971, des opérations classiques d’émissions d’emprunts sur les marchés financiers (on ne les appelait pas encore OAT – obligations assimilables du trésor).

La loi de 1973 n’était donc qu’une simple mesure de précaution introduite par la commission des finances du Sénat de l’époque pour réinscrire dans le marbre de la Loi un principe déjà admis par tout le monde depuis au moins 1936.

En outre, cette loi n’a jamais interdit au Trésor public d’emprunter — y compris gratuitement — de l’argent à la Banque de France ;

Ne pas confondre causes et conséquences :

Au-delà du mythe du crédit gratuit, l’endettement de la France n’a absolument rien à voir avec ce texte de Loi ; mais tout à voir avec la gestion calamiteuse des deniers publics par l’élite auto proclamée de la haute fonction publique qui a accumulé depuis plus de 50 ans à peu près toutes les erreurs possibles en matière de gestion budgétaire. En effet, tous nos gouvernements, de droite comme de gauche, sans exception, ont systématiquement fait voter par le Parlement, depuis 1974, des budgets déficitaires.

Ce n’est donc pas parce que l’Etat ne pouvait plus escompter des effets sur lui-même qu’il se retrouve aujourd’hui en faillite mais bien parce que l’Etat a dépensé beaucoup plus que ses recettes fiscales ; et quand on vit au-dessus de ses moyens et qu’on emprunte sans cesse, il y a un moment où vos dettes finissent par dépasser vos capacités de remboursement !

En terme technique cela s’appelle le défaut et pour une entreprise la faillite !

L’évidence est donc que cette loi de 1973 n’est donc absolument pour rien dans notre dette publique car, si on ne voulait pas payer d’intérêts, la solution se résumait à ne pas emprunter !

Créer de la monnaie ne crée pas de richesse

Pour avoir une économie à la Suisse, dont on sait qu’il s’agit d’un pays florissant à haut niveau de revenus, et pas vraiment en raison de son activité bancaire, il faut fatalement que le pays soit géré comme la Suisse ; pays fonctionnant avec des excédents budgétaires et dont le ratio dette/Pib est de 27% alors que celui de la France est de 120% !

Malheureusement, cela n’est jamais arrivé car nos gouvernants, de quelque bord qu’ils soient, ont toujours préféré les expédients budgétaires, l’émission monétaire et l’inflation à toute forme de bonne gestion !

Pourquoi ?

Parce qu’il est plus facile d’émettre de la monnaie fictive et de la distribuer à une population qui en veut toujours plus plutôt que d’expliquer à cette dernière que ce n’est pas possible et qu’elle va devoir travailler et faire des efforts plutôt qu’attendre des aides sociales !

Or, il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où cette loi N°73-7 sur la Banque de France du 3 janvier 1973, a fait l’objet d’une polémique alimentée par les extrêmes, de droite comme de gauche, avec pour principaux acteurs : N Dupont-Aignan, M Le Pen, Alain Soral, F Asselineau, J Cheminade et JL Mélenchon.

Là où c’est inquiétant, c’est que plusieurs d’entre eux sont ou ont été des hauts fonctionnaires et en outre des anciens ou futurs candidats à l’élection de 2027 ; ce qui pose question quant à leur totale incompétence et au pire à leur malhonnêteté.

Il faut donc espérer que cette histoire ne va pas revenir polluer les débats.

Néanmoins, si vous voyez arriver ce sujet dans les débats où les polémiques, vous saurez exactement à quoi vous en tenir.

Bien cordialement à tous !

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Squatteurs et propriétaires https://temoignagefiscal.com/squatteurs-et-proprietaires/ https://temoignagefiscal.com/squatteurs-et-proprietaires/#comments Tue, 23 Jun 2026 08:11:31 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21361 Continuer la lecture de Squatteurs et propriétaires ]]> On en parle épisodiquement alors que c’est le fond du problème, la question existentielle. Celle qui sépare le besoin et la légitimité.

En réalité, il s’agit du clivage social qui détermine la structure sociale ; il est incontournable. C’est l’image visuelle et morale qui permet de tout comprendre, donc de tout gérer.

L’image n’est pas utile que pour apprendre à lire aux enfants ; l’image nous est nécessaire toute notre vie. Que ce soit celle que notre imagination projette dans notre tête pour nous déterminer à agir, ou celle que nous envoie la société dans laquelle nous vivons pour nous apprivoiser et nous contraindre.

