Claude Reichman, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/claude-reichman/ Contrôle fiscal - les dérives du contrôle fiscal - la lutte pour l'abolition de l'esclavage fiscal Sat, 28 Feb 2026 11:02:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://temoignagefiscal.com/wp-content/uploads/2022/11/T-F-150x150.png Claude Reichman, auteur sur Témoignagefiscal https://temoignagefiscal.com/author/claude-reichman/ 32 32 Cette guerre que nous regardons ! https://temoignagefiscal.com/cette-guerre-que-nous-regardons/ https://temoignagefiscal.com/cette-guerre-que-nous-regardons/#comments Sat, 28 Feb 2026 11:02:46 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21106 Continuer la lecture de Cette guerre que nous regardons ! ]]> Cette guerre que nous regardons !

La décision conjointe des Etats-Unis et d’Israël de frapper l’Iran n’est pas une surprise, même si les atermoiements de Donald Trump avaient pu donner l’impression qu’il hésitait à s’engager dans une guerre. L’Iran, depuis 47 ans, est un facteur de déstabilisation du monde. On ne compte plus les actions terroristes fomentées par le régime des mollahs. Sa destruction, qui est désormais le but de guerre de l’Amérique et d’Israël, ne pourra être que bénéfique pour la paix dans le monde.

L’islam est divisé depuis la mort de Mahomet, en 632 de notre ère. Les sunnites sont majoritaires depuis l’origine, mais les chiites, qui se réclament d’Ali, gendre et cousin du Prophète, n’ont jamais désarmé. Leur affrontement retentit très au-delà du Proche-Orient, puisqu’il y a des musulmans dans de très nombreuses régions de la planète et que certaines puissances qui, comme la Russie, ont des composantes musulmanes à leurs marges, prennent des positions qui tiennent compte de ce voisinage, par exemple en soutenant des régimes chiites au Proche-Orient.

La paix entre Israël et les Etats Arabes  est le principal enjeu des affrontements actuels.  Les accords d’Abraham, qui restent encore à l’état de projet, ont tout pour affoler l’Iran, qui se voit gravement isolé au Proche-Orient et qui, pour les faire capoter, a lancé le Hamas contre Israël le 7 octobre. Le résultat a été l’inverse de ce qu’espérait Téhéran, puisque l’armée israélienne a non seulement écrasé le Hamas à Gaza, mais aussi décapité le Hezbollah au Liban et les Houtis au Yemen, et fait tomber le régime syrien, se débarrassant ainsi d’un coup de tous ses adversaires. C’est dire si les mollahs ont été mal inspirés en lançant l’offensive de Gaza.

La guerre étant l’état habituel de l’humanité, il n’y a pas lieu de s’étonner des évènements actuels, même si l’on peut légitimement s’en inquiéter. Mais pour nous Européens, une première conclusion s’impose : nous avons quasiment disparu du paysage politique mondial. Certes nous sommes devenus une puissance économique de premier plan, avec nos 450 millions de consommateurs, mais il ne reste debout que deux Etats, la France et la Grande-Bretagne, capables de peser sur le plan militaire, car dotés l’un et l’autre de l’arme nucléaire et d’armées classiques dignes de ce nom, même si elles sont réduites en nombre.

La décision des Etats-Unis de Trump de faire cavalier seul dans le monde a frappé de stupeur les gouvernements européens. Hâtivement, ils ont voté des crédits budgétaires pour renforcer leurs armées, mais il faudra du temps pour qu’ils représentent une force qui compte, à supposer qu’ils y parviennent. Le moment d’une vraie réflexion semble venu sur le vieux continent. Nous avons confié les rênes de notre Union à une commission non élue et sans mandat, qui ne fait que ce qu’elle veut, tandis que les Etats membres obéissent le doigt sur la couture du pantalon. C’est une situation inacceptable pour une nation comme la France, dont le passé historique et la capacité militaire méritent une vraie considération. Pour autant, les erreurs économiques commises par notre pays le handicapent lourdement dans une compétition mondiale qui ne va pas disparaître. Il suffit de voir comment des entreprises comme Stellantis et Seb sont malmenées pour comprendre que nous allons être balayés économiquement comme nous ne l’avons jamais été.

Puisque nous n’allons être que spectateurs de la guerre qui commence au Proche-Orient, profitons-en au moins pour réformer nos processus économiques et notamment pour en finir avec l’Etat providence qui condamne notre économie. Quand on écoute les médias français, et notamment les chaînes d’information, on a l’impression qu’ils sont frappés d’une paralysie mentale. Ils détaillent avec précision les handicaps et les échecs de nos entreprises, mettent en cause l’excès d’impôts et de charges qui les frappent, et se gardent bien d’aborder le seul sujet qui vaille, celui de l’Etat providence. Il faut dire que la Sécurité sociale est devenue notre nouveau dieu et qu’y porter atteinte relève de l’apostasie. Or c’est pourtant bien ce qu’il faut faire. La protection sociale européenne a été façonnée au 19e siècle et son principe n’a pas changé depuis. Il s’agit toujours de protéger les travailleurs de la maladie, de la vieillesse et du chômage, et l’on a chargé l’Etat de le faire, même si au début c’était sur la mutualité qu’on comptait. Le résultat est une incroyable gabegie, assortie de déficits monstrueux et de passe-droits généralisés. Le diagnostic est clair : il faut enlever à l’Etat la protection sociale et la rendre aux citoyens, par les biais qu’ils choisiront, qu’il s’agisse de l’assurance ou des mutuelles. Ainsi seront éliminées du même coup l’irresponsabilité générale et les dépenses inconsidérées, et rétablies la responsabilité individuelle et la saine gestion.

L’heure est venue pour les vrais penseurs de notre pays de se faire entendre. La France a toujours guidé les nations. Il serait insensé qu’elle renonce à se guider elle-même. Au 6e siècle avant notre ère, à Milet en Ionie, il a suffi de cinq ou six philosophes pour ouvrir à l’humanité le chemin de la réflexion. Aujourd’hui, cinq ou six Français aptes à réfléchir, cela ne doit pas être impossible à trouver !

Claude Reichman

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Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous ! https://temoignagefiscal.com/les-elus-doivent-etre-les-meilleurs-dentre-nous/ https://temoignagefiscal.com/les-elus-doivent-etre-les-meilleurs-dentre-nous/#comments Sat, 21 Feb 2026 10:27:28 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21089 Continuer la lecture de Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous ! ]]> Les élus doivent être les meilleurs d’entre nous !

