Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Mon, 09 Feb 2026 15:49:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 Je reçois ce texte d’Emmanuel Bolling https://temoignagefiscal.com/je-recois-ce-texte-demmanuel-bolling/ https://temoignagefiscal.com/je-recois-ce-texte-demmanuel-bolling/#respond Mon, 09 Feb 2026 15:13:52 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21038 Continuer la lecture de Je reçois ce texte d’Emmanuel Bolling ]]> Je le publie, tel que je l’ai reçu… même si les bras m’en tombent.

Que dire : rien

“L’histoire véridique du site « Témoignage fiscal .

En 2009 j’avais perdu mon entreprise suite à un contrôle fiscal et une bataille juridique éprouvante de plus de 20 ans.
Bref j’étais dans le 36 eme dessous, j’avais donc le moral dans les chaussettes et j’errai sur internet à la recherche de personnes ayant subi le même sort.
Un petit site attira mon attention. Il était intitulé « Témoignage fiscal »
C’était juste un site sans aucun attrait et il était tenu par Henri Dumas.

Je le contactais et il m’accueilli les bras ouverts et plein de compassion pour mon combat contre le fisc.
Une fausse compassion car son seul sujet d’intérêt, je m’en aperçus bien plus tard, c’était et c’est toujours lui et rien que lui…
C’était disait-il son combat après un contrôle fiscal qui s’était très mal passé à son encontre et qui perdurait encore.
J’appris aussi que si son contrôle fiscal s’était mal passé, c’était uniquement de sa faute. Il l’avait refusé et avait renvoyé les contrôleurs en les menaçant de toutes les foudres de l’enfer.
Bref il avait bien mérité ce qui lui arrivait en jouant les vierges effarouchées mais c’est une autre histoire que j’allais découvrir au fil du temps.
De toutes les façons cela n’était pas encore mon problème.

Je lui rendis visite chez lui  à Sète qui était à une heure de mon domicile.
L’entrevue se passa très cordialement et nous décidâmes de nous revoir pour discuter d’une collaboration bénévole future pour son site qui était à cette époque  très mal construit et qui avait une audience des plus confidentielle.
Ce site lui servait d’exutoire pour écrire des papiers  contre « l’injustice » qui l’avait frappée mais qu’il avait peut être, totalement mérité en refusant son contrôle fiscal.

Je lui proposais de le remanier complétement, de le rendre attractif visuellement et d’essayer de lui donner une autre dimension en le poussant sur internet pour gagner des lecteurs intéressés par notre combat .
Il me donna carte blanche pour le promouvoir et pour le rendre attractif.
Cela pouvait être rigolo comme « challenge » et je me mis aussitôt au travail.

D’abord créer un visuel accrocheur et pour cela une de mes relations s’en chargea et le fabriqua.
Henri accepta illico le nouveau visuel qui était saisissant.
C’était comme lui proposer une Aston Martin à la place de sa vieille Clio.
Ce visuel intemporel n’a pas changé depuis cette époque…

Ensuite s’occuper du contenu où tout était à faire car à part la ponte prolixe mais unique d’Henri, c’était le désert.
Je devais aussi :
1) attirer d’autres contributeurs qui écriraient d’autres papiers.
2) ouvrir d’autres rubriques pour diversifier l’offre et gagner des lecteurs.
3) se servir de You Tube en enregistrant des vidéos.

La tâche était intéressante et motivante car avec cet embryon de site je partais de zéro car tout était à faire. D’un site peu vivant avec un seul auteur (Henri) il fallait en faire une« machine de guerre ».

Cela tombait bien car à cette époque-là je tournais en rond, ayant fini d’écrire mes malheurs fiscaux sous forme d’une grosse autobiographie.
Le visuel ayant reçu l’approbation d’Henri, le contraire aurait été étonnant, je décidais d’ouvrir une autre rubrique intitulée « le Zap du net ».
Dans cette rubrique à part quelques papiers personnels (qui y sont toujours) je choisissais des articles divers au titre accrocheur sur le net pour les mettre  dans le Zap.
Je commençais le 10 janvier 2014 avec : « Médiapart, out of order » et continuais avec 885 articles divers avant d’être viré sans sommation par Henri en septembre 2021 pour mes « divergences de vues ».

You tube et là je créais avec Henri « les Papys papotent »
Pour chaque vidéo, Henri choisissait le sujet et menait la discussion à sa guise.
Je lui servais uniquement de « faire valoir » et mon rôle était d’acquiescer avec convictions à tous ses propos.
Ce rôle me satisfaisait entièrement.
C’était lui le patron et il adorait parler à perte de vue. Cela le flattait énormément et cela ne me gênait aucunement.
C’était le rêve pour lui. Il se mettait en avant et n’avait pas de contradicteur. Tout cela flattait son égo dont je découvrais petit à petit, comme je vous l’avais dit, toute l’étendue…
Nous avons commencé les vidéos en décembre 2013.
J’allais chez lui à Sète quasiment toutes les semaines « participer » à mes frais en voiture jusqu’à mon licenciement surprise et éclair en septembre 2021.
Les vidéos sur You tube n’ont jamais rencontré un grand succès mais ce n’était pas le but, celui-ci était d’occuper un média important sur le net, You Tube, et de faire plaisir à Henri.

« Le Zap du net » lui prit aussitôt un essor fulgurant dès le premier papier qui le fit décoller à une vitesse stratosphérique.
Alors que les articles d’Henri avant ma venue se trainaient à environ 1500 vues, ceux du zap allaient rapidement osciller entre 150 000, voir plus, et une trentaine de mille. Rien en dessous de 5000.
Soit 4 fois à 100 plus…
IL fallait que je cherche des articles légèrement pamphlétaires dans la presse, avec un titre choc qui pouvaient s’intégrer facilement et que j’en fasse un copier/coller. Rien de trop fatiguant.
Cela donna tout de suite une autre dimension au site et cela permis aussi d’attirer des auteurs à celui-ci.
Leur sélection et leur recrutement étaient la partie réservée d’Henri.
Cela ne m’intéressait pas du tout, ce n’était pas ma tasse de thé, moi je n’avais aucune disposition pour pérorer…
Les auteurs sont venus petit à petit.
Cela draina plus ou moins une vingtaine de personnes dont 2 qui devinrent des permanents du site :
Dominique Philos 459 articles.
Claude Reichman 296 articles.

Tous les autres ont finis par quitter le site qui est redevenu ce qu’il était pire qu’
à mon arrivée : moribond.
Il tourne  à plus ou moins 150 vues par article…

Le site étant devenu avec le Zap un site dynamique en pleine ascension, ils furent donc une vingtaine à s’inscrire et à y écrire.
La fréquence des pontes de chacun était très irrégulière car aucun minimum n’était exigé. Certains n’ont écrit un seul article, d’autres 20 ou 100.
Il ont tous disparu en 2022.
J’avais été viré en 2021 et avec moi avait disparu la dynamique du Site.
Coïncidence, non ?

A partir de cette date et jusqu’à aujourd’hui ils sont toujours 3 à écrire :
Henri, Dominique et Claude.
Dominique qui avait fait un faux départ en 2022 est revenu au bercail un peu plus tard. C’est le seul qui fait de bons articles bien fouillés.
Henri, lui, tourne toujours en rond avec son égo surdimensionné qui m’avait peu à peu choqué en 2020/2021.
Connaissant celui-ci depuis longtemps vu que je le côtoyais fréquemment, physiquement au minimum 1 fois par semaine en me rendant chez lui et une dizaine de fois par semaine au téléphone, j’avais vu son égocentrisme et sa grossièreté se développer jusqu’à devenir intolérable.
Ses articles devenaient grossiers et vulgaires à l’encontre du fisc et de ses agents, j’avais donc décidé de prendre du recul.