Par exemple, si vous avez du mal avec la nécessité du capital, voici l’image qui peut résoudre votre problème. Le troc est ce qui nous différencie du monde animal, notamment le troc différé, en fait l’échange. C’est la volonté et la nécessité d’échanges qui nous ont organisés en sociétés. Le troc différé repose sur la monnaie, quelle que soit la forme de sa concrétisation. On peut imaginer le troc différé comme une succession d’engrenages illimitée. Pour que ces engrenages fonctionnent de façon fluide, il faut de l’huile. Le capital, la monnaie, est cette huile. Si un intervenant extérieur aux engrenages prélève un peu de cette huile, les engrenages vont continuer à fonctionner. Mais si trop d’huile, voire toute l’huile, est prélevée, les engrenages se grippent, la machine explose. Il n’y a plus d’échanges, plus de société possible.

Squat et propriété sont l’image, le reflet parfait de la problématique sociétale. Derrière ces deux statuts se profile le moteur de toute société : la responsabilité. Sans laquelle le besoin et la légitimité se mêlent, formant alors une bouillie sur laquelle ne pousse que la corruption, rien d’autre. Et la corruption est le virus mortel de toute organisation sociale.

Le propriétaire est responsable de sa propriété, même si elle lui a été donnée au départ. Le squatteur est un occupant irresponsable, qui cherche à satisfaire son besoin sans passer par la case responsabilité.

Or, il ne peut pas y avoir de légitimité sans responsabilité. Sans légitimité, on est immédiatement dans la délinquance, prise en son sens philosophique, au-delà des conventions particulières qui forment les lois de chaque organisation sociale.

Dans le cas du squat, cela saute aux yeux, l’image est parlante.

Ici, les problèmes de race, de nationalité n’ont rien à faire ; ils troublent seulement la perception de l’image, sa netteté. Le besoin aussi n’a pas d’autre utilité.

Donc, quand je réfléchis à des situations de groupe, par exemple aux problèmes politiques de notre pays, je cherche immédiatement qui est le squatteur, même s’il se dissimule derrière des apparences affectives ou sentimentales. C’est plus simple à analyser quand le squatteur emploie carrément la force.

En réalité, les squatteurs sont infiniment plus nombreux que les seuls squatteurs immobiliers. Ils pètent nos serrures personnelles et se vautrent dans nos affaires, nos sentiments, nos biens en règle générale. Ils n’ont pas tous le profil de l’emploi ; certains arrivent même à nous faire croire que ce sont eux qui sont légitimes et nous des usurpateurs.

Le squatteur n’a pas de limite, par essence, dès le début de sa trajectoire personnelle. C’est un irresponsable qui exige, puis vole en cas de refus de ses exigences. En règle générale, il prétend que le propriétaire est excessif dans ses droits, et objectivement cela peut être le cas. Mais cela ne justifie pas la position du squatteur, ne lui donne aucune légitimité.

Étant entendu que toute société qui souhaite ne pas être envahie par les squatteurs se doit de maîtriser les pouvoirs de ses propriétaires, pour ne pas faire le lit des squatteurs.

Vous voyez qu’en ayant à l’esprit l’image du squat, on arrive à démêler assez bien l’environnement dans lequel nous sommes plongés et dont la transparence et la clarté ne sont pas les vertus premières.

Sacré Mélenchon…

Bien à vous

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Un Frexit sinon rien ! Se méfier des promesses des politiques (Part 3) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-se-mefier-des-promesses-des-politiques-part-3/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-se-mefier-des-promesses-des-politiques-part-3/#comments Sat, 20 Jun 2026 10:09:30 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21355 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! Se méfier des promesses des politiques (Part 3) ]]> On a le droit d’être anti européen, et de vouloir un Frexit ; mais il vaut mieux éviter de formuler des affirmations incantatoires, le plus souvent inexactes, et se demander si c’est une solution viable en évitant les thèses complotistes, les mensonges et les manipulations.

Or, si certains arguments sont justifiés, il est visible que d’autres ont essentiellement pour but d’exacerber la colère populaire afin de lui faire perdre toute pensée rationnelle :

Les arguments erronés :

– Désigner l’Union Européenne comme la responsable de tout ce qui va mal est une vieille technique de manipulation de l’opinion à travers la stigmatisation d’un bouc émissaire ; et c’est d’ailleurs cette même technique qui a été utilisée pour promouvoir le Brexit !

Rappelons que l’Union Européenne n’est pas un régime politique ni même un système étatique. Ce n’est pas un Etat fédéral ni même une confédération mais c’est quand même un système démocratique avec un exécutif (la commission) et un parlement. Par conséquent, toutes les réponses ne peuvent pas venir de Bruxelles et l’Union Européenne ne peut pas devenir le bouc émissaire de toutes les lâchetés, impuissances et erreurs nationales alors que l’essentiel des décisions relèvent bien des gouvernements nationaux.

