Claude Reichman, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/claude-reichman/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Sat, 21 Mar 2026 12:50:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Claude Reichman, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/claude-reichman/ 32 32 Quand la planète entre en ébullition ! https://temoignagefiscal.com/quand-la-planete-entre-en-ebullition/ https://temoignagefiscal.com/quand-la-planete-entre-en-ebullition/#respond Sat, 21 Mar 2026 12:50:19 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21152 Continuer la lecture de Quand la planète entre en ébullition ! ]]> Quand la planète entre en ébullition !

Rarement contrastes auront été aussi grands. Les élections municipales françaises se tiennent dans un cadre quai inchangé depuis le Moyen-Âge, tandis qu’une force militaire immense et ultramoderne tente de ramener à des mœurs civilisées une dictature du Proche-Orient se réclamant d’un Prophète mort en l’an 632 de notre ère.

A la Révolution, la France comptait 44 000 paroisses, qui sont devenues 36 000 communes…et le sont restées. On peut oublier les quelques regroupements de communes, qui n’ont fait que compliquer leur nom mais n’ont rien changé à ce fait extraordinaire : la paroisse est le lieu où les Français aiment vivre. Pour être tout à fait juste, il convient de dire que cette extraordinaire organisation de l’Eglise de France n’est rien d’autre que celle de l’Empire romain, auquel elle a succédé quand Constantin est devenu chrétien. Depuis, les Français coulent des jours heureux dans leurs paroisses, à moins que les guerres et les jacqueries ne viennent les rattraper. On pourrait appeler notre histoire « les jours paisibles d’un peuple chrétien », si l’on ne craignait d’être provoquant à l’égard de ce que ce peuple est devenu.

Il reste quelque chose de la vie en paroisse : la maison avec jardin, qui est l’idéal de vie des Français (et de pas mal d’autre peuples). Vivre tranquille est une ambition presque universelle chez homo sapiens, ce qui est finalement très contradictoire avec sa passion pour la guerre et la dispute, mais qu’il lui faudra soutenir encore longtemps, au moins tant qu’il n’aura pas fait la paix avec ses instincts de grand singe. Admettons que l’histoire humaine nous réserve encore de grandes difficultés, mais restons cependant confiants, l’existence de miracles étant avérée, même si leur rareté interroge.

Les projets humains ont quelque chose de confondant. Les compagnies aériennes prévoient de doubler le nombre de leurs avions en vingt ans, tandis que l’on voit s épanouir sur nos mers et nos océans d’immenses paquebots que les villes historiques qui les bordent ne peuvent plus accueillir et interdisent désormais. Le monde est devenu trop petit pour l’homme. C’est sans doute pourquoi il songe à aller voir ailleurs dans l’univers s’il compte des semblables avec qui il pourrait nouer de sympathiques relations, même si aucun être humain n’a jamais fait ce genre de rencontre sauf dans des films américains. Il y a d’ailleurs dans le personnage de Donald Trump quelque chose de ce cinéma qui fait se demander au spectateur s’il rêve éveillé.

En même temps, les hésitations manifestes du président américain ont quelque chose d’humain et de trop humain qui fait planer un climat d’inquiétude sur son entreprise guerrière, que vient cependant contredire la détermination affichée du premier ministre israélien. Si toutefois, en tant qu’Européen, on veut adopter une attitude rationnelle dans le conflit qui vient de se déclencher, on doit se poser quelques questions essentielles. La première concerne évidemment la guerre. Celle-ci a accompagné toute notre histoire, à l’exception de la période récente, depuis la moitié du XXe siècle quand s’est achevée la 2e guerre mondiale et que s’est constituée l’Union européenne. Les Européens ont voulu croire à « la fin de l’Histoire », qui allait leur permettre de vivre dans le confort de l’Etat-providence. Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que cette assistance généralisée des citoyens allait les démobiliser civiquement et leur faire commettre la plus grave imprudence qui soit, celle qui consiste à croire que tout le monde vous aime.

Il n’a cependant pas fallu longtemps aux Européens pour se réveiller. Les gens de l’Est n’avaient pas eu le temps de s’endormir, après un demi-siècle passé dans la rigueur du communisme. Les Scandinaves, eux, malmenés par l’immigration, étaient en cours de réveil et ont poursuivi sur leur lancée, tandis que Macron, qui vit flamberge au vent, a pu continuer à se raconter des histoires et à se mettre en scène, et que les Allemands, qui s’arment comme ils respirent, ont fait comme d’habitude. Nous voilà donc tous ensemble à nouveau debout, même s’il y a encore loin de la posture à l’action et que cela va nous coûter très cher.

Mais le point majeur reste et va rester la qualité des hommes et, bien sûr, celle des femmes. Nos écoles, même les grandes, laissent à désirer. Les meilleures préparent à des fonctions de haut niveau, mais celles-ci se déroulent dans un climat peu réaliste, celui d’un siècle voué au loisirs et non à la construction rude d’un avenir, tandis que parés d’un précieux et illusoire viatique universitaire, beaucoup de nos  jeunes gens sombrent dans la désillusion, l’amertume et la révolte.

J’entends sur les plateaux des discussions entre gens de gauche sur le socialisme. Ils ne se rendent pas compte qu’il ne peut plus y avoir de socialisme dans le monde occidental où toutes les conquêtes matérielles ont été réalisées – et au-delà – alors que là où les milliards d’hommes qui n’ont pas encore accès au progrès matériel, ils n’ont qu’une idée en tête, celle d’y parvenir. La compétition va donc être très rude et les Occidentaux vont faire figure de privilégiés, bien loin de celle de « damnés de la terre » qui les a longtemps désignés. Ils ne devront donc plus songer à se faire plaindre, mais à honorer la condition humaine. C’est un défi autrement plus engageant que la pleurnicherie sociale.

Claude Reichman

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Pour en finir avec les guerres de religion ! https://temoignagefiscal.com/pour-en-finir-avec-les-guerres-de-religion/ https://temoignagefiscal.com/pour-en-finir-avec-les-guerres-de-religion/#comments Sat, 14 Mar 2026 12:40:07 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21139 Continuer la lecture de Pour en finir avec les guerres de religion ! ]]> Pour en finir avec les guerres de religion !

