Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Sat, 11 Apr 2026 10:39:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 Le gouvernement accélère sur l’électrique ! https://temoignagefiscal.com/le-gouvernement-accelere-sur-lelectrique/ https://temoignagefiscal.com/le-gouvernement-accelere-sur-lelectrique/#respond Sat, 11 Apr 2026 10:39:31 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21206 Continuer la lecture de Le gouvernement accélère sur l’électrique ! ]]> Le premier ministre vient de faire une annonce tonitruante : On va électrifier la France pour la rendre indépendante !

Afin de faire face aux aléas d’approvisionnement de pétrole notamment du fait de guerres, le premier ministre a décidé d’interdire purement et simplement les chaudières au gaz afin de promouvoir les pompes à chaleur qui seront obligatoires dans tous les logements neufs. Un effort similaire sera accompli pour imposer des véhicules électriques d’ici 2030 et les aides seront augmentées pour faciliter cette transition énergétique …

Vous pensez que c’est une bonne solution et qu’elle permettra d’échapper à notre dépendance au gaz et au pétrole ?

Vous pensez que vous aurez des aides qui permettront la transformation de votre système de chauffage à moindre cout ?

Vous pensez que l’électricité sera moins chère que le gaz ?

Toutes ces questions sont légitimes et elles méritent des réponses … mais ce ne seront pas nécessairement celles que vous attendez !

Dans d’un article récent j’avais déjà évoqué cette volonté du gouvernement d’électrifier la France afin de ne plus dépendre des énergies fossiles … et j’avais alors écrit : Le but initial, louable, est donc de ne pas déséquilibrer les comptes publics, d’assurer la sécurité énergétique et, même mieux, d’obtenir des devises grâce à l’exportation d’électricité.

Et c’était d’ailleurs le but du programme nucléaire lancé dans les années 70. Assurer l’indépendance énergétique du pays ; cette démarche ayant été toutefois consciencieusement sabotée par F Hollande au nom de petits arrangements électoraux avec les écolos et poursuivie par E Macron avec l’engagement de fermer 15 réacteurs nucléaires et la centrale de Fessenheim … afin de parvenir, au nom d’une écologie de connivence, à 50% d’énergies renouvelables !

Une décision autoritaire

Comme notre administration en a pris l’habitude, il s’agit d’une décision autoritaire unilatérale. Les chaudières au gaz seront purement et simplement interdites … comme il en a été pour les chaudières au fuel. Les français n’auront pas le choix …

En fait, les chaudières au gaz étaient déjà en sursis et l’administration, qui avait dû revenir sur son interdiction initiale, n’attendait que le moment favorable pour interdire les chaudières au gaz …

La guerre Israël-Etats Unis/Iran constitue le moment favorable pour l’imposer à des français, tétanisés par le prix du carburant à la pompe …

Bien entendu, il n’est pas question de laisser faire le marché et de laisser le libre choix au consommateur … il doit obéir … même si la décision prise ne lui est pas favorable !

Car, c’est cela le « miracle » d’un Etat dirigé par une administration qui fonctionne en dehors des circuits économiques normaux : Elle s’arroge le droit d’imposer à tous des décisions qu’elle estime bonnes pour le pays même si cela doit se faire au détriment de … la moitié de la population !?!

Néanmoins, le premier ministre n’a pas divulgué les conditions dans lesquelles il entend financer cette transition forcée puisqu’on se souvient qu’il  a expliqué à une France subissant la pression fiscale la plus forte d’Europe qu’il ne pouvait absolument pas, faute de moyens, réduire la fiscalité sur les carburants … il n’y a plus d’argent dans les caisses !

Des effets économiques évidents

Il faut déjà savoir qu’une pompe à chaleur est beaucoup plus chère qu’une chaudière au gaz et qu’elle demandera donc une plus longue durée d’amortissement … pour un investissement beaucoup plus lourd !

En outre, on sait que ces matériels sont importés car nous ne les fabriquons pas en France et qu’elles sont relativement fragiles tout en étant complexes … à entretenir.

Mais rassurez-vous, l’Etat bienveillant va distribuer des aides selon un principe désormais bien connu … pour vous aider à les acheter : les certificats d’énergie.

Alors, rappelons quand même que le certificat d’énergie est un tour de passe-passe technocratique qui oblige les entreprises à financer, de leurs deniers, les aides de l’Etat. Mais évidemment, on oublie de vous préciser que les entreprises répercutent nécessairement ces certificats sur les prix pratiqués à leurs clients ; c’est à dire vous !

Autrement dit, les aides seront financées par le biais d’augmentations de prix !

Pour l’entretien … on verra plus tard … ou pas !

Le prix de l’électricité

Il est évident que le prix du gaz est sujet à des fluctuations liées aux évènements internationaux puisque nous importons la quasi-totalité du gaz consommé et que nous devons le payer en dollars américains (c’est la règle comme pour le pétrole).

Au contraire, l’électricité est produite en France et elle ne devrait donc pas être sujette à ce type de fluctuations de prix ….

Mais, ce n’est pas le cas car, par une aberration administrative dont Bruxelles a le secret, le prix de l’électricité est indexé sur celui … du gaz !

Dès lors, quand le prix du gaz augmente, le prix de l’électricité augmente aussi !

On n’achètera donc plus de gaz (ou moins) mais vous paierez quand même plus cher quand le prix du gaz augmentera !

Logique non ?

Dès lors, il devient évident que si l’Etat fonctionnaire veut que sa démarche fonctionne, il lui appartient de sortir du marché européen de l’énergie afin de supprimer cette indexation qui ne fera que transférer les prix du gaz sur les prix de l’électricité aux frais du consommateur …

Mais … il ne le fera pas alors que le constat a été fait que les français réduisent autant qu’ils peuvent leur consommation de cette chère électricité !

Car, comme toute source d’énergie, l’Etat fonctionnaire a fait le choix de faire payer à l’utilisateur le prix fort … !