-la fiscalité dévastatrice pratiquée en France depuis 50 ans a bien pour origine les différents gouvernements français et sa haute fonction publique. Toutes ces taxes qui nous assomment ont bien été décidées à Paris et il est donc illusoire de croire qu’un Frexit amènera quelque changement que ce soit sur ce plan car les souverainistes n’ont jamais prévu de se débarrasser de la haute fonction publique et de réduire massivement le nombre des fonctionnaires ! Nous savons aussi que l’endettement faramineux qui mine le pays a bien été décidé à Paris car B Le Maire  a balancé sur E Macron en expliquant que ce dernier lui a bien donné l’ordre de ne pas réduire la dépense publique et de laisser filer la dette.

1.200 Mds€ de dette en plus, dix ans plus tard, on est au bout du chemin, mais ni Bruxelles ni la mondialisation ne sont responsables de la situation ! Dès lors, affirmer que la dette publique est due à notre perte de souveraineté au sein de l’Union Européenne est juste ridicule !

-Croire que sortir de l’€ va résoudre tous nos problèmes est la marque d’une méconnaissance totale des mécanismes économiques.

Le premier effet d’un tel évènement serait la fin du crédit international qui nous finance et une très forte dévaluation de la nouvelle monnaie provoquant une envolée du cout des importations alors que nous importons tout … ou presque ! C’est donc la promesse assurée d’une chute vertigineuse de notre niveau de vie et c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle la Grèce a renoncé à la sortie de l’Union Européenne et au retour à la drachme alors qu’elle était pourtant dirigée par Syriza, un parti de la même mouvance que Lfi. Le gouvernement grec a refusé d’endosser la responsabilité de faire faire un bond de 50 ans en arrière et de ruiner d’un trait de plume les 2/3 de la population ; sans aucun gain d’aucune sorte.

Affirmer qu’on a empêché la Grèce de sortir de l’€ est une absurdité totale, et je suis bien placé pour l’affirmer. Elle a « seulement » adopté des mesures d’économies budgétaires qui lui permettent aujourd’hui de rembourser progressivement sa dette publique ; économies budgétaires que la France refuse d’adopter …

En outre, il est complètement illusoire de croire que, parce que l’on va changer de monnaie, les choses vont s’améliorer car, la monnaie n’est que le reflet de l’économie d’un pays ; et quand les bases économiques sont mauvaises, la monnaie s’écroule.

Et, ce n’est pas dévoiler un secret que les bases françaises sont … très mauvaises !

J’aime à rappeler l’exemple allemand qui est très significatif !

Lors de la création de la DM en 1949, elle valait 0.49 Franc c’est à dire pas grand-chose ; le Franc ne valant lui non plus pas grand-chose. En 1990, la DM valait 4 F ! Pourquoi ? En raison de la bonne mine des allemands ? Évidemment non !

La courbe qui suit vaut mieux qu’un long discours et l’argument d’une monnaie nationale n’apparaît vraiment pas justifié !

Evidemment, la réalité est que l’Allemagne est un gros exportateur alors que nous sommes un gros importateur ; ce qui revient à se demander sur quoi pourrait s’appuyer la nouvelle monnaie : sur notre dette publique et nos déficits insondables ?

Pour la France, combien de dévaluations en raison de la mauvaise gestion persistante des finances publiques par nos élites si soucieuses, parait-il, de la population française ?

Rien moins que 17 depuis 1914 et le phénomène ne s’est arrêté qu’avec l’€ en 2002 alors que nul doute qu’en cas de conservation d’une monnaie nationale, nous aurions encore dévalué une bonne dizaine de fois eu égard à la mauvaise gestion persistante de nos finances publiques. Il faut donc être d’une grande naïveté pour croire qu’un changement de monnaie va subitement améliorer une situation désespérée.

Enfin, parler de dévaluation compétitive est juste un argument destiné à faire croire qu’en manipulant la monnaie on peut s’en tirer à bon compte !

Seulement, il n’existe pas de dévaluation compétitive, il existe seulement des dévaluations contraintes qui finissent toujours par ruiner la population car, si vous n’avez rien à vendre, vous n’aurez pas d’argent pour acheter et tout ce que vous pourrez acheter deviendra plus cher !

Alors, certes, on pourrait demander à la Banque de France de financer les déficits budgétaires mais ce serait alors se lancer dans l’émission monétaire massive avec pour corollaire l’hyper inflation dont on sait qu’elle se termine toujours par la ruine de tous … sauf ceux qui sont au pouvoir parce qu’ils auront eu les moyens de déplacer « discrètement » leurs avoirs à l’étranger en monnaie forte !

Cela signifie que le retour à une monnaie nationale entrainerait automatiquement un problème de financement puisque nos dépenses publiques reposent sur l’endettement ; et si les prêteurs n’ont pas confiance dans la nouvelle monnaie, ils ne prêteront pas !

