Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Thu, 21 May 2026 08:45:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/ 32 32 La France finance un système gérontocratique https://temoignagefiscal.com/la-france-finance-un-systeme-gerontocratique/ https://temoignagefiscal.com/la-france-finance-un-systeme-gerontocratique/#comments Thu, 21 May 2026 08:45:26 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21295 Continuer la lecture de La France finance un système gérontocratique ]]> Nous allons aborder un aspect particulièrement déplaisant de la vie publique française : les leçons de morale faites par les nantis de la haute fonction publique aux français de la classe moyenne à propos d’une situation que ces derniers subissent et dont ils ne sont pas responsables !

De quoi s’agit-il ?

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a adressé, le 04 mai, comme tous les ans, une lettre au président de la République ; lettre sur la situation économique du pays dans laquelle il affirme : « Nos arbitrages collectifs ont été jusqu’à présent en faveur des seniors : dépenses de retraite et de santé, et financement par le déficit, … Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir. »

Il est donc explicitement affirmé que nous sacrifierions notre jeunesse au profit des vieux !

Suivent des chiffres qui décrivent une réalité … tronquée : Les dépenses de retraite représentent plus de 14 % du PIB, soit 445 Mds€ environ. C’est 2,3 points de PIB en plus par rapport à la moyenne européenne (12,5 %). Surtout, c’est nettement supérieur aux trois pays les plus performants sur le sujet en Europe : la Suède (11,1 % du PIB), le Danemark (7,2 %) et les Pays-Bas (6,1 %) ; pays du nord de l’Europe où, en outre, l’âge effectif de la retraite est proche de 65 ans.

Il s’agit toutefois d’une vision très décalée par rapport à la réalité qui ne prend pas en compte les éléments suivants :

-Le système économique français, ce n’est pas les jeunes d’un côté et les retraités de l’autre !

-Fustiger les retraités, certes, mais de quels retraités parle-t-on, avec quel niveau de pension ? A ce propos, le rapport est … muet car il se livre à une globalisation trompeuse alors qu’il existe de fortes disparités entre la masse des retraités qui perçoivent moins de 1.500€ par mois et d’autres qui culminent à des plus de 10.000€ par mois ; les recordmen étant, comme par hasard les hauts fonctionnaires avec des champions comme MM Hollande, Ayrault, Fabius, Juppé, qui culminent, sans complexe, à des 30.000€ par mois !?!

-évidemment, Villeroy de Galhau oublie d’évoquer, à propos du différentiel de cotisations, que les pays nordiques ont une composante de capitalisation dans les retraites, ce qui fatalement modifie les données brutes !

-le rapport ne parle pas non plus de la génèse du système par répartition créé en 1946 avec le choix déjà démagogique, à l’époque, de faire payer les cotisations par les entreprises à travers un système étatique, opaque et peu efficient ! Cette option a fatalement eu des effets catastrophiques sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises !

-En outre, il occulte une réalité incontournable : D’une part les retraites du public sont plus avantageuses que celles du privé et d’autre part les régimes de retraite sont en déséquilibre en raison du poids des retraites du secteur public qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds€ par an c’est à dire que, sur 10 ans, ces régimes du public ont accumulé entre 500 et 800 Mds€ de déficit ! L’incertitude quant aux montants est due aux dissimulations de l’administration … très discrète sur ces chiffres évidemment catastrophiques !

-la lettre évince le problème de la charge désormais intolérable d’un secteur public disproportionné par rapport à nos moyens économiques avec des fonctionnaires beaucoup trop nombreux (6 millions) et très peu productifs,

-au milieu des satisfécits concernant la situation du pays qu’il estime globalement bonne, alors qu’elle est tout simplement catastrophique, il élude la question de la fiscalité trop lourde qui pénalise les entreprises avec pour conséquence un faible niveau de créations d’emplois ni le fait que la création de richesses est faite par les entreprises ; car l’Etat, lui, n’est qu’un prédateur !

-on ne parle pas du refus de la part de la haute fonction publique d’adopter la capitalisation parce qu’elle est la première bénéficiaire du système par répartition alors que l’on sait que c’est un système de Ponzi qui n’a aucun avenir parce qu’il ne pouvait tenir que tant que le nombre de cotisants était supérieur à 4 pour un retraité. L’autre réalité, totalement occultée, est que les hauts fonctionnaires, compte tenu de leurs niveaux élevés à très élevés de retraites devraient cotiser beaucoup plus avec un système par capitalisation et ça … ils n’en ont pas envie !

-Notre système de retraite par répartition souffre en fait d’un manque de cotisants du fait d’un chômage de masse, d’une part importante de la population qui est inemployable et d’une anémie économique qui sont le résultat de la politique décidée par les hauts fonctionnaires qui tiennent le pays et massacrent les entreprises !

-Pas un mot du rapport sur le fait que les moins de 40 ans subissent légalement une escroquerie en devant cotiser à un système qui ne pourra pas leur payer quoique ce soit dans 25 ans !

-On ne parle pas de la dégradation constante de la situation économique française avec une production de richesse qui fonctionne très mal ; notamment en raison d’une fiscalité et de charges sociales excessives. La meilleure preuve est que le Pib par tête chute sans cesse depuis 40 ans. En 1980, le Pib était le même en Allemagne, aux Etats Unis et en France. En 2024 en France il est de 46.000$, en Allemagne de 56.000 et Etats Unis de 80.000 ! Le salaire médian français est de 1.800€ par mois, aux Etats Unis c’est 1.500$ par semaine !  La vérité est donc que la France coule lentement on était 4ème en 1980 on est 28ème en 2024 ; sacrée dégringolade !

On sait qu’il est facile de manipuler les chiffres et nul doute qu’en le faisant, on cherche à préparer l’opinion à une compression des retraites versées en France et d’ailleurs un  « sondage » avait fait dire que les retraités étaient prêts à réduire leurs pensions.

Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité ahurissante à l’amnésie et au déni des dirigeants de ce pays et de ceux qui ont participé au système ; et nous avons bien affaire ici à un individu faisant partie du système qui a causé la situation et qui ne supportera jamais les conséquences des mesures qu’il propose, qui vient donner des leçons de morale et de gestion !?!

Alors, qui est Villeroy de Galhau ?

C’est un haut fonctionnaire de 67 ans,  qui devrait être à la retraite mais qui continue à profiter de la rente d’un emploi à la Banque de France payé 33.000€ par mois au minimum et on ne parle pas de la voiture de fonction et des autres avantages en nature non divulgués (appartement de fonction) !

C’est donc l’histoire du type qui se fait payer son train de vie ultra confortable par les autres et qui explique à ces derniers qu’ils vont devoir se serrer la ceinture parce que leurs retraites coutent trop cher !

Et ce comportement n’est pas propre à Villeroy de Galhau, c’est celui de toute la haute fonction publique qui vit dans le déni et l’inconscience … jusqu’au bout !

Jamais responsable de quoique ce soit et d’ailleurs le rapport n’est pas sans être empreint d’une certaine dose d’autocongratulation !?!

Car, on a bien compris que l’affirmation sous-jacente est que c’est le retraité à 1.200€ par mois, qui peine à survivre, le responsable d’un système qu’on lui a imposé tandis que les hauts fonctionnaires qui perçoivent sans complexe des retraites de plus de 5.000€ par mois (et Galhau va probablement dépasser les 20.000€) n’y sont pour rien.