J’avais écrit à ce propos : Cette stratégie pourrait se comprendre si l’Etat faisait en sorte de rendre le prix de l’électricité compétitif ; c’est à dire de faire en sorte que le consommateur y trouve son intérêt. Et cela est tout à fait possible puisque 75% de notre électricité est d’origine nucléaire et qu’elle est produite à un cout extrêmement compétitif puisque les centrales sont amorties.

Je rappelle encore  : Le prix final en € courants de l’électricité a doublé depuis 2009 (alors que l’inflation s’est établie officiellement à 28%) et c’est évidemment tout sauf innocent alors que de braves âmes nous expliquent que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe !

Ainsi donc, si vous pensez faire des économies … vous vous trompez lourdement car l‘indépendance énergétique ne veut pas dire, dans l’esprit de nos hauts fonctionnaires, que cela se fera en votre faveur !

Il y a des nuances qu’il convient de comprendre …

L’électricité est devenue un vecteur fiscal, une vulgaire pompe à fric actionnée à volonté par un Etat impécunieux au bord de la rupture financière permanente !

En fait, vous paierez toujours très cher mais nous seront indépendants énergétiquement !

L’indépendance énergétique n’a pas pour but de se faire à votre bénéfice d’autant que les intérêts de l‘Etat ne sont pas les vôtres !

J’espère que vous saisissez la nuance et le progrès accompli !

Et n’oubliez surtout pas qu’il va falloir aussi subventionner la PPE3 qui a pour but d’implanter encore plus d’énergies renouvelables dont nous n’avons pas besoin mais qui nous sont absolument indispensables …

Les effets de ces choix imposés à la population sont dès lors évidents ; ce qui m’avait permis encore d’écrire :

L’hypothèse d’un cout de l’électricité trop élevé n’est même pas envisagée alors que cette augmentation tarifaire a des conséquences parfaitement documentées :

-concernant les entreprises : délocalisations et chute de la consommation électrique de 16% depuis 2018.

-concernant les ménages : comme les revenus des français stagnent, voire régressent du fait de la pression fiscale, la population en est réduite à moins consommer pour diminuer la facture ; et effectivement la consommation d’électricité des ménages a diminué de 9 % depuis 2018.

On a donc fait le choix, à l’encontre de toute logique économique, dans un but exclusivement fiscal maquillé sous des arguties écologistes, d’une énergie artificiellement chère (3 fois plus qu’aux Etats Unis) qui handicape nos entreprises et pénalise les ménages.

Le développement du véhicule électrique

En ce qui concerne l’automobile ce sera la même chose …. Avec des objectifs complètement déconnectés des réalités : d’ici 2030, c’est à dire demain, 2 voitures neuves sur 3 vendues devront être électriques ; car c’est bien connu : face à la guerre en Iran et aux risques de pénuries de carburant, le véhicule électrique est LA SOLUTION !

On se situe en pleine décision autoritaire irréaliste qui ne tient absolument pas compte du marché ; marché du véhicule électrique qui plafonne à 18%, avec les aides actuelles, et dont les constructeurs ont saisi les difficultés puisqu’ils font … machine arrière !

Qui va payer pour ces voitures que la moitié des français ne peuvent pas se payer parce qu’elles sont trop chères et qu’ils n’ont en outre souvent pas accès à une prise de recharge à domicile … (habitat collectif) !

On a la solution : on va augmenter les subventions, là encore par le biais des certificats d’énergie, en … « utilisant mieux l’argent des français » (sic) c’est à dire en augmentant encore le leasing social qui a eu toutes les peines du monde à remplir ses objectifs lors de la dernière campagne, faute de candidats convaincus, car tout le monde sait maintenant que lorsque vous entrez dans ce système vous ne pouvez plus en sortir puisqu’à la fin il ne vous reste rien sauf à contracter un nouveau contrat !

Le premier ministre nous décrit un monde dans lequel tout le monde roulerait dans des voitures électriques subventionnées par l’Etat mais dont personne ne serait propriétaire ; cela me rappelle la Trabant cette voiture bon marché, qui ne valait rien, que le bon peuple pouvait acheter dans l’Allemagne communiste avant 1989 !

Mais on a l’habitude … sauf que l’on ne peut que redouter de futures mesures autoritaires visant à forcer le marché et accélérer le passage à l’électrique qui ne constitue en aucun cas un progrès !

Les atteintes à la liberté vont donc se faire de plus en plus pressantes … mais vous aurez des aides … c’est promis ; avec 2 réserves :

-Quand on sait que l’Etat est au bord de la faillite, il y a lieu de se demander quelle est la pérennité de ce genre de promesse qui n’engage évidemment que ceux à qui elles sont faites !

-Quand on connait la valeur des promesses de l’Etat qui change sans cesse les règles … il y a tout lieu de se méfier !

Le gouvernement des fonctionnaires n’a pas fini de faire des dégâts !

Bien cordialement à tous !

 

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Le choc des photos https://temoignagefiscal.com/le-choc-des-photos/ https://temoignagefiscal.com/le-choc-des-photos/#respond Fri, 10 Apr 2026 15:42:06 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21200 Continuer la lecture de Le choc des photos ]]> Un lever de Terre vu de la Lune, et c’est le vertige. Le vertige intellectuel total.

Et pourtant il est d’autres photos pires : la terre vue de Mars, de Jupiter, réduite à un point brillant ; mais alors, l’insignifiance ramène les croyances au galop.

Alors qu’avec la Lune en premier plan, elle-même parfaitement morte, la nuit noire du vide spatial en toile de fond, la situation est saisissante, la fragilité de la Terre exacerbée, et nous définitivement inexistants.

Où sont le paradis et l’enfer, les mille vierges, les félicités du ciel, les récompenses ?

Comment vont-ils se remettre de ces photos nos vendeurs de sornettes ? Comment vont-ils faire pour nous persuader de continuer à nous entretuer pour une place privilégiée dans ces espaces, totalement inexistants où nous étions censés les trouver ? Pas grave : « ils sont plus loin – ou ailleurs — », nous dit-on. Dont acte.

On pourrait imaginer que cet implacable constat, déjà ancien, aujourd’hui vulgarisé, nous amènerait à reconsidérer la vie, individuelle et collective.

Eh bien non. Dans le même temps que ces quatre courageux, ou inconscients, font là-haut des photos, en bas c’est l’éternel chaos.