Pour traduire les choses : avec l’€ les taux seront à 5 voire à 7% ce qui est déjà beaucoup trop ; mais avec le Franc les taux seront à 20 voire à 30% si ça se passe mal avec pour effet principal d’asphyxier totalement l’économie qui s’écroulera !

Les conséquences sont connues : Fuite des capitaux, effondrement économique, faillite des entreprises et chômage car il ne faut pas oublier que le Franc serait une mauvaise monnaie en raison du principe universel et intangible : un pays avec une mauvaise économie a une mauvaise monnaie !

Et quels seront les options des gouvernants ?

Augmenter encore la fiscalité jusqu’à la ruine alors qu’il faut être conscient que nous sommes subventionnés indirectement par l’Union Européenne et que sans elle, avec notre niveau de vie et nos dépenses inconsidérées, on nous aurait coupé le crédit depuis longtemps !?

Ainsi donc, le retour à une monnaie nationale est l’assurance d’une chute vertigineuse du niveau de vie … sauf amélioration spectaculaires des comptes publics ; ce qui n’est jamais arrivé sauf lors du retour du Gal de Gaulle en 1958 !

Le seul pays qui avait réussi à gérer la faiblesse de sa monnaie était l’Italie au prix d’une forte inflation et d’un endettement astronomique !

-Affirmer qu’Ursula Von der Leyen, pour laquelle je n’ai aucune sympathie, n’a pas été élue est un mensonge largement utilisé pour justifier le Frexit pour cause de violation de la volonté du peuple ! Certes, elle est spécialement impopulaire mais il faut détruire cette vieille légende de la dictature. Elle a été désignée par les pays membres après avoir été approuvée par le parlement européen. Elle a donc bien été élue … par 383 voix sur 747 en 2019 et réélue en 2024.

-les souverainistes aiment à rappeler que les français ont voté contre l’Union Européenne en 2005 mais qu’on a bafoué leur vote. En fait non, ils ont voté contre l’adoption de la constitution européenne parce qu’on leur a soumis un texte trop complexe et qu’ils ne l’ont pas compris.

-A propos de l’argent versé à l’Ukraine, on comprend que plusieurs étant des agents du Kremlin. Leur but est évidemment de favoriser la victoire de V Poutine en coupant les vivres à Kiev. Par ailleurs, les armes que nous fabriquons sont vendues à l’Ukraine et, si l’on raisonne en pourcentage du PIB, le Danemark arrive en tête au sein de l’Union européenne, avec 3,3 % de sa richesse nationale consacrée à l’Ukraine, suivi de l’Estonie (3 %), de la Lituanie (2,4 %) et de la Lettonie (1,9 %). En valeur absolue, la France figure parmi les principaux contributeurs européens, avec près de 8 Mds€ d’assistance financière recensés. Mais rapportée à la taille de son économie, son aide représente environ 0,3 % du PIB, ce qui la place au treizième rang européen.

-on en arrive à des options idéologiques caricaturales. Quand les élections élisent un type d’extrême droite comme Orban, c’est bien mais quand les mêmes élections élisent son concurrent c’est un coup d’Etat de l’Union Européenne ou de la Cia ou des deux ! Comme si les peuples et les hongrois n’avaient pas le droit du choix de leur vote ; et c‘était déjà le cas pour l’Ukraine !

En fait, les souverainistes n’acceptent pas de perdre les élections et crient au complot ; ce qui montre leur peu d’affinité avec la démocratie !

Orban est un modèle pour les souverainistes alors que son bilan est catastrophique : pas de croissance économique depuis des années (le PIB/hab de la Hongrie a tellement chuté qu’elle est maintenant considérée comme l’un des pays de l’Union européenne où le niveau de vie est le plus bas), inflation, corruption, étatisme, mainmise du parti d’Orban sur des secteurs entiers de l’économie et de la justice… Orban a mis la Hongrie en coupe réglée en favorisant ses copains et sa famille.

La Hongrie d’Orban est en fait le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire tout en vivant sur le dos de l’Europe puisqu’il acceptait les subventions ; ce qui n’est finalement pas terrible pour un souverainiste rejetant l’Union Européenne !?!

Les arguments vrais ou plutôt vrais

Restent quelques arguments justifiés qui … ne sont pas propres aux souverainistes :

-le grand argument des souverainistes concerne la contribution de la France à l’Union Européenne qui devrait atteindre 28 Mds € en 2026 et qui serait, selon eux, trop élevée. Toutefois, il s’agit d’un faux semblant car nous recevons en retour au moins 18 Mds€ ce qui fait que le solde négatif réel s’établit en fait à 10 Mds€. Certes, c’est beaucoup dans l’absolu mais c’est relativement peu en regard des 50 Mds€ distribués par le gouvernement aux innombrables associations sans but et aux 150 Mds€ distribués aux 700 agences de l’Etat (ODAC organismes divers d’administration centrale) qui ont souvent pour fonction de recaser les copains à des postes bien rémunérés mais … inutiles ! S’il y a des économies à faire, elles seront beaucoup plus efficaces en ce qui concerne ces deux derniers postes  à la fois quantitativement et qualitativement !