En septembre 2021 je lui fit part avec modération, vu son caractère « entier » de ma divergence de vue avec son agressivité grossière et sans retenu vis-à-vis du fisc.

Le lendemain, sans prévenir, j’étais viré comme un « salarié » indélicat prit la main dans le pot de confiture.
Il avait supprimé tous mes articles, tous mes codes et le tout sans sommation.
Sur le coup j’ai été très choqué par une telle ingratitude, après tout ce que j’avais fait, gracieusement, pour lui et son site. Il n’avait même pas la reconnaissance du ventre.
J’avais même été envoyé en correctionnel avec lui par le fisc pour une vidéo où je faisais uniquement et toujours le béni oui oui.
Il s’était engagé à régler l’amende à laquelle j’avais pour ma part été condamné à payer pour y avoir participé…

Il s’engagea par un mail très sec le 20 nov 2021 à régler celle-ci:
« Bonjour Emmanuel,

Dominique m’a transmis votre message, joint en copie.

Pas de problème, j’irai seul et je ferai part de votre souhait de vous dégager de nos dires et écrits.

J’assumerai les pénalités, y compris celles qui vous seraient infligées.

Salutations.

Comme sœur Anne je ne voyais rien venir sauf ATD et saisie de la part du fic et à ma nouvelle demande de règlement Henri me répondit exaspéré le 14 janvier 2026, soit 5 ans plus tard :
« Bonjour Emmanuel,

Je suis étonné que vous puissiez mettre en doute mon incapacité à payer votre facture, alors que j’ai donné mon accord à ce sujet et que je n’ai pas prévu à ce jour de me dérober.
Par contre sachez que je ne pairai ni intérêt ni majoration.

Bien que je n’aie aucun compte à vous rendre, notez que le marché immobilier bloqué et les ponctions systématiques et difficilement prévisibles du Fisc ne me permettent pas de vous rembourser à ce jour la somme que vous devriez avoir payée.
Il ne faudrait pas beaucoup de vilaines allusions de votre part pour que je change d’avis sur cette somme, qui en réalité ne me concerne absolument pas.

Bien à vous et à votre famille. H. Dumas

Ce matin, 9 février 2026 en réponse à mon mail :
emmanuel bolling

​groupe.dumas.France​

Bonjour cher ami,
les semaines passent, les mois passent et je suis comme sœur Anne je ne vois rien venir.
Je pense que vous n’avez jamais eu l’intention de tenir votre engagement…
Wait and see, for sure.
Très cordialement.
Emmanuel
Et aussi sec sa réponse, toujours aussi spirituelle…

groupe.dumas.France

​vous​

Bonjour,

Vous devriez arrêter de penser que tout le monde est comme vous.
Vous êtes pourtant bien placé pour savoir que quand on a une passe économique difficile on n’a pas d’argent.

Mais vous préférez penser que je renie mes engagements, tant vous-même ne les avez pas tenus, avez renié les vôtres.
Pas grave… la caravane passe….et votre courrier au tribunal reste.

Mais bon…ce sont toujours des choses qui étonnent.

Salutations.


Plus faux jeton, menteur et hypocrite que lui tu meurs.

Depuis le début de cette affaire et malgré son engagement formel, je savais qu’il ne le tiendrait pas.
Le connaissant je savais que dans un premier temps il ferait trainer un maximum avant de refuser, sous divers prétextes fallacieux, de régler la note qui au final était sienne.
Connaissant ce vieux grigou aigri que je présumais sans parole je m’y étais préparé et avait écrit ce petit billet dans cette future réalité il y a un an…”

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Tragicomédie https://temoignagefiscal.com/tragicomedie/ https://temoignagefiscal.com/tragicomedie/#respond Mon, 09 Feb 2026 14:23:09 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21035 Continuer la lecture de Tragicomédie ]]> La recherche obsessionnelle du candidat parfait aboutit à l’abstention.

Ce pourrait être drôle si ce n’était tragique.

Les candidatures extrêmes ne craignent rien. Leur électorat croit en elles.

Leurs électeurs n’ont d’yeux que pour la féé armée d’une baguette qui résoudra tous leurs problèmes. Ils doutent d’autant moins que leurs candidats promettent tout et son contraire. Il faut bien s’adapter aux exigences d’un électorat convaincu qu’il n’y a qu’à demander, que l’Etat peut tout faire.

C’est stupide mais c’est ainsi.

Les extrêmes ne présentent qu’un candidat chacun. Ils ont donc toutes les chances de se retrouver l’un contre l’autre au deuxième tour. Du jamais vu.

Dans la sphère dite raisonnable, les candidatures pullulent. Leur seul nombre les élimine du second tour. Là non plus, personne n’est raisonnable.

Le « bon sens » partagé exigerait une union tolérante. Mais rien n’y fait. Chacun se croit mieux placé que son concurrent et, devant des électeurs perplexes, récuse tout embryon d’accord. La masse des modérés a fini par jeter l’éponge et se résout à subir les foucades des charlatans de chapiteaux.

Dans ce combat d’apocalypse, la gauche éparpillée s’est disqualifiée. Et l’extrême gauche se retrouve – miracle de la démocratie – qualifiée pour le second tour.

L’extrême droite, elle, a pris l’avantage du plus discipliné.

Déjà résignés, les électeurs de droite et du centre, pensent pouvoir mettre à la raison une extrême droite prête, d’après eux, à sacrifier ses convictions pour arriver au pouvoir. Elle l’a déjà fait tant de fois …

L’union des droites (de la carpe et du lapin) est donc la solution de la résignation.

Et si leurs convictions sortent écornées de l’opération, tant pis !

Le candidat importe peu pourvu qu’il ait l’étiquette. Un benêt fait l’affaire. La mécanique est enclenchée.

Au mieux, les grenouilles se donneront pour roi un soliveau.

Au pire, un « Maduro ».

À moins que la raison l’emporte…

Il n’est pas interdit d’espérer.

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Surprise, le serpent de mer de la fraude fiscale refait surface (1) https://temoignagefiscal.com/surprise-le-serpent-de-mer-de-la-fraude-fiscale-refait-surface-1/ https://temoignagefiscal.com/surprise-le-serpent-de-mer-de-la-fraude-fiscale-refait-surface-1/#comments Sun, 08 Feb 2026 11:54:06 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21031 Continuer la lecture de Surprise, le serpent de mer de la fraude fiscale refait surface (1) ]]> La Cour des Comptes  a produit, le 16 décembre dernier, un nouveau rapport sur la fraude fiscale ; rapport, relativement passé inaperçu en raison des manifestations agricoles, dans lequel elle a estimé que les moyens engagés par Bercy ne portaient pas les fruits escomptés.

Il s’agit bien évidemment d’une vision technocratique de la question fiscale dans un pays accablé d’impôts ; laquelle trahit une réalité malheureusement trop souvent occultée : l’Etat français engage, de manière constante, des moyens considérables, pour ne pas dire disproportionnés, pour s’assurer une collecte maximale d’impôts …

Mais le rendement n’est pas toujours aussi favorable qu’attendu !

Avec une voiture de course, les derniers km/h sont toujours les plus durs à atteindre ; il en est de même pour les impôts … mais cette évidence ne semble pas atteindre nos élites de Bercy !

Dans un pays où le niveau des impôts est déjà très élevé, l’augmentation constante de la pression fiscale connait obligatoirement un rendement décroissant : Plus la pression fiscale augmente, plus il faut engager de moyens pour obtenir encore plus d’impôts ; et comme la pression fiscale augmente sans arrêt … il faut engager toujours plus de moyens avec des couts croissants !