L’image m’a frappé. En voyant ce groupe de jeunes gens vêtus de noir en poursuivant un autre, lui aussi tout en noir, j’ai revu en pensée ce groupe de chimpanzés qui en poursuivait un autre dans la jungle. Dans les deux cas, la mort fut au rendez-vous. L’humanité a gardé des traces indélébiles de son passé animal. Il faut admettre que notre civilisation comporte beaucoup trop de lacunes pour que notre espèce soit à l’abri de la sauvagerie.

De même l’accès à des fonctions de commandement comporte trop de traces de la lutte des mâles dominants, dans les espèces animales, pour que nous la considérions avec bienveillance. Rien ne dit que l’homme sera capable de maîtriser son passé. Mais rien ne lui interdit de s’atteler à ce défi. Seul l’exemple de la vertu pourra nous sauver de la dérive animale. Il faut reconnaître que les bons comportements sont rares. On ne cite par exemple qu’un seul cas dans l’histoire où un gouvernant se soit retiré de lui-même. Il s’agit de Cincinnatus, qui préféra sa charrue aux honneurs du consulat romain.

Où que l’on regarde, en Occident comme en Orient, on ne voit que des hommes (ou des femmes) se battant pour le pouvoir. Et d’autres qui, faute d’y être parvenus, se vautrent dans les délices de la corruption. Voyez ce qui se passe en Chine. Xi Jinping est en train d’éliminer un à un tous ses rivaux potentiels. Imaginez qu’il nous fasse demain une crise cardiaque. Tout cela pour rien, dira-t-on. Mais pas les éliminés qui y verront le doigt de Dieu et se lanceront avec une force démultipliée par la bonne fortune à l’assaut du trône.

L’Angleterre a régné sur le monde au 19e siècle. Sa monarchie jouit d’un prestige inégalé. Sa reine, Elizabeth II, fut une souveraine exemplaire qui, jusqu’au bout de son règne, conserva une dignité que tous ont admirée. Or qu’apprend-on ? Que son fils préféré, né d’un regain de désir de Philip d’Edimbourg, n’est qu’un petit voyou pour n’avoir pas été éduqué convenablement. Il n’a pas hésité à se jeter dans la triste débauche organisée par un autre triste voyou, né dans une banlieue new-yorkaise et enrichi par des milliardaires charmés de ses audaces. Et le voilà cueilli par la police au saut du lit, comme n’importe quel malfaiteur. Tremblez puissants ? Non. Sale type !

Chez nous, un Macron se démène pour conserver du pouvoir quand le sien se sera achevé. Alors que tout le monde l’a assez vu et ne rêve que de ne plus le voir. Mais que va-t-on en faire ? Une excellence européenne ? Un bouddha onusien ?  Et pourquoi pas le maire d’un petit village où il aurait pris ses habitudes ? C’est vrai, il n’a jamais été élu local, ni soldat, ni père. Des tas de choses à essayer !

Le général de Gaulle n’a conservé, des innombrables cadeaux qu’il a reçus du monde entier, qu’une lampe de mineur du Nord. Quand une brassée de présents arrivait à l’Elysée, il ordonnait : « Foutez-moi tout ça au grenier ! » Mme de Gaulle faisait ses courses au Bon Marché, comme toutes les dames de la bonne société du siècle dernier, sauf quand elle demandait d’arrêter la voiture à Troyes afin d’y acheter de la volaille pour le week-end à Colombey. Ce qui lui fit dire, quand la voiture présidentielle fut visée par un attentat : « J’espère que les poulets n’ont rien ». Contrairement à ce que l’on crut, il ne s’agissait pas des policiers de l’escorte.

Jean Moncorgé, qui choisit son deuxième prénom, Gabin, comme nom de scène, fut une grande vedette de music-hall avant la guerre. Il s’engagea dans l’armée en 1940 et fit une belle guerre comme conducteur de char. Démobilisé, il devint une immense vedette du cinéma, séduisit Marlène Dietrich, puis la rejeta comme « boche », et quand son épouse le conduisit en voiture à l’hôpital où il allait s’éteindre, il lui demanda de passer devant la tour Eiffel qu’il voulait revoir une dernière fois. A part cela, ses plaisirs consistaient à faire un bon dîner avec ses partenaires et copains, Lino Ventura et Bernard Blier. Je ne me souviens pas qu’à sa disparition on lui ait rendu le moindre honneur, en ce temps où l’on emplit le Panthéon.

En classe de sixième, un de nos professeurs eut l’idée saugrenue de faire voter la classe pour décider si l’un de nous avait triché. Je fus le seul à voter non. Personne ne savait s’il y avait eu triche, mais je ne comprenais pas qu’on nous transformât en dénonciateurs. Le copain incriminé me fut reconnaissant toute sa vie. Je n’avais rien fait d’admirable. Sauf preuve d’un petit peu de courage. Il est vrai qu’on était au lendemain de la guerre !

Je ne veux rien dire d’autre que, si modeste que l’on soit, on doit ne pas être indigne aux yeux de la société où l’on vit. C’est la condition de survie de notre espèce. Sinon, nous périrons dans le désordre et la violence générale. Le rôle essentiel revient aux élus. Si on les a choisis, c’est parce qu’on les considérait comme les meilleurs d’entre nous. Or trop souvent, ils se révèlent les pires. C’est cela qu’il ne faut pas admettre !

Claude Reichman

 

 

 

 

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Enfin libres ! https://temoignagefiscal.com/enfin-libres/ https://temoignagefiscal.com/enfin-libres/#comments Sat, 14 Feb 2026 11:21:27 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21057 Continuer la lecture de Enfin libres ! ]]> Enfin libres !

En deux ans, la France a recruté près de cent mille fonctionnaires supplémentaires. Alors que la majorité des partis politiques prônait la diminution de leur nombre. Les élus seraient-ils tous de mauvaise foi ? Ou incapables ?  Pas du tout. Ils sont impuissants. Non par nature, mais par structure. La France est incapable de réduire le nombre de ses administrations, et pour éviter qu’elles ne s’engorgent, on doit augmenter le nombre de leurs desservants. Notre pays est victime de son histoire. Il s’est construit sous les auspices d’une monarchie et la révolution n’y a rien changé. La République s’est installée dans les ors du roi et des princes, et elle s’y sent très à l’aise.