Par ailleurs, l’Allemagne reste un contributeur beaucoup plus important que la France, et, en outre, l’Union européenne ne se résume pas à des transferts monétaires directs. Il y a des avantages économiques indirects, comme l’accès au marché unique, sans droits de douane, de plus de 445 millions de consommateurs, des projets de coopérations industrielle et enfin la politique agricole commune (PAC), qui représente environ 56% des fonds retournés à la France.

Enfin, l’Union Européenne finance des projets communs en matière d’infrastructures, de recherche, de transition énergétique et de développement régional.

Paris et Bruxelles viennent de signer un accord de prêt de 15,1 Mds€ en faveur de la France qui servira au financement d’achats d’armements conjoints, dans le cadre du programme européen de soutien au réarmement en Europe.

La question de savoir si la France donne « trop » à l’UE dépend donc de la perspective adoptée et de l’impact que l’on veut diffuser dans l’opinion qui reste toujours manipulable. Une analyse purement comptable peut suggérer un déséquilibre, mais un regard plus large sur les retours stratégiques, politiques et économiques donne une vision beaucoup plus nuancée et globale des relations entre la France et l’Union européenne.

– l’administration est totalement dépassée par une invasion migratoire devenue incontrôlable mais elle n’exécute quasiment jamais les ordonnances d’expulsion des OQTF (4% du total),

-Il faut reconnaitre que 50 ans de construction européenne ne nous ont pas objectivement menés à plus de prospérité. L’Europe, même si elle a adopté une cohésion quasi parfaite face à l’agression russe (à l’exception notable de la Hongrie), reste un nain géopolitique et militaire. Par contre, Bruxelles nous impose des options idéologiques dévastatrices en ce qui concerne la décarbonation forcée, sous la pression à la fois de lobbies écologistes et de l’Allemagne dont le programme énergétique, décidé sous Angela Merkel, s’avère être un fiasco total !

Conclusion qui s’impose, les arguments développés par les souverainistes ne sont pas du tout convaincants !

Les grandes incantations sont sans doute spectaculaires mais il faut se méfier des solutions miraculeuses proposées par des gens qui ont toujours vécu de l’argent public et qui n’ont aucune notion d’économie ! On le sait, leur solution est toujours l’augmentation de la pression fiscale !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Le document improbable https://temoignagefiscal.com/le-document-improbable/ https://temoignagefiscal.com/le-document-improbable/#respond Thu, 18 Jun 2026 13:47:15 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21352 Continuer la lecture de Le document improbable ]]> Hier, seul, à Versailles, au milieu d’un aéropage qui ne le respecte pas en tant que personne, Trump a signé un document improbable, au nom des Etats-Unis d’Amérique : un protocole de paix visant à mettre fin à la guerre USA/Iran.

De son côté, le Président Iranien aurait signé le même au nom de l’Iran.

Bon, deux opinions publiques signent en commun. Car il n’est pas de gouvernement qui ne soit appuyé sur une opinion publique, qu’elle soit ou non majoritaire ; c’est elle qui possède le pouvoir par l’acceptation ou par la force.

L’opinion publique au pouvoir aux USA ne veut pas aller faire la guerre en Iran, c’est net. Il est clair que Trump a cru régler le problème à la Vénézuélienne et mettre son opinion publique devant un fait d’armes accompli. Echec.

L’opinion publique au pouvoir en Iran a un besoin d’ennemis et de guerres pour écraser son opposition, ces ennemis sont le monde entier au fil des opportunités, ces guerres sont celles qu’elle fait ou qu’elle soutient.

Dans ces conditions, peut-on accorder le moindre crédit au fameux document improbable signé à Versailles et ailleurs ? Non, évidemment. Bien sûr on souhaite se tromper, avoir tort…

En réalité les deux parties ont la nécessité de se refaire une santé.

L’Iran a été fortement secoué, il doit reprendre des forces et peaufiner ses alliances. Les Etats-Unis ne veulent pas de guerre ; trop tard, il ne fallait pas commencer, l’attente est forte de voir le Cow-boy redresser les torts en Iran où l’opinion publique au pouvoir n’hésite pas à tuer à la chaîne son opposition.

Donc, cette guerre va reprendre. Et qui va porter le chapeau : Israël.

Israël aura-t-il mis lui-même ce chapeau sur sa tête ou d’autres le feront-ils à sa place ? Peu importe, ce n’est pas la question.