C’est l’image du chien qui court après sa queue !

Malheureusement, au sein d’une haute administration déconnectée des réalités économiques, cette notion de rapport cout/bénéfice, de prix de revient, n’a pas sa place … et elle le prouve tous les jours en n’hésitant pas à engager des sommes énormes pour des résultats insignifiants ; chose que ne fera jamais une entreprise privée qui doit impérativement assurer sa stabilité financière.

Cela explique que nos hauts fonctionnaires se soient lancés dans la quête du Graal fiscal … à savoir la traque, sans relâche, de la fraude fiscale qui, selon les experts fiscaux de Bercy, atteindrait des montants hallucinants avec pour corollaire que si des moyens suffisamment importants sont mis en œuvre les services de l’Etat vont pouvoir boucher les immenses trous budgétaires provoqués par … leur déplorable gestion !

N’oublions pas que pendant des années, les différents ministres des finances et les hauts fonctionnaires de Bercy nous ont expliqué, les yeux dans les yeux, et notamment un certain J Cahuzac, que la cause des déficits était la fraude fiscale ; ce qui, à leur yeux, leur donnait toute légitimité pour justifier des déficits relevant de leur responsabilité et engager des moyens totalement hors normes pour traquer l’ultime € taxable pour … boucher les trous budgétaires !

Seulement, comme dans l’histoire des chevaliers de la table ronde, le Graal reste … inaccessible !

En fait, la fraude fiscale relève, chez nos grosses têtes de Bercy, du fantasme obsessionnel qui expliquerait tous les problèmes … alors que nous savons que la seule administration qui fonctionne en France, notamment en raison des moyens colossaux mis en œuvre, c’est le recouvrement de l’impôt !

Le président de la Cour des Comptes l’a d’ailleurs reconnu explicitement en déclarant : « Affirmer comme certains que la fraude fiscale représente entre 80 et 100 Mds €, c’est au minimum une approximation, c’est en réalité une affirmation quasi gratuite ».

Nous avons déjà l’occasion d’aborder plusieurs fois cette question … pour rappeler que, s’il y avait moins d’impôts, il y aurait moins de fraudes, de tentatives de fraudes, d’éviction ou de contournement de l’impôt !

En fait, Bercy fait face à un paradoxe.

Les résultats de la lutte contre la fraude fiscale ne sont pas à la hauteur des attentes (forcément immenses dans un pays aussi mal géré) alors que depuis 10 ans, les outils de lutte contre la fraude fiscale ont été considérablement renforcés avec la généralisation des échanges fiscaux avec des États étrangers, un partage intensif des informations entre les différentes administrations (croisements de fichiers, la CNIL n’y trouvant rien à redire) ou encore le développement de nouvelles techniques numériques de détection automatique (avec l’IA qui ne semble pas donner les résultats escomptés).

Et ce phénomène ne cesse de s’amplifier avec pour résultat d’instaurer une société de surveillance généralisée.

Mais, il n’y a pas de hasard …

Si ce genre de débat continue d’apparaître sur la place publique, tout comme l’irruption d’idées telles que la taxe Zucman et l’augmentation de la taxation des successions (à propos desquelles on nous a expliqué que c’était de l’argent qui tombait du ciel), c’est bien à des « fuites » organisées à titre de tests par les services de Bercy qu’on les doit !

Après nous avoir longuement expliqué, ces dernières semaines, que les dettes de l’Etat étaient de la faute des riches qui ne paient jamais assez d’impôts, on en revient désormais à l’autre justification des mêmes dettes : la fraude fiscale !

Plus prosaïquement, on creuse des trous insondables qu’ensuite on cherche à boucher avec … l’argent des autres en utilisant des “arguments appropriés” par le biais de la stigmatisation de certaines catégories de la population tout en omettant de préciser que cet impôt sur les riches s’appliquera ensuite … à tout le monde !

Bien évidemment, ces grands professionnels de la spoliation fiscale que sont nos hauts fonctionnaires évincent d’autorité un argument pourtant totalement envisageable : Et si la fraude fiscale n’était pas aussi importante que ce que l’on prétend qu’elle est ?

Car, traquer une fraude fiscale marginale, voire inexistante, c’est comme partir à la chasse au dahu !

C’est voué à l’échec !

Bien cordialement à tous !

A suivre

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Une impression de corruption https://temoignagefiscal.com/une-impression-de-corruption/ https://temoignagefiscal.com/une-impression-de-corruption/#comments Sat, 07 Feb 2026 21:14:48 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21026 Continuer la lecture de Une impression de corruption ]]> Ressentez-vous cette impression de corruption. Qui ne se concrétise pas — ou peu — en valises de billets de banque exfiltrées à l’étranger, mais en sentiment d’imparfait, de dérobade de la vérité, de la sincérité, en tout et toujours.

Pourquoi et comment a pu s’installer une telle situation ? Cela vaut bien une réflexion, puis un billet. Car il faut bien partager ses idées si l’on veut avancer, même au prix du constat de ses erreurs que peut générer la critique quand on s’expose.

Alors voilà ce que je crois.

Face aux aléas de la vie, aux problèmes que nous rencontrons personnellement ou collectivement, il y a deux attitudes, deux visions : l’opportunisme ou la mise en perspective.

L’opportunisme consiste à décider en fonction de l’intérêt immédiat.

La mise en perspective suppose d’analyser les conséquences de sa décision avant de la prendre et de s’assurer qu’elle ne générera pas dans l’avenir plus de problèmes qu’elle n’en règle dans l’immédiat.

Evidemment, je pose en préalable qu’une décision contraire au bon sens, guidée uniquement par l’intérêt immédiat, ne peut que s’écarter de la vérité qui, elle, vit sa vie et s’impose inéluctablement.

Je dois vous faire un aveu, je crois en la vérité, pas celle que des tas de charlatans cherchent à nous imposer, celle de l’univers, la vérité universelle. Que nous ne connaissons pas, que nous devons tenter de découvrir avant chaque décision dans le cadre du problème posé.

Donc, dans mon esprit, l’opportuniste — que la vérité universelle indiffère — va s’en éloigner fatalement, puisqu’il ne la cherche pas, obnubilé qu’il est par son intérêt immédiat.

L’exemple aujourd’hui le plus stupéfiant est l’analyse de De Gaulle, en 1962, justifiant son refus de passer, comme les Anglais à Nassau, sous la protection de la force atomique américaine. Aujourd’hui, soixante-quatre ans plus tard, les Etats-Unis font exactement ce que De Gaule avait anticipé, ils se désolidarisent de leur engagement de protection de l’Europe. La France garde la maîtrise de sa force atomique. La décision de De Gaulle, mondialement décriée à l’époque, était issue de sa mise en perspective de données fort simples, liées à sa connaissance du pouvoir de son hégémonie et de ses absences de scrupules.

Tout un tas de forces en synergies amènent les hommes de l’Etat à pratiquer exclusivement les décisions opportunes. Leur formation scolaire, bien en peine de leur apprendre la mise en perspective. La démocratie qui se prononce rarement autrement qu’en fonction de l’intérêt immédiats des électeurs.

On peut dire à ce sujet que Sébastien Lecornu nous a gratifié d’un exploit, qui restera légendaire probablement — judicieusement déguisé pour la saison en père Noël et sapin enguirlandé — dans le genre opportunisme, avec son budget…qui va être le nôtre…que nous allons financer sous la menace, dans le cadre de la terreur fiscale.

Cet opportunisme est la base actuelle de notre société, en tout.