Il faut dire que les arguments échangés sont du niveau zéro.

En clair, il y aurait deux visions, l’une du bien, l’autre du mal. Le bien s’appellerait : « démocratie », le mal s’appellerait : « autocratie ».

Dans la première des séducteurs peu scrupuleux et menteurs deviendraient, par le vote, des personnes de confiance. Dans la seconde, c’est à la force du poignet et après élimination violente de tous les autres candidats, que les postulants deviendraient des personnes de confiance.

Dans les deux cas le doute est permis. Revenons à plus de simplicité.

Chacun de nous, nous le rappelons souvent ici, n’existe que de ce qu’il possède, comme c’est le cas de la terre sur la photo.

Ses possessions se ramènent à son corps — sa pensée issue de lui — et ses biens. Toute atteinte à l’une de ses possessions est une atteinte à sa vie.

Deux sources de possession sont légitimes : le hasard et la récompense.

Ce sont les deux moteurs de la vie. Une organisation rationnelle, qui voudrait protéger la vie, protégerait le hasard et la récompense.

Certains imaginent qu’il en serait ainsi de la démocratie, et que l’autocratie représenterait au contraire l’irrespect du hasard et de la récompense. D’où l’idée de bien pour l’une et de mal pour l’autre.

Mais en réalité, il s’agit d’une fumisterie mortelle.

Aujourd’hui démocratie et autocratie, sous des apparences divergentes sont en réalités parfaitement identiques.

Ces deux organisations sont des machines à piller.

Donc des tueuses d’humanité qui détruisent les hommes en les privant de leurs biens, de leur être.

Les autocraties ne s’embarrassent pas d’explications, ceux qui ont le pouvoir ont tout, les autres rien. La vie y est primaire, la force règne en maître.

Les démocraties font assauts d’intelligence, ou de vice, chacun emploie le mot qu’il pense le plus approprié. Elles prétendent maîtriser le hasard et hiérarchiser les récompenses. En réalité la perversité de leurs dirigeants poursuit le même but que chez les autocrates : « plumer la dinde ».

Tout le monde sait que la vie est fragile, qu’elle ne perdure que par hasard et ne se développe qu’en récompense — à des actions pour partie voulues, mais plus souvent involontaires — qui se mérite par les résultats et non se décide d’un quelconque jury divin ou éclairé.

Protéger l’être — l’homme et ses biens – est-ce trop demander ? Oui, il faudrait instaurer le respect des autres. Ce n’est pas compris dans notre paquetage génétique.

On en revient toujours à la même question : que faire ? Et l’on obtient la même réponse : rien.

Il en sera probablement ainsi tant que, pour les Luniens, la Terre tournera autour de la Lune.

Bien à vous. H. Dumas

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Question simple https://temoignagefiscal.com/question-simple/ https://temoignagefiscal.com/question-simple/#respond Wed, 08 Apr 2026 15:19:43 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21198 Quand le chat laisse cinq minutes à la souris, qu’y gagne-t-elle ?

Bien à vous.

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Excès et mensonge. https://temoignagefiscal.com/exces-et-mensonge/ https://temoignagefiscal.com/exces-et-mensonge/#respond Wed, 08 Apr 2026 13:29:19 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21194 Continuer la lecture de Excès et mensonge. ]]>  Y a-t-il une différence entre l’excès et le mensonge, entre la vulgarité et la grossièreté ?

C’est le thème du film « The Drama », c’est la problématique à laquelle nous sommes journellement confrontés. 

« Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait Talleyrand.  

Bien d’autres avant et après lui ont évoqué le sujet. 

Personnellement, j’aurais tendance à avoir de cette maxime une lecture pragmatique, qui consiste à penser que l’excès étant insignifiant, il n’impacte pas la vérité, il complique juste sa perception, et donc qu’il n’a rien à voir avec le mensonge. 

Et c’est là que les choses se compliquent.  Car l’excès est insupportable alors que le mensonge est séduisant. 

Bien pire, l’excès dans le mensonge est plus acceptable que dans la vérité. 

En fait il faut revenir à la base. 

Le mensonge, le plus souvent est involontaire, il résulte d’une perception erronée des faits. Un excès de cette perception ne modifie pas l’erreur initiale. Alors que la vérité étalonne immédiatement l’excès qui la vise et le rend insupportable. 

C’est ce qui me fait dire que la vulgarité qui n’est qu’une propension à exagérer l’espace que les autres sont prêts à nous accorder n’a rien à voir avec la grossièreté qui est l’absence totale de notion différentielle entre notre espace personnel et celui des autres. 

Le sujet est prégnant dans l’espace politique où l’excès est d’un usage commun. 

Ainsi la politique basée sur le mensonge est plus séduisante que celle issue de la vérité, puisque les excès de la première ne vont pas sauter aux yeux, alors que ceux de la seconde vont nous apparaître en CinémaScope. 

La première permet de sempiternelles discussions, toutes inutiles et nous entraînant vers l’abîme, la seconde déchaîne ironie et sarcasmes alors que c’est elle qui, incluant la vérité, est la route à suivre. 

Tout se noue au moment du mensonge et de sa sincérité. Car, et c’est vraiment le point de bascule, le mensonge est la plupart du temps sincère pour celui qui le prend pour base de départ de son action ou de sa réflexion. 

Seul le déroulement des événements fait, avec le temps, le tri, et encore …

Que dire ? Que bien sûr il ne faut pas confondre excès et mensonge, qu’il s’agit de deux choses bien distinctes qui, malheureusement, engagent dans notre émotionnel les mêmes stimuli. 

Je dois avouer qu’ayant tendance à l’exagération, les vérités que je m’efforce de porter, avec lesquelles je ne transige pas, sont particulièrement lourdes et leur inertie impacte profondément ma vie. 

Pourrais-je mieux les servir discrètement ? Je ne sais pas. 

Ne dit-on pas : « Ceci est criant de vérité » alors que l’on parle plutôt de « discrets mensonges » ?

Compliqué, non ?

Trump et Poutine se rejoignent-ils par le mensonge ou par l’excès ? Je vous pose la question. 