Sur les 8 milliards d’êtres humains qui vivent sur terre, 5 milliards sont des adeptes de ce qu’on appelle les grandes religions (Christianisme, Islam, Hindouisme, Bouddhisme). Et les autres hommes, sont-ils athées ? Pas du tout. Ils appartiennent à des religions de moindre effectif, mais pas de moindre foi. Le fait religieux est donc universel. Ce qui a fait dire à Mark Twain que « l’homme est un animal religieux et qu’il est même le seul à l’être ». Il est de fait que votre chien ou votre chat ne pratique aucune religion, même s’il vous est fidèle.

Huit milliards d’hommes religieux sur huit milliards d’habitants sur la planète, c’est la garantie de conflits perpétuels pour l’humanité. Et il est de fait que dans les temps historiques, les guerres de religion n’ont pas cessé, et qu’elles se poursuivent allègrement aujourd’hui. La guerre que mènent les Américains et les Israéliens contre les Iraniens et leurs alliés du Liban peut passer pour être géostratégique, mais le fait qu’elle oppose des chrétiens alliés à des juifs à des chiites musulmans ne peut être ignoré. Le fait fondateur des relations humaines est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité pour les hommes de vivre ensemble. Ils le font très bien, depuis les origines, mais à condition d’être semblables. Aux temps préhistoriques, être semblables signifiait qu’on habitait le même village et qu’on massacrait les habitants du village voisin si on les rencontrait par hasard. Les religions se sont presque toujours surajoutées aux ethnies, ce qui a donné aux guerres un caractère sacré et beaucoup plus de sauvagerie, car rien ne vaut un conflit religieux pour atteindre les sommets de l’horreur.

Je me souviens d’une pièce de Jean-Claude Grumberg, auteur juif militant, qui racontait la vie d’une famille immigrée confrontée à l’arrivée de cousins étrangers s’invitant chez eux et qui leur envoyait une lettre disant qu’ils les accueilleraient avec plaisir « pendant quelque temps », ce qui signifiait « pas trop longtemps ». L’auteur n’était pas dupe de son militantisme. Les exemples abondent de ces cohabitations non souhaitées et qui se terminent mal. Tant qu’elles sont contenues dans une société qui a fait de la tolérance et de l’inclusion ses valeurs de référence, les choses se passent à peu près bien, mais il ne faut pas grand chose pour les faire déraper. Et ces fameuses valeurs ne pèsent pas lourd quand elles sont confrontées à de vifs conflits d’intérêt ou de caractère.

C’est tout le problème de l’immigration. Qui est avant tout dominé par le nombre. Et qui n’est d’ailleurs que le problème des foules. Ayant créé un syndicat médical libéral, je demandai un entretien au ministre des affaires sociales afin de m’assurer des conditions de la représentativité. Le ministre me fit recevoir par son directeur de cabinet, un énarque fort aimable, qui me délivra ainsi sa leçon : « A cinq pour cent de l’effectif professionnel, vous ne pouvez prétendre à la représentativité. A dix pour cent, vous êtes incontournable. A vingt pour cent, vous êtes le patron ». Cet homme avait un beau destin devant lui, puisqu’il devint un important ministre de la République. Je me demande souvent, quand je constate le caractère brûlant de l’immigration en France et les troubles soulevés, comment ce garçon qui a été présent dans la plupart des gouvernements ayant autorisé ces mouvements de population, avait pu rester indifférent aux problèmes ainsi créés, alors qu’il en mesurait parfaitement les conséquences. Mystère du pouvoir.

L’essentiel ne demeure pas moins le choc des religions. Les rendre paisibles ne paraît pas hors de portée pour celles qui se sont assagies avec le temps et grâce à leur substratum fondamental. Le christianisme ne pose ainsi plus aucun problème de violence ni d’intolérance. Il n’en est pas de même pour l’islam, qui n’a jamais rompu avec son refus violent d’admettre les non-musulmans et sa volonté farouche de les conquérir pour en faire des « dhimmis », des soumis. Musulmans et hindouistes se battent inlassablement en Inde, et ainsi de suite. La tentation est forte de dire avec accablement : « Mais cela ne s’arrêtera donc jamais ! » Je vais risquer une hypothèse, et je comprendrai très bien qu’elle suscite l’incompréhension de mes lecteurs.

Je pense que le principal facteur de l’évolution des sociétés humaines est la télévision. Elle montre à  tous le mode de vie occidental. Certes, celui-ci est loin de n’avoir que des qualités, mais il offre le spectacle de sociétés le plus souvent tolérantes et ouvertes aux évolutions du monde moderne. Avec le prestige qui s’attache à l’aisance matérielle et à la séduction de relations charmantes entre les hommes et les femmes. Je sais que les violences existent entre les sexes et que les conduites responsables ne sont pas toujours la règle, mais comme le dit un jeune humoriste, « Vous connaissez beaucoup de gens qui, à la chute du mur de Berlin, se sont enfuis à l’Est ? ». Alors qu’on me permette de citer une des meilleures répliques du cinéma américain. A Robert Mitchum détective privé, qui lui donne un baiser fougueux, sa partenaire, qui ne l’a pas engagé pour cela, demande : « Et que faites-vous quand vous n’embrassez pas les jeunes femmes ? », Mitchum répond : « Je prie, avec les autres moines. »

Claude Reichman

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Les Européens n’ont pas prévu qu’ils devraient se défendre ! https://temoignagefiscal.com/les-europeens-nont-pas-prevu-quils-devraient-se-defendre/ https://temoignagefiscal.com/les-europeens-nont-pas-prevu-quils-devraient-se-defendre/#comments Sat, 07 Mar 2026 12:02:12 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21120 Continuer la lecture de Les Européens n’ont pas prévu qu’ils devraient se défendre ! ]]> Les Européens n’ont pas prévu qu’ils devraient se défendre !

Les pères fondateurs de l’Europe avaient une idée forte : empêcher les guerres entre Etats européens. Ils y sont parvenus. Mais ils n’avaient pas prévu qu’il pouvait y avoir des guerres en dehors de l’Europe, et que les Européens en seraient forcément affectés. C’est ce qui se passe en ce moment. Tout occupés à leurs échanges commerciaux et à leurs systèmes sociaux, les Européens n’imaginaient pas que les Etats-Unis allaient leur faire défaut et qu’ils se retrouveraient dans l’obligation de se défendre eux-mêmes. C’est-à-dire de se réarmer et, à cette fin, de dépenser moins en avantages sociaux. Le débat est tranché en théorie, mais en fait il est loin de l’être, car rien n’est plus difficile que de priver des peuples de commodités qu’ils croyaient là pour l’éternité.