La France ne cesse de prendre du retard sur ses partenaires européens. On sait très bien pourquoi. Trop de dépenses de l’Etat, trop de charges sociales, donc des produits non concurrentiels. Que l’on nous achète de moins en moins. On en est arrivé à faire un pays sans usines, comme si le mal venait de celles-ci. En fait, on n’arrivait plus à les faire tourner en raison des charges et des grèves. Alors autant s’en débarrasser, s’est-on dit. D’autant que les Chinois voulaient bien les remplacer. Jusqu’au jour où les Chinois se sont mis à fabriquer des produits de haute qualité qui ont concurrencé ceux que nous pensions pouvoir continuer à produire. Et c’en est fini pour nos bagnoles !

Il ne s’est jamais constitué en France un parti libéral qui aurait pris la tête du changement. La raison en est simple. Les intellectuels libéraux étaient presque tous universitaires et donc peu aptes au combat politique. Ils se sont trouvé un leader, Alain Madelin, sincère libéral et lamentable homme politique qui, loin de valoriser leurs travaux et de faire des disciples, a fait le vide par sa maladresse et son incapacité à s’imposer. Exit le libéralisme, et vive l’Etat et les fonctionnaires.

Le modèle social français est au cœur de notre drame national. Il ne manque pas de politiciens pour le condamner, mais aucun d’entre eux n’est encore arrivé au stade où il pourrait passer à l’acte. Le dernier à avoir tenté quelque chose fut François Fillon qui, dès son installation comme candidat de la droite à l’élection présidentielle, annonça sa décision d’en finir avec ce modèle. Cette grande réforme ne dura pas plus d’une nuit, au cours de laquelle Fillon reçut un appel téléphonique de Bernard Accoyer, député de la Haute- Savoie, et cacique de son parti, qui lui fit valoir que cette réforme était dangereuse. Fillon annonça au petit matin qu’il n’y avait pas d’urgence à réformer le modèle social français. Ce fut la dernière tentative de la classe politique.

Je m’honore d’avoir mené seul, mais accompagné de très nombreux militants, le combat pour la réforme sociale de la France. Nous avons contraint l’Etat à transposer tous les textes européens mettant la Sécurité sociale en concurrence et permis à plus de 500 000 travailleurs indépendants de se libérer de ce joug. Mais les gouvernements successifs continuent à mentir – dans l’espoir vain de « sauver la Sécu » – et l’absurde peur du vide ralentit encore la fin du processus libérateur. Les Gilets jaunes, qui se constituèrent après que j’eus prêché la réforme au cours d’innombrables conférences pendant les cinq années précédentes, auraient pu lui infliger le choc final, mais ils se laissèrent infiltrer par des gauchistes qui n’avaient à la bouche que le slogan consistant à « faire payer les riches », qui sonna la fin de ce mouvement.

Aujourd’hui, même la cour de cassation a fini par se dire qu’après plus de trente ans d’illégalité, il était temps de respecter la loi et d’appliquer les règles d’ordre public issues des dispositions européennes. D’autant qu’il s’agit tout simplement de lois françaises et que rien n’est plus choquant que des tribunaux violant les lois. Nous allons donc entrer dans une nouvelle époque. Qui n’a que trop tardé. Rien ne fera revivre les entreprises liquidées ni les emplois perdus. Mais l’espoir du redressement est toujours vivant dans le cœur des entreprenants. Certains sont morts, d’autres retraités, mais la vie est toujours là chez leurs enfants. Ils vont redécouvrir la joie d’innover sans risquer de se faire taper sur les doigts à tout moment, de se constituer un patrimoine dont ils disposeront librement et d’être finalement des hommes du 21e siècle et non des tâcherons moyenâgeux. C’est finalement terrible de se dire que le progrès est là, devant vous, à portée de mains, et que des élus impénitents et surtout une certaine organisation de la société arrivent à l’empêcher d’advenir pendant plusieurs décennies. Mais on peut formuler des réflexions semblables à propose de bien des évènements de l’histoire. Seul l’historien bien au chaud dans son bureau et tirant sur sa pipe peut prendre les choses du bon côté. Pour tous les autres, c’est le combat de tous les jours, la souffrance et souvent le désespoir. Mais à la libération, enfin on peut être joyeux !

Claude Reichman

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Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale https://temoignagefiscal.com/les-residents-francais-sont-libres-de-ne-pas-adherer-a-la-securite-sociale/ https://temoignagefiscal.com/les-residents-francais-sont-libres-de-ne-pas-adherer-a-la-securite-sociale/#comments Tue, 10 Feb 2026 15:02:08 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21044 Continuer la lecture de Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale ]]>  M.L. P. S.
Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale
165, rue de Rennes 75006 PARIS

Communiqué janvier 2026

Les résidents français sont libres de ne pas adhérer à la Sécurité sociale

Le droit de tous les résidents des Etats membres de l’Union européenne de s’assurer librement leur est conféré par le Traité de l’Acte unique européen et par le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Le Traité de l’Acte unique européen est entré en vigueur le 1er juillet 1987. Son article 13 dispose :
«  Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions du présent traité. »

Le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a créé le Traité  sur le fonctionnement de l’Union européenne, dont l’article 26 dispose :
« Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités. »

La République française a l’obligation de respecter ces dispositions en vertu de l’article 55 de la Constitution qui dispose :

« Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie. »

Ces dispositions sont des règles d’ordre public.

Par un arrêt du 7 juillet 2017 Chambre mixte, N° de pourvoi 15-25.651, la Cour de cassation a jugé que « le juge est tenu de faire application des règles d’ordre public issues du droit de l’Union européenne. »M

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Il faut ramener la France au premier rang des nations ! https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/ https://temoignagefiscal.com/il-faut-ramener-la-france-au-premier-rang-des-nations/#comments Sat, 07 Feb 2026 13:37:37 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21024 Continuer la lecture de Il faut ramener la France au premier rang des nations ! ]]> Il faut ramener la France au premier rang des nations !

L’affaire de Minneapolis montre à quel point il est difficile de régler les problèmes d’immigration. Une fois que les immigrés, même illégaux, se sont installés avec leur famille, ils ont femme et enfants et chacun les regarde avec compréhension, puisqu’ils vivent finalement comme les autres habitants. Il se trouve évidemment des personnes pour les haïr, parce qu’ils créent des problèmes d’intégration, mais l’être humain a une propension à l’amour d’autrui. Et c’est ainsi que le monde va cahin-caha, en attendant que des incidents tragiques viennent perturber ce doux rêve.