Bien à vous. H. Dumas

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Récompense, punition, égalité. https://temoignagefiscal.com/recompense-punition-egalite/ https://temoignagefiscal.com/recompense-punition-egalite/#comments Sun, 05 Apr 2026 15:11:07 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21191 Continuer la lecture de Récompense, punition, égalité. ]]> La question est double :

  • Peut-on organiser une société sans récompense et punition ?
  • Que reste-t-il de l’égalité après les récompenses et les punitions ?

Je suppose qu’une grande quantité de personnes autorisées ont déjà réfléchi à la question. Cela n’a pas dû déboucher sur une solution, ou du moins pas à ma connaissance.

Je dois reconnaître que le problème me parait abyssal.

En effet que serait un monde sans récompense. Où chaque action se conclurait par un résultat dont personne ne pourrait jouir ou en être honoré. Où, si une action s’avérait catastrophique pour celui qui l’a entreprise, pour ses proches, voire pour toute l’humanité, personne n’en serait responsable, personne ne serait puni.

C’est difficile à imaginer.

Par ailleurs, on voit bien que chaque récompense ou punition impacte l’égalité, je parle évidemment de l’égalité sociale, celle qui figure au fronton de nos bâtiments publics, dont on nous beurre le nez à longueur de journées, qui est au centre de notre devise. Je ne parle pas de l’égalité naturelle, biologique, qui est inexistante, tout le monde le sait, détourne la tête, personne n’en parle.

Face à ce problème colossal, chacun y va de sa petite combine, en s’efforçant de lui donner une valeur universelle, même d’en faire une croyance qui serait d’origine divine, sachant que le mot « divin » ne définit pas lui-même une réalité.

En fait ces trois points : récompense, punition et égalité, sont la base de tous les conflits et incompréhensions qui explosent régulièrement la communauté des hommes.

Il y aurait un remède : La Justice.

Mais hélas, la justice n’existe pas. Et j’ai payé, cher, pour avoir le droit de l’affirmer. La justice n’est qu’une comédie, dans tous les systèmes.

Elle devrait être intelligente, modeste, jamais irréversible pour limiter les conséquences de ses erreurs, accessible à tous, et gratuite évidemment.

Or, elle est plutôt bornée, prétentieuse, se prétend définitive, non révisable, elle interdit son accès à tout ce qui ne lui est pas soumis imposant donc les avocats, elle prétend être seule à pouvoir décider les faits sur lesquels elle se penche, elle menace financièrement et condamne à tour de bras ceux qui ont cru en elle mais qu’elle veut ignorer.

Donc la justice est une vaste fumisterie au service des pouvoirs qui font croire qu’ils ont une recette magique pour distribuer justement récompenses et punitions en toute égalité.

En réalité la question n’est pas abyssale, elle est vertigineuse, et mon chien a bien de la chance de ne pas se la poser, il s’en fout de l’égalité.

C’est elle qui, régulièrement, nous transforme en êtres mortifères, dévastant tout sur leur passage.

Il faut être un de ces vendeurs de feuilles de chou ou hâbleurs d’écrans pour croire que les guerres sont imputables à tel ou tel personnage, alors qu’elles découlent inévitablement de l’impossibilité qu’il y a de faire cohabiter nos trois démons : récompense, punition et égalité.

Mais alors, pourquoi sommes-nous envahis par eux, s’ils nous entrainent systématiquement dans l’abime ? Et bien, justement, c’est la question que je vous pose.

Bien à vous. H. Dumas

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Le piège d’un endettement excessif https://temoignagefiscal.com/le-piege-dun-endettement-excessif/ https://temoignagefiscal.com/le-piege-dun-endettement-excessif/#comments Sun, 05 Apr 2026 09:53:09 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21187 Continuer la lecture de Le piège d’un endettement excessif ]]> Alors que de plus en plus de stations-service sont en ruptures de stock, S Lecornu, premier ministre, a déclaré qu’il voulait utiliser les surplus fiscaux pour financer l’électrification.

Nous avons eu droit, au passage, à une pitoyable comédie avec une porte-parole du gouvernement qui avait commencé par nous expliquer, 3 jours auparavant, qu’il n’y avait pas d’excédent … Et désormais le premier ministre déclare vouloir consacrer les excédents aux énergies renouvelables !

Alors bien sûr, les explications du gouvernement ne sont pas totalement fausses mais elles ne sont pas sincères.

La réalité fiscale

Lors de la crise de 2008 le baril de pétrole est monté à 147$ et le prix du carburant a atteint à la pompe 1.35€. Aujourd’hui le baril est à 110$ et le prix du litre d’essence dépasse 2€ ; cherchez l’erreur !

La différence, ce sont évidemment les taxes qui ont augmenté !

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer longuement la « logique » de cette fiscalité qui bien évidemment s’est intensifiée au cours des ans !

Rappelons que sur un litre de carburant, les taxes représentent 60% du TTC c’est à dire plus d’un € avec une TVA assise sur la TICPE laquelle est elle-même une taxe forfaitaire. La réalité économique derrière le prix affiché à la pompe est très simple : pour un litre vendu 2 €, 1,15 € correspond aux taxes, alors que la marge des stations-service est marginale, limitée à quelques centimes.

Autrement dit, avec une fiscalité sur les carburants à l’un des niveaux les plus élevés d’Europe, le premier ministre vient nous expliquer que l’Etat n’a pas les moyens de réduire cette fiscalité et que le manque à gagner serait insupportable alors que les taxes représentent 45 Mds€ de recettes fiscales annuelles !

Ce discours n’est évidemment pas crédible ; surtout lorsque les pays voisins appliquent des mesures de réduction de la fiscalité … et, d’ailleurs, face à des menaces de blocage de la part de certains secteurs d’activité, le premier ministre a bien voulu prévoir des mesures ciblées pour certains secteurs (pêche, agriculture, transports routiers) tout en prétendant qu’elles vont couter plus cher que le surplus fiscal occasionné par la hausse des prix !