Il est probable que l’Union européenne ne résistera pas à la nouvelle donne politique et diplomatique. Chaque Etat voudra réarmer l’ensemble à sa manière, et on se disputera sans cesse jusqu’au moment où les uns et les autres partiront chacun de leur côté. C’en sera fini de l’Europe puissance, qui n’a jamais existé mais qui aurait pu voir le jour si les Etats s’étaient débarrassés du fardeau social, qu’ils trainaient inutilement depuis un siècle et demi et que les dirigeants de l’Union avaient décidé de déposer en signant, en 1986, le traité dit de l’Acte unique, parce qu’il rassemblait tous les traités précédents en un seul, et surtout qui créait un grand marché intérieur où régnait la concurrence dans tous les domaines, y compris en matière sociale, ce qui mettait un terme au monopole des organismes sociaux et libérait l’économie de l’Union.

L’Europe puissance pouvait donc naître à partir de la signature de ce traité, et s’il n’en fut rien, c’est à la France qu’on le doit. C’est bien le pire cadeau que notre pays ait jamais fait à ses partenaires. Pourtant, nous avions pris le bon tournant en adoptant l’ordonnance du 1er décembre 1986 qui traduisait en termes nationaux les dispositions européennes de l’Acte unique. Mais c’était sans compter sur la haute administration française, en la personne d’Edouard Balladur, énarque et ministre des finances, qui, par une nuit sans lune, fit adopter au Sénat un texte qui excluait la Sécurité sociale des atteintes de l’ordonnance sur les prix et préservait donc son précieux monopole. J’organisai une gigantesque fronde des députés, qui avaient été élus pour en finir avec ce monopole,  mais rien n’y fit. En France, un député ne peut rien contre un fonctionnaire.

Le danger, pour l’administration française, résidait dans l’éventuelle action de la Commission européenne, qui devait veiller à l’application des directives issues du Traité, ce qui condamnerait forcément le monopole. Une discrète négociation bruxelloise aboutit au compromis suivant : la France transposerait les directives, mais ne les appliquerait pas, ce qui permettrait à la Commission de répondre à nos protestations et à la presse qu’elle laissait les tribunaux français juger de la violation des dispositions européennes. C’était évidemment contraire au cahier des charges de l’exécutif bruxellois, mais cela lui permettait de botter en touche sans encourir de sanction.

Depuis, ceux qui se libèrent du joug social – et ils sont nombreux – doivent en passer par les persécutions administratives et judiciaires que la France a su si parfaitement organiser. Sans notre soutien, beaucoup auraient dû renoncer, mais notre combat était efficace et a sauvé des centaines de milliers d’entreprises. Pendant ce temps, les autres Etats européens profitaient de la mauvaise foi des gouvernements français pour appliquer les directives à la petite semaine. La France avait gagné contre l’Europe, mais l’Europe était foutue !

Evidemment, je n’avais pas prévu trente ans à l’avance que Donald Trump deviendrait président des Etats-Unis et bouleverserait la donne politique, mais même si je l’avais prévu, personne ne m’aurait cru. Et le règne de la Sécurité sociale put se poursuivre sans autre difficulté que notre opposition acharnée qui n’avait pas d’autre motif que l’instauration en Europe d’une économie et une société libérées du fardeau insensé que le communisme l’avait obligée à supporter.

La dissidente roumaine Doina Cornea disait que si les opposants au communisme avaient été non pas mille, ni cent, mais cinq, ils auraient gagné beaucoup plus tôt. Nous, nous ne nous sommes pas frottés au communisme proprement dit, mais à sa version orchestrée par l’administration française. Nous étions beaucoup plus de mille, et même que cent mille, mais en France, pour vaincre définitivement l’administration, il faut une révolution féroce. A défaut, il nous a fallu une immense détermination et aussi beaucoup de patience. Mais aujourd’hui, le but est atteint, l’instance judiciaire suprême ayant fini par céder.

Un de mes amis m’a demandé : « Si ton combat était à refaire, est-ce- que tu le referais ? » Je lui répondis : « Hélas oui ! Non par entêtement, mais par amour pour mon pays, qui mérite mieux que ce système primitif et mortifère. Et surtout qui ne conservera ses chances dans le monde moderne que si des citoyens courageux le débarrassent de tout ce qu’il trimbale de vieillot et d’inadapté ! »

Claude Reichman

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Cette guerre que nous regardons ! https://temoignagefiscal.com/cette-guerre-que-nous-regardons/ https://temoignagefiscal.com/cette-guerre-que-nous-regardons/#comments Sat, 28 Feb 2026 11:02:46 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21106 Continuer la lecture de Cette guerre que nous regardons ! ]]> Cette guerre que nous regardons !

La décision conjointe des Etats-Unis et d’Israël de frapper l’Iran n’est pas une surprise, même si les atermoiements de Donald Trump avaient pu donner l’impression qu’il hésitait à s’engager dans une guerre. L’Iran, depuis 47 ans, est un facteur de déstabilisation du monde. On ne compte plus les actions terroristes fomentées par le régime des mollahs. Sa destruction, qui est désormais le but de guerre de l’Amérique et d’Israël, ne pourra être que bénéfique pour la paix dans le monde.

L’islam est divisé depuis la mort de Mahomet, en 632 de notre ère. Les sunnites sont majoritaires depuis l’origine, mais les chiites, qui se réclament d’Ali, gendre et cousin du Prophète, n’ont jamais désarmé. Leur affrontement retentit très au-delà du Proche-Orient, puisqu’il y a des musulmans dans de très nombreuses régions de la planète et que certaines puissances qui, comme la Russie, ont des composantes musulmanes à leurs marges, prennent des positions qui tiennent compte de ce voisinage, par exemple en soutenant des régimes chiites au Proche-Orient.

La paix entre Israël et les Etats Arabes  est le principal enjeu des affrontements actuels.  Les accords d’Abraham, qui restent encore à l’état de projet, ont tout pour affoler l’Iran, qui se voit gravement isolé au Proche-Orient et qui, pour les faire capoter, a lancé le Hamas contre Israël le 7 octobre. Le résultat a été l’inverse de ce qu’espérait Téhéran, puisque l’armée israélienne a non seulement écrasé le Hamas à Gaza, mais aussi décapité le Hezbollah au Liban et les Houtis au Yemen, et fait tomber le régime syrien, se débarrassant ainsi d’un coup de tous ses adversaires. C’est dire si les mollahs ont été mal inspirés en lançant l’offensive de Gaza.