Pourtant il y a des réalités auxquelles on ne peut pas échapper. L’irruption d’étrangers pose toujours problème. L’homme primitif tue les habitants du village voisin. L’homme moderne fait la guerre aux nations proches. Bref, on ne s’entend pas. Parce qu’on ne vit bien qu’avec des gens qui vous ressemblent. Jusqu’au moment où ils prennent un autre chemin que vous et deviennent des ennemis. Tout cela n’est pas rationnel, mais instinctif. Parce que nous ne sommes pas sortis de notre état animal et que nous sommes mus par des sentiments plus que par des idées. La vie commune ne va pas de soi. Elle s’organise.

La vie de la planète s’est structurée au milieu du vingtième siècle autour d’une organisation commune des nations. Celles-ci se sont dites « unies ». Elles l’ont été à peu près depuis cette date, mais les décisions de leur organisation sont de plus en plus controversées, car chaque pays tente de tirer la couverture à soi et surtout parce que les querelles religieuses sont loin d’avoir disparu de l’univers. Et les « grands » ont de plus en plus de mal à se mettre d’accord, alors même qu’ils ont un droit de regard et de décision absolu sur les deux centaines de membres qui constitue le collectif.

Aujourd’hui, le désordre est à son comble, car l’Amérique de Trump a cassé tous les codes. L’ennemi historique est traité en ami, tandis que des ennemis plus récents se voient proposer de négocier … on ne sait quoi. La paix ? Le désarmement ? La route commune ? Quelque chose d’autre ? Personne n’étant dans la tête de Trump, on est contraint d’en rester à des suppositions. Mais force est de constater que le monde est en danger, car quand on possède des armes d’apocalypse, on est toujours tenté de s’en servir, et cela n’a rien de rassurant.

L’époque précédente était marquée par l’existence de chefs d’Etat plutôt respectés, sinon aimés. Ils étaient tous occidentaux, et les autres paraissaient ridicules et amusaient la galerie. Rien de sérieux. Jusqu’à ce que Poutine ne rompe le consensus en se jetant sur l’Ukraine. Là cela devenait grave car le Russe est doté d’un formidable stock d’armes atomiques. Ce qui a tout changé, c’est que l’Amérique, au lieu de se porter aussitôt à l’appui de ses alliés occidentaux, a regardé son ennemi habituel avec les yeux de Chimène. Et voilà que le monde est bouleversé. On ne sait plus qui est allié avec qui, et les 450  millions d’Européens ne savent plus où ils habitent.

Il va falloir du temps pour rétablir la confiance dans l’univers. On ne peut pas passer son temps à changer d’alliance et à raconter n’importe quoi. La stabilité est la principale garantie des sociétés humaines. Dès que cela se met à tanguer, tout peut arriver. En fait, ce qu’on attend c’est au moins un grand dirigeant qui ramène un peu de calme dans le groupe des grandes nations. Le plus curieux est que nous sommes ramenés au stade de l’humanité préhistorique, où un singe dominant était nécessaire à la paix du groupe. Qu’est devenu le progrès dont nous nous gargarisons sans cesse ? Nous n’avons donc pas évolué ? Un peu de modestie nous ferait du bien.

Le monde dans lequel nous vivons n’a pas grand-chose à voir avec celui où je suis né. J’ai lu dans Le Figaro que le PDG d’une firme musicale a été décoré de l’ordre des Arts et des Lettres au ministère de la Culture. Deux cents artistes et dirigeants du métier étaient invités. Je n’en connais pas un seul, même s’il m’est arrivé de lire quelque part le nom de Booba ou de DJ Snake. Ce sont eux maintenant la culture. Si on nous le dit…Les ignorer n’est pas un drame, mais c’en est un d’ignorer d’autres créateurs qui sont aujourd’hui morts et enterrés mais dont l’œuvre est immortelle. Bon. Assez joué au vieux con. Des choses sérieuses nous attendent.

La première est de ramener la France au premier rang des nations. Pour cela il faut la débarrasser de cet Etat providence qui la mine et la détruit. Ce n’est pas mission impossible puisque notre pays a signé les traités européens qui établissent la concurrence dans tous les domaines, y compris bien sûr dans la protection sociale. Les tribunaux ont l’obligation, en vertu de l’article 55 de notre Constitution, de donner raison aux résidents français qui souhaitent ne pas adhérer à la Sécurité sociale. Les magistrats qui violent cette disposition doivent être jugés et condamnés. C’est ainsi qu’on ramènera la confiance des citoyens dans nos institutions. Commençons donc par chez nous. Le reste ne manquera pas de suivre !

Claude Reichman

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Il y a un mystère Trump ! https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/ https://temoignagefiscal.com/il-y-a-un-mystere-trump/#comments Sat, 31 Jan 2026 11:54:35 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=21004 Continuer la lecture de Il y a un mystère Trump ! ]]> Il y a un mystère Trump !

Il faut bien l’admettre : il y a un mystère Trump. Cet homme est devenu le président de la première puissance mondiale sans que l’on sache vraiment qui il est. Les témoignages sur son passé ne manquent pas, mais aucun d’entre eux ne porte sur sa capacité à gouverner. Certes il se fait à lui-même beaucoup de compliments, au point que c’en est drôle, mais il se trouve que certains d’entre eux sont justifiés par les évènements de son actuel mandat. Il a mené de main de maître le bombardement du principal site nucléaire iranien, mais ses avions sont rentrés à la maison sans que leur succède une action visant à renverser le régime des ayatollahs, ce qui aurait dû être en principe le principal objectif de la mission. De même ses forces spéciales ont capturé Maduro avec un savoir faire inégalé, mais le régime dictatorial vénézuélien  est toujours debout, même si c’est sous un contrôle américain. Or le voilà à nouveau au pied du mur avec la présence aux abords de l’Iran d’une formidable armada américaine dont on ne sait pas si et quand elle pourrait intervenir.

J’entends certains commentateurs se risquer à dire que Trump est fou. Je n’en crois pas un mot. Mais il est certainement peu maître de sa conduite de président, ce qui est un grave inconvénient quand il s’agit d’avoir une influence décisive sur les affaires du monde. Sa communication se fait de son avion ou de son bureau, et il nous livre ses sentiments et ses impressions comme n’importe quel quidam interrogé par un journaliste pour un radiotrottoir. Il n’hésite pas d’ailleurs à changer d’opinion quand il en a envie et ne se sent pas lié par ce qu’il a pu dire auparavant. Sa parole est presque d’évangile, à ceci près quand même qu’on n’est pas habitué à voir Dieu changer d’avis aussi souvent.