Tout ce que l’Etat a “trouvé”, c’est de créer une nouvelle solution bureaucratique pour encore complexifier la situation : La mise en place de prêts « flash » pour les entreprises qui en ont besoin ; c’est à dire que l’on va prêter une partie de l’extorsion fiscale plutôt que de baisser les taxes pour tous …

Le gouvernement vous propose donc d’emprunter pour payer votre carburant pour pouvoir aller travailler !

Voilà bien une solution innovante  … totalement inepte de la part d’un incorrigible Etat fonctionnaire incapable de comprendre la marche du monde mais qui veut garder le contrôle !!?!

Mais, rassurez-vous, ce système de prêt … donnera du travail aux fonctionnaires chargés de le mettre en place !

Rappel de quelques évidences

Le premier ministre a un discours biaisé car il confond (intentionnellement) les gains fiscaux immédiats avec des promesses de mesures d’allègements qui ne sont pour l’instant pas encore engagées. Il accumule aussi, dans ses calculs de charges, le chèque énergie qui est délivré sans lien avec la crise pétrolière.

Prétendre qu’il n’y a pas d’excédent fiscal est évidemment un mensonge car il y a bien des recettes supplémentaires de TVA sur l’essence puisque, c’est mathématique, plus le prix monte, plus la TVA collectée augmente !

Mais alors, pourquoi refuse-t-il de baisser la fiscalité sur les carburants alors qu’elle est l’une des plus lourdes d’Europe et qu’il connait les effets négatifs sur l’économie d’une énergie trop chère ?

La réalité est qu’il est coincé avec un stock de dettes et de déficits chroniques qui ont atteint si ce n’est dépassé les limites du tolérable. Il n’a aucune marge de manœuvre et espère échapper à une chute future des recettes fiscales en escomptant probablement que la guerre va s’arrêter rapidement … et que les français se soumettront !

Car, il n’est pas difficile de prévoir que l’augmentation du prix de l’énergie va avoir, à terme, des effets délétères évidents avec une splendide récession et de moindres rentrées fiscales du fait de la diminution de l’activité économique …

Les revenus des français n’étant pas indéfiniment extensibles, ce qu’ils consacreront au carburant ne sera pas dépensé ailleurs. On estime d’ailleurs que la chute de consommation de carburant s’élève déjà à -26%.

Et si les choses s’aggravent, c’est donc à un effondrement des recettes fiscales que nous assisterons !

L’absence de marge budgétaire

En fait, le gouvernement est coincé par une dette qui étouffe l’Etat et lui retire toute marge de manœuvre et cela prouve de manière éclatante qu’il y a des limites à la dépense publique qui, en France, relève du gaspillage pur et simple !

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec un stock de dettes de 3.500 Mds€ et un flux négatif de -5% de déficit sur le PIB de 152 Mds€ (mais en réalité c’est bien un déficit de 50% du budget annuel ce qui est gigantesque), l’Etat français crame, en pure perte, environ 500 millions € par jour !

Compte tenu de cet état de fait, prétendre réorienter les recettes fiscales vers les énergies renouvelables relève juste du vœu pieux en raison de 2 points non résolus :

– les véhicules thermiques qui se comptent en millions ne roulent pas au panneau solaire ou à l’éolien et beaucoup de leurs propriétaires n’ont pas les moyens d’acheter un véhicule électrique alors qu’ils sont confrontés à une hausse vertigineuse de leur cout d’utilisation. Le gouvernement s’avère en fait incapable de répondre à l’urgence de la situation …

– le développement de l’électrification est pour l’instant très insuffisant pour faire face au manque de pétrole et prendra beaucoup de temps alors que les données existantes démontrent que cette électrification coute très cher (elle est tellement non compétitive qu’elle n’est basée que sur … des subventions) avec des résultats très mitigés !

Prétendre favoriser une filière (électrique) plutôt qu’une autre va juste pénaliser les plus pauvres et ce n’est évidemment pas une politique de protection ni même une politique socialiste alors que le gouvernement et le président sont pratiquement tous des … socialistes !

C’est en tout cas la preuve évidente que l’Etat n’est pas là, contrairement à ce qui est affirmé, pour protéger les français mais bien pour les rançonner encore et toujours car il est flagrant qu’il ne fait rien pour aider les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et dont les revenus sont les plus faibles alors qu’ils prennent la hausse de plein fouet !

Alimenter le mécontentement

Il est important pour le gouvernement de ne pas apparaître comme un profiteur de la crise énergétique et encore faut-il souligner qu’il a résisté jusqu’ici à la tentation démagogique de vouloir taxer les « supers profits des pétroliers » alors que celui qui fait des super profits est bien l’Etat qui n’achète rien, ne vend rien, ne stocke rien mais encaisse à tous les coups !

L’Etat encaisse pour l’instant une augmentation des recettes de TVA mais il anticipe déjà une grosse baisse de la collecte fiscale dont le montant ne sera connu qu’en décembre prochain car les effets de la crise se font déjà sentir sur le moral des français qui est en chute libre d’une part en raison du tabassage fiscal et d’autre part en raison des mauvaises nouvelles qui s’accumulent … Ils anticipent que ça va se compliquer et … ils ont raison surtout que, malgré les assurances du gouvernement, il y a bien un risque de pénurie !

Ils vont donc adapter leur comportement à … leur budget face à un gouvernement impuissant pris au piège de ses déficits budgétaires et soumis aux aléas géo politiques alors qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre.

Bien évidemment, tous ces indices ne sont que les prémices d’une dégradation plus générale de la situation du pays ; laquelle ne peut qu’empirer jusqu’au désastre final ; même si, pour l’instant, tout va bien, si l’on peut dire, … parce que les préoccupations du monde sont plutôt orientées sur le golfe persique et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz …

Nous y reviendrons …

Bien cordialement à tous !

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L’explication d’un déclin https://temoignagefiscal.com/lexplication-dun-declin/ https://temoignagefiscal.com/lexplication-dun-declin/#comments Sun, 29 Mar 2026 12:10:19 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21181 Continuer la lecture de L’explication d’un déclin ]]> La carte politique française est extrêmement simple … et se réduit à peu de chose !

Elle se partage entre les étatistes de gauche, les étatistes de droite avec, au milieu, pour les départager, les … étatistes du centre.