La guerre étant l’état habituel de l’humanité, il n’y a pas lieu de s’étonner des évènements actuels, même si l’on peut légitimement s’en inquiéter. Mais pour nous Européens, une première conclusion s’impose : nous avons quasiment disparu du paysage politique mondial. Certes nous sommes devenus une puissance économique de premier plan, avec nos 450 millions de consommateurs, mais il ne reste debout que deux Etats, la France et la Grande-Bretagne, capables de peser sur le plan militaire, car dotés l’un et l’autre de l’arme nucléaire et d’armées classiques dignes de ce nom, même si elles sont réduites en nombre.

La décision des Etats-Unis de Trump de faire cavalier seul dans le monde a frappé de stupeur les gouvernements européens. Hâtivement, ils ont voté des crédits budgétaires pour renforcer leurs armées, mais il faudra du temps pour qu’ils représentent une force qui compte, à supposer qu’ils y parviennent. Le moment d’une vraie réflexion semble venu sur le vieux continent. Nous avons confié les rênes de notre Union à une commission non élue et sans mandat, qui ne fait que ce qu’elle veut, tandis que les Etats membres obéissent le doigt sur la couture du pantalon. C’est une situation inacceptable pour une nation comme la France, dont le passé historique et la capacité militaire méritent une vraie considération. Pour autant, les erreurs économiques commises par notre pays le handicapent lourdement dans une compétition mondiale qui ne va pas disparaître. Il suffit de voir comment des entreprises comme Stellantis et Seb sont malmenées pour comprendre que nous allons être balayés économiquement comme nous ne l’avons jamais été.

Puisque nous n’allons être que spectateurs de la guerre qui commence au Proche-Orient, profitons-en au moins pour réformer nos processus économiques et notamment pour en finir avec l’Etat providence qui condamne notre économie. Quand on écoute les médias français, et notamment les chaînes d’information, on a l’impression qu’ils sont frappés d’une paralysie mentale. Ils détaillent avec précision les handicaps et les échecs de nos entreprises, mettent en cause l’excès d’impôts et de charges qui les frappent, et se gardent bien d’aborder le seul sujet qui vaille, celui de l’Etat providence. Il faut dire que la Sécurité sociale est devenue notre nouveau dieu et qu’y porter atteinte relève de l’apostasie. Or c’est pourtant bien ce qu’il faut faire. La protection sociale européenne a été façonnée au 19e siècle et son principe n’a pas changé depuis. Il s’agit toujours de protéger les travailleurs de la maladie, de la vieillesse et du chômage, et l’on a chargé l’Etat de le faire, même si au début c’était sur la mutualité qu’on comptait. Le résultat est une incroyable gabegie, assortie de déficits monstrueux et de passe-droits généralisés. Le diagnostic est clair : il faut enlever à l’Etat la protection sociale et la rendre aux citoyens, par les biais qu’ils choisiront, qu’il s’agisse de l’assurance ou des mutuelles. Ainsi seront éliminées du même coup l’irresponsabilité générale et les dépenses inconsidérées, et rétablies la responsabilité individuelle et la saine gestion.

L’heure est venue pour les vrais penseurs de notre pays de se faire entendre. La France a toujours guidé les nations. Il serait insensé qu’elle renonce à se guider elle-même. Au 6e siècle avant notre ère, à Milet en Ionie, il a suffi de cinq ou six philosophes pour ouvrir à l’humanité le chemin de la réflexion. Aujourd’hui, cinq ou six Français aptes à réfléchir, cela ne doit pas être impossible à trouver !

Claude Reichman

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Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous ! https://temoignagefiscal.com/les-elus-doivent-etre-les-meilleurs-dentre-nous/ https://temoignagefiscal.com/les-elus-doivent-etre-les-meilleurs-dentre-nous/#comments Sat, 21 Feb 2026 10:27:28 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21089 Continuer la lecture de Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous ! ]]> Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous !

L’image m’a frappé. En voyant ce groupe de jeunes gens vêtus de noir en poursuivant un autre, lui aussi tout en noir, j’ai revu en pensée ce groupe de chimpanzés qui en poursuivait un autre dans la jungle. Dans les deux cas, la mort fut au rendez-vous. L’humanité a gardé des traces indélébiles de son passé animal. Il faut admettre que notre civilisation comporte beaucoup trop de lacunes pour que notre espèce soit à l’abri de la sauvagerie.

De même l’accès à des fonctions de commandement comporte trop de traces de la lutte des mâles dominants, dans les espèces animales, pour que nous la considérions avec bienveillance. Rien ne dit que l’homme sera capable de maîtriser son passé. Mais rien ne lui interdit de s’atteler à ce défi. Seul l’exemple de la vertu pourra nous sauver de la dérive animale. Il faut reconnaître que les bons comportements sont rares. On ne cite par exemple qu’un seul cas dans l’histoire où un gouvernant se soit retiré de lui-même. Il s’agit de Cincinnatus, qui préféra sa charrue aux honneurs du consulat romain.

Où que l’on regarde, en Occident comme en Orient, on ne voit que des hommes (ou des femmes) se battant pour le pouvoir. Et d’autres qui, faute d’y être parvenus, se vautrent dans les délices de la corruption. Voyez ce qui se passe en Chine. Xi Jinping est en train d’éliminer un à un tous ses rivaux potentiels. Imaginez qu’il nous fasse demain une crise cardiaque. Tout cela pour rien, dira-t-on. Mais pas les éliminés qui y verront le doigt de Dieu et se lanceront avec une force démultipliée par la bonne fortune à l’assaut du trône.

L’Angleterre a régné sur le monde au 19e siècle. Sa monarchie jouit d’un prestige inégalé. Sa reine, Elizabeth II, fut une souveraine exemplaire qui, jusqu’au bout de son règne, conserva une dignité que tous ont admirée. Or qu’apprend-on ? Que son fils préféré, né d’un regain de désir de Philip d’Edimbourg, n’est qu’un petit voyou pour n’avoir pas été éduqué convenablement. Il n’a pas hésité à se jeter dans la triste débauche organisée par un autre triste voyou, né dans une banlieue new-yorkaise et enrichi par des milliardaires charmés de ses audaces. Et le voilà cueilli par la police au saut du lit, comme n’importe quel malfaiteur. Tremblez puissants ? Non. Sale type !