Y compris dans le pire. Par exemple à Crans-Montana où le chagrin fait la une, alors qu’il n’est qu’un problème personnel des vivants, que le vrai problème est la mort, qui ne peut être respectée que par le silence et la compréhension des faits due à ces morts, suivie de la sanction des responsables, sans erreur et sans concession. L’opinion publique est ici dans l’opportunisme, alors qu’elle se croit dans la compassion. C’est dur la mort d’un enfant, mais surtout pour l’enfant. Pour lui qui est rentré dans le silence définitif, nous avons le devoir de nous taire.

Les dégâts de l’opportunisme sont illimités. Lorsqu’une société, comme la notre aujourd’hui, fait de l’opportunisme sa ligne de conduite, s’en vante, se prétendant ainsi dans le réel, elle aboutit à ce que nous vivons.

Une perte de vue de la réalité, une accumulation d’opportunités qui la désorganise, qui fait le lit du mensonge et l’engraisse à outrance, qui met en exergue la démagogie elle-même toujours opportune.

Je pense que c’est cela qui nous dévore. Je ne vois pas très bien ce qui pourrait inverser la mécanique.

La vérité, la simplicité, l’honneur, le respect… qui en veut ?

Bien à vous. H. Dumas

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Il faut ramener la France au premier rang des nations ! https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/ https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/#comments Sat, 07 Feb 2026 13:37:37 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21024 Continuer la lecture de Il faut ramener la France au premier rang des nations ! ]]> Il faut ramener la France au premier rang des nations !

L’affaire de Minneapolis montre à quel point il est difficile de régler les problèmes d’immigration. Une fois que les immigrés, même illégaux, se sont installés avec leur famille, ils ont femme et enfants et chacun les regarde avec compréhension, puisqu’ils vivent finalement comme les autres habitants. Il se trouve évidemment des personnes pour les haïr, parce qu’ils créent des problèmes d’intégration, mais l’être humain a une propension à l’amour d’autrui. Et c’est ainsi que le monde va cahin-caha, en attendant que des incidents tragiques viennent perturber ce doux rêve.

Pourtant il y a des réalités auxquelles on ne peut pas échapper. L’irruption d’étrangers pose toujours problème. L’homme primitif tue les habitants du village voisin. L’homme moderne fait la guerre aux nations proches. Bref, on ne s’entend pas. Parce qu’on ne vit bien qu’avec des gens qui vous ressemblent. Jusqu’au moment où ils prennent un autre chemin que vous et deviennent des ennemis. Tout cela n’est pas rationnel, mais instinctif. Parce que nous ne sommes pas sortis de notre état animal et que nous sommes mus par des sentiments plus que par des idées. La vie commune ne va pas de soi. Elle s’organise.

La vie de la planète s’est structurée au milieu du vingtième siècle autour d’une organisation commune des nations. Celles-ci se sont dites « unies ». Elles l’ont été à peu près depuis cette date, mais les décisions de leur organisation sont de plus en plus controversées, car chaque pays tente de tirer la couverture à soi et surtout parce que les querelles religieuses sont loin d’avoir disparu de l’univers. Et les « grands » ont de plus en plus de mal à se mettre d’accord, alors même qu’ils ont un droit de regard et de décision absolu sur les deux centaines de membres qui constitue le collectif.

Aujourd’hui, le désordre est à son comble, car l’Amérique de Trump a cassé tous les codes. L’ennemi historique est traité en ami, tandis que des ennemis plus récents se voient proposer de négocier … on ne sait quoi. La paix ? Le désarmement ? La route commune ? Quelque chose d’autre ? Personne n’étant dans la tête de Trump, on est contraint d’en rester à des suppositions. Mais force est de constater que le monde est en danger, car quand on possède des armes d’apocalypse, on est toujours tenté de s’en servir, et cela n’a rien de rassurant.

L’époque précédente était marquée par l’existence de chefs d’Etat plutôt respectés, sinon aimés. Ils étaient tous occidentaux, et les autres paraissaient ridicules et amusaient la galerie. Rien de sérieux. Jusqu’à ce que Poutine ne rompe le consensus en se jetant sur l’Ukraine. Là cela devenait grave car le Russe est doté d’un formidable stock d’armes atomiques. Ce qui a tout changé, c’est que l’Amérique, au lieu de se porter aussitôt à l’appui de ses alliés occidentaux, a regardé son ennemi habituel avec les yeux de Chimène. Et voilà que le monde est bouleversé. On ne sait plus qui est allié avec qui, et les 450  millions d’Européens ne savent plus où ils habitent.

Il va falloir du temps pour rétablir la confiance dans l’univers. On ne peut pas passer son temps à changer d’alliance et à raconter n’importe quoi. La stabilité est la principale garantie des sociétés humaines. Dès que cela se met à tanguer, tout peut arriver. En fait, ce qu’on attend c’est au moins un grand dirigeant qui ramène un peu de calme dans le groupe des grandes nations. Le plus curieux est que nous sommes ramenés au stade de l’humanité préhistorique, où un singe dominant était nécessaire à la paix du groupe. Qu’est devenu le progrès dont nous nous gargarisons sans cesse ? Nous n’avons donc pas évolué ? Un peu de modestie nous ferait du bien.

Le monde dans lequel nous vivons n’a pas grand-chose à voir avec celui où je suis né. J’ai lu dans Le Figaro que le PDG d’une firme musicale a été décoré de l’ordre des Arts et des Lettres au ministère de la Culture. Deux cents artistes et dirigeants du métier étaient invités. Je n’en connais pas un seul, même s’il m’est arrivé de lire quelque part le nom de Booba ou de DJ Snake. Ce sont eux maintenant la culture. Si on nous le dit…Les ignorer n’est pas un drame, mais c’en est un d’ignorer d’autres créateurs qui sont aujourd’hui morts et enterrés mais dont l’œuvre est immortelle. Bon. Assez joué au vieux con. Des choses sérieuses nous attendent.

La première est de ramener la France au premier rang des nations. Pour cela il faut la débarrasser de cet Etat providence qui la mine et la détruit. Ce n’est pas mission impossible puisque notre pays a signé les traités européens qui établissent la concurrence dans tous les domaines, y compris bien sûr dans la protection sociale. Les tribunaux ont l’obligation, en vertu de l’article 55 de notre Constitution, de donner raison aux résidents français qui souhaitent ne pas adhérer à la Sécurité sociale. Les magistrats qui violent cette disposition doivent être jugés et condamnés. C’est ainsi qu’on ramènera la confiance des citoyens dans nos institutions. Commençons donc par chez nous. Le reste ne manquera pas de suivre !

Claude Reichman

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Jusqu’à avoir honte d’appartenir à l’humanité https://temoignagefiscal.com/jusqua-avoir-honte-dappartenir-a-lhumanite/ https://temoignagefiscal.com/jusqua-avoir-honte-dappartenir-a-lhumanite/#comments Fri, 06 Feb 2026 14:44:08 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21020 Continuer la lecture de Jusqu’à avoir honte d’appartenir à l’humanité ]]> Il y a des jours, de plus en plus de jours, où l’homme me terrorise. Profondément, irréversiblement, jusqu’au dégoût, sans limite.

Je pense à la guerre actuelle en Ukraine. Jusqu’alors la guerre avait un front où s’échangeaient balles et obus, plus ou moins aveuglement. Nous avons tous vu ces serveurs de canons, qui engagent l’obus dans le fut, puis se bouchent les oreilles, tirent sur une corde, alors une fumée sort du canon et la munition va tomber quelque part, ils ne savent pas vraiment où ni comment. Certes ils s’en doutent, particulièrement quand ils reçoivent la même chose de la part du camp adverse, mais cela reste globalement anonyme.