La réalité est que l’on sait que le système par répartition est compromis (je le savais depuis 1991 !). Mais qu’ont fait les hauts fonctionnaires à ce propos ces 30 dernières années ? Rien, ils ont continué à se servir dans la caisse et à accumuler les avantages payés par les autres parce que ce système leur était extrêmement favorable. Et maintenant ils assènent leurs reproches en expliquant à ceux qui perçoivent 1.200€/mois qu’ils vont devoir se serrer la ceinture.

Ce n’est pas une prise de conscience, c’est de l’indécence doublée de malhonnêteté car  ce sont ceux qui ont causé le problème !

Et vous savez pourquoi ?

Parce qu’il y a beaucoup plus de retraités à 1.200€ que de retraités à 30.000€ et que fatalement c’est la forêt des pauvres qui cache le buisson de nantis qui préfèrent conserver leurs avantages et que ce soient … les autres qui fassent des efforts !

Et le pire, c’est que ce discours se met à tourner en boucle sur les médias, repris par des personnages souhaitant briller en public en utilisant des chiffres « chocs » ; sans toutefois réfléchir aux causes réelles du problème ni vérifier au préalable le bienfondé de ces affirmations !

Finalement, il faut prendre ce rapport pour ce qu’il est : Grace à des manipulations statistiques, ce n’est rien moins qu’une ode à la politique économique du président de la République ; lequel a dû, sous la pression, suspendre la « réforme des retraites » qui consistait avant tout en une main mise sur les réserves des caisses de retraites du secteur privé.

Finalement, il n’y a jamais de hasard …

Bien cordialement à tous !

 

 

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Hitchcock, les oiseaux, la prédiction https://temoignagefiscal.com/hitchcock-les-oiseaux-la-prediction/ https://temoignagefiscal.com/hitchcock-les-oiseaux-la-prediction/#comments Tue, 19 May 2026 17:00:08 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21292 Continuer la lecture de Hitchcock, les oiseaux, la prédiction ]]> The Birds avait imaginé un monde où la peur venait du ciel par l’intermédiaire de milliers d’oiseaux animés d’une volonté destructrice commune. Aujourd’hui, on s’aperçoit que cette situation devient en partie réelle.

Il y a toujours eu, dans les luttes entre les hommes, des armes venant du ciel : des flèches aux avions, des bombes et toutes ces petites merveilles qui tuent allègrement. Mais jamais ces outils n’avaient été associés à une forme d’intelligence individuelle. Aujourd’hui arrivent les drones.

Quelle différence y a-t-il entre les drones et les oiseaux d’Hitchcock ?

Les drones peuvent travailler en bande, avec un objectif prévu, ciblé ou même défini par eux-mêmes. Ils peuvent agir en nombre suffisant pour que celui qui est visé n’ait pratiquement aucun moyen de se défendre.

Cette situation est totalement nouvelle. Elle reconditionne la terreur. Car finalement, qu’est-ce que la guerre ? C’est la force, bien sûr, mais surtout la force qui génère la terreur. La force ne produit pas toujours la terreur ; elle peut parfois être utilisée autrement. Mais dans la guerre, elle devient essentiellement un outil de terreur.

Il est assez stupéfiant d’observer qu’un film d’épouvante puisse devenir, sous nos yeux, une réalité matérielle. Évidemment, Hitchcock n’a jamais imaginé que son film pourrait un jour prendre une telle dimension pratique. Pourtant, on s’aperçoit souvent que tout ce que l’homme est capable d’imaginer finit un jour par exister, d’une manière ou d’une autre, plus ou moins fidèlement.

Concernant cette nouvelle forme de terreur, il est clair qu’elle va s’amplifier. On peut déjà imaginer une propriété équipée de drones prêts à décoller automatiquement, commandés par l’électronique, qui s’envoleraient à la moindre alerte pour se précipiter sur toute personne pénétrant sur le terrain. Cela paraît aujourd’hui parfaitement faisable.

Qu’ils soient équipés d’armes létales ou non létales ne change rien au fond du problème : désormais, chacun peut imaginer qu’à tout moment, en n’importe quel lieu, un essaim de drones puisse surgir et attaquer. Objectivement, ce n’est pas rassurant.

La réponse à cela sera probablement toujours la même : interdiction.

Les drones seront déclarés trop dangereux… sauf pour les pouvoirs publics, sauf pour l’État, sauf pour ceux qui détiennent déjà le pouvoir. Autrement dit : interdits pour tous, sauf pour les plus dangereux, c’est-à-dire les amateurs de pouvoir.

Cette situation pose un problème du même ordre que ceux provoqués autrefois par l’invention de la poudre, de la mitraillette ou de la bombe atomique : des innovations face auxquelles l’homme ordinaire ne peut finalement pas faire grand-chose.

Cette réflexion nous ramène alors à notre question de fond : comment supprimer le pouvoir tout en conservant une organisation protectrice ?

Plus que jamais, cette question devient centrale.

La liberté individuelle et la prise de conscience des responsabilités qui vont avec restent probablement les seuls remparts face aux évolutions techniques de l’humanité, évolutions qui n’ont objectivement aucune raison de s’arrêter.

Au sujet des prises de conscience, récemment, après la lecture du livre « Le Déni » de Hélène Perlant, dans lequel elle évoque Marquis de Sade, que je n’avais jamais lu à 82 ans, j’ai acheté Justine.

Je dois avouer être resté assez stupéfait.

Le livre présente peu d’intérêt sur le plan sexuel, voire pornographique ; ces excès irréalistes me paraissent plutôt accessoires. Je me demande même dans quelle mesure Sade n’a pas utilisé cette apparence pour parler en réalité de quelque chose de beaucoup plus profond.

Il faut se rappeler qu’il écrit juste après la Révolution française. Il avait lui-même été victime des lettres de cachet royales, comme Mirabeau, et terminera sa vie interné pour ses oeuvres philosophiques.

Or son idée principale est assez simple. Pour lui, le bien et le mal, la vertu et le vice, font partie intégrante de la nature humaine. Et lorsqu’une société bascule majoritairement dans le bien ou dans le mal, l’individu qui appartient à cette société finit presque inévitablement par suivre ce mouvement.

Dans une société vertueuse, on s’intègrera par la vertu. Dans une société corrompue, on s’intègrera par la corruption.

Ce qui me fait penser que la sexualité irréaliste et perverse, dans Justine, sert surtout à mettre cette idée en scène. Justine représente la justice et la vertu ; les autres personnages représentent la corruption et le vice. Et comme ils sont majoritaires, ils tentent constamment de convaincre Justine d’abandonner sa vertu, puisqu’on ne peut plus réussir qu’en devenant soi-même corrompu.

Ce raisonnement reste troublant parce qu’il ressemble parfois beaucoup à ce que nous vivons aujourd’hui. Et il n’est sans doute pas anodin que cette réflexion apparaisse précisément au lendemain de la Révolution.

Le livre mérite donc d’être lu, à condition de ne pas se laisser enfermer dans sa façade scandaleuse. Je peux évidemment me tromper, car je ne suis pas spécialiste de Sade. Comme beaucoup, je n’en avais qu’une image simplifiée, qui ne correspond peut-être pas à la réalité de sa pensée.

Au fond, tout cela revient à constater que l’organisation humaine ne peut jamais totalement sortir des réalités naturelles dont l’homme est constitué.

L’idée qu’on ne pourra jamais éradiquer totalement le mal me paraît finalement raisonnable. Que donc, on ne pourra jamais faire uniquement le bien ; pas davantage uniquement le mal.

Dès lors, l’essentiel est peut-être simplement d’apprendre à distinguer les deux.

Il y a déjà longtemps, dans une vidéo, j’avais exprimé l’idée que la vie ressemblait à une ligne de crête séparant deux espaces, la vie et la mort : chaque action allant vers la vie relevait du bien, et chaque action allant vers la mort relevait du mal.