La question est que le foyer de haine qui est soigneusement entretenu dans cette région, ne peut pas être résolu par un traité. Il ne peut être résolu que par un changement de paradigme des individus qui y habitent. Cela n’en prend pas le chemin, quelles que soient les déclarations publiques mensongères prononcées ici ou ailleurs.

Nous touchons du doigt ici ces grandes théories collectives qui oublient que la pensée collective n’est que l’addition des pensées individuelles.

Personne ne s’amuserait à déclarer : Un tel est mort des suites d’une épidémie individuelle. Mais tout le monde parle de responsabilité collective, qui n’est qu’une fiction.

La responsabilité collective n’est que le constat de l’irresponsabilité individuelle.

Si l’on veut changer de sujet, parlons de cette enfant qui a perdu la vie, victime de la folie d’un maniaque. Ce n’est ni de sa faute, évidemment, ni de la faute du maniaque qui est un maniaque mortel comme notre société en connaît, mais de ceux qui n’ont pas pu ou su éviter la rencontre qui portait en elle la fin tragique.

Soudain on fait le procès global de la justice. Quelle mascarade, alors que c’est une suite d’irresponsabilités individuelles qui a abouti au drame.

En ne poursuivant pas ces responsabilités individuelles, en parlant d’une responsabilité globale de la justice, on couvre des individus qui ont trahi leur mission. Je constate cela tous les jours dans les tribunaux que je fréquente, où je me fais laminer et tuer sans vergogne, par des irresponsables, parfaitement lucides quant à leur impunité.

Alors, la question qui tue : Trump est-il lucide, ou croit-il vraiment avoir signé la paix ? Ça change tout… L’histoire nous le dira, peut-être…

Bien à vous. H. Dumas

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Un Frexit sinon rien ! La vision du monde par les souverainistes (Part 2) https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-la-vision-du-monde-par-les-souverainistes-part-2/ https://temoignagefiscal.com/un-frexit-sinon-rien-la-vision-du-monde-par-les-souverainistes-part-2/#respond Thu, 18 Jun 2026 08:55:54 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21350 Continuer la lecture de Un Frexit sinon rien ! La vision du monde par les souverainistes (Part 2) ]]> Les souverainistes attribuent nos difficultés aux abandons de souveraineté consentis au profit de l’Union Européenne. Selon eux, nous avons perdu notre souveraineté du fait de Maastricht et de la perte de notre monnaie nationale le Franc.

Ils affirment la primauté de la souveraineté nationale, à gauche comme à droite, comme principe fondamental de l’organisation politique d’un État. Selon eux, le pouvoir politique suprême doit appartenir au peuple d’une nation et être exercé par des institutions nationales, sans transfert contraignant ou irréversible de compétences vers des instances supranationales ou étrangères.

Le problème est que cette vision « idéale » est en complet déphasage avec une réalité constante de la Vème République : L’aristocratie administrative, qui tient le pays depuis une cinquantaine d’années, méprise le peuple et le récent rétablissement des ZFE, malgré le vote du parlement qui les avait supprimées, en est la démonstration évidente. Dans ces conditions, l’argument utilisé par les souverainistes à propos d’un peuple souverain ne correspond pas à la pratique du pouvoir français et ils ne peuvent donc s’en prévaloir, si ce n’est pour … appâter l’électeur.

De plus, depuis 2005, on sait que le référendum est une arme bien trop dangereuse et trop imprévisible pour être mise à la disposition de l’électeur. En fait, les souverainistes, comme les autres politiciens d’ailleurs, n’aiment pas les décisions qu’ils n’ont pas choisies et qui limitent leur « liberté » d’action ; ce qui a tout d’un vertige du pouvoir illimité et sans contrôle. Le RIC, référendum d’initiative populaire, n’apparait donc finalement que comme un hochet destiné à amuser (abuser) le bon peuple.

Vous en doutez ? Quel est ce ministre de l’intérieur qui a affirmé : « la démocratie s’arrête là où commence l’intérêt de l’Etat » ? Charles Pasqua, souverainiste s’il en est !

Il faut aussi avoir conscience que les arguments utilisés sont essentiellement destinés à susciter la méfiance, la colère, le rejet et à décrédibiliser les institutions en place !

Petit florilège …

Les élites européistes voudraient détruire la France, E Macron  ne serait que le petit télégraphiste des ordres de Bruxelles. Ces européistes ne sont que les défenseurs du grand capital apatride et de toutes ces horreurs que sont l’€, l’Europe, le libéralisme, le marché, la déréglementation (lire La cour des miracles de Michel Onfray) !?!

J’aime bien M Onfray en tant que philosophe mais sur l’économie, il est nul !