Aujourd’hui rien de tel. Un probable gamin dirige, à partir d’un écran, un drone équipé d’une caméra. Il voit parfaitement l’environnement de ce drone. Il choisit sa cible et la tue. Juste il ne voit pas la mise à mort puisque le drone disparait lors de l’explosion.

Ce n’est donc pas tout à fait le coup de baïonnette qui tue, il manque quelques stimuli sensitifs, mais quand même.

Que ce passe-t-il dans la tête de « l’opérateur » quand il voit un bus ou un train et qu’il précipite son drone explosif dessus ? Que lui reste-t-il d’humanité après un tel geste ?

Cette question était déjà invasive dans le cadre de tortures morales ou physiques, mais bon elle se situait dans des espaces limités en temps et en lieu.

Evidemment le meurtre entre gangs de trafiquants, en famille, entre amis est révoltant. Le pillage, le cambriolage, l’agression sexuelle, l’erreur judiciaire, la dépossession fiscale indue, tout cela désespère, mais on se dit que c’est réversible, qu’avec un peu de courage, d’organisation et de persuasion on pourra faire cesser ces violences.

Mais, quand on assiste à l’évolution de la guerre en Ukraine, quand on voit que tous les pays, au lieu d’aller éradiquer les deux antagonistes pour crime contre l’humanité, essaient au plus vite de s’équiper des mêmes outils, ne doutent donc pas d’être capables d’en faire autant, alors là…. misère.

Il n’y a donc pas de solution. Tous ces pervers qui, pour quelque raison que ce soit, sont prêts à piller, à violer, à torturer, à tuer, sont la norme. Il suffit qu’ils s’entichent d’une croyance, n’importe laquelle : la nation, la race, le clocher, l’égalitarisme ; d’une pulsion : la haine, la jalousie, la prétention, l’ordre ; alors ils succombent à leur âme profonde : la violence, le sadisme, l’instinct de mort, le pouvoir absolu, la négation de l’autre.

C’est désespérant.

Alors que la vie peut-être enthousiasmante. Construire, améliorer, repousser les limites, rêver du meilleur, sans limite, c’est possible.

Ou plutôt, pourquoi n’est-ce plus possible ? Pourquoi faut-il que les démolisseurs imposent leur vision et leurs délires, qui plus est en prétendant qu’à ne pas suivre leur ligne nous serions appelés à disparaître ?

L’histoire, s’il en reste une, trouvera-t-elle l’explication à cet immense dérangement ?

Bien à vous. H. Dumas

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La puberté https://temoignagefiscal.com/la-puberte/ https://temoignagefiscal.com/la-puberte/#comments Thu, 05 Feb 2026 09:46:00 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21017 Continuer la lecture de La puberté ]]> Cette période de notre vie, qui s’étale sur 4 à 5 ans et commence vers 10 ans, est celle de tous les dangers, mais aussi de tous les espoirs.

La société guette les pubères et tente de les accaparer par des méthodes toutes identiques, dont la légitimité dépend de critères irrationnels, conjoncturels.

Globalement, il s’agit de formater, de coopter, le pubère au profit d’un système, d’une croyance, rarement de favoriser son épanouissement personnel.

L’Education Nationale est un des champions à ce jeu.

À mon époque nous entrions enfants en sixième à 10 ans, nous étions jeunes adultes à 15 ans en première, où nous nous présentions à la première partie du baccalauréat.

J’ai un souvenir épouvantable de cette période, véritable emprisonnement en ce qui me concerne. Plus de 80% de ce que l’on cherchait à introduire de force dans ma mémoire me paraissait incongru.

Aujourd’hui, je sais que mon refus de remplir mon disque dur personnel de données imposées, de l’avoir laisser libre de décider lui-même de ce qu’il mémorisait ou non, a profondément façonné ma personnalité et mon plaisir de vivre avec un cerveau libre, qui me surprend tous les matins par ses raisons et ses facéties.

Notre cerveau, véritable foie de canard, est dépendant du gavage de notre mémoire, exactement comme l’IA. Un peu aussi de ses algorithmes de traitement.

A mon époque, le jeune pubère pouvait échapper aux dérives sectaires incluses dans l’enseignement — notamment à l’idée de discipline par l’abêtissement, exclusivement liée à la personnalité souvent insignifiante de bien des enseignants — car le bac était anonyme, donc en fait sociologiquement libéral, non sectaire.

Aujourd’hui 40% du bac dépend du jugement des enseignants, ce qui me paraît une contrainte insoutenable pour les pubères.

Un point extrême de ce type de dérive a été par exemple le « bond en avant » de la Chine de Mao, qui s’appuyait sur les pubères et les jeunes adultes jusqu’à leur confier des pouvoirs judiciaires ciblés.

Le drame de Sanary-sur-Mer me touche profondément. Il fait deux victimes inutiles.

Dans un autre ordre d’idée, l’affaire Epstein, qui vise aussi la puberté, est effarante.

Elle se résume à cette image incroyable de deux couples dans la même problématique dont l’un finit à la tête des Etats-Unis et l’autre suicidé et en prison. Dans le même registre nous avons cela chez nous en plus discret.

Il paraît que l’être humain serait le seul animal sur terre à connaître cette période de la puberté, pour les autres ce serait direct de bébé à adulte. Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’une période où chacun de nous comprend, où ne comprend pas, qu’il est et restera seul face à lui-même sur cette terre, que les bonnes intentions des autres sont majoritairement suspectes.

Bien à vous. H. Dumas.

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Evolution des droits fondamentaux https://temoignagefiscal.com/evolution-des-droits-fondamentaux/ https://temoignagefiscal.com/evolution-des-droits-fondamentaux/#comments Tue, 03 Feb 2026 17:35:54 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21011 Continuer la lecture de Evolution des droits fondamentaux ]]> Voilà me direz-vous un sujet bien présomptueux. Peut-être… si vous le dites.

Vous connaissez évidemment cette expression : « C’est d’une simplicité biblique ». Disons qu’elle résume et vulgarise ce que je pense : tout commence par la simplicité, que l’évolution complexifie et finit par dissimuler. Il est impératif de retrouver la simplicité initiale pour comprendre toute situation, ce qui n’est pas toujours possible et, dans tous les cas, toujours difficile.

Les droits fondamentaux sont une notion récente, dérangeante, en conflit direct avec la nature des choses où les plus forts composent l’élite et les plus faibles sont leurs esclaves.

Les plus fort mettent en place une croyance — où s’y adaptent — dont ils sont les dépositaires et les garants, à laquelle les plus faibles croient sans restriction, à laquelle ils sont enchainés sans possibilité d’évasion. Toute l’organisation sociale est naturellement au service des élites. La justice, factotum de l’élite, fait appliquer, volontairement ou par la force, les croyances de l’instant.

Cette organisation est si puissante qu’à chaque époque elle génère des droits fondamentaux, fatalement évolutifs. Mais dont l’évolution est tectonique, je veux dire naturellement accompagnée de séismes sociaux.

Sans avoir la prétention d’en écrire l’histoire on peut noter :

  • Avant l’an zéro la puissance de la nature est divinisée, l’élite aurait l’écoute des Dieux. La population n’a pas de personnalité, elle dépend intégralement des Dieux, donc de l’élite, elle-même immortelle – Pharaons –
  • Après l’an zéro, le Dieu devient unique, la force et l’esprit de l’homme acquièrent de l’indépendance. Mais la force prime. Le plus fort doit assistance physique au plus faible, qui en échange reste son esclave. Le plus fort étant lui-même associé au Dieu, de façon immortelle évidemment.
  • Récemment, 1789, l’homme obtient la liberté de penser et de posséder. Mais pas totalement celle de posséder, puisque limitée à ses biens propres, sans sa part aux biens communs, non définie.