Amer constat …

Il existe une telle uniformité politique qu’il n’y a aucune alternative à l’étatisme ; ce qui explique, pour une large part, l’absence de toute réforme d’un système dont on sait pourtant qu’il court à sa perte !

Par étatiste, il faut bien évidemment comprendre qu’il s’agit de personnes qui sont convaincues, ou qui affectent de croire à la supériorité de l’Etat alors que l’on sait que l’organisation étatique est lourde, pesante, couteuse et inefficace.

Et ce consensus politique, spécifiquement français, tend à faire accroire à la population que le libéral est d’extrême droite, en le taxant d’ultra-libéral, voire de fasciste afin de soumettre l’esprit des électeurs à un mur psychologique : le libéral est dangereux pour les libertés alors que c’est bien l’Etat qui est le plus attentatoire aux libertés !

Comment expliquer un tel paradoxe ?

C’est tout simplement parce que ces étatistes de tous bords sont aussi des démagogues, c’est à dire des gens élus, qui ne font rien de concret mais promettent à leurs électeurs des revenus et des avantages sans avoir besoin de travailler en taxant le patrimoine et les revenus que l’on va confisquer aux riches (voir la taxe Zucman).

Le mécanisme est à la fois simple et pervers : il suffit de promettre des avantages à certains en confisquant les biens des autres alors qu’on n’est soi-même pas impacté par ses propres décisions ?

Autrement dit : il suffit de promettre de distribuer aux uns l’argent des autres pour être populaire !

Démonstration : Il suffit que vous confisquiez les revenus d’un entrepreneur pour les distribuer à 5 personnes qui, elles, ne font rien, pour vous assurer une base électorale inexpugnable car, comme le droit de vote est le même pour tout le monde, on comprend très vite que les 5 personnes (qu’on surnommera le Club des cinq), qui ne font rien, voteront toujours  pour ce système alors que l’entrepreneur se retrouve piégé dans un système qui lui est hostile par définition mais qu’il ne pourra jamais changer.

L’entrepreneur, seul créateur de richesses, est donc perdant à tous les coups au jeu du suffrage universel perverti sous sa forme la plus démagogique car les élus démagogues et les hauts fonctionnaires font eux-mêmes partie du Club des cinq … et passent leur temps à expliquer à leurs braves administrés que les entrepreneurs sont des profiteurs, qui ont extorqué l’argent aux travailleurs, des fraudeurs et des exploiteurs, …il n’y a aucune chance que cela change.

Un mensonge, aussi énorme soit-il, répété suffisamment, finit par devenir la vérité et ce mensonge, on l’assène aux français depuis au moins 45 ans !

Ce discours est d’autant plus crédible qu’une majorité de français ne demandent qu’à y croire ; et c’est d’autant plus pervers que l’on a créé chez les bénéficiaires du Club des cinq une illusion de gratuité (notamment sur les transports urbains ou la santé) sur laquelle il est impossible de revenir en arrière !

Cela explique que nous ayions enchainé les mauvaises décisions, toutes très couteuses, depuis 1981 :

-la retraite à 60 ans mais aussi des préretraites financées à prix d’or pour dégager des emplois,

-le maintien à coup de replatrages de la retraite par répartition alors que tout le monde sait qu’elle va dans le mur en raison de la pyramide des âges, mais elle permet de financer les retraites des fonctionnaires qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds € par an !

-la 5ème semaine de Congés Payés,

-les 35 heures et les RTT à l’effet catastrophique, n’en déplaise aux thuriféraires de L Jospin, mais sur lesquels aucun dirigeant n’a osé revenir y compris « l’ultra libéral » en carton bouilli recyclé pro entreprises et spécialiste du « Choose France » qui siège à l’Elysée …

-l’IGF devenu ISF puis IFI qui a institutionnalisé la « chasse aux riches »

A tout cela vous ajoutez :

-la violence fiscale contre les entreprises qui sont prises par l’Etat et ses hauts fonctionnaires  pour une cash machine en oubliant que les impôts qui leur sont appliqués sont nécessairement répercutés sur les consommateurs ; mais cela permet aux petits hommes gris de l’Etat d’affirmer que ce sont les entrepreneurs les fautifs et les français les croient !

-un Etat providence financé à crédit pour « aider » les français avec des subventions pour tout un tas de dépenses qui relèvent … de la vie courante (prime de noël, chèque énergie, ma Prim’rénov, chèque pour le vélo, pour les chaussettes, …) : le règne du tout gratuit payé par l’Etat parce que l’on sait, depuis F Hollande, que quand l’Etat paie ça ne coute rien !?!

Toutes ces mesures, certes très populaires, ont surtout eu pour résultat de fortement dégrader la compétitivité du pays en provoquant délocalisations, faillites ou robotisation et avec pour corollaire un chômage de masse quasiment incompressible et pour effet … d’augmenter inexorablement les membres du Club des cinq !

Fatalement, ce clientélisme démagogique coute très cher ; ce qui explique que toute l’énergie française soit tournée vers la création de nouveaux impôts et non d’emplois !

Mais cet excès de taxation a forcément des effets délétères car, en refusant de voir la réalité des choses, on entraine la France dans un déclin à la fois économique et politique parce qu’il faut être conscient qu’il n’y aura jamais assez d’impôts et de taxes pour assouvir le Moloch étatique qui est en train d’engloutir toute la richesse du pays !

Nous sommes devenus le pays de l’inefficacité bureaucratique avec 400.000 normes, 70 codes, un code du travail de 10.000 articles et 3.600 pages alors que nos voisins en ont 200, 5 strates de collectivités territoriales empilées sans aucune efficacité (pour prendre la moindre décision il faut convoquer une armée d’élus et de fonctionnaires).

Le pire est que l’Etat, dans son jusqu’au-boutisme administratif, a réussi à mettre en place un système d’administration de l’administration ; avec pour corollaire des frais de fonctionnement colossaux de 365 Mds €/an !

Mais, finalement, à quoi sert le fonctionnaire ?