Natacha Polony adopte carrément une vision complotiste en accusant, pèle mêle, la dérégulation financière, la financiarisation de l’économie, la libre circulation des capitaux et des marchandises. Le tout aurait provoqué la désindustrialisation, la paupérisation des Français, l’affaiblissement de l’Etat et la montée du Rassemblement national (elle est souverainiste mais tendance Chevènement). Selon elle, il y aurait eu un contournement systématique de la volonté des peuples pour édifier un grand marché de consommateurs au profit des multinationales.

Nous aurions donc d’’un côté, la souveraineté nationale et le bon peuple français qui a été trompé, et de l’autre, le méchant libéralisme et la mondialisation qui nous a ruinés.

Ce ne sont que des visions simplistes des réalités économiques  et concernant E Macron la négation d’une réalité beaucoup plus prosaïque : Il est juste le défenseur des intérêts d’une caste à travers une structure étatique qui n’a absolument rien de libérale. Rappelons que 6 des 8 présidents de la République sont issus de la haute fonction publique ainsi que 21 des 28 premiers ministres !

Mais lors, pourquoi les arguments des souverainistes portent-ils et ne doutons pas qu’ils auront une place importante au sein des prochaines élections présidentielles ?

Tout simplement parce que la population est en attente de l’amélioration de son niveau de vie alors qu’elle constate qu’il baisse puisque tout devient de plus en plus cher tandis que les impôts augmentent sans arrêt. Un sentiment de victimisation apparaît de manière quasi automatique tout en espérant, naïvement, des solutions efficaces, rapides et surtout indolores !

Et c’est là où les promesses des candidats prennent tout leur sens entre celles de gauche et mélenchoniste qui promettent de voler « les riches » puis … tous les autres et celles des souverainistes qui proposent des solutions de « rupture ».

En effet, il ne faut pas perdre de vue que les politiciens professionnels, qui tous, sans exception, vivent de l’argent public gratuit versé avec prodigalité,  c’est à dire des impôts collectés qui écrasent la population, sont prêts à toutes les promesses pour séduire l’électeur !

Les uns et les autres n’hésitent d’ailleurs pas à verser dans le populisme en prétendant défendre les pauvres et les plus faibles face à l’Europe libérale alors qu’il s’agit essentiellement d’un argument électoral qui d’ailleurs a un certain écho dans une population qui reste très dépendante des aides sociales et craint que le libéralisme ne les leur supprime.

Or, là où ce discours n’est pas crédible c’est que c’est pourtant bien l’étatisme forcené de nos élites qui nous amenés à la faillite !

Par ailleurs, il est faut être conscient que les solutions miraculeuses n’existent pas !

On paie toujours les conséquences de sa mauvaise gestion ; mais évidemment c’est d’autant plus dur lorsque les conséquences que vous supportez sont le fait de la mauvaise gestion des autres. D’où un rejet évident de la classe politique considérée comme profiteuse et irresponsable, voire même incompétente, et un intérêt pour des solutions hétérodoxes non encore explorées !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Appel du 16 juin 2026 https://temoignagefiscal.com/appel-du-16-juin-2026/ https://temoignagefiscal.com/appel-du-16-juin-2026/#comments Tue, 16 Jun 2026 09:09:39 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21343 Continuer la lecture de Appel du 16 juin 2026 ]]> Merci de cliquer sur l’appel du 16 juin 2026 ci-dessous pour en prendre connaissance.

Appel du 16 juin 2026

Vous pouvez télécharger cet appel en PDF et le diffuser à vos amis et connaissances.

Nous pouvons redresser la France, sortir du destin funeste qui nous attend.

Le problème, du plus humble au plus riche, n’est pas que l’on nous donne plus, le problème est que l’on nous prenne moins.

A bientôt. H. Dumas

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Trump ferme le robinet https://temoignagefiscal.com/trump-ferme-le-robinet/ https://temoignagefiscal.com/trump-ferme-le-robinet/#respond Mon, 15 Jun 2026 20:47:04 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21341 Continuer la lecture de Trump ferme le robinet ]]> Enfin, disons que les Etats-Unis excluent de leurs progrès fulgurants sur l’intelligence artificielle tous ceux qui ne sont pas Américains, Européens inclus.

Raisonnons simplement. La naissance de l’humanité, son détachement par rapport au reste du monde vivant, tient au troc que les hommes ont mis en place entre eux et tout particulièrement au troc différé, permis par l’invention de la monnaie ou capital.

Les animaux ne pratiquent pas le troc différé. C’est lui que l’on retrouve partout, qui a créé l’échange global, dans toutes ses formes, et par là le progrès et les civilisations.

La particularité, déjà exposée, de la monnaie est son évanouissement, sa disparition, dans le cas où on la détache de sa fonction d’usage : le troc différé.

Hors économie, la monnaie, le capital, s’évanouissent, disparaissent, dévorés par l’usage sans le motif, voire la corruption, le profit illégitime.