Chez nous, un Macron se démène pour conserver du pouvoir quand le sien se sera achevé. Alors que tout le monde l’a assez vu et ne rêve que de ne plus le voir. Mais que va-t-on en faire ? Une excellence européenne ? Un bouddha onusien ?  Et pourquoi pas le maire d’un petit village où il aurait pris ses habitudes ? C’est vrai, il n’a jamais été élu local, ni soldat, ni père. Des tas de choses à essayer !

Le général de Gaulle n’a conservé, des innombrables cadeaux qu’il a reçus du monde entier, qu’une lampe de mineur du Nord. Quand une brassée de présents arrivait à l’Elysée, il ordonnait : « Foutez-moi tout ça au grenier ! » Mme de Gaulle faisait ses courses au Bon Marché, comme toutes les dames de la bonne société du siècle dernier, sauf quand elle demandait d’arrêter la voiture à Troyes afin d’y acheter de la volaille pour le week-end à Colombey. Ce qui lui fit dire, quand la voiture présidentielle fut visée par un attentat : « J’espère que les poulets n’ont rien ». Contrairement à ce que l’on crut, il ne s’agissait pas des policiers de l’escorte.

Jean Moncorgé, qui choisit son deuxième prénom, Gabin, comme nom de scène, fut une grande vedette de music-hall avant la guerre. Il s’engagea dans l’armée en 1940 et fit une belle guerre comme conducteur de char. Démobilisé, il devint une immense vedette du cinéma, séduisit Marlène Dietrich, puis la rejeta comme « boche », et quand son épouse le conduisit en voiture à l’hôpital où il allait s’éteindre, il lui demanda de passer devant la tour Eiffel qu’il voulait revoir une dernière fois. A part cela, ses plaisirs consistaient à faire un bon dîner avec ses partenaires et copains, Lino Ventura et Bernard Blier. Je ne me souviens pas qu’à sa disparition on lui ait rendu le moindre honneur, en ce temps où l’on emplit le Panthéon.

En classe de sixième, un de nos professeurs eut l’idée saugrenue de faire voter la classe pour décider si l’un de nous avait triché. Je fus le seul à voter non. Personne ne savait s’il y avait eu triche, mais je ne comprenais pas qu’on nous transformât en dénonciateurs. Le copain incriminé me fut reconnaissant toute sa vie. Je n’avais rien fait d’admirable. Sauf preuve d’un petit peu de courage. Il est vrai qu’on était au lendemain de la guerre !

Je ne veux rien dire d’autre que, si modeste que l’on soit, on doit ne pas être indigne aux yeux de la société où l’on vit. C’est la condition de survie de notre espèce. Sinon, nous périrons dans le désordre et la violence générale. Le rôle essentiel revient aux élus. Si on les a choisis, c’est parce qu’on les considérait comme les meilleurs d’entre nous. Or trop souvent, ils se révèlent les pires. C’est cela qu’il ne faut pas admettre !

Claude Reichman

 

 

 

 

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Enfin libres ! https://temoignagefiscal.com/enfin-libres/ https://temoignagefiscal.com/enfin-libres/#comments Sat, 14 Feb 2026 11:21:27 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21057 Continuer la lecture de Enfin libres ! ]]> Enfin libres !

En deux ans, la France a recruté près de cent mille fonctionnaires supplémentaires. Alors que la majorité des partis politiques prônait la diminution de leur nombre. Les élus seraient-ils tous de mauvaise foi ? Ou incapables ?  Pas du tout. Ils sont impuissants. Non par nature, mais par structure. La France est incapable de réduire le nombre de ses administrations, et pour éviter qu’elles ne s’engorgent, on doit augmenter le nombre de leurs desservants. Notre pays est victime de son histoire. Il s’est construit sous les auspices d’une monarchie et la révolution n’y a rien changé. La République s’est installée dans les ors du roi et des princes, et elle s’y sent très à l’aise.

La France ne cesse de prendre du retard sur ses partenaires européens. On sait très bien pourquoi. Trop de dépenses de l’Etat, trop de charges sociales, donc des produits non concurrentiels. Que l’on nous achète de moins en moins. On en est arrivé à faire un pays sans usines, comme si le mal venait de celles-ci. En fait, on n’arrivait plus à les faire tourner en raison des charges et des grèves. Alors autant s’en débarrasser, s’est-on dit. D’autant que les Chinois voulaient bien les remplacer. Jusqu’au jour où les Chinois se sont mis à fabriquer des produits de haute qualité qui ont concurrencé ceux que nous pensions pouvoir continuer à produire. Et c’en est fini pour nos bagnoles !

Il ne s’est jamais constitué en France un parti libéral qui aurait pris la tête du changement. La raison en est simple. Les intellectuels libéraux étaient presque tous universitaires et donc peu aptes au combat politique. Ils se sont trouvé un leader, Alain Madelin, sincère libéral et lamentable homme politique qui, loin de valoriser leurs travaux et de faire des disciples, a fait le vide par sa maladresse et son incapacité à s’imposer. Exit le libéralisme, et vive l’Etat et les fonctionnaires.

Le modèle social français est au cœur de notre drame national. Il ne manque pas de politiciens pour le condamner, mais aucun d’entre eux n’est encore arrivé au stade où il pourrait passer à l’acte. Le dernier à avoir tenté quelque chose fut François Fillon qui, dès son installation comme candidat de la droite à l’élection présidentielle, annonça sa décision d’en finir avec ce modèle. Cette grande réforme ne dura pas plus d’une nuit, au cours de laquelle Fillon reçut un appel téléphonique de Bernard Accoyer, député de la Haute- Savoie, et cacique de son parti, qui lui fit valoir que cette réforme était dangereuse. Fillon annonça au petit matin qu’il n’y avait pas d’urgence à réformer le modèle social français. Ce fut la dernière tentative de la classe politique.

Je m’honore d’avoir mené seul, mais accompagné de très nombreux militants, le combat pour la réforme sociale de la France. Nous avons contraint l’Etat à transposer tous les textes européens mettant la Sécurité sociale en concurrence et permis à plus de 500 000 travailleurs indépendants de se libérer de ce joug. Mais les gouvernements successifs continuent à mentir – dans l’espoir vain de « sauver la Sécu » – et l’absurde peur du vide ralentit encore la fin du processus libérateur. Les Gilets jaunes, qui se constituèrent après que j’eus prêché la réforme au cours d’innombrables conférences pendant les cinq années précédentes, auraient pu lui infliger le choc final, mais ils se laissèrent infiltrer par des gauchistes qui n’avaient à la bouche que le slogan consistant à « faire payer les riches », qui sonna la fin de ce mouvement.