A la mise en place d’une société de surveillance, à contrôler le système, à collecter et diriger les flux d’argent vers les personnes désignées pour les recevoir !

Les conséquences sont malheureusement parfaitement documentées :

-la valeur travail est dévaluée pour ne pas dire dénigrée (il n’y a pas si longtemps les socialistes promettaient même le revenu universel pour tous avec l’argent … des autres !),

-Le refus de travailler pour une part importante de la population … qu’il faut quand même entretenir !

-la mise en place d’une fiscalité confiscatoire qui fait fuir. En 2025, 800 multimillionnaires ont quitté le pays et, ne resteront à la fin que les pauvres car, ceux qui le peuvent quittent le pays ; estimant qu’il n’y a pas d’avenir dans un système où vous ne pouvez rien faire et que le si peu que vous faites est soumis à la confiscation fiscale et à des contrôles tatillons de l’administration.

-un développement inquiétant de la violence et de l’insécurité là encore parfaitement documentée qui fait de la France une zone spéciale en Europe.

-comme il n’y a jamais assez d’argent pour satisfaire tout le monde, malgré une pression fiscale tout à fait excessive, la situation se dégrade sans arrêt. Les hommes de l’Etat sont donc obligés d’emprunter l’argent qui manque de manière chronique pour payer ceux qui profitent du système … et c’est comme cela qu’on se retrouve avec 3.500 Mds€ de dettes !

Mais il faut être conscient que ce système vit ses dernières années car nous avons atteint les limites … et les révisions seront brutales !

Définitivement, tout ce qui précède confirme que le socialisme s’arrête quand on a fini de distribuer l’argent des autres !

Bien cordialement à tous !

 

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C’est parti. https://temoignagefiscal.com/cest-parti/ https://temoignagefiscal.com/cest-parti/#respond Fri, 27 Mar 2026 08:45:03 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21177 Continuer la lecture de C’est parti. ]]> Sur BFM TV : https://www.bfmtv.com/politique/parlement/ces-38-deputes-l-ont-emporte-aux-municipales-la-liste-bfm-de-ceux-qui-partent-ou-restent-a-l-assemblee-nationale_AV-202603260507.html

Ma lettre que Le Ministre de l’intérieur recevra lundi, sauf… s’il lit ce blog. Sait-on jamais ?…

Objet : Mise en demeure d’organiser des élections législatives partielles consécutives à des vacances de sièges de députés

Monsieur le Ministre,

À la suite des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, plusieurs députés ont été élus maires.

En application des règles de non-cumul des mandats, ces parlementaires ne peuvent exercer simultanément les fonctions de député et de maire.

Il résulte de cette situation que les sièges de députés concernés sont devenus vacants.

L’article LO176 du code électoral définit les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vacant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc nécessairement élection partielle lorsque le député devient maire.

Par ailleurs, l’article dans son dernier alinéa prévoit très précisément que le suppléant remplace l’élu :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

 Dans le cadre de la loi, un non-choix dans le délai qui est imparti à l’élu ne peut pas être qualifié autrement qu’en démission constatée d’office (article L46-1). Toute autre interprétation, qui viserait à détourner la loi pour ne pas l’appliquer telle qu’elle est établie, ne serait pas conforme aux dispositions du code électoral.

En conséquence, la vacance des sièges concernés impose l’organisation d’élections législatives partielles.

À ce jour, aucune mesure de convocation des électeurs n’a été prise.

Cette abstention constitue une méconnaissance des dispositions du code électoral et du principe de représentation nationale.

Par la présente, je vous mets en demeure de procéder à l’organisation des élections législatives partielles correspondantes dans un délai conforme aux exigences légales.

À défaut d’une telle organisation dans un délai de deux mois à compter de la réception du présent courrier, je me verrai contraint d’en tirer toutes les conséquences contentieuses.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

Nous allons voir la réaction de ces “abstentionnistes de la loi”.

Bien à vous. H. Dumas

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Tricheurs un jour, tricheurs toujours… https://temoignagefiscal.com/tricheurs-un-jour-tricheurs-toujours/ https://temoignagefiscal.com/tricheurs-un-jour-tricheurs-toujours/#respond Wed, 25 Mar 2026 14:35:34 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21170 Continuer la lecture de Tricheurs un jour, tricheurs toujours… ]]> Sous réserve de vérification, 38 des députés s’étant présentés aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été élus et vont être maires.

Dans le cadre du principe de non-cumul des mandats, leur situation est réglée par l’article LO176 du code électoral, repris ci-dessous.

Cet article défini les conditions qui s’imposent en cas de vacance d’un siège de député, tout particulièrement en ce qui concerne le sort de son suppléant.

Il précise que son suppléant remplace le député dont le siège devient vaquant sauf :

  • Si son élection a été annulée
  • S’il a été démissionné d’office par le conseil constitutionnel en application des articles LO136-1 (fraude au financement de sa campagne sanctionnée) ou LO136-4 (manquement sur les déclarations fiscales)

Son suppléant remplace aussi le député en cas de démission, sauf en cas de démission pour les raisons suivantes :

  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un poste de sénateur
  • S’il démissionne dans le cadre d’un cumul avec un mandat de parlementaire européen.
  • S’il démissionne pour un mandat de maire, de conseiller général, de conseiller régional, etc…

Lors de toutes ces situations d’exception le suppléant ne peut pas terminer le mandat d’un député, il y a donc élection partielle.

Enfin une dernière exception à cet article du code électoral est prévue :

  • En cas de participation à des fonctions gouvernementales.

Conclusions :

Les suppléants de nos 38 députés récemment élus ne peuvent pas les remplacer et finir leur mandat, quand bien même la démission d’un député lui serait imposée en cas de non-choix par lui dans les délais impartis.

C’est la loi, votée par les députés de l’Assemblée nationale, ceux-là même qui prétendent s’en affranchir.

En effet, la presse nationale évoque la pratique qui voudrait que, s’il ne donnait pas sa démission et qu’elle lui soit donc imposée, le député élu maire puisse cumuler les deux fonctions à travers le suppléant qui a été élu avec lui au poste de député.

Mais nulle part la loi ne fait une différence entre une démission voulue ou une démission imposée.