Avec le temps, je pense toujours ainsi. Tout ce qui est contraire à la vie relève du mal. Tout ce qui favorise la vie relève du bien. Ce n’est pas une croyance religieuse ou philosophique ; c’est essentiellement un constat pratique.

Chaque fois qu’un comportement nous entraîne vers la destruction ou vers la mort, c’est qu’il y a là une erreur, une faute, une forme de mal. Et chaque fois qu’un comportement nous rapproche de la vie, alors c’est probablement que nous avons pris la bonne direction, celle du bien.

Voilà finalement les pensées que m’inspirent aujourd’hui les oiseaux d’Hitchcock et la terreur moderne.

Bien à vous.

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Un pays qui court après sa dette court à sa perte ! https://temoignagefiscal.com/un-pays-qui-court-apres-sa-dette-court-a-sa-perte/ https://temoignagefiscal.com/un-pays-qui-court-apres-sa-dette-court-a-sa-perte/#comments Mon, 18 May 2026 08:21:26 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21288 Continuer la lecture de Un pays qui court après sa dette court à sa perte ! ]]> Les services de l’Etat, sont aux abois et sont entrés dans un tunnel psychologique qui leur interdit d’envisager toute autre solution que l’augmentation des impôts ; raison pour laquelle le harcèlement fiscal s’accentue. Il faut absolument trouver des recettes pour boucher des trous budgétaires gigantesques.

Ce recours à la fiscalité a semblé d’ailleurs payer puisqu’il a permis une augmentation des recettes fiscales de 7% en 2025 avec une palme de +10% pour l’impôt sur le revenu.

Ce faisant, on n’hésite pas à tomber dans la mesquinerie d’une chasse fiscale pour des montants marginaux : Après la traque des abris de jardins et des piscines non déclarés, ce sont désormais les serres et les poulaillers qui sont dans le viseur avec des amendes de 1 200 à 6 000€ par m2 non déclaré.

Néanmoins, il faut être conscient qu’en procédant ainsi les services fiscaux ne font qu’enfoncer les derniers clous dans le cercueil de l’enfer fiscal français car la fiscalité atteint désormais des niveaux délirants ainsi que le prouve une étude sur le malus fiscal pratiqué en Europe. Elle confirme que nous détenons la palme d’or d’une fiscalité idéologique qui n’a pour résultat que de détruire, sans aucun bénéfice d’aucune sorte, un tissu industriel construit depuis plus de 100 ans dans l’automobile !

Évidemment, dans l’idéal fiscal, le meilleur des impôts serait celui payé par les étrangers et il faut bien dire que nos services fiscaux s’y sont attelés consciencieusement avec des résultats pour le moins mitigés … car, malheureusement, les acteurs économiques étrangers ont les moyens de contourner ou d’échapper à une fiscalité abusive.

Ainsi, la taxe sur les petits colis chinois qui devait rapporter 400 M€ a fait un flop monumental puisque, désormais, les colis arrivent en Pologne ou en Belgique ; c’est à dire que non seulement on n’a pas les recettes fiscales attendues mais les plateformes de Roissy et autres Vatry dédiées à ces colis ont fermé avec de nombreux licenciements à la clé !

Le fisc avait aussi essayé de taxer lourdement les grands yachts ancrés dans les eaux françaises sans voir que ces bateaux pouvaient quitter les eaux françaises, ce qu’ils ont fait ; annulant de ce fait irrémédiablement les espoirs de tonte fiscale !

Dans ces conditions, on comprend que l’Etat fiscal ne peut se retourner que contre les français moyens coincés dans leur pays en utilisant des manipulations fiscales qui ont eu pour effet de faire rentrer dans l’impôt plusieurs millions de foyers auparavant non imposables ou en réduisant les aides pour l’emploi d’une aide à domicile pour les moins de 80 ans mais aussi avec l’intensification des contrôles fiscaux pour faire rentrer, à toute force, l’argent dont on manque tant !

On sait que le gouvernement a déclaré qu’il n’avait pas les moyens de réduire la fiscalité confiscatoire sur le carburant et c’était vrai mais pas pour les raisons que l’on croit et en tout cas pas pour faire des économies !

Son refus de réduire les taxes était essentiellement motivé par le fait qu’il pensait pouvoir profiter de l’aubaine pour augmenter les recettes. Et c’est bien ce qui s’est passé durant les mois de mars et d’avril ; les recettes attribuées aux taxes des carburants ont augmenté de 190 M€.

Seulement, cela n’a pas duré car le gouvernement constate désormais que les recettes baissent de 105 M€ en avril/mai ; c’est à dire que même en percevant mécaniquement plus de taxes par litre de carburant, il collecte moins de taxes !

C’est la démonstration éclatante de la courbe de Laffer : les recettes augmentent dans un premier temps puis baissent car … trop d’impôts tuent l’impôt !

Aussi curieux que cela puisse paraître, les hauts fonctionnaires n’ont pas envisagé que les revenus des français ne sont pas indéfiniment extensibles et qu’ils doivent donc faire des arbitrages au niveau de leurs dépenses. Fatalement, face à l’augmentation des prix, les français roulent moins !

De plus, tout le monde a remarqué une envolée de l’inflation qui sera au minimum de 4% pour 2026, officiellement, mais qui sera en fait beaucoup plus importante sur les produits de la vie courante (alimentation, énergie, carburants, …) qui sont les principaux postes de dépenses des classes sociales les moins aisées.

Ce sera un frein supplémentaire à la consommation !

Les français sont en fait très inquiets pour l’avenir ; surtout que, pendant ce temps, les faillites d’entreprises continuent (Bouchara, Minelli…) et que le chômage augmente fortement !

Et pourtant, clientélisme politique oblige, les dépenses publiques continuent d’augmenter. On vient ainsi d’apprendre que les salaires des fonctionnaires ont progressé 3 fois plus vite que ceux du privé en 2024 compte non tenu du fait que l’Etat employeur continue à distribuer à ses fonctionnaires des avantages sociaux (congés spéciaux pour mariage, naissance, décès, congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption alors que d’un autre côté on sait que le régime des retraites du public est déficitaire de 50 à 80 Mds€ par an pour lequel … rien n’est fait).

Cela explique d’ailleurs notamment l’explosion des couts de fonctionnement de l’Etat (+24% depuis 2021, soit 106 Mds€, alors que le PIB n’a progressé que de 5%, au mieux) ; l’administration coute de plus en plus cher tout en étant de moins en moins efficace !

La réalité, pour l’instant rejetée par le gouvernement, est que la France est entrée en récession avec, à la clé, des recettes fiscales en chute libre. On s’attend à 200 Mds€ de déficit sur l’année 2026 ; et ça pourrait être encore pire alors que le régime de la sécurité sociale est au bord de la banqueroute !

La dette de l’Etat français atteint 3.500 Mds€, soit 116 % du PIB et le service annuel de cette dette requiert 70 Mds€ par an et bientôt 100 en 2027.

La France emprunte à tout va sur les marchés mais malheureusement, les taux d’intérêts montent et ont atteint un record, ce 18 mai, à 3.82% pour l’emprunt à 10 ans alors qu’il y a quelques années les taux étaient à 0%. Il est probable qu’en raison de la dégradation de la situation, les taux vont dépasser 4% d’ici 2 ou 3 mois ; aggravant encore une situation déjà largement compromise !