Aujourd’hui, même la cour de cassation a fini par se dire qu’après plus de trente ans d’illégalité, il était temps de respecter la loi et d’appliquer les règles d’ordre public issues des dispositions européennes. D’autant qu’il s’agit tout simplement de lois françaises et que rien n’est plus choquant que des tribunaux violant les lois. Nous allons donc entrer dans une nouvelle époque. Qui n’a que trop tardé. Rien ne fera revivre les entreprises liquidées ni les emplois perdus. Mais l’espoir du redressement est toujours vivant dans le cœur des entreprenants. Certains sont morts, d’autres retraités, mais la vie est toujours là chez leurs enfants. Ils vont redécouvrir la joie d’innover sans risquer de se faire taper sur les doigts à tout moment, de se constituer un patrimoine dont ils disposeront librement et d’être finalement des hommes du 21e siècle et non des tâcherons moyenâgeux. C’est finalement terrible de se dire que le progrès est là, devant vous, à portée de mains, et que des élus impénitents et surtout une certaine organisation de la société arrivent à l’empêcher d’advenir pendant plusieurs décennies. Mais on peut formuler des réflexions semblables à propose de bien des évènements de l’histoire. Seul l’historien bien au chaud dans son bureau et tirant sur sa pipe peut prendre les choses du bon côté. Pour tous les autres, c’est le combat de tous les jours, la souffrance et souvent le désespoir. Mais à la libération, enfin on peut être joyeux !

Claude Reichman

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Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale https://temoignagefiscal.com/les-residents-francais-sont-libres-de-ne-pas-adherer-a-la-securite-sociale/ https://temoignagefiscal.com/les-residents-francais-sont-libres-de-ne-pas-adherer-a-la-securite-sociale/#comments Tue, 10 Feb 2026 15:02:08 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21044 Continuer la lecture de Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale ]]>  M.L. P. S.
Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale
165, rue de Rennes 75006 PARIS

Communiqué janvier 2026

Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale

Le droit de tous les résidents des Etats membres de l’Union européenne de s’assurer librement leur est conféré par le Traité de l’Acte unique européen et par le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Le Traité de l’Acte unique européen est entré en vigueur le 1er juillet 1987. Son article 13 dispose :
«  Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions du présent traité. »

Le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a créé le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne, dont l’article 26 dispose :
« Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités. »

La République française a l’obligation de respecter ces dispositions en vertu de l’article 55 de la Constitution qui dispose :

« Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie. »

Ces dispositions sont des règles d’ordre public.

Par un arrêt du 7 juillet 2017 Chambre mixte, N° de pourvoi 15-25.651, la Cour de cassation a jugé que « le juge est tenu de faire application des règles d’ordre public issues du droit de l’Union européenne. »M

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Il faut ramener la France au premier rang des nations ! https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/ https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/#comments Sat, 07 Feb 2026 13:37:37 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21024 Continuer la lecture de Il faut ramener la France au premier rang des nations ! ]]> Il faut ramener la France au premier rang des nations !

L’affaire de Minneapolis montre à quel point il est difficile de régler les problèmes d’immigration. Une fois que les immigrés, même illégaux, se sont installés avec leur famille, ils ont femme et enfants et chacun les regarde avec compréhension, puisqu’ils vivent finalement comme les autres habitants. Il se trouve évidemment des personnes pour les haïr, parce qu’ils créent des problèmes d’intégration, mais l’être humain a une propension à l’amour d’autrui. Et c’est ainsi que le monde va cahin-caha, en attendant que des incidents tragiques viennent perturber ce doux rêve.

Pourtant il y a des réalités auxquelles on ne peut pas échapper. L’irruption d’étrangers pose toujours problème. L’homme primitif tue les habitants du village voisin. L’homme moderne fait la guerre aux nations proches. Bref, on ne s’entend pas. Parce qu’on ne vit bien qu’avec des gens qui vous ressemblent. Jusqu’au moment où ils prennent un autre chemin que vous et deviennent des ennemis. Tout cela n’est pas rationnel, mais instinctif. Parce que nous ne sommes pas sortis de notre état animal et que nous sommes mus par des sentiments plus que par des idées. La vie commune ne va pas de soi. Elle s’organise.

La vie de la planète s’est structurée au milieu du vingtième siècle autour d’une organisation commune des nations. Celles-ci se sont dites « unies ». Elles l’ont été à peu près depuis cette date, mais les décisions de leur organisation sont de plus en plus controversées, car chaque pays tente de tirer la couverture à soi et surtout parce que les querelles religieuses sont loin d’avoir disparu de l’univers. Et les « grands » ont de plus en plus de mal à se mettre d’accord, alors même qu’ils ont un droit de regard et de décision absolu sur les deux centaines de membres qui constitue le collectif.

Aujourd’hui, le désordre est à son comble, car l’Amérique de Trump a cassé tous les codes. L’ennemi historique est traité en ami, tandis que des ennemis plus récents se voient proposer de négocier … on ne sait quoi. La paix ? Le désarmement ? La route commune ? Quelque chose d’autre ? Personne n’étant dans la tête de Trump, on est contraint d’en rester à des suppositions. Mais force est de constater que le monde est en danger, car quand on possède des armes d’apocalypse, on est toujours tenté de s’en servir, et cela n’a rien de rassurant.

L’époque précédente était marquée par l’existence de chefs d’Etat plutôt respectés, sinon aimés. Ils étaient tous occidentaux, et les autres paraissaient ridicules et amusaient la galerie. Rien de sérieux. Jusqu’à ce que Poutine ne rompe le consensus en se jetant sur l’Ukraine. Là cela devenait grave car le Russe est doté d’un formidable stock d’armes atomiques. Ce qui a tout changé, c’est que l’Amérique, au lieu de se porter aussitôt à l’appui de ses alliés occidentaux, a regardé son ennemi habituel avec les yeux de Chimène. Et voilà que le monde est bouleversé. On ne sait plus qui est allié avec qui, et les 450  millions d’Européens ne savent plus où ils habitent.

Il va falloir du temps pour rétablir la confiance dans l’univers. On ne peut pas passer son temps à changer d’alliance et à raconter n’importe quoi. La stabilité est la principale garantie des sociétés humaines. Dès que cela se met à tanguer, tout peut arriver. En fait, ce qu’on attend c’est au moins un grand dirigeant qui ramène un peu de calme dans le groupe des grandes nations. Le plus curieux est que nous sommes ramenés au stade de l’humanité préhistorique, où un singe dominant était nécessaire à la paix du groupe. Qu’est devenu le progrès dont nous nous gargarisons sans cesse ? Nous n’avons donc pas évolué ? Un peu de modestie nous ferait du bien.