Nous en sommes là aujourd’hui. Et, ça ne fonctionne plus. Le minuscule espace occupé par l’homme sur cette terre est en ébullition, par endroit accompagné de violences mortelles pour ceux qui s’y trouvent.

La nouvelle élite accorde, sous réserve, la liberté de penser, mais pas celle de posséder. Pour cela elle sanctifie une possession dite collective, dont elle assure seule la gestion. Suivez mon regard… c’est un sacré bordel.

Moralité : il est tant de redéfinir les droits fondamentaux de l’homme pour retrouver la paix.

Définition de l’homme :

  • A) L’homme a deux composantes indissociables : son esprit et ses biens, ces derniers incluent son corps et les extensions matérielles de son esprit sous différentes formes d’objets ou de situations n’existant pas sans l’homme.
  • B) L’homme, grégaire, est composé de ce qui lui est propre et d’une part indivise du bien commun, définissable ou non définissable ce point reste flou dans mon esprit. Sa propriété privée est donc composée de ces deux entités elles aussi non dissociables : ses biens et sa part dans le bien commun.
  • C) Tout ce qui n’est pas l’homme est l’univers. L’univers est hostile et pour le moment inaccessible hors la terre. L’homme, otage de son sous-ensemble, doit s’en protéger. Son seul outil de protection est son être. Soit, son esprit et ses biens.
  • D) L’homme doit être protégé dans ses droits et dans son être face aux attaques possibles venant d’autres hommes ou de groupes d’hommes, voire de son propre groupe.

C’est ici que les droits fondamentaux doivent évoluer, que le chantier est ouvert, qu’il y a urgence, car : « Un droit fondamental est toute protection nécessaire à l’intégrité de l’homme, entendu comme l’unité indissociable de son esprit et de ses biens. »

Projet (sans prétention, dans l’attente de participations)

Les droits fondamentaux de l’homme

Préambule

Les droits fondamentaux ont pour objet de protéger l’homme réel, et non une abstraction juridique. Ils ne procèdent ni d’une morale, ni d’une idéologie, ni d’un rapport de force, mais de la nécessité de préserver l’intégrité de l’être humain dans ce qu’il est.

L’homme est un tout indivisible. Toute atteinte à l’une de ses composantes est une atteinte à l’homme lui-même.

Article 1 — De la définition de l’homme

L’homme est constitué :

  • de son esprit, siège de la conscience, de la pensée, de la volonté et de la projection dans le temps ;
  • de ses biens, qui comprennent son corps et les extensions matérielles de son esprit, sans lesquelles celui-ci ne peut ni agir, ni se protéger, ni transmettre.

L’esprit et les biens sont indissociables. Ils forment ensemble l’être humain.

Article 2 — De la propriété fondamentale

La propriété de l’homme est constitutive de son être.

Elle comprend :

  • ses biens propres, acquis, reçus ou transmis ;
  • sa part indivise du bien commun, sans laquelle il ne peut exister comme membre de l’humanité.

Cette propriété globale est indivisible.

Il n’est pas possible de porter atteinte à l’une de ses composantes sans porter atteinte à l’ensemble.

Article 3 — Du bien commun

Le bien commun n’est pas une abstraction ni une propriété d’autorité.

Il est l’ensemble des conditions matérielles, sociales et naturelles nécessaires à l’existence des hommes.

Chaque homme détient, du seul fait de son existence, une part inaliénable du bien commun.
Nul ne peut en être exclu, privé ou dépossédé sans atteinte à ses droits fondamentaux.

Article 4 — De l’intégrité de l’homme

L’intégrité de l’homme comprend :

  • l’intégrité de son esprit,
  • l’intégrité de son corps,
  • l’intégrité de ses biens propres,
  • l’intégrité de sa part dans le bien commun.

Toute atteinte grave ou durable à l’une de ces dimensions constitue une atteinte aux droits fondamentaux de l’homme.

Article 5 — De l’atteinte aux droits fondamentaux

L’atteinte aux droits fondamentaux est caractérisée :

  • non par l’intention,
  • non par la légitimité supposée,
  • non par la nature de l’auteur,

mais par le traumatisme infligé à l’homme, entendu comme désorganisation de son être, de sa sécurité ou de sa capacité à se projeter.

Article 6 — De la neutralité de l’auteur

L’atteinte aux droits fondamentaux peut provenir :

  • d’un individu,
  • d’un groupe,
  • d’une institution,
  • d’une autorité,
  • ou d’une combinaison de ces acteurs.

Aucun statut, aucune fonction, aucune légitimité collective ne saurait exonérer une atteinte avérée aux droits fondamentaux.

Article 7 — De la protection contre son propre groupe

L’homme doit être protégé non seulement contre les atteintes extérieures, mais également contre celles émanant de son propre groupe, de sa communauté ou de l’organisation censée le représenter.

La majorité ne crée pas le droit fondamental. Elle peut le violer.

Article 8 — De la finalité des droits fondamentaux

Les droits fondamentaux ont pour finalité :

  • de permettre à l’homme de vivre,
  • de se protéger,
  • de transmettre,
  • et de refuser.

Ils sont une condition de la paix. Lorsqu’ils cessent de remplir cette fonction, ils doivent être repensés.

Article 9 — De l’évolution nécessaire

Les droits fondamentaux ne sont ni figés ni sacrés dans leur forme.

Ils doivent évoluer lorsque leur définition ne protège plus l’homme réel.

Refuser leur évolution lorsque l’atteinte est manifeste constitue une violence supplémentaire.

Article 10 — Principe ultime

Toute organisation humaine qui porte atteinte, directement ou indirectement, à l’intégrité de l’homme, telle que définie ici, perd sa légitimité à se prétendre protectrice des droits fondamentaux.

Conclusion

Me suis-je bien expliqué ? Je l’ignore bien sûr.

Simplement, mon expérience personnelle n’est sans doute pas unique, mais elle est inhumaine, alors même que cette inhumanité n’a pas l’air de choquer.

C’est ce qui me fait penser que les droits fondamentaux, qui ne sont que la concrétisation de nos croyances, doivent évoluer. La corruption intellectuelle de notre société ne peut pas être issue que de mauvais esprits. Elle découle probablement d’une inadaptation de nos croyances à notre évolution.

Vous l’avez compris, ceux qui amputent, perdent ou négligent la valorisation de nos biens communs se rendent coupables, pour chacun de nous, d’une atteinte à nos droits fondamentaux. Ils doivent être jugés et condamnés en conséquence.

C’est ce que j’ai essayé de mettre sur le papier. Merci pour votre indulgence.

Bien à vous. H. Dumas

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La taxe carbone est un impôt libéral https://temoignagefiscal.com/la-taxe-carbone-est-un-impot-liberal/ https://temoignagefiscal.com/la-taxe-carbone-est-un-impot-liberal/#comments Sun, 01 Feb 2026 12:22:50 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21007 Continuer la lecture de La taxe carbone est un impôt libéral ]]> Cette affirmation a été formulée par JM Jancovici, l’ingénieur médiatique dans une vidéo publiée sur Facebook !

Il l’explique par le fait que, selon lui, on fait ce qu’on veut après avoir payé cet impôt … (sic)

Pardon, on fait ce que l’on veut après avoir payé un impôt ; mais quel rapport avec le libéralisme ?

Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas bien compris le cheminement intellectuel utilisé par un homme qui se fait fort de formuler, souvent de manière péremptoire, des affirmations qui peuvent être mal comprises mais qui font autorité notamment auprès de nos élus puisqu’il est régulièrement entendu sur les questions d’énergie et d’écologie par les députés et sénateurs.