Il devient flagrant que la France court après sa dette alors qu’elle fait exploser sa fiscalité et ses emprunts ; ce qui pose un double problème :

-un pays qui court après sa dette court à sa perte car il n’y aura jamais assez d’impôts pour boucher les trous qui se creusent sans cesse ! Il ne faut jamais perdre de vue que l’impôt est un prélèvement sur la richesse produite et que si, comme c’est le cas lorsqu’il y a récession, la richesse produite diminue, la fiscalité perd en efficacité.

-Le raisonnement est le même pour l’emprunt qui n’est jamais qu’un impôt différé avec pour conséquence qu’on ne peut pas emprunter indéfiniment car la charge fiscale nécessaire pour rembourser va forcément s’alourdir jusqu’à devenir intolérable !

La réalité est que nous sommes face à un système miné par le clientélisme et la corruption qui refuse de se remettre en cause alors qu’il nous a menés à la faillite !

Le psychodrame autour du rapport parlementaire sur l’audiovisuel public, lequel a failli ne pas être publié sous la pression des bien-pensants moralisateurs soucieux que leurs petits et grands intérêts restent discrets, est là pour le démontrer !

En fait, tout le monde sait que le pays doit réduire ses dépenses mais personne ne veut le faire et surtout pas les principaux bénéficiaires du système qui, comme par hasard, sont ceux qui appellent à la sauvegarde du service public ; lequel s’apparente de plus en plus à celui de la dépense publique sans limites ! La fuite en avant fiscale ne sera jamais suffisante pour nous sauver d’une dette d’ores et déjà hors de contrôle ; surtout qu’il n’y a pas plus démotivant dans la vie qu’un excès d’impôts dont on se demande à quoi il sert alors que l’on voit par ailleurs que tout se dégrade …

Clairement, l’option du tout fiscal ne peut mener qu’au désastre car, s’il n’y a plus aucun intérêt à travailler en France, soit les gens partiront à l’étranger soit ils ne feront plus rien ce qui signifie que la création de richesse va fortement s’essouffler et, s’il n’y a pas de richesse créée, il n’y aura pas d’impôt à prélever ….

La morale de cette histoire est que, quand vos dépenses dépassent vos revenus, votre train de vie va causer votre perte et il s’applique de manière indiscutable à la France !

Bien cordialement à tous !

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Le business des voitures radar : la confirmation par les acteurs eux-mêmes ! https://temoignagefiscal.com/le-business-des-voitures-radar-la-confirmation-par-les-acteurs-eux-memes/ https://temoignagefiscal.com/le-business-des-voitures-radar-la-confirmation-par-les-acteurs-eux-memes/#comments Fri, 15 May 2026 09:58:00 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21284 Continuer la lecture de Le business des voitures radar : la confirmation par les acteurs eux-mêmes ! ]]> On sait que l’Etat accentue le développement des contrôles routiers par le biais de voitures radar parce qu’elles sont pratiquement indétectables malgré un cout d’exploitation relativement important.

L’administration a décidé, pour cela, de sous-traiter cette activité à des sociétés privées et, à ma connaissance, il y a 2 sociétés : Mobium et Securitas-Engie Solutions qui ont été retenues.

Il faut savoir aussi que les contrats, apparemment très secrets, passés avec ces sociétés se chiffrent en dizaines de millions d’€ !

Nous avons eu l’occasion de dénoncer, à maintes reprises, les abus de l’Etat et de son administration mais il y a un moment où le lecteur peut se poser la question de la légitimité des affirmations faites en pensant : il exagère, il se trompe, c’est faux surtout que désormais on sait que les fake news constituent l’essentiel des informations diffusées ; notamment sur les réseaux !

Seulement, en l’espèce et sur le sujet des voitures radar, nous venons d’en obtenir une confirmation éclatante par les acteurs eux-mêmes !

Oh, bien évidemment ce ne sera pas par les hauts fonctionnaires ou les dirigeants des sociétés impliquées mais bien par le « petit personnel » qui est utilisé pour effectuer cette répression !

Dans un article de Caradisiac paru hier 14 mai, un employé est venu « dénoncer », sous le sceau de l’anonymat, les agissements de ces sociétés exploitant des voitures radar.

Que dit-il ?

En gros, que la sécurité routière n’a jamais été abordée par un employeur qui a surtout mis la pression sur les employés pour faire une course au chiffre et au kilométrage et flasher le plus grand nombre de conducteurs en excès de vitesse.

On n’en saura pas beaucoup plus, parce qu’en fait, l’essentiel des révélations de cette personne est constitué par … des plaintes à propos des conditions de travail qui sont imposées aux chauffeurs et par les menaces de mort qu’il aurait reçues à propos d’un métier choisi, selon lui, par nécessité économique !

Pas un mot sur les techniques franchement illégales utilisées pour piéger les automobilistes et qui ont pourtant été constatées ; notamment la conduite en « accordéon » juste en dessous de la limite légale pour inciter aux dépassements.

Pas un mot pour regretter rien moins qu’une collaboration à un système vicieux et malhonnête à propos d’un emploi présenté comme alimentaire et presque contraint ; qu’il a quand même quitté mais probablement plus par peur des menaces reçues que par scrupule éthique ou pénibilité !

Pas un mot sur l’état des voitures qui seraient « usées jusqu’à la corde » et en mauvais état pour certaines !

Pour le reste, on « apprend » que les chauffeurs doivent rouler 10 h par jour et rapporter 700.000€ par an et par voiture ; ce qui représente, quand même, rien moins que 15.600 flashes à 45€ par an, soit pour 260 jours ouvrés dans l’année, un minimum de 60 flashes par jour !

L’article se termine en fustigeant une logique productiviste qui place l’automobiliste moyen en situation de délinquant permanent dans un seul but de rentabilité à la fois pour l’Etat et pour les sociétés exploitantes.

On savait, qu’avec ce système, on se situe à l’extrême limite de la légalité et de l’abus de pouvoir et que sa justification réelle est essentiellement financière plutôt que motivée par la sécurité routière; on vient d’en avoir une confirmation explicite interne au système !

Bien cordialement à tous !

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Trump à Canossa… https://temoignagefiscal.com/trump-a-canossa/ https://temoignagefiscal.com/trump-a-canossa/#comments Wed, 13 May 2026 18:20:48 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21279 Continuer la lecture de Trump à Canossa… ]]>


 

Sur ce blog nous avions, en février 2022, largement évoqué la dimension mondiale de l’intervention de Poutine en Ukraine. A cette époque, il n’était pas besoin d’être grand clerc, ni diplômé de Sciences Po ou de l’ENA, pour percevoir l’alliance évidente — et contre-nature, nous en reparlerons — entre Xi Jinping et Poutine, pour ravir le pouvoir mondial à l’Occident, avec la bénédiction, affirmée ou timide, des autres pays du monde. Qui ne serait pas heureux de l’affaiblissement du plus fort, qui n’a pu que froisser les autres, volontairement ou accidentellement ?

Aujourd’hui l’abcès se crève en Iran. Cela, pour le néophyte que je suis, était plus difficile à prévoir. Mais c’est une constante : les grandes lignes se perçoivent assez nettement, les arcanes de leur réalisation sont plus imprévisibles.

En échec, Trump, égal à lui-même, pense qu’il va s’en sortir par un « deal ». Quel touriste…

La conquête du monde n’est pas une question de deal, c’est une simple et imbécile question de force. Force qui doit être collective et partagée, qui n’a rien à faire de la justice et de l’équité.

Trump devrait se rappeler l’histoire de son pays, qui n’est pas très ancienne, où la violence et l’injustice ont formaté les USA qu’il dirige. Car la démocratie telle que nous la connaissons, la liberté telle que nous la pratiquons, sont des luxes, qui comme tous les luxes sont appelés à tomber face à la force brute de la naissance des pouvoirs, de ceux que nous appelons les barbares, les sauvages, les nouveaux riches, les parvenus, les pécos….