Le monde dans lequel nous vivons n’a pas grand-chose à voir avec celui où je suis né. J’ai lu dans Le Figaro que le PDG d’une firme musicale a été décoré de l’ordre des Arts et des Lettres au ministère de la Culture. Deux cents artistes et dirigeants du métier étaient invités. Je n’en connais pas un seul, même s’il m’est arrivé de lire quelque part le nom de Booba ou de DJ Snake. Ce sont eux maintenant la culture. Si on nous le dit…Les ignorer n’est pas un drame, mais c’en est un d’ignorer d’autres créateurs qui sont aujourd’hui morts et enterrés mais dont l’œuvre est immortelle. Bon. Assez joué au vieux con. Des choses sérieuses nous attendent.

La première est de ramener la France au premier rang des nations. Pour cela il faut la débarrasser de cet Etat providence qui la mine et la détruit. Ce n’est pas mission impossible puisque notre pays a signé les traités européens qui établissent la concurrence dans tous les domaines, y compris bien sûr dans la protection sociale. Les tribunaux ont l’obligation, en vertu de l’article 55 de notre Constitution, de donner raison aux résidents français qui souhaitent ne pas adhérer à la Sécurité sociale. Les magistrats qui violent cette disposition doivent être jugés et condamnés. C’est ainsi qu’on ramènera la confiance des citoyens dans nos institutions. Commençons donc par chez nous. Le reste ne manquera pas de suivre !

Claude Reichman

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Il y a un mystère Trump ! https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/ https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/#comments Sat, 31 Jan 2026 11:54:35 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21004 Continuer la lecture de Il y a un mystère Trump ! ]]> Il y a un mystère Trump !

Il faut bien l’admettre : il y a un mystère Trump. Cet homme est devenu le président de la première puissance mondiale sans que l’on sache vraiment qui il est. Les témoignages sur son passé ne manquent pas, mais aucun d’entre eux ne porte sur sa capacité à gouverner. Certes il se fait à lui-même beaucoup de compliments, au point que c’en est drôle, mais il se trouve que certains d’entre eux sont justifiés par les évènements de son actuel mandat. Il a mené de main de maître le bombardement du principal site nucléaire iranien, mais ses avions sont rentrés à la maison sans que leur succède une action visant à renverser le régime des ayatollahs, ce qui aurait dû être en principe le principal objectif de la mission. De même ses forces spéciales ont capturé Maduro avec un savoir faire inégalé, mais le régime dictatorial vénézuélien  est toujours debout, même si c’est sous un contrôle américain. Or le voilà à nouveau au pied du mur avec la présence aux abords de l’Iran d’une formidable armada américaine dont on ne sait pas si et quand elle pourrait intervenir.

J’entends certains commentateurs se risquer à dire que Trump est fou. Je n’en crois pas un mot. Mais il est certainement peu maître de sa conduite de président, ce qui est un grave inconvénient quand il s’agit d’avoir une influence décisive sur les affaires du monde. Sa communication se fait de son avion ou de son bureau, et il nous livre ses sentiments et ses impressions comme n’importe quel quidam interrogé par un journaliste pour un radiotrottoir. Il n’hésite pas d’ailleurs à changer d’opinion quand il en a envie et ne se sent pas lié par ce qu’il a pu dire auparavant. Sa parole est presque d’évangile, à ceci près quand même qu’on n’est pas habitué à voir Dieu changer d’avis aussi souvent.

Il y a au moins un grand avantage à l’imprévisibilité du président des Etats-Unis, c’est le désarroi des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier. Au moins ne peuvent-ils pas monter une coalition négative. Ils se trouvent ainsi empêchés de nuire, mais hélas aussi de bien faire. Une chose est sûre cependant : cette situation ne durera pas. Les évènements ne peuvent que se précipiter dans le contexte planétaire explosif que nous connaissons actuellement, et les moments dramatiques ne vont pas manquer. Nous verrons alors si Trump a vraiment inventé une nouvelle manière de gouverner ou s’il est tout simplement incapable de le faire.

Les évènements de Minneapolis constituent un sévère avertissement pour la méthode Trump. Le lieu avait été soigneusement choisi, car cette ville comporte une importante communauté somalienne, installée en toute illégalité avec le concours de la municipalité de gauche et celui du gouverneur Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière présidentielle. Un schéma idéal pour montrer ses muscles et expulser les illégaux. Mais les choses ont mal tourné car la police fédérale anti-immigrés illégaux a confondu le zèle avec la brutalité et s’est attiré la colère d’une partie importante de la population, outrée des mauvais traitements infligés à des passants américains qui n’étaient en rien en situation irrégulière. Depuis, Trump multiplie les gestes contradictoires, les uns sanctionnant le comportement de la police des immigrés, les autres le justifiant. L’opinion MAGA (Make America Great Again) est troublée mais ne condamne pas Trump. Pas encore !

Si exaspérée qu’elle ait pu être par le wokisme et ses folies, l’opinion américaine ne suivra pas Trump éternellement. Aucun homme politique au monde ne dispose d’un crédit illimité. Ceux qui savent le conserver longtemps sont généralement des hommes, ou des femmes, au solide bon sens. Et au comportement constant. Ne parlons pas des dictateurs, dont le pouvoir ne repose que sur la violence et le mensonge. Gouverner les hommes est une science fort délicate. La démocratie est née au VIe siècle avant notre ère à Athènes. Elle a donné en quelques dizaines d’années le spectacle de toutes les erreurs, de toutes les querelles, de toutes les violences dont ce système de gouvernement est capable. On peut lire Thucydide et se dispenser de toute autre lecture si on veut avoir une opinion éclairée sur la démocratie. Mais ce conseil n’en est pas un, car on ne se lasse jamais des erreurs et des fautes de nos dirigeants. Et il faut avoir de quoi les confondre si l’on ne veut pas être ridicule en société !