Il y a au moins un grand avantage à l’imprévisibilité du président des Etats-Unis, c’est le désarroi des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier. Au moins ne peuvent-ils pas monter une coalition négative. Ils se trouvent ainsi empêchés de nuire, mais hélas aussi de bien faire. Une chose est sûre cependant : cette situation ne durera pas. Les évènements ne peuvent que se précipiter dans le contexte planétaire explosif que nous connaissons actuellement, et les moments dramatiques ne vont pas manquer. Nous verrons alors si Trump a vraiment inventé une nouvelle manière de gouverner ou s’il est tout simplement incapable de le faire.

Les évènements de Minneapolis constituent un sévère avertissement pour la méthode Trump. Le lieu avait été soigneusement choisi, car cette ville comporte une importante communauté somalienne, installée en toute illégalité avec le concours de la municipalité de gauche et celui du gouverneur Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris à la dernière présidentielle. Un schéma idéal pour montrer ses muscles et expulser les illégaux. Mais les choses ont mal tourné car la police fédérale anti-immigrés illégaux a confondu le zèle avec la brutalité et s’est attiré la colère d’une partie importante de la population, outrée des mauvais traitements infligés à des passants américains qui n’étaient en rien en situation irrégulière. Depuis, Trump multiplie les gestes contradictoires, les uns sanctionnant le comportement de la police des immigrés, les autres le justifiant. L’opinion MAGA (Make America Great Again) est troublée mais ne condamne pas Trump. Pas encore !

Si exaspérée qu’elle ait pu être par le wokisme et ses folies, l’opinion américaine ne suivra pas Trump éternellement. Aucun homme politique au monde ne dispose d’un crédit illimité. Ceux qui savent le conserver longtemps sont généralement des hommes, ou des femmes, au solide bon sens. Et au comportement constant. Ne parlons pas des dictateurs, dont le pouvoir ne repose que sur la violence et le mensonge. Gouverner les hommes est une science fort délicate. La démocratie est née au VIe siècle avant notre ère à Athènes. Elle a donné en quelques dizaines d’années le spectacle de toutes les erreurs, de toutes les querelles, de toutes les violences dont ce système de gouvernement est capable. On peut lire Thucydide et se dispenser de toute autre lecture si on veut avoir une opinion éclairée sur la démocratie. Mais ce conseil n’en est pas un, car on ne se lasse jamais des erreurs et des fautes de nos dirigeants. Et il faut avoir de quoi les confondre si l’on ne veut pas être ridicule en société !

La seule certitude de ce qu’il faut bien appeler l’ère Trump, c’est que le monde est en train de changer. L’ordre ancien comportait des blocs politiques bien identifiés et qui restaient stables pendant des décennies. L’ordre actuel – et sans doute futur – va changer sans cesse avant de se stabiliser à nouveau. La cause de ce mouvement incessant est d’une part l’évolution fulgurante de certaines technologies, et d’autre part le chambardement des idées qu’elle induit. On ne peut plus penser la même chose qu’avant quand on est menacé à tout instant de perdre son emploi et qu’un drone peut venir vous frapper sans prévenir, où que vous soyez. Et surtout que ceux à qui vous faisiez confiance ne savent même plus dans quel monde ils vivent. La seule règle de conduite qu’on puisse raisonnablement conseiller est de garder son sang-froid. Et peut-être aussi son humour. Si on en est doté. Par exemple Fabrice Luchini dit : « J’adorerais être de gauche, mais je n’en ai pas les qualités morales », et il fait rire tout le monde.

Claude Reichman

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Trump nous force à réfléchir ! https://temoignagefiscal.com/trump-nous-force-a-reflechir/ https://temoignagefiscal.com/trump-nous-force-a-reflechir/#comments Sat, 24 Jan 2026 12:02:06 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=20976 Continuer la lecture de Trump nous force à réfléchir ! ]]> Trump nous force à réfléchir !

Ce vendredi matin, au lendemain de la création, à Davos, de la nouvelle organisation internationale vouée à supplanter l’ONU, les chaînes françaises d’information étaient muettes sur le sujet. Pas important, semblaient-elles dire. Ou, qui sait, trop important pour nos petites personnes. Alors elles nous ont parlé d’une agression au couteau, d’un rodéo urbain, d’un rappeur qui dérape, et de je ne sais quoi encore. Mais pas un mot sur ce Trump qui détruit la belle harmonie du monde et sur son nouveau machin, comme l’eût qualifié le général de Gaulle.

Ce qu’a dit Trump à l’univers, c’est que la première puissance de la planète ne se laisserait plus manipuler par ces petits ou moyens pays qui n’ont pas atteint notre degré de civilisation et qui sont priés de se laisser conduire. Il faut admettre que l’ONU était devenue, au terme de ses quatre-vingts ans d’existence, un sacré foutoir où la démagogie régnait sur tous les débats. Qu’elle dût disparaître ne faisait nulle peine à nos pays occidentaux, même s’ils y étaient habitués et l’on sait que l’habitude est le maître mot des ensembles en voie d’effacement. Le coup de pied dans la fourmilière du président des Etats-Unis n’a été finalement que le point d’orgue d’une symphonie qui s’est fait attendre trop longtemps. De là à y consacrer un éditorial sur une chaîne française …

Ce qu’on sait de ce Board of Peace, ou Conseil de la Paix, c’est qu’il aura un président à vie en la personne de Donald Trump, et qu’il reposera sur la force des Etats-Unis, notamment de son armée. Après, on ne sait pas. Peu importe. Le monde est en train de changer et ce mouvement ne s’arrêtera pas. En fait, c’est Poutine qui avait lancé le mouvement en envahissant l’Ukraine au nom de la Grande Russie, rêve éternel de cet immense territoire du nord de l’Europe et des confins de la Chine, qui a perdu l’essentiel de sa puissance, sauf l’arme atomique, en se dévêtant du communisme au début des années quatre-vingt dix. Et vous auriez voulu que l’Amérique ne répliquât pas ? Voilà, c’est fait. Que faire ? aurait dit Lénine.