Quelle est l’explication derrière cette affirmation pour le moins étonnante ?

On comprend mieux sa pensée lorsque l’on comprend qu’elle repose sur un présupposé présenté comme écologique mais en fait essentiellement idéologique : « le réchauffement climatique est incontestable et nous impose de passer au tout électrique et de supprimer l’usage des énergies fossiles. De ce fait, il faut donc encore plus pénaliser les véhicules thermiques pour augmenter l’électrification car la France … ne consomme pas assez d’électricité ! »

On a un excellent exemple de l’argumentaire idéologique en faveur de la taxe carbone sur ce site.

En fait, JM Jancovici est contre le pétrole et les énergies fossiles pour des raisons … idéologiques. Il nous explique que les ressources de pétrole vont bientôt disparaître comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup d’experts auto proclamés depuis 30 ans … sans effet notoire sur la production réelle !

Il faut aussi ne pas oublier que le pétrole constitue la source d’énergie qui a permis l’essor économique du monde et que l’on peine à le remplacer parce qu’on n’a pas trouvé plus efficient !

Jancovici se situe en fait dans la lignée de la loi Hulot de 2017, qui, il faut le rappeler, a interdit purement et simplement la recherche et l’exploitation pétrolière sur le territoire français ; ce qui a abouti à priver le pays de l’exploitation de richesses potentielles que nous sommes obligés d’acheter à l’étranger.

On retrouve ce genre d’idéologie avec le principe de précaution qui a été constitutionnalisé sous J Chirac avec l’effet que, désormais, on ne doit plus rien faire du tout car cela peut être nuisible ou pire dangereux !

Jancovici est donc favorable aux énergies renouvelables alors qu’il sait qu’elles sont en contradiction évidente avec les nécessités économiques de disposer d’une énergie abondante, stable et bon marché. En effet, ces énergies renouvelables déstabilisent les réseaux par des à-coups de productions (tantôt trop et tantôt pas du tout) ; ce qui oblige à démarrer et éteindre des centrales nucléaires qui n’ont jamais été conçues pour ça !

Mais, il reste aussi favorable aux centrales nucléaires parce qu’il est conscient qu’il s’agit du seul mode de production qui permet de fournir une électricité stable et ce bien que F Hollande ait décidé de les sacrifier au nom des intérêts supérieurs de … lui-même dans le seul but de se procurer les faveurs électorales des écologistes !

En fait, en creusant un peu on comprend que sa vision de la taxe carbone part de 2 principes présupposés :

-il y a un réchauffement climatique,

-l’impôt va changer les choses car c’est un instrument efficace.

Il est donc favorable à une amplification des manœuvres de l’Etat pour fausser le marché et qui ont fait tant de dégâts jusqu’ici !

Doit-on parler d’aveuglement idéologique ?

Car,  il faut être conscient que la taxe carbone est prélevée sans aucune contrepartie … et qu’en plus son caractère arbitraire est absolument incompatible avec tout libéralisme ; c’est une contrainte d’Etat et l’Etat … n’est jamais libéral.

On ne parle d’Etat libéral que lorsque les institutions en place font en sorte de limiter les pouvoirs de la bureaucratie et du pouvoir politique vis-à-vis des individus ; ce qui … n’a jamais été le cas en France !

Néanmoins, le même JM Jancovici avoue qu’il est quand même dans le doute car il reconnait que le principe français de la non affectation des recettes fiscales permet à l’Etat fonctionnaire de fondre ses recettes fiscales dans un pot commun et de les dépenser comme il le veut et quelquefois … en violation de tous ses engagements médiatiques !

On en a un exemple formel avec les amendes routières qui devaient servir à améliorer les routes et qui servent en fait à payer les dettes de l’Etat, c’est à dire son train de vie, ou encore avec la CSG qui devait servir à renflouer les caisses de la sécurité sociale et qui est devenue la pompe à fric ordinaire de l’administration ; la loi de finances pour 2026 en constituant une nouvelle confirmation !

Il reconnait donc lucidement que les services de l’Etat mentent et manipulent à propos des impôts collectés en omettant néanmoins de préciser qu’avec un Etat en situation de faillite … le recours aux expédients budgétaires et fiscaux ne fera que se renforcer au fur et à mesure de l’aggravation de la situation.

Conclusion qui s’impose : son affirmation est infirmée de manière à la fois constante et multiple …

En fait,  la taxe carbone est une très mauvaise idée dans la mesure où elle s’applique sur l’énergie qu’elle rend chère ; détruisant le pouvoir d’achat des français et laminant la compétitivité de nos entreprises tout en faussant le marché du fait de la pénalisation de certains secteurs d’activité dans le but d’en favoriser d’autres.

On ne peut donc pas faire plus anti-libéral ; d’autant plus qu’il faut être conscient que, dans l’expression « fiscalité écologique », il ne faut retenir que le mot « fiscalité » car il s’agit essentiellement d’exploiter de nouveaux « gisements fiscaux » ; tout le reste n’étant qu’un habillage communicationnel pour faire passer la pilule d’une augmentation de la pression fiscale !

Enfin, un impôt assis sur du vent ne peut pas être libéral surtout lorsque son montant ne fait qu’évoluer à la hausse au gré des besoins de l’Etat … Par ailleurs, il n’a échappé à personne le caractère arbitraire de cet impôt et l’arbitraire est évidemment totalement antinomique avec le libéralisme.

D’ailleurs, si l’on regarde le bonus écologique, il n’a rien de libéral, il fausse juste le marché dans le cadre d’une fiscalité dite comportementale.

Il faut donc rappeler à M Jancovici quelques principes de base …

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui avait une conception libérale du fonctionnement de la société, postulait clairement que l’impôt était une contribution volontaire fournie en échange de services (sécurité des biens, justice, sécurité extérieure militaire) et cette vision était conforme à celle d’Adam Smith, économiste écossais du 18°s selon qui :

“Le souverain n’a que trois devoirs à remplir :

-Défendre la société de tout acte de violence ou d’invasion de la part d’autres sociétés indépendantes […].

-Protéger, autant qu’il est possible, chaque membre de la société contre l’injustice ou l’oppression de tout autre membre, ou bien le devoir d’établir une administration exacte de la justice […].

-Eriger et entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l’intérêt privé d’un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n’en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoiqu’à l’égard d’une grande société ce profit fasse plus que rembourser les dépenses”.

Mais il y a bien longtemps que nous avons abandonné cette vision libérale pour un système violent, contraignant et spoliateur, qui se pare, en outre, d’oripeaux idéologiques, sociaux, écologistes ou autres, histoire de donner bonne conscience aux agents de recouvrement et de culpabiliser ceux à qui on extorque le paiement !

En outre, en France, on a su mettre en place des impôts non seulement sur les revenus mais aussi sur la propriété (ISF ou IFI ou encore taxe foncière) c’est à dire sur le capital accumulé à partir de revenus qui ont eux-mêmes déjà subi l’impôt ; ce qui constitue une atteinte évidente au droit de propriété affirmé par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Enfin, Jancovici semble ignorer 2 règles importantes en matière fiscale :

-Il faut que l’impôt soir neutre. Or, tout impôt qui tend à influencer ou à modifier le comportement des agents économiques ne peut évidemment pas être neutre et ne peut donc pas être libéral !