La seule certitude de ce qu’il faut bien appeler l’ère Trump, c’est que le monde est en train de changer. L’ordre ancien comportait des blocs politiques bien identifiés et qui restaient stables pendant des décennies. L’ordre actuel – et sans doute futur – va changer sans cesse avant de se stabiliser à nouveau. La cause de ce mouvement incessant est d’une part l’évolution fulgurante de certaines technologies, et d’autre part le chambardement des idées qu’elle induit. On ne peut plus penser la même chose qu’avant quand on est menacé à tout instant de perdre son emploi et qu’un drone peut venir vous frapper sans prévenir, où que vous soyez. Et surtout que ceux à qui vous faisiez confiance ne savent même plus dans quel monde ils vivent. La seule règle de conduite qu’on puisse raisonnablement conseiller est de garder son sang-froid. Et peut-être aussi son humour. Si on en est doté. Par exemple Fabrice Luchini dit : « J’adorerais être de gauche, mais je n’en ai pas les qualités morales », et il fait rire tout le monde.

Claude Reichman

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Trump nous force à réfléchir ! https://temoignagefiscal.com/trump-nous-force-a-reflechir/ https://temoignagefiscal.com/trump-nous-force-a-reflechir/#comments Sat, 24 Jan 2026 12:02:06 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=20976 Continuer la lecture de Trump nous force à réfléchir ! ]]> Trump nous force à réfléchir !

Ce vendredi matin, au lendemain de la création, à Davos, de la nouvelle organisation internationale vouée à supplanter l’ONU, les chaînes françaises d’information étaient muettes sur le sujet. Pas important, semblaient-elles dire. Ou, qui sait, trop important pour nos petites personnes. Alors elles nous ont parlé d’une agression au couteau, d’un rodéo urbain, d’un rappeur qui dérape, et de je ne sais quoi encore. Mais pas un mot sur ce Trump qui détruit la belle harmonie du monde et sur son nouveau machin, comme l’eût qualifié le général de Gaulle.

Ce qu’a dit Trump à l’univers, c’est que la première puissance de la planète ne se laisserait plus manipuler par ces petits ou moyens pays qui n’ont pas atteint notre degré de civilisation et qui sont priés de se laisser conduire. Il faut admettre que l’ONU était devenue, au terme de ses quatre-vingts ans d’existence, un sacré foutoir où la démagogie régnait sur tous les débats. Qu’elle dût disparaître ne faisait nulle peine à nos pays occidentaux, même s’ils y étaient habitués et l’on sait que l’habitude est le maître mot des ensembles en voie d’effacement. Le coup de pied dans la fourmilière du président des Etats-Unis n’a été finalement que le point d’orgue d’une symphonie qui s’est fait attendre trop longtemps. De là à y consacrer un éditorial sur une chaîne française …

Ce qu’on sait de ce Board of Peace, ou Conseil de la Paix, c’est qu’il aura un président à vie en la personne de Donald Trump, et qu’il reposera sur la force des Etats-Unis, notamment de son armée. Après, on ne sait pas. Peu importe. Le monde est en train de changer et ce mouvement ne s’arrêtera pas. En fait, c’est Poutine qui avait lancé le mouvement en envahissant l’Ukraine au nom de la Grande Russie, rêve éternel de cet immense territoire du nord de l’Europe et des confins de la Chine, qui a perdu l’essentiel de sa puissance, sauf l’arme atomique, en se dévêtant du communisme au début des années quatre-vingt dix. Et vous auriez voulu que l’Amérique ne répliquât pas ? Voilà, c’est fait. Que faire ? aurait dit Lénine.

Que faire ? Mais c’est très simple. Redevenir nous-mêmes, nous, les Européens. Deux guerres mondiales ont détruit notre puissance et nos prétentions. Mais il nous en reste assez pour rebâtir quelque chose de grand. A commencer par nos 450 millions d’habitants, tous bien formés, et qui ne demandent qu’à bénéficier d’un avenir digne de leur passé et fermement éloigné des stupidités écologiques qui sont devenues le maître mot de l’Union européenne. L’écologie, c’est ce qui a détruit, par exemple, notre meilleure industrie, l’automobile, et créé ces stupides bouchons attachés à nos bouteilles dont tout le monde rigole, à commencer par l’ancien président du conseil espagnol, la galicien Mariano Rajoy, qui nous a gratifié d’un show télévisé sur ce sacré bouchon pendouillant. A propos de Galiciens, savez-vous ce qu’on dit d’eux en Espagne ? Que lorsque vous en croisez un dans l’escalier, vous ne savez jamais s’il monte ou s’il descend. Rajoy a gouverné pendant sept ans. On sait pourquoi.

Non, franchement, nous méritons mieux que les bouchons pendouillant. Si l’on veut conserver l’Union européenne, il faut la ramener à l’union des nations qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être et limiter la Commission au simple organisme de proposition et d’exécution qu’elle est dans les textes fondateurs. Et si l’on ne veut plus de l’Union européenne, qu’on laisse les nations souveraines s’unir à leur gré pour des missions ponctuelles, qui n’amoindriront pas leur souveraineté. On voit bien que l’Europe actuelle nous a menés là où ne voulions pas aller. « Salsifi »,  lançait Roland Magdane dans un de ses premiers sketchs.

Nous vivons donc la fin des machins. Ils ont prouvé qu’ils ne servaient à rien. Ce sont de simples constructions intellectuelles, nées de cerveaux humains et assimilables à des religions primitives. Simples fruits des circonstances, les machins ne doivent pas se substituer à ce que seule sait construire la patine des siècles, la tradition. Celle-ci sait évoluer sans trahir le peuple. C’est exactement ce qu’on lui demande. Les guerres civiles  naissent toutes du choc infligé par de prétendus réformateurs à des sociétés anciennes. Et les dictatures en sont l’aboutissement très prévisible. L’Europe ne s’est pas affaiblie qu’en raison des guerres. Elle paie encore aujourd’hui le prix du communisme qui l’a ravagée depuis le début du  XXe siècle. Cette doctrine folle avait gagné les esprits les plus fins de notre continent, qui se sont transformés en sinistres crétins, artisans du malheur des peuples, sans qu’à un seul instant ils fussent capables de réfléchir à leur irresponsabilité. Il aura fallu des millions de morts pour que la raison, alliée à la force, les chassent, et il en reste encore dans quelques péninsules et îles oubliées.

Trump aura été l’artisan d’un début de transformation de notre civilisation. Celle-ci en avait besoin, tant elle a accumulé de scories et d’idioties inqualifiables. Son action n’est pas l’aboutissement de ce phénomène, mais son simple début, appelé à se transformer encore beaucoup. Elle nous aura au moins forcés à réfléchir. C’est un début.

Claude Reichman

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