Que faire ? Mais c’est très simple. Redevenir nous-mêmes, nous, les Européens. Deux guerres mondiales ont détruit notre puissance et nos prétentions. Mais il nous en reste assez pour rebâtir quelque chose de grand. A commencer par nos 450 millions d’habitants, tous bien formés, et qui ne demandent qu’à bénéficier d’un avenir digne de leur passé et fermement éloigné des stupidités écologiques qui sont devenues le maître mot de l’Union européenne. L’écologie, c’est ce qui a détruit, par exemple, notre meilleure industrie, l’automobile, et créé ces stupides bouchons attachés à nos bouteilles dont tout le monde rigole, à commencer par l’ancien président du conseil espagnol, la galicien Mariano Rajoy, qui nous a gratifié d’un show télévisé sur ce sacré bouchon pendouillant. A propos de Galiciens, savez-vous ce qu’on dit d’eux en Espagne ? Que lorsque vous en croisez un dans l’escalier, vous ne savez jamais s’il monte ou s’il descend. Rajoy a gouverné pendant sept ans. On sait pourquoi.

Non, franchement, nous méritons mieux que les bouchons pendouillant. Si l’on veut conserver l’Union européenne, il faut la ramener à l’union des nations qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être et limiter la Commission au simple organisme de proposition et d’exécution qu’elle est dans les textes fondateurs. Et si l’on ne veut plus de l’Union européenne, qu’on laisse les nations souveraines s’unir à leur gré pour des missions ponctuelles, qui n’amoindriront pas leur souveraineté. On voit bien que l’Europe actuelle nous a menés là où ne voulions pas aller. « Salsifi »,  lançait Roland Magdane dans un de ses premiers sketchs.

Nous vivons donc la fin des machins. Ils ont prouvé qu’ils ne servaient à rien. Ce sont de simples constructions intellectuelles, nées de cerveaux humains et assimilables à des religions primitives. Simples fruits des circonstances, les machins ne doivent pas se substituer à ce que seule sait construire la patine des siècles, la tradition. Celle-ci sait évoluer sans trahir le peuple. C’est exactement ce qu’on lui demande. Les guerres civiles  naissent toutes du choc infligé par de prétendus réformateurs à des sociétés anciennes. Et les dictatures en sont l’aboutissement très prévisible. L’Europe ne s’est pas affaiblie qu’en raison des guerres. Elle paie encore aujourd’hui le prix du communisme qui l’a ravagée depuis le début du  XXe siècle. Cette doctrine folle avait gagné les esprits les plus fins de notre continent, qui se sont transformés en sinistres crétins, artisans du malheur des peuples, sans qu’à un seul instant ils fussent capables de réfléchir à leur irresponsabilité. Il aura fallu des millions de morts pour que la raison, alliée à la force, les chassent, et il en reste encore dans quelques péninsules et îles oubliées.

Trump aura été l’artisan d’un début de transformation de notre civilisation. Celle-ci en avait besoin, tant elle a accumulé de scories et d’idioties inqualifiables. Son action n’est pas l’aboutissement de ce phénomène, mais son simple début, appelé à se transformer encore beaucoup. Elle nous aura au moins forcés à réfléchir. C’est un début.

Claude Reichman

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Ce faible bruit est celui de la vie ! https://temoignagefiscal.com/ce-faible-bruit-est-celui-de-la-vie/ https://temoignagefiscal.com/ce-faible-bruit-est-celui-de-la-vie/#comments Sat, 17 Jan 2026 12:53:20 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=20966 Continuer la lecture de Ce faible bruit est celui de la vie ! ]]> Ce faible bruit est celui de la vie !

Le remboursement de la galette des rois sans gluten a défrayé la chronique en France. Que ne va-t-on pas rembourser ? se sont exclamés les honnêtes gens, épris de bonne gestion. Certains ont voulu y voir une fausse nouvelle, une fake news, comme le disent maintenant les gens qui parlent en langues. Non, pas du tout. L’allergie au gluten est un mal médicalement bien répertorié et qui doit être traité dans le cadre d’une protection sociale bien comprise. Il y a même une association des intolérants au gluten, comme il  y a des associations de tout dans notre pays.

On s’aperçoit à chaque occasion que l’étatisme qui sévit en France et qui consiste à ramener tout problème à son traitement par l’Etat est devenu un mal incurable. Il y a bien ici ou là des citoyens indisciplinés qui veulent résoudre eux-mêmes les problèmes de la vie, mais leur nombre est toujours resté infinitésimal, et ils finissent leur vie dans l’amertume, qui se traduit par un perpétuel grognement. Vivre heureux dans un monde où l’on n’a aucune chance de l’être vraiment est un défi qui ramène l’humanité au temps de l’esclavage ou, si l’on préfère des références plus récentes, au communisme soviétique. On parlera sans doute un jour de l’esclavage social, ou peut être du « vrai mal français », comme j’ai intitulé mon livre sur la Sécurité sociale, paru en 1995, et qui avait donné lieu à une attaque du dénommé Thomas Legrand – déjà – parce qu’il l’avait repéré dans une bibliothèque municipale où il n’avait, d’après lui, aucune raison de figurer. A l’époque, Pascal Praud s’occupait de football et Legrand put continuer de vivre en paix.

Si réformer la France est impossible par les voies naturelles – comme on dit en chirurgie – il ne reste plus que les circonstances exceptionnelles, pour lesquelles on a l’embarras du choix, à la condition qu’elles bouleversent suffisamment le paysage pour que plus personne ne s’y reconnaisse et que la révolution puisse en profiter pour s’imposer. On se demande encore comment la révolution de 1789 a pu avoir lieu alors qu’un peu d’habileté du roi aurait suffi à la ramener à l’état de jacquerie. Mais le moment était venu où les choses devaient changer, comme on dit quand on ne sait pas pourquoi elles ont pris ce chemin.

La principale cause de l’immobilisme français réside dans la distribution générale de subsides. Personne ne veut en être privé et chacun rentre sagement chez soi après avoir manifesté. Cela signifie que la démocratie n’est plus en France qu’un vain mot. Non que la mollesse citoyenne y soit contraire, mais parce qu’elle n’est acceptable que pour des circonstances mineures. Tel n’est pas le cas aujourd’hui en France où le pays croule sous les dettes et ne vit plus que d’emprunts. Le Figaro a ainsi pu fêter en grande pompe ses deux cents ans en présence de tout ce que le pays compte de personnalités importantes, sans que personne ne s’avise de l’incongruité d’une telle réjouissance dans un pays si mal en point.

L’inconscience des gouvernants français va jusqu’à prendre des mesures qui heurtent le plus élémentaire bon sens. C’est ainsi qu’ils ont décidé de baisser le taux du livret d’épargne, alors même que celui rapporte « des clopinettes ». La raison profonde de cette décision est qu’il faut favoriser le financement de l’immobilier social puisqu’on manque de logements. Mais il se trouve qu’on manque aussi de naissances. Or le livret d’épargne, à conditions qu’on lui permette de rapporter suffisamment, est un excellent moyen de donner confiance aux jeunes générations et de les encourager ainsi à avoir des enfants. Pourquoi le sanctionner ? C’est idiot, mais on le fait quand même en croyant bien faire parce que cela va profiter à d’autres objectifs.