Cette tricherie, si elle était avérée, est grave. La démocratie serait affaiblie puisque le même élu va avoir, à travers son suppléant — dont on peut supposer la dépendance – un pouvoir qui dépasse ce que la loi a prévu en interdisant les cumuls d’une façon claire et particulièrement détaillée.

Tricheur un jour, tricheur toujours. Cet épisode, largement désinformé par notre presse nationale toutes tendances confondues, donne une image assez claire de notre démocratie.

Et Bercy ? Et la terreur fiscale ? Qui pour nous défendre de ces tricheurs, voleurs, pillards ? MAIS NOS DÉPUTÉS… CQFD

Bien à vous

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La démocratie est aux abois https://temoignagefiscal.com/la-democratie-est-aux-abois/ https://temoignagefiscal.com/la-democratie-est-aux-abois/#respond Tue, 24 Mar 2026 15:53:40 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21165 Continuer la lecture de La démocratie est aux abois ]]> En démocratie, le pouvoir politique — en réalité la force : police, armée et justice — est entre les mains de personnes élues, par période de cinq à dix ans selon les constitutions.

Ce pouvoir, flatteur et recherché, impose un travail constant de séduction qui doit étroitement coller à l’émotion majoritaire de la population.

Cet objectif demande un travail à plein temps. Les élus s’y consacrent totalement, ils ne peuvent assumer aucune autre activité. Séducteurs ils sont élus, séducteurs ils doivent rester, à tout jamais.

De ce fait, ils sont obligés de s’assurer la complicité d’autres pouvoirs pour organiser la bonne marche de la société, puisqu’ils sont occupés à plein temps par les serrages de mains et les cirages de pompes de leur clientèle…

Ces autres pouvoirs sont : le capital, l’administratif, le scientifique et le religieux.

L’idéal serait pour les politiques d’arriver à un équilibre de la fraction d’autorité à confier à chacun de ces pouvoirs.

Ce n’est jamais le cas. Le pouvoir n’est pas partageur, surtout quand c’est un autre qui paie les factures de ses excès. Car ce sont les politiques élus qui paient la facture des erreurs ou des excès éventuels des autres pouvoirs, à chaque élection.

D’où la complication, et la difficulté pour les électeurs de comprendre d’où proviennent les abus de pouvoir qui bousculent leurs libertés individuelles, leur vie de tous les jours.

Tout cela n’est évidemment pas un souci pour les sociétés autocrates car, bien qu’elles affrontent les mêmes problèmes, elles ne sont pas soumises aux élections et les contestations s’y règlent par la force, en l’absence d’élections.

On peut constater qu’affronter les élections pose un problème, mais gérer la force sans qu’elle finisse par se retourner contre celui qui l’emploie en pose un autre.

Précision : nous parlons des problèmes de ceux qui sont au pouvoir, pas de ceux qui le subissent — qui ne sont pas l’objet de ce billet.

Attachons-nous aux pouvoirs annexes :

Le pouvoir religieux

C’est le plus facile et le plus dangereux. Le politique qui le prend pour partenaire principal se retrouve face à des croyants. Ils sont naturellement dociles, mais pas les plus adaptables aux errements de la vie, qui demandent beaucoup de réactivité. Ce n’est pas leur point fort…

Le pouvoir scientifique

Rarement sollicité comme partenaire des politiques, il arrive cycliquement à l’improviste et met toujours un bazar monstrueux. On le voit aujourd’hui avec l’écologie et l’informatique. Ce pouvoir est incontrôlable, peu malléable : quand il se trompe, il repart rapidement comme il est arrivé ; quand il a raison, il s’impose définitivement. Il n’est pas un bon complice pour le politique.

Le pouvoir du capital

Nous arrivons là au partenaire traditionnel du politique. Sans lui pas d’économie, et sans économie pas de société. C’est dire à quel point le politique et le capital sont liés. Au point que chacun tente constamment de dévorer l’autre. Mais c’est impossible : il s’agit de deux espaces demandant des qualités et des aptitudes totalement contraires.
Capital et politique sont comme chien et chat, obsédés l’un par l’autre, inséparables et antagonistes.

Le pouvoir administratif

Couramment appelé bureaucratie, il est aussi développé au côté des politiques… qu’au côté du capital. En réalité, il n’est pas un vrai pouvoir. Il est un service.
Mais ce service peut se rendre si indispensable qu’il devient, de fait, le pouvoir.
Chaque fois qu’il subtilise le pouvoir à l’un de ses maîtres, la catastrophe n’est pas loin. N’étant pas fait pour décider mais pour exécuter, au meilleur de sa forme il lui manque toujours l’intuition, l’imagination — qui ne font pas partie de ses ressources.

La situation actuelle

Il n’est pas douteux que l’association des politiques avec le capital a fonctionné de la fin de la guerre aux années 70. Que le capital en a alors pris à son aise, favorisant ainsi son remplacement progressif par l’administratif comme partenaire privilégié du politique.

L’accès à ce pouvoir a gonflé la tête de l’administratif ; ceci ajouté à ses méconnaissances en économie, la faillite nous guette.

Le réflexe des politiques va être — il l’a déjà été aux USA — de se séparer des administratifs pour refaire alliance avec le capital.

Ce mouvement de balancier n’est pas en soi malsain, mais attention à ne pas prendre un escroc en guise de représentant du capital…

Les récentes élections municipales ont tâtonné vers cette voie, la réussite n’a pas été au rendez-vous. Le capital n’est pas encore organisé en responsable civique ; il est toujours à la traîne, dans une posture corruptive adaptée à la survie en situation de soumission aux politico-administratifs.

Peu de politiques évaluent la situation, car la population ne leur renvoie pas encore cette nécessité — ou pas de façon compréhensible — et ils ne sont que la projection de sa pensée.

Il va donc falloir attendre.

Avec le risque de voir la population manœuvrée par ceux pour qui la démocratie n’est pas la solution à leur souhait de pouvoir absolu et définitif — comme si cela pouvait exister…

En attendant, nous sommes à l’arrêt.

Situation de risque extrême dans un monde qui bouge constamment.

Bien à vous.

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