-Et pour qu’il soit neutre il faut qu’il soit aussi faible que possible mais assis sur la base la plus large possible ; cette définition correspondant à une flat tax au taux de 10% sur tous les revenus. Seulement, en France, la flat tax à 35% …se situe au niveau des tranches supérieures d’imposition !?! En France, on ne sait pas faire d’impôt à faible montant parce que l’on a de cesse de s’en prendre à certaines catégories de la population à qui il faut faire rendre gorge et en outre parce qu’il faut aussi payer le prix de la gabegie ; en témoigne la CSG qui a démarré à 1.1% en 1991 sous Rocard et qui en est rendue désormais à 20% (sur les revenus de placement).

A bien y regarder, estimer que la taxe carbone est un impôt libéral, c’est qualifier le malus fiscal sur les voitures thermiques de mesure libérale alors qu’elle n’a eu pour résultat que de fausser le marché, de ruiner les finances de l’Etat et de détruire le tissu industriel.

En fait, on peut difficilement faire pire !

Enfin, quand on connait les dérives incroyables auxquelles la taxe carbone a donné lieu avec l’arnaque du siècle sur les crédits carbone, on ne peut que s’étonner d’une conception du libéralisme particulièrement … dirigiste !

En arriver à qualifier de libérale une démarche purement bureaucratique, nocive pour l’économie, relève de l’aveuglement idéologique et démontre la distorsion des idées chez des personnes qui agissent comme des influenceurs !

Là où cela est inquiétant, c’est que des personnages publics, disposant d’une certaine crédibilité, justifiée … ou non, puissent influencer les décisions de politiciens ou de hauts fonctionnaires, dont le niveau scientifique est dramatiquement nul, en se drapant de l’aura d’un savoir scientifique incontestable mais … pas infaillible !

Alors, certes il n’y a pas qu’un seul libéralisme, mais il faut être conscient qu’un impôt reste toujours un prélèvement contraint sur le revenu ou le patrimoine.La conclusion qui s’impose est que, par définition, il n’existe pas d’impôt libéral puisque la collecte de l’impôt  repose sur la coercition exercée sur un groupe pour lui soutirer, sous la menace, une partie de ses revenus ou pire de son patrimoine.

On peut donc la présenter comme l’on veut, mais la fiscalité écologique, dite verte, n’a aucune autre couleur que celle de la spoliation !

Cette idée de taxe carbone, impôt libéral, a tout d’un oxymore !

Bien cordialement à tous !

 

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Il y a un mystère Trump ! https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/ https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/#comments Sat, 31 Jan 2026 11:54:35 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21004 Continuer la lecture de Il y a un mystère Trump ! ]]> Il y a un mystère Trump !

Il faut bien l’admettre : il y a un mystère Trump. Cet homme est devenu le président de la première puissance mondiale sans que l’on sache vraiment qui il est. Les témoignages sur son passé ne manquent pas, mais aucun d’entre eux ne porte sur sa capacité à gouverner. Certes il se fait à lui-même beaucoup de compliments, au point que c’en est drôle, mais il se trouve que certains d’entre eux sont justifiés par les évènements de son actuel mandat. Il a mené de main de maître le bombardement du principal site nucléaire iranien, mais ses avions sont rentrés à la maison sans que leur succède une action visant à renverser le régime des ayatollahs, ce qui aurait dû être en principe le principal objectif de la mission. De même ses forces spéciales ont capturé Maduro avec un savoir faire inégalé, mais le régime dictatorial vénézuélien  est toujours debout, même si c’est sous un contrôle américain. Or le voilà à nouveau au pied du mur avec la présence aux abords de l’Iran d’une formidable armada américaine dont on ne sait pas si et quand elle pourrait intervenir.

J’entends certains commentateurs se risquer à dire que Trump est fou. Je n’en crois pas un mot. Mais il est certainement peu maître de sa conduite de président, ce qui est un grave inconvénient quand il s’agit d’avoir une influence décisive sur les affaires du monde. Sa communication se fait de son avion ou de son bureau, et il nous livre ses sentiments et ses impressions comme n’importe quel quidam interrogé par un journaliste pour un radiotrottoir. Il n’hésite pas d’ailleurs à changer d’opinion quand il en a envie et ne se sent pas lié par ce qu’il a pu dire auparavant. Sa parole est presque d’évangile, à ceci près quand même qu’on n’est pas habitué à voir Dieu changer d’avis aussi souvent.

Il y a au moins un grand avantage à l’imprévisibilité du président des Etats-Unis, c’est le désarroi des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier. Au moins ne peuvent-ils pas monter une coalition négative. Ils se trouvent ainsi empêchés de nuire, mais hélas aussi de bien faire. Une chose est sûre cependant : cette situation ne durera pas. Les évènements ne peuvent que se précipiter dans le contexte planétaire explosif que nous connaissons actuellement, et les moments dramatiques ne vont pas manquer. Nous verrons alors si Trump a vraiment inventé une nouvelle manière de gouverner ou s’il est tout simplement incapable de le faire.

Les évènements de Minneapolis constituent un sévère avertissement pour la méthode Trump. Le lieu avait été soigneusement choisi, car cette ville comporte une importante communauté somalienne, installée en toute illégalité avec le concours de la municipalité de gauche et celui du gouverneur Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière présidentielle. Un schéma idéal pour montrer ses muscles et expulser les illégaux. Mais les choses ont mal tourné car la police fédérale anti-immigrés illégaux a confondu le zèle avec la brutalité et s’est attiré la colère d’une partie importante de la population, outrée des mauvais traitements infligés à des passants américains qui n’étaient en rien en situation irrégulière. Depuis, Trump multiplie les gestes contradictoires, les uns sanctionnant le comportement de la police des immigrés, les autres le justifiant. L’opinion MAGA (Make America Great Again) est troublée mais ne condamne pas Trump. Pas encore !

Si exaspérée qu’elle ait pu être par le wokisme et ses folies, l’opinion américaine ne suivra pas Trump éternellement. Aucun homme politique au monde ne dispose d’un crédit illimité. Ceux qui savent le conserver longtemps sont généralement des hommes, ou des femmes, au solide bon sens. Et au comportement constant. Ne parlons pas des dictateurs, dont le pouvoir ne repose que sur la violence et le mensonge. Gouverner les hommes est une science fort délicate. La démocratie est née au VIe siècle avant notre ère à Athènes. Elle a donné en quelques dizaines d’années le spectacle de toutes les erreurs, de toutes les querelles, de toutes les violences dont ce système de gouvernement est capable. On peut lire Thucydide et se dispenser de toute autre lecture si on veut avoir une opinion éclairée sur la démocratie. Mais ce conseil n’en est pas un, car on ne se lasse jamais des erreurs et des fautes de nos dirigeants. Et il faut avoir de quoi les confondre si l’on ne veut pas être ridicule en société !

La seule certitude de ce qu’il faut bien appeler l’ère Trump, c’est que le monde est en train de changer. L’ordre ancien comportait des blocs politiques bien identifiés et qui restaient stables pendant des décennies. L’ordre actuel – et sans doute futur – va changer sans cesse avant de se stabiliser à nouveau. La cause de ce mouvement incessant est d’une part l’évolution fulgurante de certaines technologies, et d’autre part le chambardement des idées qu’elle induit. On ne peut plus penser la même chose qu’avant quand on est menacé à tout instant de perdre son emploi et qu’un drone peut venir vous frapper sans prévenir, où que vous soyez. Et surtout que ceux à qui vous faisiez confiance ne savent même plus dans quel monde ils vivent. La seule règle de conduite qu’on puisse raisonnablement conseiller est de garder son sang-froid. Et peut-être aussi son humour. Si on en est doté. Par exemple Fabrice Luchini dit : « J’adorerais être de gauche, mais je n’en ai pas les qualités morales », et il fait rire tout le monde.

Claude Reichman

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