L’incapacité à faire de bons choix est la caractéristique de la gouvernance française. On a l’impression que l’appétence pour les mauvais choix est une forme de conduite suicidaire. En fait, il s’agit simplement du privilège donné à ce qu’on croit être l’opinion publique et qui n’est que l’illusion politique. La démagogie règne dans l’opinion, car plus personne ne se risque à affronter la voix de la foule. On est vraiment revenu au conte d’Andersen « Les habits neufs de l’Empereur », où seul un enfant s’aperçoit que « l’Empereur n’a pas d’habit du tout » et qu’il est bien nu comme un ver. En fait, ce n’est pas tant le peuple qui s’illusionne que les médias qui ne lui donnent jamais la parole. Et quand ils s’avisent de le faire, on est toujours déçu car ils ont été incapables de choisir, au sein du peuple, les bons interlocuteurs.

La véritable raison du désastre médiatique est l’absence de penseurs d’envergure en France. On a l’impression que les intellectuels, chez nous ont désappris à réfléchir. Quand les médias en repèrent un qui tient à peu près la route, ils l’usent jusqu’à la corde, si bien qu’il finit par bredouiller à force de se répéter. Quant aux réseaux sociaux, ils font trop souvent figure de rattrapage, où les recalés des grands médias viennent tenter de prendre figure et trop souvent ne font que pitié. Tout cela n’aura peut-être qu’un temps. Peut-être retrouvera-t-on la vigueur de l’esprit français. Qui doit bien fleurir quelque part s’il existe encore un penser vrai. Continuons notre quête avec énergie. Le faible bruit qu’on entend est tout simplement celui de la vie.

Claude Reichman

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En matière de liberté, la France a encore fort à faire ! https://temoignagefiscal.com/en-matiere-de-liberte-la-france-a-encore-fort-a-faire/ https://temoignagefiscal.com/en-matiere-de-liberte-la-france-a-encore-fort-a-faire/#comments Sat, 10 Jan 2026 12:12:53 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=20943 Continuer la lecture de En matière de liberté, la France a encore fort à faire ! ]]> En matière de liberté, la France a encore fort à faire !

Les sociétés humaines ne sont nullement des sociétés de liberté. L’homme est captif de toutes sortes d’organisations, et surtout de ses croyances immémoriales. Les religions qui se partagent l’humanité sont toutes anciennes. Malgré les progrès de l’incrédulité, elles continuent de régner sur la façon de vivre des pays où elles se sont implantées de longue date. L’Europe est le continent où la religion a la plus reculé. Cette affirmation a toutes les apparences de la vérité, à ceci près qu’elle est fausse. L’Europe est certes moins chrétienne qu’elle l’a été, mais elle est tombée sous la coupe d’une autre croyance, la religion administrative. Partout en Europe, des administrations se sont créées et règnent sur toutes les sociétés.

Une société de liberté peut se caractériser par le revenu disponible de ses membres. La société communiste ne laissait rien à ses malheureux sujets, sauf un lopin individuel qui permettait au paysan de ne pas mourir de faim. Un bon truc que les sociétés libérales se sont empressées d’imiter, puisque leurs prélèvements obligatoires atteignent généralement 85 % à 90 % du revenu de chacun. Le principal   de ce qui est prélevé va à l’Etat, mais même dans les pays où l’Etat n’est pas trop gourmand, toutes sortes d’organisations font en sorte d’imposer à chacun des prélèvements qu’il est censé avoir choisis et qu’il maintient de lui-même en s’y abonnant. Il y a un demi-siècle, il s’agissait de publications diverses, aujourd’hui ce sont plutôt des distractions ou des jeux, ce qui explique les combats de titans que se livrent les plates-formes pour régner sur ce secteur.

Donc la formule de Jean-Jacques Rousseau est restée vraie, qui disait que « l’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Rousseau se trompait toutefois sur la liberté du nouveau-né, qui n’existe pas puisque ses parents ont le devoir de l’éduquer et qu’eux-mêmes ne peuvent faire autrement qu’obéir à son égard à leurs croyances, même si leur bienveillance envers leurs enfants les pousse souvent à tenter d’améliorer leurs méthodes. La vie humaine n’est qu’un long cheminement au milieu des contraintes. Arrivé à l’âge adulte, l’homme n’en a pas fini avec les obligations de toute sorte, si bien que pour lui la liberté est un mot vide de sens. Et on voit même d’immenses attroupements de former spontanément, comme si la vie en foule était le plaisir suprême d’homo sapiens.

Depuis la révolution française, le mot de liberté rassemble partout les hommes, même si celle-ci ne reste le plus souvent qu’un désir ou une ambition. Le cas le plus frappant est celui de la République française qui a pris pour devise « liberté, égalité, fraternité ». On n’en attendait pas moins du pays qui a vu fleurir et qui a mis en œuvre l’idéal républicain. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a traduit en règles cette devise et figure en tête de la Constitution française. Or le Conseil constitutionnel n’a qu’un souci en tête, ruser avec la Déclaration et lui faire dire ce qu’elle ne dit pas. Pourquoi ? Parce que cette Déclaration le gêne face à des décisions politiques qui la nient. C’est la meilleure preuve de l’extrême difficulté d’une société humaine à appliquer des principes qui ne lui sont pas naturels. Certes, les hommes aiment la liberté, et beaucoup sont prêts à mourir pour elle, mais l’organisation des hommes sur la base de la liberté se heurte à d’intenses difficultés de gouvernance. Et la liberté de chacun contredit sans cesse la liberté des autres.

Les penseurs libéraux ont très bien identifié les racines du mal qui ronge nos sociétés. Ils les situent dans les prélèvements obligatoires d’Etat. Hayek a écrit avec force que le nazisme n’avait pu s’emparer de l’Allemagne que parce que les prélèvements y avaient atteint 48 %. Les nazis n’eurent alors qu’à prendre l’Etat pour s’emparer de la société. N’oublions pas que nazi signifie « national socialiste » et que ceux qui, dans nos sociétés, se disent encore « socialistes » devraient avoir honte de cette appellation et l’abandonner définitivement. Mais on ne peut négliger le fait que partout des groupes associatifs ou commerciaux vous soumettent à un tir nourri et constant de sollicitations, qui sont certes de droit dans une société libre, mais qui ne doivent en aucun cas attenter à la liberté de chacun. Rompre un tel engagement doit être aussi simple qu’un clic internet.