L’Europe, championne toutes catégories du détournement de la monnaie, du capital, par l’impôt pour une soi-disant redistribution, qui en réalité revient à détourner la monnaie de l’économie, s’étonne que les Etats-Unis refusent de partager le gain des capitaux qu’ils ont engagés dans l’intelligence artificielle, pendant que, cigale, l’Europe chantait et dansait au son démagogique de ses responsables qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leurs chaussures Hermès ou leurs montres Cartier.

Et s’il ne s’agissait que de l’intelligence artificielle, s’il n’y avait pas dans la même situation toute notre économie, toute notre armée, toute notre santé, toute notre justice, etc.

Bercy et ses homologues voisins, l’Europe et ses impôts invisibles que contrairement à notre constitution nous ne pouvons ni connaître ni vérifier, ont une responsabilité écrasante dans la dilapidation de notre capital économique.

Tout particulièrement dans la fourberie et la ruse qu’ils ont employé en prétendant que cette gabegie se faisait au profit de la solidarité.

Nous savons pertinemment que le but ultime de la guerre est la captation de l’économie. Nous l’avions oublié, tant nous en avons privé les autres, pour notre plus grand profit. Mais aujourd’hui, Bercy et ses collègues voisins nous ont mis à la merci de ces autres, qui ne vont pas rater la curée.

Bercy est objectivement haïssable, bien au-delà de ce que cette officine est capable de faire aux individus, elle tue notre pays.

Et les différents candidats aux présidentielles ne songent qu’à une chose : augmenter les pouvoirs de Bercy.

Alors oui, ce pays est en danger. Et plus inquiétant encore, ceux qui prétendent le sauver proposent tous d’aggraver les causes mêmes de son déclin.

Bien à vous. H. Dumas

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Chez Nous https://temoignagefiscal.com/chez-nous/ https://temoignagefiscal.com/chez-nous/#respond Mon, 15 Jun 2026 08:38:02 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21339 Continuer la lecture de Chez Nous ]]> Il n’y avait que Brassens pour faire rimer « Quelque part » avec « Zanzibar ». Il y a désormais Mélenchon pour faire rimer « Chez nous ! » avec « Pas vous !». Comme Marine et Jordan. Et faire hurler les foules en s’affirmant « Chez nous » pour contester le droit des autres à prétendre être aussi chez eux : Non, pas vous !

Le poète sétois avait aussi chanté « Le temps ne fait rien à l’affaire », « quand on est con, on est con » ! Et c’est bien vrai. Les générations passent, ils demeurent. Les mêmes recettes produisent les mêmes effets. Il suffit de s’en tenir à une seule règle : ériger une sottise en loi. Et c’est bien ce que nous enseignent RN et LFI.

Car faut-il être con pour tirer vanité de son lieu de naissance !

On serait donc chez nous pour y être né, selon Bardella, et selon Mélenchon, pour y avoir trouvé refuge. Pour le premier seuls les « natifs » seraient chez eux. Pour le second, seuls les immigrés, irréguliers de préférence, le seraient. Dans le premier cas par hasard et dans le second, par effraction justifiée par l’histoire.

Mais on n’en est pas à une contradiction près. Pour RN et LFI, être né chez nous ne donne pas nécessairement à tous le droit d’être chez eux là où ils sont nés.

Tout dépend de la consonnance de son patronyme.

Malheur à lui, selon Mélenchon, si sa consonnance est germanique. Il y a suspicion de judéité, et donc de complicité avec les assassins de Gaza. M. Glucksman en a fait les frais.

Et malheur à lui, selon le RN, si sa consonnance évoque l’Afrique et l’Islam. Tant pis pour les Yasmine, les Fatima et les Ali. Ils seraient tous a minima, ennemis, et au pire, complices de terroristes.

N’est pas chez lui qui peut. Encore faut-il qu’il soit admis par ceux qui ont décidé de qui pouvait revendiquer la qualité de « natif ».

C’est partout comme cela. Est-on bien d’une ville, même si l’on y est né, lorsqu’on ne porte pas sur soi les insignes de sa naissance (accent – apparence physique) ? Il existe toujours et partout un tribunal du peuple autodésigné chargé d’examiner les dossiers et de prononcer la décision d’adoption ou de rejet du « Chez Nous », sans appel possible. Il a d’autant plus de pouvoir qu’il est anonyme, fondé sur la seule renommée. (Brassens, encore, en a chanté les trompettes).

Il n’y a qu’un lieu où notre présence soit, du moins jusqu’à présent, incontestable : notre planète.

Et c’est bien là où le bât blesse. Il va falloir désormais déceler les terriens qui font du mal à la planète, ses ennemis de l’intérieur, ceux qui ne sont pas dignes d’être « Chez Nous ».

Faudrait-il les éliminer ?

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