Donc Trump est à Canossa, qu’en espère-t-il ? Peu importe. Il y est, c’est tout.

Ce cirque inquiétant à l’extrême me rappelle mon enfance et le Père Noël.

Enfants, nous sommes ignorants. Cette ignorance est la pureté de la vie. Nous la chercherons ensuite constamment, sans le savoir.

Un jour nous savons que le Père Noël est un mensonge, nous avons quitté l’ignorance. A partir de ce jour, les cadeaux de Noël seront empoisonnés, pleins d’arrières pensées, d’espérance et d’insatisfaction, de manipulations du donneur et du receveur. Nous ferons semblant de ne pas le voir.

La connaissance est faite de 99% de mensonges et de 1% de vérité. Cette vérité il faut la chercher sans cesse, telle une aiguille dans une botte de foin.

L’ignorance est l’acceptation involontaire de la domination, elle est confortable, c’est son souvenir qui nous entraine à imaginer qu’elle pourrait revenir, portée par l’homme ou le système providentiel qui déciderait tout ce que nous souhaitons.

Oui, mais voilà, l’ignorance nous quitte à notre insu, son départ est irréversible, imprévisible, inorganisable.

Il est possible que Trump ignore ce qu’il est, ce qu’est le système dans lequel il croit être un champion — ce dont je vous l’avoue je doute – qu’il le découvre en Chine.

Que fera-t-il alors ? Que peut-il faire ? N’a-t-il pas déjà trop fait ?

Ou, est-il génial, nettement au-dessus du lot ? Si c’est le cas, où sont ses troupes ?

Ce sont les questions que je me pose et partage avec vous. Je ne vois pas, dans notre civilisation policée, libre, capricieuse, des armées conquérantes.

Qui pour défendre notre décadence ?    Où sont les égaux des Américains de décembre 1941 ?

Bien à vous. H. Dumas

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Un business bien juteux https://temoignagefiscal.com/un-business-bien-juteux/ https://temoignagefiscal.com/un-business-bien-juteux/#comments Tue, 12 May 2026 09:36:41 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21276 Continuer la lecture de Un business bien juteux ]]> Les amendes liées aux infractions routières auraient rapporté 2 Mds€ en 2025 ; dont 1 Md€ pour les seuls radars automatiques et vous allez voir qu’on ne joue pas « petit bras » dans cette affaire car le système des amendes routières représente un véritable pactole financier et … pas que pour l’Etat !

Des données fragmentaires à propos d’un système machiavélique

Il existe des statistiques sur le sujet, mais on se garde bien de nous en donner le détail car il est probable que ces statistiques soient totalement faussées pour des raisons que vous allez vite comprendre …

L’information officielle, qui se veut sans doute rassurante, est que 30% des PV seraient annulés sans que l’on donne plus d’explications. Mais on peut supposer qu’il s’agit essentiellement d’annulations de poursuites liées à un changement de propriétaire du véhicule incriminé,  d’un vol, d’un prêt avec tiers identifié … ou pas.

Par contre, aucune donnée n’est disponible à propos des erreurs matérielles commises par les appareils de mesure dont certains pourtant font la une de la presse compte tenu de leur aspect « spectaculaire ».

C’est  évidemment ce dernier aspect qui pose problème car rien n’interdit de penser que vous vous soyez fait flasher, par un appareil déréglé ; et il est très peu probable que l’administration reconnaisse spontanément son erreur ; d’autant plus qu’elle vit dans le mythe de son infaillibilité face à des individus perçus comme des délinquants !

Mon exemple personnel est là pour démontrer que si vous n’arrivez pas à démontrer à l’administration qu’elle se trompe, vous n’avez aucune chance d’obtenir gain de cause face à un appareil conçu pour être essentiellement répressif !

Or, j’évalue pour ma part, certes de manière totalement subjective, que 20% des avis de contraventions expédiés sont abusifs mais que leurs destinataires les paient par peur des poursuites eu égard aux menaces proférées dans les documents administratifs ; impression confortée par les déclarations de certains avocats spécialisés dans le droit routier selon lesquelles il vaut mieux payer, même si c’est injuste, pour éviter les ennuis !?!

Car, il faut savoir que l’administration n’hésite pas à engager des poursuites abusives ; notamment avec la délivrance d’avis à tiers détenteur (équivalent d’une saisie) sur les comptes bancaires ; même si les avis de contraventions n’ont jamais été reçus par leurs destinataires (vécu) !

La conclusion inéluctable est que le radar se trompe mais que l’Etat, qui encaisse illégalement des sommes indues, lui, ne se trompe pas de cible et, à ce stade, l’automobiliste n’est rien moins qu’un pigeon. Vous pouvez aisément imaginer que si 20% des amendes sont abusives cela fait rien moins que 200 millions € de recettes fiscales supplémentaires, bienvenues, mais reposant sur des infractions inexistantes  ; ce qui représente, on a du mal à le visualiser, plusieurs milliers de PV abusifs PAR JOUR !

Autant dire que l’on ne se situe plus dans le cadre d’un effet de bord marginal mais bien dans celui d’une action frauduleuse totalement délibérée ;  l’essentiel étant que les victimes ne s’aperçoivent pas de la supercherie ou de … l’escroquerie !

Car, le fait d’obtenir un paiement au moyen d’un stratagème correspond à la qualification de l’escroquerie !

Au-delà des apparences, il s’agit d’un système bien rodé mais parfaitement inéquitable et se situant à la frontière de la légalité qui utilise tous les artifices pour atteindre son but : le recouvrement d’un maximum d’impôts déguisés sous une autre appellation et vous observerez qu’aucune des « plus hautes autorités de l’Etat » ne s’est saisie ou n’a été saisie de cet aspect pour le moins attentatoire aux libertés et à la légalité.

C’est encore une fois la preuve que les hommes de l’Etat se moquent complètement de l’équité et de la justice !

Et si, par chance, vous avez gain de cause dans votre contestation, vous saurez que le remboursement de votre consignation (obligatoire) se fera à perte de vue car, encore une fois, l’Etat est non seulement un mauvais joueur mais aussi un mauvais payeur ; et c’est le pire des mauvais payeurs !

Le détournement de la manne financière

Détail particulièrement sordide et conforme aux méthodes de l’Etat, le mécanisme de la consignation obligatoire, en cas de contestation, permet à l’Etat de bénéficier gratuitement d’une énorme trésorerie car si 30% des amendes automatiques sont annulées … et si 1 Md€ représente le montant des amendes définitives, une simple règle de trois montre que c’est 300 millions€ d’argent gratuit qu’il conserve dans ses caisses, en plus des 200 millions indument perçus, qui sont ainsi conservés abusivement, pendant plusieurs mois, par la DGFIP. Bien évidemment, on en a compris le but : les victimes d’un système inéquitable et abusif, obligées de consigner pour faire valoir leurs droits, deviennent à leur insu les banquiers bénévoles et gratuits de l’Etat car il est probable que la DGFIP utilise, en toute discrétion mais en toute illégalité, l’argent de ces consignations, qui ne lui appartient pas, pour « soulager » la trésorerie ordinaire de l’Etat.

Nous avons affaire à une administration dans ce qu’elle a de pire, tatillonne et impitoyable lorsqu’il s’agit d’appliquer les règles aux autres, mais extrêmement tolérante avec ses propres dérives qui relèvent parfois de l’illégalité la plus flagrante !