On ne peut se dissimuler le fait que la liberté, si précieuse à l’homme, est très difficile à atteindre. C’est pourquoi une société qui, comme la France, l’a mise au fronton de ses bâtiments officiels, doit déployer tous ses efforts pour la mettre en œuvre et la faire respecter. Nous en sommes très loin. Le tempérament impérieux de Macron nous en a encore plus éloignés. Son successeur aura à rétablir la situation. En attendant, chacun d’entre nous peut, là où il se trouve, être un ardent militant de cette liberté qui, sinon, ne serait plus qu’un mot à la langue coupée.

Claude Reichman

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Jusqu’où ira la folie humaine ? https://temoignagefiscal.com/jusquou-ira-la-folie-humaine/ https://temoignagefiscal.com/jusquou-ira-la-folie-humaine/#comments Sat, 03 Jan 2026 11:55:28 +0000 https://temoignagefiscal.com/?p=20907 Continuer la lecture de Jusqu’où ira la folie humaine ? ]]> Jusqu’où ira la folie humaine ?

Zohran Mamdani a donc pris ses fonctions en ce premier janvier. La plus grande ville juive du monde, New-York, s’est donc donné un maire islamiste, d’origine indienne. Un tiers des électeurs juifs ont voté pour lui. Pendant ce temps, une importante partie des citoyens israéliens n’a qu’une ambition : envoyer en prison Benyamin Netanyahou. Ils reprochent à leur premier ministre d’avoir reçu quelques menus cadeaux dont il n’avait nul besoin et négligent le fait qu’il figure désormais au rang des plus grands vainqueurs de l’histoire pour avoir abattu en quelques mois le Hamas, le Hezbollah, le régime syrien de Assad et l’arme atomique de l’Iran, c’est-à-dire les ennemis mortels de son pays. Dans un autre registre, on a coutume en France de louer l’organisation cantonale suisse, modèle de démocratie et de bonne gestion. Le drame de Crans-Montana est venu démentir tragiquement ce jugement. Les autorités cantonales ont laissé plusieurs centaines de jeunes gens s’entasser dans un bar sans protection contre l’incendie, pire recouvert de matériau inflammables, et périr dans les flammes un soir de fête. Jusqu’où ira la folie humaine ?

Plus bucolique mais pas plus intelligente est la mesure décidée par l’Europe d’obliger les pêcheurs à la ligne amateurs de déclarer certaines de leurs prises. L’objectif est évidemment de protéger les espèces. Félicitons-nous que celui-ci n’ait pas été de protéger l’espèce humaine, car les massacres auraient pu commencer pour éliminer toute personne nuisible. Dans le même temps la Lune, Mars et Mercure sont les objectifs de l’humanité dans les prochains mois, tandis qu’on n’a toujours pas installé au Panthéon le génial Pierre Dac pour son immortelle pensée ainsi énoncée : « A la grave question qui est l’homme, d’où vient-il, où va-t-il, je réponds je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne. »  Pierre Dac fut un grand résistant, la voix de la France à Radio Londres. Que serait-il aujourd’hui ? Un universitaire woke ? Sûrement pas. Mais assurément un citoyen indigné !

Partout sur la planète, des foules s’amassent. Les trains du Bengale sont pleins jusqu’aux toits des wagons depuis longtemps, et la Fontaine de Trevi ne sait plus où mettre ses pèlerins qui croient aux vertus des pièces de monnaie jetées dans son eau, tandis que sur le Bund à Shanghai la masse humaine ne rêve même plus à un coin tranquille. Il y a huit milliards d’êtres humains sur terre, en route pour dépasser en nombre les insectes et peu soucieux de définir ce qu’est l’espèce humaine. Sauf par le fait qu’elle aime se grouper en foule compacte, sans autre but que d’être nombreux.

L’homme est issu dune lignée de grands singes vieille de vingt millions d’années et dont se sont séparés progressivement les Orang-Outans, puis les Gorilles, avant que nous ne suivions notre propre route et que les Bonobos et les Chimpanzés, un peu plus tard,  ne fissent de même. Cela ne garantit nullement notre avenir, car tout peut arriver à une espèce devenue apte à  faire sauter la planète, tout en étant incapable d’instaurer une paix durable entre les hommes, malgré les instances du Pape. A ce propos, Léon XIV, que ses deux frères américains appellent Robbie, a un visage très avenant. Cela suffira-t-il ?

La raison est née en l’homme il y a vingt-six siècles, à Milet, en Ionie, grâce aux vertus de quelques philosophes, qui ne se songeaient qu’à réfléchir. Disons tout de suite que leur chance fut de n’avoir pas de chaînes d’infos à leurs trousses, car ils n’eussent certainement pas abouti à grand chose. Depuis, l’homme n’a guère progressé en termes de raison, même s’il a su faire exploser – dans tous les sens du terme – la science. La France n’est pas si mal placée pour faire avancer la raison. Elle a su donner naissance à quelques grands penseurs à qui nous devons de mieux comprendre le monde. Malheureusement, la source s’est tarie, sans doute en raison de l’incessante avancée de l’Etat, qui stérilise tout ce qu’il touche. Faire reculer l’Etat, tout en le vouant à sa mission régalienne, est donc une mission d’intérêt public. Nous sommes peu nombreux à le penser. J’ai lu dans le Figaro – le Figaro ! – sous la plume d’un philosophe invité (par erreur sans doute) que le rôle de l’Etat est «  de répartir la richesse » ! Il n’a donc pas compris pourquoi les Français d’aujourd’hui sont pauvres pour les deux tiers d’entre eux.

En classe de sixième, j’avais pour professeur de français et de latin un agrégé qui avait perdu un œil à la guerre de 14 et qui disait à sa classe « je n’ai qu’un œil, mais il est bon ». Un de mes bons copains était un chahuteur émérite, qui presque chaque jour se voyait condamné par notre professeur à apprendre par cœur cinquante vers de la Chanson de Roland. A l’issue cette profitable année, il était devenu le seul Français vivant à connaître par cœur la Chanson de Roland. Je n’ai plus jamais connu depuis si brillant intellectuel. C’est dire qu’avec de bons maîtres, tous les espoirs sont permis. Puissent nos gouvernants le comprendre !

Claude Reichman

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