Un professionnel, avocat ou notaire, qui ferait la même chose, c’est à dire qui utiliserait les sommes d’argent appartenant à ses clients pour sa trésorerie personnelle serait condamné immédiatement pour abus de confiance et radié mais … pas l’Etat qui, décidément, franchit toutes les limites et s’autorise tous les excès ; en toute impunité puisqu’il n’y a aucun contrôle !

L’Etat et l’administration vous contrôlent mais qui contrôle l’administration ?

Et la supercherie continue lorsque l’on sait que 30% des sommes encaissées servent à payer les dettes de l’Etat au lieu d’être alloués, comme promis, à la sécurité routière et au réseau routier !

Ce détournement des fonds étant la preuve que l’Etat, aux abois, utilise de plus en plus ce type d’expédients pour sauver une situation financière extrêmement compromise et cette situation est indirectement rapportée par la Cour des Comptes qui souligne que les services de l’Etat se plaignent désormais des moindres rentrées fiscales sur les radars du fait des dégradations de plus en plus nombreuses causées aux appareils.

Un système ouvert à la corruption

Vous pouvez aisément imaginer que l’odeur de l’argent gratuit des autres ramassé à pleines brassées attire nécessairement les convoitises … et il y a beaucoup de candidats désireux d’accéder au pactole !

L’un des grands bénéficiaires du système est Atos,  société d’informatique qui gère le réseau des radars.

Vous saurez ainsi qu’Edouard Philippe, l’ancien premier ministre d’E Macron qui se voit un destin présidentiel en 2027 et qui semble d’ailleurs être le candidat adoubé par l’élite politico-administrative qui avait propulsé E Macron, a été intégré, juste après la fin de ses fonctions ministérielles, au conseil d’administration d’Atos !

Faut-il y avoir un remerciement ou un renvoi d’ascenseur alors que l’on sait que la diminution de la vitesse, couplée avec l’augmentation du nombre de radars, a essentiellement permis d’augmenter fortement le nombre des amendes et les  rentrées financières pour l’Etat et … pour les vendeurs de radars ?

La question reste posée surtout que, en sa qualité de haut fonctionnaire, membre du conseil d’Etat,  E Philippe n’a évidemment absolument aucune espèce de compétence en matière de technologie des radars. Par contre, il avait bien les capacités pour encaisser les 50.000 € de rémunération annuelle qui lui étaient allouées par Atos !

On se situe là, à l’extrême limite de la corruption pure et dure ; mais l’Etat, très indulgent avec sa propre organisation oligarchique, n’a engagé aucune poursuite contre E Philippe qui s’est pourtant bien rendu coupable de recel de corruption. La meilleure des preuves est qu’il a discrètement démissionné en 2023 de son poste à Atos en raison des risques de poursuites judiciaires engagées par l’association anti-corruption Anticor !

Mais, cela n’a pas été suffisant car ce n’est pas la seule casserole attachée aux basques de ce personnage …  puisqu’il est quand même poursuivi pour corruption et détournements de fonds publics !

Il y a des hasards qui … n’en sont pas ; mais rien d’étonnant finalement puisque Atos fait pour sa part aussi l’objet d’une enquête pour corruption … il n’y a jamais de fumée sans feu !

Et vous savez quelles conclusions en ont tiré les services de l’Etat ?

Ils vont corriger ces méthodes qui relèvent du banditisme étatique ?

Non, bien évidemment, ils ont prévu de doubler le nombre des radars ; pour augmenter la sécurité routière … bien évidemment !

Bien cordialement à tous !

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Ils ont la capsule attachée à la bouteille https://temoignagefiscal.com/ils-ont-la-capsule-attachee-a-la-bouteille/ https://temoignagefiscal.com/ils-ont-la-capsule-attachee-a-la-bouteille/#comments Sun, 10 May 2026 08:25:13 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21272 Continuer la lecture de Ils ont la capsule attachée à la bouteille ]]> En voie de désespérance depuis déjà un bon moment, j’ai cru pouvoir expliquer par les faits, par la réalité, les incroyables agressions dont je suis l’objet de la part de Bercy.

Il m’a fallu d’abord comprendre que cette violence n’était pas un acte me visant particulièrement, mais une organisation politico-sociétale au service d’un égalitarisme de façade, permettant à une minorité de s’octroyer le pouvoir et les avantages en découlant. En réalité un communisme caché sous un autre nom.

Puis, il m’a fallu admettre que cette organisation contre nature, même sémantiquement dissimulée, donnait les mêmes résultats que ceux de la croyance communiste partout dans le monde. C’est à dire, la mort de l’individu, de la liberté, son oppression illimitée par une caste s’étant octroyée le pouvoir à travers cette croyance, que j’ai cru au départ imposée, mais qui est en réalité un détournement pervers de deux pulsions humaines vitales : la compassion et la charité.

Ce qui est incroyable c’est que, contre toute raison, il suffit de changer le langage pour que le communisme s’infiltre et s’épanouisse. Que la liberté puisse être bafouée, que l’homme soit ramené au rang d’objet au profit de quelques-uns.

C’est ce qui me fait dire que, comme la bouteille d’eau, bien des êtres humains ont la capsule attachée à la bouteille, l’esprit qui ne peut pas quitter leur corps primaire, leur moi.

Il en est ainsi des sadiques qui s’expriment à fond dans la terreur fiscale et se persuadent qu’ils tuent de pseudos fraudeurs fiscaux pour le bonheur commun, alors qu’ils ne font que détruire le capital qui, lui, est un bien commun vital, quel qu’en soit le détenteur apparent.

Il en est encore plus ainsi des spectateurs et délateurs applaudissant et encourageant de telles inepties, qui génèrent leur propre destruction.

C’est un spectacle affligeant que rien ne paraît capable de maîtriser. Une pièce de théâtre jouée et rejouée à l’infini, qui n’a pas d’autre issue que la mort ou la fuite.

Éternel errant est celui qui croit pouvoir vivre librement, même et surtout si, parallèlement, il se met dans l’idée de respecter la liberté des autres qui vont immédiatement la mettre à profit pour entraver la sienne.

Les croyances sont toutes mortifères, pour les contrer détachons nos capsules et prenons de la hauteur. Ce n’est pas si facile, mais c’est vital.

Bien à vous.

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Une date ! https://temoignagefiscal.com/une-date/ https://temoignagefiscal.com/une-date/#comments Sat, 09 May 2026 17:12:22 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21270 Continuer la lecture de Une date ! ]]> Certes il y a des journées pour tout, pour toutes et pour tous. Certaines essentielles, d’autres saugrenues, d’autres enfin méconnues.

Celle de l’Europe appartient à la troisième catégorie.

Ce n’est pas un hasard. C’est une volonté. Les États-membres ont besoin de l’Europe mais préfèrent la décrire comme la cause de leurs carences, leurs faiblesses et de leur lâcheté plutôt que comme un recours à leurs insuffisances. On la passe donc sous silence pour tout ce qui nous est profitable. Le geai, c’est bien connu, se pare des plumes du paon.

Un acte de modestie s’impose d’autant que, depuis le discours de Robert Schuman, le 9 mai 1950, célébrant un nouveau monde instituant la paix, l’intégration et la coopération économique entre les nations de notre continent, les progrès sont objectivement considérables.

Il a fallu l’agression russe à nos frontières et la menace qu’elle continue de faire peser sur nous, assaisonnée du désengagement américain, sans même évoquer la duplicité de la Maison Blanche Trumpienne à l’égard de la Russie, pour que les peuples d’Europe prennent conscience de la nécessité de leur défense commune.

Rien n’est encore fait. Mais on en parle. La démocratie s’en saisit. La nécessité fera loi.

Pourtant tout ne va pas pour le mieux dans une Europe aussi coincée dans ses structures que les États qui la composent.

Il faut changer d’état d’esprit : considérer l’Europe comme un outil et non pas comme un bouc émissaire.

Affaire de pragmatisme ensuite. Considérer l’Europe comme le seul moyen de rivaliser avec les super-géants.

Seuls quelques imbéciles et quelques escrocs prétendent que notre pays peut encore jouer seul les premiers rôles.

L’actualité en Ukraine, en Palestine et au Moyen Orient devrait pourtant nous avoir ouvert les yeux.

La France est une puissance moyenne : un grand pays parmi les petits et un petit pays parmi les grands.

Au risque d’être atteint du syndrome de Gulliver, nous devons nous en remettre à cette évidence.

Le 9 Mai, journée de l’Europe, doit permettre d’avoir le courage de militer pour que notre patriotisme, au lieu d’être confiné dans l’image illusoire d’un pays s’imposant seul au monde entier, soit renforcé par la conscience européenne de notre union.

C’était la pensée de Robert Schuman, un Alsacien qui, mieux que n’importe qui, portait haut les couleurs bleu-blanc-rouge.

Nous resterons indépendants et libres dans l’Europe, ou nous serons asservis.

Le 9 mai, c’est notre jour de l’indépendance.

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République et démocratie https://temoignagefiscal.com/republique-et-democratie/ https://temoignagefiscal.com/republique-et-democratie/#comments Fri, 08 May 2026 10:08:07 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21266 Continuer la lecture de République et démocratie ]]> En France, on a un peu tendance à mélanger ces 2 concepts, à assimiler la démocratie à la république surtout que le pays est présenté comme étant celui qui a inventé les droits de l‘homme ; avec ce sous-entendu que nous aurions aussi inventé la démocratie et le respect du citoyen !

Or, république et démocratie sont des concepts fondamentalement différents ; à tel point que nous pouvons avoir une monarchie démocratique et une république autoritaire. Ainsi, le Royaume Uni est une démocratie depuis 1640 bien qu’elle soit une monarchie et la France, depuis 1789, a souvent subi des régimes autoritaires.

Il est donc important de bien comprendre le système dans lequel nous évoluons et nous allons voir que l’utilisation de ces concepts, qui ont imprégné l’inconscient populaire, a tout du roman historique et du mythe fondateur.

La France est une république, c’est écrit dans la Constitution du 04 octobre 1958 en son article 1. La République : c’est le gouvernement par des élus désignée par le peuple ; cela veut dire que le peuple élit des représentants qui vont gouverner à sa place … en principe dans l’intérêt commun.

La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple. Le mot provient de 2 racines grecques : Kratos= pouvoir et Démos= peuple ; ce qui sous-entend que c’est le peuple qui a le pouvoir.

La démocratie peut être directe ou représentative et son concept remonte à la Grèce antique. Néanmoins, on ne peut pas vraiment faire de parallèle avec la démocratie directe pratiquée dans la Grèce classique, car, à l’époque, démocratie ne signifiait nullement que le pouvoir était partagé entre tous. Il était en fait réservé à une élite « éclairée », en fait des nobles, dans le cadre d’une entité relativement petite ; les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves étant exclus de ce système.

En examinant un peu plus précisément les choses, on s’aperçoit que nous sommes en fait confrontés à un roman national qui s’est agrémenté de nombreuses manipulations dont nous allons détailler quelques aspects …

L’illusion de la démocratie : voter c’est décider

Sous la Vème république, le principe du suffrage universel est la règle et les français pensent naïvement qu’en votant, ils décident et donc … qu’ils ont le pouvoir et il faut bien reconnaître que le système a été entièrement conçu pour qu’ils y croient. En fait, c’est surtout l’art des faux semblants et de l’illusion … Le bon peuple doit croire qu’il décide !

Et pourtant, les français font une dramatique erreur : ils votent pour un représentant qui va décider pour eux mais eux ne décident absolument rien !

Vu sous cet angle, on comprend immédiatement que voter ce n’est pas décider ; c’est seulement s’en remettre à des tiers élus qui vont décider pour vous et il peut y avoir un gouffre entre les promesses électorales d’un candidat et son action en tant qu’élu. Par contre, quand une décision est prise, et bien qu’elle ne soit prise que par quelques individus, elle s’applique à tout le monde en vertu du mandat conféré lors du vote électif. L’effet pervers est que les mauvaises décisions et leurs conséquences devront être assumées par la totalité de la population que cela celui lui plaise … ou non !

Evidemment, on nous objectera, non sans quelque raison, qu’avec une population de 68 millions d’habitants, on peut difficilement faire autrement que de mettre en place un système représentatif.

Il faut être conscient que le but de l’accès au pouvoir, c’est le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir et surtout tout faire pour le conserver et l’exercer sans partage car le pouvoir n’est pas une affaire de morale et on aurait même tendance à croire que c’est une affaire d’immoralité !

Différentes techniques sont utilisées … pour séduire l’électeur :

– on veut faire croire que le président de la république est le représentant de tous les français ; son élection au suffrage universel tendant à accréditer ce roman. Or, au mieux, il est le représentant d’une petite minorité d’électeurs, au pire d’un clan ou d’une coterie qui agit en arrière-plan et dont il est chargé de défendre les intérêts.

– on fait croire à une alternance du pouvoir alors qu’en réalité, ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir : les hauts fonctionnaires qui sont les réels décideurs. Cela ramène à la question centrale : qui détient réellement le pouvoir ?

-les candidats font tous croire à leur sacrifice ou à leur abnégation ; car ils sont forcément totalement désintéressés et nous aurons droit à un véritable festival d’hypocrisie de la part des 27 candidats déjà déclarés pour 2027. Le pire dans le genre a été le sinistre maréchal Pétain qui, en son temps, avait fait « don de sa personne à la France » et qui a, pendant quelque temps, fait figure de sauveur pour des français complètement perdus face à une défaite aussi brutale qu’inattendue.

-les candidats prétendent que tout va changer avec eux et qu’ils vont améliorer la vie de leurs électeurs. C’est malheureusement très rarement le cas, c’est même plutôt généralement l’inverse ; malgré que ce soit une vieille ficelle de la gauche marxisante voire … pseudo révolutionnaire.

En fait, la classe politique, les parlementaires et les hauts fonctionnaires, qui agissent en arrière-plan quand ils ne cumulent pas les deux fonctions, sont désormais tellement ancrés dans les structures de pouvoir que les élections n’apportent plus de véritable changement ; sauf … en pire !

Des élections sous influence

Les élections de 2017 ont donné lieu à une manipulation comme on en a rarement vues et qui restera dans les annales.

On ne me retirera pas de l’idée qu’E Macron a été élu à la suite d’un coup d’état judiciaire et politique et administratif en sabotant la campagne électorale de F Fillon avec l’irruption, sur la place publique et de manière concomitante, de faits gênants qui  sont venus ruiner sa campagne.

Du coup, E Macron, qui sortait de nulle part, qui n’avait pas de passé, qui n’avait jamais été élu et n’avait d’ailleurs jamais vu un électeur de près, était devenu le sauveur du pays !?! Il était surtout  … le candidat de l’élite administrative ; celui qui s’était engagé à ne rien changer au système alors que F Fillon avait ce défaut de ne pas être du sérail, de ne pas être un haut fonctionnaire et de vouloir s’en prendre au système politico-administratif français ; ce qui évidemment était intolérable.

La manipulation a fonctionné au-delà de toute espérance puisque E Macron a été élu, puis réélu, face à Marine Le Pen en 2022 parce que tout a été fait pour la faire monter pour la propulser au 2ème tour afin de pouvoir ensuite agiter la menace fasciste d’une extrême droite … pas vraiment extrémiste !

Les français ont fait barrage de leur crédulité et les élections se sont avérées être, par deux fois ces dix dernières années, une véritable manipulation de la part d’une certaine élite qui s’en est tapé sur les cuisses de bonheur !

Machiavel est bien au pouvoir et agit dans l’ombre !

L’Etat bienveillant

Les concepts de démocratie et de république sont en fait fondus, en France, dans un système plus général qui glorifie la toute-puissance d’un Etat omnipotent qui organise la société, protège les citoyens, agit pour le bien de tous et autres poncifs : L’Etat bienveillant !

Seulement, ce n’est qu’une image car le but du système est essentiellement de contrôler la population par l’intérêt (aides sociales)ou la menace (amendes, prison). Il ne s’agit en aucun cas de chercher le bien être de la population mais juste d’obtenir la paix sociale par sa soumission au système. On s’arrange donc pour donner les apparences de la bienveillance mais on n’hésite pas à éborgner la population contestataire à coups de LBD si elle se montre trop agressive (gilets jaunes).

Ce n’est pas par hasard que la radio télé d’Etat est outrageusement de gauche et sectaire ; elle agit dans le sens du pouvoir qui veut exclure une certaine forme de parole considérée comme trop dangereuse pour le système ; tout comme ce n’est pas par hasard que le gouvernement veut réguler la parole sur les réseaux sociaux et  protéger les jeunes pour, finalement, contrôler tout le monde !

Car, qui contrôle l’information détient le pouvoir en tant qu’instrument de persuasion quitte, si ce n’est pas suffisant, à user de la peur et de la menace pour que la population se soumette. Autrement dit, la fin justifie des moyens ; le but étant de conserver le pouvoir … quitte à manipuler le système en invoquant des arguments qui ne sont que des faux semblants.

En fait, l’appareil d’Etat, qui n’a aucun respect pour l’individu, se méfie de la population et de ses mouvements incontrôlables ; raison pour laquelle, il exerce, par derrière, une surveillance de masse en y consacrant tous les moyens et une forme de contrôle social qui ne dit pas encore son nom ; mais toujours pour votre bien et votre sécurité.

Conclusion :

En France, il existe, depuis fort longtemps, une conception verticale et hiérarchique du pouvoir qui évidemment s’oppose à toutes les « lubies démocratiques de certains illuminés irresponsables » !

Le pouvoir est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au peuple ; raison pour laquelle nos élites ne veulent pas d’un système de RIC (référendum d’initiative citoyenne), ou de votation à la Suisse qui les bloquerait dans leurs décisions ; raison pour laquelle il convient aussi d’éviter les référendums aux résultats aléatoires car le bon peuple ne vote pas toujours dans le sens voulu par le pouvoir ; et ça le pouvoir, il n’aime pas !

Bien cordialement à tous !

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LA MALEDICTION ELECTORALE DEMOCRATIQUE https://temoignagefiscal.com/la-malediction-electorale-democratique/ https://temoignagefiscal.com/la-malediction-electorale-democratique/#comments Wed, 06 May 2026 19:45:17 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21263 Continuer la lecture de LA MALEDICTION ELECTORALE DEMOCRATIQUE ]]> En démocratie, le primo-élu découvre, un lundi matin, et pour toujours, les honneurs et l’impuissance.

Les honneurs

Ils sont internes et externes. A l’intérieur de lui, dans son corps et son esprit, le fait d’avoir été choisi va instiller une émotion, non de reconnaissance comme il le prétendra immédiatement, mais de juste choix.

Il va donc, dans un premier temps, penser que les électeurs sont perspicaces, lucides, intelligents, puisqu’ils l’ont choisi, lui.

Dans le même temps il recevra des marques de respect et de soumission qu’il va croire au début sincères, puis rapidement normales, pour se rendre compte, mais pas toujours, qu’elles ne sont que des avances sur les avantages que l’on attend de lui.

Ces honneurs vont agir comme une drogue, qui fera qu’à terme il les recherchera puis les exigera. Ce qui l’amènera à être prêt à tout pour être réélu.

L’impuissance

Le nez dans le guidon depuis fort longtemps, pour arriver à être différencié, à passer de l’anonymat jusqu’à obtenir sa place sur un bulletin de vote, il aura passé sa vie, jusqu’à ce jour bascule, à serrer des mains et à ne contrarier personne, bien au contraire.

Quel que soit son niveau de développement intellectuel et culturel, il ne l’aura pas fait fructifier pendant cette période d’accumulation de notoriété, bien au contraire.

Donc quand les problèmes qu’il est supposé gérer arrivent, ce lundi fatal, à sa connaissance, il n’y comprend strictement rien. Mais très vite il percevra que sa survie va consister à faire semblant, à fuir les réalités et les décisions.

Il va constater que le pouvoir, qu’il prend ce jour-là en pleine poire, n’est pas ce qu’il pensait, qu’il ne maîtrise rien, qu’il n’est qu’une image, pas une réalité.

Explication

Le pouvoir n’est pas, ne peut pas être, consensuel. Alors que l’élection sélectionne le plus consensuel.

L’antinomie est actée. La messe est dite.

Autant d’hommes, autant de façons de voir le monde, d’imaginer que telle ou telle solution faciliterait son propre épanouissement. Evidemment la plupart de ses visions sont incompatibles. Les couples savent cela, qui aujourd’hui exigent que le pouvoir y soit partagé, ce qui n’est pas une mince affaire.

A moins qu’une situation d’urgence impose de passer sur son propre intérêt pour sauver le groupe auquel on appartient, nul n’est prêt à subir d’autres raisons que les siennes.

Le pouvoir, lorsqu’il s’estime nécessaire – ce qui de mon point de vue n’a jamais lieu d’être – se trouve donc face à une difficulté qui lui impose d’utiliser la force pour imposer sa vision de la collectivité qu’il imagine.

Nous avons alors deux type de solutions.

Le pouvoir autocratique, d’un seul homme ou d’un groupe restreint, qui impose sa façon de voir par la force physique, matérielle. Celui-ci va s’asseoir sur les armes, sur la coercition, la violence physique. Il va être totalement hermétique à la raison. Ses bataillons seront les forces de police et les magistrats.

Le pouvoir démocratique, fait donc d’élus, qui vont rencontrer le même problème : des citoyens fatalement en désaccords, marginaux ou profonds, avec au moins une partie des projets des élus. Ce pouvoir démocratique va devoir, lui aussi, imposer ses vues. Il ne le fera pas par la force physique, il le fera par la loi.

Loi qu’il devra imposer à ceux qui en auraient préférées d’autres.

A cet effet il va compliquer la loi au point que seule une partie initiée de la population va comprendre, ou prétendre comprendre et connaître, cette loi.

Le pouvoir va s’asseoir sur cette partie de la population qu’il va soigner, gâter, pour qu’elle lui soit fidèle. De son côté elle va l’aider à multiplier la complexité des lois pour asservir ceux qui imagineraient d’autres solutions. On les appelle : « les fonctionnaires ».

Evidemment, pour que ces règles, imposées par les fonctionnaires au profit du pouvoir, soient respectées, on va disposer des magistrats.

Vous remarquez que dans les deux cas de figure du pouvoir, on retrouve à la manœuvre coercitive les magistrats.

C’est un monde à part : les magistrats. Qui a une constante : il est toujours du côté du pouvoir, quelle que soit sa forme. En toute liberté, évidemment.
Bien à vous. H. Dumas

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